Dictionnaire des rimes
Les rimes en : pharmacie
Que signifie "pharmacie" ?
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- Science ayant pour objet la composition, la préparation et le contrôle des médicaments.
- La pharmacie est parfois encore, à la campagne, exercée par les médecins.
- École de pharmacie. Par extension,
- Études de pharmacie.
- Élève en pharmacie.
- Des étudiants en pharmacie, en pratique sage-femme ou en inhalothérapie, ou des étudiants qui deviendront infirmiers ou infirmières auxiliaires et des résidents en médecine pourront contribuer à la campagne. L’arrêté ministériel permettra aussi aux acupuncteurs, audiologistes, chiropraticiens, audioprothésistes, denturologistes, ergothérapeutes, hygiénistes dentaires d'administrer le vaccin. — (Audrey Paris, Lancement imminent de « Je contribue » à la campagne de vaccination au Québec, radio-canada.ca, 15 décembre 2020)
- Officine où l’on conserve, prépare et vend des médicaments ainsi que divers produits ayant trait à la santé, à l'hygiène, aux soins du corps etc.
- Ce que l’on mangeait dans les drugstores, plus ou moins élégants, se ressemblait, tout comme le milk-of-magnesia ou l’aspirine, vendus par le pharmacien de l’autre comptoir, sont les mêmes dans toutes les pharmacies. — (Elsa Triolet, Le Cheval blanc, 1943, troisième partie, chapitre I)
- Au commencement était le palfium, reprit la voix tandis que la caméra, installée à l’intérieur d’une voiture en marche, révélait à David une pharmacie qu’il reconnut aussitôt. — (Michel Grisolia, Flic ou voyou, 1989)
- Assortiment de produits de premiers soins et de médicaments d'usage courant que l'on garde chez soi ou que l'on emporte en voyage.
- À défaut de médecin j'emportai une petite pharmacie, c'était une précaution sage et elle me fut d'un grand secours. J'avais pris une ordonnance d'un jeune médecin de mes amis en cas d'attaque de vomito-négro : la prudence est la mère de sûreté. — (Anacharsis Brissot de Warville, Voyage au Guazacoalcos, aux Antilles et aux États-Unis, Paris : chez Arhus Bertrand, 1837, page 3)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "pharmacie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
-
lit
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du lituanien.
-
abolit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de abolir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de abolir.
- La Révolution abolit la peine du pilori que, quelques années plus tard, le Code pénal remplaça par celle de l’exposition. — (Le pilori des Halles, dans la revue Hippocrate, janvier 1949, n° 1, page 32)
-
photographie
?- Processus de fabrication d’images sur une surface sensible.
- Il n’est plus permis aujourd’hui à un photographe quelque peu averti, d’ignorer la sensitométrie. Les méthodes de mesures créées par Hürter et Driffield, perfectionnées par un grand nombre de savants, ont acquis une importance considérable en photographie. — (Agenda Lumière 1930, Paris : Société Lumière & librairie Gauthier-Villars, p.151)
- Toutefois, c’est finalement le recours à la photographie astronomique qui a rendu possible, plusieurs années après le décès de Lowell, le succès de cette entreprise. — (Barry Williams (traduit par Claude Lafleur), L’astrologie confrontée aux progrès de l’astronomie, dans Le Québec sceptique, n°24, p.41, décembre 1992)
- Image sur un support photosensible.
- La moindre photographie nous apprend cent fois plus sur le Parthénon qu’un volume consacré à vanter les merveilles de ce monument. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre IV, La grève prolétarienne, 1908, page 195)
- Le pilote nous montra la photographie d’un phoquier bloqué dans les glaces, entouré de tentes. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Enfin, je pus appareiller le 27 février, suivi de plusieurs amis qui, dans un canot à moteur, prenaient des photographies de mon départ. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Je possède encore dans le tiroir d’un meuble une photographie que mon ami Jean-Marc Bernard m’envoya lors de l’exécution capitale à Valence des chauffeurs de la Drôme. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Portrait réalisé par photographie.
- Pour ce qui est des différences, notons que la photographie, qui figure de manière indispensable sur la carte d’identité, n’est qu’une option dans le certificat. — (Dimitri Mouton, Sécurité de la dématérialisation: De la signature électronique au coffre numérique, une démarche de mise en œuvre, Eyrolles, 2012, p.87)
- Ainsi, son ambition n’est pas seulement de montrer que la pratique de la photographie d’identité en Afrique a eu pour conséquence de perpétuer un mode de contrôle administratif et judiciaire […], c’est aussi montrer […] comment un tel genre de photographie a pu marquer de façon durable l’imaginaire africain contemporain. — (Denis Vidal, Les images de l'identité, IRD Éditions, 2002, p.10)
- Art des photographes.
- Si seules de rares femmes photographes marquent l’histoire de la photographie au XIXe siècle, elles prennent superbement leur revanche à partir des années vingt. — (Christian Bouqueret, Les femmes photographes: de la nouvelle vision en France, 1920-1940, Marval, 1998)
- (Sens figuré) Résumé ou synthèse d’une situation à un moment donné.
- C’est une photographie qui en dit long sur les difficultés rencontrées en fin de carrière par des centaines de milliers de personnes. En 2015, près d’un tiers des seniors n’ayant ni emploi ni retraite (« NER ») vivaient en dessous du seuil de pauvreté, selon une note rendue publique, mercredi 19 septembre, par la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), un service rattaché à trois ministères (solidarités, travail, comptes publics). — (Raphaëlle Besse Desmoulières, Bertrand Bissuel, Le sort difficile des seniors sans emploi ni pension de retraite, Le Monde. Mis en ligne le 19 septembre 2018)
-
crédit
?- Réputation d’être solvable et de bien payer, qui fait que l’on trouve aisément à emprunter.
- Il n’a pas d’argent comptant, mais il a du crédit. - S’il avait besoin de cent mille francs, il les trouverait sur son crédit. - Il maintient bien, il conserve bien son crédit.
- Cette affaire compromet son crédit, a ruiné son crédit. - Le crédit public.
- (Par extension) Autorisation à prendre à une caisse, à une banque, jusqu’à concurrence d’une certaine somme, ou même tout l’argent dont il aura besoin.
- Une partie des récoltes 1975 et 1976 reste invendue. Il semble qu'elles devront être supportées par les apiculteurs et les négociants et coopératives apicoles conditionnant, qui demandent du crédit, alors que les producteurs veulent du comptant. — (« Marché mondial du miel », traduit & résumé d’American Bee Journal par Richard Biette, dans La Gazette apicole, volume 78, 1977, page 120)
- Il m’a ouvert chez son banquier un crédit illimité. - Avoir un crédit ouvert chez un banquier, un crédit de tant sur tel banquier.
- (Comptabilité) Partie d’un compte où l’on écrit ce qui est dû à quelqu’un ou ce qu’on a reçu de quelqu’un.
- Tout compte courant est tenu par débit et par crédit. - Porter un article, une somme au crédit d’un compte. - La colonne du crédit.
- (Par analogie) Aspects positifs mis sur le compte de quelqu’un.
- Mais comme il est admis que je possède une espèce de génie, cette lenteur à les suivre fait partie de mon personnage et ils la portent à mon crédit. — (François Mauriac, Le Mystère Frontenac, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 160)
- (Finance) (Banque) Activité bancaire de collecte et de prêt d’argent à intérêt.
- Il faudrait, en premier lieu, répandre parmi nous, par le perfectionnement des institutions de crédit, l'usage des billets, des promesses, des reconnaissances. C'est dire que nos banques devraient cesser de vivre sous l’empire d'un monopole aussi absolu qu’injuste et funeste. — (Michel Gustave Partounau du Puynode, De la monnaie, du crédit et de l'impôt, 1853, page V)
- Le fragile édifice du crédit, – qui avait des proportions que nul n’avait prévues, et qui avait tenu dans une dépendance réciproque des centaines de millions d’hommes, sans que personne s’en rendît clairement compte, – s’effondra dans la panique. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 249 de l’édition de 1921)
- (Par métonymie) Délai de remboursement d’un bien vendu à un crédit.
- […], Nath a dû contracter un crédit revolving à la con. Merci internet qui permet de trouver un crédit aussi facilement qu'une baguette dans une boulangerie. — (Laurent, Un serment au-dessus des lois: Plus qu'un livre ou un témoignage, un cri un hurlement, un SOS, Librinova, 2020)
- Un crédit de six mois.
-
amatie
?- Participe passé féminin singulier du verbe amatir.
-
appris
?- Participe passé masculin (singulier ou pluriel) du verbe apprendre.
- Mais, le temps de finir mes haricots sautés et de demander à boire pour Georgia et moi, j’ai appris d’elle que le surineur s’appelle Miguel Mercado, et que sa délicieuse partenaire est une Franco-Espagnole du nom de Lina Royale. — (Richard S. Prather, Un strapontin au paradis, traduction de Maurice Tassart, Gallimard, 1951, page 25)
- Première personne du singulier du passé simple du verbe apprendre.
- Deuxième personne du singulier du passé simple du verbe apprendre.
-
décrit
?- Dépeint, exprimé oralement ou par écrit.
- Tracé parcouru, en parlant d’une figure géométrique suivie par un vol.
-
ironie
?- (Rhétorique) Figure de rhétorique par laquelle on dit le contraire de ce qu’on veut faire entendre.
- Ce compliment n’est qu’une ironie.
- L’ironie abonde dans les lettres provinciales, dans les lettres persanes.
- Il a une grande facilité à manier l’ironie.
- Il y a un tour de Fiction, au moyen duquel la penſée ne doit pas être entendue littéralement comme elle eſt énoncée, mais qui laiſſe apercevoir le véritable point de vûe en le rendant ſeulement plus ſenſible & plus intéreſſant par la Fiction même. De là naissent l’Hyperbole, la Litote, l’Interrogation, la Dubitation, la Prétérition, la Réticence, l’Interruption, le Dialogiſme, l’Épanorthoſe, l’Épitrope, & l’Ironie ; celle-ci ſe ſoudiviſe, à raison des points de vûe ou des tons, en ſix eſpèces ; ſavoir, la Mimèſe, le Chleuaſme ou Perſifflage, l’Aſtéiſme, le Charientiſme, le Diaſirme, & le Sarcaſme. — (Encyclopédie méthodique : Grammaire et Littérature, tome second, Panckoucke / Plomteux, Paris / Liège, 1784)
- Le docteur Du Poirier lui avait dit que c’était un homme de plaisir et d’esprit, dominé par ce penchant infernal, le plus grand ennemi du trône et de l’autel : l’ironie. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Ces quatre sources sont 1° le besoin ; 2° le pléonasme ; 3° la métathèse ; 4° l’énallage. Parmi les figures de pensées, au nombre de dix-huit, il [Phœbammon] en distingue deux nées du besoin : l’aposiopèse et l’épitrochasmos ; six nées du pléonasme : la prodiorthose, l’épidiorthose, la procatalepse, la paralipse, la diotypose, l’épimone ; six nées de la métathèse : la prosopopée, l’éthopée, la figure appelée μιϰτόν, parce qu’elle tient de l’une et de l’autre, l’interrogation appelée έρώτησις, l’interrogation appelée πεύσις, et la prétérition ; quatre nées de l’énallage : l’ironie, la dubitation, l’allusion satirique, l’apostrophe. — (Étienne Gros, Étude sur l’état de la rhétorique chez les Grecs, Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1835)
- Quelque citation latine banale de ci, de là, un aphorisme philosophique ou pédagogique, une ironie forcée mais acerbe, rehaussent son prestige. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Des figures de style comme l’ironie introduisent la possibilité que l’orateur dise autre chose que ce qu’il pense, qu’il use de détours, qu’il cache le fond de sa pensée, voire qu’il mente. — (Marie de Gandt, Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique, Éditions Robert Laffont, Paris, 2013, page 152)
- Attitude sarcastique par laquelle on regarde les autres de haut.
- Un malentendu existe entre lui et les simples mortels […] Il arbore superbement un scepticisme, un snobisme de décadence qui leur reste inaccessible et fermé. Son ironie naturelle les gêne et les déconcerte. Il est ennuyé, blasé […] — (Anatole Claveau, Le Tout-Paris, dans Sermons laïques, Paul Ollendorff, Paris, 1898, 3e édition, page 31)
- J’ai rêvé d’un ironiste qui, un beau jour, tout à coup, perdait son ironie. — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- Mon ironie, ce cynisme des eunuques volontaires, s'accompagne d'une fascination absolue pour les idées fixes des autres. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2000, page 15)
- Propos sarcastiques.
- Je serai là dans peu de temps. Quand je rallumerai ce feu, Arthur sera mort. C’est tout, c’est simple, ça se passe de vos ironies. — (Kaamelot, livre V, épisode 28, Exsecutor)
- Toutefois, dans son aveuglement judéophobique, il fait de cette ironie non pas un simple bon mot, fruit éphémère d'un jeu de manche rhétorique, mais une attaque en règle contre les Juifs de Rome. — (Philippe Borgeaud, À chacun sa religion, chapitre 11 de Exercices d’histoire des religions: Comparaisons, rites, mythes et émotions, textes réunis & édités par Daniel Barbu & Philippe Matthey, Boston : Brill, 2016, page 177)
- (Sens figuré) Ce qui, dans sa dérision ou sa contradiction, ressemble à une plaisanterie.
- Le lieutenant-colonel du Paty de Clam est en prison. Ô lendemains des jours de victoire. Du Paty de Clam est en prison, et dans la propre cellule de Dreyfus, pour comble d’ironie. — (Georges Clemenceau, Au Cherche-Midi dans L’Aurore, 3 juin 1899, en réunion dans Justice militaire, Stock, 1901, page 96)
- Il y a une grande ironie : on cherche la perle rare et on tombe sur quelqu’un de banal. — (Iegor Gran, Entretien avec Daniel Delattre, papyrologue : « Avec la technologie, on a l'impression de comprimer le temps », dans Charlie hebdo n° 1240 du 27 avril 2016, page 15)
- Ironie de l’actualité, le procès de l’Union des banques suisses (UBS) s’est ouvert au début d’octobre à Paris, pour démarchage illicite de clients français. — (Mathilde Damgé, Comment la France a raté le coche de la fin du secret bancaire suisse, Le Monde. Mis en ligne le 18 octobre 2018)
- Les cinquante titres récupèrent et déroutent, avec un zeste d’ironie et, parfois, avec un léger effet captieux, le lexique sur la pandémie de COVID-19, le vocabulaire et les syntagmes titrés dans les journaux.— (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, page 8)
-
accueilli
?- Participe passé masculin singulier de accueillir.
-
partie
?- Portion d’un tout, morceau d’un ensemble.
- Souvent on voit la partie inférieure du nuage s’effranger en averses pour inonder de pluie les pentes basses. — (Élisée Reclus, La terre: description des phénomènes de la vie du globe, volume 1, 1868, page 219)
- Les ouvriers ouvrirent la voiture et commencèrent à en tirer toutes les parties constitutives de la guillotine qu’on devait ériger, ici même. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Avant d'être envoyé au moulin, le blé est préalablement soumis chez les cultivateurs à un vannage qui en sépare une partie des corps les plus légers. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 107)
- En ce jour, on installait à la place d'honneur de l'humble sanctuaire une nouvelle statue de Marie-Immaculée, belle et bien traitée dans toutes ses parties. — (Ch. de Beaumasset, « Sainte-Barbe et Notre-Dame-de-Bon-Secours à Saint-Étienne », dans L’Écho de Fourvière, chronique lyonnaise, n° 199 du 12 octobre 1867, Lyon, page 334)
- (Mathématiques) Sous-ensemble.
- Quantité, portion de.
- Pour enlever une grande partie de ces traces utilisez une bombe nettoyante.
- (Sport) Affrontement ludique entre deux ou plusieurs personnes.
- Les matches se disputaient au milieu d’un grand vacarme produit par les cris des parieurs comme les parties de chistera en Espagne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Nous disputions une partie de jeu de dames.
- Profession ou spécialité.
- C’est un médecin très compétent dans sa partie.
- (Musique) Ce que chaque voix ou instrument particulier doit faire dans un morceau d’ensemble, et la copie séparée de cela.
- Le trio à cordes a été ajouté et la partie de flûte a été conservée.
- Quelquefois il me disait de me promener devant lui avec Pierrette, et il nous faisait chanter ensemble, nous apprenant à chanter en partie. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Moment ou instant agréable.
- Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ce n’était pas une partie de plaisir.
- Il fit rapidement ses préparatifs, ramassa un aviron qu’il avait caché d’avance dans le fond, le fit glisser à l’arrière et se mit à « godailler » tout en continuant ses explications d’un ton joyeux, et comme s’il ne s’était rien passé de plus extraordinaire que ce qui se passe au cours d’une partie de plaisir. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Réception, fête.
- Étiez-vous à la partie qu’ils ont organisée ?
- Une partie de table.
- Nous étions allés en partie à la maison de campagne de la señora ***. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
-
accroupi
?- Dont la posture résulte de l’accroupissement, qui a les genoux repliés, en appui sur la pointe des pieds.
- Je pris l'habitude, à l'imitation des goumiers et des bellahs, d'aller pisser accroupi, à flanc de dune, pour parer au risque de m'humidifier le saroual par vent tourbillonnant et parce qu'en terre d'Islam, ce besoin est à satisfaire discrètement. — (Robert Le Roy, Méhariste au Niger: souvenirs sahariens, Éditions Karthala, 1997, p. 76)
- (En particulier) (Art) Assis sur ses talons, et par extension, agenouillé, en parlant de figures.
- La Vénus accroupie.
- (Héraldique) Assis, en parlant d’animaux.
- Accroupi. Terme pour les animaux sauvages lorsqu’ils sont assis, ainsi que pour les lièvres et écureuils au repos. On peut se servir aussi bien des termes assis et couché. — (Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : précédé d’un Dictionnaire des termes du blason, tome 1 (A–K), G. B. van Goor Zonen, Gouda, 1884)
- Perduyn — Dordrecht. Éc. [écartelé] : aux 1 et 4 d’azur à un lapin accroupi d’arg., sur une terrasse de sin., surmonté d’une coquille du sec. ; aux 2 et 3 d’arg. à une hure de sanglier de sa. — (Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : précédé d’un Dictionnaire des termes du blason, tome 2 (L–Z), G. B. van Goor Zonen, Gouda, 1887)
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adoucie
?- Féminin singulier de adouci.
- Et astuce ménagère, pour éviter les traces de calcaire sur les vitres, le transporteur utilise une eau adoucie et des produits déperlants. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 3)
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agonie
?- Dernière lutte de la nature contre la mort.
- […] il y eut un silence funèbre entre ces trois hommes, silence interrompu seulement par le râle sourd du mourant, dont l’agonie commençait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiée, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) (Christianisme, Religion) Angoisse, combat face à une mort prochaine : en particulier, celle du Christ à Gethsémani.
- Jésus souffre dans l’agonie de sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir. — (Blaise Pascal, Les Pensées, fragment hors copies n° 6F (« Le Mystère de Jésus ») – RO 87-1)
- Le plus pascalien de nos romanciers du XXes., G. Bernanos, est lui aussi hanté par l’agonie du Christ. Elle inspire le thème du Dialogue des Carmélites, pièce dont le thème, moral et spirituel, est celui de la faiblesse ou du courage humain devant la certitude de la mort ou du supplice, de cette agonie qu’est la vie, de son appréhension et du pouvoir de la foi. L’angoisse qui est le lot des personnages bernanosiens les plus mystiques faits de chacun d’eux le prisonnier de la sainte Agonie. — (Chantal Labre, Dictionnaire biblique culturel et littéraire, 2002)
- Dans ce vaste ensemble iconographique, l’œuvre de Dürer mérite une attention particulière. Sans cesse, en effet, il a gravé sur le bois ou sur le cuivre, ou bien dessiné, la scène du Mont des Oliviers. De 1496 ou 1497, date de la Grande Passion, jusqu’à un dessin à la plume de 1524, il est revenu, inlassablement et comme fasciné, sur l’agonie du Christ et le sommeil des apôtres, à la recherche de l’image la plus juste. — (Daniel Ménagier, « Le Sommeil des apôtres au Jardin des Oliviers », Camenae, n° 5, novembre 2008)
- (Par extension) État d’un malade ou d’un blessé dans sa dernière extrémité.
- Cependant, dans ce masque de douleur, presque d’agonie, déjà, l’existence qu’elle menait depuis trois années n’avait laissé qu’une ombre de tristesse plus profonde… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif, mon général. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
- (Sens figuré) Décadence à son dernier terme.
- À travers un monde bouleversé et chaotique, à travers une civilisation secouée par les derniers tressauts de l’agonie, notre faubourien de Londres retrouva son Edna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l’édition de 1921)
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alogie
?- (Rare) (Désuet) Absurdité, impertinence.
- (Psychologie) Perte de la faculté de parler.
- Pauvreté du discours ou de son contenu reflétant la pauvreté de la pensée[1]
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vis
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du vishavan.
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affaiblie
?- Personne physiquement ou moralement diminuée ou amoindrie, personne en état de faiblesse intellectuelle.
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jeudi
?- Quatrième jour de la semaine. Suit le mercredi et précède le vendredi.
- C’était jeudi. C’était un jour amorphe et neutre, glissé entre les deux parties de la semaine comme un État tampon entre deux nations jalouses. On y peut rire et médire sans châtiment. C’était aussi le jour où Dieu créa les animaux, et tous, fiers de leur anniversaire, s’amusaient à confondre, ainsi qu’au Paradis, leurs habitudes. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 53)
- Il n'y avait plus qu'a faucher le blé noir, arracher les pommes de terre et gauler noix et châtaignes ; de ceci les gamins se chargeaient le jeudi et le dimanche, pour se distraire. — (Henri Bachelin, Le Village, Marivole Éditions, 2013, chapitre 3)
- Lors d’un point presse jeudi, Météo-France a reconnu avoir été « surprise par les valeurs des rafales », « tout à fait exceptionnelles ». Les plus fortes ont été enregistrées à Marignana (225 km/h), à L’Île-Rousse (206 km/h) et à Calvi (197 km/h) — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 5)
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joli
?- Qui a de la grâce, de l’agrément. — Note : Tend à se dire de ce qui est petit en son espèce.
- J'aurais pu […] accepter les offres engageantes des jeunes et jolies Mangavériennes, avoir là des enfants bronzés qui auraient grandi libres et heureux sous le chaud soleil de la Polynésie. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Et puis il y a Tanya. Elle est jolie Tanya. Pas crédible ni talentueuse mais jolie. Et en peau de bête. Tout le temps. Et puis parfois elle est nue. — (Palplathune, Tanya et les animaux de la jungle : Avis sur Sheena, reine de la jungle, sur le site SensCritique (www.senscritique.com), le 18 novembre 2011)
- Sa maison de campagne est très jolie.
- Un joli site.
- Un joli paysage.
- Un joli spectacle.
- (Sens figuré) Qui plaît par la gentillesse.
- Dire de jolies choses.
- Faire de jolis vers, une jolie chanson.
- Un joli geste.
- (Familier) Qui est plaisant.
- Le tour est joli, Le tour est plaisant.
- Il lui a joué un joli tour.
- Le joli de l’affaire est que…, Le plaisant le plus piquant de l’affaire est que…
- (Familier) Qui est avantageux.
- Le voilà maintenant dans une très jolie position.
- Il vient d’obtenir une assez jolie situation.
- (Ironique) (Familier) Se dit d’une personne ou d’une chose déplaisante, ridicule, pénible, etc.
- Vous tenez là de jolis discours.
- C’est joli de se faire attendre, de me parler de la sorte.
- Il vient de faire là quelque chose de joli.
- C’est un joli monsieur.
- Vous voilà tout trempé, vous êtes dans un joli état.
- Cette mauvaise nouvelle l’a mis dans un joli état.
- Mistingue.– De quel droit, monsieur, me retenez-vous prisonnier ?Lenglumé.– Ah ! je trouve ça joli, par exemple ! — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 4)
- D’ailleurs la nuit tombait, et l’on n’a pas encore réussi à établir par où tout ce joli monde s’est sauvé. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
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compromis
?- Qui a subi une atteinte, un dommage plus ou moins durable.
- Avec le mauvais temps qu'on a eu, les récoltes de cette année me semblent compromises.
- La bonne manière du patron rétablit la gaieté, un moment compromise — (Émile Zola, L’Assommoir, 1877)
- Ma santé compromise par mes derniers travaux, mon procès, mes soucis, m'a jeté en Touraine où l'air natal vient de me remettre. — (Honoré de Balzac, Correspondance, 1836)
- Si ces 5 500 combattants [...] subissent un sombre revers, notre cause sera bien compromise. Au contraire, si en ce moment, sur ce terrain, ils réussissent quelque éclatant fait d'armes, alors l'avenir est à nous ! — (Charles De Gaulle, Mémoires de guerre, 1954)
- Embarrassé dans des démêlés, dans des affaires.
- La princesse de Rohan est compromise jusqu'au cou, si je puis dire, dans l'affaire du collier.
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amusie
?- (Nosologie) État dans lequel un individu est ou devient incapable, à cause d'une lésion cérébrale, de reconnaître ou de reproduire des sons musicaux.
- Il ne faut pas confondre amusie et chant approximatif. — (Isabelle Peretz, Apprendre la musique: Nouvelles des neurosciences, 2018)
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prix
?- Estimation d’une chose, ce qu’elle se vend, ce qu’on l’achète, ce qu’on la paie.
- Le sucre était connu des anciens qui ne l’employaient qu’en très-petite quantité et comme médicament ; il y a 200 ans à peine, il se vendait seulement chez les pharmaciens, à un prix très-élevé. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 119)
- Nul n’oserait contester que, depuis 1918, les spéculations sur les denrées alimentaires ont été générales et sans frein. Le public se doute bien un peu qu’on l’affame et que les hauts prix maintenus malgré toutes les tentatives sont factices. Mais qui accuser ? — (Albert Noret, Les Féodaux du Blé, E. Figuière, 1930, page 110)
- […], depuis la Seconde Guerre mondiale, les nations d’Europe occidentale ont laissé dépérir leur industrie charbonnière, tant il était facile de se procurer, en abondance et à bas prix, le pétrole du Proche et du Moyen-Orient. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 178)
- Il existe aujourd’hui des masques de soudeur automatiques pour un prix d’environ 100 € qui s’opacifient instantanément lorsque l’arc électrique se produit ; […]. — (Henri Charlent et Patrick Agostini, Traité des installations sanitaires, Dunod, 2009, page 91)
- Valeur financière donnée à un objet exprimée en unité monétaire d’un pays.
- […], des marchands d’un champagne dont la médiocrité n’était dépassée que par son prix qui ne cessait de monter, ne se préoccupaient plus, à Montmartre comme à Montparnasse, que d’adapter les soi-disants plaisirs de Paris à des images étrangères et le plus souvent chromolithographiques. — (Jean Valmy-Baysse, La curieuse aventure des boulevards extérieurs, Éditions Albin-Michel, 1950, page 237)
- Pour tous les ouvriers et toutes les ouvrières du textile la condition empirait avec la hausse des prix, […]. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Ce qu’il faut payer en contrepartie d’un bien ou d’un service.
- On vient en foule me réclamer le prix du louage, mais je n’ai un peu d’argent qu’à Nouakchott. Les propriétaires devront donc attendre. — (Louis Frèrejean, Mauritanie, 1903-1911: mémoires de randonnées et de guerre au pays des Beidanes, présenté et annoté par Geneviève Désiré-Vuillemin, Éditions Karthala, 1995, page 149)
- (Sens figuré) Coût, dépense, pour obtenir quelque avantage.
- Les Américains s’étaient rendu compte du prix que leur coûteraient leurs tergiversations,et ils voulurent frapper un grand coup, de toutes leurs forces, […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 245 de l’édition de 1921)
- Il a acheté la victoire au prix de son sang.
- (Sens figuré) Mérite d’une personne, excellence d’une chose.
- Je connais tout le prix de votre affection.
- (Sens figuré) Récompense.
- On doit faire de bonnes actions sans en attendre aucun prix.
- Ce retour épuisant sur soi-même était peut-être au moment d’obtenir son prix. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- (Spécialement) Récompense accordée au vainqueur d’une compétition ou d’un concours.
- Les compliments de ce maire quand Pasteur obtint, à la fin de la rhétorique, plus de prix qu’il ne pouvait en porter; les nouveaux conseils de Romanet réveillèrent l’ambition normalienne. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 18)
- Joint à la désignation de la récompense, se dit aussi du gagnant ou de l’ouvrage qui a remporté cette récompense.
- Ce peintre est un prix de Rome.
- Compétition ou concours où est offerte cette récompense.
- Nos pères étaient donc plus sages que nous lorsqu’ils repoussaient l’idée des courses. En 1820 il se présentait seulement sur nos hippodromes 120 concurrents se disputant 60 prix. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Chaque dernier jeudi d'octobre, l’Académie française ouvre le bal des prix littéraires d'automne en décernant son Grand Prix du roman. Une semaine après, viennent le Goncourt et le Renaudot. Puis le Fémina et l’Interallié. — (Daniel Garcia, Coupole et dépendances: Enquête sur l'Académie française, Éditions du Moment, 2014, chapitre 7)
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aboulie
?- (Psychiatrie) Trouble mental caractérisé par une perte de la volonté et une grande difficulté à se décider, à agir (perte de l’initiative).
- En fait l’aboulie est toujours plus ou moins générale. — (Charles Joseph Bouchard, Joseph Babinski, Édouard Brissaud, Traité de médecine: Volume 10, 1905)
- Les prières collectives qui rythmaient les jours et les heures (…) installaient les ouailles dans une bienheureuse hébétude, et les psalmodies diffusées entre les neuf prières quotidiennes par des haut-parleurs infatigables, accrochés aux bons endroits du sanatorium, se répercutaient de cloisons en parois, de couloirs en chambrées, entrelaçant à l'infini leurs échos lénitifs pour maintenir l'attention au ras de l'aboulie. […] Dans le regard absent des orants brillait la même douce et vibrante lumière de l'acceptation, elle ne les quittait jamais. — (Boualem Sansal, 2084. La fin du monde, Éditions Gallimard, collection « Folio », 2015, pages 48-49)
- (Philosophie) Incapacité anormale du passage à l’action dans le vouloir.
- « J’ai passé mon temps à avertir et à protester contre nos postures, nos facilités, parce que cette aboulie m’est devenue insupportable » (Manuel Valls) — (AFP 14/06/2009)
- On diagnostiquera à juste titre ce que Besnier-Thomas nomment « une maladie de la volonté ». Mais cette maladie est peut-être davantage qu’une aboulie. La gauche « qui ne sait plus ce qu’elle veut » ne se contente plus de se taire, mais prend l’habitude de faire sien le grand discours de régression d’une droite dont elle envie la bonne santé, d’une droite à l’entrain réactionnaire communicatif. — (Élisabeth Guibert-Sledziewski, Une culture de régression, dans Flash sur la droite, Raison présente n° 88, 4e trimestre 1988, page 115)
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mit
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du mixtèque du sud de Puebla.
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aporie
?- (Soutenu) Problème ou contradiction logique insoluble.
- Mais, dupé par la langue grecque, qui, grâce à l’article, permet de transformer des verbes en substantifs, il n’échappe à l’aporie de Parménide « L’Être est, le non-être n’est pas, on ne sortira pas de cette pensée » que par cinq théories […]. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, édition 1966)
- Devrons-nous, comme Jonathan Barnes, retenir l’image d’une pensée campant résolument dans l’aporie qu’elle aurait osé formuler ? (« le scepticisme abdéritain est de type pyrrhonien », déclare expressément cet auteur). — (Jean Salem, Démocrite ; grains de poussière dans un rayon de soleil, 1996)
- L’aporie est une espèce d’énigme, mais considérée d’un point de vue logique plutôt que magique ou spirituel. C’est un problème qu’on renonce à résoudre, au moins provisoirement, ou un mystère qu’on refuse d’adorer. — (André Comte-Sponville, Dictionnaire philosophique, Presses universitaires de France, 2001)
- Aucun néo-humain, je le savais maintenant, ne serait en mesure de trouver une solution à l’aporie constitutive ; ceux qui l'avaient tenté, s'il y en avait eu, étaient probablement déjà morts. — (Michel Houellebecq, La possibilité d'une île, Fayard, 2005, page 484)
- L’équation semble une aporie. Elle l’est en logique. Elle cesse de l’être en démocratie. C’est l’éthique qui en offre l’issue. — (Christiane Taubira, tribune au journal Le Monde du 19 avril 2022, à propos du choix à faire entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron lors du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2022 en France)
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ennemi
?- Concept antagoniste, en conflit avec un autre.
- Au milieu de la lutte contre le chaos, dans le sillage de la famine, survint une autre vieille ennemie de l’humanité : la peste, la Mort Pourpre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 417 de l’édition de 1921)
- L’eau est l’ennemie du feu.
- La folie est l’ennemie de la raison.
- Le temps est l’ennemi de la jeunesse.
- Ces individus sont des ennemis, car ils veulent les mêmes terres.
- Celui, celle qui veut du mal à quelqu’un.
- Bien, bien, ma cousine ! il y a deux façons de me servir : l’une en exterminant mes ennemis, l’autre en secourant mes amis. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre XI)
- Le parti adverse est un parti de concussionnaires, d’ennemis du peuple, traîtres à la patrie, vendus à l’ennemi, à quelque parti que tu appartiennes […] — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- En passant au large d’El-Kçar, nous vîmes au flanc des montagnes des Ahl Serif le camp de Raïssouli, qui mettait à la raison les derniers partisans de son ennemi mortel le caïd Er-Remiki. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 241)
- Et puis, je peux faire clamser nos ennemis, en piquant d’une certaine façon un crapaud que j’aurai baptisé au nom de la personne condamnée. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pour le Chili du XIXe siècle, qui faisait l’expérience d’un début d’industrialisation, l’ennemi et le partenaire principal était l’Empire britannique. — (Armando Uribe, Le Livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot et Françoise Campo, Seuil, 1974)
- (Religion) (Absolument) (Au singulier) Le diable ; le démon. Souvent capitalisé en Ennemi.
- (Courant) (Absolument) (Au singulier ou au pluriel) Nation armée avec laquelle une autre nation est en guerre.
- Tout ce qui sert votre ennemi vous nuit ; tout ce qui lui nuit vous sert. — (Machiavel, Maximes et pensées, traduction de Toussaint Guiraudet, Éditions André Silvaire, Paris, 1975)
- Les reflets du couchant, le vent de la mer nous viennent aussi ce soir de chez nos ennemis, de l’Est, du Rhin. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace – Août 1914, 1916)
- La soudaine irruption d’un ennemi prêt à l’offensive n’eut d’autre effet immédiat sur New York que d’accroître sa véhémence habituelle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- Passer à l’ennemi.
- Repousser l’ennemi, les ennemis.
- Mettre l’ennemi en fuite.
- De nouvelles troupes qui n’ont pas encore vu l’ennemi.
- Personne, groupe de personnes ou sentiment intérieur contre qui ou contre quoi l'on combat.
- Par contre, si je considère ma peur comme un ennemi, je cours un grand risque d’être vaincu. L'ennemi est sournois; il n’a pas les mêmes règles du jeu et je ne les connais d’ailleurs pas. Il ne s’annonce pas clairement et peut me surprendre par derrière. Je considère donc mon ennemi comme plus fort et plus rusé que moi. […] Je n’ai pas confiance en moi face à cet ennemi et je sais qu’il m’aura par ses ruses. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, pages 151-152)
- (Sens figuré) C’est autant de pris sur l’ennemi : C’est toujours avoir obtenu quelque avantage, avoir tiré quelque parti d’une mauvaise affaire.
- Personne qui éprouve de l’aversion pour des choses bonnes ou mauvaises, justes ou injustes.
- Oui, nous nous avouons les ennemis de l’ordre, de cet ordre qui ne profite qu’à ceux qui, à force d’exploitation et de roueries, sont parvenus à empiler des millions dans leur coffre-fort. — (Virginie Barbet, dans le journal Égalité du 13 mars 1869 ; cité par Oscar Testut, L’Internationale, 1871)
- Ennemi de toute violence.
- (Proverbial) Le mieux est l’ennemi du bien. → voir mieux
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.