Dictionnaire des rimes
Les rimes en : renfort
Que signifie "renfort" ?
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- Augmentation de force ; ce qui sert à renforcer.
- Le ministère anglais déclara que ses flottes avaient l'ordre de courir sus à tout vaisseau français qui porterait des renforts dans l’Amérique. — (Théophile Lavallée, Histoire des Français, volume 3, chapitre 3 (1748-1763), Paris, Charpentier, 12e édition, 1858, page 503)
- En attendant les renforts, peut-être accélérés par le départ proche de Hwang à Nottingham Forest, voire de Niang (Sion, Ajaccio, Auxerre), il continue son travail de « post-formation » avec les Bakwa, Ekomié (blessé et forfait), Delaurier-Chabet, Mwanga et compagnie. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 29)
- (En particulier) Ce que l’on ajoute à quelque chose dans les situations difficiles.
- Un cheval de renfort.
- Et moi acquiesçant, il m’offrit incontinent de me remettre la moitié du butin, ce que je noulus, lui disant que j’avais des armes assez et que sans le renfort de lui-même et de ses compagnons, je n’eusse pu défaire les lansquenets sans y laisser de plumes. — (Robert Merle, La Violente Amour, Plon, 1983)
- (Art) Pièce qui sert à en renforcer d’autres.
- (Assurance) Type de couverture plus importante que le minimum.
- Renfort optique et dentaire.
Mots qui riment avec "or"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "renfort".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : or , ors , ort , orts , ord , ords , aur , aurs , aure , aures , orps , ore et ores .
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recors
?- Personne qu’un huissier mène avec lui pour servir de témoin dans les exploits d’exécution et pour lui prêter main-forte en cas de besoin.
- Vous êtes plus laids que des recors, s’écria-t-il. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- Un gros pas qui monte l'escalier, c'est l'ancien recors. — (Alphonse Allais, À se tordre, 1891)
- Le praticien, vulgairement appelé recors, est l’homme de justice par hasard, il est là pour assister l’exécution des jugements, c’est pour les affaires civiles, un bourreau d’occasion. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- (Droit féodal) Personne qui aidait les collecteurs d’impôts à récupérer l’argent.
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distord
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de distordre.
- Le paranoïaque écoute l’autre d’une manière différente, distord la phrase, préfigure le sens, y découvre ce qu’il cherchait, à savoir qu’on l’accuse, lui, des fautes que l’accusateur a commises. — (Claude Olievenstein, L’Homme parano, 1992, Odile Jacob, page 76)
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aéroport
?- (Aviation) Ensemble englobant l'aérogare, les pistes d'envol et d'atterrissage, ainsi que les installations et services nécessaires au trafic aérien.
- À la vue d'Alger, de l’aéroport Houari Boumédiene, je me décontracte, le voyageur devant aussi, avec un lâcher de pets tonitruants. — (Franck Saël, Le Voyage à Merahna, Editions Publibook, 2003, page 100)
- Il est surtout celui qui a transmis à Killian la passion du pilotage en l’emmenant dès l’âge de 9 ans au club d’aéromodélisme de Bassillac (24) le long de la piste de l’aéroport de Périgueux. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 7)
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tabor
?- (Maroc) (Militaire) Groupement de plusieurs goums.
- Chaque contingent constitue un tabor qui, suivant sa force numérique, peut être comparé à un régiment ou à un bataillon. Le tabor est commandé par un caïd er-r’h a (mestre de camp) secondé par son khalifa (lieutenant) et se divise en plusieurs mia (compagnies d'une centaine d'hommes) commandés par des caïd mia (centurions) et des m’kademîn (sous-officiers). — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 80)
- Chaque contingent du guîch forme une r’ha sous les ordres d’un caïd et est divisée, comme les tabor de l’âsker, en groupes de cent hommes. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 79)
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téléosaure
?- (Biologie) Membre du genre Téléosaure, crocodilien ayant vécu sur Terre durant le Jurassique.
- Mon excellent ami, et sur les lieux, mon savant collaborateur le professeur Eudes Deslongchamps a trouvé mêlés aux ossements d'un téléosaure des cristaux, dont il n'y a de semblables qu'à d'assez grandes distances du calcaire de Caen. — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, 3e mémoire : Des recherches faites dans les carrières du calcaire oolithique de Caen, ayant donné lieu à la découverte de plusieurs beaux échantillons et de nouvelles espèces de téléosaures, lu à l'académie des sciences le 9 mai 1831, dans Divers mémoires sur de grands Sauriens trouvés à l'état fossile vers les confins maritimes de la Basse Normandie, attribués d'abord au crocodile, puis déterminés sous les noms de Téléosaurus et Sténéosaurus, par Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Paris : chez Firmin Didot frères, 1831, p. 48)
- M. Gervais ne pense pas qu'il y ait autant de différence entre les téléosaures et les crocodiles qu'entre les plésiosaures et les ichtyosaures, et il croit que c'est exagérer les caractères des téléosaures que d'en faire un ordre à part. — (« Séances du 6 avril 1866 », dans la Revue des sociétés savantes des départements, 4e série, tome 3, mai 1866, Paris : Imprimerie impériale, 1866, p. 471)
- destord
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labrador
?- (Zoologie) Variante de retriever du Labrador (race de chien).
- (Élevage) Variété de canard originaire du Labrador.
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autocrator
?- Autocrate.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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brontosaure
?- (Paléontologie) Le brontosaure est un genre de dinosaure sauropode herbivore de la famille des diplodocidés, découvert en 1879 par Othniel Charles Marsh. Il a longtemps été confondu avec l'apatosaure auquel il ressemble.
- Ma mère connaissait le nom de deux animaux préhistoriques, le brontosaure et le mammouth. — (Frédéric Regard, De Drake à Chatwin. Rhétoriques de la découverte, 2007)
- astaffort
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drugstore
?- (Anglicisme) Commerce de détail ouvert sur une large plage horaire et proposant un éventail de produit allant de l’alimentation à la pharmacie en passant par le débit de tabac et le kiosque de presse.
- Allez faire un tour du côté du drugstore. Vous les trouverez touts là. — (Boris Vian, J'irai cracher sur vos tombes, 1946)
- blancafort
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déplore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déplorer.
- Je m’étais proposé de dire un mot dans mon oraison contre l’usage que je déplore ; mais une voix intérieure ne me le permit pas, et je reconnais que ce que j’eusse dit sur ce sujet n’aurait fait, dans ce moment, que de désédifier mes auditeurs. — (Samson Vuilleumier, Robert Centlivres, Henri Meylan, L’église vaudoise dans la tempête, Lettres choisies de Samson Vuilleumier, 1947, page 49)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déplorer.
- Une communication « très légère », déplore Paul Poulain, ingénieur consultant risques industriels au cabinet Riskcare, et auteur de Tout peut exploser (éd. Fayard). — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 18 janvier 2023, page 7)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déplorer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déplorer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déplorer.
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similor
?- Composition métallique, mélange de cuivre jaune et de zinc qui a l’aspect de l’or. → voir chrysocale qui contient en plus de l'étain
- Médaille frappée en similor, pièce de collection en similor.
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mirador
?- Tour de surveillance, poste d'observation, surtout dans un camp de prisonniers ou une prison.
- J'avais essayé, grâce à l'amitié d'un sergent téléphoniste du mirador, de lui faire parvenir à mon tour un message rassurant... — (Romain Gary, La promesse de l'aube, Folio)
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factor
?- Affactureur.
- L’affactureur (également appelé factor ou société d’affacturage) désigne l’établissement de financement qui, à la demande d’une entreprise, prend en charge les créances clients afin de procéder à une avance de trésorerie. — (lien web www.factorsfrance.fr)
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tors
?- (Technique) Action de tordre les brins qui forment le fil, la laine, la corde…, torsion qu’on leur donne.
- Tors en Z, tors en S.
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essor
?- Action de l’oiseau qui s’élance pour prendre son vol.
- Avant que la nitée Se trouvât assez forte encor Pour voler et prendre l’essor. — (Jean de la Fontaine, Fab. IV, 22.)
- (Sens figuré) Ses rues, dans le silence d’un lieu désert, attendent le claquement des volets, l’ouverture des portes, le hennissement des chevaux, l’essor d’une marmaille. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par analogie) Envol d’un aéronef.
- […], nous menions une vie désordonnée, parce que nous étions toujours sur le qui-vive, prêts à prendre notre essor le lendemain matin. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- (Sens figuré) Élan vers le haut.
- Et dès que son Dieu l’ordonne, Son âme, prenant l’essor, s’élève d’un vol rapide Vers la demeure où réside Son véritable trésor. — (Jean Racine, Cantique, II.)
- Élan hâtif.
- M’en croirez-vous, monsieur ? Prenez l’essor. — (Hauteroche, le Souper mal apprêté, sc. 18.)
- (Sens figuré) Mouvement moral, comparé à l’essor de l’oiseau, par lequel un homme, un esprit, une âme se portent aux choses élevées, étendues.
- Et quand je me demande un titre légitime D’où prendre quelque gloire et chercher quelque estime, Je vois pour tout appui de mes plus hauts essors Le néant que je suis et le rien d’où je sors. — (Pierre Corneille, Imit. III, 40.)
- Succès qu’obtient un livre, une idée.
- N’espérons plus que la haine pardonne à mes chansons leur trop rapide essor. — (Pierre Jean de Béranger, Ad. à la camp.)
- (Sens figuré) Action de débuter en quelque chose avec énergie, avec hardiesse et liberté.
- Favoriser l’essor du talent.
- (Désuet) Publication, sortie d'un livre.
- Si l’on peut pardonner l’essor d’un mauvais livre, Ce n'est qu’aux malheureux qui composent pour vivre. — (Molière, Mis. I, 2.)
- Développement qui a quelque chose de rapide comme le vol de l’oiseau.
- La vie n'avait pas encore pris un grand essor à l'époque de la formation ardoisière. Ce n'est guère que dans la partie supérieure […] que l'on trouve quelques fossiles. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 17)
- Nous avons constaté l’essor d’Alès, et Nîmes même a gagné quelques milliers d’âmes de 1912 à 1926. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Pourtant ces épreuves et tribulations suscitèrent, dans leurs rangs, un essor idéologique et organisationnel nouveau, […]. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.98)
- Le XIXe siècle marque véritablement l’essor de la pêche hauturière : à Terre-neuve d'abord, puis en Islande. — (Christian Querré, La Grande Aventure de Terre-Neuvas de la baie de Saint-Brieuc, 1998)
- (Technique) Ouverture dans le haut d’une cave enterrée ou d’une galerie avec un conduit vertical vers la surface pour assurer une ventilation par convection naturelle.
- Essor d’une galerie de mine, d’une champignonnière, d’une cave à vin de champagne.....
- (Sens figuré) Libération d’une contrainte.
- On tenait ce jeune homme dans une trop grande contrainte, il a pris depuis son essor.
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désaccord
?- Le fait de n’être pas d’accord, en parlant des personnes et des choses.
- Ainsi, comme il arrive très-souvent, l’homme est en désaccord complet avec les produits de sa pensée. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 157 de l’édition Houssiaux de 1855)
- (En particulier) Manque d'accord dans le son rendu par des instruments de musique.
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mirliflore
?- (Familier) Jeune homme qui se pique d’élégance, qui fait l’agréable, qui cherche à briller.
- — Ce sont là des inventions de Paris ! Voilà les idées de ces messieurs de la Capitale ! c’est comme le strabisme, le chloroforme et la lithotritie, un tas de monstruosités que le gouvernement devrait défendre ! Mais on veut faire le malin, et l’on vous fourre des remèdes sans s’inquiéter des conséquences. Nous ne sommes pas si forts que cela, nous autres ; nous ne sommes pas des savants, des mirliflores, des jolis cœurs ; nous sommes des praticiens, des guérisseurs, et nous n’imaginerions pas d’opérer quelqu’un qui se porte à merveille ! Redresser des pieds bots ! est-ce qu’on peut redresser les pieds-bots ? c’est comme si l’on voulait, par exemple, rendre droit un bossu ! — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857, édition Louis Conard, 1910, page 252)
- Fritz était là, devant la glace, vêtu comme un mirliflore. — (Erckmann-Chatrian, L’ami Fritz, 1864)
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athanor
?- Four d’alchimiste, à combustion très lente.
- Mais là aussi une immense et harassante liberté lui restait encore : il pouvait à son gré s’en tenir à cette décision ou y renoncer, faire le geste qui termine tout ou au contraire accepter cette mors ignea guère différente de l’agonie d’un alchimiste enflammant par mégarde sa longue robe aux braises de son athanor. — (Marguerite Yourcenar, L’Œuvre au Noir, Troisième Partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 355)
- Oui, la chambre à four, avec ses chevrons, ses murs nus et sa suie séculaire, c’était l’athanor où le feu se transformait en principe de vie ; voilà pourquoi je m’y réfugiais, pour y renifler dix siècles de ce vrai confort, qu’on n’a d’ailleurs jamais remplacé, et pour y mijoter les expériences gustatives personnelles, les seules valables. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 116)
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accore
?- (Marine) Pièce de bois qu’on dresse presque verticalement pour étayer un objet, pour le maintenir en place.
- Les accores qui soutiennent un navire échoué ou sur le chantier.
- (Marine) (Vieilli) Contour d’un banc, d’un écueil.
- Par malheur, le rivage était si rocheux, la plage si accore, qu’on ne pouvait y débarquer de nuit. — (Jules Verne, Les Révoltés de la Bounty, chap. 2, 1879)
- Au milieu du banc, la mer est moins forte, son impétuosité s’étant brisée sur l’accore. — (Henry de Monfreid, les Secrets de la mer Rouge, chapitre II, 1931)
- (Géographie, Géologie) Côte escarpée, voire falaise, qui est bordée de fonds marins verticaux et très profonds.
- Ses embarcations furent envoyées à terre avec mission de visiter les accores de la côte. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1868)
- On distingue plusieurs genres de ressac :1° Le ressac par choc contre un accore […]1° Ressac dû au choc contre un obstacle. — Lorsqu’une lame vient à rencontrer un obstacle vertical qui résiste, elle est en partie réfléchie, une portion de sa force vive est consommée par le choc et transformée en chaleur, mais la portion la plus forte est annulée par un travail de soulèvement des eaux ; les eaux s’élèvent verticalement le long de l’accore, et montent même quelquefois à des hauteurs considérables ; cette masse ascendante conserve toujours une partie de sa pression horizontale et, si elle arrive à dépasser le sommet de l’accore, cette pression se manifeste par une projection parabolique des eaux […] Cette masse ascendante, lorsqu’elle a épuisé sa force vive, s’affaisse et prend une vitesse croissante de haut en bas ; la surface des eaux se creuse au pied de l’accore, qui peut arriver à se découvrir bien que situé à une assez grande profondeur au-dessous du niveau moyen des lames. Ces eaux descendantes attaquent énergiquement le sol et l’affouillent […] une partie de la lame qui vient frapper l’accore est probablement déviée le long de la surface verticale, de haut en bas, et concourt à produire l’affouillement. La profondeur maxima de l’affouillement n’est pas au pied même de l’accore, mais à une certaine distance, et un certain talus courbe raccorde le point le plus creux avec le pied de l’accore ; cet effet est dû à la déviation des filets liquides ; une certaine quantité d’eau doit, à l’origine du mouvement, se constituer en remous dans l’angle de l’accore et du fond. — (Alphonse Alexis Debauve, Manuel de l’ingénieur des ponts et chaussées, 19e fascicule, Dunod, Paris, 1878)
- Agile comme un chat sauvage, il escalada la paroi accore, s'aidant des crampons enfoncés dans les moellons à des distances régulières. — (Jean Ray, Harry Dickson, Le Fantôme des Ruines Rouges, 1932)
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milord
?- Terme anglais par lequel on s’adresse à un lord.
- Il est sûr, milord, dit le marquis en riant, qu'un Anglais pouvait seul me faire une proposition si bizarre. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Sens figuré) (Populaire) (Vieilli) Homme riche.
- Il a des breloques, il impose aux gens de menu, passe pour un milord dans les villages. — (Honoré de Balzac, L’Illustre Gaudissart)
- « Voilà notre milord ivre mort, disait le lancier. Eh bien, on a beau dire, moi je bois tout mon argent, mais jamais on ne m’a vu comme milord ». — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Ils firent une courte halte chez Larouche, à Sherbrooke, le temps que lui aussi se sape façon milord pour aller se taper la cloche "Chez Bouchard-Taylor". — (Luc Baranger, Maria chape de haine, ch. 3, Baleine, 2010)
- Francis Claude ambitionnait d'attirer chez lui les intellectuels et la bourgeoisie de la rive gauche, désireux de « s'encanailler ». Aurait-il pu choisir un autre nom que celui de l'homme qui se conduisait comme un milord avec les arsouilles et comme une arsouille avec les milords. — (Richard Khaitzine, Galeries et passages de Paris: A la recherche du temps passé: Guide complet , Grenoble : Le Mercure Dauphinois, 2010)
- Comme chaque fois que je nippais en milord, costume en cashmere, les pieds campés dans des Richelieu, j'avais une pensée pour le beau-père de mon ami P., un voyou de la vieille école, que je n'avais vu que trois fois dans ma vie, mais dont la ganache m'avait imposé le respect pour toujours. — (Jean Gab’1, Sur la tombe de ma mère, éd. Don Quichotte, 2013)
- Voiture à cheval où le cocher est assis sur un siège surélevé.
- Tant de bogheis, de phaétons, de milords n’étaient pas inutiles à un agité, qui du matin au soir, parcourait Paris. — (G. Augustin-Thierry, Conspirateurs et Gens de police : La Mystérieuse Affaire Donnadieu (1802), A. Colin, 1909, page 85)
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pylore
?- (Anatomie) Orifice inférieur de l’estomac, par lequel les aliments entrent dans les intestins.
- Obstruction du pylore.
- Ce pauvre Alfred a sa crampe au pylore. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- (Par extension) (Anatomie) Le sphincter qui ouvre ou ferme cet orifice.
- Simon avait beau se dire qu’après tout, ils ne pouvaient rien y changer, la perspective de l’explication lui contractait le pylore. — (Maurice Druon, Les Grandes Familles, tome 1, 1948)
- Contribution à l’étude des fonctions de l’estomac étudiées sur un malade atteint de cancer du pylore et gastroentérostomisé, par MM. Dehove et Soupault. — (Archives générales de médecine, 1895)
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matador
?- (Tauromachie) Celui qui, dans les corridas, met l’animal à mort.
- On n’emploie guère en Espagne le mot matador pour désigner celui qui tue le taureau, on l’appelle espada (épée), ce qui est plus noble et a plus de caractère ; l’on ne dit pas non plus toreador, mais bien torero. Je donne, en passant, cet utile renseignement à ceux qui font de la couleur locale dans les romances et dans les opéras-comiques. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Après s'être vanté d'avoir travaillé à éteindre les lampions célestes par un geste magnifique, il se donne les allures d'un matador aux pieds duquel va tomber le taureau furieux. — (Georges Sorel, Lettre à Daniel Halévy, 15 juillet 1907, dans Réflexions sur la violence, 1908)
- Le picador alcoolique et grisonnant avait devant lui un verre d’eau-de-vie de cazalas et se délectait à contempler une table où avaient pris place le matador dont le courage avait fui, et un autre matador qui avait renoncé à l’épée pour redevenir banderillero, et deux prostituées apparemment très décaties. — (Ernest Hemingway, La Capitale du monde, 1936. Traduit de l’anglais américain par Marcel Duhamel, 1946. Traduction revue par Marc Sapora, 2001, page 32)
- Le matador qui tire du danger couru l’occasion d’être plus brillant que jamais et montre toute la qualité de son style à l’instant qu’il est le plus menacé : voilà ce qui m’émerveillait, voilà ce que je voudrais être. — (Michel Leiris, De la littérature considérée comme une tauromachie, 1945-1946 (préface de L’âge d’homme, 1939), collection Folio, page 12)
- (Cartes à jouer) Dans le jeu de l’hombre, désigne les cartes supérieures.
- Spadille, manille et baste sont les trois premiers matadors.
- (Jeux) Jeu de dominos où l’on doit toujours faire sept.
- (Boucherie) Outil utilisé en abattoir pour étourdir les animaux avant la mise à mort par saignée.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.