Dictionnaire des rimes
Les rimes en : pervertit
Que signifie "pervertit" ?
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- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de pervertir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de pervertir.
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "pervertit".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
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abasourdit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe abasourdir.
- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe abasourdir.
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mit
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du mixtèque du sud de Puebla.
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zootechnie
?- (Élevage) Discipline scientifique étudiant les conditions et les méthodes d’élevage et de reproduction des animaux domestiques ainsi que l’amélioration de leurs races.
- Ne faisons donc pas de la science de caprice ou de fantaisie, mais établissons les principes de la zootechnie d’après les règles du bon sens et les enseignements de l’expérience. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- — Et vous vous en avez eu des poux ?Turellement, qu’ils répondent.— J’en ai même élevé, dit Jacques. Je voulais en obtenir des très grands, des très gros et des très forts. Avant de faire du cinéma je me suis occupé de zootechnie. — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944, Édition Folio, 2003, page 181)
- À la fin de la deuxième année, je m’attendais à ce qu’Aymeric choisisse comme moi une spécialisation bidon, genre sociologie rurale ou écologie, mais au contraire il s’inscrivit en zootechnie, considérée comme une filière de bosseurs. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 140.)
- (Zoologie) (Par extension) Technique relative à la conception et à l'utilisation des bâtiments et des enclos pour les animaux sauvages dans un zoo[1].
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agouti
?- (Zoologie) Rongeur terrestre d’Amérique tropicale, du genre Dasyprocta.
- L’agouti est un rongeur, de la famille des caviens, dont on connaît trois espèces : l’agouti simple, l’agouchi et l’agouti huppé. Les agoutis sont de jolis animaux, de la taille et presque de la forme de nos lapins. — (Georges Haurigot, Excursion aux Antilles françaises, H. Lecène et H. Oudin, 1890, page 105.)
- L’agouti vit de graines de palétuvier jaune, de fruits d’icaque, de graines de pistolet, de racines de manioc, de patates, de bananes ; les heures de ses repas semblent être réglées : c’est ordinairement entre six et sept heures du matin et entre quatre et cinq heures du soir qu’on le voit manger. — (Félix Longin, Voyage à la Guadeloupe, Monnoyer, 1848, page 77.)
- (Zoologie) Gros rongeur d’Afrique tropicale, également appelé aulacode ou encore rat des roseaux, de nom scientifique Thryonomys swinderianus.
- La chair d’agouti est très prisée dans les restaurants populaires ou maquis ivoiriens. — (Jérémie Kouadio N’Guessan, Kouakou Kouame, Parlons baoulé : langue et culture de la Côte d’Ivoire, 2004)
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adynamie
?- (Médecine) État morbide, caractérisé par l’abattement de la physionomie, la flaccidité des chairs, la difficulté du mouvement ou son impossibilité, l’affaiblissement des sensations, etc.
- Les médications s'efforcent de lutter contre les éléments morbides communs, les éléments constitutifs de la maladie, tels que l'adynamie, la fièvre, la phlogose, la douleur, la dyspnée, l'infection. — (Charles Bouchard, Traité de pathologie générale: Volume 5, 1903)
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alibi
?- (Police) Présence d’une personne dans un lieu autre que celui où a été commis le crime ou le délit dont on l’accuse.
- On l’accusait d’un meurtre commis à Charenton ; mais il a prouvé son alibi et il a été acquitté.
- La fausseté de cette accusation a été prouvée par un alibi.
- Si on veut faire accuser quelquʼun, on sʼarrange pour quʼil nʼait pas dʼalibi. — (François Carlier, Elm Street: Oswald a tué Kennedy !, 2008)
- (Sens figuré) Argument invoqué pour échapper à une accusation, même non juridique.
- Cela demande à être pensé, surtout pour l'islam qui en est à son quinzième siècle. C'est une religion jeune, ce qui ne doit pas lui servir d'alibi ou de justification. — (Abdennour Bidar, Pour une réforme de l'islam, Télérama n°3393, janvier 2015)
- Un discours logique trouve toujours un alibi indiscutable pour motiver le meurtre de l’autre ou son asservissement. — (Henri Laborit, Éloge de la fuite, 1976, Le Livre de poche, page 68)
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anurie
?- (Médecine) Défaut total de production d’urine.
- Lʼanurie diffère de la rétention dʼurine qui procède dʼun obstacle à lʼexcrétion de l’urine contenue dans la vessie. — (Émile Sergent, Technique clinique médicale et séméiologie élémentaires, 1916)
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affranchi
?- Libre de droit.
- Une lettre affranchie.
- (Sylviculture, Botanique) Qualifie un drageon ou un rejet qui s’est séparé de sa plante mère.
- Les reperçages (aériens, à une certaine hauteur) sur de vieilles souches semblent déconseillés, il faut favoriser les drageons et les reperçages affranchis. — (François du Perche, 6 janvier 2016 → lire en ligne)
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jolie
?- Féminin singulier de joli.
- La conversation fut d’abord assez triste, car l’hôte et ses enfants ne répondaient que par oui et par non, et semblaient bouder ; mais Gaspard, qui avait de l’esprit, s’adressa à la fille de la maison, lui dit qu’elle était jolie, et, pour mieux la muguetter, se plaça vis-à-vis d’elle, derrière le père, assis lui-même, entre ses deux fils, qui riaient d’un sot rire des compliments qu’on faisait à leur sœur. — (Charles Thuriet, Le Moulin-Rouge, in Contes populaires et légendes de Franche-Comté, Presses de la Renaissance, 1978, page 312)
- Les grandes marées attirent toujours du monde, des pêcheurs, des familles qui s’en vont joyeusement grattouiller les rochers à découvert, dans l’espoir de ramener une jolie petite pêche. — (Jean-Luc Blanchet, Marée blanche en Atlantique, Geste éditions, 2010, chapitre 2)
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nuit
?- Période quotidienne durant laquelle le soleil est sous notre horizon et qu'il fait noir.
- Nous avions mis trois jours à l’œuvre, Varsovie n’eut besoin que d’une nuit, de la nuit du 29 novembre 1830! — (François-Vincent Raspail, De la Pologne — Les deux insurrections, 1839)
- Mme, M. et Mlle Chapoulot étaient éveillés, ne pouvaient plus se rendormir, et faisaient observer que la journée était assez longue pour répéter les musiques de théâtre, et que, dans une maison du Marais, on ne devait pas toucher du forté pendant la nuit… — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Le baromètre a baissé terriblement pendant la nuit et la matinée. Je m’attends à du gros temps. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par extension) Obscurité, ténèbres.
- […] dans la nuit, les pauvres arbres, sous l’effort du vent plus colère, gémissent et craquent. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- […] je vis tragiquement émerger de la nuit une étonnante masure en ruines à un étage, aux persiennes vermoulues et closes. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Je monte sur le pont et aperçois dans la nuit très noire les nombreuses lumières d’un vapeur qui s’éloigne. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Noire, très large, plus haute encore, la cheminée nous protège de sa hotte ; sur le rebord, entre deux boîtes de plantes médicinales, se dresse la lampe, qu’on n’allumera qu’à la nuit pleine. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 18)
- D’une lucarne, dans le haut du mur, je voyais la nuit s’éclaircir. J’entendis un coq chanter […] — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Il entra dans la grotte et se trouva alors dans une nuit profonde.
- Symbole de destruction, d’oubli, de mort, de néant.
- La nuit éternelle.
-
folâtrerie
?- (Rare) Manière d’agir et de parler en folâtrant.
- Je taquinais par folâtrerie. — (Frédéric Valabrègue, Grant’Autre, 2015)
- Il fit mille folâtreries.
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muphti
?- (Islam) Interprète de la loi musulmane.
- (Sens figuré) (Par euphémisme) Ecclésiastique de n’importe quelle religion revêtu d'un pouvoir (mot utilisé par les écrivains des Lumières pour ne pas avoir l’air de critiquer la religion catholique).
- Enfin le muphti fit condamner le livre par des jurisconsultes qui ne l’avaient pas lu, et l’auteur eut ordre de ne paraître à la cour de huit cents années. — (Voltaire, Micromégas, chapitre premier)
- d’aujourd’hui
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catégorie
?- (Généralement) Classe dans laquelle on range plusieurs objets ou plusieurs personnes d’une même nature.
- Quand il suivit un peu plus tard comme externe les classes du collège d'Arbois, il appartint tout d'abord à la catégorie des élèves que l'on pourrait appeler bons-ordinaires. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ce petit homme que le patron du bal avait aussitôt classé dans la catégorie des trouble-fête, eût bien été capable de causer un esclandre, pour peu qu’on le contrariât. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Dans les premières grammaires du français, se pose le problème de la reconnaissance de l’article comme catégorie, ou plutôt celui de la forme que doit prendre son traitement. — (Jean-Marie Fournier, À propos des grammaires françaises des XVIIe et XVIIIe siècles : le traitement des exemples et des parties du discours , dans Histoire Épistémologie Langage, 1998, volume 20, n° 20-2, page 135)
- (Logique) Classe dans laquelle on range plusieurs choses qui sont d’espèce différente, mais qui appartiennent à un même genre.
- L’esprit humain conçoit toute chose sous la catégorie du temps et de l’espace.
- (En particulier) (Sport) Groupe de sportifs de valeur semblable.
- Catégorie poids-lourd, champion toute catégorie, hors-catégorie.
- (Mathématiques) Classe contenant des objets et des flèches entre ces objets, flèches qui peuvent être composées entre elles.
- La catégorie des groupes
- Le plan allait en effet s’avérer à la fois trop restrictif… et trop ambitieux. D’une part, sa rigidité empêcha de traiter de sujets pourtant unanimement jugés indispensables comme les catégories. D’autre part, l’intérêt des uns et des autres, l’évolution des mathématiques, ou simplement le manque de temps empêchèrent d’en traiter d’autres pourtant annoncés. — (Pierre Cartier, L’œuvre mathématique de Bourbaki, Bibliothèque Tangente no 61, novembre 2017, page 11)
- (Sylviculture) (Par ellipse) Catégorie de grosseur : regroupement des arbres d’un peuplement, selon leur diamètre, en petits bois, bois moyens et gros bois, voire très gros bois.
- Dans les forêts en conversion, l’équilibre est souvent loin d’être atteint. Outre le fait que la forêt peut être constituée d’un patchwork de types de peuplements très différents les uns des autres, la répartition des catégories de grosseur de bois à l’échelle de la forêt peut être nettement déséquilibrée au profit d’une ou deux catégories. — (Thierry Sardin, Chênaies continentales, Office national des forêts, 2008, ISBN 978-2-84207-321-3 → lire en ligne)
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ennemi
?- Concept antagoniste, en conflit avec un autre.
- Au milieu de la lutte contre le chaos, dans le sillage de la famine, survint une autre vieille ennemie de l’humanité : la peste, la Mort Pourpre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 417 de l’édition de 1921)
- L’eau est l’ennemie du feu.
- La folie est l’ennemie de la raison.
- Le temps est l’ennemi de la jeunesse.
- Ces individus sont des ennemis, car ils veulent les mêmes terres.
- Celui, celle qui veut du mal à quelqu’un.
- Bien, bien, ma cousine ! il y a deux façons de me servir : l’une en exterminant mes ennemis, l’autre en secourant mes amis. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre XI)
- Le parti adverse est un parti de concussionnaires, d’ennemis du peuple, traîtres à la patrie, vendus à l’ennemi, à quelque parti que tu appartiennes […] — (Franc-Nohain, Guide du bon sens, Éditions des Portiques, 1932)
- En passant au large d’El-Kçar, nous vîmes au flanc des montagnes des Ahl Serif le camp de Raïssouli, qui mettait à la raison les derniers partisans de son ennemi mortel le caïd Er-Remiki. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 241)
- Et puis, je peux faire clamser nos ennemis, en piquant d’une certaine façon un crapaud que j’aurai baptisé au nom de la personne condamnée. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pour le Chili du XIXe siècle, qui faisait l’expérience d’un début d’industrialisation, l’ennemi et le partenaire principal était l’Empire britannique. — (Armando Uribe, Le Livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot et Françoise Campo, Seuil, 1974)
- (Religion) (Absolument) (Au singulier) Le diable ; le démon. Souvent capitalisé en Ennemi.
- (Courant) (Absolument) (Au singulier ou au pluriel) Nation armée avec laquelle une autre nation est en guerre.
- Tout ce qui sert votre ennemi vous nuit ; tout ce qui lui nuit vous sert. — (Machiavel, Maximes et pensées, traduction de Toussaint Guiraudet, Éditions André Silvaire, Paris, 1975)
- Les reflets du couchant, le vent de la mer nous viennent aussi ce soir de chez nos ennemis, de l’Est, du Rhin. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace – Août 1914, 1916)
- La soudaine irruption d’un ennemi prêt à l’offensive n’eut d’autre effet immédiat sur New York que d’accroître sa véhémence habituelle. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 212 de l’édition de 1921)
- Passer à l’ennemi.
- Repousser l’ennemi, les ennemis.
- Mettre l’ennemi en fuite.
- De nouvelles troupes qui n’ont pas encore vu l’ennemi.
- Personne, groupe de personnes ou sentiment intérieur contre qui ou contre quoi l'on combat.
- Par contre, si je considère ma peur comme un ennemi, je cours un grand risque d’être vaincu. L'ennemi est sournois; il n’a pas les mêmes règles du jeu et je ne les connais d’ailleurs pas. Il ne s’annonce pas clairement et peut me surprendre par derrière. Je considère donc mon ennemi comme plus fort et plus rusé que moi. […] Je n’ai pas confiance en moi face à cet ennemi et je sais qu’il m’aura par ses ruses. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, pages 151-152)
- (Sens figuré) C’est autant de pris sur l’ennemi : C’est toujours avoir obtenu quelque avantage, avoir tiré quelque parti d’une mauvaise affaire.
- Personne qui éprouve de l’aversion pour des choses bonnes ou mauvaises, justes ou injustes.
- Oui, nous nous avouons les ennemis de l’ordre, de cet ordre qui ne profite qu’à ceux qui, à force d’exploitation et de roueries, sont parvenus à empiler des millions dans leur coffre-fort. — (Virginie Barbet, dans le journal Égalité du 13 mars 1869 ; cité par Oscar Testut, L’Internationale, 1871)
- Ennemi de toute violence.
- (Proverbial) Le mieux est l’ennemi du bien. → voir mieux
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finit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de finir.
- En respectant les règles gématriques, un mathématicien, Brendan McKay, a montré qu’on trouvait aussi des messages prophétiques dans Moby Dick, le roman d’Herman Melville. En réalité, en appliquant une méthode de décryptage arbitraire à n’importe quel texte, on finit toujours par trouver des mots, voire des phrases cohérentes. — (Gérald Bronner, Cabinet de curiosités sociales, 2018)
- Troisième personne du singulier du passé simple de finir.
- Mais à force de « chapuser », d’enlever du bois au sapin, il finit par n’en laisser plus assez que pour faire un manche d’étrille. — (Charles Beauquier, Humour et sobriquets populaires, in Contes populaires et légendes de Franche-Comté, Presses de la Renaissance, 1978, pages 55-56)
- Ainsi finit la journée de Bedr, la plus décisive de l'histoire de l'islam. — (Mohammed Essad Bey, Mahomet, 571-632, Payot, 1948, page 176)
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apagogie
?- (Littéraire) Raisonnement philosophique consistant à démontrer la vérité d’une proposition en prouvant l’absurdité de la proposition contraire.
- L’apagogie est aussi appelée raisonnement par l’absurde.
- Ce qui est donné pour accompli, dans la forme et le style, est rendu stérile par sa perfection même; la chance d’énoncer une vérité réside dans l’ironie, le détour, l’analogie et jusqu’à l’apagogie. — (La Nouvelle revue française, numéros 448 à 451, 1990)
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angiectasie
?- (Médecine) Dilatation anormale d’une artère ou d’une veine.
- Le nom d’angiectasie et ses dérivés ne sauraient donc, comme je l’ai déjà dit, convenir à ces tumeurs, qui sont de véritables productions accidentelles. — (Paul Broca, Traité des tumeurs, volume 2, 1869)
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anglomanie
?- Mode qui consiste à admirer ou imiter avec excès tout ce qui appartient à l’Angleterre.
- Cette vieille langue allemande, sœur jumelle des idiomes de l’Asie, cette langue orgueilleuse et rebelle reçut l’empreinte de la langue de Voltaire. Hélas ! elle a bien pris sa revanche ! N'avous-nous pas vu dans ces vingt dernières années l’anglomanie, la teutonontanie et l’hispanomanie encouragées et dirigées par ceux mêmes qui se prétendent les chefs de notre littérature? — (De la connaissance des langues étrangères, dans La Revue Indépendante, 1845, page 121)
- […], tout a été mal compris et mal entendu soit que l’on méconnût les lois physiologiques qui régissent l’organisme, […], soit enfin que l’on fût entiché d’une anglomanie inconcevable qui voulait tout ramener à l’unité de mesure anglaise. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Annie, gentille, prépare une chambre pour Marcel à côté de mon cabinet de toilette, une chambre qui plaira à mon beau-fils, car l’anglomanie d’Alain Samzun (« mon ancien mari », dit Annie) a décoré nos dortoirs de cet acajou criard et rouge, de ce citronnier argenté que Waring et Gillow déversèrent sur le continent. — (Colette, La Retraite sentimentale, 1907)
- (Spécialement) (Péjoratif) (Désuet) (Canada) Attirance des Français pour les mots anglais.
- Sur la question des anglicismes, les Canadiens français n'ont pas tardé à se comparer aux Français et, à la fin du XIXe siècle déjà, ils se montrent scandalisés des nombreux emprunts que ces derniers font à la langue anglaise. C'est par le terme péjoratif d'« anglomanie » qu'ils qualifieront toujours cette pratique. — (Chantal Bouchard, La langue et le nombril, Presses de l'Université de Montréal (PUM), 2020, page 160)
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alogie
?- (Rare) (Désuet) Absurdité, impertinence.
- (Psychologie) Perte de la faculté de parler.
- Pauvreté du discours ou de son contenu reflétant la pauvreté de la pensée[1]
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agami
?- (Ornithologie) Oiseau de l’Amérique méridionale, de l’ordre des gruiformes, réputé très facile à apprivoiser.
- On apprend aux agamis à faire à peu près ce que font nos chiens — (Georges Louis Leclerc, Agami.)
- Les agamis sont aussi fidèles à leur maître que les chiens.
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poésie
?- Art de faire des ouvrages en vers.
- La poésie de la renaissance ne peut pas se contenter de cette simplicité biblique, et, pour célébrer cette nuit de réparation, elle appelle la Joie, personnage allégorique… — (Saint-Marc Girardin, L'Épopée chrétienne, dans la Revue des deux mondes, V.6, 1850, page 156)
- Ce cabinet était la demeure favorite du roi; c’était là qu’il prenait ses leçons d’escrime avec Pompée, et ses leçons de poésie avec Ronsard. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
- Mais il était poète aussi et la poésie, à cette époque d’absolutisme et de barbarie, était chose dangereuse lorsqu’on avait l’esprit aussi caustique que Thierrat; […]. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1895)
- La poésie du Divan et la poésie populaire, issues de classes sociales différentes, ont su parfois puiser aux mêmes sources d’inspiration : mais ce qui forme entre elles cloison étanche, c’est la forme de la langue : la poésie du Divan emploie le vers métrique, la poésie populaire le vers syllabique. — (Nimet Arzık, Anthologie des poètes turcs contemporains, Gallimard (NRF), 1953, page 10)
- (Spécialement) Différentes matières que l’on traite en vers et des différents styles qu’on y emploie.
- Poésie sacrée.
- Mais le seul nom qui ait été sauvé de l’oubli, dans la poésie profane, est celui de ce médiocre rimeur de Mathieu-le-Juif, d’Arras, qui vivait au XIIIe siècle […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Poésie noble, élevée, poésie burlesque.
- Poésie familière.
- Art et manière de faire des vers, de la simple versification.
- Il a choisi un genre de poésie convenable à son sujet.
- Qualités essentielles au genre poétique.
- La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n’être que lue, est enfermée dans sa typographie n’est pas finie, elle ne prend son sexe qu’avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l’archet qui le touche. — (Léo Férré)
- Ouvrage en prose qui tient de l’élévation et du sentiment poétiques.
- Il y a de la poésie dans Pascal, dans Bossuet.
- Les écrits de Platon sont pleins de poésie.
- Liberté, richesse particulière aux pensées, aux expressions, aux tours que l’on emploie dans la poésie.
- La poésie du style
- C’est la poésie du style qui a fait le succès de l’œuvre de Chateaubriand.
- Ce qu’il y a d’élevé, de touchant dans une œuvre, dans le caractère ou la beauté d’une personne, dans les aspects de la nature ou dans une situation.
- Il y a de la poésie dans ses regards, dans sa manière de s’exprimer.
- La poésie d’un paysage.
- La poésie d’un tableau.
- Un peu de poésie est introduite par le biais du soleil couchant. — (Bruno Chenu, Disciples d'Emmaüs, Bayard, Paris, 2003, p. 100)
- Ensemble des ouvrages en vers composés dans une langue, ou selon leurs caractères communs les plus généraux, ou des traits auxquels se reconnaît la manière d’un poète.
- Si les pièces qu’on y insère n’ont pas toutes le même mérite, au moins est-on sûr de n’y jamais rencontrer de ces fades et plattes rimailles qui, tant de fois on servi de prétexte à calomnier la Poésie. — (Journal de Paris, no 1, 1er janvier 1777, page 1)
- La poésie française.
- La poésie anglaise.
- La poésie de Victor Hugo, de Lamartine.
- La poésie grecque nous charme par son naturel.
- Tableau de la poésie française au XVIe siècle, par Sainte-Beuve.
- Une histoire de la poésie anglaise.
- Ouvrage en vers ; il ne se dit guère que des Ouvrages de peu d’étendue et s’emploie surtout en parlant des modernes.
- Les poésies de Malherbe, de Racan.
- Recueil de poésies satiriques, de poésies morales, de poésies fugitives.
- (Éducation) (Belgique) (Plus rare) Classe de cinquième secondaire, équivalente à la première française, où l’on enseigne la poésie.
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ânerie
?- Grande ignorance de ce qu’on devrait savoir.
- […] ; la confiance que les hommes du XVIIIe siècle avaient dans les capacités industrielles de l'État, paraît puérile à toutes les personnes qui ont étudié la production ailleurs que dans les insipides bouquins des sociologues; ceux-ci conservent encore fort soigneusement le culte des âneries du temps passé; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908, page 141)
- On reste bouche bée devant tant d’âneries. Mais ce sont à peu de choses près les mêmes âneries qui ont été proférées par Trump lui-même, il y a encore quelques jours. — (Loïc Tassé, Sauver Trump et sauver sa peau, Le Journal de Québec, 11 janvier 2021)
- Faute commise par l’effet de cette ignorance.
- Bien sûr, il y a toujours des âneries dont l'étourdissante popularité témoigne de l'absence de la moindre contemplation de la valeur du temps, et d'une blessure que porte le genre humain : celle qui résulte d'un sentiment de division, d'isolement, d'ennui. — (Vincent Thibault, Satori à Hollywood, Carrefours Azur, Québec, 2017, page 13)
- Les marins, dont les chalutiers tossaient contre les quais les rares voiliers qui osaient s'aventurer dans le port, explosèrent de rire ; ils s'étaient tous retenus jusqu'à la dernière ânerie du voileux. — (Ambroise Liard & David Azencot, La fille d'Omaha, Éditions Toucan, 2018, chapitre 3)
- (Rare) Étable pour les ânes.
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abruti
?- Physiquement, moralement ou intellectuellement diminué par le bruit, la chaleur, la fatigue, etc.
- Ils étaient là au milieu des malades, vieux hors d’âge, jeunes enfants pleurant dans les bras de leur mère, femmes à l’air hagard, abruties de douleur, jeunes hommes mal rasés au teint de cire. — (Gabriel Privat, De vie, de mort, d’amour, éd. Artège Jeunesse, 2016)
- À force de concentration, Beryl parvient à écarter l’idée qu’il l’a effectivement approchée, qu’il a pu la toucher tandis qu’elle était couchée, abrutie par les drogues qu’il a recommencé à mettre dans ses rations. — (Elie Darco, Inséparables, éd. Magnard Jeunesse, 2017)
- Ce souci rongeur donnait à ce gros petit homme, à sa figure autrefois rieuse, un air sombre et abruti qui le faisait ressembler à un malade dévoré par un poison ou par une affection chronique. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre douzième)
- (Familier) Bête ; stupide ; inconscient.
- Louis XVI n’était pas précisément tel qu’on s’était attaché à le peindre pour l’avilir : ce n’était ni l’imbécile abruti qu’on exposait au mépris du peuple, ni l’honnête homme bon et sensible que préconisaient ses amis. — (« Notices historiques sur la Révolution », dans Mémoires de Mme Roland, éditées par J. Ravenel, vol.1, Paris : chez Auguste Durand, 1840, p. 286)
- Cet homme, sans chaperon et sans veste, au regard abruti, à la barbe et aux sourcils tachetés de plâtre, c’était son père! — (Saintine, Une maitresse de Louis XIII, Paris : Librairie de L. Hachette & Cie, 1858, p. 78)
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anis
?- (Aromate) Plante odoriférante de la famille des ombellifères, qui porte une graine de même nom, dont on se sert en médecine et dont on fait aussi de petites dragées, de l’anisette, etc.
- L’anis vient dans les terres chaudes et légères.
- Manger de l’anis.
- L’anis est carminatif, diurétique, etc.
- Cette liqueur sent l’anis.
- Battre les œufs et le sucre pendant 20 minutes, puis ajouter la farine, la levure et l’anis. — (Gérard Schuffenecker, Alain Kauffmann, Connaître la cuisine alsacienne, 1998)
- (Par extension) Graine d’anis.
- (Confiserie) Dragée que l’on fait avec de l’anis.
- Anis de Verdun, de Flavigny.
- Vert clair passé teinté de jaune. #9FE855
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.