Dictionnaire des rimes
Les rimes en : résille
Que signifie "résille" ?
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- Sorte de filet, de réseau, qui enveloppe les cheveux.
- Une épaisse chevelure châtain, dont les boucles étaient retenues par une légère résille d’argent, ondoyait sur ses épaules. — (Clark Ashton Smith, L’Enchanteresse de Sylaire, traduit par Dominique Mols, dans Fées, sorcières et diablesses, 2002, Librio, page 28)
- En Espagne, les femmes portent la résille.
- (Par analogie)
- Leurs flancs étaient ceints d’une résille de ficelle pour les garantir des taons, qui rôdent sur les eaux dormantes ; chaque mouvement faisait tinter les sonnailles attachées à leurs colliers de laine bleue, et le clair carillon s’envolait sous les petits ormeaux du chemin de halage. — (Émile Moselly, Terres lorraines, 1907)
- Filet, réseau.
- La fine résille de traboules s’étend sous les maisons, compliquée comme un système d’égouts et à peu de chose près aussi sale et puante. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 167)
- Deux cents ans dʼabandon avaient peint ses façades de cette couleur blonde que mûrissait le soleil. On savait, par les grands marronniers noirs qui le masquaient de leur résille, quʼil sʼagissait dʼune maison à secrets. — (Pierre Magnan, Le tombeau dʼHélios. Paris : Gallimard, coll. « Folio policier » no 198, 2001)
- Au-dessous de lui, s’étendait une vallée comblée par des cheminées et des toits fumants qui couvraient d’une résille bleuâtre ce sommet de ville. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- C’était l’automne, par où s’accomplissaient cinq mois de sécheresse. Et bien que le matin fût tout jeune encore, la poussière des roues, des pieds, des sabots, des pattes sans nombre, flottait déjà en trames fines, voiles mobiles et légers, tourbillons ténus où le soleil jouait comme il le fait ailleurs, à son réveil, avec la résille des brumes. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- (Sens figuré) (Poétique) Réseau constitué des plombs d’un vitrail.
- Les vitraux poussiéreux qui grelottent dans leur résille de plomb. — (Georges Bernanos, Sous le soleil de Satan, 1926)
- (Antiquité) Parures de perles tubulaires funéraires.
- Certaines résilles, apparues entre les VIIe et Ve siècles a.C., renforcent la signification en adjoignant à hauteur de l’abdomen les figures des quatre "Fils d’Horus". — (Jean-Claude Goyon, Les voies d’Osiris en Rê : Collections du musée des beaux-arts et du museum d’histoire naturelle de Lyon, Lyon, EMCC, collection « Des objets qui racontent l’histoire », 2002, page 50)
- (Beaux-arts) Ensemble de l’armature en plomb servant à maintenir ensemble les verres d’un vitrail.
- Lors d’une restauration des vitraux de la cathédrale de Sens en 1942, on a conservé les plombs anciens en «dépiquant» les verres et on s’est aperçu que cette résille toute ténue constituait par elle-même une œuvre d'art de grande valeur. — (Les Dossiers de l’archéologie, Éditions Archéologia, 1978)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "résille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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souquenille
?- (Désuet) (Habillement) Long vêtement fait de grosse toile, que prenaient les cochers et les palefreniers pour s’en couvrir quand ils pansaient les chevaux.
- Quitterons-nous nos souquenilles, monsieur ? — (Molière, L'Avare, III, 2)
- Voulez-vous gager que je l'épouse avec la casaque sur le corps, avec une souquenille si vous me fâchez ? — (Marivaux, Les Jeux de l'amour et du hasard, III, 7)
- L’épicière le contemplait d’un œil sépulcral que recouvrait parfois sa paupière longue comme une souquenille. — (Kléber Haedens, L’été finit sous les tilleuls, Le Livre de Poche, 1966, page 108)
- Mauvais vêtement, guenille, loque.
- M'ayant revêtu d'une vieille souquenille, ils me mirent dehors par les épaules. — (Lesage, Gil Blas, I, 13)
- Presque tous étaient vêtus de longues souquenilles sordides en lambeaux. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Après deux mois passés à suer dans d’infâmes souquenilles kaki, quelle volupté de revêtir enfin un dolman de toile immaculée ! — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 202)
- La composition de sa souquenille défiait toute investigation : les manches et les pans étaient si graisseux, si luisants qu'on aurait dit du cuir de bottes ; par derrières ballottaient quatre basques d'où le coton s'échappait par touffes. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Au balcon armorié sont suspendues des souquenilles et derrière une descente de lit infâme se cache une mégère en camisole qui raccommode une chaussette ; çà et là, entre une casserole et un vieux pot une tête de peu apparaît dans une fenêtre. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 73)
- Vêtement du clown paillasse.
- Le matador était un vieux coquin vêtu d’une souquenille usée, chaussé de bas jaunes, trop à jour, ayant l’air d’un Jeannot d’opéra-comique, ou d’un queue-rouge de saltimbanque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Florissac, en jeune pitre, un papillon balancé à un fil de fer lui dansant devant le nez, le feutre posé à la Jeannot, la souquenille de paillasse au dos, ressemblait à l'Antinoüs dans une toile à matelas. — (Goncourt, Ch. Demailly, 1860)
- Lévite.
- Je revois encore un pieux pèlerin, vêtu de la souquenille des juifs polonais : il déchiffrait les inscriptions hébraïques. — (Vogüé, Morts, 1899)
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refile
?- Les toilettes, le petit coin.
- Il venait nous affranchir de ce qu’il fallait surtout pas se tortorer sous peine d’aller au refile ou de se retrouver couvert d’urticaire. — (Alphonse Boudard, Les Combattants du petit bonheur, La Table Ronde, 1977, réédition Le Livre de Poche, 1990, page 99.)
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grésil
?- (Météorologie) Petite grêle fort menue et dure.
- Deux silhouettes se profilaient à travers le grésil. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- Ce n’est pas de la neige qui tombe, c’est du grésil.
- La nuit était claire, les étoiles avivées de froid ; la bise piquait, et un fin grésil, glissant sur les vêtements sans les mouiller, gardait fidèlement la tradition des Noëls blancs de neige. — (Alphonse Daudet, Les trois messes basses, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 197)
- Le grésil tambourine sur le granit, s’accumule déjà dans les fissures et sur les vestes. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 161)
- Des gerbes de grésil rayent l’air, s’éparpillent contre les parois, rejaillissent en feux d’artifice, accumulent un caviar blanchâtre dans les angles et les rainures. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 162)
- Granules formés de neige et de cristaux de glace.
- Une montagne de neige rose semblait avoir givré à même la verrière qu’elle boursouflait de son trouble grésil comme une vitre à laquelle il serait resté des flocons. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1987, Éditions Gallimard, Folio n° 1924, page 59)
- (Par métonymie) Bruit semblable à celui d’une précipitation de ce météore.
- Mais rien de plus, rien d’autre encore. Ni ces longues rumeurs d’ailes qui s’endorment, ni ce grésil incessant de cisailles si ténu qu’il échappe à ceux dont l’ouïe n’est pas restée sauvage… — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- juill
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alchémille
?- (Botanique) Genre de rosacées.
- (Botanique) Synonyme de alchémille commune (espèce de plantes).
- L’alchémille était en usage dans la médecine antique et passait pour une plante sacrée à laquelle on prêtait de grandes vertus, dont celle de rajeunir et de rendre aux femmes virginité et fermeté de la poitrine fatiguée par l’âge et les maternités. — (Fabrice Bardeau, La pharmacie du Bon Dieu, 2009)
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barbouille
?- (Populaire) (Au singulier) La peinture, en tant qu’ art.
- Y'a qu'les tableaux, m'exposa Bob. Voilà. Lesquels qu'on peut accrocher d'sur les murs, j'en sais rien. Alors, tu vois, j'm'en passe. Tu t'y connais toi, en barbouille? — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Je regardais les vitraux — barbouille sur verre du siècle dernier — payés par la famille au temps de sa splendeur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 268)
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saxatile
?- (Biologie) Qui se trouve, qui croît parmi des pierres.
- Par une fâcheuse coïncidence, l’un de nous, mon excellent ami Th. Delacour, s’est écarté à la recherche de l’Euphorbe saxatile, l’une des curiosités végétales de ces hauteurs. — (Jean-Henri Fabre, Sur le Ventoux. L'Ammophile hérissée. Extrait des Souvenirs entomologiques. Première série, Delagrave, Paris, 1879. Éditions du Mercure de France, 1997, p. 19.)
- Poisson saxatile.
- Plante saxatile.
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bousille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe bousiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe bousiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe bousiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe bousiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe bousiller.
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défeuille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe défeuiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe défeuiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe défeuiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe défeuiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe défeuiller.
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niquedouille
?- (Populaire) Nigaud, niais.
- – Des enfants ! La voilà enceinte des Maloret, et moi qui n’y pensais bien pas ! et ton grand niquedouille de père… — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 225)
- Aveuglante comme le soleil de Sétif, la solution, la seule, la vraie, était là, qui, dès le début, l’avait effleuré et qu’il avait repoussée comme un grand niquedouille sentimental qu’il était. — (Hélène de Monaghan, Suite en noir, Librairie des Champs-Élysées, 1970, chapitre Samedi 19 août)
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crocodile
?- Reptile de l’ordre des grands sauriens, sorte de lézard amphibie couvert d’écailles et très redoutable par sa force et sa voracité.
- L’élevage de crocodiles. Biologiquement, ce sont des reptiles très bien adaptés à la vie aquatique. Le trait le plus caractéristique de leur anatomie est une peau cuirassée constituée dans sa partie dorsale de plaques ossifiées appelées ostéodermes. — (Cirad/Gret/MAE, Mémento de l'Agronome, 1 692 pages, page 1636, 2002, Paris, France, Cirad/Gret/Ministère des Affaires Étrangères)
- C'est lui qui présidait aux accouchements difficiles et, quand un nègre avait eu le bras arraché par un crocodile, il avait réussi l'amputation. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, ch. II, Gallimard, 1937)
- Les zones humides du parc, notamment le canal de Kazinga, grouillent également d’hippopotames et de crocodiles. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 30 juillet 2022, page 14)
- Des œufs de crocodile.
- Peau de cet animal.
- C'était une mallette en crocodile, au fermoir orné d'une émeraude, aux initiales surmontées d'une couronne. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre III, Gallimard, 1937)
- (Technique) Presse à charnière qui sert au cinglage du fer.
- (Chemin de fer) Dispositif placé entre les rails et dont le contact, au passage du train, envoie un signal à ce dernier.
- Le crocodile est un équipement de signalisation utilisé sur le réseau ferroviaire français pour transmettre en cabine un signal sonore au franchissement de certains signaux (répétition du signal en cabine). — (« Crocodile (signalisation ferroviaire) », Techno-Science.net → lire en ligne)
- Le TIV en forme de losange indique une chute de vitesse supérieure de 40 km/h. Celui-ci est équipé pour la répétition des signaux en cabine de conduite, grâce à un crocodile placé sur la voie. — (Signalisation ferroviaire en France sur l’encyclopédie Wikipédia )
- (Chemin de fer) Type de locomotive électrique utilisé en suisse au début du XXe siècle et par extension les locomotives de type CC 1100, CC 14000 et CC 14100 de la SNCF.
- C’est confirmé: après plus de deux ans, la locomotive «Crocodile» de CFF Historic, âgée de 90 ans, repartira pour la Suisse le 3 novembre 2017. — (« La locomotive «Crocodile» est de retour », CFF Historic, 3 aout 2017 → lire en ligne)
- Ôte-agrafes.
- Scie utilisée autrefois dans les carrières pour débiter les pierres tendres. Elle est actionnée par une seule personne, sa forme est trapézoïdale avec le plus petit côté près du manche, les dents sont inclinées vers l’utilisateur.
- Un premier perfectionnement fut apporté dans les carrières de Saint-Vaast (Oise) par l’introduction de la scie, dite «crocodile» qui avait rendu tant de services dans les années 1900 à 1940 mais qui étaient tout de même mus à bras. — (René-Michel Lambertie, L’industrie de la pierre et du marbre, Éd. Presses universitaires de France, 1962)
- (Technique) Pince crantée rappelant la gueule de l’animal. Voir pince crocodile.
- (Héraldique) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté de profil, passant ou arrêté contrairement au lézard qui est vu de dessus les pattes largement écartées du corps.
- De gueules au palmier terrassé de sinople, au fût duquel est attaché par une chaîne d’or en bande un crocodile passant contourné aussi de sinople, colleté d’or, surmonté des inscriptions COL à dextre et NEM à senestre du même, les branches du palmier soutenant au quartier dextre une couronne de lauriers liée d’or, qui est de Nîmes
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renfile
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de renfiler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de renfiler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de renfiler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de renfiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de renfiler.
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asile
?- (Histoire) Privilège d’inviolabilité accordé à certaines personnes et à certains lieux chez les anciens.
- Les athlètes se rendant aux jeux jouissaient chez les grecs du droit d’asile.
- Certains temples servaient d’asile à tous les suppliants.
- (Par extension) Refuge où l’on se met à l’abri des poursuites de la justice, d’une persécution, d’un danger, etc.
- Trouver un asile dans la maison d’un ami.
- Les églises servaient quelquefois d’asile aux criminels.
- Vous souffrez ; vous avez faim et soif ; soyez le bienvenu. Et ne me remerciez pas, ne me dites pas que je vous reçois chez moi. Personne n’est ici chez soi, excepté celui qui a besoin d’un asile. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 3 ; 1862)
- (Sens figuré) Séjour, habitation.
- Cet endroit désolé semblait être l’asile naturel de la misère et du désespoir. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
- Asile agréable, délicieux, champêtre.
- Tout, dans cet asile, respire l’innocence et la paix.
- L’asile de la vertu, des plaisirs, de la volupté.
- (En particulier) Maison où une personne qui n’a pas de quoi subsister trouve une retraite dans sa mauvaise fortune.
- Il ne savait où donner de la tête, il a trouvé un asile chez un de ses amis.
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faufil
?- (Couture) Fil pour faufiler.
- Enfin bref, de faufil en aiguille, voici Pâques Fleuries et il [le tailleur] loupe les boutonnières. — (Samuel Beckett, Fin de partie)
- (Sens figuré)
- Les phrases de mon cru ne sont tout au plus qu’un faufil : encore ai-je tenté de leur imprimer quelque chose de son rythme à lui. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 209)
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méthyle
?- (Chimie organique) Groupement de carbone et d’hydrogène de structure (CH3–) dérivé de la structure du méthane et lié de façon covalente à une autre molécule, et entrant dans la composition d'une foule de composés organiques.
- C’est ainsi que le méthylarsonite de sodium réagit sous cette seconde forme, avec l’iodure de méthyle, pour donner le diméthylarsinate de sodium. — (Sous la direction de Victor Grignard, Traité de chimie organique, volume 14, page 448, Masson, 1974)
- Le chlorure de méthyle est un gaz qui, liquéfié, sert de frigorifique et d’anesthésique.
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ville
?- Assemblage ordonné d'un nombre assez considérable de maisons disposées par rues, et limitées parfois par une enceinte.
- Oh ! caballero, la ville la plus belle et la plus grande de la vieille Europe est bien petite, bien sale et bien mesquine comparée au désert. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Il y a dans certaines villes jusqu’ici préservées, il y a de ces rues extraordinaires, remarquables tantôt par leur fourmillement et tantôt par leur silence, car la variétés des villes est infinie. — (Pierre Louÿs, La ville plus belle que le monument, dans Archipel, 1932)
- Soudain, devant nous, au seuil des montagnes, apparaît une ville. C’est si nettement une ville, la ville des écriteaux d’école, mi en plaine, mi en montagne, que nous doutons d’y pénétrer. Au-dessus d’elle, un château-fort, les tours encore presque intactes, mais renversées horizontalement, comme dans les mirages qui n’ont pu tourner tout-à-fait. Jamais l’état-major […] ne nous permettra de pénétrer dans cet exemple de ville, avec sa cathédrale ogivale au milieu, ses usines à droite, ses toits de tuile à gauche. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- […] nous passons sous le pont suspendu de Brooklyn et devant Manhattan et ses gratte-ciel, et ma dernière vision de New-York me laisse une impression de ville monstrueuse et titanesque. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le Havre, tout le monde le sait, est une ville de création beaucoup plus récente que Rouen, une ville claire, ouverte, aérée, une ville rectiligne. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Entité administrative ayant légalement obtenu le statut de ville, comme par exemple certaines communes de Belgique ou du Luxembourg.
- Chiny a le statut de ville, glorieux héritage de son lointain passé historique. — (Bernard Dubrulle, Le Petit Futé Wallonie: L’Ardenne et bien plus, 2007)
- (Par extension) L’administration de cette cité.
- Il avait une partie de son bien en rentes sur la ville de Paris.
- (Par extension) Population d’une ville.
- Et voilà qu’Eugène passait les soirées entières dans le salon jaune, écoutant religieusement ces grotesques que lui, Aristide, avait si impitoyablement raillés. Quand il sut, par les bavardages de la ville, que son frère donnait des poignées de main à Granoux et en recevait du marquis, il se demanda avec anxiété ce qu’il devait croire. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 99)
- À Marseille, les juifs eurent droit de cité jusqu’au XVIe siècle, et il semble pas que la ville ait eu à le regretter, car c’est un des leurs, Crescas Davin, qui introduisit chez elle, en 1371, la fabrication du savon. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- La ville et ses plus riches bourgeois veulent surpasser en magnificence les autres cités. La réception est « de gros coutange » mais aussi « chose très admirable ». — (Jean-François Solnon, Quand la Franche-Comté était espagnole, Fayard, 1989)
- Vie urbaine, mœurs qui y règnent, par opposition au séjour, à la vie et aux mœurs de la campagne.
- J’aime mieux la ville que les champs.
- Il préfère la campagne à la ville.
- (Histoire) (Par ellipse) Corps des officiers municipaux.
- (Par ellipse) Médecine de ville.
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surfile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe surfiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe surfiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe surfiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe surfiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe surfiler.
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civil
?- Citoyen ; relatif aux citoyens.
- La vie, la société civile.
- La vigueur qui, durant cinq ans, lui fit dévouer sa tête aux fureurs civiles, — (Jacques-Bénigne Bossuet, — cité par Littré)
- Un parti qui causa quelque émeute civile, — (Molière, l'Étour. IV, 1. — cité par Littré)
- Soit qu’en sa dernière tête L'hydre civile t’arrête, — (François de Malherbe, II, 6. — cité par Littré)
- Les vertus civiles, qui font toute la douceur et toute l’harmonie de la société, — (Jean-Baptiste Massillon, Conty. — cité par Littré)
- Relatif à l’état civil des personnes.
- Actes civils.
- (Droit) Qualifie le droit relatif à la personne physique, c’est-à-dire l'ensemble des règles qui déterminent le statut des personnes, aux relations juridiques entre elles, et aux biens. → voir droit civil
- Le droit de justice des seigneurs hauts justiciers était absolu. Il emportait la plénitude de la juridiction civile et criminelle, limitée seulement par les cas royaux. — (Alfred Franklin, La vie privée d’autrefois - La vie de Paris sous Louis XV devant les tribunaux, Paris, Plon, 1899, p.9)
- Intérêts civils, le dédommagement dû sur les biens d’un criminel à celui qui a souffert du crime.
- Les effets civils d’un jugement criminel.
- Requête civile, voie extraordinaire admise par la loi en certain cas pour faire rétracter un jugement ou arrêt rendu en dernier ressort.
- Qui n'est ni militaire, ni religieux, ni politique.
- Car loin d'être uniquement des victimes civiles collatérales, les envahis et occupés deviennent des cibles pour l’occupant. — (Annette Becker, Les cicatrices rouges, Fayard, 2010)
- Cette partie, appelée passementerie d’or et d’argent, comprenait les épaulettes, les dragonnes, les aiguillettes, enfin cette immense quantité de choses brillantes qui scintillaient sur les riches uniformes de l’armée française et sur les habits civils. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- (En particulier) Qualifie le mariage contracté devant un officier d’état-civil
- (En particulier) Qualifie les obsèques faites sans aucune cérémonie religieuse.
- Qui appartient à la société, par opposition à sauvage.
- Ces peuples ne se sont point formés eux-mêmes par degrés ; ils ont été transportés du fond des forêts et de l’état sauvage au milieu des cités et de l’état civil, — (François René Chateaubriand, Génie, III, III, 2. — cité par Littré)
- Affable ; poli ; courtois.
- C'est une loûable adresse de faire recevoir doucement un refus par des paroles civiles qui réparent le défaut du bien que l'on ne peut accorder. — (Maximes et pensées diverses, par Madame de Sablé, Paris : chez Sébastien Mabre-Cramoisy, 1678)
- Il me semble que ce maraud nous écoute, dit Coconnas, qui, en sa qualité de Piémontais, était fort rancunier, et qui ne pouvait passer au maître de la Belle-Étoile la façon peu civile dont il recevait les voyageurs. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Reconnaissez le héros qui, toujours égal à lui-même, sans se hausser pour paraître grand, sans s’abaisser pour être civil et obligeant, se trouve naturellement tout ce qu’il doit être en vers tous les hommes, — (Bossuet, Louis de Bourbon. — cité par Littré)
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gentil
?- Agréable, charmant, mignon, aimable. Qui a une certaine grâce, un certain agrément délicat.
- C’est une gentille attention.
- C’est alors que l’on vit passer une gentille petite souris grise.
- Charles est un trop gentil garçon, il est facile à tromper.
- Il a des défauts, mais nous l’aimons quand même, car nous sommes gentils.
- C’est un gentil petit pays, une gentille petite bourgade.
- Il n’est guère gentil avec moi, j’ai à me plaindre de lui.
- Vous aurez la même robe qu’elle, mais vous serez élégante. Vous serez coiffée comme elle, mais vous serez gentille. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 232.)
- Sage, tranquille.
- Les enfants ont été gentils, ce soir.
- Coquet, important.
- C’est une gentille somme d’argent.
- (Désuet) (XVIe siècle) Noble.
- Gentil compagnon.
- Dans le gentil pays de France, le gentilhomme se préparait à un tournoi.
- (Ironique) (Familier) Qui est bête, simplet.
- Dominique ? Oh, oui, il est gentil…
- (Ironique) Peu sympathique.
- Vous faites là un gentil personnage, un gentil métier : vous jouez là un rôle peu sympathique.
- (Ironique) Qualifie celui dont on désapprouve l’impertinence ou la sottise.
- Je vous trouve gentil de me dire cela.
- Pour exprimer poliment une désapprobation : C’est bien gentil, mais…
-
cantabile
?- (Italianisme) (Musique) (Désuet) Propre à chanter, à être chanté, à faire briller la voix.
-
stérile
?- (Reproduction) Qui ne peut pas se reproduire, infécond.
- Fleur stérile, celle où ne s’opère point la fécondation.
- Homme stérile, homme qui ne peut pas avoir d’enfants, qui n’est pas propre à la génération.
- Ce qui m’embêtait, c’est qu’on pouvait pas avoir de gosses. On en a vu, des médecins, pour ça, tiens ! C’est ma femme, à ce qu’il paraît. Elle est…Il cherchait le mot.— Stérile ?— Mais non, dit Pinot d’un air choqué, qu’est-ce que tu vas chercher là ? Elle ne peut pas avoir d’enfants, voilà tout. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 97)
- Toutes les jumelles ne sont pas aptes à la reproduction ; on a constaté en particulier que 90 p. 100 des femelles, co-jumelles de mâles, sont stériles ou subfertiles : ce sont les free-martins. — (Recherches sur l'induction expérimentale de naissances gémellaires chez les bovins, Institut National de la recherche agronomique, 1970, page 11)
- Le Bon Dieu est censé nous avoir puni de ces pratiques, de ces potions, de ces interruptions, que sais-je, en me rendant, moi, dernière de la lignée, aussi stérile que la lande à bruyères. — (Marie Darrieussecq, Claire dans la forêt, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 8)
- (Par extension) Improductif, en parlant d’un sol.
- Des landes, des rocs stériles, çà et là une bande de pâturage aromatique et dru, quelques champs pierreux, partout des oliviers : on se croirait dans notre Provence. — (Hippolyte Taine, Voyage en Italie, vol. 2, 1866)
- Leur pouvoir était illimité ; ils guérissaient les malades abandonnés des médecins, rendaient fécondes les terres stériles, arrêtaient les épidémies de bestiaux, mais ils n’étaient point toujours d’humeur à ces sorcelleries bienfaisantes. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Les moraines des glaciers sont presque stériles, cependant quelques espèces sont spécialisées dans cette station, par exemple l’Androsace des glaciers. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, pages 171-172)
- (Sens figuré) Qui ne produit rien de lui-même, qui manque d’invention, d’imagination.
- Un esprit stérile, un auteur stérile.
- La saison est stérile en nouvelles, il y a peu de nouvelles en ce moment.
- (Médecine) Qui est inerte, libéré des germes et de sa vie microbienne.
- Le dextran est obtenu en faisant agir une bactérie Leuconostoc mesenteroides sur des solutions stériles de glucose. — (Comptes rendus des séances de la Société de biologie et de ses filiales, 1970, page 1001)
- (Sens figuré) Se dit figurément de diverses choses.
- Sujet stérile, sujet qui de lui même fournit très peu de matière à l’écrivain.
- Louanges stériles, celles qui ne sont accompagnées d’aucune récompense, quoiqu’elles dussent l’être.
- Admiration stérile, celle qui ne va point jusqu’à faire imiter ce qu’on admire.
- Travail stérile, celui qui ne rapporte aucun avantage.
- Savoir stérile, celui qu’on ne met point ou qu’on ne peut point mettre à profit.
- Écoute, je vais te dire un mot qui va clore ce débat stérile. — (Guy Bedos, « Une voix humaine », dans Bête de scène, Éditions Hors Collection, 2004)
- Ce siècle a été stérile en grands hommes, dans ce siècle-là, il y a eu peu de grands hommes.
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rouille
?- Matière friable, composée d’hydroxyde de fer, qui se forme sur les métaux ferreux par oxydation au contact de l’eau et de l’air.
- La rouille mange, ronge le fer.
- Le fait de se transformer en rouille, pour un objet en fer ou en acier. Le processus de transformation.
- (Par analogie) Oxyde de cuivre et oxyde de quelques autres métaux.
- La rouille du cuivre se nomme Vert-de-gris.
- La rouille de plomb.
- Les parties d’une glace où le tain est altéré, terni par l’humidité.
- Il y a des taches de rouille à cette glace.
- (Sens figuré) Les causes d’altération, de dégradation, de vétusté.
- La rouille des vieux préjugés.
- Ses ouvrages, quoique empreints de la rouille du temps, méritent d’être étudiés.
- Couleur évoquant celle de la rouille.
- C’était un vieil homme fluet à la barbe de rouille qui errait dans une maison immense mais délabrée. — (Amin Maalouf, Les Jardins de lumière, 1991, Le Livre de Poche, page 49)
- (Sauces) Sauce froide provençale qui accompagne la soupe de poisson ou la bouillabaisse.
- Pour préparer la rouille, pilez de l’ail avec un piment rouge, rajoutez du jaune d’œuf, montez à l’huile d'olive puis ajoutez un peu de soupe de poissons.
- (Phytopathologie) Maladie cryptogamique des végétaux supérieurs, dont il existe de nombreuses variantes.
- La rouille et le charbon ou nielle ne se montrent guère que dans les années pluvieuses et sur les récoltes ensemencées trop tard ; l’ergot du seigle est très-rare. — (Louis Graves, Précis statistique sur le canton d'Auneuil, arrondissement de Beauvais (Oise), Beauvais : chez Achille Desjardins, 1831, page 80)
- Les maladies de la vigne sont : la rouille, l’ortiage et la gale. Lorsqu'une vigne est atteinte de la rouille, les feuilles paraissent fatiguées, penchantes et d'un vert froid. — (Maurice Leprince & Raoul Lecoq, Le vignoble orléanais, Éditeur : J. Loddé, 1918, p. 54)
- Les stades urédospores et téliospores de cette rouille se déroulent sur blé, tandis que le stade écidien se rencontre sur Berberis (épine vinette). — (Philippe Lepoivre, Phytopathologie, De Boeck & Larcier, 2003, page 127)
- En conditions climatiques favorables, la rouille peut s'y maintenir indéfiniment sous sa forme II, et la forme écidienne rester très rare. — (Charles-Marie Messiaen, Dominique Blancard, Francis Rouxel & Robert Lafon, Les maladies des plantes maraîchères, INRA, 1991, page 42)
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indélébile
?- Ineffaçable, qu’on ne peut plus modifier ou oblitérer.
- La coloration ainsi acquise est indélébile : dès lors l’insecte ne sera homochrome que s’il demeure sur le sol dont il a pris la teinte. — (Étienne Rabaud, Le hasard et la vie des espèces, 1953, page 86)
- Encre indélébile, couleur indélébile.
- (Sens figuré) Inoubliable, impossible à altérer ou à effacer de la mémoire, de l’esprit ou de l’âme.
- J’ai essayé de vous décrire ce compère indélébile que nous sommes quelques-uns à avoir fréquenté. — (René Char, « L'Absent », Seuls demeurent dans Fureur et Mystère, Gallimard, 1962, collection « Poésie », 1967, page 39)
- Et nous avions pourtant dès lors montré nos clefs, tachées chacune aux secrets indélébiles de nos chambres interdites, ma mère si tôt perdue, les grands désordres de nos pères, cette petite sœur, 18 ans, je me souvenais mais j’ai vérifié sur la plaque, 18 ans, tu y pensais tous les jours encore me disais-tu. — (Geneviève Amyot, Je t’écrirai encore demain, « Lettre de septembre », Éditions du Noroît, Montréal, 1995, page 11)
- Le Baptême, le sacrement de l’Ordre impriment un caractère indélébile.
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polydactyle
?- Qui a des doigts surnuméraires.
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amyle
?- (Chimie) Radical monovalent de formule -C5H11, d’une série de composés, dont l’oxyde hydraté est l’huile de pomme de terre ou alcool amylique.
- L’amyle est insoluble dans l’eau ; il se dissout en toute proportion dans l’alcool et l’éther. — (Théophile-Jules Pelouze, Edmond Frémy, Traité de chimie génerale, 1856)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.