Dictionnaire des rimes
Les rimes en : rebord
Que signifie "rebord" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Bord élevé et ordinairement ajouté, rapporté.
- Une pluie glacée tombait dans les rues miroitantes. Je marchais le long des boutiques, m’appuyant au rebord des devantures pour ne point m’écrouler sur le trottoir. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Ensuite, il prenait un fil électrique terminé par une pince crocodile, fixait la pince au rebord du bidon et branchait le fil dans une prise de courant. — (Max Hailier, Vieille Marine!, Éditions Publibook, 2016, page 135)
- Le rebord d’une balustrade. — Les rebords d’un fossé.
- (Couture) Bord replié, renversé.
- Rebord d’un manteau de velours.
- Bord sur lequel on s’appuie, on s’asseoit.
- Jimmy étais assis, nu, sur le rebord du lit. — (Jean-Pierre Alaux, Une dernière nuit avec Jimmy, Calmann-Lévy, 2010, page 137)
- (Géographie, Géologie) Bord d'un relief profond, le long d’une dénivellation.
- Auneuil est un village situé sur le rebord sud de la boutonnière du pays de Bray, où la structure géologique a permis l'affleurement de couches d'argile de grande qualité. — (Jean-François Belhoste et Paul Smith, Patrimoine industriel: cinquante sites en France, Éditions du Patrimoine, 1997, page 86)
Mots qui riment avec "or"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "rebord".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : or , ors , ort , orts , ord , ords , aur , aurs , aure , aures , orps , ore et ores .
-
canéphore
?- (Antiquité grecque) Jeune fille qui, aux fêtes de Minerve, Bacchus ou Cérès, portait dans des corbeilles les objets destinés au sacrifice
- La couleur brun doré de leur peau, l’excessive simplicité de leur costume, la façon élégante dont elles portent le moindre fardeau sur leur main renversée, leur donnent l’apparence de ces canéphores antiques qui dessinent leur pur profil sur les bas-reliefs en marbre jauni par le temps. — (Maxime Du Camp, Le Nil: Égypte et Nubie, 1854)
- (Art) Statue ayant des corbeilles sur la tête.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Botanique) (Vieilli) (Rare) Un des noms du caféier Robusta.
- À Madagascar on plante les types Canéphore (sortes kouilou et robusta) dans les proximités des côtes jusqu’à 700 m d’altitude et une plus bonne qualité d’arabica sur des terrains plus de 700 m de haut. — (Site publicitaire - 2008)
-
athanor
?- Four d’alchimiste, à combustion très lente.
- Mais là aussi une immense et harassante liberté lui restait encore : il pouvait à son gré s’en tenir à cette décision ou y renoncer, faire le geste qui termine tout ou au contraire accepter cette mors ignea guère différente de l’agonie d’un alchimiste enflammant par mégarde sa longue robe aux braises de son athanor. — (Marguerite Yourcenar, L’Œuvre au Noir, Troisième Partie « La prison », chapitre « L’acte d’accusation », Gallimard, Paris, 1968, page 355)
- Oui, la chambre à four, avec ses chevrons, ses murs nus et sa suie séculaire, c’était l’athanor où le feu se transformait en principe de vie ; voilà pourquoi je m’y réfugiais, pour y renifler dix siècles de ce vrai confort, qu’on n’a d’ailleurs jamais remplacé, et pour y mijoter les expériences gustatives personnelles, les seules valables. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 116)
-
déplore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de déplorer.
- Je m’étais proposé de dire un mot dans mon oraison contre l’usage que je déplore ; mais une voix intérieure ne me le permit pas, et je reconnais que ce que j’eusse dit sur ce sujet n’aurait fait, dans ce moment, que de désédifier mes auditeurs. — (Samson Vuilleumier, Robert Centlivres, Henri Meylan, L’église vaudoise dans la tempête, Lettres choisies de Samson Vuilleumier, 1947, page 49)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de déplorer.
- Une communication « très légère », déplore Paul Poulain, ingénieur consultant risques industriels au cabinet Riskcare, et auteur de Tout peut exploser (éd. Fayard). — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 18 janvier 2023, page 7)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de déplorer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de déplorer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de déplorer.
-
clangor
?- (Médecine) Résonance anormale, métallique ou évoquant le son d’un gong, du deuxième bruit du battement cardiaque, perçue à l’auscultation et symptomatique d’une affection telle que, notamment, le rhumatisme articulaire aigu ou la syphilis.
- Il est bien rare qu’un clangor isolé soit d’origine syphilitique : hypertension artérielle et athérome sont plus souvent en cause. — (Le Concours médical, Numéros 18 à 26, 1969)
-
factor
?- Affactureur.
- L’affactureur (également appelé factor ou société d’affacturage) désigne l’établissement de financement qui, à la demande d’une entreprise, prend en charge les créances clients afin de procéder à une avance de trésorerie. — (lien web www.factorsfrance.fr)
-
maillechort
?- Alliage de cuivre, de zinc et de nickel, très dur et ayant de la ressemblance avec l’argent.
- Dans la rue les larmes sont venues à la Mahuchet, car elle est bonne femme, elle a rapporté les couverts en faisant des excuses, elle avait compris la misère de cette comtesse, ils étaient en maillechort !… — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- Une soupe aux herbes et à l’eau de haricots, un morceau de veau aux pommes de terre, inondé d’eau rousse en guise de jus, un plat de haricots et des cerises d’une qualité inférieure, le tout servi et mangé dans des assiettes et des plats écornés avec l’argenterie peu sonore et triste du maillechort, était-ce un menu digne de cette jolie femme ? — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- Un trépied de bois peint, presque au centre de la pièce, porterait une mappemonde de maillechort et de carton bouilli, naïvement illustrée, faussement ancienne. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 14)
- Surtout aux ressources du cuivre, laiton, argent, il [Claudius Linossier] rajoute celle du maillechort, métal plus difficile à travailler initialement terne mais qui, au feu, peut donner des noirs profonds. — (Dominique Forest, « Une collection remarquable : les dinanderies de Claudius Linossier du Musée des Beaux-Arts », dans Bulletin des musées et monuments lyonnais, numéro 3-4, 1991, page 76)
-
port
?- Havre côtier, refuge ou abri pour les bateaux les protégeant des vents et des tempêtes.
- Des phares éloignent les navires des dangers ou les conduisent dans les ports abrités par des digues construites en luttant contre les tempêtes. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Vers 4 heures, j’aperçois de nouveau la terre après avoir barré toute la nuit ; je passe au petit jour près d’un destroyer américain et entre dans le port Saint-Georges. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- La Chiffonne en longea la côte occidentale, doubla la pointe Nord et, suivant les falaises de l’Est, moins anfractueuses, pénétra dans un grand port naturel, protégé par un alignement de gros rochers et de petits îlots. — (G. Lenotre, Les derniers Terroristes, Paris : chez Firmin-Didot, 4e édition, 1932, page 79)
- Azemmour, la ville maure remontant à l’antiquité, en plein déclin aujourd'hui par suite de l’ensablement de son port et l’indolence de sa population. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 148)
- Ensemble des installations, en bord de mer, destinées à l’entretien des navires, à l’embarquement et au débarquement des marchandises ou des passagers.
- C’était un tohu-bohu ethnique. Dans le port flottaient les pavillons de toutes les nations, et plus de deux millions d’êtres humains s’y embarquaient annuellement. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 210 de l’édition de 1921)
- Ça me rappelle le vieux port marseillais, les marchandes de coquillages, les pieds-paquets et le vin de Cassis, doré comme du soleil. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 187-188)
- Point de la rive d’un cours d’eau où les navires abordent, chargent et déchargent les marchandises.
- Le mythique port de Bercy.
- Le port céréalier de Givet.
- Ville bâtie auprès d’un port, autour d’un port.
- Marseille est un agréable port de mer.
- (Sens figuré) Lieu de repos, de refuge, d’une situation tranquille.
- Il est dans le port en se retirant du monde et de l’embarras des affaires.
- Il s’est assuré un port dans la tempête.
- (Sens figuré) Lieu où l’on se retire loin des embarras du monde, où l’on cherche à se mettre à couvert de quelque danger.
- La maison de l’ambassadeur a été un port de salut pour lui.
- (Géographie) Col des Pyrénées.
- Le port d’Envalira est le plus haut col routier de la chaîne pyrénéenne.
- — Viva ! viva ! jaleo ! s’écria Houmain ; nous autres braves, nous sommes bons à tout. Ah çà ! mais… tu as donc toujours passé par les autres ports ? car je ne t’ai pas revu depuis que j’ai repris le métier. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXII, 1826)
- De l’autre côté, c’est l’Espagne, dominée par des falaises identiques aux nôtres […]. On peut passer en Espagne sans suivre le sentier qui franchit le port, mais il y faut beaucoup d’acrobatie. — (Abellio, Pacifiques, 1946)
- Arrivée, destination.
- Elle recommença ses doléances, elle se mit à geindre de plus belle sur le manque de fortune qui la faisait échouer au port. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- nabor
- destord
-
confort
?- (Vieilli) Assistance matérielle ou morale.
- Donner aide et confort.
- Dans cette affliction il ne reçut de confort de personne.
-
essor
?- Action de l’oiseau qui s’élance pour prendre son vol.
- Avant que la nitée Se trouvât assez forte encor Pour voler et prendre l’essor. — (Jean de la Fontaine, Fab. IV, 22.)
- (Sens figuré) Ses rues, dans le silence d’un lieu désert, attendent le claquement des volets, l’ouverture des portes, le hennissement des chevaux, l’essor d’une marmaille. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Par analogie) Envol d’un aéronef.
- […], nous menions une vie désordonnée, parce que nous étions toujours sur le qui-vive, prêts à prendre notre essor le lendemain matin. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- (Sens figuré) Élan vers le haut.
- Et dès que son Dieu l’ordonne, Son âme, prenant l’essor, s’élève d’un vol rapide Vers la demeure où réside Son véritable trésor. — (Jean Racine, Cantique, II.)
- Élan hâtif.
- M’en croirez-vous, monsieur ? Prenez l’essor. — (Hauteroche, le Souper mal apprêté, sc. 18.)
- (Sens figuré) Mouvement moral, comparé à l’essor de l’oiseau, par lequel un homme, un esprit, une âme se portent aux choses élevées, étendues.
- Et quand je me demande un titre légitime D’où prendre quelque gloire et chercher quelque estime, Je vois pour tout appui de mes plus hauts essors Le néant que je suis et le rien d’où je sors. — (Pierre Corneille, Imit. III, 40.)
- Succès qu’obtient un livre, une idée.
- N’espérons plus que la haine pardonne à mes chansons leur trop rapide essor. — (Pierre Jean de Béranger, Ad. à la camp.)
- (Sens figuré) Action de débuter en quelque chose avec énergie, avec hardiesse et liberté.
- Favoriser l’essor du talent.
- (Désuet) Publication, sortie d'un livre.
- Si l’on peut pardonner l’essor d’un mauvais livre, Ce n'est qu’aux malheureux qui composent pour vivre. — (Molière, Mis. I, 2.)
- Développement qui a quelque chose de rapide comme le vol de l’oiseau.
- La vie n'avait pas encore pris un grand essor à l'époque de la formation ardoisière. Ce n'est guère que dans la partie supérieure […] que l'on trouve quelques fossiles. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 17)
- Nous avons constaté l’essor d’Alès, et Nîmes même a gagné quelques milliers d’âmes de 1912 à 1926. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Pourtant ces épreuves et tribulations suscitèrent, dans leurs rangs, un essor idéologique et organisationnel nouveau, […]. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, p.98)
- Le XIXe siècle marque véritablement l’essor de la pêche hauturière : à Terre-neuve d'abord, puis en Islande. — (Christian Querré, La Grande Aventure de Terre-Neuvas de la baie de Saint-Brieuc, 1998)
- (Technique) Ouverture dans le haut d’une cave enterrée ou d’une galerie avec un conduit vertical vers la surface pour assurer une ventilation par convection naturelle.
- Essor d’une galerie de mine, d’une champignonnière, d’une cave à vin de champagne.....
- (Sens figuré) Libération d’une contrainte.
- On tenait ce jeune homme dans une trop grande contrainte, il a pris depuis son essor.
-
évapore
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de évaporer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de évaporer.
- On évapore en présence de sable lavé, jusqu’à disparition de l’odeur d’alcool, puis on ajoute à la matière un peu de bicarbonate de soude, suivant les indications de Allen et Thomson, pour « décaustifier » la potasse en excès ; on évapore à sec ; enfin on soumet la matière à une extraction par l’éther de pétrole (point d’ébullition 35 à 70°), qui dissout les huiles minérales. — (Bulletin de la Société chimique de Belgique, 1898)
- En ce moment, les pièces trop chaudes s’attiédissent, l’odeur particulière aux bureaux s’évapore, le silence revient. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de évaporer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de évaporer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de évaporer.
- pomport
-
store
?- Rideau fait d’étoffe, de lames de bois, etc., qui se lève et se baisse par le moyen d’un cordon ou d’un ressort, et qu’on met devant une fenêtre, à une portière de voiture, etc., pour se garantir du soleil.
- Avoir des stores à ses fenêtres.
- Lever les stores.
- Baisser, abaisser les stores.
- Les maisons d'en face dormaient, assommées sous les coups de soleil, tous volets clos, tous stores descendus. — (Malègue, Augustin, 1933)
- Store à l'italienne, store extérieur qui peut se mettre en position oblique ou verticale grâce à des montants repliables.
- Store vénitien, store extérieur ou intérieur composé de lamelles horizontales orientables.
- Les fenêtres sont encadrées d’ornements et d’architectures simulés avec force volutes, enroulements, petits Amours et pots à fleurs, et garnies de stores à la vénitienne rayés de larges bandes bleues et blanches, ou de tapis de sparterie qu’on arrose pour charger d’humidité et de fraîcheur le vent qui les traverse. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
-
tors
?- (Technique) Action de tordre les brins qui forment le fil, la laine, la corde…, torsion qu’on leur donne.
- Tors en Z, tors en S.
-
castor
?- (Zoologie) Quadrupède mammifère rongeur semi-aquatique à queue plate, qui habite ordinairement dans les lieux aquatiques.
- Les castors se sont réfugiés par petits détachements sur les rives des plus lointaines rivières. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Les castors avaient intercepté non seulement le cours de la rivière, au moyen de leur communauté industrieuse, mais encore tous les ruisseaux qui s’y jettent avaient leur cours arrêté, de manière à transformer le sol environnant en un vaste marais. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Le castor fournit un pelage duveteux, très fin avec de longs poils brillants. C’est une matière textile de luxe qui vient de Sibérie ou du centre de l’Amérique. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Par métonymie) Sa fourrure.
- Un manteau en castor.
- Le chapeau de castor ne vaut rien. Ce poil prend mal la teinture, rougit en dix minutes au soleil, et le chapeau se bossue à la chaleur. Ce que nous appelons castor est tout bonnement du poil de lièvre. — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- (Argot des Gadz’Arts) Élève des classes préparatoires au concours des Écoles d’Arts et Métiers.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- Dans le monde du négoce en France, désigne un particulier qui construit son habitation largement seul selon le mode de l’autoconstruction.
- [...] le tout juste marié est accueilli par une haie d’honneur... composée de pelles et de pioches. Les 25 hommes qui les tiennent à l'unisson sont ses futurs voisins. Tous sont des « castors ». — (Le Parisien, Ces « castors » ont construit leur maison, 14 janvier 2015)
- (Héraldique) (Rare) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté passant. À rapprocher de bièvre, connil, écureuil, lapin et lièvre.
- De gueules au castor d’argent, accompagné en chef de trois coquilles du même, qui est de Bibiche de Moselle → voir illustration « armoiries avec un castor »
- (Sens figuré) (Politique) (France) Personne appelant à « faire barrage » à un parti jugé extrémiste lors d’élections afin qu’il n’atteigne pas le pouvoir.
- Sur son barrage, le castor regarde passer la barque sur son ouvrage. Il faut le héler ! Hé, castor ! qui est resté sur la barque ? Le brave castor ! Je le plains. Il a cru faire barrage au Front national en votant Macron. — (Jean-Luc Mélenchon, Les castors dînent avec Le Pen. Mis en ligne le 2020-12-29, consulté le 2022-09-05)
- Pour Antoine Maurice, leader d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) au conseil municipal de Toulouse, « les castors feront barrage, mais ils sont fatigués », pour reprendre la métaphore d’Éric Piolle, le maire EELV de Grenoble. — (Benjamin Keltz, Richard Schittly, Gilles Rof, Jean-Pierre Tenoux, Philippe Gagnebet et Benoît Floc'h, « Le front républicain, ce barrage qui recule », dans Le Monde, no 24036, 2022-04-16, page 2 [texte intégral]. Consulté le 2022-09-05)
-
métaphore
?- (Rhétorique) Figure de style qui consiste à remplacer un mot par un autre, présentant avec lui un rapport d’analogie.
- Les prophètes et les patriarches, ces saints de la vieille loi, et qui n'ont connu la vérité qu’imparfaitement et à travers des métaphores, ont le nimbe en argent. — (M. Didron, Iconographie chrétienne : Histoire de Dieu, dans la Collection des Inédits sur l'Histoire de France, 3e série : Archéologie, Paris : Imprimerie royale, 1843, p.169)
- Dès l’Antiquité, les poètes ont usé de métaphores guerrières pour décrire les effets de l’amour naturel. Le dieu d’amour est un « archer » qui décoche ses « flèches mortelles ». La femme « se rend » à l’homme qui la « conquiert » […]. — (Denis de Rougemont, L’Amour et l’Occident, édition de 1946)
- Voila comment, dans la plupart des poèmes arabes que l’on va lire, les métaphores même les plus complexes ne quittent jamais le champ des réalités pour celui des abstractions. — (Pierre Louÿs, La Femme dans la poésie arabe, dans Archipel, 1932)
- Ces docteurs confondent, par un grossier sophisme, un idéal qui, en tant que non changeant, peut par pure métaphore être qualifié de mort, avec les hommes, les êtres charnels […]— (Julien Benda, La Trahison des clercs : Appendice des valeurs cléricales, 1927, éd. 1946)
- Ils ne sont pas en peine d’être gouailleurs et d’employer avec la pratique un langage ambigu, la métaphore et l’hyperbole. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Nous utilisons souvent cette figure de rhétorique qui consiste à substituer la comparaison analogique sans signaler la ressemblance. La métaphore la plus scandaleuse de l'histoire du théâtre est le fameux « Vous êtes mon lion superbe et généreux » de Victor Hugo qui déclencha la bataille d'Hernani. — (Jean-Claude Martin, Comment avoir le dernier mot : Développez votre sens de la repartie pour toujours répondre du tac au tac !, Leduc.s Éditions, 2011, page 118)
- Mythologie du village français ? Oui, complètement ! C’est même drôle à quel point nous recouvrons la réalité par des métaphores et des mythes. Actuellement, ce sont l’image de la guerre et de l’abri qui dominent. — (Michel Eltchaninoff, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 21/03/220 de Philosophie Magazine.)
-
pécore
?- (Vieilli) (Élevage) Petit animal de troupeau, petite bête.
- La chétive pécore s’enfla si bien qu’elle creva. — (Jean de La Fontaine, La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf, 1668)
-
offshore
?- (Anglicisme) Extracôtier, se trouvant en haute mer, au large des côtes.
- Les plateformes pétrolières offshores se multiplient.
- Qualifie la pratique consistant à réaliser des activités, en particulier bancaires, dans certains pays où la législation offre des facilités.
- Le GAFI traque les pays permettant le trafic international utilisant des comptes offshore.
- Transaction discrète avec la justice belge contre l’abandon des poursuite pour fraude à la domiciliation, immatriculation de son bateau à Malte avec pavillon des îles Caïmans, lobbying auprès des députés pour qu’ils votent un amendement sur mesure permettant la construction de la Fondation Vuitton au cœur du bois de Boulogne, multiplication gourmande de sociétés offshore, de libertés avec l’impôt, de gestes philanthropiques liés à la défiscalisation plus qu’au mécénat. — (Sorj Chalandon, « Le beurre et l’argent », Le Canard Enchaîné, 28 mars 2018, page 7)
- Qualifie une organisation permettant de réaliser un service depuis un autre pays.
- Le centre d’appel a été délocalisé auprès d’une société offshore située à l’ile Maurice.
-
flore
?- Ensemble des plantes d’un pays, d’une région, etc.
- Pendant ces excursions, la flore du pays avait été observée avec autant d'attention que la faune. Mais les végétaux étaient nécessairement moins variés que les animaux, […]. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- Heureusement que la flore de l'île vint à mon secours et me fourni les principaux élémens de ma matière médicale. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
- Le digne savant, émerveillé par la riche flore qu’il avait sous les yeux, avait tout oublié pour ne plus songer qu’à l’ample moisson qu’il pouvait faire. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Charles Darwin les a visitées et en a décrit la flore et la faune dans la Croisière du Beagle qui faisait partie de ma bibliothèque de bord. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- L’endémisme est particulièrement développé dans trois sortes de flores : les flores isolées, les flores montagnardes, les flores insulaires. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 68)
- Parmi la maigre littérature, en particulier francophone, concernant la malherbologie, il manquait une synthèse taxonomique sur la flore des champs cultivés. — (Philippe Jauzein, Flore des champs cultivés , Éditions Quae, 2011, page 7)
- (Par extension) Livre contenant la description des plantes qui croissent naturellement dans un territoire géographique donné.
- Une nouvelle Flore portative, soigneusement faite, devenait donc indispensable. C'est ce pénible travail que M. Mérat a entrepris , et qu'il a exécuté d'une manière satisfaisante. — (Bulletin de la Société philomathique de Paris, vol.5, 1812, page 112)
- Celui qui consulte les différentes flores françaises constate rapidement que l'accord est loin d'être général sur le nom scientifique attribué à telle espèce. — (Philippe Jauzein, Flore des champs cultivés, Éditions Quae, 2011, page 26)
- (Architecture) Décor sculpté qui figure des plantes.
- Ils […] débouchèrent dans une grande cour, […], au fond de laquelle s’étendait une vaste construction du XVIIe siècle. Il n’y avait ni flore de pierre, ni sculptures, aucun porche animé, rien, sinon une façade de briques et de moëllons usés, […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- En Occident, on sait combien le règne végétal a inspiré l'art du moyen âge. Dans les cathédrales s'épanouit une flore de pierre aussi riche que la flore persane, aussi merveilleuse par les formes que celle-ci l'est par les couleurs. — (Léon Lagrange, L'Art et l'Industrie, dans Le Correspondant, Paris : Charles Douniol, octobre 1865, vol.66, page 352)
-
caure
?- (Régionalisme) (Est de la France) Nom vulgaire du coudrier (noisetier sauvage).
-
galactophore
?- (Anatomie) Qui porte le lait ; se dit des conduits qui portent le lait aux mamelles.
- Chaque orifice correspond à l’abouchement d’un canal galactophore interlobaire, bordé d’un épithélium bistratifié, la couche externe étant consituée de cellules myoépithéliales. — (Alan Stevens et James Lowe, Histologie humaine, 1997)
- (Médecine) Se dit des médicaments qui engendrent beaucoup de lait.
-
insectivore
?- Qualifie un organisme vivant qui se nourrit d’insectes.
- La nécessité de protéger les oiseaux insectivores est indiscutable. Ce sont de précieux auxiliaires du cultivateur et surtout de l’arboriculteur. — (F. Dufour, Traité complet d’arboriculture fruitière, cinquième édition, éditions « L’Avenir », Bruxelles, page 306)
- En supprimant les feuilles mortes dans les parcs et jardins sous les arbres et arbustes et même entre les plantes vivaces, les souffleurs appauvrissent la terre, l’assèchent, détruisent la litière et ses habitants (invertébrés) et donc privent les oiseaux insectivores et les autres prédateurs de leur nourriture. — (« Les souffleurs de feuilles mortes sont néfastes pour les oiseaux des parcs et des jardins », ornithomedia.com, 15 octobre 2015)
-
herbivore
?- (Écologie, Élevage) Qui se nourrit d'herbe, principalement.
- Le ragondin présente un régime alimentaire herbivore. C'est un rongeur polyphage qui s'attaque aux bulbes et aux racines des plantes aquatiques en particulier les roseaux. Il aime aussi potamots et laîches, scirpes, trèfles, lentilles d'eau, nénuphars et cultures […]. — (Jérôme Brochet, La chasse aux canards: Tonne, hutte, cabane et gabion du grand gibier blessé, Éditions Gerfaut, 1994, p. 29)
- (Par extension) Qui se nourrit de substances végétales.
-
déport
?- (Droit féodal) Privilège dont jouissait un seigneur, pour une certaine durée, en s’appropriant le revenu d’un fief, lors du décès du possesseur.
- (Droit canon) Privilège d’un ecclésiastique, notamment d’un évêque, qui percevait, pour une certaine durée, les revenus des bénéfices de son diocèse.
- (Bourse) Prix que l’on paie pour emprunter des titres dont on a besoin dans une opération de vente à découvert.
- (Géologie) Distance entre la source et le récepteur sur une ligne sismique.
- (Finance) Différence négative entre le cours à terme d’un actif et son cours au comptant.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.