Dictionnaire des rimes
Les rimes en : passer
Que signifie "passer" ?
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- Aller d’un lieu à un autre, traverser un espace.
- Tout en causant, Alain et lui avaient passé le grand bras de la Seine, traversé la Cité et enfilé le pont Saint-Michel, au bout duquel commence le quartier Latin. — (Fortuné du Boisgobey, Double-Blanc, Paris : chez Plon & Nourrit, 1889, p. 199)
- Le roi Charles IX avait invité à goûter avec lui, en petit comité, Henri de Navarre et le duc de Guise. Puis, la collation terminée, il avait passé avec eux dans sa chambre. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, C. Lévy, 1886)
- Il vente très fort, des goélands passent, emportés par la tempête, et essaient vainement de remonter le vent. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Mais à Château-Landon il était possible de gagner directement La Chapelle-la-Reine sans traverser Nemours, vraisemblablement en passant par Verteau et Maison-Rouge. — (Bulletin philologique et historique (jusqu'à 1715), Comité des travaux historiques et scientifiques, Imprimerie nationale, 1961, page 137)
- Changer de nature, de qualité, d’état.
- Les habitants des villas et des pavillons environnants passèrent rapidement de la curiosité malveillante à l’agression. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 235 de l’édition de 1921)
- Le changement des conditions objectives de la lutte, qui imposait la nécessité de passer de la grève à l’insurrection, fut ressenti par le prolétariat bien avant que par ses dirigeants. — (Lénine, Rapport sur la Révolution de 1905, traduit du russe (Pravda du 22 janvier 1925), Moscou : Éditions du Progrès, 1966, page 6)
- Ensuite c'est à chacun de voir en quoi cela l'intéresse, le concerne, lui parle. Il n'y a strictement aucune prétention comminatoire du genre : si vous ne passez pas par là, vous êtes fichu. — (Jacqueline Legaut, La psychanalyse, l'air de rien, éd. Eres, 2012)
- Traverser en subissant.
- Cette torture par laquelle vous venez de passer, vous me l'avez fait subir, il y a une heure à peine : il était juste que vous fissiez connaissance avec elle. — (Urbain Olivier, Le manoir du Vieux-Clos, chap. 32, Lausanne : chez Georges Bridel, 1864, page 320)
- Aller chez quelqu’un, visiter, rendre visite.
- Je passerai chez vous ce soir en allant au théâtre.
- Je passerai par chez vous,
- Vous ne passez pas par un assureur, c'est bien ça ? — (Sous-titres Breaking Bad)
- Tout ce qui concerne la fille passe par moi, d'accord ? — (Sous-titres Jurassic World Dominion, 45:10)
- Mourir, expirer.
- — Vous le trouverez mort peut-être : il peut passer comme un poulet. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Duchignon, Saute-Cadet va passer, Tulupin est à la mort… Cours chercher un médecin… — (Eugène Sue, M. Duchignon, ou la religion! la famille! la propriété !, dans Les Veillées du Peuple, no 2, mars 1850, page 84)
- Voilà un pauvre diable bien avarié, pourvu qu’avant de passer il puisse me dire quels sont ceux qui l’ont mis dans cet état. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
- La Bonne-Sœur avec un air de componction dit qu’« elle venait de passer ». En même temps, le glas de Saint-Léonard redoublait. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- Ce fut un peu avant Pâques que le père Corbier mourut. Un soir, au moment de se coucher, il se sentit malade ; tout de suite il perdit connaissance et le lendemain matin, au chant du coq, il passa. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- — Je crois bien que ma pauvre femme est en train de passer. — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 56, Robert Laffont, 1968)
- — Ça sert à rien de pleurer… On est tous pour y passer un jour ou l’autre. — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 57, Robert Laffont, 1968)
- Traverser l’esprit.
- Et ce que la cité contient de plus augusteEn figures de banque, avec leur front plissé,Où l’on voit que la veille un total a passé. — (Casimir Delavigne, Les Enfants d’Édouard, acte I, scène 5)
- Être examiné ; être évalué ; être jugé.
- Deux jours après, je passai devant le conseil de guerre, qui, après plaidoirie d’un avoué allemand, me condamna à mort pour espionnage. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, page 31)
- 29 juillet 1940 – Le doyen a refusé. Du fond de ses soixante-dix années, que représente pour lui une année de jeunesse ? Pffuitt… « Vous passerez l’année prochaine, mademoiselle, il y a des choses plus graves ! » Vous aussi, vous passerez, monsieur le Doyen, et je vous souhaite de trouver qu’il y a des choses plus graves ! — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 51)
- Être élu, être voté.
- C'était une élection toute politique. M. d'Haussonville passa au premier tour de scrutin, au nez et à la barbe du parti impérialiste, qui n'avait trouvé personne à lui opposer. — (Léon Séché, Le Cénacle de Joseph Delorme : 1827-1830: Victor Hugo et les poètes, Ligaran, 2015)
- La loi a passé.
- Être reçu, être admis à un emploi, un grade, à un examen, un test, un cours.
- Il est passé sous-chef.
- Il a passé capitaine.
- Les questions étaient difficiles, je ne suis pas certain de passer.
- Être reçu par l’usage ; avoir cours.
- Végétaux n'ayant ni stémones, ni carpelles proprement dits, et, par suite, sans embryons, sans cotylédons. On continuera à les appeler cryptogames, nom donné par Linné, qui n'est pas rigoureusement exact ; mais qui est passé dans l'usage. — (Docteur Écorchard, Synopsis de la Flore des environs de Paris et des départements maritimes du nord-ouest et du sud-ouest de la France, Paris : La Maison rustique, 1878)
- Cet enthousiasme est tellement passé dans la tradition, dans le cérémonial de l’arrivée, que les chevaux s’arrêtent spontanément, comme à un relais de poste, […]. — (Alphonse Daudet, Numa Roumestan, chap. 1 : Aux arènes, Paris : chez Charpentier, 1881, p. 3)
- Cette monnaie ne passe plus.
- Cette chose a passé, est passée en proverbe, en usage, en coutume, en force de loi, en force de chose jugée.
- S’introduire ou se glisser, en parlant des choses.
- Ce mot a passé dans notre langue, est passé de l’italien dans le français. — Une glose qui a passé dans le texte.
- (Transitif) Enfiler sur le corps, en parlant d'un vêtement.
- Préviens ta femme de ton arrivée. Ça me laissera le temps de passer tranquillement mon froc et de ne pas enfiler, dans la précipitation, mon slip à l'envers. — (Florentino Dos Santos, Les Cocus : Ces innocentes victimes des feux de l'amour… charnel, Éditions Le Manuscrit, 2003, page 58)
- — Et il n’est pas question que vous dormiez avec moi, répliqua Margie depuis le dressing, où elle passait sa chemise de nuit. — (Maureen Child, Un parfum de mensonge, traduit de l'anglais, Éditions Harlequin, 2009, chapitre 4)
- Être supportable, suffisant.
- Et ce n'était plus tant ce qu'il considérait comme des élucubrations qui l'énervaient, mais qu'elle jouât la carte de la tendresse pour tenter de le ramener à de meilleurs sentiments, ça ne passait pas. Elle ne tarderait pas à s'en apercevoir... — (Jean-Claude Lanoizelez, Un soir en hiver, Éditions Publibook, 2016, page 151)
- Ce vin n’est pas mauvais, il peut passer.
- Le devoir de cet élève n’est pas très bon, mais il peut passer.
- Faire une transition d’un sujet à l’autre.
- Passons à autre chose.
- Agustina accoucha seule au-delà des faubourgs de Cádiz, Andalucía, berceau de ce mythe, près du cap de Trafalgar où cet hijo de puta de Nelson mit la pâtée à la flotte franco-espagnole — ce qui n'a rien à voir avec notre histoire, passons. — (François Coupry, L'œil du gitan: roman, Éditions du Rocher, 2000, page 10)
- Passons au second point.
- (Jeux, Poker) Ne pas jouer, lorsque son tour vient.
- — C’est à ton tour.— Je passe.
- Déborder la place où elles devraient être, en parlant des parties de vêtements.
- Sa jupe passe sous son manteau.
- Changer de main ; transmettre de l’un à l’autre, en parlant des choses.
- En 1814, les îles Féroë passèrent au Danemark. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 36)
- Sa place, son emploi doit passer à son fils.
- Ces titres, ces manuscrits passèrent en des mains étrangères.
- Être facile à manger, à digérer.
- Cette viande passe facilement.
- Son dîner ne passait pas.
- S’écouler, ne pas demeurer dans un état permanent.
- Car autant il aimait passer son temps devant l'écran, autant il avait horreur de devoir se pencher sur des bouquins, tout spécialement sur la « grosse brique » censée lui révéler tous les secrets des systèmes d'exploitation. — (Jacques Dessaucy, La fille du pape, Éditions Saint Honoré, 2014, page 86)
- La solution se trouve dans les jardins disséminés çà et là. Beaucoup d’habitants y passent une partie de la journée, devisant joyeusement de parcelle à parcelle en plantant des salades. — (Michel Eltchaninoff, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 21/03/220 de Philosophie Magazine)
- Les années passent.
- Toutes ces après-midi où tu rentres si tard. On se demande où tu passes ton temps. — (Sous-titres Breaking Bad)
- À ses débuts à la tête de Microsoft, Bill Gates était un patron plus que exigeant. Il ne supportait pas les vacances et voulait que ses employés passent le plus de temps possible au bureau. — (Actu Pure Break, 10/10/2024)
- Finir, cesser.
- Il est en colère, mais cela passera.
- Cela fait passer le rhume, la migraine.
- (Théâtre, Cinéma) Être joué.
- Sa pièce passera cet hiver.
- Tu sais quel film passe ce soir ?
- (Éducation, Jeux vidéo) Monter un niveau, après avoir terminé le précédent.
- (Transitif) Traverser.
- Pour entrer dans le royaume de Hilperik sans changer de direction, il devait passer la Seine un peu au-dessus de son confluent avec l’Aube, dans un lieu nommé alors les Douze Ponts, et aujourd’hui Pont-sur-Seine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 2e récit : Suites du meurtre de Galeswinthe — Guerre civile — Mort de Sighebert (568-575), 1833 - Union Générale d’Édition, 1965)
- Il poussa la jument au galop. Elle franchit l’angle de plaine, passa le fossé, et devant la lisière hésita, ne voyant aucune sente où s’introduire. — (Robert Marteau, Des chevaux parmi les arbres, Champ Vallon, 1992, page 42)
- Le franchissement du col du Lautaret avait nécessité l'usage des chaînes à partir de Villar d'Arène et nous avions passé le sommet entre deux hauts murs de neige. — (Robert Falize, L'Ombre et la lumière, Editions Publibook, 2006, page 354)
- (Transitif) Transporter d’un lieu à un autre.
- Voulez-vous me passer dans votre bateau ?
- Le batelier a passé le passager.
- Voilà Jacques qui revient ; il revient tard ; il avait bu et joué jusqu’à dix heures ; il s’était fait passer à la pointe de Carnouf. Son oncle l’entend héler, va le chercher sur la grève des marais, et le passe sans rien dire. — (Honoré de Balzac, Un drame au bord de la mer, 1834, réédition Gallimard, Folio, page 95)
- (Transitif) Faire traverser.
- Passez les bras dans les manches de votre manteau.
- Il lui a passé son épée au travers du corps.
- (Transitif) Tamiser, filtrer.
- Passer du bouillon à travers une étamine.
- La mère Dubois avait tiré sur l’angle de la cuisinière un petit fait-tout dont s’échappait une buée qui sentait bon les légumes cuits. Elle enleva le couvercle, avança une casserole sur laquelle elle posa son moulin et se mit à passer sa soupe. — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, Robert Laffont, 1968)
- Puis il se tourna vers sa fille qui passait le café. Un second bébé était en route. — (Pierre Lemaitre, Le Silence et la Colère, Calmann-Lévy, 2023)
- (Transitif) (Vieilli) Tamiser, en parlant de substances en poudre ou en grains.
- Passer de la farine au tamis, dans un tamis, au bluteau.
- (Transitif) (Médecine) Excréter.
- Passer un calcul, des pierres.
- (Transitif) Transmettre, communiquer.
- Passez-moi ce livre.
- Il m’a passé son rhume.
- N'ayez jamais de créanciers ; faites, si vous voulez, semblant d'en avoir, c'est tout ce que je puis vous passer. — (Charles Baudelaire, Conseils aux jeunes littérateurs, 1846 ; réédition Gallimard, collection Folio, page 86)
- (Commerce) Transmettre la propriété d’un billet, une lettre de change, à l’ordre de quelqu’un, par un endossement.
- (Transitif) Vendre, en parlant d’objets.
- Il m’a passé cette étoffe à un prix modéré.
- (Transitif) Aller au-delà ; excéder ; dépasser.
- En effet, si les armées des rois mérovingiens étaient d’ordinaire sans discipline, celle-là passait en turbulence farouche tout ce qu’on avait vu depuis l’époque des grandes invasions. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 2e récit : Suites du meurtre de Galeswinthe — Guerre civile — Mort de Sighebert (568-575), 1833 - Union Générale d’Édition, 1965)
- Pierre.– Cela passe toute idée ! — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, 1834, acte IV, scène 6)
- — Je crois, en effet, que le comte Longin passe en noblesse, en opulence et en beauté tous les citoyens de cette ville. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 52)
- « Il y a, poursuivit M. Bergeret, une férocité particulière aux peuples civilisés, qui passe en cruauté l’imagination des barbares. Un criminaliste est bien plus méchant qu’un sauvage. » — (Anatole France, Le Mannequin d’osier, Calmann Lévy, 1897, réédition Bibliothèque de la Pléiade, 1987, page 947)
- Renaud, qui passe quatorze ans, ne songe qu’à monter et démonter des moteurs. — (Colette, Le veilleur, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, 1960, page 144)
- Dès qu’il apparaît dans l’école, elle le prend, elle le rhabille, car toujours ses souliers sont dénoués, ses chaussettes tombent et sa chemise passe. — (Léon Frapié, La bonne visite, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 36)
- Être au-dessus des forces du corps ou des facultés de l’esprit, dépasser.
- Cela passe la portée de l’esprit humain.
- Cela passe toute imagination.
- D’où vient [...] que ceux qui règlent leurs mœurs par les exemples qu’ils en tirent, sont sujets à tomber dans les extravagances des paladins de nos romans, et à concevoir des desseins qui passent leurs forces. — (René Descartes, Discours de la méthode, 1re partie)
- Il n’écoute que vous. Pourquoi...? Voilà ce qui me passe ! — (Amédée Achard, Miss Tempête -1860)
- Devancer, dépasser.
- Ce lévrier passe tous les autres à la course.
- Surmonter en mérite, valoir mieux, de quelque manière que ce soit.
- Homère et Virgile ont passé de bien loin tous les autres poètes épiques.
- Il passe tous ses rivaux.
- Faire mouvoir, faire glisser une chose sur une autre.
- Il leur suffisait […] de passer la main sur le dos d’une vache pour que le lait tournât en urine. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- Passer l’éponge sur une table pour l’essuyer.
- Passer la plume, un trait de plume sur quelques lignes d’un écrit, pour les rayer, pour les biffer.
- (Transitif) Exposer ; soumettre à l’action de.
- Un matin, elle assista à une scène qui la bouleversa. Un patient attendait son tour afin de passer une radio. Assis sur un chariot, il lisait un policier de la collection le Masque. — (Louis Nucéra, Le kiosque à musique, éditions Grasset, 1984)
- Passer du papier au feu pour le faire sécher.
- Passer un meuble à l’encaustique.
- (Transitif) (Cuisine) Faire cuire plus ou moins rapidement.
- Passez au beurre et laissez cuire dans son jus, et à très-petit feu, la rouelle lardée de gros lard ; servez-la ensuite dedans, après l’avoir dégraissée. — (M. Cardelli, Nouveau Manuel complet du cuisinier et de la cuisinière, éditions Encyclopédie-Roret, 1842)
- (Transitif) Toucher, mentionner.
- Il a passé cela délicatement, adroitement, légèrement.
- (Transitif) Omettre quelque chose, ou ne pas en parler.
- Vous avez passé deux mots dans votre copie.
- Passer un fait sous silence.
- Passez cela, on le sait.
- (Transitif) Accorder, pardonner, consentir.
- Il faut que vous me passiez encore cela.
- Je vous passe cette sottise.
- Ce public ne me passe rien… — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Résigné à lui passer autant de fantaisies qu'à un enfant, Schmidt s'installa stoïquement dans un fauteuil, après avoir pris soin du moins de choisir le plus confortable. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 88)
- Un artiste a plus de droits qu’un autre, tout le monde sait ça. On lui passe plus de choses. — (Albert Camus, La Peste, Éditions Gallimard, 1947)
- L’abbé conclut en nous exhortant au mariage de raison : on n’épouse pas un garçon parce que sa cravate lui va bien. Nous lui passâmes cette niaiserie. — (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition Le Livre de Poche, page 223)
- Durant ces dernières semaines vécues auprès de maman épanouie, apaisée et qui me passait tout, et qui se donnait du mal pour me faire manger des écrevisses et des cèpes, je puis convenir avec moi-même que je n’ai été séparé de la mort que par ma maladresse. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 248)
- Que je fasse un film ou une pièce, qui m'esquinte toujours ? Mes meilleurs amis. Ils m'aiment tellement qu'il ne me passent rien. — (Henri Jeanson, Soixante-dix ans d'adolescence, Stock, Le Livre de Poche, 1971, page 149)
- (Transitif) Faire par-devant notaire, en parlant des actes.
- Passer un contrat, une procuration, une transaction, un compromis, etc.
- Cela fut fait et passé par-devant notaire.
- (Transitif) (Comptabilité) Enregistrer.
- Passer une somme en compte.
- Passer un article en dépense.
- (Transitif) Transférer d’un registre ou d’un chapitre à un autre.
- Passez ceci aux profits et pertes, par profits et pertes.
- (Transitif) Consumer, employer, en parlant du temps.
- L'envie nous a pris de passer la soirée et la nuit dans un château. — (Milan Kundera, La Lenteur, 1995 - Éditions Gallimard, 1998, page 9 ISBN 2070402738)
- Passer le temps. - Passer une année, un mois, un jour, une heure. - Nous avons passé ce jour bien agréablement. - Il a passé l’été à la campagne.
- (Transitif) Transférer au téléphone, mettre en relation.
- Passez-moi un responsable, c’est inadmissible !
- (Transitif) Réussir une année scolaire, un examen.
- Martin a fait de gros efforts et a réussi à passer son secondaire IV.
- (Pronominal) S’écouler, en parlant du temps.
- Quelques jours se passèrent pendant lesquels la neige des vallées fondit insensiblement ; le vert des forêts poignit comme l’herbe nouvelle, la nature norvégienne fit les apprêts de sa parure pour les noces d’un jour. — (Honoré de Balzac, Séraphîta, 1835, chapitre cinquième)
- (Pronominal) (Familier) Se terminer.
- Mon mal de tête se passe.
- (Transitude) Dans le cas d'une personne trans, passer pour une personne cis.
- Ce qui nous rassemble c’est nos identités de trans et nos objectifs politiques féministes que l’on soit opéré, hormoné, et que l'on passe ou pas. — (Trans Terriblement Féministes, « T.T.F... t'étais F ? », dans Transistor, décembre 2009, vol. 1 [texte intégral])
Mots qui riment avec "é"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "passer".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .
-
sensibilité
?- Qualité par laquelle un sujet est sensible aux impressions physiques.
- Avec l’utilisation d’antigènes de tréponèmes pâles tués, les réactions sérologiques ont vu leur sensibilité et leur spécificité nettement améliorées. — (François Pebret, Maladies infectieuses : toutes les pathologies des programmes officiels des études médicales ou paramédicales , page 497, Heures de France, 2003)
- Il est d’une grande sensibilité à toutes les impressions de l’air.
- Avoir une égale sensibilité pour le froid et pour le chaud.
- La sensibilité des parties nerveuses.
- La sensibilité de l’œil, de l’oreille.
- Cet organe est d’une extrême sensibilité.
- Les espèces montrent des sensibilités différentes à ces deux voies d’accès, comme l’ont montré des expériences effectuées avec le métolachlor et le norflurazon (Walsh et al., 1991). — (Michel Bounias, Traité de toxicologie générale : du niveau moléculaire a l'échelle planétaire, Springer Verlag France, 1999, page 421)
- De même en parlant des impressions morales.
- Tous les états de la sensibilité sont moteurs. Le langage lui-même en contient la preuve. Il les appelle des émotions. — (Pierre Lasserre, Philosophie de Goût musical, Les Cahiers verts no 11, Grasset, 1922, p.82)
- (Par extension) Ce à quoi l'on est sensible.
- Il faut aussi bénéficier d'une relation de confiance et celle-ci s'établit avec la population quand le candidat à la députation a su démontrer sa compétence comme élu local en étant tout à la fois l'élu de tous, mais aussi l'expression d'une fraction d'entre eux ; sa sensibilité politique est aussi un des facteurs de sa légitimité à court terme et à moyen terme. — (Jacqueline Sainclivier, « La légitimité des députés bretons dans l'entre-deux-guerres : approche prosopographique », dans L’Ouest et le politique: Mélanges offerts à Michel Denis, textes réunis par Michel Lagrée & Jacqueline Sainclivier, Presses universitaires de Rennes, 1997, page 154)
- Les juifs originaires d’Algérie, qui ont très tôt bénéficié du décret Crémieux, sont donc tous français depuis des générations et ont une sensibilité très nettement consistoriale (cf. p.315) agrémentée d’un esprit autant yekke (cf. p. 76) que méditerranéen. — (Gilbert Werndorfer, Juifs d'Algérie, Soline éditions, 2003, page 148)
- Sentiment d’humanité, de pitié, de tendresse.
- Il a beaucoup de sensibilité, une grande sensibilité.
- Il est d’une extrême sensibilité.
- Une fausse sensibilité.
- Une sensibilité affectée.
- (Philosophie) Ensemble des opérations qui constituent la vie sensitive et la vie affective.
- (Physique) Propriété de marquer les plus légères différences, les moindres variations.
- La sensibilité d’une balance, d’un thermomètre, etc.
- (Statistiques) Capacité d’un test à donner un résultat positif lorsqu’une hypothèse est vérifiée.
-
chevalier
?- Noble, chevaleresque.
- Avoir une âme chevalière.
- cette race de grâce, cette race de sainteté si particulière, si chevalière, si généreuse, si libérale, si française. — (Charles Péguy, Victor-Marie, Comte Hugo, 1910)
- Cavalier.
- Au fond, Gringoire, comme M. Despréaux, était « très peu voluptueux ». Il n’était pas de cette espèce chevalière et mousquetaire qui prend les jeunes filles d’assaut. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, Librairie Ollendorff, 1904 (1re édition 1832), page 79)
-
actualité
?- État de ce qui est actuel.
- […] ; or, après trois décennies d’hégémonie idéologique néolibérale et de pari sur la main invisible du marché, les retombées délétères du capitalisme de casino et l’effilochage du lien social qu’il entraine semble redonner,[…], une nouvelle actualité à ce souci. — (Alexis Lacroix, Quand le justice sociale redevient une idée neuve, dans Marianne, n°665, du 16 janvier 2010)
- Faits qui se produisent dans le temps présent, dans quelque ordre que ce soit, ou les faits très nouveaux, très récents, politiques, littéraires, artistiques, etc.
- Le souci de l’actualité est l’essence du journalisme.
- Un bon journaliste est à l’affût des actualités. — Les actualités de la mode, du théâtre, etc.
- (Au pluriel) Journal télévisé d’informations.
- Tous les soirs je regarde les actualités.
- Néologisme associé à l’idée de promotion médiatique, lors de la sortie d’un livre, du lancement d’un film ou d’un spectacle, etc.
- Il (le comédien Alex Lutz) est l’invité samedi de Nikos Aliagas dans l’émission Sortez du cadre pour parler de son actualité. — (Nikos Aliagas, « Sortez du cadre : Ce qu’il ne faut pas dire à Alex Lutz à la fin de son spectacle », 17 avril 2015, Europe1.fr.)
- Parfois en regardant son CV [...] on lui demandait quelle était son actualité. — (Véronique Olmi, Les évasions particulières, Le Livre de Poche, 2022)
-
naviguer
?- Aller sur mer, sur un lac, sur une rivière.
- Lui-même, à son dernier congé, en plaisantait devant moi, d’être un gradé de la marine qui, comme le petit navire de la chanson, n’avait ja-ja-jamais navigué. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 151)
- Naviguer le long des côtes, en pleine mer, sur un fleuve.
- Il a navigué quarante ans.
- Piloter ; conduire, en parlant d'un navire ou d'un aéronef.
- Jusque-là, nous avions navigué avec une grande sûreté : le poste de Fernando de Noronha et le bâtiment Cigogne firent des relèvements avec beaucoup de précision. — (Jean Mermoz, Mes Vols, Flammarion, 1937, page 69)
- Ce pilote navigue avec sûreté.
- Tenir l'eau.
- Ce vaisseau navigue bien.
- (Internet) Surfer, parcourir le web avec un navigateur Web.
- Naviguer sur internet.
-
responsabilité
?- Obligation de répondre de ses actions ou de celles des autres, d’être garant de quelque chose.
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. III ; réédition 1879, p. 95-96)
- Si quelque malheur arrivait, la responsabilité en retomberait justement sur nous. Nous devons donc rester à notre poste tant que le devoir nous y obligera. — (Jules Verne, Aventures de trois Russes et de trois Anglais, 1872)
- Le cabotinage était poussé par Murat jusqu’au grotesque, et les historiens n’ont pas assez remarqué quelle responsabilité incombe à Napoléon dans cette dégénérescence du véritable esprit guerrier. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chapitre VII, La morale des producteurs, 1908, p.359)
- Pourtant je tiens jalousement à l’avertissement lancé par Homère aux Grecs dans L’Iliade et par Tyrtée dans les Élégies : « C’est une faiblesse déraisonnable que de se décharger sur la divinité de la responsabilité d’une morale et d’un ordre public » — Dieu, Allah ou quel qu’il soit. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Le non-paiement des cotisations sociales est constitutif d'infraction pénale dans le chef de l’employeur, ou de ses préposés et mandataires qui ont la responsabilité du paiement des cotisations. — (Jean-François Funck, Droit de la sécurité sociale, Larcier, 2006, page 167)
- Les harkis furent répartis entre un G.M.C., avec Dourdan comme chef de bord, et un half-track, véhicule blindé dont Fabrice aurait la responsabilité. — (Pierre Bouissou, Fabrice et les harkis, Edilivre, 2007, page 12)
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taper
?- (Familier) Frapper du plat de la main, battre, donner un ou plusieurs coups.
- Taper un enfant.
- Si vous désobéissez, je vous taperai.
- Elles se tapèrent comme les laveuses tapent leur linge, rudement, en cadence. Quand elles se touchaient, le coup s’amortissait, on aurait dit une claque dans un baquet d’eau. — (Émile Zola, L’Assommoir, 1877, page 400)
- Se taper le front.
- Ça riait en se tapant les cuisses. — (Jean Giono, Un de Baumugnes, 1929, page 67)
- Frapper, cogner, toquer pour produire un bruit.
- Dedans on buvait des boissons variées qu’à la couleur on reconnaissait pour du cidre, du café ou de l’eau-de-vie, et l’on tapait les verres ou les tasses sur les tables avec des éclats de voix qui ressemblaient à des disputes. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Il faisait joyeusement taper ses béquilles sur le pavé. — (René Benjamin, Gaspard, 1915, page 150)
- Taper trois coups à la porte.
- (Théâtre) Frapper trois coups pour annoncer le début du spectacle.
- L’Annoncier tape fortement le sol avec sa canne, et lorsque le silence règne, il annonce : Le Soulier de satin ou Le Pire n’est pas toujours sûr — (Paul Claudel, Le Soulier de satin, 1944)
- (Musique) Mal jouer de la musique en frappant sans nuance sur un instrument.
- Il n’y avait guère là, le soir, que la seconde des corsets, miss Powell, qui tapait sèchement du Chopin sur le piano. — (Émile Zola, Au Bonheur des dames, 1883, page 648)
- Dactylographier, écrire à la machine ou à l'ordinateur, les doigts frappant le clavier.
- Je lui dictais sévèrement des choses ennuyeuses qu’elle tapait avec une application timide, toute frêle, toute mièvre dans sa robe de confection simili popeline. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 199)
- J’étais écœurée de son attitude, elle jouait les étonnées et essayait de me persuader que c'était Jojo qui avait tapé ce courrier. — (Catherine Podgorski, Charlatan, Scélérat, Menteur! Je vous présente mon employeur, Éditions Publibook, 2001, page 68)
- Je tapai un début de phrase, sans conviction. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 30)
- Jouer, le complément d’objet désignant des cartes (→ voir taper le carton) ou un jeu de cartes.
- Il regarda dans la glace quatre vieux qui tapaient une belote en silence. — (René Fallet, Banlieue sud-est, 1947, page 33)
- Les vrais « hommes » se réfugient chez Dupont tout est bon, où la banalité est encore de mise, dans les tabacs rebelles aux effets, et tapent leurs parties de cartes sur le tapis de tout le monde sans verser dans un académisme de sages-femmes. — (Léon-Paul Fargue, Le Piéton de Paris, 1939, page 137)
- (Argot) Prendre.
- On pique, on avale… on tape dans le tas avec les doigts… le tout c’est de s’y mettre… Et c’est excellent ! — (Louis-Ferdinand Céline [Louis Ferdinand Destouches], Mort à crédit, Denoël, Paris, 1936, page 324)
- (Populaire) Se faire donner ou prêter de l'argent.
- Mon fils m’a tapé vingt euros.
- Gontran.— Non, je viens pour le taper, ainsi vous comprenez…Moricet.— Le taper !… Vous frappez votre famille ?Gontran.— Mais non… Je voudrais qu’il me prête cinq cents francs. — (Georges Feydeau, Monsieur chasse !, 1892)
- Je ne sais pas si vous savez que vous êtes comtesse de Combray et que le chapitre vous doit une redevance ?— Je ne sais pas ce que me doit le chapitre, mais je sais que je suis tapée de cent francs tous les ans par le curé, ce dont je me passerais. — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 198)
- L’idée du mariage flottait autour de Jacques : « Je ne puis pourtant plus taper maman », pensait-il ; de fait, la marquise d’Iscamps était bien capable de se ruiner toute seule et sans qu’on l’y aidât. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- Lecouvreur était encore un bleu dans le métier de bistrot. Il ne savait pas se débarrasser des raseurs qui le tapaient d’une tournée. — (Eugène Dabit, L’Hôtel du Nord, 1929, page 60)
- Entre vingt et trente ans, on peut taper les copains pour finir le mois, ça n’a pas d’importance. Entre trente et quarante, ça commence à devenir pénible. Au-dessus de quarante, c’est intolérable. — (Roger Vailland, Drôle de jeu, 1945, page 206)
- (Intransitif) Frapper, donner un ou plusieurs coups, rosser, heurter, cogner.
- Taper sur quelque chose.
- Il lui tapa sur le ventre.
- Elles couraient et couraient. Leur cœur tapait ; bientôt le souffle leur manqua. — (Henri Pourrat, Gaspard des montagnes, 1930, page 242)
- Ce fut lui, enfin, qui enfonça les crochets pour les fameux rideaux, non sans taper du marteau sur ses doigts. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre VIII, Gallimard, 1937)
- Levaque, délassé et excité d’avoir tapé sur sa femme, tâcha vainement d’entraîner Maheu chez Rasseneur. — (Émile Zola, Germinal, 1885, page 1233)
- (Intransitif) (Par extension) En parlant du soleil, frapper par sa puissance ou sa luminosité.
- Le soleil tapait à travers la vitre, je comptais les gares et je lisais et relisais l’adresse et le numéro de téléphone sur la carte de Georges. — (Lolita Pille, Bubble gum, Bernard Grasset, Paris, 2004, ISBN 2-246-64411-9, chapitre III, page 43)
- Mets-toi une casquette, le soleil va taper fort aujourd'hui. — (Michel Rabagliati, Paul à la pêche, éditions la Pastèque, Montréal, 2006, page 75)
- (Intransitif) Frapper, atteindre.
- Taper à côté : Échouer.
- Taper dans le mille : Réussir.
- (Intransitif) Monter à la tête, enivrer.
- Tu monteras deux bouteilles de notre Lunel… du deux francs… de celui qui tape. — (Edmond et Jules de Goncourt, Germinie Lacerteux, 1864, page 129)
- Prendre au nez, à la gorge, puer.
- Ça tape ici !
- Il tape des arpions que c’est pas croyable… On se recule nauséeux. — (Bertrand Blier, Les Valseuses, 1972)
- (Pronominal) (Populaire) Manger, boire.
- J’avais de quoi alimenter la conversation chez Lipp où j’avais l’intention d’aller me taper une choucroute. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre II, Série noire, Gallimard, 1956, page 19)
- Tiens, ma vieille elle a soixante-cinq ans, j’habite avec elle. Eh bien, à son âge, elle se tape encore son kil de rouge dans la journée. — (Jean-Paul Sartre, Les Chemins de la liberté : La Mort dans l’âme, 1949, page 247)
- (Pronominal) Faire, être obligé, contraint de faire.
- C’est moi qui ait dû me taper tout le travail.
- «Qu’il se débrouille. Je me suis déjà tapé les mesures à défendre», souffle à Chez Pol un cador du groupe LREM à l’Assemblée. — (Sylvain Chazot, Etienne Baldit et Chez Pol, À LREM, la patience envers Jean-Michel Blanquer a des limites, Libération, 18 janvier 2022)
- J’ai dû me taper tout le trajet à pied.
- (Pronominal) Être atteint par, subir.
- Se taper une angine.
- (Pronominal) (Vulgaire) Se faire, faire l’amour avec.
- Se taper un mec.
- Se taper une meuf.
- (Pronominal) (Populaire) Faire coup blanc, ne rien obtenir, faire des efforts en vain.
- Tu peux toujours te taper.
- (Pronominal) (Vulgaire) Se branler, n’en avoir rien à foutre.
- Je m’en tape !
- Je n’en ai rien à taper.
- Nous faisons des confidences, toujours des confidences – « grande rencontre », « profonde générosité », « c’est un homme formidable » – d’une impudeur démente et dont tout le monde se tape. — (Fabrice Luchini, Comédie française, Flammarion, J’ai lu, 2016, page 198)
- (Familier) Consommer de la drogue par le nez.
- […] ce n’est pas parce que 11% des fumeurs de cannabis vont ensuite se taper une ligne de coke qu’ils le font à cause de la ganja qu’ils ont fumée. — (Théo Chapuis, Une fois pour toutes, le cannabis conduit-il à la consommation d'autres drogues ?, site konbini.com, 29 avril 2015)
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effacer
?- Faire disparaître plus ou moins, en parlant de la forme, des couleurs de quelque chose.
- Insensiblement la sombre humeur qu'on voyait sur leurs traits s'atténuait, s’effaçait. De menaçants, ils devenaient gouailleurs, puis doucereux, entreprenants. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le temps a effacé les traits et les couleurs de ce tableau. Effacer l’empreinte d’une médaille, ou, simplement, Effacer une médaille.
- Ses dernières actions ont effacé les taches de sa vie passée. Vos bienfaits ne s’effaceront jamais de ma mémoire. Elle avait des couleurs, mais la maladie les a effacées.
- Il s’effaça pour éviter le coup.
- (Par extension) Annuler.
- Voila deux chiffres qui vont faire mentir les Cassandre : après les 332 100 emplois détruits en 2020, 330 800 emplois ont été créés sur le premier semestre 2021 en France. Autrement dit, l’effet de la crise liée au Covid-19 sur l’emploi salarié est d’ores et déjà effacé, selon les estimations provisoires publiées vendredi 6 août par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). — (Béatrice Madeline, En France, l’emploi salarié a retrouvé son niveau d’avant-crise, Le Monde. Mis en ligne le 6 août 2021)
- (Sens figuré) Surpasser, éclipser.
- Cet homme a effacé la gloire de ses ancêtres, il a effacé tous ceux qui l’ont précédé. Dans ce bal, elle effaçait par sa beauté toutes les autres femmes.
- (Sens figuré) Pardonner.
- Que sont devenus les casuistes ? Gens simples, qui prenaient les péchés un à un, et par grand effort, effaçait celui-ci, puis celui-là. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, page 113)
- (Sens figuré) (Pronominal) S’écarter pour laisser passer quelqu’un ou pour lui laisser l'avantage.
- La star internationale, hyperglamour sur les marches du Palais — le 20 mai, aux côtés des deux cinéastes belges et de Fabrizio Rongione — peut-elle encore s’effacer au profit de son personnage ? — (Dominique Choulant, Marion Cotillard, 2016)
- Il s’effaçait pour faire briller son ami
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canapé
?- (Mobilier) Sorte de siège long à dossier, où plusieurs personnes peuvent être assises ensemble et qui peut servir aussi de lit de repos.
- Je t’assure, Suzanne, ils feront très bien dans ta salle de séjour, ces fauteuils et ce canapé, bon il est un peu cra-cra, mais tu le recouvres d’un drap fleuri et te voilà vraiment chez toi ! — (Christine Cotaz-Bertholet, Lettres à Talitha, 1996)
- Dans le salon, le canapé était recouvert d’un patchwork représentant des animaux. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 165)
- Victor prit son téléphone, shoota quelques objets, son canapé, sa psyché, son tapis de course et, depuis son balcon en saillie, il immortalisa la ville repoussant la lumière qui l’orangeait. — (Bertrand Latour, La deuxième vie de Victor Hurvoas, Le Passage éditions, 2015, chap.5)
- Tout le monde se servit, même Tauno, qui se leva laborieusement du canapé et prit toute une poignée de grignoteries dans le sachet d’Irma. — (Minna Lindgren, Les Petits vieux d'Helsinki se couchent de bonne heure, traduit du finnois par Martin Carayol, Éditions Calmann-Lévy, 2016, chap. 6)
- (Par analogie) Tranche de pain sur laquelle on dispose certains mets.
- Vêtus de la chemise blanche brodée traditionnelle et portant des gants, des Mexicains discrets circulaient entre les invités avec des plateaux de canapés, foie gras sur toast, caviar sur craquelins, saumon fumé, brochettes de pétoncles miniatures, débarrassant certaines personnes des flûtes vides alors que d'autres serveurs avançaient avec, dans chaque main, des jéroboams de Cordon-Rouge. — (Marie Desjardins, Ambassador Hotel: La mort d’un Kennedy, la naissance d’une rock star, Montréal (Québec) : Éditions du CRAM, 2018, chap. 12)
- (Décorations) (Familier) Demi-nœud.
- Les décorations, lorsqu'elles sont portées sur une tenue civile, une veste par exemple, revêtent des formes réduites à un simple ruban pour les grades de chevaliers, ou de « rosette », ou de « rosette sur canapé » (le « canapé » étant un ruban argenté ou doré mis sous la rosette) lorsque les grades sont supérieurs — (Histoire des décorations et Médailles, [1])
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dulcinée
?- Femme inspirant une passion romanesque sur laquelle on plaisante, par allusion à la dame des pensées de Don Quichotte.
- Il était aux pieds de sa dulcinée.
- Comme on admirait son esprit, on le traitait avec les plus grands ménagements « ainsi qu’un collégien qui se trompe de porte dans un hôtel », me disait une de ses illusoires dulcinées. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 184)
- Après avoir trait les vaches et avoir soupé, il allait s'asseoir sur une poutre qu'il avait roulée près du bâtiment et il attendait sa dulcinée. — (Albert Laberge, Gérard Bessette, Anthologie d'Albert Laberge, 1962)
- Soudainement, monsieur, qui jusque-là n’adressait la parole à bobonne que pour lui demander d’aller lui chercher une bière dans le frigo, se vide un flacon d’Aqua Velva derrière les oreilles, achète des fleurs de dépanneur à sa dulcinée et l’amène manger chez Da Giovanni. — (Richard Martineau, De l’amour à la haine sur journaldemontreal.com. Mis en ligne le 28 octobre 2020, consulté le 5 novembre 2020)
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épopée
?- (Littérature) Long poème narratif racontant les actions célèbres d’un héros ou d’un peuple dans un contexte souvent merveilleux.
- Dans cet enfer, comme aujourd’hui, les poètes chantaient l’épopée qu’on allait vivre et mourir ; les uns en strophes ardentes, les autres avec un rire amer. — (Louise Michel, La Commune, Paris : P.-V. Stock, 1898, p. 7)
- « Kevin contre la GroKo », cela pourrait être le titre d'une épopée enfantine et chevaleresque où un jeune héros finit par terrasser le monstre et réveiller la belle princesse endormie. Mais c'est bien autre chose. — (Thomas Schnee, Kevin contre la GroKo, dans Marianne, n° 1092 du 16 au 22 février 2018, page 44)
- Vêtus de feuilles, les derniers bardes folklorisaient à l'envi, mais le goût des mythes, la mise en place des aventures, des épopées, l'instinct d'aller voir dans les âmes désertaient la lande […]. — (Charles Le Quintrec, La Bretagne de Charles Le Quintrec, Éditions C. Bonneton, 1984, p. 118)
- (Par extension) Suite de faits historiques qui, par leur caractère héroïque, rappellent les récits merveilleux des poètes.
- Qui oserait blasphémer contre cette sublime épopée, qui commence à Valmy, et qui se déroule, en traits de feu, jusqu’à la sombre catastrophe de Waterloo ; épopée qui débute par un hymne de triomphe, et qui se ferme sous les plaintes d'une douloureuse élégie ? — (« Charlet », dans L'Urne : Recueil des travaux de J. Ottavi, avec une biographie de l'auteur, par Léon Gozlan, Paris : chez Paulin, 1843, p. 254)
- L'histoire de Leclerc va se confondre dès lors avec l’épopée de la 2e DB qui, au terme d'un entraînement intensif, débarque le 1er août 1944 à Utah-Beach et se trouve aussitôt engagée dans l'encerclement des armées allemandes dans la poche de Falaise-Chambois. […]. L’épopée de Leclerc, à la silhouette désormais célèbre avec sa canne et son éternel képi, ne s'arrête pas là. Il libère Strasbourg (23 novembre 1944) […]. — (Claude Quétel, Le Débarquement : Pour les Nuls, Éditions First, 2014)
- Voyage mouvementé, généralement connoté négativement.
- Certes, Jean-Luc en tira l’avantage essentiel en utilisant ses talents de conteur qui transformaient en acte de bravoure sa fuite devant les policiers. Mais il eut le bon goût de m’associer dans le récit de son épopée. — (Jean-Pierre Hoss, Impasse Valmy, Mon Petit Éditeur, 2013, page 41)
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connait
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe connaitre.
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accaparer
?- Acheter ou retenir une quantité considérable d’une denrée, d’une marchandise, pour la rendre plus chère en la rendant plus rare, et se faire ainsi seul le maître de la vente et du prix.
- Et ils ont cherché à accaparer, chacun pour soi, la plus grande quantité de jouissances possible, sans s'occuper des intérêts d'autrui. — (Errico Malatesta, Le Programme anarchiste)
- On l’accusait d’avoir accaparé tous les blés de la province.
- (Familier) S'assurer par des sollicitations, par la brigue, etc., en parlant des voix, des suffrages.
- S’emparer de quelqu’un ou de quelque chose pour son propre profit.
- Pendant toute une période, la motocyclette accapara à tel point l’esprit de Bert qu’il resta indifférent au nouveau genre d’exercice et de délassement que recherchait l’impatience humaine. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 15 de l’édition de 1921)
- Elle accaparait de ses trémolos douloureux notre petit monde rétréci où nous étions en train de merdouiller en chœur par sa faute. — (Louis-Ferdinand Céline, Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932)
- Il accaparait tous les flacons de parfumerie pour mettre ses échantillons de baryte, ses sulfates, sels, magnésie, coraux, etc. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
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sait
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de savoir.
- Par avance, il sait ce qu’il trouvera d’imparfait, de médiocre, de mal, d’immuable, en dépit des conseils, des admonestations ou reproches qu’il prodigue et ressasse à chaque inspection. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, 1958)
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préciser
?- Fixer, déterminer davantage, voire exactement.
- Malgré les soleillées qui précisaient les dessins délicats des ramilles s’enchevêtrant, la forêt de la Côte, dominant le village, restait maussade et grise. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Vous verrez voir qu’il va revenir ! précisa d’un ton narquois la débitante. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Marchand avait coutume de ne jamais donner d’instructions détaillées à ses collaborateurs, se bornant à leur préciser l’orientation qu'il souhaitait les voir adopter. — (Sandford F. Borins, Le français dans les airs: le conflit du bilinguisme dans le contrôler de la circulation aérienne au Canada, Institut d’administration publique du Canada, 1983, page 47)
- Dans la pratique il est difficile de préciser les points de coagulation d’un mélange aussi complexe que la crème anglaise, par exemple. — (Henri Dupin, Alimentation et nutrition humaines, ESF Éditeur, 1992, page 185)
- (Pronominal) Devenir plus clair, plus net, plus sûr.
- La vision du noyau atomique se précise quand le neutron, pressenti dès 1920 par Rutherford, est découvert en 1932 par James Chadwick. — (Constitution de la matière dans la bibliothèque Wikilivres )
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consoler
?- Soulager quelqu’un dans son affliction par des discours, par des soins, ou de quelque autre manière que ce soit.
- Mais, dès qu’il voyait qu’elle pleurait, il la prenait dans ses bras et la couvrait de baisers pour la consoler. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Mais les hommes n’échappent pas à leur destinée, et la mienne consiste à gagner deux mille francs. Je ne suis point né pour acquérir de la fortune, et je m’en consolais, jadis, en me disant que chacun, sur la terre, est payé selon ses mérites. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- […] le père de Laforgue, qui s’était depuis quelque temps consolé du refus de son fils d’entrer à Polytechnique, lui parlait d’une thèse de doctorat, après l’agrégation […] — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, page 52)
- Donner, apporter de la consolation, en parlant d’une chose.
- Cet espoir me console.
- Peu de chose suffit pour consoler un enfant.
- Ce bien le console de la perte de tous les autres.
- Une affliction que rien ne pouvait consoler.
- Ce qui console de la mort des amis, c’est qu’ils laissent des veuves. — (San Antonio, Réflexions définitives sur l’au-delà , S-A 9 , Fleuve noir, 2000)
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immensité
?- Espace sans bornes ; état de ce qui est immense.
- Au milieu de l’insondable obscurité, dont s’enveloppe le Kara-Koum, j’éprouve l’impression que donne l’immensité nocturne de la mer autour d’un navire. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- (Religion) Grandeur infinie, sans bornes, en parlant de Dieu.
- L’immensité est un attribut de Dieu.
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entendais
?- Première personne du singulier de l’imparfait de entendre.
- Deuxième personne du singulier de l’imparfait de entendre.
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rocher
?- Grande masse de pierre dure, escarpée.
- Profitant de la pleine lune, nous avons marché une partie de la nuit, et campé sur les hauts rochers de Franchard. — (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
- Les rochers les impressionnaient, surtout Georgia. — (Tatiana de Rosnay, Moka, 2006, partie II)
- Des rochers bas, couverts de mousses et de varechs, émergent à marée basse. On pêche la crevette et l’équille. — (Paul Gruyer, Normandie, Collection de Guides-Joanne, Librairie Hachette, 1912, page 165)
- Ce jour-là, précisément, Étienne Lecourt, par le sentier abrupt, hérissé de rochers et bordé de déclivités dangereuses, qui serpente au flanc de la montagne, avait grimpé jusqu’à Cornabeuf. — (Louis Pergaud, La Disparition mystérieuse, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- En plein Atlantique, […], se dresse un étrange rocher, majestueux et terrible dans son isolement. […]. Rokall dresse son sommet à 21 mètres, hauteur d’une maison de cinq étages, et sa circonférence est d’environ 100 mètres. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Sur les versants dénudés, […], les eaux se précipitent avec violence à la suite des orages, affouillent le sol, entraînent les terres, les blocs de rochers. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Matière minérale qui constitue un rocher.
- (Sens figuré) Personnage au cœur dur, insensible.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Anatomie) Une des trois parties de l’os temporal, qui est très forte et très dure.
- L’oreille interne est établie dans le rocher.
- Sucrerie ou confiserie en forme de petit rocher.
- En traversant de nouveau le hall de la gare, Louis a remarqué un appareil distributeur de confiseries, près des guichets fermés. Il introduit deux pièces dans la fente. Quelque chose tombe, enveloppé d'un papier rouge et doré, l'un de ces chocolats qu'on appelle rochers. Tiens, cela existe encore... — (Patrick Modiano, Une jeunesse, Gallimard, collection Folio, 1981, page 18)
- Ajoutez un peu de chocolat précristallisé. Mélangez rapidement jusqu'à ce que tous les rice crispies soient recouverts. Pour obtenir des rochers légers et croquants, ajoutez le moins possible de chocolat. — (Jean-Pierre Wybauw, Chocolat sans frontières, Éditions Lannoo, 2005, page 30)
- Vic en avale de travers son sacro-saint rocher praliné, tousse, manque s'étouffer. Une bonne âme lui frappe dans le dos à tour de bras. — (Anne-Marie Pol, Danse !, tome 36 : La danseuse et le prince, Pocket jeunesse, 2010, chapitre 2)
- (Cuisine) Petite pâtisserie à base de noix de coco de sucre et de blanc d'œuf. Macaron, congolais.Des rochers. (sens 6)
- (Ichtyologie) Synonyme de petite roussette (requin) (parce qu’il affectionne les parties rocheuses de la mer).
- (Escalade) Escalade de paroi rocheuses.
- Si vous voulez faire du rocher ayez l'expérience, la sûreté, l'agilité, la souplesse d'un guide des Dolomites ; si vous faites du glacier et du rocher, ayez les qualités précieuses des meilleurs guides de la Suisse. — (R. alpine, juillet 1897, n° 7, page 225)
- (Héraldique) Meuble héraldique représentant une grosse pierre dans les armoiries. Il n’a pas de forme particulière et doit être entièrement visible. S’il touche un bord, on doit le blasonner comme mouvant. À rapprocher de colline, coupeaux, mont, montagne et pic.Armoiries avec un rocher (sens 9)
- D’azur, au rocher d'argent, accompagné de trois croisettes d'or rangées en chef, qui est de la commune de Laroque de l’Hérault.
- (Industrie minière) (Argot) Poste de travail dans une mine où l’on est charge de creuser la galerie pour atteindre la veine de minerai.
- Travailler au rocher.
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subsister
?- Exister encore, continuer d’être ; dans ce sens, ne peut se dire que des choses.
- Les pyramides d’Égypte subsistent depuis bien des siècles.
- La plupart des grands édifices des romains ne subsistent plus.
- Le Panthéon subsiste en son entier à Rome.
- Demeurer en force et en vigueur ; se dit particulièrement des lois, des traités qu’on invoque, des propositions qu’on avance, etc.
- Cette loi subsiste encore.
- On a révoqué cette ordonnance, elle ne subsiste plus.
- Tant que les traités subsisteront.
- Malgré vos objections, ma remarque subsiste.
- L’amitié ne peut subsister sans l’estime.
- Vivre et s’entretenir.
- Quant à ceux qui, dans ce monde de richards, n'ont pour subsister que leurs salaires, il enragent, ils maugréent; ils se considèrent comme des déshérités. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
-
parler
?- User de la faculté du langage ; proférer, prononcer, articuler des mots.
- Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, à cause qu’on est encore au printemps de la journée. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Les deux travailleurs essuyèrent leurs visages trempés, […], puis se parlèrent et se comportèrent comme des hommes qui se congratulent d’une matinée bien employée. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 357 de l’édition de 1921)
- Le café quasi désert ne comptait que son Guy de propriétaire plus un vieux pousse-mégot qui parlait à voix basse au fond de la pièce adjacente, […]. — (Pierre Saha, Le porteur de mauvaises nouvelles: Liancourt, avril 1972, une tragédie ordinaire, Éditions Ravet-Anceau, 2017)
- Parler du nez, de la gorge. Parler à l’oreille de quelqu’un. Parler avec peine. Il parle toujours entre ses dents.
- (Par analogie) Imiter le langage de l’homme, en parlant de certains oiseaux comme les perroquets, les sansonnets, les geais, les pies, etc.
- Apprendre à parler à un perroquet.
- Exprimer sa pensée en articulant les mots d’une langue.
- La population de Saint-David m’intéressait fort par ses mœurs simples et naïves et parlait un curieux patois anglais plein d’expressions maritimes. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Le philosophe doit éviter les ambiguïtés ou les plurivocités, et décider du langage qu'il entend au juste parler. Dans le cas contraire, les portes sont grandes ouvertes aux malentendus. — (Robert Zimmer, Petites distractions philosophiques: Comment apprendre à penser sans jamais s'ennuyer, Librairie Vuibert, 2017, chapitre 1)
- S’exprimer sur certains sujets.
- Comme tous ceux qui écrivent beaucoup, Balzac parlait peu... Mais, dès qu’il parlait, le charme opérait. Il y avait, dans sa parole, une telle autorité, une telle séduction, qu’on oubliait très vite ses disgrâces physiques. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
- Je n’ai jamais entendu parler de cette affaire. Toute la ville en parle.
- Après le dîner, pendant lequel on n’avoit parlé que de politique, il fit la lecture de ses extraits. — (Madame de Genlis, Nouveau contes moraux et nouvelles historiques, Imprimerie de Crapelet, 1802, pages 1-47)
- Adresser la parole, avoir un entretien, converser.
- Parler avec quelqu’un. Parler à quelqu’un. Moi qui vous parle. C’est à vous que je parle.
- S’entretenir de.
- De quoi parlez-vous tous les deux ? Nous parlons de vos affaires. Nous en parlerons tantôt ensemble.
- Je vous parlerai de quelque chose qui vous regarde. Parlez de moi au ministre. Je les ai laissés qui parlaient d’affaires.
- (Absolument) Révéler, dévoiler quelque chose.
- […] il me touchait presque et hurlait: « Tu vas parler ! Tout le monde doit parler ici ! On a fait la guerre en Indochine, ça nous a servi pour vous connaître. Ici, c’est la Gestapo ! Tu connais la Gestapo ? » — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- Expliquer ses sentiments, sa pensée, déclarer son intention, sa volonté.
- Une peste de psychologue, que mes parents m’avaient emmené voir sur le conseil d’une prof complètement tarée, avait parlé de « nonchaloir oriental » pour expliquer ces accès de paresse. — (Bernard Du Boucheron, Long-courrier, Éditions Gallimard, 2013)
- C’est un homme qui ne veut pas parler nettement. On a fait ce qu’on a pu pour le faire parler, mais il n’y a pas eu moyen d’en venir à bout.
- Je saurai bien le faire parler. Expliquez-vous mieux, ce n’est pas là parler. Parler au nom de quelqu’un.
- Intervenir, prendre la parole pour ou contre quelqu’un ou quelque chose.
- Ce député a parlé contre le projet de loi.
- Prononcer un discours, prendre la parole en public.
- L’art de parler. Parler à son tour. Quand ce fut à lui de parler…. Parler sans préparation, sans être préparé.
- (Par extension) Expliquer sa pensée par écrit.
- Cette terrible histoire des Vaudois, dois-je en parler ou m’en taire ? En parler ? Elle est trop cruelle ; personne ne la racontera sans que la plume n’hésite, et que l’encre, en écrivant, ne blanchisse de larmes. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e édition), page 23)
- La loi est formelle là-dessus et parle très clairement. Le contrat ne parle point de cette clause.
- (Sens figuré) Manifester ses sentiments, ses pensées par un autre moyen que celui de la parole.
- Les muets parlent par signes. Il me parlait des yeux et du geste. Chaque mouvement de cet habile pantomime parlait aux yeux des spectateurs.
- (Sens figuré) Provoquer des émotions, des sentiments en parlant des choses qui ont ou qui semblent avoir une sorte de langage.
- Ensuite c’est à chacun de voir en quoi cela l’intéresse, le concerne, lui parle. Il n’y a strictement aucune prétention comminatoire du genre : si vous ne passez pas par là, vous êtes fichu. — (Jacqueline Legaut, La psychanalyse, l’air de rien, éditions Eres, 2012)
- La peinture parle aux yeux. Ses yeux parlent. Son visage parle.
- La nature, le sang a parlé, quand il a revu son fils malheureux. En votre absence, tout ici nous parlait de vous.
- (Sens figuré) (Par analogie) Démontrer ou confirmer ses qualités.
- Pas de surprise lors du dernier tiercé : le favori l’a emporté de dix longueurs, sa classe a parlé.
- Lors du championnat du monde des mi-lourds à mi-combat le champion en titre mène largement aux points, c’est le métier qui parle.
- (Transitif) Se servir d’un langage.
- Parler une langue. Parler français, italien, allemand, etc. La langue française se parle, est parlée dans tous les pays du monde.
- Il parle plusieurs langues. Le langage que parlaient nos pères.
- Ce poète dramatique, ce romancier fait parler à chacun son langage.
- (Transitif) S’entretenir de quelque chose, en raisonner, en discourir. Note : dans ce cas on ne met jamais l’article devant le nom.
- Parler géométrie, musique, peinture, politique, etc. Parler affaires.
- (Transitif) (Péjoratif) Être sceptique sur le sujet. Note : forme transitive de tu parles.
- « En vingt minutes à peine, ils nous ont dit : “Merci vous pouvez rentrer chez vous” », lance dans un calme paradoxal, Frédéric, vingt-deux ans d’ancienneté sur le site de La Roche-sur-Yon. « Vous parlez d’un modèle social ! » — (Pierre-Yves Bulteau, A La Roche-sur-Yon, les « Michelins » sonnés par l’annonce de fermeture de leur usine, Le Monde. Mis en ligne le 10 octobre 2019)
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légèreté
?- Qualité de ce qui est léger, peu pesant.
- La légèreté de l’air.
- La légèreté des vapeurs, du papier, de l’aluminium, du liège.
- Agilité.
- Les syndicats peuvent être fort utilement employés à faire de la propagande électorale ; il faut, pour les utiliser avec fruit, une certaine adresse, mais les politiciens ne manquent pas de légèreté de main. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, La grève générale politique, 1908, chapitre V, page 207)
- Marcher, courir avec légèreté.
- La légèreté des oiseaux, d’un cerf, d’un danseur.
- La légèreté de sa marche, de sa danse, de sa course.
- Il a une grande légèreté de main, se dit, au propre, d’un Cavalier, d’un ouvrier, d’un joueur d’instruments.
- Il se dit encore, au figuré, d’un écrivain qui s’exprime avec aisance et délicatesse.
- Il a une grande légèreté de pinceau, se dit d’un Peintre dont la touche est légère.
- Il, elle a beaucoup de légèreté dans la voix, se dit d’un Chanteur, d’une Chanteuse qui fait aisément les modulations, les traits ou les vocalises.
- Agrément, facilité de l’esprit ou du style.
- Par sa floribondité, l'éclat de ses fleurs et sa légèreté, cette plante est très en honneur dans les jardins […]. — (B. Vercier, La Culture des Fleurs, Hachette, 1932, édition 1967, page 128)
- Les colonnes qui supportent les voûtes de la chapelle de la Vierge sont d'une légèreté telle que pour un peu on crierait au miracle. — (Jean Bertot, Août 1893: la France en bicyclette de Paris à Grenoble et Marseille, Ancienne maison Quantin, 1894, page 42)
- Il a de la légèreté dans la manière d’écrire.
- (Sens figuré) Inconstance ; instabilité.
- C’est encore à l’intranspiration des chiens qu'il faut a attribuer la légèreté du sommeil, qui les rend si aptes à nous servir de sentinelles. — (D. Lalouette, Essai sur la rage, cité dans Mercure de France, 1812, volume 51, page 499)
- […] ; elle lui pardonna une légèreté d’esprit, dont, après tout, elle n’avait jamais souffert : quand les défauts des autres ne nous nuisent pas, il est rare qu’ils nous choquent beaucoup. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
- Elle se dit qu’il fallait montrer aujourd’hui tout son courage, être comme ces femmes de la ville, ces grandes dames qui savent mépriser les hommes peu fidèles et regarder avec hauteur leur légèreté oublieuse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- Irréflexion ; imprudence.
- Dans la légèreté et même la superficialité de ce garçon, il y avait quelque chose qui plaisait à Violaine. Après tout, elle aussi vivait au jour le jour, avec son fardeau sur le cœur. — (Madeleine Chapsal, Une saison de feuilles, Fayard, 1988)
- Faute commise par étourderie, d’un tort peu grave.
- Cette légèreté ne méritait pas une si grande punition.
- Ce ne sont que des légèretés qui tiennent à son âge.
- Liberté excessive, d’un souci insuffisant de la décence dans le langage.
- Il tient des propos d’une trop grande légèreté.
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électrocuter
?- Atteindre mortellement par une décharge d’électricité.
- Exécuter d’une décharge électrique.
- Ces dévastateurs de l'humanité, les explosifs, les avions de bombardement, les gaz mortifères, font partie de la plus haute science, au même titre que la chaise à électrocuter et que les alcaloïdes hypertoxiques. — (Léon Daudet, Vingt-neuf mois d'exil, Grasset, 1930, p. 127)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Abus de langage) (Pronominal) S’électriser, se blesser, parfois mortellement, avec un courant électrique.
- « Ton père s’est électrocuté avec son appareil. J’ai dû le transporter à l’hôpital. En taxi. Il est dans le coma, mais les médecins prétendent que ce n’est pas grave. » — (Le lit de procuste, page 325, André Kédros, 1957)
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mer
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du meru.
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prouver
?- Établir la vérité de quelque chose par le raisonnement ou par le témoignage.
- Plus de deux cents auteurs des plus graves et des plus honorables racontent cette histoire aussi prouvée pour le moins que la mort de Henri IV. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- Elle appelle le délinquant à son tribunal ; elle commence par lui administrer la bâtonnade pour lui rafraîchir la mémoire, et ensuite elle lui dit : Prouve ton innocence. — (Eugène Pelletan, Les droits de l’homme, 1858, page 107)
- Il a été prouvé que la privation de sommeil entraîne une baisse de la résistance aux distractibilités visuelle et auditive (Harrison et Horne, 2000b). — (Florence Guiliani, La vigilance entrepreneuriale: les antécédents liés au sommeil du dirigeant de PME, Thèse de doctorat de Gestion et management, Université Montpellier, 2016, page 102)
- Les premiers principes ne se prouvent pas, ils se supposent.
- Le crime a été suffisamment prouvé.
- On prouva par ses lettres et par sa propre signature qu’il était d’intelligence avec les ennemis.
- Ce que vous dites là me prouve à quel point vous êtes mal renseigné.
- Reste à prouver que… Il n’est pas prouvé que… Condamné faute d’avoir pu prouver l’alibi.
- Qu’est- ce que cela prouve ?
- (Par extension) Montrer, indiquer, marquer.
- J'eus envie de demander où était mon erreur, mais il était clair que mon chef ne tolérait pas les questions, comme l’avait prouvé sa réaction à mon investigation au sujet du destinataire. — (Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements, Éditions Albin Michel S.A., 1999, page 11)
- Au lieu de se prouver, comme jadis, par des faits, on le discute, on le disserte, on le met en discours de tribune. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1842, chapitre troisième (en parlant de l’amour))
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énerver
?- Agacer en produisant une irritation nerveuse.
- Elle m’horripilait avec ses airs supérieurs, elle nous prenait pour des incultes tout ça parce qu'elle avait fait hypocagne. Même sa façon de rejeter ses cheveux en arrière lorsqu'elle riait m’énervait. — (Marie Feyt, Encolie, Éditions Publibook, 2008, page 19)
- À 41 ans, Cyril Hanouna est le roi du bac à sable. Un saltimbanque populaire qui fait rire autant qu'il énerve. Une vraie tête à clashs. — (Maxime Biermé, « Cyril Hanouna, tête à clashs », le 16 octobre 2015, sur le site du journal Le Soir (https:/plus.lesoir.be))
- (Vieilli) Affaiblir en endommageant le système nerveux.
- Dans un coin, la buvette accueillait, toujours ceux qui avaient essuyé quelques refus et les consolait par une ou deux tournées de « blanc-limé », du vin blanc avec un peu de limonade, ce qui finissait par énerver, et transformait la piste de danse, en ring de pugilat, il fallait bien que jeunesse se passe. — (Allan Georges, Hymne à la Bresse, 2017)
- (Sens figuré) (Vieilli) Amollir, efféminer.
- …, et nous nous sommes laissé énerver par le luxe des Normands longtemps avant de tomber sous leurs armes. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Sens figuré) Défaire de son élasticité une chose.
- Il est évident que les hautes pressions énervent plus le chiffon, amènent un plus fort déchet au moment du vidage de la lessive, et occasionnent des détériorations parfois graves dans les lessiveurs cylindriques. — (« Appareils de lessivage : Lessiveurs sphériques rotatifs, construits par MM. Séraphin Frères, à Paris », dans la Publication industrielle des machines, outils et appareils les plus perfectionnés et les plus récents […], par Armengaud Aîné, texte, tome 17, Paris : Imprimerie de J. Claye, 1867, page 267)
- Il se peut en effet, que le frottement du fil dans le bobinot et le curseur énerve la fibre et que le foulage en soit rendu plus difficile. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Et ceci se comprend aisément étant donné qu’une jeune peau se laisse épuiser par un bouillon à 65° C., tandis qu’il faut 90 ou 80° pour dégélatiniser certaines vieilles peaux : or nous savons que la chaleur énerve la gélatine. — (François Margival, Les colles, 1913)
- (Par extension) Rendre le style, le langage faible et lâche.
- Le trop d’ornement énerve le style. - Une délicatesse excessive énerverait la langue. - Leur langage s’énervait en se polissant.
- (Par extension) Ôter leur force à l’autorité, la religion, les lois.
- (Histoire) Priver de l’usage des nerfs en brûlant ou en coupant les tendons des muscles des jarrets.
- Les énervés de Jumièges
- (Médecine vétérinaire) Enlever les tendons des muscles de la lèvre supérieure, d'un cheval.
- (Pronominal) Être dans une agitation nerveuse qui va en s’augmentant.
- Mais dans les milieux grainiers de la betterave sucrière, on s'énerve à qui mieux mieux en vue de produire la graine monogerme génétique. Celle-ci existe aux États-Unis et en U.R.S.S. — (Journal de la Société centrale d'agriculture de Belgique, 1965, vol.112, page 7)
- — Mais me regardez pas comme ça ! s'énerva-t-elle. J'suis pas une gogole, je retrouve un disparu sur quatre avec mon pendule ! — (Didier Van Cauwelaert, Attirance, Éditions Albin Michel, 2015)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.