Dictionnaire des rimes
Les rimes en : pavimenteux
Que signifie "pavimenteux" ?
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- Se dit d'une roche dont on fait des dalles ou des pavés.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- En forme de pavage.
- Épithélium pavimenteux.
Mots qui riment avec "eu"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "pavimenteux".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : eu , eus , eut , eux , eud , eue , eues et oeuds .
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merveilleux
?- Qui cause une grande admiration, mêlée d’une sorte de surprise.
- Un esprit merveilleux.
- C’est un homme merveilleux.
- On ne vit jamais rien de plus merveilleux.
- C’est une pièce merveilleuse.
- Cela a produit un effet, obtenu un succès merveilleux.
- Un événement merveilleux.
- Un récit accompagné de circonstances merveilleuses.
- Sa gourmandise était merveilleuse et les gens du pays en tiraient orgueil. Il restait à table six heures d’affilée, sans parler, sans tourner la tête, sans remuer seulement le bout des pieds, mangeant, mangeant, mangeant. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- Qui est excellent en son espèce.
- À l’en croire, c’était lui qui dansait, qui levait la jambe, qui se dandinait, tellement il se donnait de mal pour communiquer à ces merveilleuses mais stupides créatures un peu du feu sacré dont il les prétendait dépourvues. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Les muscats ont été merveilleux cette année. - Les draps de cette fabrique sont merveilleux.
- (Familier) (Ironique) Étrange, extraordinaire par ses sentiments, par ses manières.
- Vous êtes un homme merveilleux.
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besogneux
?- (Vieilli) Qui est dans la gêne, dans le besoin.
- Les petites gens eux, besogneux et si méritants, pour qui le passage des roussettes , des « tchatchas » et des draines était l'aubaine annuelle, quel tort n'allaient-ils pas subir ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Je m'installai comme menuisier dans mon village où je retrouvai la jeune et ravissante demoiselle qui me plaisait tant, fille cadette de bons et besogneux cultivateurs. — (Joseph Boreux, in Louise Monaux et Bruno Deblander, 14-18, Apocalypse en Belgique – Récits de patriotes, Éditions Racine, 2013, page 122)
- Qui fait une médiocre et mal rétribuée besogne.
- Le curé de chez nous, petit saint besogneux, […]. — (Georges Brassens, Le grand chêne)
- […] et je le retrouvais entre les mains besogneuses de la pute qui l’astiquait et le travaillait comme un souvenir oppressant mais indispensable à la jouissance. — (Olivier Sebban, Amapola, éd. du Seuil, 2008, page 131)
- Cette pièce établissait que le nommé « D » – on saura plus tard que c’était un Dubois, qui était cartographe à l’armée – ce nommé « D » touchait vingt francs par plan directeur. Alors, tout de même ! si Dreyfus avait trahi – Dreyfus qui était riche – eh bien, il aurait trahi pour une somme un peu supérieure à vingt francs qu’il aurait pris de temps en temps. Ça, c’était le fait, visiblement, d’un petit espion, d’un petit traitre besogneux. — (Henri Guillemin, Les Dossiers de l'Histoire : L’Affaire Dreyfus, 2e épisode, Radio Télévision Suisse, réalisé par Maurice Huelin, 9 janvier 1965)
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moyeux
?- Terme présent dans la locution « pierre moyeuse ».
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monstrueux
?- Qui a une conformation contre nature.
- Un enfant monstrueux.
- Un animal monstrueux.
- Qui est contraire aux lois de la nature.
- Accouplement monstrueux.
- (Sens figuré) Qui est contraire au sens commun ou aux règles et lois communes.
- Il avait parcouru mers et mondes avec de monstrueux forbans et il n’y avait pas d’acte de pirateries dont il n’avait pas été partie. — (Adélard Lambert, Contes de tante Rose, chap.5 : Le diable et son violon, Éditions Édouard Garand, 1927, p. 35)
- […], et jamais, jamais je n’ai chassé, car cette idée que j’aurais pu, délibérément et de sang froid, arracher la vie à un être quelconque, me semblait impossible et monstrueuse. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : La Chanson de Carmen (1882))
- Qui est prodigieux, excessif dans son genre.
- […], nous passons sous le pont suspendu de Brooklyn et devant Manhattan et ses gratte-ciel, et ma dernière vision de New-York me laisse une impression de ville monstrueuse et titanesque. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Ne s'organise-t-il pas, assez souvent, de ces beuveries monstrueuses, du genre de celles que le préfet du Morbihan crut devoir, au début de la présente année, dénoncer, dans une lettre adressée aux maires ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Dès le 14 au matin, une effroyable tourmente du sud-ouest vint assaillir ces escadres, et, soulevant une mer monstrueuse, leur fit courir les plus grands périls. — (Frédéric Zurcher et Élie-Philippe Margollé, Les Naufrages célèbres, Hachette, Paris, 1873, 3e édition, 1877, p. 184)
- Dauphins monstrueux (sens héraldique) (Héraldique) Se dit d'un animal dont une partie du corps provient d'un autre animal permettant de créer des chimères qui n’ont pas de nom donné par la tradition contrairement aux sirènes, griffons, sphynx, centaures, minotaures, etc.
- D'azur au portail de chapelle d'argent flanqué à senestre de son clocher du même, mantelé ployé d'argent aux deux oiseaux affrontés d'azur sur un nid d'or contenant trois oisillons aussi d'azur, à dextre, et à l'écusson d'azur à la branche feuillée d'or en pal et au chef cousu de gueules chargé d'un soleil figuré d'or mouvant de l'angle dextre du chef, à senestre, aux deux pointes ployées d'or posées en chevron brochant sur le mantelé, chargées, celle de dextre de l'inscription VILLE surmontée d'un S à plomb et celle de senestre d'un S à plomb soutenu de l'inscription ANJOU, le tout en lettres capitales bâtardes de sable ; au chef d'or chargés de deux dauphins monstrueux à tête de lion nageant affrontés d'azur barbés, lorés et peautrés de gueules, qui est de Ville sous Anjou → voir illustration « dauphins monstrueux »
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preux
?- (Histoire, Moyen Âge) Chevalier.
- En ordre de bataille il a formé ses preux. — (Felix Eugene Belly , Napoléon, ses exploits et sa mort, Éd. Ladvocat, Paris 1830)
- Le prince combattait au premier rang ; l’un de ses preux fut fait prisonnier à ses côtés. — (Louis-Antoine-François de Marchangy, La Gaule poétique, Éd. Hivert, Paris 1835)
- Comme bon nombre de nobles à l’époque de la Restauration, il avait ravivé dans son âme les idées chevaleresques, et, suppléant par la force de l’imagination à celle du sang, il croyait consciencieusement sentir celui des anciens preux couler, sans mélange, dans ses veines. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- (Par extension) (Littéraire) (Désuet) Valeureux chevalier.
- Ce glaive, ce cor, ce casque et ce bouclier étaient donc très probablement ceux du chevalier au cygne, et ce chevalier, sans aucun doute, était un de ces anciens preux qui avaient pris part aux croisades. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Pourquoi restaurer les histoires vermoulues et poudreuses du moyen-âge, lorsque la chevalerie s’en est allée pour toujours, accompagnée des concerts de ses ménestrels, des enchantements de ses fées et de la gloire de ses preux ? — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
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érugineux
?- Dont la couleur est analogue (semblable) à celle de la rouille du cuivre (le vert-de-gris).
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carieux
?- (Vieilli) Relatif à la carie.
- Depuis une vingtaine d’année, les nouvelles données épidémiologiques, la meilleure compréhension du processus carieux ont entraîné une profonde évolution des concepts de prise en charge de la maladie carieuse. — (Marie-Amandine Balandreau, Évaluation du risque carieux chez l’adulte: différentes approches au travers de cas cliniques, 2007)
- (Vieilli) Qui se carie.
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caïeu
?- (Botanique) Petit bulbe de remplacement que produit un bulbe déjà formé et mis en terre.
- De gros caïeux de lis de montagne déchaussés par les pluies, paraissaient à la surface de la terre. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- L’échalote se multiplie de caïeux qui sont mis en terre dès le premier printemps, c’est-à-dire en février-mars. Ces caïeux doivent être bien formés et fermes. — (Robert Laumonnier, Cultures maraîchères, J.-B. Baillière, 1952, page 519)
- (Par extension) Fleur qui naît d’un de ces bulbes.
- Cette tulipe n’est qu’un caïeu de l’année.
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irrévérencieux
?- Qui manque de révérence, de respect.
- Un propos irrévérencieux.
- Je suis bien trop irrévérencieux pour me permettre une opinion sur des questions aussi graves. — (Ken Binmore, Jeux et théories des jeux, 1999)
- Son geste irrévérencieux n’a pas eu l’heur de plaire au parquet, qui l’a poursuivi pour outrage envers les fonctionnaires chargés de visualiser les images au centre d’identification de Rennes, rapporte LCI (25/4). — (« Deux doigts de trop », Le Canard Enchaîné, 2 mai 2018, page 8.)
- L'auto-ironie et l'humour irrévérencieux de Leblanc apparaissent dans les innombrables surnoms qu'il s'attribue et dont il fait suivre sa signature : on découvre « Peanuts », « la grande folle » ou « Pauline Julien in drag », « Gérard Lefou », la « putain paranoïaque », « l'énergumène », « l'Hostie crémeuse », « Gérald Piaf », parmi d'autres. — (Nuit blanche, n° 154, printemps 2019, page 16)
- Ses irrévérencieuses notes de cumin, sa texture joyeusement croustillante, ainsi que sa sauce relevée et langoureuse sur le palais — inspirée de la typique Bull’s Eye du sud-ouest des États-Unis —, me plaisent plus que tout. — (Allison Van Rassel, La folie du poulet frit : tendance ou réconfort ultime?, radio-canada.ca, 24 avril 2021)
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goûteux
?- Variante, dans l’orthographe traditionnelle, de gouteux (orthographe rectifiée de 1990).
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belliqueux
?- Qui aime la guerre, qui cherche à la provoquer, à l’encourager.
- A ce belliqueux appel, les âmes tressaillirent, les drapeaux saluèrent, les soldats présentèrent les armes par un mouvement unanime et régulier …. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Si j'avais hésité, si je n'avais pas tenu le langage martial que j'ai tenu, si je n'avais pas eu l'attitude belliqueuse que j'ai eue, […], je me serais considéré comme un de ces Français dégénérés, pour lesquels la patrie n'est qu'un mot, dont souvent même ils se raillent. — (Émile de Girardin, en préface de Le dossier de la Guerre de 1870 - 23 septembre 1877)
- Par la suite, en Europe, des féodaux belliqueux s'entre-déchirèrent pendant un millénaire, tandis que les musulmans arabes et turcs dominaient la méditerranée. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 163)
- Qui manifeste un goût pour la querelle; agressif, batailleur.
- Le parti socialiste allemand tira une force particulière de l'idée catastrophique que ses propagandistes répandaient partout et qui fut prise très au sérieux tant que les persécutions bismarckiennes maintinrent un esprit belliqueux dans les groupes. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VI, La moralité de la violence, 1908, page 307)
- À la suractivité ordinaire des rues de New York s’ajouta une fièvre belliqueuse. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 213 de l’édition de 1921)
- Une fois amené à l'état d'excitation belliqueuse, le crapaud réagit combativement en présence de tout objet qui se meut. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
- "Je m’inquiète qu'un professeur puisse […] bénéficier de sa liberté d’expression sans que l’université ne prenne acte de la nature des propos et se demande si cette conviction profonde, répétée et tellement belliqueuse du professeur ne risque pas de transparaître dans son enseignement", a déclaré M. Blanchet lors d’un point de presse. — (La Presse canadienne, Amir Attaran applaudi par un néo-démocrate, critiqué par les autres partis, radio-canada.ca, 23 mars 2021)
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goudronneux
?- Qui est de la nature du goudron.
- Des matières goudronneuses.
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onéreux
?- (Vieilli) (Littéraire) Pénible, difficile à supporter.
- Soyez sûre que les domestiques mettent toujours à contribution les bienfaits des maîtres ; qu’ils savent s’approprier de manière ou d’autre une partie de ce qu’on donne par leurs mains, et qu’ils exigent une reconnaissance très onéreuse de tout ce que le maître a fait gratuitement. — (Jean-Jacques Rousseau, Lettres morales [ou Lettres à Sophie], Lettre 6.)
- Qui implique une contrepartie financière, par opposition à gratuit.
- Un marché public étant toujours conclu à titre onéreux, les prestations doivent être effectuées en contrepartie d’un prix. — (DAJ, Le prix dans les marchés publics. Guide et recommandations. La formation et la variation des prix dans les marchés publics. Éléments juridiques et modalités pratiques. Version 1. Mars 2013. page 7.)
- (Par hyperbole) Qui impose des frais importants, qui est dispendieux.
- Condition onéreuse.
- Succession, tutelle onéreuse.
- Charge onéreuse.
- Cela lui est onéreux.
- Il n’a point voulu accepter ce don, ce legs, parce qu’il lui était onéreux.
- Le séjour dans cette ville est onéreux.
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épieux
?- Pluriel de épieu.
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généreux
?- Qui est de nature élevée, noble.
- Se montrer généreux.
- Âme généreuse.
- Si le loup est le plus fort, il déchire, il dévore sa proie ; le chien, au contraire, plus généreux, se contente de la victoire, et ne trouve pas que le corps d'un ennemi mort sente bon ; il l'abandonne pour servir de pâture aux corbeaux et même aux autres loups […]. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Le Loup », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 769.)
- Qui est l’indice d’une âme généreuse ; qui part d’une âme généreuse.
- C’était elle qui assumait dans la maison les travaux de l’homme que sa vieillesse lui eût rendus difficiles. Combien de ménagères auraient, d’elles-mêmes, pris cette initiative généreuse ! — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Offrir cinq cents flacons de vinaigre des quatre-voleurs comme produit désinfectant au bureau de bienfaisance du XIe arrondissement, c'est un acte généreux ; faire savoir qu'il provient de la maison Maille, Robillard, Segond et Cie, cela devient de la réclame […]. — (Ange-Pierre Leca, Et le choléra s'abattit sur Paris - 1832, Albin Michel, 1982, page 199)
- Qui est porté à donner plus qu’il n’est tenu de donner, ou à recevoir moins que ce qu’il a le droit de réclamer.
- Cheikh Gaafar se montra généreux pour la dot et les cadeaux. Il fit célébrer de belles fêtes pour le mariage. […]. Le village entier fut en liesse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Elle collectionne aussi toutes les plaques officielles des rues, et à chaque instant un généreux donateur arrive, apportant des panonceaux ou des affiches. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Mais les vivants aujourd'hui ne sont plus si généreux :Quand ils possèdent un mort ils le gardent pour eux. — (Georges Brassens, Les Funérailles d'antan, 1960)
- (Par extension) Qui produit beaucoup.
- Sol généreux, terre généreuse.
- Qui a du corps et qui réconforte.
- Vin généreux : Vin agréable, de bonne qualité.
- (Désuet) Qui est de bonne race, de race noble, qui a le sens de l’honneur. On ne retrouve plus cette acception que dans les expressions poétiques :
- Un lion généreux.
- Un généreux coursier.
- (Par métonymie) Présent en grandes quantités ; volumineux.
- Si Lanfear n’avait pas été là, Graendal serait à coup sûr passée pour un parangon de beauté. Vêtue d’une robe de soie verte au décolleté plongeant, elle arborait entre ses seins généreux un rubis de la taille d’un œuf, et une couronne incrustée de pierres précieuses reposait sur sa longue chevelure blonde. — (Robert Jordan, Les Feux du ciel, traduit par Jean-Claude Mallé, Bragelonne, 2013, ISBN 978-2-35294-664-9)
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bourbeux
?- Qui est plein de bourbe.
- Elle revit la ferme, la mare bourbeuse, son père en blouse sous les pommiers. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, Michel Lévy frères, Paris, 1857)
- Jean Blin n’est point un mauvais sujet, mais il aime à boire en compagnie et il lui est arrivé plus d’une fois d’attendre dans un fossé bourbeux l’aube du lundi. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 127)
- Nous recommençâmes à descendre dans le brouillard et le noir. D’autres chefs nous pressaient ; le terrain était inégal et bourbeux ; les chevaux se faisaient tirer. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 16)
- (Par extension) Sale, comme souillé de bourbe.
- La marquise mit à profit cette lâcheté soudaine et jeta avec adresse, en plein nez du gamin, son éponge humectée d’une eau malodorante et bourbeuse. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 60)
- (Par extension) Difficile, délicat, où on s’empêtre facilement.
- Je ne m’aventurerai pas sur ce terrain bourbeux, je craindrais qu’on se dispute.
- Il était tombé dans cet amour comme on tombe dans un trou bourbeux. — (Guy de Maupassant, La femme de Paul, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 232)
- L’impression qui se dégageait de cette prose comme à dessein bourbeuse, et qui tenait moins à son sens général mal appréciable qu’à l’ennui poli et compact qu’elle exprimait éloquemment, était qu’il s’agissait moins de m’aiguiller sur ce sujet précis que de se couvrir, par une allusion de pure forme, contre le risque encouru d’une omission. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
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myxoedémateux
?- Orthographe par contrainte typographique de myxœdémateux.
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saigneux
?- (Vieilli) Tâché de sang.
- je laisse pourtant aux cuisiniers , les andoüilliers saigneux, de cet animal, parce qu'étant secs ils ne valent pas mieux que le sang desseché au tems du rhut [...] — (Daniel Ludovic, Traité du bon choix des médicamens, Éd. A. Boudet, Lyon 1710)
- (Vieilli) Qui saigne.
- Comme un ours montagnard qui sur les rocs se traîne,Saigneux, frappé de mort, ils voudraient dévorer,Étouffer sous leurs brus, et broyer sur l'arène,Tout ce qui gît debout avant que d'expirer. — (Petrus Borel, Rhapsodies)
- Première Érinnye: (...) Allons, mes sœurs, mes sœurs les mouches, tirons les coupables du sommeil par notre chant. Chœur des Érinnyes: Bzz, bzz, bzz, bzz. Nous nous poserons sur ton cœur pourri comme des mouches sur une tartine, cœur pourri, cœur saigneux, cœur délectable. — (Sartre, Mouches, 1943, III, 1, page 88)
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jeu
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du djongor de Bourmataguil.
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aveu
?- Déclaration verbale ou écrite par laquelle on reconnaît avoir fait ou dit quelque chose.
- La culpabilité des sept instruments du crime, de Cibot, Lisieux, Grenier, Bruce, Horeau, Cabot, Minard, est évidente ; elle ressort des aveux de ceux d’entre eux qui sont sous la main de la justice, car Lisieux est mort pendant l’instruction, et Bruce est contumace. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)
- Les Lettres à l'Étrangère, […], ces lettres contiennent des aveux, voilés, il est vrai, des histoires obscures, sans doute, mais reconnaissables pour qui connaît un peu l'existence secrète de Balzac. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- (En particulier) (Droit) La reconnaissance que fait une partie du droit prétendu par son adversaire.
- L’aveu d’une dette. - Aveu judiciaire, extrajudiciaire.
- (Par extension) Témoignage qu’on rend de ce qu’un autre a dit ou fait.
- J’ai été, de l’aveu de tout le monde, le plus célèbre marchand de fromages à la crème dans Babylone, et j’ai été ruiné. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, 1748, chapitre XVII, Le pêcheur)
- Que deviendront les petites célébrités et qui restera dans le paysage ? Difficile à dire, de l’aveu même des directeurs de salles et responsables de festivals. — (Sandrine Blanchard, Pourquoi y a-t-il tant d’humoristes en France ?, Le Monde. Mis en ligne le 19 avril 2019)
- (Vieilli) Approbation, consentement, agrément qu’une personne supérieure donne à ce qu’un inférieur a fait ou a dessein de faire.
- Ne donne pas ton cœur sans ta main, dit Caroline à Modeste une heure avant sa mort, et surtout n’accueille aucun hommage sans l’aveu de notre mère ou de papa... — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Droit féodal) Acte qu’un vassal était obligé de donner à son seigneur et par lequel il avouait, reconnaissait tenir de lui tel ou tel héritage.
- Qui ne croirait, d'après cela, que ce devoir de grenouillage ne fût une obligation extrêmement répandue en Bretagne? Cependant, parmi les nombreux aveux de seigneuries bretonnes que j'ai eu occasion de lire, je n'en ai trouvé qu'un seul exemple, au profit de l'évêque de Saint-Brieuc. — (Arthur de La Borderie, Annuaire historique et archéologique de la Bretagne - année 1861, Rennes : Ganche & Paris : Durand, 1861, p.191)
- (Par extension) (Histoire) L’acte par lequel un seigneur avouait, reconnaissait quelqu’un pour vassal ou un vassal quelqu’un pour seigneur.
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ligamenteux
?- (Anatomie) Qui est de la nature des ligaments.
- (Botanique) Se dit des plantes dont les racines ou les tiges sont grosses et tordues en forme de cordage.
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pêcheux
?- (Pêche) Variante régionale de pêcheur.
- Ces discussions entre pêcheux et pétras, rien ne les arrête. — (Georges Coulonges, Les sabots de Paris, Presses de la Cité, 2003 ; édition utilisée : collection Pocket, 2005, page 230)
- On partait à heure normale, c’est-à-dire au petit jour, comme disent les pêcheux, bien qu’en vérité on fût alors dans une sorte d’obscurité grise qui fatiguait la volonté scrutatrice des yeux. — (Les Idées, volume 9, 1939, page 127)
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moyenâgeux
?- (Moyen Âge) Qui se rapporte au Moyen Âge, médiéval.
- L’ingéniosité des guerriers moyen-âgeux à se verser des huiles bouillantes sur la tête par le mâchicoulis. — (Barrès, Jard. Bérén., 1891, page 64)
- Elle parla une fois à Swann d’une amie qui l’avait invitée et chez qui tout était « de l’époque ». Mais Swann ne put arriver à lui faire dire quelle était cette époque. Pourtant, après avoir réfléchi, elle répondit que c’était « moyenâgeux ». Elle entendait par là qu’il y avait des boiseries. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 76)
- On maintiendra également scrupuleusement la distinction entre « médiéval(e) » et « moyenâgeux(se) », le premier renvoyant à ce qui relève proprement du Moyen Âge et sur quoi travaillent les spécialistes du Moyen Âge (les médiévistes), tandis que le second correspond systématiquement à un jugement de valeur, soit positif (telle « rue moyenâgeuse » signalée par un Office du Tourisme – bref du pittoresque), soit le plus souvent négatif (synonyme de barbare, inculte, tyrannique, anarchique). — (Joseph Morsel avec la collaboration de Christine Ducourtieux, L’Histoire (du Moyen Âge) est un sport de combat…, 2007)
- (Par hyperbole) (Péjoratif) Vieux, arriéré, obscurantiste ; relatif à des pratiques ou à des violences qui rappellent le pire du Moyen Âge.
- Pourtant, après avoir réfléchi, elle répondit que c’était « moyenâgeux ». Elle entendait par là qu’il y avait des boiseries. — (Proust, Swann, 1913, page 244)
- Drumont comptait sans doute sur la victoire du boulangisme pour faire triompher sa doctrine et imposer aux juifs une législation moyenâgeuse ? — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Au début, je le détestais avec sa fixette sur la mariologie, sa morale moyenâgeuse et ses prises de position rétrogrades sur la contraception. Et puis je suis tombée amoureuse de lui. — (Roland Brunnier, Rome Sweet Rome, Société des Écrivains, 2008, page 50)
- Ma dernière parole soit Quelques vers de maître François. Pardonnez-moi, Prince, si je Suis foutrement moyenâgeux. — (Georges Brassens, Le Moyenâgeux, album Supplique pour être enterré à la plage de Sète, 1966)
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officieux
?- (Vieilli) Qui est prompt à rendre de bons offices, serviable.
- On a souvent plus d'envie de passer pour officieux, que de réüssir dans les offices ; et souvent, on aime mieux pouvoir dire à ses amis qu'on a bien fait pour eux, que de bien faire en effet. — (Maximes et pensées diverses, par Madame de Sablé, Paris : chez Sébastien Mabre-Cramoisy, 1678)
- — Oui, Monsieur, oui, dit-elle, c’était une très-brave femme, bien propre, bien réveillée au travail, bonne ménagère, et très-bonne pour la vie.— Qu’entendez-vous par là ?— Bien officieuse à ses voisins, pas chétite comme sa sœur la grand’Gothe. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- (Par extension) Qualifie un mensonge dit pour faire plaisir à quelqu’un, ou pour lui rendre service sans nuire à personne.
- — J’ai vu rarement un si beau bal, disait monsieur de La Billardière, à qui un mensonge officieux ne coûtait rien. — (Honoré de Balzac, César Birotteau, 1837, chapitre I)
- Qui n’est pas officiel mais qui en remplit les fonctions ; qui est donné à titre de complaisance, en parlant de renseignements de source autorisée.
- Tu admets, ô Prospêtès, que, par le verbe et par la plume, je fasse profession d'amoralité. Que je me décrive comme un être ayant rompu avec la morale officielle ou la morale officieuse. — (Émile Armand, "Amoral", dans Les réfractaires, n° 2, février-mars 1914)
- Officiellement, le Vatican n’a plus d’« exorciste en chef » : le dernier en date, le célèbre père Gabriele Amorth, est décédé en septembre 2016. Depuis, le père Vincenzo Taraborelli, religieux carme et prêtre de cette église située à 200 mètres de la place Saint-Pierre, est pourtant considéré comme son successeur officieux. — (Bénédicte Lutaud, Ma journée avec l’exorciste du Vatican, Le Monde. Mis en ligne le 6 juin 2020)
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gueux
?- (Vieilli) ou (Ironique) Qui est indigent, nécessiteux.
- C’est une famille fort gueuse.
- (Sens figuré) (Architecture) Trop dénué d’ornements.
- Cette corniche est gueuse.
- (Vieilli) Qui n’a pas de quoi vivre selon son état, selon ses désirs.
- C’est un hobereau fort gueux.
- (Proverbial) Un avare est toujours gueux, un avare se refuse jusqu’au nécessaire.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.