Dictionnaire des rimes
Les rimes en : retire
Que signifie "retire" ?
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- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de retirer.
- Je retire bien les aiguilles sans décontourner préalablement le fil avec lequel ont été faits, tant dans le sens horizontal que dans le sens vertical, les huit de chiffre dont les anneaux en embrassent les bouts ; mais aussitôt qu’elles sont retirées, j’enlève toute la masse du fil. — (Philippe-J. Roux, Quarante années de pratique chirurgicale, 1854, tome premier, page 197)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de retirer.
- Makaré se dirige vers un coffre de cuivre dont elle retire six deben d’argent. — (Odile Weulersse, Les pilleurs de sarcophages, chapitre 4)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de retirer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de retirer.
- Mais… mais…, monsieur Dupré, je n’ai pas envie qu’on bolchévise mon pays, qu’on nous retire nos enfants ! — (Pierre Lemaitre, Couleurs de l’incendie, éditions Albin Michel, 2018, chapitre 30)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de retirer.
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "retire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
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réassortir
?- Assortir de nouveau.
- Liénard plaisantait avec une grande fille en cheveux, une ouvrière du quartier, envoyée par sa patronne pour réassortir du mérinos. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- La mercière avait bien des maillots, mais un seul de chaque modèle. Elle aurait sans doute pu se réassortir, mais c’était une brave petite vieille qui ne voulait pas se compliquer l’existence, elle se contentait d’écouler son stock. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 88)
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couvrir
?- Garnir, revêtir, pour protéger ou orner en appliquant, en déposant quelque chose.
- Avant la paix d’Amiens, cet Anglais avait résolu le problème de couvrir le buste sans assommer le corps de cet affreux carrick qui finit aujourd’hui sur le dos des vieux cochers de fiacre ; mais comme les fines tailles sont en minorité, la mode du spencer pour homme n’eut en France qu’un succès passager, quoique ce fût une invention anglaise. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Ils avaient une maison à eux. […]. Oh ! une vraie cabane ! couverte de chaume, bâtie en pisé, fermée par des volets qui claquaient au vent ; […]. — (Émile Thirion, La Politique au village, page 324, Fischbacher, 1896)
- Couvrir un véhicule avec la bâche.
- Vêtir chaudement.
- Cet enfant s’enrhumera, vous ne le couvrez pas assez.
- Garnir en grande quantité, en déposant quelque chose sur quelque chose, ou en s'étendant uniformément sur quelque chose.
- La région que nous parcourons est une vaste plaine monotone, […]. Son sol est formé d'une couche presque ininterrompue d'une terre végétale noire et grasse qui, au printemps, se couvre de blé, d'orge, de maïs, de fèves, de pois chiches. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 36)
- Le thermomètre est descendu à -6° ; tout le gréement était couvert de givre et de glace que je dus casser en montant dans la mâture ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le ciel est huit dixième couvert par cumulus et cumulo-nimbus, et un vent de S.-S.-E. à S.-E. de 60 kilomètres-heure augmente notre vitesse jusqu'à 240 kilomètres-heure. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 91)
- La grande forêt des Ardennes est une des plus chargée de mystères. Dans sa partie orientale, elle couvre un plateau accidenté coupé de vallées et de ravins profonds. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 130)
- Interposer une chose comme défense ou rempart.
- Il le couvrit de son corps.
- (Militaire) Assurer un tir de suppression pour protéger un élément ami en mouvement.
- Vas-y, je te couvre !
- Cacher.
- Elle tâchait de couvrir sous ces paroles menaçantes la joie de son cœur.
- Pallier ; excuser.
- Or, c’est bien ça le nœud du problème de la pédophilie dans l’Église catholique: ce n’est pas qu’il y ait des prêtres pédocriminels mais qu’ils aient été couverts continûment par leurs supérieurs. — (Josselin Tricou et Anthony Favier, « Pédocriminalité dans l'église catholique française : une commission parlementaire est indispensable », le 5 octobre 2018, dans Libération (www.liberation.fr))
- Effacer, réparer, en parlant des fautes, des manquements.
- Une amnistie a couvert ce délit.
- Dominer, étouffer.
- Le bruit qui se faisait dans l’assemblée couvrait la voix de l’orateur.
- (Commerce) Suffire à.
- Malgré ces avancées, Claire Hédon, la Défenseure des droits, dénonce « le nombre grandissant d’enfants dont les besoins sont très largement non ou mal couverts ». — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 6)
- (Biologie) S’accoupler avec la femelle.
- […] on les met au vert au mois de mars, quand l’herbe est assez grande ; c’est dans cette même saison que l’on fait couvrir les juments, et on a grand soin de leur jeter de l'eau froide sur la croupe, immédiatement après qu’elles ont été couvertes […]. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 543)
- Il s’indigne qu’une fille pauvre choisisse de se faire couvrir par un amant de passage, souvent de connivence avec sa propre mère, dans l’espoir de coiffer dans dix ou onze mois le bonnet enrubanné des nourrices et de trouver chez des riches une bonne place qu’elle gardera peut-être des années, si, plus tard, de nourrice elle est promue bonne d’enfants. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 35)
- (Médias) Relater journalistiquement un événement.
- Cette manifestation a été largement couverte par les médias.
- (Sports hippiques) En parlant d'un cheval dans une course hippique, se rabattre devant un autre.
- (Pronominal) (Réfléchi) Se vêtir, s’envelopper.
- Se couvrir d’un manteau.
- (Sens figuré) Se couvrir des apparences, du manteau de la vertu, cacher ses vices sous des apparences d’honnêteté.
- (Pronominal) Mettre sur sa tête quelque chose qui coiffe. Absolument : mettre son chapeau.
- Couvrez-vous, monsieur.
- Je m’étais souvent arrêté malgré moi, comme saisi par un charme, devant l’ancienne copie qu’en possède à Orsenna la Galerie du Conseil, et devant laquelle un rite séculaire exige qu’on se couvre, en signe d’exécration pour la mémoire d’un traître dont Orsenna porta longtemps le souvenir gravé dans sa chair. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- (Sens figuré) Se couvrir de lauriers, remporter d’éclatantes victoires.
- Rembourser une perte, un dommage.
- Cela lui était complètement égal, à lui, Rollner, que ces « saloperies » d’assurances refusent désormais de « couvrir » Tellegen. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 101)
- (Pronominal) Être rempli.
- À partir du mois de juin, la plage, aujourd'hui disparue, se couvrait de tentes pour la saison des bains de mer. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 19)
- Je suis plein d'ardeur. J'invente la parité, en lançant la liste « femme, homme » avec laquelle non seulement je vais perdre des voix mais aussi me couvrir de ridicule – on va l'appeler la « liste chabadabada ». — (Michel Rocard, Si la gauche savait, Robert Laffont, 2005)
- Incapable d'exprimer mes émotions profondes, je pique une crise et je me couvre de ridicule. On dit que le ridicule ne tue pas. Eh bien moi, ça me tue! — (Paul Longpré, Dans le jardin du monde : Chroniques d'un voyage intérieur, Éditions Fides, 1996, page 140)
- (Sens figuré) Se couvrir du sang de quelqu’un, le tuer ou le faire tuer.
- (Sens figuré) Se couvrir de gloire.
- Aujourd’hui, mon cher, tout le monde veut se couvrir de gloire et beaucoup se couvrent de ridicule, de là des caricatures entièrement neuves… — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- Se couvrir de honte. Se couvrir de boue, s’avilir par des bassesses.
- Le ciel, le temps se couvre de nuages, ou, absolument, le ciel, le temps se couvre, des nuages s’étendent sur le ciel.
- (Pronominal) (Militaire) Se défendre, se protéger.
- Se couvrir d’un bois, d’un retranchement, d’une rivière, s’en faire un abri contre l’ennemi.
- (Pronominal) Se cacher sous.
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entrouvrir
?- Ouvrir en partie.
- […] il rentra dans sa chambre avec Godefroy, et, entrouvrant la fenêtre qui donnait sur le jardin, il attendit avec anxiété cette dernière preuve qui devait amener chez lui une décision encore incertaine […] — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Je n’en perdais pas une broquille de toute cette bidoche exposée, de ces mamelles volumineuses, de ces cuisses grasses, vergeturées, s’entrouvrant sur des paysages insoupçonnés. — (Serge Loupien, Sexties, Grasset, 1993)
- Pour prévenir toute intervention intempestive du service d'ordre, Kimdall utilisa le langage universel pour se débarrasser des chieurs : elle entrouvrit son manteau et montra son colt. Les plantons la laissèrent passer sans moufter. — (Nathan Pym, Carnage propre, LaLyrEdition, 2015)
- Le vin délie la langue, il entrouvre le cœurIl donnera ce soir le ton et la couleurRouge ardent de la braise et cristal du désirÀ notre nuit d’amour, buvons pour le plaisir ! — (Juliette Noureddine, Petite Messe solennelle, 2008)
- (Médecine vétérinaire) Écarter les jambes dans un mouvement violent qui provoque l’entrouverture.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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découvrir
?- Dégarnir de ce qui couvrait.
- Découvrir un pot, un plat, un panier. — Découvrir les racines d’un arbre.
- Découvrir l’os, pour voir s’il n’est pas atteint.
- Ce malade s’est découvert en s’agitant dans son lit.
- Il ne faut pas se découvrir dès les premiers jours du printemps.
- (Absolument) Se retirer, en parlant de la mer.
- Au point du jour, on essaye de déséchouer le navire, mais cela n'a d'autre effet que celui de l'enfoncer plus profondément dans la boue, car le "Yuen-tze-Fee" cale dix pieds et demi, et à marée haute, il n'y a encore aujourd'hui que huit pieds et demi sur la barre, tandis qu'il n'y a pas trois pieds à marée basse et que la mer découvre complètement tout près de nous. — (Eugène Buissonnet, De Pékin à Shanghai : souvenirs de voyages, 1871)
- (En particulier) Laisser voir ou laisser trop voir.
- Arrondissant félinement sa longue échine, dressant la tête, montrant son corsage et son blanc tablier, elle découvrit aussi, sous un troussement de babines, deux rangées solides de dents prêtes à une rude défensive. — (Louis Pergaud, « L'Exécution du traître », chap. 1, dans La Revanche du corbeau: Nouvelles histoires de bêtes, Mercure de France, 1911, p. 73)
- La barbe de l'homme pointait, la bouche ouverte découvrait des dents gâtées, il s'était étalé, la tunique déboutonnée, et avait posé une de ses jambes, revêtue d'une molletière en cuir, sur le siège en face de lui, […]. — (Sándor Márai, Les Étrangers, traduit du hongrois par Catherine Fay, Paris : Albin Michel, 2014, livre 1, chap. 1)
- (Militaire) Dégarnir de ce qui mettait à couvert.
- La cavalerie en se retirant risquait de découvrir l’infanterie.
- Ce corps était trop découvert, aussi a-t-il beaucoup souffert.
- Cette place, cette ville, cette frontière, est entièrement découverte.
- (Sens figuré) Révéler, déclarer, faire connaître ce qu’on tenait ou ce qui était tenu caché, secret.
- Il m’a découvert son secret. — Je n’ai découvert cela à personne.
- Il vint leur découvrir tout ce qu’il savait du complot. — Je ne me suis découvert qu’à lui seul, tous les autres ignorent qui je suis.
- Je me suis entièrement découvert à lui, et tous mes sentiments, tous mes projets lui sont connus.
- Voir, apercevoir d’un lieu élevé.
- Du haut de cette montagne, on découvre une vaste étendue de pays.
- (Simplement) Commencer d’apercevoir, de connaître.
- Si, avec un télescope d’une profonde puissance, nous examinons soigneusement le firmament, nous découvrirons une ceinture de groupes faite de ce que nous avons jusqu’à présent nommé des nébuleuses, […]. — (Edgar Poe, Eureka, 1848, traduction de Charles Baudelaire, 1864)
- Malgré tout, la pensée de Catherine me réchauffait le cœur, et bientôt je découvris les premières maisons des Quatre-Vents. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Des souvenirs lui revenaient par bribes. Il se remémorait le bonheur qu’il avait découvert à marcher dans les champs ou à travers les bois. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- […]: c’est qu’on mesure mal l’état de divertissement où sont ravis tant de jeunes gens qui découvrent à la fois les livres et les femmes. — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, p.44)
- Un léger souffle l'avertissait de ces présences. Geisha le comparait à ces vagues vents coulis traversant certaines pièces bien closes sans qu'on puisse découvrir d'où ils viennent. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 53)
- Trouver ce qui n’était pas connu, ce qui était resté ignoré ou caché.
- Les Féroë furent connues des pirates norwégiens longtemps avant qu'ils eussent découvert l'Islande; mais elles ne furent peuplées qu'à l'époque des guerres du roi Harald. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 36)
- Rentré en Russie, Pavlov […] découvrit les nerfs réglant la sécrétion pancréatique et réalisa son expérience classique sur l’alimentation fictive. — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, page 13, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953)
- Un anneau composé de soluble dans la pyridine pour 64 % en poids, de silice (sable, diatomées, foraminifères) pour 18 % et de sulfate de calcium pour 12 %, et datant de 3500 avant J.C. a été découvert à Ur en Irak du Sud. — (Georges Aussedat, Utilisation des ultrafines naturelles dans les enrobés fillerisés, CEBTP, février 1996)
- Malgré cette alerte, il guérit et le morticole pontifia, proclamant à qui voulait l'entendre qu’il avait découvert le remède héroïque contre la fièvre typhoïde. — (Léon Jouhaud, Souvenirs de la grande guerre, 1919, Presses Univ. Limoges, 2005, p.70)
- (En particulier) Parvenir à connaître ce qui était tenu caché.
- Avant de le quitter, le capitaine Romiati alla explorer les campagnes environnantes et ne découvrit rien d'alarmant. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, p.273)
- J’ai découvert son dessein. — On a découvert le mystère.
- J’ai découvert sa manœuvre. — Je découvrirai le coupable.
- Je parviendrai bien à découvrir la vérité sur tout cela.
- (Pronominal) (En particulier) Ôter son chapeau, en parlant des hommes.
- Se découvrir par respect devant quelqu’un.
- (Pronominal) (Spécialement) (Escrime) Donner prise à son adversaire, ne pas se mettre bien en garde.
- Il eut l’imprudence de se découvrir et reçut un coup d’épée dans la poitrine.
- Prenez garde, vous vous découvrez trop.
- (Pronominal) (Militaire) S’exposer aux coups, au danger.
- Cet officier se découvre imprudemment.
- (Pronominal) (En particulier) Parvenir à connaître ce qui était tenu caché.
- Il se découvrit une nouvelle passion en la broderie.
- Je me découvris un allié de choix en la personne du policier.
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ressouvenir
?- Se remémorer.
- (Menace) Je m’en ressouviendrai quelque jour, je m’en vengerai. Vous vous en ressouviendrez tôt ou tard, vous en serez puni.
- Nous gagnâmes enfin la rade de Rio-Janéiro, et nous envoyâmes demander au vice-roi la permission d'y entrer: cette précaution est nécessaire à tous les vaisseaux étrangers qui veulent y relâcher. Ces gens-ci se ressouvenir de Duguai-Trouin. — (Lettre d'Évariste Parny à son frère - septembre 1773)
- – Le malheur c’est que j’ai grandi, depuis… se dit il en se ressouvenant de la brillante époque, non lointaine, où le marquis de Gesvres, son dernier oncle, l’emmenait tout fringant chez ses fournisseurs. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Son galeriste avait l’air de peiner, agitait les bras de manière désordonnée, et fugitivement Jed eut envie de venir à son secours, avant de se ressouvenir de ce qu’il savait depuis toujours, et que Marylin lui avait carrément redit quelques jours plus tôt : il n’était jamais meilleur que dans le silence. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 192-193)
- Se souvenir.
- Ressouvenez-vous que celui qui vous parle est le fils de votre meilleur ami.
- (Intransitif) (Impersonnel) Se remémorer.
- Vous en ressouvient-il ? À présent il m’en ressouvient.
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maintenir
?- Tenir ferme et fixe.
- Les cordelettes m’entraient dans la chair, les mains me faisaient mal et la position dans laquelle mes bras étaient maintenus me brisaient les épaules. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- […] ; l'armée permanente de l'Islande se réduit à deux policemen, dont les gourdins suffisent à maintenir l'ordre le plus parfait sur toute l'étendue du territoire. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 48)
- Cette barre de fer maintient la charpente.
- (Sens figuré) Conserver dans le même état.
- Les forces américaines maintiennent une base militaire à Al-Tanf (dans le sud du pays, à la frontière de la Syrie avec l’Irak et la Jordanie). — (Swann Bommier et Victoire Caïla, Face à l’impunité des multinationales, in revue Études, janvier 2020)
- Ayant réquisitionné une bicyclette dans une boutique abandonnée, Bert l’enfourcha, et, maintenant en équilibre son chargement pharmaceutique, il revint à l’hôtel-hôpital. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- Le soir, dédaignant les taxis, je rentrais à bord presque toujours en courant pour me maintenir en bonne condition physique. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Tant que l’homme est comprimé, tant que la contrainte des iniquités sociales le maintient prostré, l’on est en droit d’espérer beaucoup de l’inéclos qu'il porte en lui. — (André Gide, Retouches à mon "Retour de l’U.R.S.S." -1937)
- Or, nous devons tout essayer pour maintenir peuplés ces plateaux de sol ingrat et non chercher à éloigner la population, l’obligeant à vivre dans des usines malsaines, […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Je maintiendrai la vertu et noblesse. Je maintiendrai de mon nom la haultesse. Je maintiendrai l'honneur, la foy, la loy de Dieu, du Roy, de mes amys et moy. — (w:Je maintiendrai, Guillaume Ier d'Orange-Nassau, janvier 1565)
- (Par extension) Affirmer ; soutenir.
- Son monocle a l’air de ne servir qu’à maintenir son arrogance. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p.88)
- Je maintiendrai partout que cela est vrai. Je maintiens que cette opinion est fausse.
- (Informatique) Assurer la maintenance.
- Maintenir un logiciel.
-
affranchir
?- Rendre libre ; déclarer libre.
- Denis et son fils avaient été serfs des comtes d'Udressier. Claude-Étienne voulut être affranchi. Il le fut à trente ans. Un acte du 20 mars 1763, rédigé par-devant le notaire royal Claude Jarry, en fait foi. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, pagr 6)
- Décharger ; exempter.
- On sentait bien que le seul moyen de rendre la vie à cette importante cité, et d’utiliser au profit de l’Europe entière son admirable position, c’était de l’affranchir. — (Anonyme, Espagne. - Cadiz et Gibraltar, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- L'abbé a renouvelé maintes fois ses supplications, pourque le chapitre de Notre Dame, en considération des immenses travaux qu’il se voit forcé d’entreprendre, affranchisse le monastère des dîmes qu'il paie sur les biens que nous venons de mentionner: […]. — (Léopold van Hollebeke, Lisseweghe, son église et son abbaye, Bruges : Edw. Gailliard, 1863, page 51)
- Sa compagne, […], était une déesse du plein air et du plein vent, aussi affranchie des soucis du confort qu’une bohémienne de grands chemins. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 13 de l’édition de 1921)
- (Droit féodal) Libérer des servitudes, des charges.
- Affranchir un héritage,
- (Poste) Payer le timbre postal d’avance pour en libérer le destinataire.
- Affranchir une lettre, un paquet.
- Une des deux lettres, qui vous est adressée, est affranchie. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- (Sens figuré) Tirer d’une sujétion, d’une dépendance.
- Affranchir un peuple de la servitude, de la tyrannie.
- Il est affranchi du despotisme qu’on exerçait sur lui, de la dépendance où il était.
- Délivrer d'un mal, d'une peine.
- La mort nous affranchira des misères de ce monde.
- Votre présence m’affranchit de toute crainte, de toute inquiétude.
- (Argot) (Rare) Débaucher, pervertir, c’est-à-dire affranchir des règles sociales.
- Affranchir un sinve pour grinchir : pousser un honnête homme à voler. — (Vidocq, Les Voleurs, t. 1, 1837)
- (Argot) Connaître une question, ne rien craindre.
- (Argot) Informer.
- De plus, Madrigaul m’affranchit que Saltierra est une terreur et un caïd dans le milieu. — (Peter Cheyney, La Môme vert-de-gris, chapitre III, traduction de Marcel Duhamel, Gallimard, 1945)
- – Vous vous croyez donc en Tunisie?– D'après mes petites estimations, oui.– Vous feriez un piètre navigateur.– Eh quoi! reprends-je, toujours à mi-voix, voudriez-vous me faire croire, Excellence, que nous nous trouvons dans la banlieue de Copenhague?La fin de l'altière musique l'empêche de m’affranchir. — (San-Antonio, Béru-Béru, Éditions Fleuve noir, 1970, chapitre 11)
- (Argot) (Absolument) Informer des usages du milieu.
- Je l’ai affranchie avant de me l’envoyer.
- (Pronominal) Se libérer ; se délivrer, etc.
- Le pays de Vaud , de tout temps français par ses habitudes, ses mœurs, son caractère, son commerce, ses besoins, son langage, conspirait, à la faveur du voisinage de la révolution, pour s'affranchir de l’oligarchie bernoise. — (« Mémoires de Napoléon, chapitre 2 : Politique du Directoire », dans les Mémoires pour servir à l'histoire de France sous Napoléon, écrits à Sainte-Hélène par les généraux qui ont partagé sa captivité, vol. 6, écrit par le général comte de Monthelon, Paris : chez Firmin Didot père et fils & Bossange frères , Berlin : chez G. Beimer, 1825, page 48)
- Dans les pays de protectorat, plus que partout ailleurs, il est rare que les représentants de l’État suzerain, après un séjour prolongé au milieu de la race subjuguée, ne s’affranchissent pas des scrupules de l’honnêteté vulgaire. — (Félicien Pascal, L'assassinat de Morès ; un crime d’État, Imprimerie Hardy & Bernard, Paris, 1902, page 35)
- Lorsque le substrat est une solution aqueuse et le liquide mouillant un alcane, on peut s'affranchir de ce problème en utilisant les propriétés de surface d'un polymère fluoré industriel : le téflon, ou polytétrafluoroéthylène. — (Emmanuel Bertrand, Transitions de mouillage: rôle des interactions entre interfaces, Publibook, 2003, page 54)
- Quand il drague une fille, ce lourdingue qui s'affranchit des codes de la séduction tombe rapidement dans la vulgarité. « Clair c'est un dalleux, il m'a fait un clin d'œil, lui avec moi, mais même pas en rêve ! » — (Vincent Mongaillard, Petit Livre de la tchatche : Décodeur de l'argot des cités, First Éditions, 2013)
- Rendre une chose indépendante d'une autre.
- On ne put pas affranchir les pompes. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- (En particulier) (Arboriculture) Rendre un greffon indépendant de son porte-greffe en lui permettant de se développer sur ses propres racines.
- (Cartes à jouer) Au bridge, rendre maîtresses des cartes qui ne l’étaient pas au début du jeu.
- Il s’agit, tout en essayant de faire tomber les honneurs supérieurs, d’affranchir les petites cartes qui accompagnent l’honneur possédé. — (Michel Bessis, Jean-Luc Seret, Les jeux d’affranchissement par la coupe, chinonbridge.free.fr)
- (Anjou) Châtrer un animal. (note : en dehors de l'Anjou l'usage est désuet).
- Couper, châtrer : Affranchir un taureau, un cheval. — (Prosper Poitevin, Nouveau dictionnaire universel de la langue française, tome 1, Éditions Reinwald, Paris 1868)
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mollir
?- Devenir mou.
- Le fruit nommé cul-de-chien, nèfle d'Allemagne, est astringent avant sa maturité ; lorsqu'il a molli sur la paille c'est un aliment fort agréable ; […]. — (Édouard Adolphe Duchesne, Répertoire des plantes utiles et des plantes vénéneuses du globe, Paris, Jules Renouard, 1836, page 249)
- Sur la pente des toits exposés au soleil, la neige commença à mollir, puis elle fondit presque aussitôt et un bruit d'eau dégorgeant des chanlates ou ruisselant des tuiles sur la chaussée, annonça le dégel. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 157)
- (Par analogie) Manquer de force ; faiblir ; fléchir.
- Le vent, qui parfois mollissait, reprenait bientôt avec plus de rage, au milieu de grains de grêle et de neige. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, chap. 19, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, p. 184)
- En un tour de main, j'insérai une K7 vierge dans la caméra, attrapai mon voile noir et dévalai l'escalier, me retenant à la rampe tant mes jambes mollissaient. — (Anne-Isabelle Tollet, La mort n'est pas une solution: Asia Bibi condamnée à la pendaison pour blasphème, Éditions du Rocher, 2015)
- Les troupes mollissaient et commençaient à plier.
- (Sens figuré) Céder trop aisément dans une occasion où il faudrait avoir de la fermeté.
- Il ne faut pas mollir dans cette affaire.
- Il se pique de fermeté, mais je l’ai vu mollir dans une occasion importante.
- (Transitif) (Marine) Rendre plus mou ; détendre.
- Dès que la chaîne est rendue à son poste et bien bossée sur l’avant de la bitte : défrapper la caliorne après l’avoir mollie en douceur ; prendre le tour de bitte et terminer l’opération comme il a été dit plus haut. — (M. L. Lewal, Traité pratique d’artillerie navale et tactique des combats de mer, volume 2, 1899, page 209)
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garnir
?- (Militaire) Armer, munir un dispositif de défense d'éléments ou de troupes nécessaires à sa défense, à sa protection.
- Le gouverneur de la forteresse avait fait ses préparatifs de défense. Des monceaux de pavés garnissaient le haut des tours, entourant les canons, pour lesquels on avait élargit les meurtrières. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Ce n’est pas tout : le sommet des tours était garni de hourds en charpente que l’on posait également en temps de guerre. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Garnir un port de vaisseaux.
- Fournir, pourvoir des choses nécessaires.
- Garnir une maison de meubles.
- Garnir une bibliothèque de livres, un buffet de vaisselle.
- (Absolument) Garnir un étui, un nécessaire.
- Avoir la bourse bien garnie, le gousset bien garni.
- Garnir un lit, y mettre des matelas, des draps, des couvertures.
- (En particulier) Meubler.
- Chambre garnie, maison garnie, chambre, maison que l’on loue fournie de toutes les choses nécessaires.
- Chambre garnie, appartement garni à louer.
- Loger en garni, c’est-à-dire en chambre garnie.
- Habiter en garni, un garni.
- Orner ; accessoiriser.
- Le fruit de l’épine-vinette est utile pour conserver et confire et pour garnir les plats. — (Th.W. Forsyth, Traité de la culture des arbres fruitiers, page 197, 1803)
- Les cordons ovigères ressemblent à de flexibles tubes de cristal, que garniraient de petites perles noires. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- Pour ne pas se griser, malgré les nombreuses libations inhérentes à des fêtes de ce genre, on garnissait de lierre, bouteilles, lampes et meubles ! — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
- Rembourrer.
- Renaud leva ses bras maigres que les gants de six onces garnissaient comme deux paquets de pansement et sourit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Faire garnir une porte de bourrelets, pour empêcher le vent de pénétrer.
- Garnir des fauteuils, un canapé, etc. Les rembourrer de crin, de laine, etc.
- Compléter.
- Pour remettre la machine en mouvement, on dirige d'abord l'arbre moteur dans le sens du vent, puis on écarte les voiles afin de garnir de nouveau les ailes. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 116)
- Les meubles qui garnissent un appartement.
- Les statues qui garnissent une terrasse.
- Les cheveux qui garnissent le derrière de la tête.
- (Cuisine) Enrichir ; rendre plus copieux.
- Faites une pâte à koulibiac, puis garnissez l'intérieur de tranches de saumon épluché et débarrassé des arêtes. — (Tante Marie, La véritable Cuisine de Famille, Paris : A. Taride, s.d., 30e éd., p.339)
- Choucroute garnie, choucroute à laquelle sont ajoutées des saucisses ou des tranches de jambon, etc.
- Assiette garnie, assiette de charcuteries diverses.
- Remplir ou occuper un certain espace.
- De hautes et superbes futaies garnissent encore une grande partie de nos vallées et de nos montagnes. Elles recouvrent un sol riche et fertile, et tout à fait propre à la culture. — (Thomas Couët, Le bois, voilà l’ennemi !, Revue Franco-Américaine, 1909)
- Une foule de curieux garnissaient les deux côtés de la route.
- La salle se garnit, commence à se garnir de monde, elle s’est garnie en un instant.
- Doubler ou renforcer avec quelque chose, pour faire durer plus longtemps, en parlant de choses.
- Garnir des bas.
- Garnir un chapeau en dedans d’une coiffe et d’un cuir.
-
assouvir
?- Rassasier pleinement, délivrer d’une faim vorace, contenter.
- Dès ce temps, la lecture était devenue chez Louis une espèce de faim que rien ne pouvait assouvir: il dévorait des livres de tout genre, et se repaissait indistinctement d'œuvres religieuses, d'histoire, de philosophie et de physique. — (Honoré de Balzac, « Louis Lambert » in « La Comédie humaine »)
- (Par extension) Satisfaire un besoin, une envie.
- (Sens figuré) Satisfaire une passion violente.
- Il ne fait que punir, traitant des peccadilles avec une sévérité démesurée, poursuivant des enfants innocents pour les fautes de leurs parents, châtiant des populations blanches comme neige pour les torts de leurs dirigeants, s'abaissant même, pour assouvir Sa soif de vengeance, à verser le sang d'inoffensifs agneaux, veaux, moutons et bœufs, en punition d'affronts insignifiants commis par leurs propriétaires. — (Mark Twain, De la religion: Dieu est-il immoral ?, 1906)
- Châteaubedeau défendait sa vie, mais Cornebille assouvissait sa haine, ce qui le rendait fort. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 173)
-
honnir
?- Blâmer quelqu’un en lui faisant honte, en le vouant au mépris public.
- Il fera certainement de bons ouvrages, moyennant quoi il mourra de faim, sera honni et persécuté ; mais il faut que chacun remplisse sa destinée. — (Voltaire, Lettre à Monsieur de Cideville, Ferney, 31 auguste 1765, dans Œuvres complètes de Voltaire : Correspondance, Paris, Lefebvre & Cie, 1830, volume 10, page 29)
- Elle honnit le carton-pâte et l’ornement en staff, l’orviétan des charlatans littéraires, le tarabiscotage des épithètes, qui sont trop souvent l’essentiel d’un livre consacré aux splendeurs factices d’un climat africain. — (Pierre Mannoni, Les Français d’Algérie : Vie, Mœurs, Mentalité, 1993)
- Je ne vomirai pas sur les chaussures de l'ancêtre que je honnis d'avoir voulu me faire valser. — (Wendy Delorme, Insurrections en territoire sexuel, éditions Au diable Vauvert, 2009, page 140)
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bouillir
?- Être dans l’état d’ébullition. — Note : Se dit proprement des liquides, lorsque la chaleur ou la fermentation y produit un mouvement et qu’il se forme des bulles à la surface.
- Il est de fait que le mercure sur lequel on fait bouillir de l'eau, communique à ce liquide la vertu la plus vermifuge ; […]. — (Jean Antoine Chaptal, Élémens de chimie, volume 2, Deterville à Paris, 2e édition, an III, page 373)
- Cette opération, qui se fait dans un appareil analogue à l’appareil distillatoire, est fondée sur la différence de volatilité de l’alcool et des huiles odorantes qui ne bouillent, en général, qu’à des températures bien supérieures à 100°. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 147)
- […] on sait, en effet, que l’eau saturée de sel bout seulement vers 108 degrés. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la savonnerie, 1924, page 53)
- Le tronc coupé par l’homme qui construisit cette maisonnette a été flotté sur les eaux étincelantes du bras de mer, qui, l’hiver, bouillent et fument au contact de l’air plus froid qu’elles-mêmes. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 151)
- (Cuisine) Faire cuire dans l’eau ou dans un autre liquide porté à ébullition.
- Une porte latérale s'ouvrit, et nous entrâmes dans une pièce voûtée où, sur un long potager, bouillaient dix ragoûts. — (Amans-Alexis Monteil, Histoire des Français des divers états aux cinq derniers siècles, 1841, page 11)
- Des racines coupées et des feuilles de betteraves, bouillant dans une marmite sur le feu, mêlaient leur parfum âcre à l’odeur de renfermé qui semblait stagner dans les encoignures. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par analogie) — Comme le supplicieur d’Orléans qui faisait bouillir les faux-monnayeurs et repoussait de la pique ceux qui venaient surnager, Ambroise Paré faisait échauder vivants deux petits chiens dans l’huile de lys, […]. — (L’Union médicale du Canada, 1910, volume 39, page 529)
- Porter à ébullition le récipient où l’on fait cuire quelque chose.
- Faire bouillir le pot. Le pot bout.
- (Œnologie) Fermenter, en parlant du raisin dans la cuve après la vendange. → voir bouillage et bouillaison
- Il faut arroser la vendange dès que l'on entend le raisin bouillir.
- (Sens figuré) Être émotionnellement excité ou agité, au point d’avoir de la difficulté à se contenir.
- Bouillir de colère, d’impatience, d'indignation.
- Il bouillait sur son siège et, bien que peu habitué à prendre la parole en public, il se lança : — Avec les Passeurs de Loire, une association de Tigy, nous avons fait, mon épouse, mon petit-fils Pierre et moi, une promenade en bateau sur le fleuve. — (Boris Delafontaine, La Loire interdite, Éditions Publibook, 2016, page 208)
- Dans les prisons et dans les camps, les djihadistes étrangers, européens, français, bouillaient de se voir libérer par l’armée d’invasion ou de vivre le moment où le chaos leur ouvrirait grand les portes. — (Allan Kaval, Réduits à solliciter le renfort de Damas, les Kurdes pleurent la fin d’un monde, Le Monde. Mis en ligne le 14 octobre 2019)
- Quand je lis les courriels hyper violents que mes collègues et moi recevons, quand je vois toute cette haine qui bout, je me dis que ça ne prend pas grand-chose pour qu’une société bascule dans l’anarchie. — (Richard Martineau, Le tissu social commence à s'effriter..., Le Journal de Québec, 22 janvier 2022)
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ennoblir
?- Donner de la noblesse, de l’élévation, de la dignité, du lustre. Cela s’applique aux personnes et aux choses.
- Pour ennoblir davantage la langue russe, elles proscrivaient la moitié des mots, les remplaçant par des locutions françaises…, d’ailleurs beaucoup plus risquées. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- […] ne trouvez-vous pas que l’aspect de la nature grandiose et sublime qui nous environne a quelque chose de saisissant qui ennoblit les idées, élève l’âme et rend l’homme meilleur ? — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Tout compte fait, quand je vois que nos Nîmois, pleins d’esprit et fier à juste titre des ruines majestueuses qui ennoblissent leur ville, se donnent des gants d’être presque des Romains, je ne puis m’empêcher de sourire à mon tour. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Donner industriellement des façons aux tissus (impression, satinage, effet duveteux…) pour augmenter leur beauté et leur valeur marchande.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Ancien sens) Anoblir noble, pourvoir d’un titre de noblesse.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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pressentir
?- Prévoir confusément quelque chose par un sentiment non raisonné.
- Giselle ! cria le comte d’une voix angoissée, messieurs, excusez-moi, j’ai peur, je pressens quelque malheur. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Quand Olivier Émery était au fond du trou comme aujourd'hui, il n'avait plus aucun espoir et pressentait que tout était joué. Téléphoner à FIP ne servirait plus à rien, aucun réconfort ne lui parviendrait, […]. — (Jean-Marc Souvira, Le Vent t'emportera, Éditions Fleuve Noir, 2011, chapitre 24)
- Les autorités provinciales, à qui rapport fut fait de l’événement, ordonnèrent de laisser les choses comme elles étaient et pressentirent que cet enterrement par les tigres présageait un avenir brillant à la famille. — (Le Courrier du Vietnam, Histoires courtes, site lecourrier.vn, 14 novembre 2020)
- (Par extension) Entrevoir, deviner.
- Bien que, par intervalles, de brèves et pâles soleillées courussent sur les chemins défoncés, sur les prairies semées de flaques miroitantes, on pressentait que l’accalmie serait de peu de durée, et que l’averse recommencerait avant la fin du jour. — (André Theuriet, La Chanoinesse, partie 3, chapitre II, 1893)
- Le baromètre est en baisse, mais le ciel s’éclaircit vers le Sud où je pressens le beau temps. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Il pressentait que l’eau triompherait des semelles sans résistance, et, sournoisement, s’infiltrerait jusqu’aux chevilles. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 9)
- Mais Loïse, sa fille, insiste pour demeurer : elle aime la forêt, paraît-il, […], le père cède. Non qu’il ne pressente pas qu’autre chose travaille cette jeunesse. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Sonder, tâcher de découvrir les dispositions, les sentiments de quelqu’un sur quelque chose.
- Pressentir quelqu’un sur une affaire.
- Avant de lui proposer cet échange, il serait bon de le pressentir.
- Le seul moyen de ne pas s’exposer à un échec est de pressentir les intéressés.
- Il faut le pressentir sur ce mariage.
- Se renseigner sur les intentions de quelqu'un auquel on envisage de confier des responsabilités.
- Le poste qu'on m'avait proposé n'était plus vacant. Mais les affaires montées par la société qui m'avait pressenti étaient en train de prendre une extension énorme. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 97)
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déconfire
?- (Vieilli) Défaire entièrement dans une bataille.
- Car enfin, M. Drumont entrait en héros dans Babylone, après avoir déconfit toutes les nations sémitiques, et les admirateurs de ce conquérant reniflaient sur lui la poussière du saint roi Midas. — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs , Joseph Victorion et Cie, 1906)
- (Sens figuré) Réduire à ne plus savoir que dire et quelle contenance tenir.
- Ce discours l’embarrassa, il fut tout déconfit.
- Un air déconfit.
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décrépir
?- Dégarnir du crépi.
- Décrépir un mur lézardé.
- Ce mur se décrépit.
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accomplir
?- Achever entièrement.
- Accomplir le temps de son apprentissage, de son noviciat, de son service militaire.
- Mettre à exécution ; réaliser complètement.
- Vous accomplissez vite vos missions. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 21)
- Mais exhérédez les femmes ! au moins accomplirez-vous ainsi une loi de nature en choisissant vos compagnes, en les épousant au gré des vœux du cœur. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1842, chapitre deuxième)
- Elles accomplissaient des tâches qui leur étaient a priori familières : elles nettoyaient le riz, pilaient l'igname et moulaient le maïs. — (Marcus Rediker, À bord du négrier. Une histoire atlantique de la traite, traduit de l'anglais par Aurélien Blanchard, éditions du Seuil, 2013)
- Faire ce qui est exigé.
- Accomplir la loi,
- (En particulier) Satisfaire à un engagement, remplir ses obligations.
- Je leur offris de les rapatrier, mais ils refusèrent, préférant accomplir leur devoir jusqu’au bout et parachever leur œuvre. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Pronominal) S'achever.
- Les expéditeurs sont à leur poste ; les courtiers des grandes maisons étrangères sont sur pied. Sans beaucoup de bruit, des cours s’établissent, des transactions s’effectuent, des chargements s’accomplissent. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le traité qu’ils avaient fait n’a pu s’accomplir.
- Si ce mariage s’accomplit.
- Que vos vœux et les nôtres s’accomplissent! Cela arriva de la sorte, afin que l’écriture s’accomplît.
-
chérir
?- Aimer tendrement.
- Chérir ses enfants, ses amis. Chérir sa patrie. Image chérie.
- (Par extension) (Avec un nom de chose pour complément) Être tendrement attaché à ; se complaire dans.
- Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes. — (Bossuet, Extrait d’un Sermon)
- La musique, elle aussi, d'un accordéon dans les bals, ou d'un orchestre piaulant sa rengaine exotique dans les lieux de plaisir, ou d'un monumental piano mécanique, dans un décor de glaces et de femmes nues, m’est délicieuse à chérir. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
-
affermir
?- Rendre stable.
- […]; le sol s'affaisse en s’asséchant. Pour l’affermir, il faut d'abord brûler les choins, massettes, roseaux, et, pour cela, tenir le marais le plus à sec possible, […]. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Dictionnaire universel d’agriculture, tome 11, 1805, page 480)
- Il y eut un silence pendant lequel l’homme affermit son lorgnon, fouilla dans la poche intérieure de sa veste et en retira son passeport. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, Le Livre de Poche, page 227)
- Rendre consistant.
- Affermir sa voix.
- La gelée affermit les chemins.
- Les chemins s’affermiront bientôt.
- Des piqûres propres à affermir les gencives.
- Ce poisson s’est affermi en cuisant. Dans ce sens on dit plus souvent « raffermir ».
- (Sens figuré) Rendre plus assuré, plus difficile à ébranler.
- Le noyau d’une kabila est constitué par des bonda reliées entre elles : leur relation se fonde sur la parenté et un lien qui s’est affermi au fil du temps. — (Jan Jansen, Épopée, histoire, société : le cas de Soundjata: Mali et Guinée, Karthala, 2001, page 73)
- Nous devons nous affermir mutuellement. — (Timothy Radcliffe, Que votre joie soit parfaite, 2002)
- Ce mot d’« ami » venant d’un homme d’expérience affermissait mon courage. — (Stefan Zweig, traduit par Alzir Hella (2002), La pitié dangereuse, Grasset, Paris, 1939, page 297)
- (Droit) Rendre ferme ce qui était optionnel ou conditionnel.
- Le marché doit comporter une tranche ferme et une ou plusieurs tranches conditionnelles, que le pouvoir adjudicateur peut ou non affermir, chaque tranche devant former un ensemble cohérent. — (Direction des affaires juridiques, Les marchés à tranches conditionnelles, site economie.gouv.fr, consulté le 19 juin 2020)
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ravir
?- Enlever de force, emporter avec violence.
- Si les pages qui vont suivre voient un jour la lumière du soleil, c’est qu’elle m’aura été ravie. — (Pierre Benoit, L’Atlantide, Albin Michel, 1920, p. 9-14)
- Ravir une femme.
- Ravir le bien d’autrui.
- (Sens figuré) Enlever, ôter, priver de.
- Ravir l’honneur à une jeune fille.
- Ravir à un général la gloire d’une action.
- Charmer l’esprit ou le cœur de quelqu’un, faire éprouver un transport d’admiration, de plaisir, etc.
- […]: c’est qu'on mesure mal l’état de divertissement où sont ravis tant de jeunes gens qui découvrent à la fois les livres et les femmes. — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, p.44)
- Les merveilles que vous me racontez me ravissent.
- C’est une beauté qui ravit tous ceux qui la voient, qui ravit tous les cœurs.
- Cette musique a ravi tous ceux qui l’ont entendue.
- Ce prédicateur, cet avocat a ravi tout son auditoire.
- Un homme ravi de joie, ravi d’admiration, Un homme transporté de joie, d’admiration.
- (Par hyperbole) (Familier) En éprouver un vif plaisir, en être bien aise.
- L’élu se ravit que désormais les visiteurs puissent se promener sur le toit de la criée. — (journal Sud-Ouest, supplément Guide saison 2022 Charente-Maritime, page 22)
- (Religion) Transporter au ciel.
- Saint Paul fut ravi jusqu’au troisième ciel.
- (Mysticisme) Être transporté hors de soi par une forte contemplation et par l’effet d’une grâce particulière.
- Ce saint a été plusieurs fois ravi en extase.
- (Sens figuré) Être transporté hors de soi par un sentiment très vif d’admiration.
- À la vue de ce grand monument, il fut ravi en extase.
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saurir
?- Synonyme de saurer.
- D'après l'abbé COCHET, un acte de 1230 rapporte que le Cellérier de l'Abbaye de Fécamp avait coutume de céder à la commune de Colleville, « un ou deux arbres à prendre dans le bois de Torp, pour saurir le hareng ». Ce document est le plus ancien concernant le saurissage en France. — (Histoire du hareng et de ses traditions à travers les siècles, harengfume.com)
- (Normandie) Fumer (un jambon).
-
prédéfinir
?- Définir à l’avance.
- Bien qu’il ne s'agisse pas de code Html à proprement parler, il est aussi possible de prédéfinir un objet du message ainsi envoyé ou de prévoir l’envoi d'une copie à un autre destinataire. — (site Luc Van Lancker, HTML 4 : maîtrisez le code source, 2008)
- Il existe deux façons de prédéfinir le contenu d’un élément avec XML Schema. — (site Kevin Howard Goldberg, Petit manuel de prise en main de XML, 2009)
-
redevenir
?- Devenir de nouveau, recommencer à être ce qu’on était auparavant.
- Si l'on organisait, en 1930, un plébiscite pour demander aux Alsaciens s'ils veulent redevenir Allemands, les neuf dixièmes voteraient négativement. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Le lendemain, à l'aube, nous nous mettons en marche — en marche est ici une façon de parler — car nous nous faisons tout bourgeoisement transporter en chemin de fer jusqu'à La Neuveville, où nous redeviendrons piétons. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895, 1923)
- Pitié pour nous, forçats de guerre qui n’avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes et qui désespérons de jamais le redevenir. — (Maurice Genevoix, La Boue, Flammarion, 1921)
- Tu veux que je te dise ma coquine, déjà quand tu avais dix ans, tu étais la plus rigolote des mistinguettes ! Ch'suis si heureuse que tu redeviennes comme ça ! — (Ch. Prat, Bruissements d’ailes, Éditions Publibook, 2006, p. 221)
- Ce soir, le bas-ventre en feu dans son lit, il redevenait le petit scout hypocrite et libidineux hanté par l'envie de se tirer sur la nouille. — (Raphaël Somal, Le crépuscule des cadres, Publishroom, 2019, chap. 5, §. 5)
-
aboutir
?- Toucher par un bout.
- Art. CCLXI - Les propriétaires ou fermiers des héritages assis sur le chemin herdal sont tenus de les fermer depuis le dix Mars lorsqu'ils aboutissent sur des prés, & depuis le quinze Avril au regard des autres héritages jusqu'à la récolte , […]. — (« Des parcours, pâturages & police champêtre », titre 15 des Coutumes générales de la ville de Verdun, et pays verdunois, homologuées & autorisées par lettres patentes du 30 septembre 1747, Metz : chez François Antoine, non daté (1747 ?), page 95)
- Ces groupes étaient surtout nombreux aux extrémités de la rue, qui, de part et d'autre, aboutissait à la grande route, […]. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
- L'autre rue, qui s'appelle la rue Haute ou Adalstraeti, coupe la première à angle droit et aboutit à un bâtiment en bois dont la façade porte en grandes lettres blanches peintes sur fond bleu le mot « hospital » . — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 46)
- […], les bêtes levèrent leur mufle humide et, dociles à l’invite de leur jeune gardien, gravirent le coteau pour reprendre, […], le chemin de terre bordé de haies vives aboutissant au village. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par extension) Arriver au bout.
- Durtal aboutissait à une terrasse dominant la ville et il s’accoudait à une balustrade de pierre grise, sèche, trouée […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Sens figuré) Avoir pour résultat, en parlant d'une affaire, d’un raisonnement, d’une entreprise.
- L'adoption des toilettes portées dans les villes, c'est déjà le prodrome de cette tentation qui finit par aboutir à la désertion des campagnes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- La misère, quoi qu’on en pense, n'incite pas au crime : elle engendre tout au plus […] d'aigres et soudaines criailleries, aboutissant parfois à un simulacre de bagarre que l'ombre du premier flic venu suffit à réprimer. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Rien dans ses agissements, ses relations, n'était douteux. Plusieurs heures durant, vingt limiers du Bureau Central avaient travaillé d'arrache-pied sur cette matière, cherchant la faille par où pourrait s'insinuer le soupçon. Pour aboutir à délivrer vingt certificats de bonne vie et mœurs... — (Léo Malet, Johnny Metal et le dé de jade, Paris : G. Ventillard, 1947 & Paris : Fleuve Noir, 1984, chap. 17)
- Harland, qui a fort bien connu Vavilov, condamne sans réserves les théories mitchouriniennes, taxe Lyssenko de charlatan et dénonce les odieuses manœuvres qui ont abouti à la révocation des principales figures de la génétique soviétique. — (Joël Kotek & Dan Kotek, L'affaire Lyssenko, page 196, Éditions Complexe, 1986)
- Avoir un résultat, réussir.
- Cette affaire a abouti.
- Crever, en parlant d’un abcès.
- Faire aboutir un abcès. - Un abcès qui aboutit.
-
attendrir
?- Rendre tendre et facile à manger.
- Il faut battre ce gigot pour l’attendrir.
- Les choux s’attendrissent à la gelée.
- (Sens figuré) Émouvoir de compassion, de tendresse.
- Plus d’une fois, je suis resté attendri, songeant à de délicieux moments : soit que je revisse cette délicieuse fille assise près de ma table, occupée à coudre, paisible, silencieuse, recueillie et faiblement éclairée par le jour qui, descendant de ma lucarne, dessinait de légers reflets argentés sur sa belle chevelure noire; soit que j’entendisse son rire jeune, ou sa voix au timbre riche chanter les gracieuses cantilènes qu’elle composait sans efforts. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- (Pronominal) Devenir tendre.
- Je ne pourrais point m’attendrir et je ne le veux pas, car je n'ai point l'âge ni le goût des récits larmoyants. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Son père s’est attendri en voyant son repentir.
- Un cœur facile à s’attendrir.
- S’attendrir sur le sort de quelqu’un.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.