Dictionnaire des rimes
Les rimes en : raison
Que signifie "raison" ?
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- (Au singulier) Faculté intellectuelle par laquelle l’homme connaît, juge et se conduit ; entendement.
- Ce principe de la philosophie cartésienne, je pense, donc je suis, est ce que les adversaires du cartésianisme ont attaqué avec le plus de persévérance; et cela se conçoit, car ce principe admis, l'autorité de la conscience et de la raison s'ensuit nécessairement. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Nous aurions pu discuter à l'infini sans tomber d'accord sur la nécessité qu'évoquait l'inspecteur. C'était, en effet, plus au sentiment qu'à la raison qu'il appartenait, somme toute, de nous départager. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- L’esprit de l’islam n'est pas rationnel, au sens grec du terme, puisque Dieu était au-delà de la raison et que « Son ordonnance de l'univers » devait être acceptée et non expliquée. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Souvent, l'instance pour connaître le monde et prendre le contrôle de soi-même a été désignée sous le nom de « raison ». Celle-ci s'inscrit dans une structure hiérarchique où elle se trouve à représenter le plus haut de l'esprit, alors que les autres instances, imagination, mémoire, perception, sensation, se situent de l'autre côté, en direction du corps. — (Pierre Bertrand, Éloge de la fragilité, éditions Liber, Montréal, 2000, page 121)
- Sa raison s’affaiblit. — Sa raison s’égare. — Un être privé de raison. — Il a recouvré la raison.
- (Au singulier) (En particulier) (Philosophie) Ensemble de principes philosophiques de la connaissance ou de l'action
- L'âme de Wesley avait besoin d'un feu plus vif. Un jour (24 mai 1738), dans une sorte d’illumination, il entrevit la vraie foi qui est un lien vivant et non une opération de la raison. — (André Maurois, Histoire de l'Angleterre, Fayard & Cie, 1937, p.600)
- Si Gobineau a été l'objet du dégoût, de la crainte, de l’ostracisme de nos « rationalistes », c'est qu'il s'est élevé à la fois contre leurs faux raisonnements et contre leur absurde principe de la primauté de la raison. — (Louis Thomas, Arthur de Gobineau, inventeur du racisme (1816-1882), Paris : Mercure de France, 1941, page 33)
- Luther blâmait la raison d'être « une belle putain » et la « fiancée du diable ». Il écrivait : « Il n'existe sur Terre, parmi tous les périls, rien de plus dangereux qu'une raison adroite et bien pourvue, surtout si elle s'occupe de questions spirituelles qui touchent à l'âme et à Dieu ». — (David E. Walker, La pauvreté de la foi, dans Le Québec sceptique, no 21, hiver 1992, page 32)
- (Au singulier) Faculté de raisonner, d’établir des démonstrations, d’administrer des preuves.
- La raison discursive.
- La raison géométrique.
- (Au singulier) Le bon sens, le bon usage de la raison, la sagesse, la justesse d’esprit.
- La parfaite raison fuit toute extrémité,Et veut que l’on soit sage avec sobriété. — (Molière, Le Misanthrope, Philinte, acte I, scène I, 1667)
- Il faut que la raison domine tous nos actes. Or, que nous dit la raison : c’est que si le colonel Everest et ses compagnons, harassés par un voyage pénible, manquant peut-être du nécessaire, perdus dans cette solitaire contrée, ne nous trouvaient pas au lieu de rendez-vous, nous serions blâmables à tous égards. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- (Au singulier) Ce qui est de devoir, de droit, d’équité, de justice.
- La femelle n’assiste plus à des combats sanglants et la raison dit que cela est beaucoup mieux. — (Madeleine Pelletier, La Guerre est-elle naturelle ? dans la bibliothèque Wikisource , IV, Groupe de propagande par la brochure, 1931, page 11)
- Se rendre à la raison.
- Réduire quelqu’un à la raison, le ranger, l’amener, le mettre à la raison.
- La droite raison le veut.
- C’est la raison même.
- C’est raison, c’est bien raison que chacun soit maître chez soi.
- Cela est contre tout droit et raison, contre toute raison.
- Mettre la raison de son côté.
- Mettre quelqu’un à la raison signifie réduire quelqu’un par la force.
- Un homme politique ne doit pas devancer les circonstances. C’est un tort que d’avoir raison trop tôt. On ne fait pas les affaires avec des penseurs. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 327)
- Avoir raison, être fondé dans ce qu’on dit, dans ce qu’on fait.
- Vous avez tort, c’est lui qui a raison.
- Il a raison contre vous.
- C’est un homme qui veut toujours avoir raison.
- Ils prétendent tous deux avoir raison.
- Il a eu raison de congédier ce domestique.
- Il a eu raison en cela.
- Vous n’avez pas eu raison de vous emporter ainsi contre lui.
- (Au singulier) Réparation d’un outrage, d’un affront.
- Demander, tirer raison d’une offense.
- Demander raison à quelqu’un.
- Tirer raison de quelqu’un.
- Faire raison à quelqu’un.
- Preuve par discours, par argument.
- Forte, puissante raison.
- Raison démonstrative, décisive, péremptoire.
- Raison valable.
- Faible raison.
- Raison plausible, spécieuse.
- Donnez-nous de meilleures raisons.
- Je suis frappé, touché de vos raisons.
- Il m’a payé de mauvaises raisons.
- Je me rends à vos raisons.
- D’ailleurs jamais je n’avais vu maman se rendre à des raisons, avoir l’air seulement de les avoir entendues. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 200)
- Sujet ; cause ; motif.
- C’est pourquoi José n’avait pas compris grand-chose aux raisons fournies par Esprit et qui voulaient qu’on épargnât Castagnier, meurtrier de ses copains, ses copains qui avaient eu confiance en lui. — (Exbrayat, Les Menteuses, Librairie des Champs-Élysées, 1970, chapitre IV)
- Il était question dans la complainte d’un assassin qui expose aux juges les raisons qui l’ont poussé à tuer sa maîtresse. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Aujourd'hui, la moitié des communautés amish de Pennsylvanie ne pratiquent plus la culture du tabac pour des raisons morales : est-il concevable de cultiver une plante dangereuse pour la santé de l'homme ? — (Jacques Légeret, L'énigme amish : Vivre au XXIe siècle comme au XVIIe, chap. 22 : L'agriculture, Éditions Labor et Fides, 2000)
- Catherine Guillouard, la PDG de la RATP, va quitter ses fonctions, « pour raisons personnelles », ont annoncé, jeudi, le gouvernement et l’entreprise publique. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 2 septembre 2022, page 2)
- (Droit) Titres et prétentions qu’une personne peut avoir. On l’emploie principalement dans ces phrases :
- Céder ses droits, noms, raisons et actions; être subrogé aux droits, noms, raisons et actions de quelqu’un.
- raison sociale
- (Droit) Dénomination d’une société par les noms des associés, énoncés de la manière prévue par l’acte d’association pour signer toutes les pièces commerciales.
- Cette maison de banque est sous la raison, sous la raison sociale Gautier, Lefèvre et compagnie.
- (Désuet) La part d’un associé dans le fonds d’une société de commerce.
- Sa raison est d’un tiers, d’un cinquième. En ce sens il a vieilli; on dit : Son intérêt, sa part est de tant.
- (Mathématiques) Différence ou quotient de deux termes consécutifs, dans une progression, suivant qu’il s’agit d’une progression arithmétique ou d’une progression géométrique.
- Dans le deuxième cas, montrer que le mouvement est uniformément accéléré en vérifiant que la vitesse varie linéairement avec le temps (v = at + b) ou, ce qui est équivalent, en vérifiant que les intervalles entre les points forment une progression arithmétique de raison r = a(Δt)2. — (Roger Duffait, Expériences de physique: CAPES de sciences physiques, Éditions Bréal, 2e édition, 1996, page 213)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "raison".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
-
accordéon
?- (Musique) Instrument à vent, composé d’un soufflet permettant le déplacement de l’air et de touches permettant des changements de tonalité, le son est produit par un système d’anches libres. Il dispose de deux claviers : l’un pour le chant à main droite, l’autre pour l’accompagnement à main gauche.
- Godefroid put arriver assez à temps au passage Vivienne pour acheter, avant que la boutique ne fermât, un magnifique accordéon qu’il fit partir devant lui pour M. Bernard, en en indiquant l’adresse. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- Un seul esquimau, Émile, dont j'ai pris la photographie en 1926 jouant de l’accordéon aux côtés de sa jeune femme, est mort d'un accident de chasse. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Les Mangaréviens, qui chantaient harmonieusement, se servaient fort mal de la mandoline et de l’accordéon, et jadis leurs instruments préférés pour les danses étaient les tambours en bois. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Dans le Paris des RépubliquesL’accordéon nostalgiqueA semé bien des musiquesDont il reste des échos. — (Jean-Roger Caussimon, Paris jadis, 1977)
- Il y avait un chanteur qui s'accompagnait d'un accordéon, un joueur de guitare et un mandoliniste le secondaient. Les airs que le trio interprétait étaient tantôt gais et entraînants, tantôt plus langoureux […]. — (Richard Dourdea, Une année très particulière, éd. Le Manuscrit, 2006, page 258)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- (Par analogie)
- On avançait lentement, en titubant aux cahots du train. Au dernier coude du couloir, à l’instant que le professeur allait s’élancer dans cette sorte d’accordéon qui relie un wagon à l’autre, une secousse plus forte le chavira — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
-
sensation
?- Impression ou perception physique de quelque chose qui vient en contact avec le corps.
- La vie laborieuse, active, toute estimable, toute positive, d’un conseiller d’État, d’un manufacturier de tissus de coton ou d’un banquier fort alerte pour les emprunts, est récompensée par des millions, et non par des sensations tendres. — (Stendhal, De l’Amour, 1822, première préface de 1826)
- Je n’éprouvais plus qu’une sensation vague des objets et des êtres. Tout passait devant moi, avec des formes indécises. — (Octave Mirbeau, « La Tête coupée », in Lettres de ma chaumière, A. Laurent, 1886)
- Le Sampran Rehabilitation est un institut de massage dont les masseuses sont toutes des personnes non voyantes. Comme la plupart ne parlent pas anglais, tout se fait par le toucher, et donne encore plus de sensations aux soins. — (Petit Futé Thaïlande 2016)
- Effet psychophysiologique modificateur d’un être conscient.
- Le rêve, it’s a feeling, c’est une sensation, une sensation réelle qui se produit si on veut. — (Jean-Claude Vandamme, Référence nécessaire)
- Perdre est une sensation définitive ; elle n’a que faire du temps. Quand on a perdu quelqu’un, on a beau le retrouver, on sait désormais qu’on peut le perdre. — (Jean Giono, Référence nécessaire)
- Je l’aimais et ne pouvais par conséquent la voir sans ce trouble, sans ce désir de quelque chose de plus qui ôte, auprès de l’être qu’on aime, la sensation d’aimer. — (Marcel Proust, Référence nécessaire)
- Bonheur : sensation de bien-être qui peut conduire à l’imprudence. Si vous nagez dans le bonheur, soyez prudent, restez là où vous avez pied. — (Marc Escayrol, Référence nécessaire)
- L’irrationnel joue un rôle capital dans la naissance de l’amour, de même que dans la sensation de l’amour, l’impression de se fondre, de se dissoudre. — (Émile Michel Cioran, Référence nécessaire)
- Tout ce qui m’est resté, c’est la sensation d’être porté sur le sein houleux et gonflé d’un grand fleuve, de traverser le cœur d’une zone tropicale, dans un volètement de plumes éblouissantes […] — (Henry Miller, « Lefaure, éditions du Chêne, 1947)
- Cependant, intelligent, peu expansif, il était déjà porté à analyser ses sensations, à classifier en quelque sorte ses pensées. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- […] et, à cet instant précis, le halètement sourd d’une locomotive et son cri rauque montant dans un jet de vapeur, m’emplirent d’un tel tumulte de sensations heurtées qu’eussé-je vu l’océan surgir et balayer de contraste le hideux mur de l’hôpital Lariboisière, ma stupéfaction n’aurait pas été plus profonde. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Poète, il voulait être poète, créer des rythmes nouveaux, des sensations neuves et souffler au ciel toutes les sottises qui tourbillonnaient dans son cerveau. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 67)
- Réaction de plusieurs personnes d’intérêt ou d’excitement.
- La nouvelle a fait sensation.
-
passion
?- (Désuet) Grandes douleurs ; souffrance.
- Ces braves gens n’avaient pas l’air candide et pur d’un jeune séminariste, oh ! non. On voyait à leurs traits durs et prononcés, à leur teint hâlé, à leur front sillonné, que les passions — et quelles passions ! -, que les passions avaient passé par là, et qu’ils avaient mené une vie, hélas ! bien orageuse, ces honnêtes compagnons. — (Eugène Sue, Kernok le pirate, 1830, chapitre 6)
- Vif sentiment, émotion vivement ressentie.
- Ce sont là des passions trop enivrantes pour que le cœur humain les ressente et conserve la force de les combattre. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Dans leurs oupa-oupa, qui passent avec raison pour des danses très obscènes, les acteurs peignent par des pantomimes expressives toutes les passions qui les exaltent. — (Thomas Arbousset, Tahiti et les îles adjacentes, 1867)
- Le sentiment de révolte que l’on rencontre dans les classes pauvres se colorera dès lors d’une atroce jalousie. Nos journaux démocratiques entretiennent cette passion avec beaucoup d’art, dans la pensée que c’est le meilleur moyen d’abrutir leur clientèle et de se l’attacher. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre V, La grève générale politique, 1908, page 227)
- Considérons ces passions, dites politiques, par lesquelles des hommes se dressent contre d’autres hommes et dont les principales sont les passions de races, les passions de classes, les passions nationales. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition 1946)
- L’éclosion des sectes dissidentes au sein du christianisme n’a donc fait qu’aiguiser les passions anti-juives de l’Église. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- […] Tritton poursuit : « Même si les dhimmi pouvaient jouir d’une grande prospérité, ils n’étaient toujours que tolérés, exposés aux caprices des gouvernants et aux passions de la foule. » — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 138)
- Les vices et les passions dans l’art chrétien sont, comme le diable, symbolisés par des animaux. — (Charles Louandre, L’épopée des animaux, dans La revue des deux mondes, tome 4, 1853, page 1150)
- (En particulier) Vif sentiment amoureux.
- Souriante, avec, cependant, une ombre de mélancolie dans le regard, Yasmina écoutait Jacques lui chanter, maladroitement encore, toute sa passion qu’il n’essayait même plus d’enchaîner. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- La passion est ce qu’il y a de vraiment absolu dans les choses humaines, elle ne veut jamais avoir tort. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Dès le lendemain du crime, je devins éperdument amoureux de Rosalie. Je songeai aussitôt à en faire ma maîtresse, mais je me heurtai à une résistance entêtée et joviale, qui exaspéra et redoubla ma passion. — (Octave Mirbeau, Le colporteur)
- Ce sentiment ressemblait quelque peu à l'amour qu'elle avait pour ses parents, mais il était beaucoup plus puissant, car il lui faisait perdre le contrôle de sa raison. Parfois, elle se sentait tomber dans le vide sans savoir comment éviter la chute. Parfois encore, elle devenait timide à en perdre la parole. Les Terriens appelaient ce sentiment « la passion ». — (Nicola Ciccone, L'étoile enfant, Éditions Libre expression, Montréal, 2013, page 64)
- Goût très prononcé, voire irrésistible, pour une activité.
- Vous connaissez ma passion pour l’histoire naturelle. Il ne se passe pas de semaine que je n’herborise, dans la campagne, autour de la ville. — (Octave Mirbeau, La Chambre close, Ernest Flammarion, Paris, 1920)
- Seuls, les tripots attiraient encore les joueurs en proie à leur sèche passion. — (Jacques Boulenger, Sous Louis-Philippe: Les dandys, P. Ollendorff, 1907)
- Mais toute passion est sexuelle, même lorsque l'on dit de quelqu'un qu'il a la passion des échecs. C'est le même mot : vous avez vécu un grand amour passionné avec telle femme mais vous avez une autre passion, les échecs. Si votre passion est celle des armes de plus en plus destructrices c'est également sexuel mais cette manifestation de la force de vie conduit à la mort. — (Arnaud Desjardins, La Paix toujours présente, La Table Ronde, Pocket spiritualité, 2011, page 145)
-
administration
?- Action d’administrer ; direction ou conduite des affaires publiques ou particulières.
- Il me semble que l’administration d’un grand peuple peut être comparée à une chaîne immense. Si chacun des anneaux n’est pas proportionné au poids qu’il supporte, la chaîne se brise… — (Anonyme, Brésil. - situation financière, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Mais New York ne copiait aucun peuple pour le désordre et le gâchis de son administration intérieure, un désarroi, grâce auquel des quartiers entiers échappaient à toute loi, devenaient impénétrables aussitôt que des batailles et des tueries de rue à rue y éclataient. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 210 de l’édition de 1921)
- Enfin, en pays de droit écrit, au moins après la renaissance du droit de Justinien, la femme pouvait avoir des paraphernaux dont elle gardait la propriété, la jouissance et même l’administration, […]. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e édition, 1956, page 189)
- Pierre Savary avait au surplus l’administration des fiefs de Boutervilliers et de la Grimbardière, dévolus à ses enfants sur la succession de sa femme. — (Jean-Claude Waquet, Les Grands maîtres des eaux et forêts de France de 1689 à la Révolution, Genève & Paris : Droz, 1978, page 128)
- (Par extension) Période de cette direction des affaires.
- Pendant la longue durée de son administration il avait amassé une fortune considérable, si considérable, en effet, qu’un jour le gouvernement chérifien jugea le moment venu de s’en emparer. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 44)
- Corps des fonctionnaires chargés collectivement de quelque partie de l’administration publique.
- En Angleterre la séparation est complète entre l’administration locale et l’administration centrale. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- Yasmina entendait tous les Arabes des environs se plaindre d’avoir à payer des impôts écrasants, d’être terrorisés par l’administration militaire, d’être spoliés de leurs biens. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- L’administration romaine était extrêmement dure pour tout homme qui lui semblait susceptible de troubler la tranquillité publique et surtout pour tout accusé qui bravait sa majesté. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre vi, La Moralité de la violence, 1908, page 260)
- […] les landes à Bruyères déjà troublées dans leur évolution naturelle par des plantations de Bouleaux, le seront plus encore lorsque dans un avenir prochain l’administration forestière aura enrésiné par des plantations d’Épicéa le plateau tourbeux d’Ecromagny […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 133)
- (Absolument) Un de ces corps administratifs.
- Il est en procès avec l’administration.
- Un bâtiment accueillant un de ces corps administratifs.
- Il s’est rendu à l’administration des eaux et forêts.
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accourrons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe accourir.
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adoucissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adoucir.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adoucir.
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acceptons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accepter.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accepter.
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sortons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de sortir.
- Nous sortons du cas où l’article défini reste au substantif désapposé, avec ce texte-ci : « lorsque vous étiez à Mouffetard (1)… (1) Caserne d’infanterie située dans la rue qui porte ce nom », Mémoires d’un Forçat, 1829, t. II, p. 155. — (Le Français moderne, 1950, volumes 18 à 19, page 262)
- Première personne du pluriel de l’impératif de sortir.
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correspond
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de correspondre.
- Au-delà de ce domaine de tension, le nombre d’impulsions recommence à croître, mais cela correspond à des impulsions parasites dont nous étudierons la cause dans le paragraphe suivant, consacré au compteur de Geiger. — (Jacques Franeau, Physique, 1963)
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indication
?- Action d’indiquer ; le renseignement fourni.
- […]; arrivé devant cette planche où l'on espérait lire une indication de route, on se trouve en face d'une sauvage peinture, barbouillage de flammes rouges et d'ailes volantes ; […]. — (Onésime Reclus, La Terre à vol d'oiseau, Paris : Hachette, 1893, p. 210)
- Le reste, sauf, si l'on veut, le compas de relèvement, est à l'avenant, ou parfaitement dérisoire, comme le spidomètre (pour mesurer la vitesse), sans aucune précision, donc sans usage de loch, sans raison d'être hors de régate, et l'anémomètre, dont l’indication... dépend de l'endroit où on le place. — (Jean Merrien, La mer aux dames, Paris : Robert Laffont, 1961)
- Il fut arrêté dans la foule, sur l’indication d’un tel.
- Cela peut fournir d’utiles indications. — Vous m’aviez donné une fausse indication.
- Ce qui indique, ce qui donne à connaître quelque chose, et qui en est une espèce de signe.
- Son embarras est une indication de sa faute, une indication qu’il se sent coupable.
- (Médecine) Justification médicale (situation clinique en général : diagnostic, pathologie, etc.) d’un examen ou d’un traitement.
- Les indications des radiographies du crâne sont limitées aux suspicions d’embarrure et aux plaies profondes — (Philippe Labrune, Urgences pédiatriques, vol.1, Pathologies : clinique, examens, stratégies, gestes, page 1337, ESTEM/De Boeck, 2004)
- (Métrologie) Valeur fournie par un instrument ou système de mesure lors d’une opération de mesurage [1]. Note : Cette valeur est souvent de nature différente de celle du mesurande (cf. exemple).
- Beaucoup de capteurs de pression fournissent une indication de la pression mesurée sous forme de tension électrique.
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aboutiront
?- Troisième personne du pluriel du futur de aboutir.
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saison
?- Période de l’année qui observe une relative constance du climat et de la température.
- On avait beau être au mois de juin, les matinées n’étaient pas chaudes. Il en voulait même au temps et se disait :– Comment se peut-il qu’on soit tranquille. Y a même plus de saisons ! » — (Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 62)
- Si le percepteur n’était pas arrivé dans la région avant le début de la saison pluvieuse, les villageois étaient sûrs d’échapper pour un an au prélèvement fiscal. — (Léo De Haan, La Région des Savanes au Togo : l’état, les paysans et l’intégration régionale (1885–1985), Karthala, 1993, page 147)
- La laine est achetée soit dans les endroits où transhument les moutons, soit dans les endroits où ils paissent pendant la saison sèche. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Le Canada a deux saisons : l’hiver et le mois de juillet. — (Robert Hollier, Bétail (1960).)
- La saison fonçait les feuillages, touchait d’or les près, carminait çà et là une branche. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
- (En particulier) Dans les pays tempérés, division en quatre de l’année : printemps, été, automne et hiver.
- L’ordre, la marche, le retour des saisons.
- Ils changent d’activité au rythme des saisons, fabriquent des charpagnes ou cherchent dans les bois les plantes médicinales. — (Jean-Pierre Husson, Les Hommes et la forêt en Lorraine, 1991, page 197)
- « Les Quatre Saisons » (dont le titre original italien est « Le quattro stagioni ») est le nom donné aux quatre concertos pour violon, composés par Antonio Vivaldi (1678-1741), Opus 8, no 1-4, qui ouvrent le recueil « Il cimento dell’armonia e dell’invenzione » — « La confrontation entre l’harmonie et l'invention ». — (Les Quatre Saisons sur l’encyclopédie Wikipédia )
- Période de l’année marquée par quelque chose de particulier.
- À partir du mois de juin, la plage, aujourd'hui disparue, se couvrait de tentes pour la saison des bains de mer. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 19)
- Chaque village du club étant une société à part, (avec n° de Siret, etc.) le nombre de CDD est ainsi illimité. Entre deux saisons, les GO peuvent s'inscrire aux Assedic. — (Sarah Lemelle, Les métiers du tourisme et des loisirs, Éditions L’Étudiant, 2006, page 88)
- « Ce ne sera pas un Noël habituel », lance à son tour Justin Trudeau. L’euphémisme de la saison. Le Québec étant lui aussi frappé durement par la deuxième vague de la COVID-19, il est vrai que le contexte se prête fort peu à des festivités. — (Josée Legault, Faut-il vraiment «sauver Noël»?, Le Journal de Montréal, 18 novembre 2020)
- Les mois d’été.
- L’eau de Fraise est une boisson fort agréable qu'on sert, pendant la saison, dans les cafés, ou aux collations avec les autres rafraîchissemens. — (Flore naturelle et économique des plantes qui croissent aux environs de Paris, tome 2, 2e édition, Paris : chez Courcier, an XI, p. 222)
- Cette douairière, qui avait pour Fernande des sentiments affectueux, l’invitait à passer les fêtes de Pâques dans la villa, située agréablement à l’écart et en pleine dune, qu’elle possédait à Ostende. La baronne V., méprisant la Saison, ne s’y rendait guère et n’y recevait qu’au printemps et qu’à l’automne. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 329)
- Époque où paraissent certaines productions de la terre où l’on a coutume soit de semer, soit de recueillir grains ou fruits.
- Elle a consisté en un relevé cadastral complet du terroir villageois : voie ferrée, piste principale, sentiers, maisons, plantations de cacaoyers, champs vivriers des deux saisons de cultures, limites entre Mom et les villages voisins. — (Jacques Champeau, MOM Terroir Bassa (Cameroun), ORSTOM, 1973)
- Dans ce cas, le préfet peut limiter l'étendue de la battue : en juin 1840, « une battue est nécessaire sur les communes de Bouesse et Mosnay, mais en raison de l'avancement de la saison, ces chasses doivent être restreintes aux bois qui sont entourés de brandes ou de chemins publics, afin de n'exposer les récoltes à aucun dommage. » — (Daniel Bernard, La fin des loups en Bas-Berry: XIXe-XXe siècles : histoire et tradition populaire, Badel, 1977, page 134)
- […] pour P2O5 les doses sont de 40 à 60 kg/ha sous forme solide (200 à 250 kg de super 18) et 40 à 50 kg/ha sous forme liquide et doivent être fractionnées au cours de la saison […] — (Roland Billard, Les Carpes : biologie et élevage, Éditions Quae, 1995, page 190)
- La saison est avancée, est en avance : Les fruits de la saison sont plus avancés, plus mûrs qu’ils ne le sont ordinairement à pareille époque.
- La saison des perdreaux, des cailles, des bécasses, etc. : L’époque où il y a une plus grande quantité de ces oiseaux et où ils sont meilleurs à manger.
- (Vieilli) Temps propice aux affaires, aux réunions mondaines, au tourisme, aux bains de mer, etc.
- La saison de Deauville, de Nice, de Londres.
- Saison d’eaux : Temps pendant lequel on se soigne dans une ville d’eaux.
- Jamais la saison de voler n'a été meilleure, depuis que Moabdar est tué et que tout est en confusion dans Babylone. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, XIV, Le Brigand, 1748)
- Moment opportun.
- Ce que vous dites est hors de saison.
- Vos conseils ne sont plus de saison.
- Ensemble des spectacles, concerts, présentés en une année.
- La prochaine saison de l’Opéra de Lorraine sera légère et pleine d’humour. […] Une saison lyrique très séduisante. — (Sabine Lesur, Une saison pleine de légèreté avec l’Opéra de Lorraine, Vosges Matin, 1er juin 2016)
- Ensemble d’épisodes d’une série télévisée, diffusés en une année.
- As-tu vu la dernière saison de la série Friends ?
- (Sport) Période de l’année durant laquelle des équipes ou joueurs s’affrontent et qui se termine généralement par un championnat.
- Demain, le rideau tombera sur cette saison pour les rugbymen beauvaisiens. — (Baisser de rideau, Le Parisien, 20 avril 2002)
- (Sens figuré) Âges de la vie.
- Bien que sachant à n’en point douter que Thérèse avait été laide et dépourvue de tout agrément dès sa jeune saison, je hochai la tête et lui dis avec une détestable malice : « Hé ! hé ! Thérèse, j’ai appris que, vous aussi, vous eûtes en votre temps une jolie figure. » — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; édition Le Livre de Poche, 1967, page 22)
- La première saison de la vie : La jeunesse.
- La dernière saison de la vie : La vieillesse.
- La belle saison ; la saison des plaisirs, des amours ; l’arrière-saison, etc.
- (Lorraine) (Désuet) Ensemble des champs cultivés avec la même culture, dans le cadre d’une rotation triennale.
- Autrefois, le territoire était divisé en trois parties — les saisons — regroupant chacun le même type de culture qui changeait chaque année sur un cycle de trois ans. — (Daniel Bontemps, Au temps de la soupe au lard, éditions Serpenoise, 1993, ISBN 978-2-87692-179-5)
-
garçon
?- Enfant ou adolescent mâle, par opposition à fille.
- De ces cervelles fines, la plus fine était la petite Brulette, emmi les filles, et des plus épaisses, la plus épaisse paraissait celle de Joseph, emmi les garçons. — (George Sand, Les Maitres sonneurs, Londres : George Bell & Sons (Les Classiques Français Illustrés, publiés sous la direction de Daniel O’Connor), 1908, page 4)
- Ses deux premières femmes n’avaient pas su lui donner de garçon : tant pis pour elles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- Devant nous, sur la chaussée, une bande de jeunes garçons s’efforçaient de maîtriser un kérabau emballé. — (Kazuo Ishiguro, Quand nous étions orphelins, traduit par François Rosso, Éditions Gallimard, 2014)
- Madame, les garçons sont les soucis des mères. — (Victor Hugo)
- (Par extension) Jeune homme.
- Pendant la fête, elle ne quittait pas mon bras et refusait de danser avec les autres garçons du village. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Il accordait à son frère une grande habileté. Selon lui, ce gros garçon endormi ne sommeillait jamais que d’un œil, comme les chats à l’affût devant un trou de souris. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 98-99)
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les garçons revenus du service militaire ont trouvé de plus en plus ennuyeuses les soirées du Causse enténébré et silencieux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- (Par extension) Homme de genre masculin.
- Je me rappelai la soirée et la nuit. Il y avait donc un garçon dans le lit. Quelle stratégie adopter ? — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 61)
- Je reçois bon nombre de messages me demandant d'expliquer la fin, et la quasi totalité en provenance de... GARÇONS ! — (Solange te parle, tweet du 17 octobre 2012)
- (Par extension) Homme célibataire.
- — Ainsi, vous êtes encore garçon ? reprit-elle lorsque l’Anglais lui eut fait observer que sa vie errante depuis trois ans eût été peu conciliable avec les liens de l’hyménée. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Si ce grand seigneur restait encore garçon, il y avait moins de sa faute que de celle de sa tante, qui ne connaissait pas les fables de La Fontaine. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 252 de l’édition Houssiaux de 1855)
- […]; sans doute, ils ont, eux aussi, certains du moins, des ascendants névrosiques, mais la mysophobie atteint le plus souvent des gens minutieux ou méticuleux par tempérament, par exemple, des vieilles filles ou des garçons âgés, célibataires. — (Édouard Gélineau, Des peurs maladives ou phobies, Paris : Société d’éditions scientifiques, 1894, page 92)
- Pinglet. — Toute réflexion faite, je ne dînerai pas ici… Tu vas chez ta sœur, je suis garçon… je vais m’offrir un petit repas fin au restaurant !… — (Georges Feydeau, L'Hôtel du libre échange, 1894)
- Être vieux garçon, ça a ses avantages et ses inconvénients. — (Jo Barnais , Mort aux ténors, ch. XIII, Série noire, Gallimard, 1956, page 113)
- (Travail) Employé subalterne affecté à un service particulier. Celui qui travaille sous les ordres d’un maître, d’un patron ou d’un chef.
- Bert effleura successivement un bon nombre de métiers : il fut groom dans un magasin de nouveautés et chez un médecin, garçon de pharmacie, apprenti plombier. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 11 de l’édition de 1921)
- (En particulier) Serveur d’un café, d’un restaurant ou d’un hôtel.
- Nous nous mîmes à table. J’avais recommandé la carte au garçon : mes convives parurent contents. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Garçon!… garçon!… des pieds de mouton à la poulette, et servez chaud… Allons, vivement. — (J. Gabriel et Charles Dupeuty, Fanfan le batonniste, acte I, scène 5, représentée au théâtre du Vaudeville le 30 août 1845 ; dans La France dramatique au dix-neuvième siècle : choix de pièces modernes, volume 13, Paris : C. Tresse)
- Les bistros regorgeaient d’hommes, de femmes endormis, que parfois le garçon réveillait pour qu’ils cédassent la place à de nouveaux venus. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il sollicita le garçon d’un timbre retentissant, en cognant bruyamment ses vastes pattes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 11)
- Paresseusement, Colombe égoutta les trois verres dans le seau à glace, avec une indifférence de vieux garçon, et les emplit de café tiède. — (Colette, Le toutounier, 1939)
-
accointassions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe accointer.
-
proposition
?- Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération.
- Favrolles prend la parole. Son vide intérieur, son inconscience braillarde se masquent sous l'énergie de ses propositions. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- (Spécialement) (Par ellipse) Proposition de loi.
- Chose qui a été proposée.
- La proposition de ce député a été prise en considération.
- Il a retiré sa proposition.
- (En particulier) Chose proposée pour arriver à la conclusion d’une affaire ou à un arrangement.
- Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Tout ce qu'il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d'une oreille à l'autre, les vaines discussions d'intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- proposition raisonnable, satisfaisante, absurde, ridicule.
- Faire des propositions à quelqu’un.
- Propositions de paix, d’accommodement, de conciliation.
- Expression d’une idée, affirmation ou la négation de quelque chose.
- […], ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l’islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 93)
- proposition universelle, générale, particulière.
- proposition hasardée.
- proposition insoutenable.
- Soutenir une proposition.
- Condamner une proposition.
- Censurer une proposition.
- proposition en matière de foi.
- (Grammaire) Membre de phrase composé essentiellement d’un sujet et d’un verbe et accessoirement d’un complément ou d’un attribut.
- Le terme de proposition remonte aux grammaires logiques où il désignait toute construction minimale porteuse d'un jugement : l'association d'un sujet (ce dont on dit quelque chose) et d'un prédicat (ce que l'on dit du sujet). Ainsi les grammairiens de Port-Royal analysaient la phrase « Dieu invisible a créé le monde visible » en trois propositions : Dieu a créé le monde — Dieu est invisible — Le monde est visible. Progressivement, la notion de proposition s'est confondue avec celle de phrase pour désigner l'unité syntaxique et prédicative combinant un sujet grammatical et un groupe verbal. — (Martin Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994)
- Ce La Fontaine qui me prouvait qu’il existe des propositions dont le verbe est au participe : Marché fait, les oiseaux forgent une machine. Ce Corneille qui me fournissait un exemple de propositions principales juxtaposées : J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois, tandis que Victor Hugo m’offrait un modèle d’indépendantes juxtaposées :Esclave, apporte-moi des roses !Le parfum des roses est doux ! — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- Un cahier de grammaire m’apprend que la proposition indépendante était dite absolue, la principale pouvait s’appeler aussi primordiale alors que la subordonnée se satisfaisait de secondaire. La nomenclature grammaticale a quelque peu évolué depuis, mais à force de nuances, est-elle devenue plus claire ? — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 128)
- (Logique) Énoncé doué d’une valeur de vérité, généralement le vrai ou le faux.
- Une phrase impérative ou interrogative n’est pas une proposition logique.
-
ablution
?- (Religion) Action de laver.
- Après la communion le prêtre présente le calice au servant, qui y verse un peu de vin pour l’ablution du calice. — (R. Décrouille, Méditations sur l'Ordinaire de la Messe d'après la Liturgie du Sacrifice, Duvivier, 1919, page 34)
- (Catholicisme) Vin que le prêtre prend après la communion, ainsi que le vin et l’eau qu’on verse sur ses doigts et dans le calice après qu’il a communié.
- Quand le prêtre prend l’ablution.
- Pratique commandée par quelques religions, et qui consiste à se laver diverses parties du corps à des heures déterminées.
- Quelques éléphants, des zébus à grande bosse, venaient se baigner dans les eaux du fleuve sacré, et aussi, malgré la saison avancée et la température déjà froide, des bandes d'indous des deux sexes, qui accomplissaient pieusement leurs saintes ablutions. — (Jules Verne, Le Tour du monde en quatre-vingts jours)
- Dans la Tartarie , après les dispositions purificatrices , les ablutions , vient l'onction avec la substance même de l'offrande la plus pure , les nouveaux époux accomplissent un pèlerinage expiatoire. — (Jean-Ennemon Dufieux, Nature et virginité: Considération physiologiques sur le célibat religieux, Paris : Julien, Lanier & Cie, 1854, page 247)
- Jusqu'à ce jour, je n'aurais pas cru que musulmans et Indous consentiraient à faire leurs ablutions religieuses dans le même lieu. Dans le sud de l'Inde, un musulman qui se baignerait dans l'étang sacré d'une pagode, se ferait assommer sur place. — (Louis Jacolliot, Voyage au pays des fakirs charmeurs (1881).)
- (Par extension) Action de se laver, indépendamment de toute pratique religieuse.
- Plusieurs filles et femmes entièrement nues se baignaient dans la rivière […]. Après avoir fini leurs ablutions elles retournèrent au village avec des pagnes à la ceinture et des calebasses sur la tête. — (René Caillié, « Voyage à Temboctou et à Jenné », Revue des deux mondes, 1830, tome 1)
- Quand nous eûmes pris la délicieuse boisson , l'hôtesse nous apporta de l'eau dans un bassin en fer, pour nos ablutions, et nous fit comprendre qu'elle allait bientôt nous servir à déjeuner. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 95)
- Pendant qu’elle retirait de l’intime de son ventre le sceau de sa stérilité et procédait à une brève ablution, la glace refléta, sans qu’elle s’y intéressât, de belles jambes, de belles épaules, un visage exquis, mais qui paraissait anonyme à force d’être blême, et stupide à cause d’une froideur empruntée. — (Pierre Drieu La Rochelle, Le Feu follet (1931), Gallimard, 1972)
- Ce fut une autre chanson quand, le lendemain à la pique du jour, dans la cours de Deux-Anges, je puisai de l'eau au puits pour faire mes ablutions — habitude ou bizarrerie, que je tiens de mon père qui [...] tenait que l'eau et le corps de l'homme ont une affinité naturelle, la première aidant le second à se tenir en santé. — (Robert Merle, En nos vertes années, I., 1979)
-
abstraction
?- Opération par laquelle l’esprit abstrait, sépare, isole certains caractères des choses, ou de leur type.
- Pour bien juger les hommes il faut ne considérer que leur mérite et faire abstraction de leur fortune.
- Abstraction faite du style, qui est faible, cet ouvrage a un réel mérite.
- L’embastillement sanitaire et épidémiologique peut pour autant nuire davantage que l’emmurement volontaire de l’abstraction créative ? Peut-il conduire à un esseulement frisant la déréliction ? — (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, pages 7-8)
- Il y a des dossiers qui sont prioritaires et qui doivent avancer et on doit faire abstraction, selon moi, de l’aspect personnel», a affirmé Marc Parent. — (Gilles Turmel, Député accusé d’agression sexuelle: le malaise Harold LeBel, Le Journal de Québec, 17 décembre 2020)
- Idée générale, type ou propriété, qualité séparée par l’esprit du sujet à laquelle elle est unie.
- Humanité, raison, vertu, savoir, blancheur, pesanteur, etc., sont des abstractions.
- Dans toute abstraction il reste un peu de réalité, comme dans le vide artificiel il reste toujours un peu d’ air. — (Frédéric Ozanam, Essai sur la philosophie de Dante)
- (Péjoratif) Idée trop métaphysique ; théorie générale qui ne s’appuie pas suffisamment sur les faits.
- Si c'est de la sorte que Kaulbach entend le réalisme, nous aimons encore mieux les abstractions les plus nuageuses ou les imitations les plus archaïquement byzantines. — (Théophile Gautier, L'Art moderne, Paris, Michel Lévy frères, 1856, page 272)
- L'erreur provient de ce que Kautsky est bien plus un idéologue qu'un disciple de Marx ; il aime à raisonner sur des abstractions et croit avoir fait avancer une question lorsqu'il est parvenu à grouper des mots ayant une allure scientifique ; la réalité sous-jacente l'intéresse moins que le décor scolastique. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 346)
- L’abstraction devient la puissance de réflexion, l’inaction une capacité à formuler les problèmes, l’inadaptation une polyvalence, l’indécision la certitude de l'incertain, la rhétorique un agir communicationnel, la complication la conscience de la complexité et l’achiffrisme s'évanouit dans l'usage commune d'une règle de trois appliquée à une langue des affaires qu'on apprend comme n'importe quelle langue. — (Alain Etchegoyen, Le capital-lettres : des littéraires pour l'entreprise, éd. François Bourrin, 1990)
- (Au pluriel) Préoccupation, rêverie qui empêche un homme de penser aux choses dont on lui parle ou qu’il a sous les yeux.
- Cet homme est dans des abstractions continuelles.
-
accueillissions
?- Première personne du pluriel de l’imparfait du subjonctif du verbe accueillir.
-
admixtion
?- (Pharmacie) Le fait de rajouter en même temps que de mélanger.
- Ce qui intéresse les auteurs dramatiques, ce sont les substances, supports et voies d'absorption qui se prêtent à l'admixtion du poison. — (François Laroque, Franck Lessay, Enfers et délices à la Renaissance, 2003)
-
accrétion
?- (Astronomie) Phénomène, lié à la gravitation, d’agglomération d’éléments matériels pouvant être à l’origine de la formation d’un astre puis le processus d’accumulation de matière à sa surface.
- Le soleil, la lune et les autres astres, qui se formaient par eux-mêmes, étaient ensuite enveloppés par le monde, ainsi évidemment que tout ce qu’il préserve, mais dès le début ils se façonnaient et s’accroissaient (de la même façon que la terre et la mer) grâce à des accrétions et des tournoiements de fines particules […] — (Épicure, Lettre à Pythoclès, traduction anonyme)
- Processus d’accumulation de limon, de sable, de galets par l’eau courante quelle qu’en soit la cause.
- Sur les côtes basses et meubles, les taux d'évolution peuvent être importants, tant en érosion qu'en accrétion, au gré des mouvements sédimentaires. — (Denis Sergent, Comment la mer modifie les contours de la France, Journal La Croix, 20 mars 2015, page 3)
- Le Pilat est aussi sous l’influence des phénomènes d’érosion et d’accrétion (d’avancée) qui redessinent souvent le trait de côte. — (Émilie Veyssié, La dune du Pilat a grandi de 1,30 m en un an, Le Monde 13 juillet 2017)
- (Médecine) Accumulation de dépôts dans l’organisme.
- Il y a accrétion lorsque des sels forment un calcul de la vessie.
- (Géologie) Accroissement de volume d’un corps par apport de matière extérieure.
- La formation de plaque océanique est appelée l’accrétion océanique.
- Un prisme d’accrétion est formé par l'accumulation de sédiment dans la zone de subduction.
- (Par extension) (Sens figuré) Tout procédé d’accumulation, de stratification.
- Quel que soit le soin avec lequel ces archives sont tenues —conservées, classées, informatisées— elles finissent par devenir floues avec le temps. Des histoires se bâtissent par accrétion. Des contes naissent par accumulation —comme des amoncellements de poussière. — (Isaac Asimov, Fondation foudroyée (traduction de Jean Bonnefoy), Denoël-Présence du futur, page 430)
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acquerrons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe acquérir.
-
disparaîtront
?- Troisième personne du pluriel du futur de disparaître.
-
dimension
?- (Mathématiques, Physique)
- (Géométrie classique) Direction d’expansion d’un objet dans l’espace.
- Une droite est de dimension 1, le plan du tableau est de dimension 2, … — (Ludwig Schläfli et les autres)
- Parmi les forces connues de ce géant des mondes des 4e et 5e dimensions se trouvait une substance —BAL— laquelle, mise en mouvement dans une certaine direction sous l’influence d’instruments propulsifs […], « électrocutait » pour ainsi dire toutes les formes de vie animée qu’elle pénétrait. — (Benjamin De Casseres, Arcvad le terrible, traduction de Émile Armand, dans Les Réfractaires, n° 1, janvier 1914)
- Le sens haptique résulte de l’activité simultanée et coordonnée des récepteurs tactiles et kinesthésiques qui fournissent de l’objet une perception unique en trois dimensions. — (Robert Rigal, Motricité humaine: fondements et applications pédagogiques, vol. 1, Presses universitaires Québec, 2002, p. 213)
- (Géométrie vectorielle) Cardinal d’une base d’un espace vectoriel.
- La dimension de l’ensemble des fonctions réelles de variable réelle est transfinie.
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accaparons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accaparer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accaparer.
-
affection
?- Sentiment d'aimer quelqu'un avec attachement ou tendresse, et qui nous porte à vouloir son bien-être ou son bonheur ; amitié ou amour non passionnel ou romantique.
- Et si les sentiments de jalousie demeurent dans le cœur de chacun vis-à-vis de l’autre, ce n’est pas dans la douleur d’une affection déçue qu’ils résident ; c’est dans l’instinct de propriété. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Il s’était excusé sur sa peur des amitiés nouvelles, ce qu’il avait appelé, par galanterie, sa peur d’être malheureux. « Vous avez peur d’une affection ? comme c’est drôle, moi qui ne cherche que cela, qui donnerais ma vie pour en trouver une, avait-elle dit d’une voix si naturelle, si convaincue, qu’il en avait été remué. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 18)
- Thomyra est l’amie et l’amante de la belle fille qui se nomme Penthésilée, et elle craint de perdre une affection qui lui est chère, si elle devient grosse des œuvres du captif. — (Renée Dunan, Ces Dames de Lesbos, 1928)
- Avec beaucoup de tact, ce vieillard, qui savait n’être ni autoritaire ni égoïste, s’efforçait de gagner l’affection de Nazira et de se faire pardonner d’être vieux. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", Édition Corrêa, 1940)
- À ses remerciements, Olga avait répondu : « Mais, madame, c’est par affection. » Maman répéta plusieurs fois d’un air rêveur et pénétré : « Elle m’a dit : c’est par affection. » — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 13)
- (Par extension) Divers mouvements de l’âme.
- Les affections de l’âme.
- Affections humaines, naturelles.
- Toutes ses affections sont douces.
- Affections déréglées.
- (Médecine) Maladie.
- Maxime eut soin de se placer à une certaine distance de quelques vieillots qui par habitude se mettent en espalier, dès une heure après midi, pour sécher leurs affections rhumatiques. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, troisième partie)
- Ce troupeau appartenait au juge de Werst, le biró Koltz, lequel payait à la commune un gros droit de brébiage, et qui appréciait fort son pâtour Frik, le sachant très habile à la tonte, et très entendu au traitement des maladies, muguet, affilée, avertin, douve, encaussement, falère, clavelée, piétin, rabuze et autres affections d’origine pécuaire. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, pages 1-16)
- Outre les traumatismes et brûlures par produits chimiques, les affections de la langue les plus fréquentes chez les bovins sont l’actinobacillose ou langue de bois et la nécrobacillose. — (Institut de l’élevage, Maladies des bovins : manuel pratique, France Agricole Éditions, 2008, page 146)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.