Dictionnaire des rimes
Les rimes en : redevenons
Que signifie "redevenons" ?
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- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de redevenir.
- Première personne du pluriel de l’impératif de redevenir.
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "redevenons".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
adjugeons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjuger.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjuger.
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acquerront
?- Troisième personne du pluriel du futur de acquérir.
-
aboyons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aboyer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aboyer.
-
législation
?- Droit de faire les lois.
- Dans les gouvernements constitutionnels, la législation n’appartient qu’au Parlement.
- Corps même de ces lois.
- C'est à l'idéologie, à cette ténébreuse métaphysique qui, en recherchant avec subtilité les causes premières , veut sur ses bases fonder la législation des peuples, au lieu d'approprier les lois à la connaissance du cœur humain et aux leçons de l'histoire, qu'il faut attribuer tous les malheurs qu'a éprouvés notre belle France. — (Procès du général Malet, dans Causes célèbres du XIXe siècle: rédigées par une société d'avocats et de publicistes, Paris : H. Langlois fils & Cie, 1827 & Paris : P. Pourrat frères et Bazouge-Pigoreau, 1834, vol.2, p.70)
- […], la charte de 1814 avait incorporé définitivement à la tradition nationale le système parlementaire, la législation napoléonienne et l’Église concordataire ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908)
- En Franche-Comté, les réfugiés trouvèrent une législation à peu près aussi tracassière que celle qu'ils avaient connu en France. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Mais cette Novelle marque une régression dans la voie de la répression de l’eunuchat. Estimant l'ancienne législation trop draconienne, Léon VI abolissait la peine du talion contre les opérateurs et adoucissait les autres pénalités. — (Études byzantines, Institut français d'études byzantines, 1943, vol.1-2, p.200)
- En dépit du morcellement législatif des coutumes, nous avons une unité remarquable de législation en cette matière, car c'est l’Église qui seule légifère et juge. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.126)
- Science, de la connaissance des lois.
- Un cours de législation.
- Législation comparée, étude des lois des différents pays comparées entre elles.
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abjuration
?- Action de rejeter ses idées propres au profit d’une idée nouvelle.
- L’abjuration ne discrédite plus : on sait bien qu’elle est forcée. Que pourraient-ils faire d’autre, sinon aller en prison? dictée mot à mot. — (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
- Selon la légende, Galilée aurait ponctué son abjuration par : « Et pourtant elle tourne ».
-
abattrons
?- Première personne du pluriel du futur de abattre.
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acheminons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acheminer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acheminer.
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correspond
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de correspondre.
- Au-delà de ce domaine de tension, le nombre d’impulsions recommence à croître, mais cela correspond à des impulsions parasites dont nous étudierons la cause dans le paragraphe suivant, consacré au compteur de Geiger. — (Jacques Franeau, Physique, 1963)
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nation
?- Ethnie, peuple, communauté humaine qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique plus ou moins forte.
- Merci, répondit le Cœur-Loyal avec effusion, merci, mes frères, la nation comanche est une grande et noble nation, que j’aime, je suis heureux d’avoir été adopté par elle. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
- (Chez les Amérindiens) Une nation rassemblait des tribus qui parlaient le même dialecte et suivaient les mêmes coutumes. [...] Ce n'est qu'aux heures de crise, cependant, que les tribus éprouvaient le sentiment d'appartenir à une même nation. — (Jean Hamelin (dir.), Histoire du Québec, Edisem, 1977, p. 30)
- De nos jours, on commet une erreur plus grave : on confond la race avec la nation, et l’on attribue à des groupes ethnographiques ou plutôt linguistiques une souveraineté analogue à celle des peuples réellement existants. — (Ernest Renan, Qu’est-ce qu’une nation ?, conférence faite en Sorbonne, le 11 mars 1882)
- En rentrant dans le giron de la nation française, Bordeaux, naguère capitale continentale du royaume d’Angleterre, subissait un dommage considérable. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Il serait bon encore d’invoquer la protection du grand thaumaturge vers qui des milliers et des milliers de pèlerins venaient de toutes les provinces, de toutes les nations. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Si dans le passé l’idéologie soviétique opposait l’U.R.S.S. aux nations capitalistes, Staline substitue désormais les solidarités anti-hitlériennes aux solidarités de classe. — (Renata Fritsch-Bournazel, André Brigot, Jim Cloos, Les Allemands au cœur de l’Europe, 1983)
- (En particulier) Ensemble des personnes d’un même peuple qui se trouvent dans un pays étranger.
- En cette occasion, l’ambassadeur assembla la nation.
- (Éducation, Histoire) Dans l’ancienne Université de Paris, collège d’étudiants rassemblés selon leur origine géographique ou leur patois.
- On distinguait quatre nations : celle de France, celle de Picardie, celle de Normandie et celle d’Allemagne.
- L’actuel palais de l’Institut était le Collège des Quatre Nations.
- (Histoire) Regroupement à valeur juridique d’individus de même origine dans une ville étrangère.
- Gadagne était un membre important de la nation italienne de Lyon.
- État dont se dote un peuple ou un ensemble de peuples.
- Il savait qu’il était en Amérique, une grande et puissante nation, dont les citoyens avaient des manières sèches et humoristiques, se servaient à tout propos de revolvers et de couteaux à virole […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 380 de l’édition de 1921)
- Des conciliabules inutiles se tiennent entre les envoyés des nations. — (Paul Nizan, Les Chiens de garde, 1932)
- L’internationalisme sentimental d’avant 1914 n’a pas résisté au choc des nations. Dans tous les pays en guerre, socialistes et syndicalistes, dans leur grande majorité, ont participé à la défense nationale. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 17)
- Ensemble des citoyens considérés comme constituant un corps social distinct du gouvernement qui les régit.
- Il apprit que cent seize millions de dollars-or avaient quitté la Trésorerie en un jour, happés par une nation en panique. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
- Communauté humaine qui se reconnaît des traits communs, culturels ou ethniques, au nom desquels elle veut constituer une entité politique souveraine.
- De même que les duchés de France, jadis indépendants, durent se fusionner en une nation, de même à présent les nations auraient dû s’adapter à une fusion plus vaste […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 120 de l’édition de 1921)
- La France est sans doute la seule nation à laquelle il était loisible d’adhérer par autre chose que son identité, la seule nation à laquelle on puisse se rallier par sa culture et par sa langue. — (Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « Ce qui reste du gaullisme, c’est un sens aigu du social », dans Marianne, 12 juin 2010)
- (Religion) (Au pluriel) Peuples infidèles et idolâtres, par opposition aux Juifs.
- Saint Paul a été appelé l’apôtre des nations.
-
acagnardassions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe acagnarder.
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interrogation
?- Question, action d’interroger.
- Il y a un tour de Fiction, au moyen duquel la penſée ne doit pas être entendue littéralement comme elle eſt énoncée, mais qui laiſſe apercevoir le véritable point de vûe en le rendant ſeulement plus ſenſible & plus intéreſſant par la Fiction même. De là naissent l’Hyperbole, la Litote, l’Interrogation, la Dubitation, la Prétérition, la Réticence, l’Interruption, le Dialogiſme, l’Épanorthoſe, l’Épitrope, & l’Ironie ; celle-ci ſe ſoudiviſe, à raison des points de vûe ou des tons, en ſix eſpèces ; ſavoir, la Mimèſe, le Chleuaſme ou Perſifflage, l’Aſtéiſme, le Charientiſme, le Diaſirme, & le Sarcaſme. — (Encyclopédie méthodique : Grammaire et Littérature, tome second, Panckoucke / Plomteux, Paris / Liège, 1784)
- Lui sentait dans les yeux de la jeune fille une imploration muette, l’interrogation de la biche captive et soumise, ne souhaitant que savoir ce qu’on attend d’elle. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Éducation) Examen permettant de vérifier la connaissance ou la compréhension qu’a un élève ou un étudiant d’un domaine qui lui a été enseigné.
- La leçon de droit débute par la dictée des cahiers du professeur, et se poursuit par une explication, voire des interrogations. Cette procédure didactique n'est pas sans rappeler l'enseignement du droit tel qu'il se développe depuis le Moyen Âge. — (Nader Hakim, L'autorité de la doctrine civiliste française au XIXème siècle, éditions L.G.D.J., 2002, p. 177)
-
allusion
?- (Rhétorique) Figure de style qui permet d’éveiller l’idée d’une personne ou d’une chose sans en faire expressément mention.
- Ces quatre sources sont 1° le besoin ; 2° le pléonasme ; 3° la métathèse ; 4° l’énallage. Parmi les figures de pensées, au nombre de dix-huit, il [Phœbammon] en distingue deux nées du besoin : l’aposiopèse et l’épitrochasmos ; six nées du pléonasme : la prodiorthose, l’épidiorthose, la procatalepse, la paralipse, la diotypose, l’épimone ; six nées de la métathèse : la prosopopée, l’éthopée, la figure appelée μιϰτόν, parce qu’elle tient de l’une et de l’autre, l’interrogation appelée έρώτησις, l’interrogation appelée πεύσις, et la prétérition ; quatre nées de l’énallage : l’ironie, la dubitation, l’allusion satirique, l’apostrophe. — (Étienne Gros, Étude sur l’état de la rhétorique chez les Grecs, Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1835)
- Mais m’sieu le curé ne comprit pas sans doute le sens de cette insidieuse allusion […] — (Louis Pergaud, « L’Argument décisif », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Des chut ! s’élevèrent aussitôt, mais les deux acrobates avaient compris l’allusion et ils se sentirent mal à l’aise. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Suivant les positions qu'ils adoptent à l'égard de l'évolution politique de Thèbes et des cités béotiennes, les commentateurs de Ps-Xénophon interprètent son allusion à l'intervention athénienne en Béotie de façons très différentes. — (La Constitution d'Athènes attribuée à Xénophon, traduite et commentée par Claudine Leduc, Annales littéraires de l'Université de Besançon, 1976, page 223)
- Antoine et ma belle-sœur jouaient bien leur jeu ; ils se montraient, à mon égard, pitoyables, ils ne procédaient que par des allusions contristées. — (Pierre Mille, Christine et lui, Librorium Éditions, 2019, page 123)
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satisfaction
?- Contentement, plaisir que nous éprouvons quand les choses sont telles que nous pouvons les souhaiter.
- À plusieurs reprises, il s’était frotté joyeusement les mains, ce qui, chez lui, ne pouvait passer pour une satisfaction banale. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Gavinard)
- Et il savait que la satisfaction de ses désirs d’un moment ne méritait point qu’il s’engageât toute sa vie. — (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Vois-tu, dans le monde entier, question rigolade et satisfaction, il n’y a que Paris qui compte, et dans Paris, Montmartre. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Ce prologue le fatiguait, mais il ne pouvait l’écourter. L’éloquence fait partie de la fonction ; et il en avait trop complaisamment composé les périodes pour se priver de la satisfaction de s’entendre les phraser et de jouir de ces cadences étudiées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Réponse à un besoin de sorte qu’il ne soit plus nécessaire.
- Satisfaction des besoins naturels.
- Attendu que la société Cometik fait grief à l’arrêt d’anéantir les effets du contrat, de la condamner à rembourser à Mme X... les sommes par elle versées en exécution de celui-ci et de rejeter ses demandes, alors, selon le moyen, que l’objet d’un contrat entre dans le champ de l’activité principale du professionnel lorsqu’il participe à la satisfaction des besoins de l’activité professionnelle ; que la cour d’appel a elle-même retenu que le contrat conclu le 17 juillet 2014 par Mme X... portait « notamment sur la création d’un site Internet dédié à son activité » ; qu’en retenant pourtant que ce contrat n’entre pas dans le champ de l’activité principale du professionnel, la cour d’appel n’a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations et a violé l’article L. 121-16-1, III, du code de la consommation, dans sa rédaction applicable en la cause ;[1]
- Action de satisfaire quelqu’un en réparation de l’offense qu’on lui a faite.
- Il faut que la satisfaction soit proportionnée à l’offense.
- (Religion) Ce qu’on est obligé de faire à l’égard de Dieu, en réparation des péchés qu’on a commis.
- La satisfaction fait partie du sacrement de Pénitence.
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bouton
?- Petite pièce de diverses matières, ordinairement ronde ou plate, quelquefois bombée ou en boule, qui sert généralement à retenir ensemble différentes parties d’un vêtement et que l’on passe, à cet effet, dans les fentes appelées boutonnières, dans les ganses ou dans les brides.
- Les marches boueuses portaient l’enseigne de chaque métier en offrant aux regards des découpures de cuivre, des boutons cassés, des brimborions de gaze, de sparterie. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- M. Hyacinthe a revêtu son costume le plus somptueux : une redingote, que son embonpoint soumet à des efforts de plus en plus tendus. C’est qu’elle ne date pas d’hier. Il l’a inaugurée il y a douze ans. Et dame ! depuis lors il a grossi. L’étoffe se tire tellement à l’endroit des boutons que ceux-ci ressemblent à des comètes, dont la queue en éventail est faite d’une infinité de plis. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, pages 177-178)
- (Botanique) Petit corps arrondi ou allongé qui poussent sur les arbres et les arbustes et d’où naissent les branches, les feuilles ou les fleurs.
- Bouton à bois. Boutons à feuilles. Bouton à fruit.
- Il y a beaucoup de boutons à cet arbre.
- Ce fut par un de ces mauvais jours que Pascal, s’étant approché d’une fenêtre, aperçut son voisin, M. Bellombre, le professeur retraité, en train de faire le tour de ses arbres, pour voir s’ils avaient beaucoup de boutons à fruit. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
- (En particulier) (Botanique) Fleur qui n’est pas encore épanouie.
- Le platycodon, que l'on connaît peu, appartient à la famille des campanulacées. Ses boutons bien ronds donnent en s'ouvrant de magnifiques fleurs bleues et sucrées. — (Alice Caron Lambert & Jacques Denarnaud, La cuisine des fleurs: les recettes d'Alice, ACR Édition, 1995, page 12)
- (Par extension) (Architecture) Ornement décoratif sculpté figurant une fleur qui n’est pas éclose.
- (Par analogie) Petites tumeurs arrondies qui se forment sur la peau, soit au visage, soit en diverses parties du corps.
- […] d’abord pisiformes, durs et peu sensibles, ces boutons grossissent, s’abcèdent, deviennent douloureux et fluctuants. — (G. Marotel, Parasitologie vétérinaire, J.-B. Baillière & fils, 1927, page 520)
- Si on a tendance à avoir des boutons de rasage, on applique une crème hydratante ou un après-rasage adapté, quelle que soit la technique de rasage utilisée. — (Michèle Verschoore, Le Guide de la beauté au masculin: À la pointe de la recherche et de l'innovation, Odile Jacob, 2016)
- (Par extension) Insigne qui est une marque de la profession qu’on exerce ou de la dignité dont on est revêtu.
- Bouton de livrée, de mandarin.
- (Escrime) Petite pièce de métal qui garnit l’extrémité d’un fleuret pour le rendre inoffensif.
- Chacun d’eux emboîta à la pointe de son épée un de ces boutons d’acier qui transforme une rapière en fleuret de salle. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Partie saillante et arrondie à l’aide de laquelle on pousse et on tire le pêne d’une serrure ou un verrou.
- Le Brun surveillera l’étonnant Cussy, l’Italien qu’il gardera près de lui, tandis qu’il cisèle les crémones, les targettes, les boutons de porte, ces menus travaux d’une perfection incomparable, et qui confèrent à Versailles sa primauté. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 100)
- Le bouton d’une serrure, d’un verrou. Le bouton d’un tiroir, d’un couvercle. Le bouton d’une porte.
- Pièce de fer ou de cuivre, qui est ordinairement de forme ronde ou ovale et qui sert à tirer à soi une porte ou à l’ouvrir.
- Elle chercha à tâtons le bouton d’un huis, finit par le trouver, et entra dans une pièce sombre. — (Paul Adam, Chair molle, 1885)
- J'ai en un domestique mysophobe; son bonheur, c'était de passer sa journée à nettoyer les cuivres, les chenets, boutons de porte, lustres, enfin tout ce qui dans l'appartement était en métal ou susceptible de briller; […]. — (Édouard Gélineau, Des peurs maladives ou phobies, Paris : Société d'éditions scientifiques, 1894, page 92)
- D'une main, j’ai empoigné la poignée de ma valoche et de l'autre le bouton de porte. — (Génami Rivière, Retrouver l'être aimé : Pomme d'amour et cœur de glace, Editions Publibook, 2003, page 143)
- (Équitation) Petit anneau de cuir qui coule le long des rênes et qui sert à les resserrer.
- Le bouton de la bride.
- (Métallurgie) Petite portion d’or ou d’argent qui reste après la coupellation.
- Petit organe de commande d’un appareil, surtout bouton-poussoir.
- M. Constant pressa le bouton d’une sonnerie et jeta un ordre au gardien qui surgit dans l’entre-bâillement de la porte […] — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 151)
- Il appuya sur le bouton d’une sonnette. Un domestique en livrée parut aussitôt. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- (En particulier) (Électricité) Commande manuelle d’un interrupteur, d’un potentiomètre, etc.
- (Interface graphique) Zones d’interface, icônes numériques d’un écran, d’un site ou d’un programme qui permet d’interagir avec ces derniers.
- Sélectionne le bouton « désinstaller » et confirme pour te débarrasser de ce programme.
- Appuie sur le bouton « annuler » pour éviter de télécharger n’importe quoi.
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disposition
?- Action de disposer ou résultat de cette action.
- Ce n'est pas parce qu'une matière a telle ou telle disposition qu'elle est unie à telle forme ; c'est l'inverse qui est vrai : pour que la forme soit telle, il importe que la matière soit optimalement disposée. — (François-Xavier Putallaz, Le sens de la réflexion chez Thomas d'Aquin, J. Vrin, 1991, page 67)
- II est établi dans la Commune un emplacement particulier, affecté spécialement à l’abattis des porcs , et mis à la disposition du public pour cet usage , en se conformant aux Règlemens y relatifs. — (Règlement de police de la Commune de Morges, art 178, Lausanne, Samuel Delisle, 1839, page 56)
- Tandis que nous nous entretenions amicalement avec ces bonnes gens, j’observais l’heureuse disposition du dressoir, de l’évier, des tablettes, où étaient rangés les pots et les assiettes. — (Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 93)
- La disposition à engrenages planétaires comporte un pignon central monté directement sur l'arbre du moteur, un équipage de satellites et une couronne fixe dans laquelle les satellites engrènent en tournant sur eux-mêmes. — (La Technique moderne, H. Dunod & E. Pinat, 1936, vol.28, page 481)
- Manière dont une chose est disposée.
- Le chénopode, appelé vulgairement patte d'oie ou ansérine, doit ce nom à la disposition de ses feuilles ; l’ambrosie en est une espèce. — (Eugène Cortambert, Physiographie. Description générale de la nature, pour servir d'introduction aux sciences géographiques, Paris : chez Ch. Piquet & chez Veuve Kilian, 1836, p.354)
- À la suite de la tour nº 11 est la tour nº 40, dite de Cahusac, qui présente une disposition curieuse. Le chemin de ronde tourne à l’entour, et est couvert par un portique ; […]. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Le massif dioritique de Lesterps, que la route de Bussière-Boffy recoupe transversalement sur 3 kilomètres, est en disposition synclinale : les gneiss plongent sous la diorite aussi bien à l'Ouest, près de Lesterps, que sur la bordure est. — (Maurice Chenevoy, Contribution à l'étude des schistes cristallins de la partie nord-ouest du Massif Central français, Imprimerie Nationale, 1958, page 25)
- (Absolument) (Rhétorique) Arrangement des parties dont un discours est composé.
- La rhétorique a trois parties : l’invention, la disposition et l’élocution.
- Tendance, acheminement à quelque chose de plus ou moins prochain, à une modification ou altération.
- La taille de cet enfant accuse une disposition à se déformer.
- On appelle diathèse en médecine la disposition du corps à contracter telle ou telle maladie.
- (En particulier) État bon ou mauvais du tempérament ou de la santé.
- Le climat influe beaucoup sur la disposition habituelle du corps.
- Être en bonne disposition ; être en mauvaise disposition.
- (Surtout au pluriel) Inclination ; aptitude.
- Je fis des progrès étonnants dans mes études. […]. Enchanté des dispositions que je montrois , mon protecteur voulut que je prisse le petit collet, & promit de me faire avoir au premier jour un bénéfice. — (Pierre-Jean-Baptiste Nougaret, « Histoire du Chevalier d'Industrie », dans Les Milles et une Folies, tome 7, Londres : aux dépens de la Compagnie, 1785, page 3)
- Cependant, en constatant quelques malheureuses dispositions de celui qu'elle ne nomme jamais, elle n'en dit pas de mal un instant. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- La disposition religieuse est la chose au monde la mieux partagée. L’être humain a peur de la solitide et, si personne ne lui parle depuis l’au-delà, c’est la panique. — (Peter Sloterdijk, « La religion ? De la poésie ! », entretien dans Le Point n° 2533, 4 mars 2021, page 92)
- Naturellement on n’a que trop de disposition au mal.
- (Absolument) (En bonne part) — Cet enfant a des dispositions, beaucoup de dispositions, de grandes dispositions.
- Action de régler quelque chose, d’en disposer ou résultat de cette action.
- Il a laissé la disposition de ses affaires à un tel. - Il en a fait une sage disposition.
- Par une disposition particulière de la Providence.
- (Droit) (Souvent au pluriel) Action de disposer de son bien, ainsi que de tout acte par lequel on en dispose.
- (Acte notarié). La preuve testimoniale n'est pas admissible contre les énonciations d'un acte notarié relatives à sa substance , aux dispositions qu'il contient, aux formes et solennités qu'il constate avoir été observées. — (« Les codes annotés de Sirey », édition entièrement refondue par P. Gilbert, tome 1 : Code Civil, Paris : chez De Cosse & N. Delamotte, 1847, page 613)
- il résulte de l’article L. 121-16-1, III, devenu L. 221-3 du code de la consommation, que le professionnel employant cinq salariés au plus, qui souscrit, hors établissement, un contrat dont l’objet n’entre pas dans le champ de son activité principale, bénéficie des dispositions protectrices du consommateur[1]
- Par la disposition qu’il a faite de son bien, ou, simplement, Par la disposition de son bien.
- (Droit) Chacun des points que règle ou que décide une loi, une ordonnance, un arrêté, un jugement, un arrêt, etc.
- Le gouvernement local est paralysé, le DUP étant opposé aux dispositions douanières post-Brexit négociées entre Londres et Bruxelles. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 14 septembre 2022, page 4)
- L'usage d'un téléphone tenu en main par le conducteur d'un véhicule en circulation est interdit.Est également interdit le port à l'oreille, par le conducteur d'un véhicule en circulation, de tout dispositif susceptible d'émettre du son, à l'exception des appareils électroniques correcteurs de surdité.Les dispositions du deuxième alinéa ne sont pas applicables aux conducteurs des véhicules d'intérêt général prioritaire prévus à l'article R. 311-1 […]. — (Article R412-6-1 du Code de la route, version en vigueur au 28 juin 2015 → lire en ligne)
- (Jamais au pluriel) Pouvoir, faculté de disposer de quelqu’un ou de quelque chose.
- L’envie de s’encanailler sexuellement auprès d'un « wesh wesh » de banlieue était passée pour la pulpeuse Marjorie qui s'orientait davantage vers une vie de « Marie-Chantal » à la disposition d'une moitié politicienne. — (Marek Corbel, Il était une fois 1945, Marseille : IS Édition, 2013, règle n°1)
- Ce ministre a la disposition de beaucoup d’emplois, de sommes considérables.
- (Au pluriel) Préparatifs.
- Prendre ses dispositions pour partir.
- Prendre toutes les dispositions nécessaires.
- (Au pluriel) Sentiments où l’on est à l’égard de quelqu’un ou de quelque chose.
- C’est un homme qui a de très bonnes dispositions pour vous.
- Je l’ai laissé dans les meilleures dispositions à votre égard.
- Je veux d’abord m’assurer de leurs dispositions. - Sonder les dispositions de quelqu’un.
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acquerrons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe acquérir.
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accédons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accéder.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accéder.
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marron
?- Fruit rond comestible de certains châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne ordinaire, de couleur brune.
- Chaud là, les marrons, chaud ! — (Ernest Grenet-Dancourt, Monologues comiques et dramatiques, Librairie Ollendorf, 1883, page 157)
- Quoique la châtaigne et le marron soient de la même espèce, on préfère le marron, parce qu’il est plus gros et plus sucré. — (Balthazar Georges Sage, Supplément aux institutions de physique, 1812, page 46 → lire en ligne)
- Sur le trottoir, un type en passe-montagne vendait des marrons chauds. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 152)
- Nous achetions des marrons pour nous chauffer les doigts dans la poche de nos pèlerines. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 124)
- Devant l’Uniprix t’avais l’hiver un marchand de marrons chauds, qui te les grillait juste devant toi dans une grande bassine en tôle avec des trous partout dans le fond et de la braise en dessous. — (Alain René Poirier, Souvenirs mélangés d’un Parisien malgré lui, 2017, page 178)
- Avec le succès de son entreprise, M. Chestnut décide de se développer et d’acheter le fonds de commerce de son confrère M. Marron, qui vend des marrons chauds au parc Montsouris. — (André Lévy-Lang, L’Argent, la finance et le risque, 2006, page 126)
- Le scientifique appelle marron le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument coriace et châtaigne celui qui en possède plusieurs séparés par le tan. L’industriel et le commerçant … auraient tendance à élargir la notion de marron à toutes les châtaignes un peu grosses et dodues. Quant au gastronome, … de la purée ou de la crème de marron, … châtaigne blanchie, … on parle de boudins aux châtaignes et de dinde aux marrons ! — (Robert Bourdu, Le châtaignier, 1996, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 21)
- (Par analogie) Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
- C’était le papier marron qui avait toujours régné chez les miens : « Votre grand-mère adore le marron. » — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 135)
- Le marron est issu du mélange des trois couleurs primaires. Les nuances de marron sont donc infinies selon la proportion de ces trois couleurs, plus le noir et le blanc pour la désaturation. — (Allan Carrasco, Le Grand Livre de la Peinture sur Figurines, 2007, page 46)
- Le choix de la couleur divise la population : le vert ne plaît pas, le marron est jugé fade, le jaune trop voyant et le noir salissant. — (Benigno Cacérès, Le bourg de nos vacances, 1970)
- Malartic et Lampourde, dont l’attention était éveillée, aperçurent un homme de moyenne taille, mais singulièrement alerte et vigoureux, hâlé de visage comme un More d’Espagne, les cheveux noués d’un mouchoir, vêtu d’un caban de couleur marron qui en s’entr’ouvrant permettait de voir un justaucorps de buffle et des chausses brunes ornées sur la couture d’un rang de boutons de cuivre en forme de grelots. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, pages 111-112)
- (Sens figuré) (Populaire) Coup de poing, châtaigne, gnon.
- Il s’était trouvé un cloporte pour le dénoncer, le directeur ne voulait pas d’ennuis et, manque de bol, ça avait déclenché un foin du tonnerre de Zeus vu qu’il lui avait mis un marron dans la gueule, au cloporte, un putain de marron… Les cloportes, c’est tout ce que ça mérite… L’Abbé avait bien fait, considérait Baudelaire. — (Françoise Guyon, Le diable bat sa femme et marie sa fille, 2010, page 32)
- Y m’a filé une beigne,j’y ai filé un marron,m’a filé une châtaigne,j’y ai filé mon blouson. — (Renaud, Laisse béton, 1977)
- — Quand on a reçu un marron, on fait l’mort. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, Éditions Self, 1945, page 131)
- (Botanique) Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
- En 1825 , M. Vergnaud-Romagnési, dans ses travaux sur le marron d’Inde, dit que les marrons les plus avantageux rapportent 30 pour 100 de leur poids en belle fécule. — (Adolphe Thibierge et Dr Remilly, De l’amidon du marron d’Inde, ou des fécules amylacées des végétaux non-alimentaires, 1857, pages 101-102)
- Au fond une vingtaine de marronniers lâchaient comme des bombes leurs bogues piquantes sur la tête des enfants. Ceux-ci nous apportaient en cadeau des dizaines de marrons bien lustrés dont nous ne savions que faire. — (José Herbert, L’instituteur impertinent : Récit de vie, 2016)
- Quant au fruit à venir, le marron, c’est un excellent vasoconstricteur, base appréciée de médicaments pour traiter varices et hémorroïdes. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006 → lire en ligne)
- (Pyrotechnie) Pétard dont la détonation évoque l’éclatement d’une châtaigne sur le feu.
- Le tir de deux marrons d’air qui ont éclaté à 300 ou 350 mètres de hauteur a fait dans le nuage une large échancrure à travers laquelle apparut le ciel bleu ; deux autres marrons divisèrent le nuage en deux parties, qui prirent la direction des forces composant la résultante suivant laquelle se dirigeait sa masse. — (Congrès international de défense contre la grêle, Troisième Congrès international de défense contre la grêle et Congrès de l'hybridation de la vigne, 1902, tome 1, page 306)
- Peu d’instans après, le marron éclate en donnant une détonation sourde, et le glaçon se trouve brisé en morceaux assez petits pour passer sous les ponts ou dans les canaux d’une usine, sans causer aucun dommage. — (Bulletin des sciences technologiques, 1829, tome 12, page 363 → lire en ligne)
- Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans les mines, les casiers où ils se rangeaient se nommaient marronniers.
- Les marrons sont entre les mains des factionnaires : les rondiers les trouvent en faisant leur ronde et les déposent ensuite dans la boîte à marrons, dont le contenu est vérifié le matin par le capitaine d’armes. — (Robert de Parfouru, Manuel du marin, 1911, page 86)
- Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d’en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c’est le moyen qu’on employait pour s’assurer que les surveillants faisaient exactement leur service ; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Populaire) Tête.
- Il a reçu un coup sur le marron.
- (Technique) Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
- Marron, grumeau dans la pâte mal pétrie. — (Prudence Boissière, Dictionnaire analogique de la langue française, 1862, page 1080)
- (Technique) Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- MARRON […] Sorte de grumeau qui reste dans le plomb mal fondu. — (Pierre Larrouse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1873, tome 10, page 1247)
- (Technique) Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marbrerie) Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Plâtrerie) Grumeau dans le plâtre.
- Cette gâchée est pleine de marrons !
- (Coiffure) Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.
- Étienne de Jouy, le célèbre librettiste d’opéra, s’étonne en arrivant chez un ami pour dîner d’y trouver le père de celui-ci en habit de droguet à fleurs avec une perruque à marrons, son ami vêtu d’un habit français, sa femme en grande robe à la Médicis, tenant sur son bras un châle indien ; sa fille est vêtue à la grecque, son fils aîné à l’anglaise et les petits en mameluks. — (Patrick Barbier, À l’Opéra au temps de Balzac et Rossini, 2003 → lire en ligne)
- Le costume des juges peut paraître grotesque à un étranger : non que leur robe rouge doublée de satin blanc et leur rochet d’hermine n’aient de l’éclat et de la dignité ; mais ils sont affublés d’une perruque à marrons et à petite queue retroussée en plusieurs nœuds, poudrée plus ou moins également, et jetée au hasard de travers sur leurs cheveux, qu’elle ne cache pas en entier et qui déborde de toutes parts. — (Basile-Joseph Ducos, Itinéraire et souvenirs d’Angleterre et d’Écosse, 1834, page 34)
- (Ichtyologie) Petit poisson méditerranéen de la famille des pomacentridés, aplati latéralement (Chromis chromis)[17].
- Le Marron, ſelon Willughby, eſt un petit poiſſon qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, ſur une épaiſſeur aſſez conſidérable. — (Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle, 1787, tome 3, page 247 → lire en ligne)
- Le marron a la chair fade et pleine d’arêtes.
- (Cinéma) Copie intermédiaire d’un film permettant de travailler sur une copie sans abîmer l’original.
- La première étape de la restauration a donc consisté à tirer un nouveau marron image à partir du négatif original et de rajouter les éléments manquants grâce à ce safety. — (Béatrice Valbin-Constant, Camille Blot-Wellens, Restauration du film « Donne-moi tes yeux » de Sacha Guitry, 3 décembre 2007, www.cinematheque.fr)
- Lettres et chiffres découpés en à jour dans une feuille de métal, destiné à être utilisé en tant que pochoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Alpes) (Lanslebourg-Mont-Cenis) Porteur savoyard dans les Alpes, guide de montagne, en particulier en Maurienne au Mont-Cenis.
- Du Passeur au Guide. Alors, et alors seulement, les marrons de Novalaise prennent une autre figure, à l’image de la montagne. On voit ses marrons l’aider, lui expliquer ce qu’on trouve en montagne […]. — (Renaud de Bellefon, Histoire des Guides de Montagne : Alpes et Pyrénées, 1760-1980, 2003, page 123)
- Apparut alors, disent les textes, quoddam genus hominum qui « marrones » vocantur (une sorte d’homme qu’on appelait marrons). On relève marones, marronai, marronnes, marucci, mazanes, et, en Val d’Aoste plus particulièrement, celle de marronniers. Leur clientèle était faite de grands personnages : diplomates, ambassadeurs, parfois de papes, d’ecclésiastiques […]. — (Nicolas Giudici, La philosophie du Mont-blanc, 2003, Literary Collections)
- On les appelle ordinairement Marrons. Ils sont divisés en plusieurs bandes et ont des petites chaises qu’ils portent tousjours à la main Quand la neige ni y est pas assez forte ni assez gelée, ils portent sur ces chaises les voyageurs, mais quand le froid a rendu la neige bien dur, et ils accommodent leurs chaises de façon, qu’ils ne portent a plus les voyageurs, mais les font glisser sur la neige avec tant de vitesse, particulièrement à la descente du Mont-Cenis, qu’à peine les peut on suivre des yeux. — (Guido Bentivoglio, 1713, Mémoires du Cardinal Bentivoglio, page 39)
- (Argot) Bagarre, baston, rixe.
- Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Argot) Testicule.
- À ce moment précis, j’ai dû vraiment agacer les abeilles car, à peine avais-je grimpé un iota de plus que BEEUUINZZZ BZZZZZ, toute une brigade ou compagnie m’attaqua, et vas-y que je te pique de la tête aux pieds, partout, semblait-il, avec un acharnement particulier sur mes fesses, ma saucisse beige et mes deux marrons couleur foncée ! — (Saer Maty Ba, Le serment du maître ignorant, 2020)
- (Cameroun) Beignet à base de farine de manioc ou de maïs.
- Kanga, achète-moi des marrons !
- Dans le calendrier républicain, nom du 29e jour du mois de fructidor[18].
- Dans le calendrier républicain c’était le 29e jour dans le mois de fructidor, le jour du marron. — (Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, 2013, page 500 → lire en ligne)
-
adjurons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjurer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjurer.
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adjugeront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe adjuger.
-
abstraction
?- Opération par laquelle l’esprit abstrait, sépare, isole certains caractères des choses, ou de leur type.
- Pour bien juger les hommes il faut ne considérer que leur mérite et faire abstraction de leur fortune.
- Abstraction faite du style, qui est faible, cet ouvrage a un réel mérite.
- L’embastillement sanitaire et épidémiologique peut pour autant nuire davantage que l’emmurement volontaire de l’abstraction créative ? Peut-il conduire à un esseulement frisant la déréliction ? — (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, pages 7-8)
- Il y a des dossiers qui sont prioritaires et qui doivent avancer et on doit faire abstraction, selon moi, de l’aspect personnel», a affirmé Marc Parent. — (Gilles Turmel, Député accusé d’agression sexuelle: le malaise Harold LeBel, Le Journal de Québec, 17 décembre 2020)
- Idée générale, type ou propriété, qualité séparée par l’esprit du sujet à laquelle elle est unie.
- Humanité, raison, vertu, savoir, blancheur, pesanteur, etc., sont des abstractions.
- Dans toute abstraction il reste un peu de réalité, comme dans le vide artificiel il reste toujours un peu d’ air. — (Frédéric Ozanam, Essai sur la philosophie de Dante)
- (Péjoratif) Idée trop métaphysique ; théorie générale qui ne s’appuie pas suffisamment sur les faits.
- Si c'est de la sorte que Kaulbach entend le réalisme, nous aimons encore mieux les abstractions les plus nuageuses ou les imitations les plus archaïquement byzantines. — (Théophile Gautier, L'Art moderne, Paris, Michel Lévy frères, 1856, page 272)
- L'erreur provient de ce que Kautsky est bien plus un idéologue qu'un disciple de Marx ; il aime à raisonner sur des abstractions et croit avoir fait avancer une question lorsqu'il est parvenu à grouper des mots ayant une allure scientifique ; la réalité sous-jacente l'intéresse moins que le décor scolastique. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 346)
- L’abstraction devient la puissance de réflexion, l’inaction une capacité à formuler les problèmes, l’inadaptation une polyvalence, l’indécision la certitude de l'incertain, la rhétorique un agir communicationnel, la complication la conscience de la complexité et l’achiffrisme s'évanouit dans l'usage commune d'une règle de trois appliquée à une langue des affaires qu'on apprend comme n'importe quelle langue. — (Alain Etchegoyen, Le capital-lettres : des littéraires pour l'entreprise, éd. François Bourrin, 1990)
- (Au pluriel) Préoccupation, rêverie qui empêche un homme de penser aux choses dont on lui parle ou qu’il a sous les yeux.
- Cet homme est dans des abstractions continuelles.
-
modération
?- Vertu qui porte à garder une sage mesure en toutes choses.
- Convenons-en, les exemples de bombance qui lui sont ici donnés ne sont pas faits pour lui inspirer des idées de modération. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ce café, le dimanche, accompagnait parfois la traditionnelle tarte au riz belge que découvre sans modération le commissaire Maigret à Givet… — (Jacques Lambert , « Histoires de frontière avec la Belgique », dans Le Journal du confinement, du mercredi 24 juin 2020, Charleville-Mézières : Éditions Terres Ardennaises)
- Même si les énoncés sont frelatés sur le plan scientifique, leur public associe la modération avec une posture savante. — (Foucart, Stéphane, Stéphane Horel, et Sylvain Laurens. « Introduction », , Les gardiens de la raison. Enquête sur la désinformation scientifique, sous la direction de Foucart Stéphane, Horel Stéphane, Laurens Sylvain. La Découverte, 2020, pp. 9-15.)
- (Vieilli) Retranchement, diminution d’un prix ou d’une taxe.
- La modération d’une contribution.
- On ne lui a fait aucune modération.
- On ne lui accorde aucune modération.
- Adoucissement, mitigation.
- La modération d’une peine, d’une amende.
- Présentation.
- La modération du Journal 8h (Europe 1) par Eva Roque.
- Conduite, direction, guidage, pilotage d'une discussion, d'une réunion, d'une séance, d'un congrès.
- Modération par les utilisateurs. Autre différence majeure : la modération n'est pas verticale mais horizontale. Comme sur Wikipédia, les utilisateurs ont la possibilité d'intervenir directement pour modifier un contenu, un moyen selon lui (Jimmy Wales) d'encourager les comportements vertueux. — (Basile Dekonink et Nicolas Madelaine, Le cofondateur de Wikipédia lance une alternative à Facebook et Twitter, journal Les Échos, 15 novembre 2019)
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rirons
?- Première personne du pluriel du futur de rire.
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réflexion
?- (Physique) Phénomène par lequel les rayons lumineux, caloriques, les ondes sonores, lorsqu’ils rencontrent une surface, sont renvoyés dans une autre direction.
- Un peu plus tard j’aperçus dans le sud un merveilleux reflet vert qui était la réflexion dans le ciel du peu profond lagon de l’atoll d’Anaa, le plus peuplé du groupe. — (Alain Gerbault, À la poursuite du Soleil, t. 1, de New-York à Tahiti, 1929)
- La réflexion des rayons lumineux. La réflexion du son.
- (Sens figuré) Action de l’esprit qui réfléchit, méditation sérieuse, considération attentive sur quelque chose.
- Elle était heureuse simplement, sans réflexion et sans autre désir que celui de voir son bonheur durer éternellement. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina,1902)
- Sur le chemin du retour, vers notre maison, je musardai pour me donner loisir de la réflexion. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 46)
- Toute augmentation de l’activité réflexive, stimule, par nature, les tendances schizoïdes. La réflexion est un isolement. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 56)
- La question était si importante qu'elle méritait réflexion. Certes, je savais où j'allais, mais devais-je le lui dire ? — (Jacques Lanzmann, Le Fils de l'Himalaya, Éditions Ramsay, 1996, chapitre 3)
- — […]. En fait elle est aussi nulle que toi.Bennett réfléchit quelques temps, en se demandant comment on quantifiait la nullité. — Peut-être même encore plus nulle, dit-il au bout d'un moment de réflexion. — (Gill Hornby, Tous en chœur, traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Denyse Beaulieu, Paris : JC Lattès, 2017 & Éditions France Loisirs, 2018)
- Pensée qui résulte de cette action de l’esprit.
- Il y avait beau temps, au lavoir communal ou sous les auvents d’aisseaux qu’on échangeait d’oreille à oreille de petites réflexions et qu’on se faisait part d’observations particulières […] — (Louis Pergaud, « Joséphine est enceinte », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Protiste en m’entendant divaguer de la sorte, il s’est fait la réflexion que je venais sûrement de retomber malade. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Cette réflexion, parce qu’elle me paraît naturelle et paraîtra telle à tous les plébéiens de l’armée, sera affligeante pour nos beaux Messieurs s’ils me lisent. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 120)
- Pour la énième fois, je me fis la réflexion que, depuis un certain temps, je brûlais la chandelle par les deux bouts. En fait, j’étais au bord du surmenage professionnel. — (James Patterson, Une ombre sur la ville, chap. 12, traduit de l’américain par Philippe Hupp, éditions L’Archipel, 2010)
-
pigeon
?- (Génériquement) Oiseau de la famille des columbidés vivant en plaine et dans les villes, et se nourrissant principalement de graines.
- Comment faire imaginer, par exemple, une ville sans pigeons ? — (La Tête en friche)
- Tout autour de la jeune femme, les pigeons voletaient, roucoulaient. Les mâles, empressés, la gorge gonflée, saluaient jusqu’à terre les femelles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- La Coccinelle était couverte de crottes de pigeons. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 57)
- La dépigeonnisation, c'est moins sévère que la dératisation. Ce qui est gênant avec les pigeons, c'est tout ce guano frais qu'ils posent sur les bancs. — (Pierre Lagorce, Élie, mon nom secret : et autres pièces, éd. L'Harmattan, 2015, page 13)
- Elles mangent des sandwichs, des wraps et des chips, rient avec leurs collègues et amis, qui sont parfois au bout du fil. Et visiblement désopilants. Des écureuils et des pigeons attendent qu'on leur donne les restes. — (Justin Cartwright, Au paradis par la voie des eaux, traduit de l'anglais par France Camus-Pichon, Éditions Jacqueline Chambon (Actes Sud), 2017, chap. 8)
- (Par ellipse) Pigeon voyageur.
- Le dernier pigeon du fort de Vaux est mort. Les transmissionnaires du fort de Souville, jumelles aux yeux, regardent clignoter les messages optiques. — (Georges Blond, Verdun, chap. 10, Paris : Presses de la Cité, 1961, rééd. 1973, p. 229)
- (Ornithologie) (Spécifiquement) Nom donné à trois genres d'oiseaux bien définis au sein de l'ordre des columbiformes, appellation qui a fait l'objet d'une normalisation par des ornithologues francophones, et dont la liste des espèces pertinentes est donnée plus bas (cf. "hyponymes"); de façon générale, on nomme pigeon tout oiseau du genre Columba par voie de préséance puisqu'il s'agit de celui dont toutes les races d'élevage descendent (et plus précisément, le pigeon biset, Columba livia), ainsi que les deux genres très voisins Patagioenas (les 'Columba" du Nouveau Monde) et Nesoenas (les "Columba" des îles Mascareignes).→ voir columbidés
- (Sens figuré) Personne à qui l’on joue un tour, que l’on escroque ou dupe.
- Je soupçonne Max et la Rabouilleuse d’avoir formé le plan de chipper les cinquante mille francs de rente sur le Grand-Livre, et de s’en aller se marier je ne sais où, après avoir tiré cette aile à leur pigeon. — (Honoré de Balzac, La Rabouilleuse, Furne, Paris,1843)
- Il sait que tel convoi arrive à telle heure, de telle ou telle ville et, à la tête du type qui sort, il voit si le pigeon est bon à plumer ou non. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Al Capin’s méritait son nom. Essayer de me vendre, à ce prix, un pin’s de chat ! Parole, en me prenant pour un pigeon, il tombait mal, cet escroc. — (Jean-Loup Craipeau, Pin's panique, Editions Casterman, 1991, chap. 1)
- (Chasse) Cible de ball-trap.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, ailes repliées. Il peut adopter différentes couleurs mais on parlera plutôt de colombe quand il est d’argent ou de tourterelle quand il est de sable mais il ne s’agit pas d'une règle bien établie. Il y a donc un risque de confusion entre ces différents oiseaux.
- Taillé : au 1) d’or à l’arbre arraché au naturel, au 2) de gueules au pigeon contourné d’or perché sur une branche de sable ; à la barre de sinople brochant sur la partition, qui est de Folembray de l’Aisne → voir illustration « armoiries avec un pigeon »
- (Familier) (Argot militaire) (Argot poilu) Torpille aérienne à ailettes française.
- Il y a trois grandeurs de pigeons, mais tous sont terminés par un manchon cylindrique de même calibre qui permet de les lancer indistinctement avec le canon de 58. — (François Déchelette, L'argot des poilus : dictionnaire humoristique et philologique, Les Editions de Paris, 2004, p.158-159)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.