Dictionnaire des rimes
Les rimes en : réassortir
Que signifie "réassortir" ?
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- Assortir de nouveau.
- Liénard plaisantait avec une grande fille en cheveux, une ouvrière du quartier, envoyée par sa patronne pour réassortir du mérinos. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Il pensait à ces commis voyageurs qui viennent ici l’été pour réassortir les outils agricoles et faire de la réclame pour les machines. — (Jean Giono, Un roi sans divertissement, 1947)
- La mercière avait bien des maillots, mais un seul de chaque modèle. Elle aurait sans doute pu se réassortir, mais c’était une brave petite vieille qui ne voulait pas se compliquer l’existence, elle se contentait d’écouler son stock. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 88)
Mots qui riment avec "ir"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "réassortir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .
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emboutir
?- (Art) Rendre convexe, rendre bombé une plaque, par emboutissage.
- (Fontainerie) Bomber un morceau de plomb et le rendre convexe d’un côté et concave de l’autre.
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septemvir
?- (Antiquité, Religion) Épulon, titre porté par sept magistrats ou prêtres romains chargé des festivals, des banquets qui étaient offerts après les jeux.
- Les septemvir avaient la présidence aux fêtes épulaires, où, après avoir honoré les dieux par des chants et des sacrifices, l'ont donnait au peuple des jeux suivis d'un festin. — (Christian Kalkbrenner, Histoire de la musique, Éd. Anand Kœnig, Paris 1802)
- (Par analogie) Groupe de sept hommes, liés ensemble, ou exerçant la même fonction.
- Le président des septemvirs aura le front ceint d'un bandeau de fin lin,[...] — (Théophile Mandar, Des Insurrections, Éd. Masson, Paris 1793)
- [en Hongrie] Les tribunaux ordinaires et des districts fonctionnent en première instance, la « table banale» représente la Haute Cour d'Appel et la «table des septemvirs » est la Cour suprême, [...] — (La Nouvelle revue, Volume 24, page 447, 1906)
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appesantir
?- Rendre plus pesant.
- L’eau avait tellement appesanti ses habits qu’il avait peine à marcher.
- En chargeant ainsi votre voiture, vous l’appesantirez tellement que votre cheval ne pourra la traîner.
- Le sommeil appesantit ses yeux, ses paupières - Ses paupières, ses yeux s’appesantissent, l’envie de dormir commence à lui faire fermer les paupières.
- Dieu a appesanti sa main, son bras sur ce peuple, sur cette race - La main de Dieu s’est appesantie sur ce peuple. : Il lui a envoyé des châtiments.
- (Par extension) Rendre moins propre à l’exercice des facultés physiques ou intellectuelles.
- Trop manger, trop dormir vous appesantira.
- L’âge, la vieillesse, l’oisiveté, la fainéantise appesantit les corps.
- Sa dernière maladie l’a beaucoup appesanti.
- L’âge a beaucoup appesanti la main de ce chirurgien.
- La main de ce peintre s’appesantit, commence à s’appesantir.
- L’âge n’a point encore appesanti son esprit.
- Son esprit baisse et s’appesantit de jour en jour.
- (Pronominal) Devenir plus pesant.
- Le corps s’appesantit par l’oisiveté, par un trop long repos.
- Il sentait couler dans ses veines toute la sanie des rêves impuissants, des appétences infécondes, et sur son échine s'appesantissait le fardeau de la résignation et de la timidité. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 27)
- Le couteau sur la gorge elle criait : – « Je te dis que tu es le meilleur des hommes. » Et c’est à ce moment justement que la main du meurtrier s’appesantit et que le sang gicla, la parole coupée. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 164)
- La paix s'appesantissait sur nous, insolite à n'y pas croire. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 194)
- (Pronominal) (Sens figuré) Porter tout le poids de son attention sur un sujet, le développer avec insistance; s’arrêter trop longtemps sur des détails.
- Ce n'est pas pour faire de l'horrible à froid que nous nous appesantissons sur un pareil sujet. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Il est un fait qui mérite d’être consigné et sur lequel on ne saurait trop s’appesantir, c’est la façon dont les Indiens généralement traitent leurs prisonniers. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Ici l’auteur pourrait s’appesantir un tantinet sur le problème de la cohabitation de la fillette avec cette mère qui se livre à la prostitution. — (Pascal Lainé, La dentellière, Folio, page 21)
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applaudir
?- (Intransitif) Battre des mains en signe d’approbation.
- Des gens applaudirent à la fin. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 47)
- (Transitif) Donner son complet assentiment à une chose, en ce sens, il est le plus souvent suivi de la préposition « à ».
- […] et, si elles ont été portées à applaudir à la sagacité du philosophe, elles ont été sur le point de condamner la philosophie. — (Journal de médecine, chirurgie, pharmacie, etc., volume 35, 1816, page 376)
- En cette fin d'année 1937, des ateliers de flottage sont en projet ou en cours d'installation dans plusieurs charbonnages français. On doit y applaudir puisqu'il n'y a pas moyen meilleur d'épurer les schlamms et les poussiers. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 8)
- (Transitif) Battre des mains en signe d’approbation à l'adresse de quelqu'un.
- Pour de pareils applaudissements, je conçois qu’on risque sa vie à chaque minute ; ils ne sont pas trop payés. Ô chanteurs au gosier d’or, danseuses au pied de fée, comédiens de tous genres, empereurs et poëtes, qui vous imaginez avoir excité l’enthousiasme, vous n’avez pas entendu applaudir Montès ! — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- (Pronominal) Se vanter, se glorifier.
- C’est un homme vain qui s’applaudit sans cesse.
- (Pronominal) Se féliciter de quelque chose.
- Je m’applaudis de mes erreurs si elles tournent à votre gloire, je ne vois que votre bonheur dans ma faute. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, chapitre XXIV, 1826)
- Au moment où elle s’applaudissait du bonheur négatif qu’elle avait su conquérir, elle entrevit d’effroyables abîmes. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Le duc et la duchesse mouraient de rire à tous ces propos , comme gens qui avaient fabriqué l'aventure, s’applaudissant de la finesse et de la dissimulation que montrait la Trifaldi. — (Miguel de Cervantes Saavedra, L'ingénieux hidalgo don Quichotte de la Manche, traduction L. Viardot, 1836, tome 2, page 402)
- — Vous ne sauriez croire, continua Sainte-Austreberthe, combien je m’applaudis maintenant d’avoir employé auprès de vous les bons offices de M. de Mériolle. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- Je m’en applaudissais, il est vrai, dans mon for intérieur. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
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alanguir
?- Rendre languissant.
- [… ], il était facile de voir que nulle souffrance n'alourdissait comme autrefois ses moindres mouvements, n'alanguissait ni ses regards, ni ses paroles, ni ses gestes. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Il sentait tout l'infini, tout l'imprécis de cet horizon entrer en lui, le pénétrer, alanguir son âme et comme l'embrumer, elle aussi, de vague et d'indicible. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
- Parfois même, elle restait seule ici, s’asseyait à portée de ses traits, et la crainte fictive de la blessure de l’enfant pubère l’alanguissait de longues heures durant. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 21)
- Un vent chaud soufflait qui alanguissait le corps et l'âme. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- (Pronominal) Devenir languissant.
- En prenant de l’âge, il s’est beaucoup alangui.
- Avec le milieu de la nuit, le vent s’était alangui. — (Jean Giono, « Le hussard sur le toit », 1951, réédition Folio Plus, page 140)
- Près de la fenêtre entrouverte, les joueurs de bridge se laissent alanguir par les derniers parfums des roses de l’automne. — (Philippe Delerm, La Première Gorgée de Bière et autres plaisirs minuscules, Gallimard, 1997, page 73)
- (Sens figuré) Son style s’alanguit.
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repolir
?- Polir de nouveau.
- Il faut plusieurs jours pour repolir le miroir d’un grand télescope.
- Cette glace fondait un tantinet à midi mais regelait le soir, et, chaque matin, on commençait par la repolir avec amour. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les crêtes se ciselèrent et s’amincirent. Des couloirs burinèrent profondément les faces, et les tourmentes polirent et repolirent les grandes dalles jusqu’à leur donner l’aspect du bronze. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, pages 279-280)
- Repolir de l’argenterie, de l’acier.
- (Sens figuré) Améliorer, en parlant de tout ouvrage, y compris ceux de l’esprit.
- Vingt fois sur le métier remettez votre ouvragePolissez-le sans cesse, et le repolissez. — (Nicolas Boileau, L'Art poétique, chant 1, 1674)
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cinétir
?- Procédé d’entraînement au tir pour la chasse par lequel on tire sur un écran projetant des scènes de chasse filmées en conditions réelles.
- Calvet est en outre un véritable inventeur qui mit au point le cinétir consistant à projeter sur une cible des images que le tireur s’entraîne à atteindre. — (Françoise Lemaire, Établissement cinématographique et photographique des armées (France), Les films militaires français de la première guerre mondiale: catalogue des films muets d’actualité réalisés par le Service cinématographique de l’Armée, 1997)
- Local permettant de s’adonner à cette activité.
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appointir
?- Tailler en pointe.
- Appointir des aiguilles.
- (Sens figuré) Précipitamment elle tire son mouchoir, frotte sa joue et fait deux petits pas en tendant sa figure appointie. — (Léon Frapié, La conquête de Rose, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 14)
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cachemire
?- (Textile) Relatif aux poils de la chèvre du Cachemire.
- a) Chèvre Cachemire. Elle fournit ce qu'on appelle la laine cachemire. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
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jouir
?- Profiter d’une chose que l’on a, que l’on possède, en goûter le plaisir, l’agrément, etc.
- Ce prologue le fatiguait, mais il ne pouvait l’écourter. L’éloquence fait partie de la fonction ; et il en avait trop complaisamment composé les périodes pour se priver de la satisfaction de s’entendre les phraser et de jouir de ces cadences étudiées. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Éprouver du plaisir.
- Jouir de l’embarras de quelqu’un, de son affliction, de sa détresse, etc.
- Avoir la liberté ou le temps de conférer avec quelqu’un, de l’entretenir, d’en tirer quelque service, quelque plaisir.
- Nous jouirons de lui pendant son séjour à la campagne. – Il est si occupé que l’on ne saurait jouir de lui.
- Bénéficier.
- Je ne puis pas comprendre, autrement que par un souffle de Dieu, l’inconcevable popularité dont je jouis ici. — (Lamartine cité par Philippe Sollers in Éloge de l’infini, Gallimard, page 452)
- La Belote […] inspira même chansonniers et revuistes, et l'extraordinaire faveur dont elle jouit ne paraît guère prête de s’éteindre. — (Frans Gerver, Le guide Marabout de Tous les Jeux de Cartes, Verviers : Gérard & Cie, 1966, p.51)
- Léon ayant regagné l'Alsace pour quelque temps, ils jouissaient tous deux d'une parfaite tranquillité. Ils lantiponnaient sur tout et sur rien. — (Jean-Gabriel Gobin, La cougar, BoD/Books on Demand, 2016, chap. 10/p. 113)
- Avoir l’usage, la possession actuelle de quelque chose et en tirer tous les profits, tous les avantages, etc.
- Tout Français jouira des droits civils. […] Tout étranger jouira en France des mêmes droits civils que ceux qui sont ou seront accordés aux Français par les traités de la nation à laquelle cet étranger appartiendra. […] L’étranger qui aura été admis par le Gouvernement à établir son domicile en France, y jouira de tous les droits civils, tant qu’il continuera d'y résider. — (Code civil des Français, Livre Premier - Des Personnes, Titre Premier - De la jouissance et de la privation des droits civils, 1804)
- Cet homme avait un rang élevé, et jouissait d’une grande considération parmi ses frères. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Quant au duc d’Orléans, il jouissait de peu de popularité et de peu d’influence. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- …bien que la production allemande se soit fort améliorée depuis quelques années, elle ne jouit point encore d’une très haute considération. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, p.356)
- En Belgique, les chèvres étaient assez nombreuses et jouissaient d’une certaine faveur auprès des campagnards, surtout dans les pays ardennais. — (Paul Diffloth, Zootechnie : Chêvres, porcs, lapins , Encyclopédie agricole J. B. Baillière, & fils, 4e éd., 1918, page 62)
- La foule entend désormais jouir des raffinements réservés naguère à de peu nombreux privilégiés. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ces messieurs étaient attablés autour de vichy-fraise et de vittel-cassis, innocents breuvages qui […] jouissent d’une rassurante vertu, laissant le cerveau lucide quand on se voit obligé de boire souvent et qu’on ne veut pas courir le risque de s’enivrer. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Absolument) Éprouver un vif plaisir, un orgasme, etc.
- Quand je baise, la peur que j’ai d’être enceinte me coupe toute envie de jouir. Je n’aime pas baiser. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre IV)
- Et j’flippe à n’en plus pouvoir trembler, j’ai joui à n’en plus pouvoir bander […]. — (Casseurs Flowters, Des histoires à raconter, 2014)
- Ne demandez jamais à une dame la permission d’aller jouir avec sa fille. Dites « jouer », qui est plus décent. — (Pierre Louÿs, Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation, 1926)
- Il la coquait sans arrêt comme s'il avait hâte de rattraper des années d’abstinence forcée et elle s'amusait plus de ce qu'elle tenait pour des gamineries de bougre trop savant, qu'elle ne jouissait vraiment. — (Raphaël Confiant, Le nègre et l'amiral, Éditions Grasset & Fasquelle, 1988, chap. 5)
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ameublir
?- (Agriculture) Rendre meuble.
- Cette terre est trop compacte, il faut l’ameublir.
- En fonction des conditions, ce travail initial a pour but dʼameublir, de brasser ou de retourner le sol superficiel. — (Paul W. Unger, Conservation des sols et des eaux : façons culturales appropriées, 1989)
- (Droit) Faire entrer dans la communauté conjugale tout ou partie des immeubles des époux, par une convention formelle, comme les meubles y entrent par l’effet de la loi.
- Ameublir un héritage, un domaine pour telle somme, jusqu’à concurrence de telle somme.
- Mais il faut que lʼintention dʼameublir soit certaine, cʼest-à-dire que les juges du fait puissent la constater et lʼaffirmer sans témérité. — (Gabriel Baudry-Lacantinerie, Louis Joseph Barde, Joseph Le Cortois, Traité théorique et pratique de droit civil, 1906)
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fournir
?- Pourvoir ; approvisionner.
- Mais, somme toute, les dirigeables n’étaient pas mieux fournis, en fait de cuirassement et d’armement, que la plus petite canonnière. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 290 de l’édition de 1921)
- Toutes ces plantes appartiennent à la classe des cultures dites industrielles, parce qu'elles fournissent des produits qui servent de matières premières à l'industrie. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 101)
- Dans les sols légers et perméables la potasse sera fournie sous forme de kaïnite. Dans les sols argileux, il faut éviter de l'employer. — (René Lafon, La culture du blé dans l'arrondissement de Barbezieux avec une étude de sols de l'arrondissement, Barbezieux : Imprimerie Émile Venthenat, 1913, page 28)
- (Absolument) — Ce commerçant qui fournit dans cette maison. - Il se fournit d’ordinaire chez ce marchand.
- En 1894, le capitaine Alfred Dreyfus, officier français de confession juive, est condamné à la déportation à vie pour avoir fourni des documents secrets à l'Allemagne.[1]
- Livrer ; procurer ; faire avoir.
- Ces chiffres comparés avec le nombre de pieds cubes d'eau que les aqueducs de la ville fournissent en 24 heures, démontreraient, ce que la simple inspection des fontaines publiques aux diverses heures du jour et de la nuit prouve déjà, que les deux tiers environ de l’eau potable qui arrive à Lausanne se répandent dans les égouts , sans avoir été préalablement utilisés. — (Charles Louis Mayor, Essai sur un procédé pour la distribution de l'eau potable, Lausanne : chez Georges Bridel, 1846, page 5)
- Il pense avec d’amers regrets à son pouvoir évanoui, aux empiffreries de viande de porc que lui fournissaient les nigauds, aux vaches grasses à tout jamais remplacées par des vaches maigres. — (« Missions d'Asie », dans les Annales de la propagation de la foi, vol. 80-82, chez l’Éditeur des Annales, 1908, page 88)
- Pourquoi construire d'inconfortables maisons en planches et en tôle ondulée quand le feuillage des cocotiers peut vous fournir des abris toujours frais? — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Encore aujourd'hui, le diocèse de Rodez est, de tous, celui qui fournit le plus grand nombre de prêtres, le plus grand nombre de missionnaires. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- En effet, en dehors des tossafistes, qui illustrèrent le rabbinat français au XIIe et XIIIe siècle, la famille de Raschi a fourni au judaïsme maintes célébrités. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Je m'explique: nos usines cédulent le départ et l'arrivée des bateaux, leur fournissant la quantité de glace nécessaire pour qu'ils rapportent le poisson dans le meilleur état de fraîcheur possible. — (La pêche au Canada, n° 2 à 6, Ministère des Pêcheries du Canada, 1971, page 3)
- L’huile que fournissent les graines de colza.
- Cette école préparatoire est destinée à fournir des officiers, des professeurs, des administrateurs, etc.
- Ce livre m’a fourni plusieurs citations, des idées, des renseignements.
- (En particulier) (Cartes à jouer) Mettre la carte qui est prévue par la règle du jeu.
- Si vous avez de l’atout, vous devez en fournir.
- (En particulier) Produire, exposer, surtout en termes de procédure et d’administration.
- Fournir ses défenses, ses griefs.
- Il n’a pas fourni toutes les pièces du dossier.
- J’en fournirai la preuve quand on le voudra.
- (Hippologie) Parcourir l'espace de dressage
- Ce cheval a bien fourni la carrière.
- Accomplir.
- Il s’est jeté dans sa voiture qui a fourni une course furibonde à travers Paris. — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
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resplendir
?- Briller d’un grand éclat.
- Les étoiles resplendissaient avec un éclat extraordinaire. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- (Sens figuré) Paraître d'une manière remarquable.
- […] ; mais il ne donnait pas à l’entretien une attention si soutenue qu’il ne se détournât parfois pour lancer un regard sur le groupe de dames au centre duquel resplendissait la reine de Navarre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- Ce qui, autrefois, grouillait en bas, resplendit en haut aujourd’hui. Le domestique a jeté sa livrée à la tête de son maître et se pavane dans ses habits. Non seulement il est devenu son égal, mais il le domine. — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
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fakir
?- Ascète soufi, derviche mahométan qui court le pays en vivant d’aumônes. (pour une femme, on dit : fakiresse)
- (Par extension) Mystique hindou.
- Du fond de la ville, je vis l’automne qui rougissait les arbres et verdissait les pâturages, et le jour où le collège se rouvrit, j’y ramenai comme à l’ordinaire un être agité, malheureux, une sorte d’esprit plié en deux, comme un fakir attristé qui s’examine. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 71)
- C'était un fakir, à demi nu, de la couleur du bronze, et dont la physionomie impassible semblait ne connaître ni la douleur ni le plaisir. — (Alfred Assolant, Aventures merveilleuses mais authentiques du capitaine Corcoran, 1867)
- (Par extension) (Prestidigitation) Saltimbanque ou illusionniste pseudo-oriental, sans aucune référence ou différence religieuse, qui exécute des exercices physiques pénibles et des tours extraordinaires attribués à un pouvoir surnaturel.
- Un numéro de fakir.
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mûrir
?- Devenir mûr.
- II y a le bigarreau tardif ou de fer, qui mûrit plus tard, & qui n'est pas si sujet aux vers que l'ordinaire : il fait un bel arbre. — (La nouvelle Maison rustique, ou, Économie rurale pratique et générale de tous les biens de la campagne, par Louis Liger, tome 2, Paris : chez les Libraires associés, 1790, p. 152)
- […], mais l’on n’était qu’en juin et, sauf pour les poires de moisson qui mûrissent en août, il fallait encore attendre longtemps avant de savourer concurremment les pommes du verger et la vengeance désirée. — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Pour faire mûrir la graine de vers à soie, celle-ci était placée dans un petit sac suspendu autour du cou et reposait entre les seins de la femme, la magnanarelle. La chaleur du corps favorisait l'éclosion des petites larves.(Muller 1874) — (Martine de Lajudie, Un savant au XIXe siècle: Correspondance d'Urbain Dortet de Tessan Ingénieur hydrographe - 1820-1875, note n°517, page 170, 2008)
- Acquérir de la maturité.
- C’est un esprit qui mûrira avec le temps.
- L’âge et l’expérience l’ont mûri !.
- Cet homme ne mûrira jamais.
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sir
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du siri.
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consentir
?- Admettre comme vrai.
- Vérité consentie par tous.
- Accepter la réalisation d'une chose ; concéder, accorder.
- […] : très bornée dans ses dépenses, elle ne pouvait se procurer les plaisirs dont elle était avide, ni consentir à s’en priver. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- Peut-être que Flandrine consentira à m’épouser, maintenant que je suis tout cousu d'or. — (Charles Deulin, Cambrinus)
- Je suis venu pour sauver mon maître, et, s’il n’y veut pas consentir, soit, je m’en irai comme je suis venu. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Certains Capulets aimeraient assez leur fille pour consentir à sa joie, s'il ne fallait ensuite avouer à tout Vérone qu'ils ont fait alliance avec la famille ennemie. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- Bien que souffrant d'une néphrite chronique avec complications cardiaques, il ne voulut pas consentir à prendre le moindre repos, […]. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 55)
- Note : Il était autrefois employé transitivement et a gardé cet emploi surtout dans la langue juridique ou de la diplomatie.
- (transitif direct) Le parlement fit un aveu grave : il reconnut qu'il n'avait pas le pouvoir de consentir les impôts ; qu'aux états généraux seuls appartenait le droit de les établir. — (Adolphe Thiers, Histoire de la Révolution française, tome Ier, livre Ier : L’Assemblée constituante ; Furne et Cie éditeurs, quatorzième édition, Paris, 1846, page 13)
- (Intransitif) (Vieilli) (Absolument) Accepter le mariage d'un enfant ou d'une pupille.
- Il eut beau implorer, ils ne consentirent jamais. — (Guy de Maupassant, Boitelle dans Les Contes normands)
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défraîchir
?- Variante de défraichir.
- Le soleil a défraîchi la couleur de ces objets.
- Cette robe se défraîchira vite.
- Une étoffe toute défraîchie.
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couvrir
?- Garnir, revêtir, pour protéger ou orner en appliquant, en déposant quelque chose.
- Avant la paix d’Amiens, cet Anglais avait résolu le problème de couvrir le buste sans assommer le corps de cet affreux carrick qui finit aujourd’hui sur le dos des vieux cochers de fiacre ; mais comme les fines tailles sont en minorité, la mode du spencer pour homme n’eut en France qu’un succès passager, quoique ce fût une invention anglaise. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Ils avaient une maison à eux. […]. Oh ! une vraie cabane ! couverte de chaume, bâtie en pisé, fermée par des volets qui claquaient au vent ; […]. — (Émile Thirion, La Politique au village, page 324, Fischbacher, 1896)
- Couvrir un véhicule avec la bâche.
- Vêtir chaudement.
- Cet enfant s’enrhumera, vous ne le couvrez pas assez.
- Garnir en grande quantité, en déposant quelque chose sur quelque chose, ou en s'étendant uniformément sur quelque chose.
- La région que nous parcourons est une vaste plaine monotone, […]. Son sol est formé d'une couche presque ininterrompue d'une terre végétale noire et grasse qui, au printemps, se couvre de blé, d'orge, de maïs, de fèves, de pois chiches. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 36)
- Le thermomètre est descendu à -6° ; tout le gréement était couvert de givre et de glace que je dus casser en montant dans la mâture ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Le ciel est huit dixième couvert par cumulus et cumulo-nimbus, et un vent de S.-S.-E. à S.-E. de 60 kilomètres-heure augmente notre vitesse jusqu'à 240 kilomètres-heure. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 91)
- La grande forêt des Ardennes est une des plus chargée de mystères. Dans sa partie orientale, elle couvre un plateau accidenté coupé de vallées et de ravins profonds. — (Georges Blond, L'Agonie de l'Allemagne 1944-1945, Fayard, 1952, page 130)
- Interposer une chose comme défense ou rempart.
- Il le couvrit de son corps.
- (Militaire) Assurer un tir de suppression pour protéger un élément ami en mouvement.
- Vas-y, je te couvre !
- Cacher.
- Elle tâchait de couvrir sous ces paroles menaçantes la joie de son cœur.
- Pallier ; excuser.
- Or, c’est bien ça le nœud du problème de la pédophilie dans l’Église catholique: ce n’est pas qu’il y ait des prêtres pédocriminels mais qu’ils aient été couverts continûment par leurs supérieurs. — (Josselin Tricou et Anthony Favier, « Pédocriminalité dans l'église catholique française : une commission parlementaire est indispensable », le 5 octobre 2018, dans Libération (www.liberation.fr))
- Effacer, réparer, en parlant des fautes, des manquements.
- Une amnistie a couvert ce délit.
- Dominer, étouffer.
- Le bruit qui se faisait dans l’assemblée couvrait la voix de l’orateur.
- (Commerce) Suffire à.
- Malgré ces avancées, Claire Hédon, la Défenseure des droits, dénonce « le nombre grandissant d’enfants dont les besoins sont très largement non ou mal couverts ». — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 6)
- (Biologie) S’accoupler avec la femelle.
- […] on les met au vert au mois de mars, quand l’herbe est assez grande ; c’est dans cette même saison que l’on fait couvrir les juments, et on a grand soin de leur jeter de l'eau froide sur la croupe, immédiatement après qu’elles ont été couvertes […]. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 543)
- Il s’indigne qu’une fille pauvre choisisse de se faire couvrir par un amant de passage, souvent de connivence avec sa propre mère, dans l’espoir de coiffer dans dix ou onze mois le bonnet enrubanné des nourrices et de trouver chez des riches une bonne place qu’elle gardera peut-être des années, si, plus tard, de nourrice elle est promue bonne d’enfants. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 35)
- (Médias) Relater journalistiquement un événement.
- Cette manifestation a été largement couverte par les médias.
- (Sports hippiques) En parlant d'un cheval dans une course hippique, se rabattre devant un autre.
- (Pronominal) (Réfléchi) Se vêtir, s’envelopper.
- Se couvrir d’un manteau.
- (Sens figuré) Se couvrir des apparences, du manteau de la vertu, cacher ses vices sous des apparences d’honnêteté.
- (Pronominal) Mettre sur sa tête quelque chose qui coiffe. Absolument : mettre son chapeau.
- Couvrez-vous, monsieur.
- Je m’étais souvent arrêté malgré moi, comme saisi par un charme, devant l’ancienne copie qu’en possède à Orsenna la Galerie du Conseil, et devant laquelle un rite séculaire exige qu’on se couvre, en signe d’exécration pour la mémoire d’un traître dont Orsenna porta longtemps le souvenir gravé dans sa chair. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- (Sens figuré) Se couvrir de lauriers, remporter d’éclatantes victoires.
- Rembourser une perte, un dommage.
- Cela lui était complètement égal, à lui, Rollner, que ces « saloperies » d’assurances refusent désormais de « couvrir » Tellegen. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, page 101)
- (Pronominal) Être rempli.
- À partir du mois de juin, la plage, aujourd'hui disparue, se couvrait de tentes pour la saison des bains de mer. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 19)
- Je suis plein d'ardeur. J'invente la parité, en lançant la liste « femme, homme » avec laquelle non seulement je vais perdre des voix mais aussi me couvrir de ridicule – on va l'appeler la « liste chabadabada ». — (Michel Rocard, Si la gauche savait, Robert Laffont, 2005)
- Incapable d'exprimer mes émotions profondes, je pique une crise et je me couvre de ridicule. On dit que le ridicule ne tue pas. Eh bien moi, ça me tue! — (Paul Longpré, Dans le jardin du monde : Chroniques d'un voyage intérieur, Éditions Fides, 1996, page 140)
- (Sens figuré) Se couvrir du sang de quelqu’un, le tuer ou le faire tuer.
- (Sens figuré) Se couvrir de gloire.
- Aujourd’hui, mon cher, tout le monde veut se couvrir de gloire et beaucoup se couvrent de ridicule, de là des caricatures entièrement neuves… — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- Se couvrir de honte. Se couvrir de boue, s’avilir par des bassesses.
- Le ciel, le temps se couvre de nuages, ou, absolument, le ciel, le temps se couvre, des nuages s’étendent sur le ciel.
- (Pronominal) (Militaire) Se défendre, se protéger.
- Se couvrir d’un bois, d’un retranchement, d’une rivière, s’en faire un abri contre l’ennemi.
- (Pronominal) Se cacher sous.
-
mire
?- Sorte de bouton placé vers l’extrémité d’une arme à feu, d'un jalon, etc., et qui sert à mirer.
- Chaque piquet avait été muni à son sommet d’une mire qui devait faciliter le placement des règles métalliques. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- (Télévision) Image fixe permettant les réglages de l’écran.
- À l’époque où il y avait une mire entre les programmes de la télévision, Mathieu et Thomas étaient capables de rester des heures devant l’écran à la regarder. — (Jean-Louis Fournier, Où on va, papa, Stock, page 127)
- Seuls les faits montrés à la télé accédaient à la réalité. Tout le monde avait un poste en couleur. Les vieux l’allumaient le midi au début des émissions et s’endormaient le soir devant l’écran fixe de la mire. — (Annie Ernaux, Les années, Gallimard, 2008, collection Folio, page 138.)
- (Topographie) Règle graduée qui permet, avec un niveau, de mesurer des niveaux, c’est-à-dire des différences d’altitude.
- Le géomètre, sortez votre mire de ma bouche! — (Morris [Maurice de Bevere], Lucky Luke 21 — Les Collines noires, 1969, page 16)
- Avec une mire, on peut également mesurer des distances à l’aide d’un télémètre stadimétrique intégré au niveau optique, ou par méthodes trigonométriques avec un théodolite. Sur les mires destinées à être utilisées avec des niveaux électroniques, les graduations sont remplacées par un code-barres.
-
bienvenir
?- (Vieilli) Accueillir favorablement. — Note : Il est réputé n’être plus usité qu’à l’infinitif, soit dans l’expression se faire bienvenir, parfois écrite se faire bien venir.
- Bertoloni reçoit Fava, le loge en sa maison, le bienvient et honore comme prelat qui luy estoit extremement recommandé par l’evesque de Concordia, prend de luy la lettre de change, la presente à Angelo Dossa, qui l’accepte et promet payer dans le temps. — (Histoire des faulsetez de Francesco Fava, 1608, dans Édouard Fournier, Variétés historiques et littéraires, Tome 2, Libraire P. Jannet, Paris, 1855)
- De la tête : nous convions, nous renvoyons, avouons, désavouons, démentons, bienvenons, honorons, vénérons, dédaignons, demandons, éconduisons, égayons, lamentons, caressons, tançons, soumettons, bravons, enhortons [exhortons], […] — (Michel de Montaigne, Les Essais', Volume 1, Arléa, 2002 (langue modernisée par Claude Pinganaud))
- Encor estoit Zilie si religieuse (je dyrai, superstitieuse) et rigoureuse à observer les coustumes, quelle ne faisoit cas de nier le baiser aux gentils hommes survenant ; civilité qui de long temps a eu lieu et encor tient place, par la plus part des Gaules : que les demoiselles bienviennent les estrangers, et hostes en leurs maisons, avec un honneste et chaste baiser. — (Bandello en France au 16e siècle, dans Bulletin italien, Volumes 13 à 14, Feret & fils, 1913)
- Des visages comme le sien, j'en connais qui, pour vivre, somnolent dans des administrations nauséabondes et qui bienviennent le visiteur fourvoyé dans leur poussière avec le plus rébarbatif et le plus patibulaire des sourires, […]. — (La Relève, vol. 1 & 2, 1934, p. 185)
- D'abord, on a cru que c'étaient des arbres au-dessus de la Haie Sainte, puis on a reconnu de la cavalerie et quand on les a eus sur les côtes, aux coups de sabre dont ils nous bienvenaient, on a tout de suite compris que c'étaient des Prussiens […]. — (Jean Burnat, D comme Dupont: La chanson de geste du pousse-caillou français, Paris : Le Livre contemporain, 1959)
- 58 3 j'interromps la prolifération du résumé pour insister en style télégraphique : attends suggestions pour restitutions orales bavardagesElles bienviennent nombreuses. - a) psalmodier sur plusieurs tons - b) se déplacer de la droite vers la gauche en face de l'auditoire […]. — (Jacques Roubaud, La dissolution, Nous éditions, 2008, p. 296)
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écrouir
?- (Art) Battre un métal à froid ou le faire passer à la filière pour le rendre plus dense et pour lui donner du ressort.
- (Métallurgie) Augmenter par plastification la limite élastique d'un matériau élastoplastique.
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calmir
?- (Marine) Se calmer (en parlant de la mer ou du vent).
- Le vent d'Ouest avait jusqu'alors favorisé la marche du yacht ; mais depuis quelques jours il montrait une tendance à diminuer ; peu à peu, il calmit. Le 13 décembre, il tomba tout à fait, et les voiles inertes pendirent le long des mâts. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, t. 2, 1868, p. 48)
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rabonnir
?- (Vieilli) Rendre meilleur.
- Du mot Soracté on a fait saint Oreste; du mot Rabboni on a fait saint Raboni, qui rabonnit les maris jaloux ou qui les fait mourir dans l'année ; […]. — (Voltaire, article « Bekker », dans le Dictionnaire philosophique, dans les Œuvres de Voltaire, Paris : chez Pourrat, 1838, volume 2, page 480)
- Je ne consentirai jamais à changer la figure du Christ de place. Je n'en sens point la nécessité, et si mon tableau était mauvais, ce changement ne le rabonnirait point. — (Antoine Jules Dumesnil, Histoire des plus célèbres amateurs français et de leurs relations avec les artistes, Paris : chez Jules Renouard, 1858, volume 3, page 146)
- Aussi, la nature et l’art, associés dans ces vitrines, «rabonnissent» en quelque sorte ce que la rue et la fabrique - éléments de la culture urbaine - auraient eu d’incongru pour la représentation d’une idéologie artistique si raffinée. — (Marie-Josée Lément, L’architecture fonctionnelle: Le projet de José-Luis Sert pour l’École des Beaux-Arts de Besançon pose la question, Annales littéraires de l’Université de Besançon, 1982, page 116)
- (Vieilli) (Pronominal) Devenir meilleur.
- La deuxième série agit dans la cave, qui achève et parachève le produit, où la transformation du sucre en alcool s’achèvera lentement, où toutes les matières en suspension ou en dissolution restées dans le vin s’élimineront petit à petit, où le vin se pare, se rabonnit pour la vente. — (F.-V. Delécraz, « Constructions agricoles », in Revue tunisienne, Tunis : au Secrétariat général de l'Institut de Carthage, 1900, volume 7, page 172)
- Ces lignes datent de 1811. Les hommes comme les choses avaient eu le temps de se rabonnir. — (Henri Calet, Acteur et Témoin, Mercure de France, 1959, page 198)
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regarnir
?- Garnir de nouveau.
- Regarnir une robe.
- Regarnir un chapeau.
- Remplacer le feutre usé des marteaux d’un piano.
- Le soir, entrant dans le salon, je m’étonnai de ne plus retrouver le piano à sa place accoutumée ; à mon exclamation désappointée :« Le piano est à regarnir, mon ami », répondit Alissa, et de sa voix la plus tranquille. — (André Gide, La porte étroite, 1909, Le Livre de Poche, page 127)
- (Sylviculture) Planter des arbres — les regarnis — pour compléter une régénération défaillante.
- Dans les rares cas où la nécessité de regarnir est avérée, on procédera à une plantation en potets manuels selon les modalités décrites pour les plantations, avec ou sans accompagnement ligneux selon le contexte. — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.