Dictionnaire des rimes
Les rimes en : retenir
Que signifie "retenir" ?
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- Garder par-devers soi ce qui est à un autre.
- Retenir le bien d’autrui.
- Pourquoi retient-il mes papiers ?
- retenir les gages d’un domestique, le salaire d’un ouvrier.
- Garder toujours, conserver ce que l’on a, ne point s’en défaire, ne point s’en dessaisir.
- Auguste retint l’empire.
- Ce prince retint toute son autorité jusqu’à la fin de sa vie.
- En termes de Jurisprudence, "donner et retenir ne vaut" signifie qu'une donation n’est point valable, si on ne se dessaisit pas en effet de ce que l’on donne.
- Se dit, dans ce sens, en parlant des habitudes, des qualités bonnes ou mauvaises que l’on n’a point perdues.
- Retenir l’accent de son pays.
- retenir ses vieilles habitudes.
- Les bêtes féroces que l’on a apprivoisées retiennent toujours quelque chose de leur naturel.
- Ce vase retient quelque chose de l’odeur du vin que l’on y avait mis.
- Cet homme est bien corrigé, il n’a rien retenu de ses défauts. Il est vieux.
- Se souvenir, garder en mémoire.
- Puis il ajouta qu’il allait partir pour Paris afin de retrouver le musicien auquel il t’avait loué, et qui lui avait donné son adresse à Paris rue de Lourcine chez un autre musicien appelé Garofoli. J’ai bien retenu tous les noms, retiens-les toi-même. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Les ivrognes, maintenant accoudés au comptoir, braillaient une chanson dont ils n’avaient retenu que quelques paroles. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Réserver.
- Il a vendu tout son vin, hormis tant de pièces, qu’il a retenues pour sa table.
- Il a affermé sa terre, mais il s’est retenu les bois et les vignes.
- Il a donné son bien, mais il s’en est retenu, il en a retenu l’usufruit. Il est vieux.
- Les juges ont retenu cette cause : ils s’en sont réservé la connaissance en décidant qu’elle leur appartenait.
- Retenir une cause signifie aussi La conserver au rôle pour qu’elle soit jugée à son rang et sans délai.
- Le président a refusé la remise qu’on lui demandait et a retenu la cause.
- (Mathématiques) Réserver un chiffre pour le joindre aux chiffres de la colonne suivante.
- Huit et neuf font dix-sept : je pose 7 et je retiens 1.
- Prélever, déduire d’une somme.
- Le greffier, les huissiers, les procureurs, vinrent chez lui en grand appareil lui rapporter ses quatre cents onces ; ils en retinrent seulement trois cent quatre-vingt-dix huit pour les frais de justice, et leurs valets demandèrent des honoraires. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, III. Le chien et le cheval, 1748)
- Quand il voulut compter avec lui, Aristide chercha tant de chicanes, qu’il dut le laisser partir sans lui retenir un sou pour ses frais de nourriture et de logement. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- En me payant, il a retenu la somme qu’il m’avait prêtée.
- Il a retenu tant pour les frais, pour les réparations, pour ses déboursés, pour ses peines.
- retenir tant sur le paiement d’un coupon.
- S’assurer par précaution une personne, une chose.
- Retenir quelqu’un pour une partie de plaisir.
- Je vous retiens à dîner pour dimanche prochain.
- retenir un domestique.
- retenir une chaise au sermon, une loge à l’Opéra, une place dans un train.
- Cette place est retenue.
- retenir un logement.
- retenir une chambre dans un hôtel, une fenêtre sur une rue pour voir une cérémonie publique.
- retenir une date.
- Arrêter, maintenir, faire demeurer.
- Après la consultation, le docteur C***, médecin de la préfecture, me fit l’honneur de me retenir à déjeuner chez lui, avec deux de mes confrères. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 132)
- Il fut non seulement poli, mais empressé, galant même plus qu’il ne convenait à son âge, et il fit si bien qu’il retint la marquise, prête à partir. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, part. 1, chap. 2.)
- Son ventre retombait en plis grassouillets sur une taillole de flanelle grège retenant le pantalon. — (Jean Siccardi, La Chênaie de Seignerolle, Presses de la Cité, 2010, chapitre 17)
- retenir prisonnier.
- Ce rhume l’a retenu quinze jours à la chambre.
- Saisir, tenir, pour empêcher un accident, une chute, ou pour s’opposer à une mauvaise action.
- En un tour de main, j'insérai une K7 vierge dans la caméra, attrapai mon voile noir et dévalai l'escalier, me retenant à la rampe tant mes jambes mollissaient. — (Anne-Isabelle Tollet, La mort n'est pas une solution: Asia Bibi condamnée à la pendaison pour blasphème, Éditions du Rocher, 2015)
- Il serait tombé dans le précipice, si je ne l’eusse retenu.
- Il allait le tuer, si je ne l’eusse retenu, si je ne lui eusse retenu le bras.
- Arrêter, contenir, ne pas laisser aller.
- La langue est dure, déformée et relevée à la pointe : c'est la « langue de bois » des paysans allemands. La mastication est difficile, la salive n’est plus retenue dans la bouche et l’animal dépérit considérablement. — (J. Cruzel & François Peuch, Traité pratique des maladies de l'espèce bovine, Éditions Asselin et Houzeau, 1892, page 104)
- J’essayais, en contractant le gosier, d’absorber le moins possible d’eau et de résister à l’asphyxie en retenant le plus longtemps que je pouvais l’air dans mes poumons. Mais je ne pus tenir plus de quelques instants. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- On retient l’eau avec des écluses.
- Il y a de certaines terres qui retiennent l’eau.
- retenir son haleine, ses larmes, ses cris.
- retenir une poutre, L’attacher avec un lien de fer pour l’empêcher de tomber.
- (Absolument) Pour des chevaux de trait qui empêchent la voiture d’aller trop vite à une descente.
- Il faut enrayer, car ces chevaux-là ne retiennent pas.
- Ce cheval a les reins bons, il retient fort bien.
- Réprimer ; modérer ; empêcher de s’emporter.
- Pàtsa s'avance en traînant les pieds, prend la craie et commence, laborieusement, à tracer : « Il n'ai pas a l'école passe qu'il a la pécole. » Éclat de rire général dans la classe. Le maître a du mal à retenir un sourire. — (Robert Dagany, La Muette d'Arenc: Marseille 1950, Le Fioupélan éditions, 2011, chapitre 45)
- Cette considération me retint.
- Je ne sais ce qui me retient que je ne… Il allait le frapper, mais il s’est retenu.
- Il n’est pas si emporté qu’il ne sache bien se retenir quand il le faut.
- Je me suis retenu de lui répondre.
- Mettre, imprimer, garder quelque chose dans sa mémoire.
- Retenir par cœur.
- Il n’a entendu ces vers qu’une fois et il les a retenus.
- Il retient tout ce qu’il entend.
- Je n’ai pas retenu son nom.
- Je retiendrai cela toute ma vie.
- Cette leçon se retient aisément.
- (Absolument) En parlant de la génération des animaux et signifie concevoir.
- On a mené cette vache au taureau, mais elle n’a pas retenu.
- Les signes de la chaleur de la vache ne sont point équivoques, elle mugit alors très fréquemment et plus violemment que dans les autres temps, elle saute sur les vaches, sur les bœufs et même sur les taureaux, la vulve est gonflée et proéminente au dehors ; il faut profiter du temps de cette forte chaleur pour lui donner le taureau, si on laissait diminuer cette ardeur, la vache ne retiendrait pas aussi sûrement. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 580)
- (Pronominal) S’arrêter avec effort.
- Se retenir au milieu de sa course.
- (Pronominal) (Absolument) Ne pas satisfaire un besoin naturel
- (Pronominal) (Équitation) Pour un cheval, qui ne veut pas se porter librement en avant.
- Jamais on n’a vu un cheval se retenir comme celui-là.
- Tous les jeunes chevaux se retiennent.
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "retenir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
-
blottir
?- S’accroupir, se ramasser de manière à tenir le moins d’espace qu’il est possible. — Note : Cela se dit des hommes et des animaux.
- Il se déshabilla en hâte, se blottit sous les couvertures. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- Se blottir dans un coin, dans le lit, sous la table.
- Les perdrix se blottissent devant le chien.
- Se tenir l’un contre l’autre.
-
satire
?- (Primitivement) À Rome, forme de pièce de théâtre en partie chantée.
- (Littéraire) Ouvrage en vers, fait pour reprendre, pour tourner en ridicule, pour châtier les vices et les sottises des hommes.
- Certains ouvrages de longue haleine, ordinairement mêlés de prose et de vers, qui sont faits dans la même intention.
- La troisième est une ère prosaïque et pédantesque; à elle la dernière partie du Roman de la Rose, recueil de science aride, dans lequel il n’y a de remarquable que la satire, la satire toujours puissante contre une époque qui approche de sa fin. — (Jean-Jacques Ampère, La Littérature française au moyen-âge, Revue des deux Mondes, 1839, tome 19)
- Satire d’Horace, de Juvénal, de Boileau.
- Satire contre l’avarice, contre l’ambition.
- On a fait contre lui une satire qui le couvre de ridicule.
- Tout écrit ou discours piquant, mordant contre quelqu’un.
- Cela n’est rien. Un philosophe sait recevoir comme il faut les choses, et je vais composer contre eux une satire du style de Juvénal, qui les déchirera de la belle façon. — (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, 1670)
- Ainsi, dans le cadre de la satire des financiers, nous trouvons des allusions nombreuses à l'origine petite-bourgeoise des grands du jour: avoir exercé jadis le métier de cordonnier, de fripier ou d'usurier constitue ipso facto une tare aux yeux de l'opinion. — (Jean V. Alter, Les origines de la satire anti-bourgeoise en France, II : L'esprit antibourgeois sous l'Ancien Régime, Genève : Droz, 1969, 1970, p.31)
- (Absolument) Le genre satirique.
- Imitation railleuse ou accusatrice.
- Sa conduite est la satire de la vôtre, L’honnêteté, la régularité de sa conduite fait remarquer davantage les torts de la vôtre.
-
étrécir
?- Rendre étroit, rendre plus étroit.
- Étrécir un chemin, une rue.
- Il a fait étrécir son veston.
- Devenir plus étroit.
- Cette toile étrécira au blanchissage.
- (Manège) Ramener graduellement un cheval sur un terrain moins étendu que celui qu’il parcourait.
- Étrécir un cheval
- (Pronominal) Devenir plus étroit.
- Mokkhi regarda la bande céleste étirée entre l’astre rouge et les cimes. La piste du firmament s’étrécissait à l’extrême. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Ses yeux se sont étrécis de ruse. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- Après le second verre de raki, ses yeux s’étrécirent, se firent plus perçants. — (Ismail Kadare, Le Dossier H., 1981 ; traduit de l’albanais par Jusuf Vrioni, 1989, page 151)
- Le cuir s’étrécit à la pluie.
- Dans cet endroit, le chemin va en s’étrécissant.
- (Pronominal) (Sens figuré)
- Ses idées s’étrécissent.
-
épanouir
?- (Transitif) Ouvrir, faire ouvrir une fleur.
- Voyez-vous comme ce rosier a épanoui ses fleurs !
- (Transitif) (Sens figuré) (Familier) Réjouir, faire rire.
- Je lui ai fait un conte qui lui a épanoui la rate.
- La gaieté, la joie épanouit le visage.
- (Pronominal) Déployer les pétales d’une fleur.
- Un bouton de rose qui s’épanouit.
- (Pronominal) (Sens figuré) Se dérider, devenir serein.
- Son visage, son front s’épanouit, ses traits s’épanouissent.
- Rébecca, le vin aidant, s'épanouissait dans une humeur heureuse. — (Eric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
- (Pronominal) Se dit des nerfs, des fibres, des vaisseaux qui s’étendent et se ramifient en se terminant.
- Les nerfs s’épanouissent sous la peau.
-
retentir
?- Rendre ou renvoyer un son éclatant.
- Cette voûte retentit du bruit des trompettes.
- Faire ou produire un bruit éclatant.
- Le jour commençait à paraître; la générale retentissait, battue dans toutes les sections de Paris; ce mouvement et ce bruit se répercutaient jusque dans la tour, et glaçaient le sang dans les veines de l'abbé de Firmont et de Cléry. — (Alexandre Dumas, La Comtesse de Charny, 6e partie, chap. 23, 1853)
- Mais, vers quatre heures et demie, la tempête se caractérisa. Des sifflements aigus retentirent dans les hautes couches de l'air. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Et, pour égayer le voyage, les chansons bientôt fusèrent d'elles-mêmes. Les notes joyeuses retentissaient au loin sur la terre nue […] — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Dans dix ans, parmi les vestiges de Beaumat, les souffles du vent, les croassements des corbeaux et la chute des pierres retentiront seuls ; nulle oreille humaine ne les entendra et la cloche du village elle-même se taira, fatiguée de tinter seulement pour les morts. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Mais ce n’est pas seulement cela, cette fanfare qui retentit dans les pierres de la ville… Quand j’étais petit, à là campagne où j’ai été élevé, j’entendais cette sonnerie, au loin, sur les chemins des bois et du château. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- (Sens figuré) - Ses louanges retentissent dans tout l’univers.
- (Par extension) (Sens figuré) Produire dans l’âme une forte impression.
- Ses paroles ont retenti en moi.
-
arrondir
?- Rendre rond.
- Les bases des tours visigothes sont carrées ou ont été grossièrement arrondies pour recevoir les défenses du Ve siècle. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Tandis que j’arrondis' le dos en m’inclinant, elle m’honore d’un salut de tête qui ne met en jeu que les vertèbres de son long cou, […]. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre III, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Les moissons avaient été coupées. De grosses meules arrondissaient le dos çà et là. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- La coterie Iosef prit un large ciseau à bois, fendit une des pièces en plusieurs parties, égales puis, avec le même ciseau, les arrondit et les affûta d'un bout. — (Benigno Cacérès, Le compagnon charpentier de Nazareth, Éditions du Seuil, 1974, chapitre 1)
- Arrondir ses bras en dansant. Quand on prononce la lettre O, la bouche s’arrondit.
- (Marine) Naviguer en décrivant une route à peu près circulaire autour d’un obstacle (cap, île, etc.).
- (Peinture) Faire sentir la rondeur des objets, leur saillie et leurs tournants.
- (Familier) Augmenter son champ, son pré, etc. ou sa fortune.
- J’ai acheté ce petit champ pour m’arrondir. Ce propriétaire s’est bien arrondi. Il avait une fortune médiocre, mais il est parvenu à s’arrondir.
- (Mathématiques) Supprimer ou ajouter des unités en finale de façon à former un chiffre rond, un nombre entier plus simple que le nombre réel[1].
- Arrondir une mesure, un poids, une somme (à).
- Le total de vos achats est de 52 euros mais comme vous êtes un bon client, j'ai arrondi à 50 euros.
- (Pronominal) (Familier) (Sens figuré) Prendre des rondeurs corporelles.
- Sa taille s’arrondit, Femme devenue enceinte.
-
aboutir
?- Toucher par un bout.
- Art. CCLXI - Les propriétaires ou fermiers des héritages assis sur le chemin herdal sont tenus de les fermer depuis le dix Mars lorsqu'ils aboutissent sur des prés, & depuis le quinze Avril au regard des autres héritages jusqu'à la récolte , […]. — (« Des parcours, pâturages & police champêtre », titre 15 des Coutumes générales de la ville de Verdun, et pays verdunois, homologuées & autorisées par lettres patentes du 30 septembre 1747, Metz : chez François Antoine, non daté (1747 ?), page 95)
- Ces groupes étaient surtout nombreux aux extrémités de la rue, qui, de part et d'autre, aboutissait à la grande route, […]. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T.2,4, 1833)
- L'autre rue, qui s'appelle la rue Haute ou Adalstraeti, coupe la première à angle droit et aboutit à un bâtiment en bois dont la façade porte en grandes lettres blanches peintes sur fond bleu le mot « hospital » . — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 46)
- […], les bêtes levèrent leur mufle humide et, dociles à l’invite de leur jeune gardien, gravirent le coteau pour reprendre, […], le chemin de terre bordé de haies vives aboutissant au village. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Par extension) Arriver au bout.
- Durtal aboutissait à une terrasse dominant la ville et il s’accoudait à une balustrade de pierre grise, sèche, trouée […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Sens figuré) Avoir pour résultat, en parlant d'une affaire, d’un raisonnement, d’une entreprise.
- L'adoption des toilettes portées dans les villes, c'est déjà le prodrome de cette tentation qui finit par aboutir à la désertion des campagnes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- La misère, quoi qu’on en pense, n'incite pas au crime : elle engendre tout au plus […] d'aigres et soudaines criailleries, aboutissant parfois à un simulacre de bagarre que l'ombre du premier flic venu suffit à réprimer. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Rien dans ses agissements, ses relations, n'était douteux. Plusieurs heures durant, vingt limiers du Bureau Central avaient travaillé d'arrache-pied sur cette matière, cherchant la faille par où pourrait s'insinuer le soupçon. Pour aboutir à délivrer vingt certificats de bonne vie et mœurs... — (Léo Malet, Johnny Metal et le dé de jade, Paris : G. Ventillard, 1947 & Paris : Fleuve Noir, 1984, chap. 17)
- Harland, qui a fort bien connu Vavilov, condamne sans réserves les théories mitchouriniennes, taxe Lyssenko de charlatan et dénonce les odieuses manœuvres qui ont abouti à la révocation des principales figures de la génétique soviétique. — (Joël Kotek & Dan Kotek, L'affaire Lyssenko, page 196, Éditions Complexe, 1986)
- Avoir un résultat, réussir.
- Cette affaire a abouti.
- Crever, en parlant d’un abcès.
- Faire aboutir un abcès. - Un abcès qui aboutit.
-
mûrir
?- Devenir mûr.
- II y a le bigarreau tardif ou de fer, qui mûrit plus tard, & qui n'est pas si sujet aux vers que l'ordinaire : il fait un bel arbre. — (La nouvelle Maison rustique, ou, Économie rurale pratique et générale de tous les biens de la campagne, par Louis Liger, tome 2, Paris : chez les Libraires associés, 1790, p. 152)
- […], mais l’on n’était qu’en juin et, sauf pour les poires de moisson qui mûrissent en août, il fallait encore attendre longtemps avant de savourer concurremment les pommes du verger et la vengeance désirée. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pour faire mûrir la graine de vers à soie, celle-ci était placée dans un petit sac suspendu autour du cou et reposait entre les seins de la femme, la magnanarelle. La chaleur du corps favorisait l'éclosion des petites larves.(Muller 1874) — (Martine de Lajudie, Un savant au XIXe siècle: Correspondance d'Urbain Dortet de Tessan Ingénieur hydrographe - 1820-1875, note n°517, page 170, 2008)
- Acquérir de la maturité.
- C’est un esprit qui mûrira avec le temps.
- L’âge et l’expérience l’ont mûri !.
- Cet homme ne mûrira jamais.
-
grandir
?- (Intransitif) Devenir plus grand.
- Ces pluies ont fait grandir les blés.
- (Sens figuré) — Zaheira sentait grandir son antipathie pour elle. Elle sentait aussi que la jeune femme n’était pas aimée dans la maison; …. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Autour de Monsieur se groupaient quelques gentilshommes, factieux, avides, remuants, qui ne pouvaient grandir et s’enrichir que par le désordre. — (Auguste Bailly, Mazarin, Fayard, 1935, p. 104)
- Vieillir, se développer en âge, en parlant d'un enfant.
- Le jeune Othon grandissait, c’était un beau garçon de cinq ans, à la tête blonde, aux joues roses et aux yeux bleus. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- J'étais en train de grandir, ce qui est la forme pudique qu'on emploie pour dire que les enfants vieillissent aussi, jusqu'à devenir ces putrides événements qu'on appelle les adultes. — (Yann Moix, Orléans, Grasset, « Le livre de poche », 2019, page 215)
- Vivre, passer le temps de l'enfance.
- Il avait grandi dans le giron de la famille, entouré de la tendresse de tous […]. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- J’aurais pu […] accepter les offres engageantes des jeunes et jolies Mangavériennes, avoir là des enfants bronzés qui auraient grandi libres et heureux sous le chaud soleil de la Polynésie. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Rainie adorait ces montagnes. Elle avait grandi là, à l'ombre des imposants sapins de Douglas, à un jet de pierre de la côte rocheuse. — (Lisa Gardner, Disparue, traduit de l'américain par Cécile Deniard, Éditions Albin Michel, 2008, chap. 10)
- (Transitif) Rendre plus grand.
- Le cothurne grandissait les acteurs de la tragédie antique.
- Se grandir en s’élevant sur la pointe des pieds.
- (Par extension) Faire paraître plus grand.
- Ce vêtement le grandit.
- (Sens figuré) La médiocrité croit se grandir en rabaissant le mérite.
-
froidir
?- (Désuet) ou (Régional) Devenir froid après avoir été chaud, refroidir.
- Puis je n’habite pas la splendide villa des Vilquin, il n’y a pas, Dieu merci, dans mes veines la dix-millionième partie d’une goutte de ce sang froidi dans les comptoirs. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1855)
- « Je montai chez moi comme un fou, et quand je me fus un peu froidi par la réflexion, je me demandai ce que j’allais faire pour nouer bel et bien une intrigue, comme on dit en province, avec une fille si diaboliquement provocante. — (Jules Barbey d'Aurevilly, Le Rideau cramoisi, 1874, réédition Gallimard, collection Folio Classique, page 57)
- Et tandis qu’ils s’éteignaient, sous la brise crépusculaire, comme un fer rouge qui froidit, du fond de la vallée, montait par les sentiers de la montagne, avec l’ombre, une étrange procession. — (Le Correspondant, volume 278, 1920, page 349)
- Comme si la fraîcheur montée du sol m’eût dégrisé, je demeurai un moment le front collé à la vitre froidie et, pour la première fois, je sentis dans mon exaltation se glisser un sentiment d’alarme. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- On eût dit parfois que le regard de Marino souriait pour un autre, et il était de fait que ce sourire un peu cruel ne lui ressemblait pas ; comme si quelque chose d’infiniment plus dur et d’infiniment plus vieux que lui eût substitué à son clignement complice, dans la fente de cette paupière soudain sans âge, le reflet coupant et glacial comme un éclat de rire qui me froidissait le sang. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
-
raffermir
?- Rendre plus ferme.
- Le soleil, le beau temps a raffermi les chemins.
- Les chairs qui entourent la plaie se raffermissent.
- Ses jambes se raffermissent de plus en plus chaque jour.
- (Sens figuré) Remettre dans un état plus assuré, plus stable.
- — En vérité, madame, ces messieurs ont une odeur sur eux qui fait mal au cœur.— Il faudra bien raffermir votre cœur, cependant, et vous accoutumer à eux, répondit Anne d’Autriche un peu sèchement. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XIX, 1826)
- Chaque coup m'abrutissait davantage mais en même temps me raffermissait dans ma décision : ne pas céder à ces brutes qui se flattaient d'être les émules de la Gestapo. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Elle prit une Chesterfield dans son sac, sortit son briquet — mais Beaujeu la devança en craquant pour elle une allumette — et se raffermit sur son siège. — (Serge Montigny, Meurtres pour dames, Librairie des Champs-Élysées, 1978, chapitre XI)
- Cet événement raffermit son autorité, sa puissance.
- Le gain de cette bataille le raffermit sur le trône.
- Il était ébranlé, mes observations l’ont raffermi dans sa résistance.
- Il s’est raffermi dans sa résolution.
-
induire
?- Porter, pousser à faire quelque chose.
- Induire à mal faire.
- Il voulait m’induire en erreur.
- Dieu, ne nous induisez point en tentation, ne permettez pas que nous soyons tentés.
- (Logique) Procéder par induction.
- Qu’induisez-vous de là ?
- La conséquence que j’en induis.
- (Physique) Produire par induction.
- Courant induit.
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démaigrir
?- (Vieilli) (Familier) Maigrir.
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advenir
?- Arriver ; survenir ; se produire, se passer.
- Au fond, il ne doutait pas de ce qui était sur le point d’advenir, et il connaissait la silhouette qui allait apparaître au cadre de la porte. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- En dehors de la cellule familiale, ils se désintéressent totalement du sort de leurs voisins et à plus forte raison de tout ce qui peut advenir à une ville ou à une province éloignée. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, page 33)
- Arriver par accident ou par surprise. — Note : Il n’est employé qu’à l’infinitif et à la troisième personne.
- – Vous êtes bien venu seul à Rome. Que voulez-vous qu’il vous advienne ? — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
- Si le temps est très beau, il advient que j’en sois légèrement angoissé : c’est mauvais signe qu’il fasse si beau, quel saumâtre événement cela peut-il bien présager ? — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, réédition Folio, page 112)
- M’est avis que ces apparences exprimaient tout simplement une grande timidité qui, jointe, comme il advient, à de la naïveté, composait un être de gaucherie. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- (Rare) Parvenir ; atteindre ; aboutir à quelque chose.
- Propulsé hors d’une nature qui le voudrait continu, devenant par sa discontinuité même à la fois renégat et remarquable, le mouvement advient à la création esthétique. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, pages 188-189)
- La sortie de Je bande a constitué pour moi une véritable renaissance, comme si, à 34 ans, j’advenais enfin à la vie. M'accouchais. C'est formidable. — (Érik Rémès, Le Maître des amours, éditions Textes Gais, 2015)
- (Familier) Devenir.
- — Qu’adviendrons-nous demain ? se demandait à haute voix le vieux banquier dont le parler conservait les mauvaises tournures de ses origines plébéiennes. — (Camille Pascal, L'Été des quatre rois : Juillet-août 1830, éditions Plon, 2018)
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enfuir
?- (Transitif) Échapper rapidement quelque part.
- Cela n'eut d'autre effet que d'effrayer la troupe, et de la faire enfuir cinq milles plus loin dans la prairie. — (Voyage au Nouveau-Mexique, à la suite d'une expédition ordonnée par le gouvernement des États-Unis, pour reconnoître les sources des rivières Arkansas, Kansès, La Plate, et Pierre-Jaune, dans l'intérieur de la Louisiane occidentale, Zebulon-Montgomery Pike, Breton de La Martinière, Société de Géographie de Lyon, D'Hautel, 1812)
- (Pronominal) Fuir, s’échapper de quelque part.
- […]; mais, quand il vit s’enfuir devant lui, en boitant, l’homme courbé et enveloppé de bandages sanglants, sa pitié l’emporta. […]. Il ne revit pas l’éclopé et il n’en aperçut même aucune trace. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 369 de l’édition de 1921)
- Confusion : le kaiser s'est enfui en Hollande, mais le militarisme demeure et les chefs sociaux-démocrates du nouveau régime, républicain, font alliance avec les généraux monarchistes et les corps francs à croix gammée contre les spartakistes. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 12)
- (Pronominal) (Sens figuré) S’écouler d’un pot, d’un vase, en parlant d’une liqueur.
- Prenez garde, votre vin s’enfuit.
- (Pronominal) (Sens figuré) Passer, disparaître, se dissiper.
- […], Rinaldi expliquait si gaiement comme quoi, son père le destinant à la moinaille, on l'avait enfermé en un couvent d'où il s'était enfui, un beau jour, avec la caisse de l’économe, la nièce de l’abbé et une douzaine de mots latins dans la cervelle pour tout bagage, […]. — (Adrien Paul, Les Malvivants, ou le Brigandage moderne en Italie, Paris : Librairie centrale, 1866, p. 131)
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menhir
?- Bloc de pierre de forme allongée, dressé par les populations néolithiques, que l’on trouve en territoire celte, notamment en Bretagne et Grande-Bretagne.
- La civilisation mégalithique, qui succède à celle des cavernes, a surtout pour caractère saillant les grands monuments connus sous le nom de dolmens, allées couvertes, menhirs. — (Revue critique d'histoire et de littérature, Librairie A. Franck, 1884, volume 17, n° 8 du 18 février 1884, page 142)
- Vers Carnac, tous les champs se hérissent de barrières de pierres ; à cet effet, les monuments celtiques ont été dévastés ; on estime qu’il a péri deux mille menhirs, il en reste onze ou douze cents. Nous en visitons les deux plus grandes files, l’une surtout qui s’avance jusqu’en vue de la mer, énormément longue, cinq rangs de pierres alignées de l’orient à l’occident, espacées, debout, beaucoup d’entre elles renversées, les plus grandes hautes de dix pieds ; toutes, simples rochers non taillés, plantées en terre par un de leurs bouts. — En soi, le spectacle n’a rien d’intéressant : les blocs de Fontainebleau sont bien plus vastes et leurs traînées sont d’un effet bien autrement grandiose. Mais, comme signe historique, ces pierres frappent beaucoup. Il fallait un âge bien barbare pour qu’on se contentât d’un pareil temple. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Mais Estivareilles est surtout connu pour posséder plusieurs « menhirs christianisés », et il nous faut combattre une légende, celle de l’origine préhistorique de ces pierres levées. — (Histoire des communes de l'Allier, tome 2 : Arrondissement de Montluçon, ouvrage dirigé par André Leguai, Éditions Horvath, 1986, page 270)
- Dans l'Yonne, à Saint-Martin-sur-Oreuse, le menhir de la « Pierre tournante », ou de la « Pierre qui tourne », tournait sur lui-même une fois tous les cents ans. — (Jean Danzé, Le secret des menhirs: de Bretagne et d'ailleurs, La Découvrance, 2011, page 71)
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affermir
?- Rendre stable.
- […]; le sol s'affaisse en s’asséchant. Pour l’affermir, il faut d'abord brûler les choins, massettes, roseaux, et, pour cela, tenir le marais le plus à sec possible, […]. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Dictionnaire universel d’agriculture, tome 11, 1805, page 480)
- Il y eut un silence pendant lequel l’homme affermit son lorgnon, fouilla dans la poche intérieure de sa veste et en retira son passeport. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, Le Livre de Poche, page 227)
- Rendre consistant.
- Affermir sa voix.
- La gelée affermit les chemins.
- Les chemins s’affermiront bientôt.
- Des piqûres propres à affermir les gencives.
- Ce poisson s’est affermi en cuisant. Dans ce sens on dit plus souvent « raffermir ».
- (Sens figuré) Rendre plus assuré, plus difficile à ébranler.
- Le noyau d’une kabila est constitué par des bonda reliées entre elles : leur relation se fonde sur la parenté et un lien qui s’est affermi au fil du temps. — (Jan Jansen, Épopée, histoire, société : le cas de Soundjata: Mali et Guinée, Karthala, 2001, page 73)
- Nous devons nous affermir mutuellement. — (Timothy Radcliffe, Que votre joie soit parfaite, 2002)
- Ce mot d’« ami » venant d’un homme d’expérience affermissait mon courage. — (Stefan Zweig, traduit par Alzir Hella (2002), La pitié dangereuse, Grasset, Paris, 1939, page 297)
- (Droit) Rendre ferme ce qui était optionnel ou conditionnel.
- Le marché doit comporter une tranche ferme et une ou plusieurs tranches conditionnelles, que le pouvoir adjudicateur peut ou non affermir, chaque tranche devant former un ensemble cohérent. — (Direction des affaires juridiques, Les marchés à tranches conditionnelles, site economie.gouv.fr, consulté le 19 juin 2020)
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retraduire
?- Faire une nouvelle traduction.
- Il a retraduit tout saint Augustin.
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provenir
?- Procéder ; venir ; dériver ; résulter.
- L’accablement particulier qui l’oppressait ne provenait pas tant d’une anxiété patriotique que de la faim ; évidemment, il se sentait très affamé. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 326 de l’édition de 1921)
- Nous ne parlons pas des trous, ni des taches, ni de la guenille qui provient de porter un vêtement jour et nuit et d'en arracher les pans, au petit matin, à la gueule des chiens de berger !… — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 167)
- L’unité physionomique d’un paysage provient de ce que certaines plantes se répétant très fréquemment lui impriment une allure particulière. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.101)
- Nous donnons ci-après l’analyse d’un échantillon de tourbe provenant des tourbières de Beulotte-Saint-Laurent : Matières volatiles : 64,5 % ; Charbon : 23,3 % ; Cendres : 12,2 % (d’après Thirria [124]). — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 113)
- Mais le dérapage de l’Europe ne provient pas d'une dynamique propre à l’État, machine désincarnée. Les États ne deviennent fous que parce que les hommes qui les constituent, les dominent ou les construisent sont largement psychotiques. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 108)
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réintroduire
?- Introduire à nouveau.
- Deux options sont possibles : soit éradiquer les herbivores ayant été importés, soit réintroduire les herbivores indigènes, auxquels l’arrivée de l’homme sur leur territoire a souvent été fatale — par exemple, le kangourou en Australie. — (revue La Recherche, 2006)
- Si le mammouth, par exemple, est réintroduit, ce sera forcément au détriment d’autres espèces. — (Maud Ginestet, Qu’est-ce que la désextinction ? Comment ressusciter une espèce disparue ? Et quelles questions cette éventualité soulève ?, article disponible sur le site planet-vie.ens.fr, 12 janvier 2018)
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proscrire
?- (Histoire romaine) Condamner à mort sans forme judiciaire et en publiant simplement par une affiche le nom des condamnés.
- Sylla proscrivit trois ou quatre mille citoyens romains. Les triumvirs proscrivirent tous leurs ennemis.
- (Par extension) Prendre certaines mesures violentes contre les personnes dans les temps de troubles civils, et spécialement, condamner au bannissement.
- (Familier) Éloigner, chasser, bannir.
- Un grand nombre d’écrivains vertueux ont cherché à faire proscrire cette abomination, et l’espèce de tolérance accordée à ces êtres corrompus indigne les citoyens honnêtes. — (Comte de Sanois, Questions proposées à toutes les assemblées, par un membre de la noblesse de celle de Meaux, 13 mars 1789)
- Le pape Urbain VIII proscrivit, en 1649, l’Augustinus de Corneille Jansénius, comme renouvelant les erreurs du bayanisme. — (« Jansénisme », dans le Dictionnaire encyclopédique , réédité dans les Œuvres complètes de Diderot: revues sur les éditions originales, tome 15, Paris : chez Garnier frères, 1876, page 257)
- Elles n’étaient pas de ces désœuvrées qui proscrivent, comme déshonorant, le saint calus du travail, et n’en rougissaient point. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éd. J. Corti, 1954, vol. 1, p. 5)
- (Sens figuré) Rejeter, abolir, supprimer.
- À qui pouvait-elle dire : Je souffre ! Ses larmes auraient offensé son mari, cause première de la catastrophe. Les lois, les mœurs proscrivaient ses plaintes. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Les jésuites excitèrent la Sorbonne contre Descartes, et l'on demanda la proscription de sa philosophie, d'abord au parlement, qui refusa d'intervenir; ensuite au conseil du roi, qui la proscrivit en effet. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Le balayage est impitoyablement proscrit, les poussières pouvant être mortelles pour les vers à soie. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature ; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Enfin, pour conserver les berges et la ripisylve en bon état, les plantations à moins de 5 mètres de la rivière sont à proscrire. — (Vincent Thècle, Peupliers : comment réussir les nouvelles plantations., dans La France agricole, n° 3361 du 26 novembre 2010)
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enfouir
?- Enterrer dans un trou creusé à cet effet et le recouvrir une fois mis en terre.
- Il s’appliquait à retourner une terre noirâtre dans laquelle son chien, un jeune setter anglais, enfouissait déjà un os avant de recommencer à tournailler autour de son maître. — (Serge Montigny, Meurtres pour dames, Librairie des Champs-Élysées, 1978, chapitre I)
- La cuscute, nommée teigne dans le pays , infecte trop souvent les luzernes et les semis de vesce; on essaie de la détruire, en enfouissant à la fourche toutes les plantes attaquées. — (Louis Graves, Précis statistique sur le canton d'Auneuil, arrondissement de Beauvais (Oise), Beauvais : chez Achille Desjardins, 1831, page 80)
- Le dîner étant fini, la vaisselle en ordre et la porte bien close, elle enfouissait la bûche sous les cendres et s’endormait devant l’âtre, son rosaire à la main. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1897)
- (En particulier) Mettre en terre afin de cacher.
- Enfouir un trésor.
- Cacher.
- Les ruines […] sont enfouies dans un bocage de figuiers, d'oliviers et de grenadiers, à l’ombre desquels jaillissent de nombreuses sources fraîches et limpides. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 125)
- Ce manuscrit était enfoui sous une liasse de vieux papiers.
- (Pronominal) Se blottir pour se cacher.
- Le site de la Jalle regroupe tous les milieux dont elles ont besoin. Des petites mares forestières dans l’aulnaie pour hiberner : elles s’enfouissent dans la vase tout l’hiver. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 34)
- (Pronominal) (Sens figuré) Vivre dans un lieu isolé, s’isoler.
- Il est allé s’enfouir dans une province reculée.
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conspire
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de conspirer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de conspirer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent de conspirer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de conspirer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de conspirer.
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compatir
?- Être touché de compassion pour les maux d’autrui.
- On semble plutôt compatir au chagrin que dissimule son visage fermé, admettre sa réserve et la dignité qu'il met dans ces formalités pénibles. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Compatir, c'est communier avec cette personne qui souffre. C'est prêter attention à ce que te disent, bien souvent sans aucun mot, son corps et son esprit. C'est lui offrir ta pure présence, parfois par la simple lumière de ton regard, parfois par l'entremise de ta main doucement caressante. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, p. 144)
- Souffrir les fautes, les faiblesses de son prochain avec indulgence.
- La multitude elle-même, qui est la critique la plus sévère de la conduite des classes supérieures, compatissait aux folies du prieur Aymer. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
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attire
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe attirer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe attirer.
- Bref, c’est ici comme partout : l’urbanisme attire et dévore. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux / Vingt-neuf mois d’exil, Grasset, réédition Le Livre de Poche, page 526)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe attirer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe attirer.
- Deuxième personne du singulier du présent de l’impératif du verbe attirer.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.