Dictionnaire des rimes
Les rimes en : rengraisse
Que signifie "rengraisse" ?
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- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe rengraisser.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe rengraisser.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe rengraisser.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe rengraisser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif présent du verbe rengraisser.
Mots qui riment avec "esse"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "rengraisse".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : esse , esses , aisse , aisses , èce , èces et ess .
- cordesse
-
hautesse
?- Titre qu’on donnait au sultan.
- À mon arrivée, j’ai été informé par le capitaine d’un brûlot français qu’on a fait prisonnier environ douze des vaisseaux qui avaient combattu sous l’escadre de Vos Hautesses. — (Eugène Sue, Histoire de la Marine, éditeur Félix Bonnaire, 1837)
- Grand Prince, dis-je alors au sultan, veuillez croire que je suis d’avoir participé à cette audacieuse soustraction. Mais que Votre Hautesse veuille bien se rassurer. — (Léo de Bernard, Une séance de prestidigitation devant le sultan, paru dans Le Monde illustré, 1857)
- Au moment de nous séparer, il s’adressa à votre serviteur, à raison de mes fonctions de chancelier du Divan, que j’étais à cette époque, pour m’annoncer que Sa Hautesse, prenant en considération la requête qu’il lui avait présentée, de concert avec le sérasquier, avait bien voulu rendre la liberté à Stéfanâki, destiné à être interprète de l’armée, et à l’exilé Yacovâki, dont le sérasquiérat utiliserait les services. Il me donna, en outre, personnellement, l’ordre de promulguer, dès mon arrivée à la Sublime-Porte, les firmans relatifs à leur mise en liberté et de les délivrer au sérasquier. — (Akif-Pacha, Un diplomate ottoman en 1836 (affaire Churchill), Ernest Leroux, Éditeur, Paris, 1892, traduction annotée d’Arthur Alric)
-
rebaisse
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de rebaisser.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de rebaisser.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de rebaisser.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de rebaisser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de rebaisser.
- melesse
-
détresse
?- Angoisse causée par un malheur imminent.
- Joséphine […] pissa dans ses jupes de détresse en remarquant l’altération des traits du Pape à cette apostrophe véhémente. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pousser des cris de détresse.
- Situation malheureuse ; embarras critique qui étreint le cœur.
- Un instant, dans sa détresse, elle songea à tout confesser à son grand-père. Il la gronderait doucement, mais sans doute,il la comprendrait. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- C’est là que vous avez connu la détresse, lui avait dit N. T. C’est le terme médical exact que vous devez utiliser et comprendre : vous avez été plongé dans un état de détresse, il faut de très longs mois pour s’en remettre. — (Philippe Labro, La traversée, Folio, page 252)
- Nous, on s’esbigne en souplesse sans seulement qu'elle s'en aperçoive, la chère épicemarde, attentive qu'elle est à sa laitue peu chère qu'a tendance à faner, et dont elle arrache une feuille jaunie de temps en temps, avec une grande détresse de femme qui épluche son capital. — (Frédéric Dard, San Antonio : Sucette boulevard, éd. Fleuve Noir, 1976)
- Situation de vie extrêmement difficile, matériellement et émotivement.
- Je n'ose laisser le lecteur sous cette pénible impression de détresse matérielle. […]. Mais on aurait tort de croire que nos orfèvres de la même époque fussent tous des indigents et tirassent le diable par la queue. Au contraire. — (Gérard Morisset, « L'orfèvre François Chambellan », dans le Bulletin des recherches historiques, vol. 51, n° 1-2 (janvier-février 1945), éd. A. Roy, p. 35)
- Évoquant cette question de la décision de la femme concernée, qui appartenait à elle seule, nous avons à l'époque beaucoup réfléchi au terme auquel il convenait que la loi se réfère pour évoquer la situation d'une femme enceinte alors qu'elle estime ne pouvoir l'assumer, sans qu'elle ait à expliquer les motifs de sa décision. Le terme « détresse » nous a paru le mieux approprié pour évoquer les situations les plus diverses qui recouvrent une telle démarche de la part des femmes, démarche généralement mûrement réfléchie. — (Simone Veil, à propos de la loi de 1975 sur l'IVG, discours à un congrès de gynécologues, « Gynovations », Cannes, juin 2005, dans Simone Veil, Mes combats, Bayard, 2016, page 439)
- Habituellement, le médecin en soins palliatifs prend le temps d’en discuter avec la personne malade et ses proches, de questionner leurs peurs, leurs attentes et aborde avec eux les lignes directrices du plan thérapeutique en cas de détresse respiratoire. — (Claudette Foucault, Suzanne Mongeau, L’art de soigner en soins palliatifs : perspectives infirmières, 2e édition, 2004, PUM, page 83)
- (Chemin de fer, Marine) Situation périlleuse qui demande un secours urgent.
- Navire en détresse.
- (Sens figuré) Action qui fait présumer qu’une personne est dans un embarras pressant.
- La vente de sa terre est un signal de détresse.
-
ogresse
?- (Mythologie) (Fantastique) Ogre femelle.
- Ces petites Ogresses avoient toutes le tein fort beau — (Charles Perrault, Le Petit Poucet, dans Histoires, ou Contes du temps passé, page 210. 1697)
- (Sens figuré) Femme avide de jeunes gens.
- — Oui, dis-je, mais selon Simon, elle le mange des yeux pendant que lui mange son « quatre-heures ». Peut-être qu’un jour ça ne lui suffira plus…— Qu’est-ce que tu veux insinuer ? Mais qui t’a appris…— C’est vrai, dit à mi-voix le Doyen, qu’il y a des ogresses… — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 21)
- (Désuet) (Argot) Femme qui louait aux prostituées tout ou partie de leur toilette.
- Les filles publiques nomment ainsi les revendeuses qui leur louent la pièce qui manque à leur toilette, au besoin même la toilette tout entière ; elles ne pouvaient vraiment choisir un nom plus caractéristique, et qui exprimât mieux l’idée qu’elles voulaient rendre ; rien, en effet, ne peut être comparé aux ogresses [...]. — (Eugène-François Vidocq, Dictionnaire argot-français, réédition : Éditions du Boucher, 2002, page 99)
- (Vieilli) (Argot) Tenancière de tapis-franc ou de maison close ; femme proxénète, maquerelle.
- Les dispensés, les vieilles bêtes, les ogresses du trottoir et les femmes du monde sur le retour contemplent d’un œil béat ce spectacle nauséabond. Le départ de la classe fait baver d’aise les catins et les bistros. — (Laurent Tailhade, Discours pour la Paix, Lettre aux conscrits, L’Idée libre, 1928, pages 21-30)
- Un repris de justice, qui, dans cette langue immonde, s’appelle un ogre, ou une femme de même dégradation, qui s’appelle une ogresse, tiennent ordinairement ces tavernes, hantées par le rebut de la population parisienne ; forçats libérés, escrocs, voleurs, assassins y abondent. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, § 1, 1842-1843)
-
caisse
?- Contenant rigide, de forme cubique ou parallélépipédique, constitué par l'assemblage de panneaux pleins ou à claire-voie, dans lequel on peut mettre des objets, pour les stocker ou les transporter.
- Ces pierres factices […] sont composées d’un mortier parfaitement dur, mêlé de cailloux concassés de la grosseur d’un œuf, et ont dû être façonnées dans des caisses de bois. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Lors de mon déménagement, j'ai mis toutes mes affaires dans des caisses.
- (En particulier) Coffret dans lequel on serre argent et valeurs.
- […], Rinaldi expliquait si gaiement comme quoi, son père le destinant à la moinaille, on l'avait enfermé en un couvent d'où il s'était enfui, un beau jour, avec la caisse de l’économe, la nièce de l’abbé et une douzaine de mots latins dans la cervelle pour tout bagage, […]. — (Adrien Paul, Les Malvivants, ou le Brigandage moderne en Italie, Paris : Librairie centrale, 1866, page 131)
- (En particulier) (Commerce) Machine dans laquelle le marchand enregistre les transactions et place l'argent qu'il reçoit du client lors d'un achat.
- Les courses sont faites ! Passons à la caisse maintenant.
- (Par métonymie) Comptoir où les transactions au comptant se déroulent.
- David, le vendeur fier comme un p'tit banc, l'accompagna à la caisse où une fausse blonde – […] – ramassa, avec un doigté qui n'avait rien à envier à un proctologue, prestement les trois talbins de cinquante euros dont Triquard se fendit. — (Georges Hudiné, Les Coquelicots de Chaville, Société des Écrivains, 2013, page 20)
- Fonds dont dispose un banquier, un négociant, une administration, etc.
- Les coopératives ont été longtemps dénoncées comme n'ayant aucune utilité pour les ouvriers ; depuis qu'elles prospèrent, plus d'un politicien fait les yeux doux à leur caisse […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, page 208)
- Sa caisse est de six cent mille francs.
- Livre de caisse. Registre de la caisse.
- Établissement où l’on dépose des fonds pour différentes destinations.
- Caisse d’amortissement.
- Caisse d’épargne.
- Caisse des dépôts et consignations.
- (Par extension) Système où les fonds servent soit ultérieurement, soit sont répartis.
- Les affaires courantes de la Caisse, en tant qu’elles ne sont pas expédiées par les employés de la Caisse, pourront, par décision du Conseil d’administration, être confiées à des commissions spéciales […]. — (Statut de la Caisse locale générale de secours en cas de maladie pour l'arrondissement de Metz-campagne - Valable à partir du 1er janvier 1914, § 90, imp. H. Jauch, Metz, 1914, page 44)
- (En particulier) (fr) (Loire) Caisse primaire d’assurance maladie.
- (Par métonymie) (fr) (Loire) Arrêt maladie, arrêt de travail.
- Être en caisse.
-
décesse
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de décesser.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de décesser.
- Ce carillon est le plus parfait qui existe ; aussi tous les carillons de Flandre ont-ils, depuis long-tems, reconnu sa suprématie ; mais comme il est situé dans le centre des cafés et des estaminets, et qu’il ne décesse de faire entendre sa vigoureuse harmonie, les étrangers, qui ne peuvent le souffrir, jurent d’une façon bien diabolique contre tous les bourdons du monde. — (Guillaume-Marie-Anne Brune, Voyage pittoresque et sentimental, dans plusieurs des provinces occidentales de la France, 1788, page 165)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de décesser.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de décesser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de décesser.
-
codemanderesse
?- (Droit) Celle qui conjointement avec un(e) autre, forme une demande en justice.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- bisness
-
sécheresse
?- Variante, dans l’orthographe traditionnelle, de sècheresse (orthographe rectifiée de 1990).
- La sécheresse de la morale de Confucius, l’absence de toute vitalité dans le sein de cette doctrine, ont porté leurs fruits. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
- La charrette s'arrêtait au bord de la gaure. C'était un petit bras de la Garonne, fermé d'un bout, comblé par la vase au temps de la sécheresse estivale, et communiquant, de l'autre, avec le fleuve dont les derniers remous, largement étalés, venaient mourir là, dans la tranquillité de l'eau morte. — (Émile Pouvillon, Pays et paysages, Paris : chez Plon & Nourrit, 1895, page 54)
- Septembre arriva, et la sécheresse bienvenue du temps des foins persista et devint une catastrophe. À en croire les Chapdelaine il n’y avait jamais eu de sécheresse comme celle-là, et chaque jour quelque raison nouvelle était suggérée, qui expliquait la sévérité divine. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- Il faut que la gelée ou la sécheresse craquellent la paroi pour que l'embryon puisse sortir. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 17)
- Une végétation arbustive, résistante à la sécheresse occupe les faces exposées au sud. — (Robert E. Ricklefs & Gary L. Miller, Écologie, De Boeck Supérieur, 2005, page 149)
- Avec 32 jours sans pluie (ou presque), la France a battu en février son record de sécheresse hivernale de 1989. — (Matthieu Combe, « En forêt, la sécheresse hivernale augmente le risque incendie », sur natura-sciences.com, 10 mars 2023)
- (Sens figuré) Absence de douceur, froideur dans les manières, dans le ton, dans les sentiments.
- L'amour de soi, combiné avec l'inévitable pensée d'une fin prochaine, donne nécessairement aux vieillards une grande sécheresse de cœur. C'est une lampe dont on abaisse la mèche, par précaution, en songeant qu'on n'a plus d'huile à y remettre. — (Hippolyte de Villemessant, Mémoires d'un journaliste, tome 1 (1867).)
- La raideur de ce visage n’exprime que sécheresse : la sécheresse de ceux pour qui rien n’a jamais existé que leur ambition de parvenir. — (Roger Martin du Gard, Vieille France, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 90)
-
dress
?- Habit.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Robe (vêtement).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Tenue (manière d’être habillé).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
diaconesse
?- (Christianisme) Femme qui, dans la primitive église, était employée à certains ministères ecclésiastiques.
- Voici donc comment le rôle de la diaconesse dans le baptême est décrit: En premier lieu, quand les femmes descendent dans l'eau, il est requis que celles qui descendent dans l'eau soient ointes par une diaconesse avec l'huile de l'onction. — (Victor Saxer, Les rites de l'initiation chrétienne du IIe au VIe siècle : esquisse historique et signification d'après leurs principaux témoins, Il Centro, 1988, page 217)
- Femme qui, dans certaines églises protestantes et sous l’autorité des pasteurs, se voue au soin des malades et des pauvres.
- Chère Annabel de linon blanc, entrant chaque jour, dès le matin, chez le pasteur, choisissant, avant d’y pénétrer, ses guimpes les plus simples, s’appliquant à rejeter en arrière ses belles boucles, à les tordre même en petites nattes austères, et n’arrivant pas, malgré ses efforts, à se donner le moins du monde l’air diaconesse. — (Pierre Benoit, Le lac salé, Albin Michel, 1921, collection Le Livre de Poche, page 103)
- Quand elle courut à la maison, elle y trouva une diaconesse en train de veiller le corps du mystérieux mécène. — (Jean Giono, Les Âmes fortes, Gallimard, 1949, Folio page 271)
- C’était une femme d’une quarantaine d’année, de taille chétive, sans formes, vétue d’une blouse blanche d’infirmière, maintenue par une ceinture, et qui portait sur sa poitrine une croix de grenats. Sous son bonnet de diaconesse paraissaient des cheveux roux et clairsemés […] — (Thomas Mann, La Montagne magique, Fayard, 1931, le Livre de Poche, 2013, page 230)
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expresse
?- Féminin singulier de exprès.
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suissesse
?- (Extrêmement rare) Féminin singulier de suisse.
- Amir profite de quelques jours de repos à la montagne. Le chanteur a pris la pose en caleçon de bain devant un jacuzzi... la température grimpe dans les montagnes suissesses. — (Mélody Husson Garnier , « Amir torse nu fait monter la température », le 22 février 2017, sur le site de Télé Star (www.telestar.fr))
- Envie de vous expatrier en Europe ? Deux villes suissesses figurent dans le top 5. Exæquo avec San Francisco, Zurich. Puis la ville de Genève (5e) où un travailleur expatrié gagne un salaire moyen annuel de 154 000 euros. — (Natacha Le Jort, « Salaires : top 10 des villes où les expatriés gagnent le plus », le 24/07/2018, sur le site NouVelle Vie professionnelle (www.nouvelleviepro.fr))
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rencaisse
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe rencaisser.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe rencaisser.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe rencaisser.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe rencaisser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe rencaisser.
-
avesse
?- Troisième personne du singulier de l’imparfait du subjonctif de avere.
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agresse
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe agresser.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe agresser.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe agresser.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe agresser.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe agresser.
-
bassesse
?- (Péjoratif) Vice qui porte à des sentiments, à des actions, à des procédés indignes d’un honnête homme ou d’un homme de cœur.
- Bassesse d’âme.
- Bassesse de cœur.
- Bassesse de sentiments.
- Il s’est conduit avec bassesse.
- Louer avec bassesse.
- Il y a de la bassesse dans toutes ses actions.
- (Par extension) Les sentiments ou les actions mêmes qui marquent la bassesse d’âme.
- […] ; mais l’auteur, revoyant Paris après de longs voyages, croyait impossible d’obtenir un succès sans faire des bassesses auprès des journaux. Or, quand on fait tant que de faire des bassesses, il faut les réserver pour le premier ministre. — (Stendhal, De l’Amour, 1re préface de 1826)
- Il y exerce toute la vivacité de son esprit rebelle à ces combines, ces bassesses, ces tripotages, fricotages et grenouillages qui déshonorent à ses yeux la représentation des élus du peuple. — (Jean-Paul Clébert, Les Daudet: Une famille bien française (1840-1940), Presses de la Renaissance, 1988, chap. 18)
- Trivialité ignoble ou choquante.
- La bassesse d’une pensée, d’une expression.
- Cette bassesse de termes, de style contraste avec la dignité du sujet.
- (Vieilli) Basse naissance ; condition très obscure.
- La petite étrangère s’appelait Ernestine. Elle était allemande, et ne paraissait pas née dans la bassesse. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Entre amants il n’est plus ni grandeur ni bassesse,Je sais rendre un berger digne d’une déesse.— (Gabriel Gilbert, Les Amours de Diane et d’Endymion, Prologue ; Guillaume de Luyne libraire, Paris, 1657, page 2)
- ludesse
-
maîtresse
?- Celle qui a un pouvoir de domination sur les êtres ou les choses.
- Celle qui a quelqu’un à son service.
- Ils déclarèrent qu’ils la reconnaissaient toujours pour leur dame et maîtresse, et qu’ils la défendraient envers et contre tous. — (Charles de Montalembert, Histoire de sainte Élisabeth de Hongrie, duchesse de Thuringe, Debécourt, Paris, 1836, page 186)
- Celle qui exerce un pouvoir.
- Rome fut fondée par des brigands, et Rome n’en devint pas moins la maîtresse du monde ; que cet exemple vous inspire, et faisons pour la Germanie, ce qu’ils firent pour l’univers. — (Jean-Henri-Ferdinand Lamartelière, Robert, chef des brigands, Paris, 1844 (1re édition 1793), page 77)
- Celle qui a la prééminence dans un domaine ou un lieu, qui peut y faire prévaloir son autorité.
- ou, ce qui reviendroit au même, asservir ses ministres, en ce qui regarde leurs fonctions spirituelles, à la puissance civile, devenue maîtresse dans l’Église, comme elle l’est de droit dans l’état. — (Félicité de La Mennais, De la religion considérée dans ses rapports avec l’ordre politique et civil, 1825, page 105)
- Debout l’un près de l’autre, comme le maître et la maîtresse de maison, quand les invités arrivent — (Jean Giraudoux, Sodome et Gomorrhe, 1943, page 145)
- Tout nouveau venu qui entrait dans la gargote disait en voyant la Thénardier : Voilà le maître de la maison. Erreur. Elle n’était même pas maîtresse. Le maître et la maîtresse, c’était le mari. Elle faisait, il créait. Il dirigeait tout par une sorte d’action magnétique invisible et continuelle. — (Victor Hugo, Les Misérables, Émile Testard, Paris, 1890 (1re édition 1862), page 149)
- (Spécialement) Servante(-)maîtresse, servante qui joue le rôle de la maîtresse de maison.
- Le mari a sa femme, le garçon a la maîtresse ; et le garçon qui n’a pas la maîtresse a la servante-maîtresse. — (Edmond de Goncourt, Jules de Goncourt, Journal des Goncourt : 1858-1860, H. Champion, Paris, 2005 (1re édition 1860), page 531)
- Une vieille bonne qui l’avait élevé, une de ces servantes maîtresses qui sont les tyrans des familles, vint ouvrir — (Guy de Maupassant, Monsieur Parent, Paul Ollendorff, Paris, 1886, page 5)
- Être sa maîtresse, être maîtresse de soi : être indépendante, avoir la faculté d’agir à sa guise, de disposer librement de soi.
- Ah ! quand ne serai-je plus reine, pour être ma maîtresse ! — (Eugène Scribe, Le Verre d’eau, Velhagen & Klasing, Bielefeld, 1861, page 33)
- Annette est libre, elle est maîtresse d’elle-même, et il faut lui plaire — (Honoré de Balzac, Annette et le criminel, 1824, page 111)
- N’ayant jamais un foyer qui lui appartienne, elle [la femme romaine] n’a rien de ce qui donne l’autorité dans la maison. Jamais elle ne commande ; elle n’est même jamais libre ni maîtresse d’elle-même. — (Numa Denis Fustel de Coulanges, La Cité antique, Durand, 1864, page 103)
- Être maîtresse en quelque chose ou de quelque chose : être supérieure dans un domaine, être un modèle pour autrui.
- Ô femmes ! Vous êtes nos maîtresses en fourberie ! Qui peut lutter contre vous ? — (Nicolas Edme Restif de La Bretonne, Monsieur Nicolas, ou le Cœur humain dévoilé, 1796, page 173)
- (Sens figuré) Celle qui domine, gouverne.
- Y a-t-il rien de plus bas et de plus honteux que cette passion, qui fait d’un homme une bête féroce ? et la raison ne doit-elle pas être maîtresse de tous nos mouvements ? — (Molière, Le Bourgeois gentilhomme, tome 3, Charpentier, Paris, 1910 (1re édition 1670), page 242)
- Il s’inclinait devant la nécessité, maîtresse des hommes et des dieux, et il terminait la lecture du classement par les noms de Morlot, Laboriette et Chazal, sans commentaire inutile. — (Anatole France, La Vie en fleur, Calmann-Lévy, Paris, 1925, page 97)
- Tout l’acte de la construction exige une coordination aussi parfaite que possible entre la mimique, la figuration et la musique, laquelle est ici souveraine maîtresse et doit commander l’action des personnages et des matériaux mouvants. — (Paul Valéry, Variété III, 1936, page 108)
- milesse
-
promesse
?- (Sens propre) Action de promettre ; ou résultat de cette action.
- Mettez-vous en garde contre ces belles promesses, elles cachent souvent la plus infame des tromperies. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Et il réfléchissait. Ce qui est inintelligible, se dit-il, c’est la disproportion qui existe entre les promesses que Jésus lui fit et les résultats qu’elles obtinrent. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Si Dimitri ne voulait pas épouser Phoebe, il aurait au moins dû avoir le courage de l’avouer et de rompre formellement sa promesse. Au lieu de cela, il avait opté pour le silence et l'hypocrisie, […]. — (Lucy Monroe , Pour l'honneur des Pétronides, traduit de l'anglais, dans le volume Séducteurs, éd. Harlequin, coll. Coup de Cœur, 2012)
- (Sens figuré) Ce que l'on espère obtenir.
- Le talent, chez les hommes est donc à peu près, quant au moral, ce qu’est la beauté chez les femmes, une promesse. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Le curé de Melotte […] n’était plus craint. Ses foudres de carton, ses tonnerres lointains, l’évocation des bûchers infernaux, la promesse des félicités paradisiaques dans un éden, somme toute, passablement morne et fort problématique, ne faisaient plus guère frémir que quelques vieilles dévotes et les gosses de neuf à onze ans […]. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Parmi les fléaux qui s'abattent sur la vigne, le plus terrible, dans ses effets, est évidemment la grêle. Le vignoble est beau, et plein de promesses, et cinq minutes plus tard il n'en reste rien ; […]. — (Sachez soigner vos vignes grêlées, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, page 59, éditions La Terre nationale)
- (Droit) Engagement à terme.
- Il faudrait, en premier lieu, répandre parmi nous, par le perfectionnement des institutions de crédit, l'usage des billets, des promesses, des reconnaissances. C'est dire que nos banques devraient cesser de vivre sous l'empire d'un monopole aussi absolu qu'injuste et funeste. — (Michel Gustave Partounau du Puynode, De la monnaie, du crédit et de l'impôt, 1853, page V)
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bailleresse
?- (Droit) Celle qui baille à ferme ou à loyer ; par opposition à celle qui prend une ferme ou une maison à loyer, et qu’on appelle preneresse.
- Il est intéressant de noter que certains féminins sortis de l’usage courant sont cependant conservés dans la langue juridique, comme demanderesse, défenderesse, venderesse, acquéresse et bailleresse. — (Michaël Lessard, Suzanne Zaccour, « Quel genre de droit ? Autopsie du sexisme dans la langue juridique », dans Revue de droit de l'Université Sherbrooke, no 47, 2017, page 227-298 [texte intégral])
-
souplesse
?- Qualité de ce qui est souple, de ce qui se plie aisément.
- L'humidité donne de la souplesse et de l'élasticité aux fils, et c'est en vue de la facilité du travail que les filateurs maintiennent l'air de leurs salles de préparation et de métier à filer à un degré hygrométrique suffisant. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Il avait saisi l’arbre à pleins bras, […]. À chaque effort, il se haussait d’une demi-coudée. Dans ses reins se mouvaient des souplesses de lézard ; l’écorce pétillait sous ses orteils nus ; […]. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap.1, 1910)
- Le singe est un animal qui a beaucoup de souplesse.
- Ce cheval a de la souplesse dans les jarrets.
- (Sports d’hiver) Flexibilité.
- (Gymnastique) Renversement du corps vers l’avant ou vers l’arrière terminant en position verticale après un passage en pont.
- Les pouces joints, prêts à saisir la poutre, je ferme mon esprit à tout sauf à la trajectoire de la souplesse arrière — (Alpheratz, Requiem, 2015, page 22.)
- (Sens figuré) Qualité d'esprit, de style, de voix, etc., qui est souple
- Il a beaucoup de souplesse dans l’esprit.
- Il a une grande souplesse de talent.
- Son style a de la souplesse.
- Sa voix n’a aucune souplesse.
- (Sens figuré) Docilité, complaisance, soumission aux volontés d’autrui.
- Avoir de la souplesse dans les affaires.
- Il est difficile de réussir dans le monde, si on n’a pas à souplesse, si l’on manque de souplesse.
- Il a beaucoup, il a trop, il n’a pas assez de souplesse dans le caractère.
- (Œnologie) Caractérise un vin bien équilibré dont la teneur en tanin et en acide ne heurte pas le palais. Pour les vins qualifiés de souples, la rondeur l'emporte sur l'astringence.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.