Dictionnaire des rimes
Les rimes en : restreindre
Que signifie "restreindre" ?
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- Ramener à des limites plus étroites.
- C’est une maxime de droit, qu’il faut étendre les dispositions favorables et restreindre celles qui sont dures et sévères.
- La notion d’Armorique, qui est employée deux fois par César, ne se restreint pas à l'actuelle Bretagne. — (Jacques Naveau, Recherches sur Jublains et sur la cité des Diablintes, Documents archéologiques de l’Ouest, Conseil général de la Mayenne, 1997, page 31)
- En outre, contrairement à celui de Tchernobyl, ils sont munis d'une enceinte de confinement, qui restreindrait le relâchement de la radioactivité en cas d'accident grave. — (Bernard Bonin, Étienne Klein & Jean-Marc Cavedon, Moi U235, atome radioactif, Éditions Flammarion, 2001)
- On restreint aujourd’hui l’usage de ce mot à telle signification.
- Se restreindre à une chose, S’y borner, s’y réduire.
- Il se restreint à des propositions très raisonnables.
- (Pronominal) Réduire sa dépense, son train de vie.
- Il lui a fallu se restreindre.
Mots qui riment avec "indre"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "restreindre".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : indre .
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teindre
- Faire prendre à une étoffe ou à autre chose une couleur différente de celle qu’elle avait, en la plongeant dans un liquide spécial.
- Si on mélange ensemble une solution de chlorure ferrique et une solution de prussiate rouge, on obtient une solution rouge qui teint en bleu de Prusse les fibres végétales plongées dans la liqueur, tandis que les fibres animales ne teignent pas. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Cette industrie du drap est en effet l'une des plus complexes, et le nombre des opérations nécessaires pour transformer la laine brute en produit fini est très élevé. Il fallait trier la laine, la teindre, la mélanger, la carder, la filer, la tisser, dégraisser le tissu, le fouler, le lainer, le tondre, l'épinceter, et enfin lui donner de l'éclat en le pressant. — (André Maurois, histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, page 235)
- Elle teignait au henné la paume de ses mains. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Donner une couleur à ce qui vient en contact avec elles, en parlant des choses.
- Après la bataille, la rivière était teinte de sang.
- Les mûres teignent les mains, le linge.
- Des restes d’anciennes enluminures presque effacées teignaient les murailles de couleurs étranges, et ajoutaient encore à la singularité de l’effet. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Pronominal) Teindre une partie de son corps.
- Se teindre les cheveux, la barbe, les sourcils, etc.
- Pourquoi t'es-tu teinte PhilamintePourquoi t'es-tu teinte, c'est affreuxJ'aimais beaucoup mieux ta vieille teinteJ'aimais beaucoup mieux tes vieux cheveux. — (refrain de la chanson "Pourquoi t'es-tu teinte ?", paroles de Jean Nohain, musique de Mireille, 1933)
- (Pronominal) (Absolument) Donner à ses cheveux, à sa barbe une couleur artificielle obtenue par la teinture.
- J’enviais ce quinquagénaire aux joues de fille qui cirait sa moustache et teignait son toupet. — (Jean-Paul Sartre, Les mots, 1964, collection Folio, page 78)
- C’est pour ça que tu t’es teint le sourcil ? Pour la fête ? Tu veux que je m’en teigne un aussi ?— (J.K. Rowling, Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé, traduit de l’anglais par Jean-François Ménard, 2005)
- Les jeunes femmes ont un sens aigu de ce qu'il convient de faire et de ne pas faire quand on a cessé d'être jeune. « Je ne comprends pas, disent-elles, que passé quarante ans on se teigne en blond ; qu'on s'exhibe en bikini ; qu'on coquette avec les hommes. Moi, quand j'aurai cet âge-là... » — (Simone de Beauvoir, La Force des choses, Gallimard, 1963, chapitre 6)
- Elle en oublie de se teindre les cheveux, ou, pour parler son langage, de se les rincer, comme elle le fait chaque semaine, à l’aide d’une forte décoction de café. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 311)
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geindre
- Variante de gindre.
- Et Mahoudeau exagérait ses brutalités voulues, les mains convulsées, ainsi qu’un geindre dont les poings pétriraient un monde — (Émile Zola, L'Œuvre, 1886)
- Avoue-toi cela, Vingtras ; ne mets pas à ton acquit la pâleur qui t’a envahi la face devant le geindre fusillé ! — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
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enjoindre
- Ordonner expressément.
- Permettez-moi d’user de mon autorité de médecin, répondit Rébecca, pour vous enjoindre de garder le silence et d’éviter les réflexions émouvantes. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Absolument) Il ne demande pas, il enjoint !
- L’Église enjoint aux fidèles l’observation du repos dominical. — (Arsène Darmesteter et Adolphe Hatzfeld, Dictionnaire général de la langue française, 1926)
- - Dis-lui d’aller se faire estimer ailleurs ! enjoins-je au préposé. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Tout le plaisir est pour moi, Fleuve Noir, 1959, page 15)
- […] j’avais à peine le temps de m’asseoir au salon, balançant mes petites jambes, avant qu’on m’enjoignît de me lever pour aller dire au revoir à la tante. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 148)
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conjoindre
- (Vieilli) Joindre ensemble en mariage.
- Il ne faut pas que l’homme sépare ce que Dieu a conjoint — (Genèse 2:24)
- (Vieilli) Avoir un rapport sexuel.
- Mais j’ai envie d'un jeune homme que je pourrais conjoindre d'une façon licite. — (Les Délices des cœurs, Ahmad al-Tîfâchî, traduction René R. Khawam, Phébus, 1981, page 186)
- (Sens figuré) Réunir, joindre ensemble.
- Le génie de la Résistance, c’est d'avoir su conjoindre, face à une même urgence historique, toutes les forces spirituelles de ce pays. — (Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « Ce qui reste du gaullisme, c’est un sens aigu du social », dans Marianne, 12 juin 2010)
- (Pronominal) Se joindre, se réunir.
- De chaque côté de son grand nez, ses yeux divergents, globuleux et pleins de pitié se conjoignaient pour observer son consultant, pour pénétrer au fond de ses cryptes, dans ses replis les plus secrets. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 128)
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rejoindre
- Réunir des parties qui avaient été séparées.
- Le fourré, sous les branches qui se rejoignaient et s’enchevêtraient, formait une sorte de bauge. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 321 de l’édition de 1921)
- Il avait plus de quarante ans, de grands pieds plats, et son menton qui rebiquait vers le ciel rejoignait presque ses épaisses moustaches noires. — (Lima Barreto, Souvenirs d'un gratte-papier, L'Harmattan, 1984, page 176)
- Rejoindre les deux lèvres d’une plaie. — Les deux parties de l’os se sont rejointes.
- Réunir des personnes ou des choses séparées.
- Blanche revint sur ses pas et traversa dans les clous à une dizaine de mètres devant eux, à l'angle du boulevard et de la place. Ils la rejoignirent et reprirent la mission. — (Marcel Audiard, Le cri du corps mourant, Editions du Cherche-Midi, 2018, chap. 12)
- Les événements, après les avoir séparés, les rejoignirent. — Le même tombeau le rejoignit à sa femme et à son fils.
- Atteindre, retrouver des gens dont on s’était séparé.
- Tout en parlant, mon compagnon s'était approché du comptoir, où je le rejoignis, et l'on nous servit nos grogs. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Le Père Directeur, qui était venu me rejoindre dans mon bureau de l’hôpital , ne me répondit rien et continua à tirer silencieusement sur son long fume-cigare. — (Albert Gervais, Æsculape dans la Chine en révolte, Gallimard, 1953, page 31)
- C'était le soir. Nous avions sorti les nattes, le jeu de ludo et la vieille lampe-tempête. Des voisins nous avaient rejoints pour une veillée à la belle étoile. — (Jacques Dalodé, L'Impopulaire, dans Très bonnes nouvelles du Bénin, Éditions Gallimard, 2011)
- Le soir, nous franchîmes à pied, destriers tenus par la bride, le pont Saint-Bénézet qui reliait les deux rives du fleuve Rhône, sous des rafales de vent à décorner les cocus, pour rejoindre la terre royale au fort Saint-André, près Villeneuve-lès-Avignon. — (Hugues de Queyssac, Le chevalier noir et la dame blanche, tome 4: La lumière des parfaits, éd. 12/21, 2014)
- (Absolument) (Militaire)
- Cet officier a reçu l’ordre de rejoindre.
- Six hommes, menés par Lenoir, rejoignirent à mi-chemin du Clusot. — (Roger Vailland, 325.000 francs, 1954, réédition Le Livre de Poche, page 19)
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joindre
- Approcher deux choses l’une contre l’autre, en sorte qu’elles se touchent ou qu’elles se tiennent.
- Joindre deux planches avec de la colle forte, avec des chevilles.
- Joindre deux morceaux d’étoffe en les cousant ensemble.
- L’endroit où une chose se joint à une autre, où deux choses se joignent.
- Sauter à pieds joints. Il est aussi intransitif dans cette acception :
- Ces planches, cette porte, ces fenêtres ne joignent pas bien.
- Faites que cela joigne mieux.
- Se joindre se dit des Personnes.
- Quand il a vu qu’il était égaré il est venu se joindre à nous.
- Il se joignit à l’équipe précédente.
- Nous n’avons pu nous joindre une seule fois.
- Joindre les mains, approcher les deux mains en sorte qu’elles se touchent en dedans.
- Joindre les mains pour prier Dieu, pour demander pardon.
- Faire de deux choses un tout, en sorte que l’une soit le complément de l’autre.
- Pour donner , en effet, un digne apanage à son frère, Louis XI joignit au pays de Guyenne les judicatures du pays toulousain qui se trouvaient sur la rive gauche de la Garonne. — (Abbé Henri-Dominique Larrondo, Monographie de la commune de Merville (Haute-Garonne), dans Monographies de communes, concours ouvert en 1897 par la Société des agriculteurs de France, Paris & Lille : J. Lefort - A. Taffin-Lefort, successeur, 1898, p.57)
- Joignez cette maison à la vôtre.
- Il a joint ces deux jardins.
- Joindre les intérêts au capital.
- On a joint à l’ouvrage une table analytique des matières.
- On est tenu de joindre à sa réclamation les pièces qui constatent, etc.
- Je joindrai mon témoignage au sien.
- Joindre le prénom au nom.
- Joignez à cela que… Cette rivière va se joindre à telle autre en tel endroit.
- à ces premières difficultés vint se joindre une difficulté plus grave encore.
- Ce corps d’armée est allé se joindre à tel autre.
- Unir, allier.
- La société enrichie la veille par des spéculations, honnêtes ou non, joignait à ses richesses des titres nobiliaires ; chacun s'improvisait comte, marquis ou baron. — (Général Ambert, Récits militaires : L'invasion (1870), page 240, Bloud & Barral, 1883)
- Joindre l’utile à l’agréable.
- Joindre l’autorité spirituelle avec la temporelle.
- Joindre la prudence et la valeur, à la valeur, avec la valeur.
- Ils sont joints ensemble pour leur intérêt commun.
- Ils résolurent de joindre leurs forces, de joindre leurs armes, etc.
- Joindre ses prières à celles d’un autre.
- Ils joignirent leurs efforts.
- Ces deux familles se sont jointes par plusieurs alliances.
- Quand il a vu qu’il était trop faible, il s’est joint à un tel, avec un tel.
- Atteindre.
- Quoiqu’il fût parti avant moi, je le joignis bientôt.
- Joindre quelqu’un signifie aussi Se rencontrer avec lui, parvenir à le trouver et à lui parler.
- Si une fois je puis le joindre, je lui parlerai comme il faut.
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déteindre
- Dépourvoir de sa teinture.
- Le soleil déteint toutes les couleurs.
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monocylindre
- (Mécanique) Moteur thermique à explosion ou diesel qui ne compte qu’un seul cylindre.
- Sur le monocylindre on recherche pour chaque carburant le réglage de la carburation (hauteur de cuve) donnant le maximum de détonation. — (Norbert Champsaur, Étude sur la transmission de la chaleur à l’eau de refroidissement dans un moteur d’aviation, Gauthier-Villars, 1932, page 90)
- Les mesures sur le monocylindre à accès optiques permettent de rechercher une explication aux différents comportements observés sur banc classique en estimant les interactions aérodynamique/combustion. — (La Combustion dans les moteurs d’automobile : simulation, validation, les moteurs de synthèse, Groupement scientifique moteurs, Institut français du pétrole, Éditions TECHNIP, 1991, page 20)
- (Par extension) Véhicule doté d’un tel moteur. — Note : Dans ce cas, il peut être au féminin si le genre du véhicule l’est aussi.
- Des débuts dans le cambouis jusqu’aux yeux, à gonfler des mobs, et à distiller des carburants féroces, pour que le ridicule piston du monocylindre balance ses cinquante centimètres cubes d’une haleine de Belzébuth : éther, huile de ricin, Mercurochrome… — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 2)
- […] pour ne pas se laisser dépasser par un confrère, il doit acheter sa première voiture, une monocylindre Rover, bruyante et capricieuse, qui est souvent obligée de terminer la montée des côtes en marche arrière […] — (Jacques Leclaire, Francis Brett Young : un témoin de l’avènement de l’Angleterre contemporaine, Université de Rouen, 1969, page 24)
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éteindre
- Cesser l’ignition d’une chose.
- Heureusement, bientôt après, il plut à seaux, ce qui donna la facilité d’éteindre par-tout les flammes. — (Isaac Weld, Voyage au Canada, pendant les années 1795, 1796 et 1797, traduit de l'anglais, tome 1, Paris : Imprimerie Munier & cher Lepetit jeune, an VIII, p. 187)
- Si donc, dans ces conditions, on veut mécher le tonneau, celui-ci ne contenant plus assez d’oxygène dans l'air qu'il renferme, ne pourra entretenir la combustion du soufre, et la mèche s’éteindra dès qu'elle sera introduite. — (Claude Ladrey, L'art de faire le vin, 1863, page 217)
- Vers trois heures, un adjudant passe pour faire éteindre les feux inutiles. A Paris l'on éteint en ce moment un bec de gaz sur deux, mais nous n'obéissons pas; …. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- Vers 1 heure du matin, je remarque que mon feu rouge de babord est éteint. Je descends le fanal dans le poste pour le rallumer, […]. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par analogie) Faire cesser une chose qui rappelle le feu ou ses attributs.
- Éteindre la lumière.
- N’oubliez pas d’éteindre l’électricité quand vous sortirez.
- (Par extension) Amortir, tempérer, voire étouffer, faire cesser.
- Éteindre de la chaux.
- Éteindre l’ardeur de la fièvre.
- L’âge éteint le feu des passions.
- Une ardeur qui s’éteint.
- Il parvint à éteindre une guerre qui menaçait d’embraser toute l’Europe.
- On comprend alors combien une large interprétation de la loi donnerait au pouvoir de moyens pour éteindre toute opposition. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- La sédition va s’éteindre d’elle-même.
- Éteindre le feu de l’ennemi, faire cesser le tir de l’ennemi par un tir supérieur.
- (Sens figuré) Faire oublier complètement, abolir.
- Rien ne semblait capable d’éteindre son ressentiment.
- On veut en éteindre la mémoire.
- (Droit) Éteindre et abolir un crime.
- (Droit) Éteindre une rente, la faire cesser par le remboursement du principal.
- Éteindre une dette.
- Adoucir, affaiblir, atténuer.
- Éteindre des couleurs trop éclatantes dans un tableau.
- Des couleurs éteintes.
- Éteindre son style.
- La souffrance, la tristesse avait éteint l’éclat de ses yeux, la vivacité de ses regards.
- Un homme éteint.
- Un génie éteint.
- Elle avait presque oublié jusqu’au souvenir de l’ennui, qui éteignait presque sa voix après la première heure passée au bal. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- (Pronominal) S’affaiblir très sensiblement ; toucher à sa fin ; se mourir lentement et presque sans s’en apercevoir.
- « Les docteurs disaient qu’elle s’éteindrait comme une bougie : ce n’est pas ça, pas ça du tout, a dit ma sœur en sanglotant. — Mais, madame, a répondu la garde, je vous assure que ç’a été une mort très douce. » — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 130)
- La Belote figure parmi les jeux les plus populaires de notre temps. […]. Elle inspira même chansonniers et revuistes, et l'extraordinaire faveur dont elle jouit ne paraît guère prête de s’éteindre. — (Frans Gerver, Le guide Marabout de Tous les Jeux de Cartes, Verviers : Gérard & C°, 1966, page 51)
- Celui qui était devenu le patriarche de la famille royale, un homme réputé pour son fort caractère, son franc-parler, mais aussi son dévouement à la reine et aux pays, s’est éteint «paisiblement» vendredi au château de Windsor, à l’ouest de Londres. — (AFP, La reine Elizabeth II ressent un grand vide, Le Journal de Montréal, 12 avril 2021)
- (Pronominal) Se finir faute d’héritiers.
- Cette maison, cette famille est près de s’éteindre.
- Cette pairie s’éteignit par la mort du dernier titulaire.
- Une famille éteinte.
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empreindre
- (Sens propre) Imprimer une figure, un dessin, des traits sur une surface.
- Empreindre une marque. Empreindre des caractères.
- Leurs pas s’étaient empreints sur la neige, sur le sable.
- (Sens figuré) Influencer, marquer.
- N’écris pas ces doux mots que je n’ose plus lire :Il semble que ta voix les répand sur mon cœur ;Que je les vois briller à travers ton sourire ;Il semble qu’un baiser les empreint sur mon cœur.N’écris pas ! — (Marceline Desbordes-Valmore, « Les Séparés », dans Poésies inédites, 1860)
- Tout en elle était empreint d’un charme presque mystique dont le lieutenant Jacques ne savait s’expliquer la nature. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Le nationalisme déréglé a triomphé. Il a empreint les gouvernants. Pour s’épargner l’opprobre de penser à la paix, bon marché fut fait des hécatombes. — (Joseph Caillaux, « Discours de Montpellier » in Ma doctrine, 1926)
- Ayant la peau fréquemment irritée par le feu du rasoir, j’avais pris l’habitude de poudrer mon visage (et cela dès ma quinzième année) comme s’il s’était agi de le dissimuler sous une espèce de masque et d’achever d’empreindre ma personne d’une impassibilité égale à celle des plâtres. — (Michel Leiris, L’Âge d’homme, 1939, réédition Folio, page 183)
- On n’empreint les hommes que par le cœur. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Tous semblaient faire partie des terribles épreuves que Dieu infligeait à son peuple, sans qu’aucun, apparemment, n’inspirât le moindre sentiment que ses croyances et pratiques religieuses méritassent quelque investigation, a fortiori fussent empreintes de la moindre légitimité. — (Henry Laurens, John Tolan & Gilles Veinstein, L’Europe et l’Islam : Quinze siècles d’histoire, Éditions Odile Jacob, 2009)
- (Pronominal) Se marquer, s’imprégner de quelque chose.
- Ces prédications avaient quelque chose de solennel qui m’étonnait. Les traits s’en sont empreints si profondément dans mon cerveau, que je ne me les rappelle pas sans une sorte de terreur. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, réédition Folio, page 19)
- Vous connaissez le pays, vous savez qu’au déclin de la journée les vallées s’y empreignent d’une couleur très différente du bleu méridional. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; réédition Le Livre de Poche, 1968, page 88)
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retreindre
- Modeler une plaque de cuivre au marteau, de manière à en former un vase d’une forme demandée.
- Lorsqu’un métal est embouti, c’est-à-dire quand on l’a battu pour en faire un cylindre, un cône, une calotte sphérique, etc. et qu’on en veut diminuer le volume ou l’un des diamètres, il faut le retreindre ; mais on devrait dire enfoncer pour augmenter la surface occupée par le métal, et retreindre quand il s’agit de la diminuer ; dès lors emboutir deviendrait un terme générique pour exprimer l’une ou l’autre opération. — (Legoarant)
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indre
- Interne, intérieur.
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contraindre
- Obliger quelqu’un par la force, la violence morale ou la menace, à faire quelque chose contre son gré.
- […], Bédouin, vêtu d’un pantalon de gendarme, d’un habit rouge, coiffé d’un bicorne et nanti de sa hallebarde de suisse, vint le prendre à son banc, et, de force, le contraignit à se mettre à genoux au milieu de la nef. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Puisqu’il ne faut jamais mentir, alors il faut mentir de temps en temps : l’obligation d’être véridique à tout prix contraint à mentir quand la vérité elle-même est plus fallacieuse que le mensonge. — (Raphaël Enthoven, Le Mensonge, Philosophie Magazine n° 20, novembre 2009)
- Une fois même, il bondit si haut et avec une telle rapidité qu’il fut, avec tout l’équipage, pris du mal des montagnes et contraint de redescendre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 231 de l’édition de 1921)
- Atteint d’un mal nommé porphyrie, le pauvre garçon est contraint de s’abreuver de sang humain pour conjurer sa langueur chronique. — (François Rivière, Dracula, cent ans et toutes ses dents, dans Libération (journal), 31 décembre 1987)
- J’ai rencontré, parmi mes camarades de réserve, de hauts fonctionnaires, des chefs de grandes entreprises privées. Tous, comme moi, s’effaraient d’être contraints à des besognes paperassières que, dans le civil, ils auraient abandonnées aux plus modestes de leurs sous-ordres. — (Marc Bloch, L’étrange défaite, chap. 3 : La déposition d’un vaincu, 1940)
- (Justice) Forcer, à donner ou à faire quelque chose.
- Après la guerre, le traité de Versailles avait alors contraint l’Allemagne à céder ses colonies aux nations vainqueurs. — (Chronique du XXème siècle, Éditions Chronique, 2013, page 1894)
- J’enverrai les huissiers pour le contraindre.
- Contraindre quelqu’un pour les dépens du procès, pour une dette.
- (Par extension) Elle sera libre de se décider : je ne veux pas la contraindre.
- Obliger par quelque considération à s’abstenir de quelque chose, à se refuser quelque chose.
- Je ne prétends pas vous contraindre.
- Se contraindre devant quelqu’un.
- Il sait bien se contraindre quand l’occasion l’exige.
- C’était Julie qui se cachait le visage dans son mouchoir et qui sanglotait. Le soir, elle était encore plus triste, si c’est possible ; mais elle faisait des efforts inouïs pour se contraindre devant sa sœur. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 104)
- (Par extension) Contraindre ses goûts, son humeur.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.