Dictionnaire des rimes
Les rimes en : regades
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "regades".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
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gourmade
?- (Familier) Coup de poing sur la figure.
- En vérité, j’avais oublié la gourmade, bien que mon oreille en ait ressenti de la chaleur pendant tout un jour. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Chacun cherche à vous dégoûter des établissements rivaux, et ce cortège ne vous quitte que lorsque vous êtes entré définitivement dans un hôtel quelconque. Alors ils se querellent entre eux, se donnent des gourmades et s’appellent brigands et voleurs, et autres injures tout à fait vraisemblables, puis ils se mettent, en toute hâte, à la poursuite d’une autre proie. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- En recevant cette espèce de gourmade en paroles, l’étonnement du jeune homme cessa, car il reconnut alors son Mentor femelle dont la tendresse le surprenait toujours, tant il avait l’habitude d’être rudoyé. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
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sérénade
?- Concert de voix ou d’instruments, que l’on donne le soir, la nuit, dans la rue sous les fenêtres de quelqu’un.
- À quoi pouvait-il s’attendre, si ce n’est à trouver sa maîtresse agréablement engagée avec un rival à son retour, et à voir sa sérénade, comme on l’appelle, aussi mal reçue que le miaulement d’un chat dans la gouttière ? — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Musique) Composition musicale, le plus souvent instrumentale, de forme libre.
- Les sérénades de Mozart, de Beethoven.
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rémoulade
?- de l’italien ramolaccio (« radis, raifort »)[1] qui donne l’espagnol remolacha, et ce via le picard remola (« raifort gris », « radis noir ») et ramolos (« raifort ») ; le suffixe -ade, fréquent en cuisine (→ voir salade et orangeade) ayant été substitué à -asse. Le mot aurait pénétré en France via la Belgique et les Pays-bas espagnols ;
- selon Joseph Favre[2], qui l’écrit remoulade, il viendrait de remoudre, remoulu parce que les ingrédients étaient pilés dans un mortier.
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oréade
?- (Mythologie) Nymphe ou divinité des montagnes et des grottes.
- — Je n’ai que le temps de m’habiller pour le dîner.Et elle s’échappa devant les lions de pierre, laissant à son ami une vision de naïade ou d’oréade. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 320)
- Il avait suffi que ce mécanisme monstrueux l’effleurât pour la lui ravir, pour faire d’elle sa captive, et dans le meilleur des cas une oréade. — (Ismaïl Kadaré, Avril brisé, 1978 ; traduit de l’albanais par Jusuf Vrioni, 1982, page 174)
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antérograde
?- Qui va de l’avant.
- Un mouvement antérograde.
- (Médecine) Qui s’applique après un événement particulier.
- L’amnésie antérograde porte sur les faits postérieurs à l’accident.
- Ces patients perdent la capacité à créer de nouveaux souvenirs – amnésie dite antérograde – tandis que leur capacité à évoquer des souvenirs plus anciens est davantage respectée. — (Lionel Naccache, Le Nouvel Inconscient : Freud, le Christophe Colomb des neurosciences, Odile Jacob, 2009, page 242)
- hellade
- lapujade
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gambade
?- Saut vif et sans règle qui dénote de la gaieté, de l’entrain.
- Après avoir fait gambades sur gambades, exécuté des voltiges hardies autour de sœur Rose très émue, fait niches sur niches et mille agaceries aux militaires qui jouaient à la drogue et dont les pinces en bois posées sur le nez des perdants me faisaient toujours rire, j'étais, on le pense, très animé, très emporté. — (P.-J. Stahl, Les quatre peurs de notre général : Souvenirs d’enfance et de jeunesse, Paris : Bibliothèque d’Éducation et de Récréation (éditions J. Hetzel & Cie), sans date (vers 1881), page 11)
- Et, en dessous, une ligne qui aurait voulu être horizontale, mais qui délirait en hauteur, s'élevait comme une gambade. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Puis arriva une troupe de jeunes chrétiennes très peu vêtues, qui dansèrent et firent toutes sortes de gambades. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 108)
- J’ai graissé la patte au bergerPour lui faire jouer une aubadeLors, ma mie, sans croire au dangerFaisons mille et une gambades. — (Georges Brassens, Il suffit de passer le pont, in Le Vent, 1953)
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tétrade
?- Groupe de quatre éléments solidaires.
- (Antiquité) Nombre quatre, symbole de justice chez Pythagore ; série ou somme des quatre premiers nombres, combinaison numérique dans laquelle interviennent quatre nombres ou quatre opérations particulières.
- Tu t’appelleras Hermès, et tes disciples, quand tu les auras trouvés s’appelleront Tat, Asclèpios et Ammon. Puisse se compléter bientôt la tétrade hiératique qui doit transmettre, d’une génération à l’autre, le dépôt de la science sacrée. — (L. Ménard, Rêv. païen, 1876, page 126)
- Ensemble de quatre éléments tels que ceux qui forment ou qui définissent l’âme, l’Homme ou la Divinité.
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torsade
?- (Passementerie) Rouleau de fils de soie, d’argent, d’or tordus en spirale qu’on emploie pour orner les tentures, les rideaux, les épaulettes des officiers, etc.
- Cavalerie, ma mie, à vous de donner l’exemple. Quittez vos vieilles fanfreluches, soutaches, brandebourgs ou plastrons ; pelisses engonçantes, habits vestes étranglant la taille ; tresses et torsades gênant les mouvements. Renoncez à ces couleurs éclatantes, cibles niaisement glorieuses, devant le tir certain des armes d’aujourd’hui. — (Émile-Marcelin-Isidore Planat dit « Marcelin », « Vieux Uniformes », in La Vie parisienne : magazine mensuel artistique et littéraire, 19 décembre 1868)
- Chose tordue en spirale.
- Déposer la torsade dans un moule à cake beurré. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 26 septembre 2022, page 10)
- Quand Miette riait, renversant la tête en arrière et la penchant mollement sur son épaule droite, elle ressemblait à la Bacchante antique, avec sa gorge gonflée de gaieté sonore, ses joues arrondies comme celles d’un enfant, ses larges dents blanches, ses torsades de cheveux crépus que les éclats de sa joie agitaient sur sa nuque, ainsi qu’une couronne de pampres. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 16-17)
- Ses cheveux tombaient en torsade sur sa nuque et j’ai été saisie par le rayonnement de son sourire, lié pour moi d’une manière mystérieuse à cette chambre dont elle sortait. — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, pages 47-48)
- Zaman Hadj, lui, éleva dévotement les mains jusqu’à son turban vert et dégagea de ses torsades un long porte-monnaie fait de robuste soie sauvage. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Sens figuré)
- En cachette de son époux, elle réunissait ses enfants pour leur faire admirer les plus purs poètes romantiques qu’elle découvrait avec eux. Dans le salon coulaient des torsades de vers éplorés, et il y avait des jours où tout le monde pleurait, sauf Lucienne qui n’y voyait pas raison. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 30)
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balade
?- Promenade sans but précis.
- Il s'en alla faire une longue balade dans la campagne jusqu'au coucher du Soleil.
- (Vieilli) (Désuet) Variante orthographique de ballade [1].
- lahourcade
- mecopteroides
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vocoide
?- (Linguistique) Vocoïde.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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bagad
?- (Bretagne) Formation musicale interprétant le plus souvent des airs tirés du répertoire traditionnel breton et constituée de joueurs de bombarde, de cornemuse écossaise, de caisse claire écossaise et de percussions.
- Auray aime son ensemble presque septuagénaire et plusieurs fois champion de Bretagne (et donc de France) des bagadoù ; la municipalité chouchoute ses musiciens en leur fournissant locaux et subventions ; la vie de la Kevrenn est fréquemment chroniquée dans les deux quotidiens régionaux et concurrents, Ouest-France et Le Télégramme. — (Henri Seckel et Nicolas Legendre, Un virtuose, un bagad et des soupçons de viol : silence de plomb en pays breton, Le Monde. Mis en ligne le 24 janvier 2020)
- Le jeune musicien, mitraillé par les photographes, est à bonne école, son père étant l’un des sonneurs principaux du bagad Kevrenn Kastell. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 8)
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camisade
?- (Histoire, Militaire) Attaque de nuit ou de grand matin par des soldats qui, pour se reconnaître, mettaient leurs chemises par dessus leurs habits.
- Le 13 dudit mois environ les trois heures après midi, vint à la Maiſon de la Ville un Gentilhomme de la part de Monsieur le Baron des Adrets, lequel avoit laiſſé ledit Baron à une Ville diſtante de Montpellier, de quatre lieues ; lequel advertit les Conſuls & ceux qui commandoyent ladite Ville, que ledit Baron leur mandoit qu’il trouvaſt dans deux ou trois heures 1500. chemiſes preſtes, ſans faire de bruit : ce que fut trouvé de ceux de la Ville, fort eſtrange ; entendant bien que ledit Baron vouloit donner une camisade, d’autant qu’il ne cogoiſſoit le lieu où eſtoit campé l’ennemy ; […] — (Jacques-Auguste de Thou, Mémoires de Condé, volume 3, Rollin, Paris, 1743, page 664)
- La camisade nous offre un exemple particulièrement élaboré de stratagème nocturne. — (Frédérique Verrier, Les armes de Minerve: l’humanisme militaire dans l’Italie du XVIe siècle, 1997)
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embrassade
?- Action de deux personnes qui s’embrassent.
- Il y avait quelque chose d’enivrant dans ces embrassades fréquentes, données et reçues, qu’on aurait pris tous les passans pour des voyageurs qui revenaient d’une terre étrangère, et qui revoyaient la patrie. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Pour comprendre le bonheur que nous éprouvions à embrasser notre vache et à être embrassés par elle, il faut se rappeler que ni Mattia ni moi, nous n’étions gâtés par les embrassades : notre sort n’était pas celui des enfants choyés, qui ont à se défendre contre les caresses de leurs mères ; et tous deux cependant nous aurions bien aimé à nous faire caresser. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Tout d’abord, rappeler à l’entrée de chaque bureau de vote, à l’aide d’un écriteau, quelles sont les « mesures barrières » à adopter pour ne pas répandre le virus : « saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades, se laver les mains très régulièrement, tousser ou éternuer dans son coude », etc. — (« Les municipales à l’heure du coronavirus », dans Le Monde, 10 mars 2020 [texte intégral])
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grade
?- Degré de dignité, d'honneur dans une hiérarchie.
- Monter en grade, se dit d’une façon générale de quelqu’un qui s’élève à un degré supérieur, dans sa condition, ses fonctions, son emploi, etc.
- Guillaume des Champeaux, né en Brie de parents obscurs, s'éleva par la réputation qu'il se fit, de grade en grade jusqu'à l'épiscopat. — (Denis Diderot, Opin. des anc. philos. (scolastiques))
- (Militaire) Degré dans la hiérarchie militaire.
- Il fut élevé au plus haut grade.
- Le grade de capitaine, de colonel, de général.
- Degré de la hiérarchie universitaire.
- Le grade de licencié, de docteur etc.
- On me propose toujours une année d’études libres dans Paris, durant laquelle je pourrais réfléchir sur l’avenir que je devrais embrasser, et aussi prendre mes grades universitaires. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 180.)
- Degré de la hiérarchie dans la fonction publique.
- Grades d’attaché, d’attaché principal, de directeur territorial.
- (Biologie) Groupe d'organismes vivants dont le plan d'organisation est relativement similaire.
- En parcourant les cabinets, les serres, la ménagerie et le jardin [du Jardin des Plantes, à Paris], on voit tous les genres et tous les grades, depuis l’insecte microscopique jusqu’à l’animal le plus colossal vivant ou empaillé. — (François-Xavier Garneau (1809-1866), Voyage en Angleterre et en France dans les années 1831, 1832 et 1833 (1855).)
- (Métrologie) (Géométrie) Unité de mesure d’angle plan égale à la centième partie d’un quadrant dans un système de division centésimale de la circonférence. Son symbole est gon.
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rasade
?- Verre de vin ou d’autre liquide, plein jusqu’aux bords.
- À ces mots, l’hôte chancelant, se mit à chanter en espagnol, entrecoupant ses chants de rasades qu’il jetait dans son gosier en se renversant. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXII, 1826)
- Et les amis recommencèrent à boire à plus amples rasades, pendant qu’en dehors la neige tombait toujours. — (Henry Murger, Scènes de la vie de bohème , 1848)
- Aujourd'hui, je médite; je me rappelle avoir été frappé, partout où je suis allé, d'apercevoir dans les débits, dès la première heure du matin, des masses de gens, hommes ou femmes, corsant leur café par des rasades d'eau-de-vie. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
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chamade
?- (Militaire) Signal que les assiégés donnaient avec la trompette ou le tambour, quelquefois en arborant un drapeau blanc, pour avertir qu’ils voulaient parlementer.
- Le onzième [jour] de tranchée ouverte, la chamade fut battue, et la capitulation telle à peu près que les assiégés la désirèrent. — (Saint-Simon, Mémoires)
- Battre la chamade. Sonner la chamade.
- (Sens figuré) Manifestation joyeuse.
- Le peintre se levait avec l’aube et saluait d’une chamade l’apparition du soleil. — (Albert t’Serstevens, Un apostolat, Motifs, 2018 [1919], page 29)
- La rue débouchait sur un boulevard planté d’ormeaux gigantesques dans lesquels roulait une invraisemblable chamade de rossignols. Ils se poursuivaient aussi et voltigeaient en faisant grésiller le feuillage comme la grêle. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 126)
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nades
?- Deuxième personne du singulier (tú) du présent du subjonctif de nadar.
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estocade
?- (Anciennement) Épée longue et droite, sans tranchant.
- Ambroise parut bientôt au réfectoire, où les bénédictins récitaient malines en l’attendant ; il n’avait pas quitté son froc et sa cagoule, mais endossé par-dessous une cotte de mailles et posé sur sa tête un heaume dont la visière et le ventail fermés se recourbaient comme un bec d’aiglon, et dont le cimier représentait des os de mort en croix ; il s’était précautionné de deux épées, l’une courte dite braquemard, l’autre nommée estocade ou épée de longueur, outre une miséricorde pour achever un vaincu à terre. — (Paul Lacroix, Les Francs-Taupins, histoire du temps de Charles VII, Imprimerie de Walder, Paris, 1834, page 75)
- Grand coup allongé d’épée ou de fleuret donné avec la pointe de l’arme.
- Encore un mot. Ne vous faites pas un point d’honneur de ne pas rompre ; au contraire, faites-le marcher ; il manque d’haleine, essoufflez-le, et, quand vous trouverez votre belle, une bonne estocade dans la poitrine, et votre homme est à bas. — (Prosper Mérimée, Chronique du règne de Charles IX, Charpentier, 1842, page 100)
- La Goberge n’était brave naturellement qu’à coup sûr, et depuis que ses estocades lui avaient failli, ce spadassin frissonnait en regardant seulement la poignée de sa rapière. — (Auguste Maquet, Le Comte de Lavernie, L. de Potter, 1853, t. 3, page 256)
- De Morguen se rua sur lui tête baissée et lui porta sous le busc de la cuirasse une estocade bien roide, pour lui transpercer le ventre. — (Maurice Maindron, Le Tournoi de Vauplassans, E. Plon, Nourrit et Cie, 1895, page 184)
- Au commandement d’Alcide, péremptoire, ces ingénieux guerriers, posant à terre leurs sacs fictifs, couraient dans le vide décocher à d’illusoires ennemis, d’illusoires estocades. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Stelle, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 189)
- (Par extension) (Tauromachie) Coup d’épée porté par le matador pour achever le taureau.
- L’épée lui était entrée dans le front et avait piqué la cervelle, coup défendu par les lois de la tauromachie, le matador devant passer le bras entre les cornes de l’animal et lui donner l’estocade entre la nuque et les épaules, ce qui augmente le danger de l’homme et donne quelque chance à son bestial adversaire. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Les estocades produisent immédiatement la mort lorsque, pénétrant entre deux vertèbres, le fer tranche la moelle épinière, ou atteint ce que les toreros appellent la erradura. Le coup tue le taureau, même quand l’épée n'est entrée qu’à moitié. — (Théophile Gautier, La Peau de tigre, H. Souverain, 1858, t. 3, page 58)
- (Littéraire) (Sens figuré) Attaque violente et soudaine.
- Pour moi chétif, je fais la guerre jusqu’au dernier moment, jansénistes, molinistes, Frérons, Pompignans, à droite, a gauche, et des prédicants, et J. J. Rousseau. Je reçois cent estocades, j’en rends deux cents, et je ris. Je vois à ma porte Genève en combustion pour des querelles de bibus, et je ris encore ; et, Dieu merci, je regarde ce monde comme une farce qui devient quelquefois tragique. — (Voltaire, Correspondance, lettre à M. le cardinal de Bernis, 22 décembre 1766, dans Œuvres complètes, t. 41, L. Hachette, 1890, page 160)
- Brutalement, il se précipita sur elle, et, sans une parole, sans une caresse non plus, mais avec une force de rut extraordinaire, avec un élan de tout son être et de toute sa volonté, par une brève et décisive et profonde estocade d’étalon, il la viola, les yeux fermés lui aussi, et s’imaginant qu’il engrossait la terre elle-même. — (Jean Ridhepin, Le Cadet, G. Charpentier, 1890, page 121)
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promenade
?- Action de se promener.
- Ni les Persans ni tous les Orientaux ne savent ce que c’est que des promenades comme nous les faisons, et ils ne peuvent assez s’étonner de nous voir marcher dans une allée de jardin, puis revenir sur nos pas, et ainsi continuer deux ou trois heures. — (Jean-Baptiste Tavernier, Voyages en Perse (1679), Club des Libraires de France, 1964, p. 274)
- Que faire donc ? je ne fume jamais ; la fidélité matrimoniale est bien ennuyeuse ; dans une intrigue où le cœur n’est que chatouillé on ne vise qu’au dénoûment : la promenade est mon unique plaisir ; triste plaisir à vingt ans ! — (Évariste de Parny, « Lettre à Bertin, du Cap de Bonne-Espérance, octobre 1777 », dans le recueil Œuvres d'Évariste Parny, tome 1, Paris : chez Debray, impr. Didot l’aîné, 1808, p. 219)
- Le jardin des Pamplemousses est souvent pour elle et ses enfants un but de promenade matinale ; quelquefois même, pendant l’ardente saison, elle y va avec sa petite famille passer des journées entières. — (Auguste Lacaussade, Note sur la promenade du Port-Louis aux Pamplemousses dans Poèmes et Paysages, 1852)
- Tous allaient tranquillement, bienheureusement, d’un pas qui voulait s’attarder, avec le dandinement allègre et la paresse heureuse de la promenade. — (Edmond et Jules de Goncourt, Germinie Lacerteux, 1865, chap. 12)
- Donc tous les jours, de midi à deux heures, il passait devant la boutique un monsieur âgé qui s’en allait flânotant sur le trottoir comme un bon bourgeois qui fait sa petite promenade de digestion après déjeuner. — (Eugène Chavette, L’Appétit vient en mangeant dans Les Petites Comédies du vice, 1875)
- (Militaire) Exercice de marche pour les troupes.
- Promenade coutumière des clairons et tambours, qui ne savent où se placer et que chaque capitaine expédie au bout opposé du village. — (Jean Giraudoux, Retour d'Alsace - Août 1914, 1916)
- (Sens figuré) Itinéraire parcouru en imagination.
- C’étaient nos vers grecs et latins traduits par Dieu lui-même en images grandioses et vivantes, une promenade à travers la poésie de sa création. — (Alphonse de Lamartine, Les Confidences, Perrotin, 1849, p. 135)
- Or le vrai rêve, cette promenade de notre pensée à travers des visions charmantes, est assurément ce qu’il y a de plus délicieux au monde ; mais il faut qu’il vienne naturellement, qu’il ne soit pas péniblement provoqué et qu’il soit accompagné d’un bien-être absolu du corps — (Guy de Maupassant, Rêves, Le Gaulois, 8 juin 1882)
- Le siècle où j’ai vécu n’aura probablement pas été le plus grand, mais il sera tenu sans doute pour le plus amusant des siècles. à moins que mes dernières années ne me réservent des peines bien cruelles, je n’aurai, en disant adieu à la vie, qu’à remercier la cause de tout bien de la charmante promenade qu’il m’a été donné d’accomplir à travers la réalité. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, Calmann-Lévy, 1883, 6e partie, chap. 5)
- (Familier) (Par hyperbole) Trajet aisé à accomplir.
- Quant à la distance à parcourir, c’était une promenade en comparaison des courses que j’avais faites, et trois heures de marche nous suffirent pour atteindre le plateau. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, Revue des deux Mondes, t. 1, 1833)
- Une quinzaine de kilomètres de Dal aux célèbres chutes, autant pour en revenir, ce n’eût été qu’une promenade pour Joël, mais il fallait ménager les forces de Hulda. — (Jules Verne, Un billet de loterie, 1886, chap. 8)
- Lieu où l’on se promène.
- À cinq heures et demie, cette foule nombreuse, équipages, cavaliers, piétons, sillonnait dans toute les directions le bois de Boulogne. Cette promenade unique venait d’ajouter un nouveau prestige à toutes les merveilles qui depuis quelques années en ont fait le plus beau parc du monde. — (Fulgence Girard, Courses du bois de Boulogne, Le Monde illustré, 2 mai 1857)
- Estelle regardait la ville silencieuse, entourée des grands arbres de ses promenades ; et, dans l’eau dormante de ses yeux, une rêverie souriait. — (Émile Zola, Les Coquillages de M. Chabre dans Naïs Micoulin, 1884)
- La promenade fut aménagée pour le bonheur des promeneurs : piste cyclable, crottoirs pour toutous à sa mémère, bancs nombreux et propres permettant de s'extasier devant l’ire des marées. — (José Herbert, Signé la grande faucheuse: Un roman déjanté !, éd. Delambre, 2016)
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farad
?- (Métrologie) (Électricité, Électronique) Unité de mesure de capacité électrique du Système international, dont le symbole est F. Un condensateur a une capacité électrique de 1 farad quand 1 coulomb de charge cause une différence de potentiel de 1 volt.
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foucade
?- (Littéraire) Mouvement brusque d’impatience ou de caprice.
- Il s’est emporté, c’était une foucade.
- Travailler par foucade.
- J’imagine une accueillante maîtresse de maison qui tient tête à ses hôtes dans le boire et le manger, et s’égaie de leurs plaisanteries risquées sans que Daniel-Albert Adriansen, son mari, ait trop à craindre des foucades de cette honnête femme. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 63)
- Soudain, il se demanda si Thierry n'était pas amoureux, en secret, de sa cousine. Cela eût expliqué ses ricanements, ses dénigrements, ses foucades. — (Henri Troyat, Aliocha, Flammarion, 1991, page 149)
- Mais l’homme préfère la liberté d’expression aux gratifications : « Se coucher devant les foucades de la hiérarchie, j’ai passé l’âge, si tant est que je l’aie déjà eu », ronchonne le sexagénaire dont la voix râpeuse de fumeur de gitanes sert un verbe inimitable, savoureux mélange d’éloquence et d’argot canaille, d’analyses et d’anathèmes. — (L’emmerdeur du palais de justice sur lemonde.fr, 9 mars 2012)
- Mais un ministre français décide toujours à un moment ou à un autre de faire une petite entorse au programme, par exemple un peu de tourisme. Et il tombe des nues : il se voit opposer qu’il est impossible de mettre une des voitures du cortège officiel au service de sa foucade. — (Laurence Cossé, La Grande Arche, 2016, page 162)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.