Dictionnaire des rimes
Les rimes en : passons
Que signifie "passons" ?
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- Expression utilisée pour indiquer le fait de changer de sujet de discussion, de passer à autre chose.
- Ah… ça se discute… enfin, bon, passons ! — (Todd Phillips, Joker : Folie à deux, 2024)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "passons".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
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affectons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe affecter.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe affecter.
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prison
?- Endroit clos où sont enfermés les personnes condamnées à une peine de privation de liberté ou les prévenus en attente de jugement.
- Une insulte faite au baylon (syndic) est punie d’une amende de dix écus, et même de la prison, à la diligence du viguier ; le délinquant ne sortait de prison que sur l’intervention du syndic. — (Archives israélites de France, t. 4, 1843, page 685)
- Nos terroristes du quinzième et du seizième siècle ont été des moines. Les prisons monastiques furent toujours les plus cruelles. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, Préface de la 3e édition, page XVII)
- Tout s’est modernisé, et il y a de tout, sauf des gendarmes et des prisons, car le crime est encore inconnu. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La plupart de ces messieurs que tu vois là, autour de nous, s’enorgueillissent de casiers judiciaires confortables… Ils sortent de prison ou vont y entrer. Ce sont les risques du métier, Mais le métier a du bon. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 19-20)
- Il entre en prison pour vol de voiture et en sort pour bonne conduite. — (Michel Beaudry, Le vélo tricolore, Le Journal de Montréal, 29 mai 2021)
- (Par extension) Peine afflictive subie dans un tel lieu ; emprisonnement.
- Ces gens-là savent bien qu’ils sont exposés à des dommages-intérêts et même à la prison ; mais que leur importe ? ils ont changé d’habit, donné un faux nom et une fausse adresse et par-dessus tout ils sont insolvables. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- Un travail conduit démocratiquement serait réglementé par des arrêtés, surveillé par une police et soumis à la sanction de tribunaux distribuant des amendes ou de la prison. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 347)
- Un jour, il « chroniqua » si fort que le Parquet lui réclama des comptes. Traduit en justice pour avoir injurié les « armées de terre et de mer » et prêché la guerre civile, il s’en tira avec deux mois de prison et quelques francs d’amende. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, pages 28-29)
- (Sens figuré) Ce qui tient enfermé quelqu’un ou quelque chose.
- La chrysalide est sortie de sa prison pour se transformer en papillon.
- (Sens figuré) (Par hyperbole) Lieu sombre et triste.
- Cette maison est une prison.
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aboulons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abouler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abouler.
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acétifions
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acétifier.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acétifier.
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actualisons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe actualiser.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe actualiser.
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accroupirons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe accroupir.
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délivrons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif de délivrer.
- Première personne du pluriel de l’impératif de délivrer.
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moisson
?- Récolte des blés et autres céréales.
- La moisson de l'orge a lieu aux premiers jours de mai, celle du blé dans la seconde quinzaine de ce mois, celle du maïs au commencement de juin, et celle des légumineuses un peu plus tard. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 220)
- (Par extension) Emblavure de céréales.
- Le spectre biologique de l'association des moissons siliceuses accuse une proportion très élevée de Thérophytes ; […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 29)
- Temps de la récolte.
- La moisson approche.
- À l’automne le paresseux ne laboure pas,à la moisson il cherche, et… rien ! — (Proverbes XX, 4, traduction Émile Osty)
- (Sens figuré) Fruit d'un travail, ce qui est récolté.
- Ce savant a fait une riche moisson dans les archives publiques, il y a recueilli des matériaux précieux.
- Cette quêteuse a fait une abondante moisson, sa quête a produit beaucoup d’argent.
- Une moisson de lauriers, beaucoup de succès, un grand nombre de victoires.
- (Religion) Se dit en parlant de la conversion des âmes.
- Ce missionnaire a fait, dans l’Inde, une grande moisson.
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accroupissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de accroupir.
- Première personne du pluriel de l’impératif de accroupir.
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déception
?- Fait d’être déçu ou de subir une situation inférieure à ses attentes.
- Après une lutte qui eut ses déceptions et ses découragements, la nature fut vaincue, les animaux nuisibles détruits ; et l’on vit naître cette zône fertile du littoral qu’on nomme encore la ceinture dorée de la Bretagne. — (Jules Henri Geslin de Bourgogne et A. de Barthélemy, Anciens évêchés de Bretagne : histoire et monuments, volume 3, partie 1, 1864, page VII)
- De toute manière, attendre trop de l’immigration, pour remédier à notre faiblesse démographique, serait nous exposer à des déceptions. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Pour Pavlov le chemin de la vie fut jonché d’épines, plein d’amertume, de déceptions et de luttes acharnées… — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953, page 4)
- (Militaire) Ensemble des mesures visant à tromper l’adversaire et à le faire réagir de façon préjudiciable à ses propres intérêts.
- Lors de sa première audition à l’Assemblée nationale, le général Thierry Burkhard, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] a estimé qu’il fallait « continuer à investir de nouveaux champs », comme le « cyber, la déception, la résistance à la désinformation » tout en assurant une « meilleure prise en compte de l’influence. » — (site opex360.com, 5 décembre 2019)
- Selon moi, il s’agit d’une opération de déception de l’armée russe, soit une manœuvre tactique qui a pour but de tromper l’ennemi afin d’en mener une autre en parallèle de manière plus discrète. — (Dominique Trinquand, Marie Pouzadoux, Accusations de « bombe sale » : « Moscou tente de masquer la défaite majeure que son armée essuie dans le sud de l’Ukraine », Le Monde. Mis en ligne le 24 octobre 2022)
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abloquons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abloquer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abloquer.
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accourront
?- Troisième personne du pluriel du futur de accourir.
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domination
?- Action de dominer par la puissance ou l’autorité. — Note : Il se dit tant au propre qu’au figuré.
- D’origine berbère ou carthaginoise, elle passa successivement sous la domination romaine, vandale, byzantine et arabe. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 145)
- Dès qu’on le regarde mieux, on retrouve vite chez lui la tare habsbourgeoise qui, comme la lèvre proéminente de la famille se transmet de génération en génération : l’orgueil impérial, la volonté implacable de domination et le fanatisme de l’Allemagne. — (Ernest Denis, La Question d’Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, page 60)
- Encore plus que les armes, la force physique et les lois, l’idéologie assure la domination notamment en s’assurant la complicité forcée des dominés. — (Katherine Roussos, Décoloniser l'imaginaire, L'Harmattan, 2007, page 74)
- Dans cette structure bureaucratique, voire bureaupathologique (Thompson, 1969), la domination de la rationalité légale fait primer le formalisme juridique sur le contenu des productions ou services, autrement dit, systématiquement la forme sur le fond. — (Christophe Bounamous, « La pratique de la psychodynamique du travail en institution, entre domination et résistance », dans Travailler 2019/1, n° 41, pages 97 à 109)
- (Spécialement) (Sexualité) Jeu où un partenaire domine l’autre.
- D'ordinaire, les donjuans, êtres de vanité, êtres de chair et de sang, n'ont pas conscience de grand chose, de sorte qu'ils ne connaissent même point toute l'étendue de leur bonheur ou de leur domination. — (Louis Bertrand, Une destinée, tome 5 : Mes années d'apprentissage, Paris : chez Arthème Fayard, 1938, page 206)
- (Au pluriel) (Religion) Un des ordres de la hiérarchie des anges.
- Je sais que vous gardez une place au PoèteDans les rangs bienheureux des saintes Légions,Et que vous l'invitez à l'éternelle fête,Des Trônes, des Vertus, des Dominations. — (Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857, extrait du poème Bénédiction)
- Voici comment s'exprime saint Grégoire le Biglosse : « Nous reconnaissons neuf degrés ou ordres d’Anges, parce que la Parole de Dieu rend témoignage des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. — (Macaire, Théologie dogmatique orthodoxe, tome 1, traduit du russe par un russe, Paris : chez Joël Cherbuliez, 1859, page 484)
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brouillon
?- Premier jet de ce qu’on écrit d’abord sur le papier pour le mettre ensuite au net.
- En plus de sa machine arithmétique, la première contribution importante de Leibniz aurait été, aux yeux de Huygens, la quadrature arithmétique du cercle, dont Leibniz avait rédigé le premier brouillon en octobre 1674. — (Javier Echeverría, en préface de : Gottfried Wilhelm Leibniz, La caractéristique géométrique, Vrin, 1995, p.27)
- Un cahier de brouillons.
- Au contraire on ne saurait assez louer plusieurs nobles esprits, qui se sont essayez à nettoyer la Géographie, de toutes erreurs, & rapporter l'ancienne à la Moderne: l'honneur desquels m'est tant recommandable, que pour faire honte aux Brouillons, je suis content mettre ici les meilleurs & les plus assurées cartes, qui se trouvent pour le jour d'huy. — (Plantz, pourtraitz et descriptions de plusieurs villes et forteresses tant de l'Europe, Asie et Afrique que des Indes et terres neuves, leurs fondations, antiquitez et manières de vivre ... le tout mis en ordre, région par région, Antoine Du Pinet, Lyon, 1564)
- Le papier même sur lequel on a écrit le brouillon.
- Les deux officiers avaient trouvé plusieurs clés USB, ainsi que trois disques durs externes et des brouillons de formules mathématiques, certainement le fruit des recherches du défunt chercheur. — (Mirabelle C. Vomscheid, Meurtres à la Pépinière, BoD/Books on Demand, 2014, chap. 20)
- (Comptabilité) Brouillard.
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abolition
?- Action d’abolir.
- Du 2 Frimaire, l'an 2 de la République. Sur la déclaration unanime du jury, portant : 1°. Qu'il n'est pas constant qu'il ait été tenu dans la ville de Brienon-sur-Armançon, département de l'Yonne, lors de la promulgation du décret portant abolition de la royauté, des propos tendant à provoquer l’avilissement de la représentation nationale et le rétablissement de la royauté. — (Bulletin du Tribunal criminel révolutionnaire, n° 98, Paris : imprimerie Clément, an II, p. 392)
- […] mais il nous semble qu'au moment où l'on se préoccupe de l'abolition de la peine de mort, une pareille dissertation n'était pas oiseuse. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- La Commune décréta le 29 mars l'abolition de la conscription et l'enrôlement dans la garde nationale de tous les citoyens valides ; […]. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
- Pays pauvre qui ne vit que de l'aide humanitaire, notamment française, la Mauritanie reste l'un des bastions les plus réfractaires à l'abolition de l'esclavage. — (Zineb El Rhazoui, Mauritanie : esclaves contre dieux et maîtres, Charlie Hebdo, 7 janvier 2015)
- (Par extension) Arrêt, cessation.
- L’abolition des fonctions du cerveau. - Abolition de la volonté.
- (Histoire) Pardon, amnistie que le prince accordait d’autorité absolue pour un crime qui, par les ordonnances, n’était pas rémissible.
- Lettres d’abolition.
- Le Parlement a entériné son abolition.
- Il [Louis XIII] envoya des abolitions aux criminels, fit ouvrir les prisons, permit aux exilés leur retour, et fit tout ce qui était nécessaire pour persuader à ses peuples que les cruautés passées n'avaient pas été faites par lui. — (Madame de Motteville, Mémoires, première partie, dans : Nouvelle collection des mémoires pour servir à l'histoire de France, deuxième série, tome X ; chez l'éditeur du commentaire analytique du Code civil, Paris, 1838, page 42)
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abstrairons
?- Première personne du pluriel du futur de abstraire.
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répond
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de répondre.
- Déjà quand j’étais petit garçon, répond Siméon, j’épatais mes parents en composant des itinéraires dans le jardin pour mes modèles réduits de voitures. — (Jacques Bens, Lente sortie de l’ombre, Stock, 1998, page 148)
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accrochons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accrocher.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accrocher.
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abrutiront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe abrutir.
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accoutrons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accoutrer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accoutrer.
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abomination
?- Horreur, dégoût qu’on ressent pour une personne ou une chose.
- [...] l'une prétendait qu'il ne fallait jamais entrer dans le temple de Mithra que du pied gauche ; l'autre avait cette coutume en abomination et n'entrait jamais que du pied droit. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, VII. Les disputes et les audiences, 1748)
- Il est en abomination à tous les gens de bien.
- Ce qui est l’objet de l’abomination.
- Ce méchant homme est l’abomination de tout le monde.
- Action, objet abominable. — Note : Dans ce sens, il peut s’employer au pluriel.
- Ce crime est une des plus grandes abominations qu’on puisse imaginer.
- Cependant, le caractère vraiment ornemental et architectural des armoiries, qui ne tolérait pas une représentation des objets sous leur forme parfaitement naturelle, se conserva […] jusqu’au milieu du 16e [siècle]. Depuis, les bonnes traditions allèrent s’affaiblissant, jusqu’au 19e qui a été témoin de la décadence complète de cet art vénérable, dont il semble qu’on eût oublié même les principes les plus élémentaires. […] Nous en passons, et des meilleurs : abominations héraldiques, de force à faire tomber à la renverse tous les hérauts des âges chevaleresques. — (Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : précédé d’un Dictionnaire des termes du blason, tome 1 (A–K), G. B. van Goor Zonen, Gouda, 1884)
- Quel soulagement, le beau matin où elle enterrerait ce témoin gênant du passé, ce spectre de l’attente et de l’expiation, qui évoquait, vivantes les abominations de la famille ! — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre IX)
- Elles refusèrent d’ouvrir, et comme il leur représentait l’abomination de leur vie, elles lui lâchèrent sur la tête une potée d’eau de vaisselle avec le pot, dont il eut le crâne fêlé. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- J’ignorais […] quelles abominations pouvaient s’y perpétrer et jusqu’où se dégradaient les sentiments les plus sacrés.— (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
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adjectivons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjectiver.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjectiver.
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forgeron
?- Ouvrier qui travaille le fer au marteau, après l’avoir fait chauffer à la forge. Il se dit principalement de ceux qui font les gros ouvrages de fer, comme barres, ancres, chaînes, instruments aratoires, etc.
- Le forgeron qui doit battre le fer a la partie supérieure de son corps et les muscles des bras très-développés. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- À 10 heures j’avais trouvé un calfat, un charpentier et un forgeron, et les réparations commençaient. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- […] : les docteurs du Talmud ne donnaient-ils pas eux-mêmes l’exemple en exerçant, pour assurer leur gagne-pain, les métiers les plus humbles, tels que forgeron, ou savetier, ou fabricant d’épingles, etc. ? — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le forgeron, qui est aussi maréchal-ferrant, est un homme respecté du village. Il ferre les chevaux, répare les armures du seigneur. Il sait aussi redresser une faux ou fabriquer un soc de charrue, ces outils de fer si précieux. — (Coppin, Brigitte, À la découverte du Moyen Âge, Père Castor Flammarion, 1998)
- Jean Robin (Ad. Sénégal) fut ainsi dépanné un jour par un forgeron maure (un mallem) « qui, alors que je me trouvais en panne dans un village de brousse, parce que la camionnette à gazogène (c'était pendant la guerre) avait un cylindre fendu, le répara à l'aide d'un morceau de théière en étain […]. » — (Bernard Viollier, Les conditions d'exercice du métier, dans La France d'outre-mer (1930-1960), sous la direction de Jean Clauzel, Karthala Éditions, 2003, page 96)
- (Héraldique) Meuble représentant un personnage exerçant le métier du même nom dans les armoiries. À rapprocher de batteur en grange, bûcheron, faucheur, meunier et vigneron.
- De gueules au deux forgerons affrontés martelant avec leur dextre une pièce métallique tenue par une tenaille avec leur senestre sur une enclume, le tout d’argent posé sur une terrasse en fasce du même mouvant des flancs, à la bordure d’or, qui est de la commune de Naintré de la Vienne → voir illustration « armoiries avec 2 forgerons »
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marron
?- Fruit rond comestible de certains châtaigniers, plus gros qu’une châtaigne ordinaire, de couleur brune.
- Chaud là, les marrons, chaud ! — (Ernest Grenet-Dancourt, Monologues comiques et dramatiques, Librairie Ollendorf, 1883, page 157)
- Quoique la châtaigne et le marron soient de la même espèce, on préfère le marron, parce qu’il est plus gros et plus sucré. — (Balthazar Georges Sage, Supplément aux institutions de physique, 1812, page 46 → lire en ligne)
- Sur le trottoir, un type en passe-montagne vendait des marrons chauds. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 152)
- Nous achetions des marrons pour nous chauffer les doigts dans la poche de nos pèlerines. — (Alexandre Vialatte, Fred et Bérénice, Le Rocher, 2007, page 124)
- Devant l’Uniprix t’avais l’hiver un marchand de marrons chauds, qui te les grillait juste devant toi dans une grande bassine en tôle avec des trous partout dans le fond et de la braise en dessous. — (Alain René Poirier, Souvenirs mélangés d’un Parisien malgré lui, 2017, page 178)
- Avec le succès de son entreprise, M. Chestnut décide de se développer et d’acheter le fonds de commerce de son confrère M. Marron, qui vend des marrons chauds au parc Montsouris. — (André Lévy-Lang, L’Argent, la finance et le risque, 2006, page 126)
- Le scientifique appelle marron le fruit du châtaignier qui ne possède qu’une amande sous le tégument coriace et châtaigne celui qui en possède plusieurs séparés par le tan. L’industriel et le commerçant … auraient tendance à élargir la notion de marron à toutes les châtaignes un peu grosses et dodues. Quant au gastronome, … de la purée ou de la crème de marron, … châtaigne blanchie, … on parle de boudins aux châtaignes et de dinde aux marrons ! — (Robert Bourdu, Le châtaignier, 1996, Actes Sud, Le nom de l’arbre, page 21)
- (Par analogie) Brun, couleur du fruit mûr. #a04000 #602000 #402000 Voir la note sur les accords grammaticaux des noms de couleurs employés comme noms ou adjectifs.
- C’était le papier marron qui avait toujours régné chez les miens : « Votre grand-mère adore le marron. » — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 135)
- Le marron est issu du mélange des trois couleurs primaires. Les nuances de marron sont donc infinies selon la proportion de ces trois couleurs, plus le noir et le blanc pour la désaturation. — (Allan Carrasco, Le Grand Livre de la Peinture sur Figurines, 2007, page 46)
- Le choix de la couleur divise la population : le vert ne plaît pas, le marron est jugé fade, le jaune trop voyant et le noir salissant. — (Benigno Cacérès, Le bourg de nos vacances, 1970)
- Malartic et Lampourde, dont l’attention était éveillée, aperçurent un homme de moyenne taille, mais singulièrement alerte et vigoureux, hâlé de visage comme un More d’Espagne, les cheveux noués d’un mouchoir, vêtu d’un caban de couleur marron qui en s’entr’ouvrant permettait de voir un justaucorps de buffle et des chausses brunes ornées sur la couture d’un rang de boutons de cuivre en forme de grelots. — (Théophile Gautier, Le Capitaine Fracasse, 1863, pages 111-112)
- (Sens figuré) (Populaire) Coup de poing, châtaigne, gnon.
- Il s’était trouvé un cloporte pour le dénoncer, le directeur ne voulait pas d’ennuis et, manque de bol, ça avait déclenché un foin du tonnerre de Zeus vu qu’il lui avait mis un marron dans la gueule, au cloporte, un putain de marron… Les cloportes, c’est tout ce que ça mérite… L’Abbé avait bien fait, considérait Baudelaire. — (Françoise Guyon, Le diable bat sa femme et marie sa fille, 2010, page 32)
- Y m’a filé une beigne,j’y ai filé un marron,m’a filé une châtaigne,j’y ai filé mon blouson. — (Renaud, Laisse béton, 1977)
- — Quand on a reçu un marron, on fait l’mort. — (Léon Frapié, Réalisme, dans Les contes de la maternelle, Éditions Self, 1945, page 131)
- (Botanique) Marron d’Inde, graine non comestible du marronnier d’Inde.
- En 1825 , M. Vergnaud-Romagnési, dans ses travaux sur le marron d’Inde, dit que les marrons les plus avantageux rapportent 30 pour 100 de leur poids en belle fécule. — (Adolphe Thibierge et Dr Remilly, De l’amidon du marron d’Inde, ou des fécules amylacées des végétaux non-alimentaires, 1857, pages 101-102)
- Au fond une vingtaine de marronniers lâchaient comme des bombes leurs bogues piquantes sur la tête des enfants. Ceux-ci nous apportaient en cadeau des dizaines de marrons bien lustrés dont nous ne savions que faire. — (José Herbert, L’instituteur impertinent : Récit de vie, 2016)
- Quant au fruit à venir, le marron, c’est un excellent vasoconstricteur, base appréciée de médicaments pour traiter varices et hémorroïdes. — (Bernard Boullard, Plantes et arbres remarquables des rues, squares et jardins de Rouen, 2006 → lire en ligne)
- (Pyrotechnie) Pétard dont la détonation évoque l’éclatement d’une châtaigne sur le feu.
- Le tir de deux marrons d’air qui ont éclaté à 300 ou 350 mètres de hauteur a fait dans le nuage une large échancrure à travers laquelle apparut le ciel bleu ; deux autres marrons divisèrent le nuage en deux parties, qui prirent la direction des forces composant la résultante suivant laquelle se dirigeait sa masse. — (Congrès international de défense contre la grêle, Troisième Congrès international de défense contre la grêle et Congrès de l'hybridation de la vigne, 1902, tome 1, page 306)
- Peu d’instans après, le marron éclate en donnant une détonation sourde, et le glaçon se trouve brisé en morceaux assez petits pour passer sous les ponts ou dans les canaux d’une usine, sans causer aucun dommage. — (Bulletin des sciences technologiques, 1829, tome 12, page 363 → lire en ligne)
- Jeton servant à contrôler la présence d’une personne à son poste. Notamment en usage dans les mines, les casiers où ils se rangeaient se nommaient marronniers.
- Les marrons sont entre les mains des factionnaires : les rondiers les trouvent en faisant leur ronde et les déposent ensuite dans la boîte à marrons, dont le contenu est vérifié le matin par le capitaine d’armes. — (Robert de Parfouru, Manuel du marin, 1911, page 86)
- Un surveillant de ronde, qui inspectait le dortoir d’en bas du bâtiment-neuf, au moment de mettre son marron dans la boîte à marrons, − c’est le moyen qu’on employait pour s’assurer que les surveillants faisaient exactement leur service ; toutes les heures un marron devait tomber dans toutes les boîtes clouées aux portes des dortoirs. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- (Populaire) Tête.
- Il a reçu un coup sur le marron.
- (Technique) Grumeau de farine se formant dans la pâte à pain lors du pétrissage.
- Marron, grumeau dans la pâte mal pétrie. — (Prudence Boissière, Dictionnaire analogique de la langue française, 1862, page 1080)
- (Technique) Peloton coagulé dans une table de plomb mal fondue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- MARRON […] Sorte de grumeau qui reste dans le plomb mal fondu. — (Pierre Larrouse, Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, 1873, tome 10, page 1247)
- (Technique) Noyau non calciné d’une pierre passée au four à chaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marbrerie) Partie très dure incluse dans le marbre et nuisant à son polissage.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Plâtrerie) Grumeau dans le plâtre.
- Cette gâchée est pleine de marrons !
- (Coiffure) Grosse boucle de cheveux ronde et nouée avec un ruban.
- Étienne de Jouy, le célèbre librettiste d’opéra, s’étonne en arrivant chez un ami pour dîner d’y trouver le père de celui-ci en habit de droguet à fleurs avec une perruque à marrons, son ami vêtu d’un habit français, sa femme en grande robe à la Médicis, tenant sur son bras un châle indien ; sa fille est vêtue à la grecque, son fils aîné à l’anglaise et les petits en mameluks. — (Patrick Barbier, À l’Opéra au temps de Balzac et Rossini, 2003 → lire en ligne)
- Le costume des juges peut paraître grotesque à un étranger : non que leur robe rouge doublée de satin blanc et leur rochet d’hermine n’aient de l’éclat et de la dignité ; mais ils sont affublés d’une perruque à marrons et à petite queue retroussée en plusieurs nœuds, poudrée plus ou moins également, et jetée au hasard de travers sur leurs cheveux, qu’elle ne cache pas en entier et qui déborde de toutes parts. — (Basile-Joseph Ducos, Itinéraire et souvenirs d’Angleterre et d’Écosse, 1834, page 34)
- (Ichtyologie) Petit poisson méditerranéen de la famille des pomacentridés, aplati latéralement (Chromis chromis)[17].
- Le Marron, ſelon Willughby, eſt un petit poiſſon qui n’a qu’environ quatre pouces de longueur, ſur une épaiſſeur aſſez conſidérable. — (Encyclopédie méthodique, Histoire naturelle, 1787, tome 3, page 247 → lire en ligne)
- Le marron a la chair fade et pleine d’arêtes.
- (Cinéma) Copie intermédiaire d’un film permettant de travailler sur une copie sans abîmer l’original.
- La première étape de la restauration a donc consisté à tirer un nouveau marron image à partir du négatif original et de rajouter les éléments manquants grâce à ce safety. — (Béatrice Valbin-Constant, Camille Blot-Wellens, Restauration du film « Donne-moi tes yeux » de Sacha Guitry, 3 décembre 2007, www.cinematheque.fr)
- Lettres et chiffres découpés en à jour dans une feuille de métal, destiné à être utilisé en tant que pochoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Désuet) (Alpes) (Lanslebourg-Mont-Cenis) Porteur savoyard dans les Alpes, guide de montagne, en particulier en Maurienne au Mont-Cenis.
- Du Passeur au Guide. Alors, et alors seulement, les marrons de Novalaise prennent une autre figure, à l’image de la montagne. On voit ses marrons l’aider, lui expliquer ce qu’on trouve en montagne […]. — (Renaud de Bellefon, Histoire des Guides de Montagne : Alpes et Pyrénées, 1760-1980, 2003, page 123)
- Apparut alors, disent les textes, quoddam genus hominum qui « marrones » vocantur (une sorte d’homme qu’on appelait marrons). On relève marones, marronai, marronnes, marucci, mazanes, et, en Val d’Aoste plus particulièrement, celle de marronniers. Leur clientèle était faite de grands personnages : diplomates, ambassadeurs, parfois de papes, d’ecclésiastiques […]. — (Nicolas Giudici, La philosophie du Mont-blanc, 2003, Literary Collections)
- On les appelle ordinairement Marrons. Ils sont divisés en plusieurs bandes et ont des petites chaises qu’ils portent tousjours à la main Quand la neige ni y est pas assez forte ni assez gelée, ils portent sur ces chaises les voyageurs, mais quand le froid a rendu la neige bien dur, et ils accommodent leurs chaises de façon, qu’ils ne portent a plus les voyageurs, mais les font glisser sur la neige avec tant de vitesse, particulièrement à la descente du Mont-Cenis, qu’à peine les peut on suivre des yeux. — (Guido Bentivoglio, 1713, Mémoires du Cardinal Bentivoglio, page 39)
- (Argot) Bagarre, baston, rixe.
- Prens toutes tes Baioffes [armes à feu], car il pourra bien y avoir du marron. — (Louis Ansiaume, Glossaire argotique des mots employés au bagne de Brest, 1821)
- (Argot) Testicule.
- À ce moment précis, j’ai dû vraiment agacer les abeilles car, à peine avais-je grimpé un iota de plus que BEEUUINZZZ BZZZZZ, toute une brigade ou compagnie m’attaqua, et vas-y que je te pique de la tête aux pieds, partout, semblait-il, avec un acharnement particulier sur mes fesses, ma saucisse beige et mes deux marrons couleur foncée ! — (Saer Maty Ba, Le serment du maître ignorant, 2020)
- (Cameroun) Beignet à base de farine de manioc ou de maïs.
- Kanga, achète-moi des marrons !
- Dans le calendrier républicain, nom du 29e jour du mois de fructidor[18].
- Dans le calendrier républicain c’était le 29e jour dans le mois de fructidor, le jour du marron. — (Jean Mayet, 365 jours ou Les Éphémérides allant du XVIe au XXe siècle, 2013, page 500 → lire en ligne)
-
adultération
?- Action d’adultérer.
- Aujourd’hui, cette frelaterie des produits, cette adultération criminelle a gagné le commerce intérieur et le commerce des choses les plus nécessaires à la vie. — (Honoré de Balzac, Portraits et critique littéraire : La Chine et les Chinois, IV, 1842, in Œuvres complètes, tome XXII, Calmann Lévy, Paris, 1879, p. 354)
- Le mouillage est une véritable adultération du lait, car non seulement il diminue ses qualités nutritives, mais il introduit directement dans un aliment populaire les germes morbides que peuvent contenir les eaux de toute provenance employées par les falsificateurs. — (Laboratoire municipal de Paris : « Falsification du lait », dans Cosmos : revue des sciences et de leurs applications, Paris , nouvelle série : n° 13, 34e année, 27 avril 1885, p. 367)
- Actuellement, il n’existe aucun moyen absolu de déterminer quantitativement l’adultération. — (Association laitière française, Revue laitière française : nos 217 à 227, 1965)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.