Dictionnaire des rimes
Les rimes en : rivières
Que signifie "rivières" ?
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- Pluriel de rivière.
- Les castors se sont réfugiés par petits détachements sur les rives des plus lointaines rivières. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "rivières".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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balnéaire
?- Relatif au bain de mer.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Littoral.
- Du tourisme balnéaire.
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batelière
?- (Navigation) Celle dont la profession est de conduire un bateau, principalement sur une rivière.
- Une fille de Granville, âgée de 24 ans, ayant pris l’état de batelière pour faire subsister sa mère, âgée de 70 ans, alloit tous les jours avec son canot, du môle à terre , et de terre au môle. — (Laurent-Pierre Bérenger, Le Peuple instruit par ses propres vertus, Paris, Librairie de la veuve Nyon, 1805, p. 69)
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cuisinière
?- (Cuisine) Celle qui cuisine, qui prépare, qui cuit la nourriture (pour un homme, on dit : cuisinier).
- Je me désélégantise, je me désuavise, je vais devenir une vraie cuisinière, une fermière, ou tout ce que vous voudrez, et c’est effrayant à quel point je me trouve faite pour cela. — (Émile Montégut, « Histoire d’un Amour chrétien, journal et souvenirs d’une conversion », dans Revue des Deux Mondes, 1866, vol. 62 [texte intégral])
- Enfin, en guise de dessert, la cuisinière avait confectionné une sorte de rabote garnie de trois pommes offertes par la bonne du curé, mademoiselle Alice. — (Françoise Bourdon, La forge au Loup, Presses de la Cité, 2001, chap. 33)
- En sa qualité de gourmande, la Tonsard devint excellente cuisinière, et quoique ses talents ne s’exerçassent que sur les plats en usage dans la campagne, le civet, la sauce du gibier, la matelote, l’omelette, elle passa dans le pays pour savoir admirablement cuisiner un de ces repas qui se mangent sur le bout de la table et dont les épices, prodiguées outre mesure, excitent à boire. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre troisième)
- Celle que l’on prend à gages dans une maison, un restaurant pour y faire la cuisine (pour un homme, on dit : cuisinier).
- Le 15 avril prochain, la meilleure cuisinière de France, trois étoiles au Guide Michelin, ouvre un nouveau restaurant gastronomique. — (Le Matin Online, avril 2009)
- Vous me placez cuisinière chez Madame, vous me prenez pour dix ans, j’ai mille francs de gages, vous payez les cinq dernières années d’avance (un denier-à-Dieu, quoi !) — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, deuxième partie)
- (Désuet) Épouse d’un cuisinier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cuisine) (Désuet) Ustensile de fer-blanc traversé par une broche, et qui sert à faire rôtir la viande.
- Les riches n’imagineraient pas la simplicité de la batterie de cuisine qui consistait en une cuisinière, un chaudron, un gril, une casserole, deux ou trois marabouts, et une poêle à frire. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- (Électroménager) Fourneau de cuisine servant à chauffer ou faire cuire les aliments, souvent muni d’éléments chauffants sur sa surface de travail.
- Cuisinières. — On appelle cuisinières les fourneaux complets à gaz. On en fait de types très divers. Celles pour les ménages bourgeois, comportent généralement quatre flammes de réchauds, une rôtissoire, un four et un réservoir d’eau chaude. — (Louis Figuier, Les Merveilles de la science ou description populaire des inventions modernes, Furne, Jouvet et Cie, 1891, page 548)
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avunculaire
?- Qui a rapport à un oncle ou à une tante.
- Lorsque les hommes commençaient à se tirer dessus, mon oncle disait : « Il va y avoir de la viande froide. » Est-ce à cause de ce propos avunculaire ? J’ai toujours observé que tuer donne envie de manger de la viande froide. — (Amélie Nothomb, Journal d’Hirondelle, Éditions Albin Michel, Paris, 2006, page 55)
- La révélation avunculaire m’assomma. — (Fouad Laroui, Né nulle part, dans le recueil L’Étrange Affaire du pantalon de Dassoukine, 2012, page 49)
- Succession avunculaire.
- L’oncle né, c’est celui qui se consacre tout entier à sa fonction avunculaire, ontologique & tautaulogiquement tonton. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 489)
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rivière
?- (Hydrologie) Cours d’eau naturel qui se jette dans une autre rivière, dans un fleuve, dans un lac, dans la mer, ou se perd dans les sables. Son débit est en principe moins abondant que celui d’un fleuve mais plus que celui d’un ruisseau.
- La dérivation de la rivière de l’Ourcq , ordonnée par le Gouvernement , promet à notre capitale des avantages multipliés dont on ne peut se faire une juste idée que par l’usage. — (Louis-Charles François Petit-Radel, Notice historique comparée sur les aqueducs des anciens et la dérivation de la rivière d’Ourcq, Paris : chez Langlois, an XI, page 1)
- Mais nous sommes déjà dans les faubourgs. Les maisons s’espacent, se reculent, s’adossent à la rivière ou à la montagne. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Parallèlement à la rivière, afin de régulariser le cours de l'eau, les paysans ont d'abord creusé puis cimenté un canal de dérivation équipé de batardeaux, ouvrages permettant de régler le débit de l'eau. — (Michelle Jeanguyot & Nour Ahmadi, Grain de riz, grain de vie, CIRAD/Magellan & Cie, 2002, page 55)
- Quand la rivière déborde, elle inonde toute la plaine.
- Les bords, les berges, les rives, le lit, le cours, la source, l’embouchure de la rivière.
- Cette rivière passe par tel et tel endroit, s'écoule de tel à tel endroit.
- Cette rivière se jette dans une autre rivière en tel endroit.
- Cette rivière arrose tel pays.
- Abreuver des chevaux à la rivière.
- Se baigner dans la rivière.
- De l’eau de rivière.
- Carpe, poisson de rivière.
- Cette ville est sur telle rivière: elle est située sur les bords de telle rivière.
- Oiseaux de rivière: oiseaux qui fréquentent les rivières et qui se nourrissent de poissons et d’insectes aquatiques.
- (Géographie) Se dit spécialement d’un cours d’eau qui se jette dans un autre.
- La Seine est un fleuve, la Marne est une rivière.
- (Sports hippiques) Un des types d'obstacle figurant dans les courses de steeple-chase.
- (Vieilli) Rivage dans certaines expressions consacrées.
- La rivière de Gênes, du Ponant, du Levant.
- Veaux de rivière : veaux élevés en Normandie, dans les prairies voisines de la Seine.
- Vins de rivière : vins de Champagne qu’on récolte sur les bords de la Marne.
- (Poker) Tirage de la dernière carte du tableau.
- River : cinquième et dernière carte commune distribuée au tableau. Parfois appelée « la rivière » en français. — (Phil Garnier, Poker Texas Hold’em : Les secrets des pros pour gagner, Éditions Asap, 2008, ISBN 978-2-35355-137-8)
- (Bijouterie) Collier fait d'une chaîne avec un grand nombre des pierres précieuses.
- Une rivière de diamants.
- À propos, tu n’as pas vu [la rivière et l’aigrette que ton père m’a achetées à cette vente ? — (Émile Zola, La Curée, 1871)
- (Héraldique) Meuble héraldique représentant le cours d’eau du même nom dans les armoiries. Bien qu’adoptant la forme des pièces (champagne, bande, pal, fasce…), ce meuble doit être blasonné comme courante en suivi du nom de la pièce dont elle adopte la disposition. Elle est généralement représentée ondée (il n’est pas nécessaire de le blasonner). De plus, pour bien la distinguer des autres pièces, on lui ajoute des traits pour représenter des vagues à sa surface. Elle est dite agitée quand les vagues sont d'un émail particulier. Elle peut apparaître en nombre sur l’écu.
- D'azur, à une rivière d'argent courante en fasce, accompagnée en chef de trois croisettes au pied fiché d'or et en pointe, de trois épis de blé, tigés et feuillés d'or, un posé en pal, celui à sénestre posé en barre et celui à dextre posé en bande, qui est de la commune de Belvèze du Tarn-et-Garonne → voir illustration « armoiries avec une rivière »
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chapelière
?- Celle qui fait ou qui vend des chapeaux (pour un homme, on dit : chapelier).
- Professions.Ambulantes, 6. — Artistes, 7. — Baleinière, 1. — Balayeuse, 1. — Bijoutières, 9. — Blanchisseuses, 168. — Bonnes d’enfants, 2. — Bonnetières, 7. — Brocanteuse, 1. — Brocheuses, 5. — Brodeuses, 9. — Brossières, 4. — Brunisseuses, 11. — Busquetière, 1. — Caissières, 2. — Carcassières en couronnes, 3. Cartonnières, 12. — Cartouchière et casquetière, 2. — Chapelières, 7. — Charcutière, 1. — Chaussurière, 1. — Chemisières, 5. — Chiffonnières, 3. — Chocolatière, 1. — Colleuses et coloristes, 4. — Confectionneuses, 10. — Compositrice et concierge, 2. — Corsetières, 9. Couturières, 294. — Cravatières, 6. — Cuisinières, 261. — Culottières, 18. — Cultivatrices, 3. — Découpeuses, 2. — Dentellière, 1. — Dévideuse, 1. — Domestiques, 1,146. — Doreuses, 7. — Drousseuse, 1. — Émailleuse, 1. — Employées, 44. — Estampeuse, 1. — Femmes de chambre, 51. — Fleuristes, 43. — Gantière, 1. — Gardes-malades, 7. — Giletières, 6. — Horlogère, 1. — Institutrices, 21. — Infirmières, 28. — Jardinières, 6. — Journalières, 621. — Laboureuse, 1. — Lingères, 75. — Marchandes, 48. — Marinières, 2. — Matelassières, 9. — Mécaniciennes, 30. — Ménagères, 38. — Modistes, 7. — Nourrice et ouvrière en fabrique, 2. — Papetières, 3. — Parfumeuse, 1. — Passementières, 20. — Perleuses, 3. — Pinceautière, 1. — Plumassières, 5. — Polisseuse, 1. — Professeur de piano et raffineuse, 2. — Reperceuses, 4. — Repasseuse et relieuse, 2. — Sage-femme, 1. — Servante de ferme, 1. — Tapissières, 4. — Teinturière, 1. — Tisseuses, 4. — Tourneuses, 2. — Vernisseuse, 1. — Verrière, 1. — Sans profession, 36. — (« Asile George Sand, rue Stendhal, 3 », dans Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 15 mai 1898 [texte intégral])
- (Désuet) Épouse d’un chapelier.
- De même, en parlant de la femme d’un afficheur d’un couvreur, d’un paveur, d’un tourneur, etc., on dit, l’afficheuse, la couvreuse, la paveuse, la tourneuse, etc., par la même analogie qu’on dit, la charbonnière, la perruquière, la chapelière, etc. — (Léger Noël, La clef de la langue et des sciences, ou Nouvelle grammaire française encyclopédique et morale, Dutertre, Paris, 1845-1861, page 511)
- Malle disposée pour recevoir des chapeaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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déterre
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déterrer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déterrer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déterrer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déterrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déterrer.
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cantonnière
?- (Vieilli) (Désuet) Tenture d’un lit sur un rideau.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Tenture destinée à cacher les tringles qui soutiennent un rideau.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Coins métalliques destinés à renforcer les angles d’une valise, d’une malle, d’un coffre, etc.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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temporaire
?- Pour une durée limitée, éphémère.
- Y sont particulièrement choyées, car rares, ses pelouses calcaires, ses mares temporaires de type méditerranéen, ainsi que ses aulnaies et frênaies alluviales. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 31)
- 10% des victimes en ITT, 10% en Seine-Saint-Denis 10% des agressions déclarées l’an dernier ont donné lieu à des interruptions temporaires de travail (ITT) pour les victimes, et 10% de ces agressions en France ont lieu en Seine-Saint-Denis. — (20minutes)
- Alors que la pollution de l’air serait responsable de 7 millions de morts prématurées chaque année dans le monde, ces chutes, même temporaires, ont certainement sauvé des vies, selon certains experts. — (AFP, Covid et pollution de l’air, entre beau fixe et relation toxique, Le Journal de Montréal, 21 novembre 2020)
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altière
?- Féminin singulier de altier.
- rompant avec « l'éternité boursouflée de l'ennui » par une séparation altière, l'aventure s'improvise dans le temps de l'imprévu. — (Arnaud Sorosina, Présentation, Quelle aventure ? L'approche morphologique - L'Aventure, l'Ennui, le Sérieux, page 21, dans L'aventure, l'Ennui, le Sérieux Chapitre I)
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chaisière
?- Femme qui fabrique des chaises.
- Femme qui loue des chaises dans une église.
- La chaisière de la cathédrale, à se préoccuper trop âprement de la location de ses chaises, risque d’oublier qu’elle sert un dieu. — (Antoine de Saint-Exupéry, Lettre à un otage, 1943, page 62)
- Délurier qui a poursuivi ses études aux frais des prêtres, sort du grand séminaire après trois mois de théologie pour être sacristain « dans une église, dit sa mère, où il gagnera plus d'argent que le Curé ». À cette solution personne ne perdra rien, ni la nature : il épouse la chaisière. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, réédition Le Livre de Poche, page 229)
- Femme qui loue des chaises dans un jardin public.
- J’entre dans les jardins du Luxembourg, tout déserts et luisants de pluie. J’erre lamentablement dans les allées. Je lorgne les statues frileuses et la pièce d’eau où l’averse crépite tristement. Ma vie me semble aussi vide et lugubre que ce parc privé de lumières. Une chaisière se hâte, le dos rond, emmitouflée de châles noirs, le long des chemins trempés. Elle a un nez rouge. Elle serre un carnet de tickets multicolores contre son ventre. On entend tinter ses sous dans sa vaste poche de drap. Et, je ne sais pourquoi, la vision de cette vieille grelottante et laide hausse mon angoisse jusqu’au désespoir. Je cours vers les grilles. Je hèle un taxi. — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, pages 95-96)
- On s’assied au Luxembourg quand une chaisière n’est pas en vue et on se regarde. C’est décevant et on s’en veut. Je n’avais pas réalisé jusqu’ici que ce pouvait être un problème d’argent de s’asseoir ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 227 (entrée du 29 août 1942))
- Femme qui s’occupe de placer les chaises.
- Officiellement, elle était « assistante sociale », elle était aussi « chaisière », toujours présente pour installer les chaises avant les réunions. — (Le Papier de Verre, bulletin de l’URSA (Unité pour la recherche et les soins en alcoologie), Centre hospitalier des Quatre-Villes, Saint-Cloud, n° 54, janvier 2020, page 1)
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antiréglementaire
?- Qui est opposé au règlement.
- Je ne dois pas laisser pousser plus loin cet incident antiréglementaire. — (Journal officiel, 30 juin 1876)
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charcutière
?- (Charcuterie) Artisane qui prépare et qui vend du porc frais ou préparé en boudins, saucisses ou toute autre viande hachée ou farcie (comme andouillettes et pâtés).
- Et la brave charcutière qui dépeçait et refaçonnait du porc à longueur de commande ne put en supporter davantage ; elle pensa « Mon Dieu » et s’abattit sur le sol. — (Michèle Ressi, Le mort du bois de Saint-Ixe, Fayard, 1973)
- (Désuet) Épouse d’un charcutier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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aliénataire
?- Celui ou celle en faveur de qui on aliène.
- La négociabilité renvoie à la transmissibilité d’un titre par livraison de main à main du titre, si son aliénataire en est désigné être le porteur ou par livraison et endossement s’il est désigné à l’ordre d’une personne identifiée. — (Normand Leclerc, L’argent en monnaie, un lexique, 2008)
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mère
?- Femme qui a donné naissance à au moins un enfant.
- Mais comment, cependant, ne pas consacrer au moins un mot à cette admirable pouponnière, à cette garderie, à ces parcs à bébés où les jeunes mères déposent leurs petits, qu’elles viennent, à intervalles réguliers, allaiter avec des précautions de propreté, une incessante éducation d’hygiène dont je m’émerveille ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Quelque mois après les élections, suivant l’un de ses fils, précédant l’autre, s’éteignait notre mère, ma mère vénérée, ma mère dont le portrait emplit la pièce où je travaille, ma mère dont le regard, vivant sur la toile, enveloppe encore son enfant préféré. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Premiers matins où les jeunes mères aiment leur fils, mais pas encore par amour maternel ; elles le plaignent, elles l’admirent : il sera un grand artiste : il se mariera. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Dès que leurs enfants pourraient s’y aventurer, […], les mères les sermonnent à grosse voix : « Ne va jamais là tout seul, sais-tu : la bête à crochets te mangerait ». — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il n'y a pas encore très longtemps, les mères donnaient le jour à leurs enfants à leur domicile, et l'on décédait chez soi ou chez ses enfants. — (Gérard-François Dumont, avec la collaboration de Pierre Chaunu, Jean Legrand & Alfred Sauvy, La France ridée : les conditions du renouveau, nouvelle édition, Hachette, 1986)
- Il traita d’abord Joséphine de putain, chose affirma-t-il qui ne l’étonnait guère attendu qu’elle était la fille de sa mère, […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Femme qui a pris le rôle et la responsabilité maternelle dans la vie d’un enfant.
- Une mère adoptive.
- Femelle d'un animal, lorsqu’elle a un ou plusieurs petits.
- La mère de ce poulain a gagné de nombreux concours.
- Un faon qui suit sa mère.
- Hôtesse d’une auberge qui recevait des compagnons, dans la tradition du compagnonnage.
- Il est compagnon du devoir, il a une grande canne avec de longs rubans, et il m’emmène quelquefois chez la Mère des menuisiers. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Nine, c’est un peu comme la mère de ce compagnonnage, où les loups sourient aux dévorants. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 191)
- Comme il était alors d’usage, c’est une mère des compagnons qui gouvernait toute la maison.Celle-là était la jeune veuve d’un ferronnier, qui était tombé d’un clocher dont il venait de poser la croix. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, Le Livre de Poche, page 39)
- (Sens figuré) Environnement ou lieu où une chose a commencé, ou bien source, origine.
- Verser le sang pour la mère patrie (c’est-à-dire le pays où l’on est né)
- Ignorance est mère de tous les maux. — (Rabelais, Cinquième livre,)
- (Religion) Religieuse qui dirige un couvent.
- La mère abbesse sera absente pour la semaine.
- La mère supérieure charitable que fut Mère Teresa a été canonisée.
- Vous deviez, ma mère, surveiller plus étroitement les novices.
- Restauratrice, cheffe cuisinière.
- Des célèbres mères lyonnaises, nulle ne fut plus connue que la Mère Brazier, première femme qui a obtenu trois étoiles au Guide Michelin en 1933.
- (Familier) Femme âgée. — Note : se dit parfois de façon ironique, et souvent précède le nom de cette femme.
- La mère Malard, branlant son bonnet noir, en a avalé les « Ave Maria » qu’elle bavotte à mi-voix, au long des heures, pour la conversion des pécheurs. — (Jean Rogissart, Mervale, Éditions Denoël, Paris, 1937, page 20)
- (Familier) Interpellation familière adressée par un homme à une femme d'un certain âge, notamment par l'époux à son épouse.
- — Vous lavez bien tard, la mère, lui demanda brusquement Marsillat, qui s’était approché d’elle assez près, mais qui ne pouvait réussir à distinguer ses traits. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- — Allons, la mère, allons voir s’il y a encore de la soupe ; moi j’en mangerai bien une potée. — (Guy de Maupassant, Histoire d’une fille de ferme, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 122)
- Levure de première fermentation, levure d’origine.
- Une mère de kéfir, un levain mère.
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chancelière
?- Dignitaire chargée de la garde du sceau et de l’administration d’un corps ou d’un ordre militaire (pour un homme, on dit : chancelier).
- La cérémonie de passation de charges entre les Chancelières Mariam Chabi Talata Zimé et Koubourath Anjorin Osséni se déroulera ce mardi 25 mai à Cotonou. — (Marc Mensah, « Mariam Chabi Talata prend fonction ce mardi », dans 24 heures au Bénin, 25 mai 2021 [texte intégral])
- (Christianisme) Titre ecclésiastique. Dans l’Église catholique, il est conféré à la responsable de la garde du sceau de l’évêque et de l’établissement et de la conservation des archives et de tous les actes du diocèse (pour un homme, on dit : chancelier).
- Ainsi une femme peut occuper des postes à responsabilité au sein de l’Église et peut par exemple être chancelière diocésaine ou juge ecclésiastique. — (Xavier Le Normand et Mélinée Le Priol, « Quelle place pour les femmes dans l’Église ? », dans La Croix, 25 juin 2020 [texte intégral])
- (Diplomatie) Fonctionnaire assistant le consul ou la consule dans les questions administratives, et notamment qui appose le sceau sur les passeports et sur les pièces diplomatiques (pour un homme, on dit : chancelier).
- En pareil cas les services de l’état ont vite fait de se défausser de leur obligation ; je me suis personnellement entendu répondre par une chancelière de consulat français « mais pourquoi vous êtes mis en pareil situation » On croit rêver. — (Julius Edwards, Les faiblesses endémiques françaises dans la défense des intérêts économiques en Afrique sur École de Guerre Économique, 8 avril 2019)
- (Éducation) Cheffe d’une université ou d’un autre établissement d’enseignement supérieur, dans certains pays et à certaines époques (pour un homme, on dit : chancelier).
- L’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a un nouveau rôle : chancelière de l’Université Queen’s de Belfast, en Irlande du Nord. — (« Hillary Clinton devient chancelière de l’Université Queen’s de Belfast », dans L’Actualité, 2 janvier 2020 [texte intégral])
- (Éducation) (France) Coordinatrice de l’enseignement supérieur dans une académie (pour un homme, on dit : chancelier).
- Autour de la table, la rectrice de la région académique et chancelière des universités Sophie Béjean et la présidente du Medef Occitanie Sophie Garcia. — (« Toulouse. Un partenariat entre le Medef et l’académie », dans La Dépêche du Midi, 19 novembre 2021 [texte intégral])
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capsulaire
?- (Botanique) Qui forme capsule.
- Fruit capsulaire.
- (Anatomie) Dépendant de capsules.
- Ligaments capsulaires.
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créancière
?- Celle qui a prêté de l’argent, ou un bien, à quelqu’un, et à qui on le doit.
- Si les testatrices devaient savoir qu’elles étaient ses créancières, devait-il ignorer qu’il était leur débiteur ? — (François-Antoine Vazeille, Résumé et conférence des commentaires du Code civil, sur les successions, donations et testamens, tome 2, Clermont-Ferrand : chez Thibaud-Landriot & Riom : chez Thibaud fils, 1837, page 542)
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muselière
?- Appareil que l’on met à la gueule, à la bouche de quelques animaux pour les empêcher de mordre, de paître, etc.
- Je suis comme un conducteur d’ours qui tremble qu’un jour la muselière ne se brise. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Apiculture) Grillage entourant la planche d’envol d’une ruche pour en faciliter le déplacement, permettant ainsi de la fermer et de la protéger de prédateurs tout en laissant respirer les abeilles.
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décadaire
?- Qui correspond à une période de dix jours, ou qui a lieu tous les dix jours.
- Je reçois mon relevé bancaire décadaire au lieu du mensuel.
- Relatif aux décades du calendrier républicain.
- Par une inconcevable mansuétude, Elle avait toléré l’affront des fêtes décadaires, l’outrage de la déesse Raison vautrée sur l’autel à sa place, […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Par extension) (France) (Désuet) Qualificatif donné à une église républicaine établie sous la Révolution.
- Le « Temple de la Raison » fut appelé ensuite « Temple de l’Être suprême », puis « salle décadaire ». — (Pierre Bernadau, Histoire de Bordeaux depuis l’année 1675 jusqu’à 1836, volume 1, 1837.)
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ouvert
?- Qui n’est pas fermé.
- Seul, Delcassé s'est rendu à l’Étoile en auto ouverte. Il espérait une ovation, mais la foule resta muette. — (Michel Corday, L'envers de la guerre : journal inédit 1914-1916, Flammarion, 1932, page 131)
- Entrez ! C’est ouvert.
- Qui est écarté, en parlant des membres ou d’un organe du corps.
- Il se carre d’aplomb, les pieds à l’équerre, les jambes mi-fléchies et bien ouvertes. D’un coup d’un seul, il s’agit d’égobeler ce hêtre. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Et, laissant échapper le rideau, il s’approcha du lit. Flossie continuait de ronfler, la bouche ouverte. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 56)
- Qui dénote une personne affable , qui ne discrimine pas.
- Les rôlistes sont ouverts et tolérants pour la plupart, mais aussi un peu conservateurs par leur histoire, précise Juliette Lancel, chercheuse indépendante en histoire. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 16 septembre 2022, page 8)
- Visage ouvert.
- Physionomie ouverte.
- Manifeste, patent.
- Qui serait ennemi ouvert, Dieu ne permettrait pas qu’il fît des miracles ouvertement. — (Blaise Pascal, Pensées, chapitre XXVII)
- Qualifie un conflit déclaré.
- Il est en guerre ouverte contre ses voisins.
- (Écologie) Qualifie un milieu où la végétation herbacée domine avec un taux de recouvrement supérieur à 25 %.
- (Économie) Qualifie un port libre au commerce international.
- Après de nombreuses séances orageuses, on finit cependant par décider la création de tabors chérifiens dans les ports ouverts. Ces forces ne devaient pas excéder 2.500 hommes au total […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 150)
- (Géographie) Qualifie un territoire que ne protège aucune défense naturelle.
- (Héraldique) Se dit d’un bâtiment dont la porte est d’un autre émail.
- MAISON. — Rare en armoiries, où elle paraît ordinairement de face. On dit ouverte, ajourée, maçonnée et essorée, de la porte, des fenêtres, des joints, des pierres et du toit d’une maison, lorsqu’ils sont d’un autre émail que le corps du bâtiment. […] Bastide — d’argent, à une maison de gueules, ouverte de sable, ajourée de cinq fenêtres du même, bâtie sur une terrasse de sinople ; au chef d’azur, chargé de trois étoiles d’or. Provence. — (Pierre Charles Armand Loizeau de Grandmaison, Encyclopédie théologique, tome treizième : Dictionnaire héraldique, J.-P. Migne, Éditeur, Paris, 1852)
- (Marine) Qualifie une rade qui n’est entourée qu’en partie par des terres élevées et qui est battue par la mer et les vents venant du large.
- (Militaire) Qualifie une ville qui n’a pas de fortifications ou dont l’armée n’assure pas la défense, en laissant l’ennemi l’investir.
- Belgrade est une ville ouverte, car son ancienne forteresse turque ne peut pas être considérée comme un ouvrage de défense moderne. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- (Politique) Qualifie une élection d’un parti à laquelle tout le monde peut voter, adhérents ou non.
- Une élection primaire ouverte, une primaire ouverte.
- (Sciences) Qualifie un problème ou une question qui n’est pas résolue.
- C’est un problème ouvert sur lequel j’ai travaillé vingt années durant.
- (Sport) En parlant d’une épreuve sportive, dont l’issue est incertaine, dont les participants sont difficiles à départager, dont il est difficile de faire le pronostic.
-
plaire
?- Agréer ; être agréable.
- Ces lieux communs mythologiques et ce cliquetis de mots sonores, mais à peu près vides de sens, plurent au roi Sighebert et à ceux des seigneurs Francs qui, comme lui, comprenaient quelque peu la poésie latine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ils causèrent au coin du feu ; l’intérieur plut sans doute à l’abbé, car il se mit à l’aise. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- (impersonnel) Vouloir.
- Il me plaît de faire ceci.
- Je ferai ce qu’il vous plaira.
- Il fait de ses amis tout ce qu’il lui plaît.
- Cela va comme il plaît à Dieu, se dit d’une affaire dont la conduite est abandonnée, négligée.
- (impersonnel) (Absolument) Terme de politesse, utilisé de façon phatique.
- S’il vous plaît ; S'il te plaît...
- Répondez, s’il vous plaît, à la question que je vais vous poser.
- Croyez, s’il vous plaît, que je sais ce que je dis.
- N’allez pas, s’il vous plaît, vous imaginer que je vous laisserai faire.
- Plaît-il ? c’est-à- dire Que vous plaît-il ? Le plus souvent, on emploie cette formule pour faire répéter ce qu’on n’a pas bien entendu ou souvent ce qu’on n’a pas apprécié avoir entendu.
- Plaise à Dieu, plût à Dieu que, Façons de parler dont on se sert pour marquer qu’on souhaite quelque chose.
- Plaise à Dieu qu’il revienne sain et sauf!
- Plût à Dieu que cela fût ! On dit aussi absolument
- Plût à Dieu !
- — Ah ! plût à Dieu, s’écria-t-elle, que mon fils eût l’âme ouverte à vos discours et le bras assez fort pour en profiter ! — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- J’eus une terreur folle qu’elle fût partie pour toujours ! Plût à Dieu, mon ami !… — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- Note d’usage : Dans les formules ci-dessus, on utilise le présent du subjonctif pour exprimer un souhait (potentiel). L’imparfait du subjonctif sert à formuler un regret ou le souhait d’une chose qu’on sait impossible (irréel).
- à Dieu ne plaise, ce qu’à Dieu ne plaise, façons de parler dont on se sert pour témoigner l’éloignement ou l’aversion que l’on a pour quelque chose.
- à Dieu ne plaise que j’y consente jamais.
- S’il meurt, ce qu’à Dieu ne plaise, je quitterai cette maison.
- Plaise à la cour, formule dont on se sert dans quelques écrits ou mémoires qu’on présente aux magistrats.
- (Pronominal) Prendre plaisir à quelque chose.
- Loin de s'occuper des jappements indicatifs du chien, notre personnage se plaisait à suivre loisireusement le sentier tortueux dans lequel il marchait. — (Angelo de Sorr, Le Châtiment, dans la Revue Parisienne, mai 1856, page 2)
- (Pronominal) Aimer à être dans un lieu, s’y trouver bien.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’est un des endroits où je me plais le plus.
- Les truites se plaisent dans l’eau vive.
- La vigne se plaît dans les terres pierreuses.
- (Pronominal) Aimer.
- Se plaire à soi-même, être content de soi.
- Se plaire l’un à l’autre, être agréable l’un à l’autre.
-
croupière
?- Morceau de cuir rembourré, que l’on passe sous la queue d’un cheval, d’un mulet, etc., et qui, tenant à la selle ou au bât, l’empêche d’avancer sur le garrot.
- La rosse était haute, cagneuse, osseuse, sans poils à la crinière [...] ; la croupière lui déchirait la queue ; un séton suintait à son poitrail. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, page 42, 2012)
- Mettre une croupière à un cheval.
- (Histoire) Pièce d’armure du cheval.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marine) (Par analogie) Amarre qui pend à l’arrière d’un grand bâtiment. (voir croupiat)
- Mouiller en croupière.
-
désert
?- Qui est inhabité ou qui n’est guère fréquenté.
- La grande avenue était complètement déserte : on avait accordé trois heures aux habitants pour vider les lieux, et tout le monde, semblait-il, s’était hâté d’en profiter. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- Les cadres administratifs et sociaux étaient détruits, les kasbas et les gottas (fermes) en ruines, les champs incultes, les silos vides, les marchés abandonnés, les pistes désertes. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 175)
- Les rares villages qu’on traversait étaient quasi déserts. On ne trouvait dans les fermes et les isbas que quelques vieillards, parfois des enfants. — (Georges Blond, L’Agonie de l’Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 18)
-
braire
?- Pousser son cri en parlant d’un âne.
- Cet âne brait, braira, brairait.
- Je me remis à braire ; cette fois personne ne me répondit ; je devinai que les voleurs, pour empêcher mes camarades de les trahir, leur avaient attaché des pierres à la queue. Tout le monde sait que, pour braire, nous dressons notre queue ; ne pouvant pas la dresser à cause du poids de la pierre, mes camarades se taisaient. — (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
- Je formais l’avant-garde, caracolant, courant et brayant de toutes mes forces. — (Comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne, 1860)
- Le va-et-vient, le bruit causé par les animaux qui s'ébrouent, piaffent, braient ou hennissent toute la nuit, ne gênent en aucune façon les voyageurs chinois. Comme l'a constaté le père Huc, ils savent très bien qu'en attachant une pierre à la queue d'un âne, on l'empêche de braire, mais ils négligent l'application de ce moyen. — (Émile Bard, Les Chinois chez eux, Paris : A. Colin et Cie, 1899)
- Partout dans le village, les animaux vaquent à leurs occupations : des chèvres, des cochons sauvages, des moutons et deux ânes, occupés à braire sans relâche près de l’église les jours de grand vent, le livantu, le vent d’est. — (Le Devoir, 15-16 novembre 2003)
- (Sens figuré) Brailler, gueuler.
- Qu’est-ce qu’il a à braire comme ça cet enfant ?
- Bien faire et laisser braire. (Québec)
- Oh ! je ne brairai plus, monsieur, répondit tristement Sancho, voilà qui est fait pour ma vie ; je renonce même à parler en public. — (Œuvres Don Quichotte de la Manche, page 200, Jean Pierre Claris de Florian, 1820)
- Chenet et Braux s’interposèrent, et ce dernier, poussant sa moitié par les épaules, la jeta dehors en criant : — « Va donc, bourrique, tu brais trop ! » — (Guy de Maupassant, En famille, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 166)
- Ce capucin est un âne, et il enseignait à votre fils bien moins à parler qu’à braire. — (Anatole France, La Rôtisserie de la reine Pédauque, 1893)
- (Nord de la France) (Wallonie) Pleurer.
- Et toi, cesse de pleurer dans ta soupe, lança-t-il à Rosalie, cesse de braire et apporte à manger, j'ai faim! — (Claude Michelet, Quelque part dans le monde, Éditions Robert Laffont, 2006, page 42)
- (Par ellipse) (Familier) Faire braire.
- Là le prof a commencé à me braire, oui, j'avais rien compris, que c'était la société qui nous faisait choisir notre orientation sexuelle, blablabla. — (AngelTen Richard II, le 23 mars 2014, sur le forum « Veille permanente contre l'homophobie », sur le site Forums madmoiZelle (https:/forums.madmoizelle.com))
- Alors voila, mon fils, qui commence à me braire car il tente d'abuser sur chaque règle, me sort la chose suivante : […]. — (Ouaam76, le 28/09/2014, dans le forum « Carte "Action d'éclat" », site Devil Pig store (www.devil-pig-games.com))
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.