Dictionnaire des rimes
Les rimes en : part
Que signifie "part" ?
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- Portion de quelque chose qui se divise entre plusieurs personnes.
- Il s’en alla ; puis il rouvrit la porte, et dit encore d’une voix impérieuse :— Surtout, défiez-vous d’Aristide, c’est un brouillon qui gâterait tout. Je l’ai assez étudié pour être certain qu’il retombera toujours sur ses pieds. Ne vous apitoyez pas ; car, si nous faisons fortune, il saura nous voler sa part. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 101)
- Les peines encourues étaient énormes par rapport au butin. Il chercha quel mot qualifierait le mieux Poulou et Gino. « Baltringues » lui sembla le plus congruent. Lui qui détestait les romans policiers s'était embringué avec des baltringues. À présent le plus urgent était de toucher sa part ridicule et de leur fausser compagnie. — (Georges Olivier Châteaureynaud, Le corps de l'autre, éditions Grasset & Fasquelle, 2010, page 90)
- On a fait trois parts de toute la succession ; voilà votre part et voici la mienne.
- Demander, réclamer, prendre sa part. Faire la part de quelqu’un, à quelqu’un.
- Partie d'un ensemble.
- Ils avaient eu sous les rois grande somme de maux et la Chouannerie leur avait été aussi très chaude. Ils s’étaient cachés, dispersés et ils se retrouvaient là, un peu plus d’un millier, part dans la commune de Saint-Ambroise, part dans celles de Chantepie et de Château-Blanc. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- (En particulier) (Commerce) Action, participation, dans une société commerciale.
- On effectuait déjà la deuxième sortie. La première, qui avait duré trois jours, avait été assez bonne, puisque les hommes s’étaient fait chacun deux cents et des francs de part. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 85)
- Les géants de l’acier ont détrôné les rois du pétrole en 2004. […]. Les dix hommes d’affaires qui se sont le plus enrichis l’an dernier détiennent tous des parts dans les sociétés métallurgiques. — (Pascal Airault, Russie : les magnats de l’acier roulent sur l’or, Jeuneafrique.com, 14 février 2005)
- Faute de financement, le projet initial d’hôtel-restaurant avait été abandonné et Georges, dans une période difficile, avait dû revendre ses parts à son neveu, lequel était devenu l’unique propriétaire du lieu. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
- (Sens figuré) Une des choses qui, sans être divisées, peuvent se communiquer à plusieurs personnes.
- Avoir part à la faveur, aux bonnes grâces du ministre.
- C’est un honneur, c’est un plaisir dont je veux avoir ma part.
- Les chiens eurent aussi leur part de caresses et les rendirent à leur petit maître. — (Charles Vildrac, Amadou le Bouquillon, 1949, page 148)
- L'importance que nous avons eue l'un pour l'autre est sans commune mesure avec le temps passé ensemble et si la tendresse n'y eut point de part, l'attention n'y fit pas défaut. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 262)
- Personne d’où vient quelque chose.
- Notre hôte, absent au moment de notre arrivée, ne tarde pas à paraître et me fait l’accueil auquel je m’attendais de sa part. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 38)
- De quelle part viennent ces nouvelles? — Dites-lui cela de ma part.
- Lieu ; endroit.
- Je vous suivrai quelque part que vous alliez, en quelque part du monde que vous alliez.
- Je jugeai, à la seule expression de son regard, qu’elle exerçait quelque part une grande autorité avec beaucoup de fantaisie. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, réédition Le Livre de Poche, 1967, page 95)
- Je ne puis aller où vous voulez, il faut que j’aille autre part.
- On a beau chercher, on ne le trouve nulle part.
- J’ai lu cela quelque part.
- Côté.
- De part et d’autre de cet édifice.
- (Botanique) Dans un herbier, feuille contenant l’échantillon desséché et une étiquette.
- Une « part » d’herbier présente un végétal et est accompagnée d’une étiquette comprenant de précieuses informations pour les scientifiques. — (M. Durand, Herbiers publics et privés (novembre 2011) → lire en ligne)
Mots qui riment avec "ar"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "part".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ar , ars , art , arts , ard , ards , are , ares , arre , arres , oir , oirs , oire et oires .
-
recevoir
?- Accepter, prendre ce qui est donné, ce qui est présenté, ce qui est offert sans qu’il soit dû.
- Les oumana des douanes jurent sur le mechaf el-kerim de ne rien détourner des droits perçus et de ne plus recevoir de pots-de-vin des commerçants. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 65)
- Toucher ce qui est dû, en être payé.
- Vainement avaient-ils stipulé qu'on ne pourrait les rembourser qu'en écus ; il n'en fallait pas moins qu'ils reçussent leur remboursement en assignats. — (Recueil alphabétique des questions de droit, qui se présentent le plus fréquemment dans les tribunaux, par le citoyen Merlin, tome 5, Paris : chez Danel, chez Rondonneau, & chez Portmann, an XII, page 407)
- A mesure qu’augmentait les émissions de papier-monnaie, s’accentuait la dépréciation du mark, et de plus en plus les particuliers s’efforçaient, quand ils recevaient des billets, de les échanger aussitôt contre des marchandises. — (Wilfrid Baumgartner, Le Rentenmark (15 octobre 1923 - 11 octobre 1924), Les Presses Universitaires de France, 1925 (réimpression 2e édition revue), page 93)
- Recevoir le revenu d’une terre, le prix d’un loger, le salaire d’une peine, le prix d’un travail. - Recevoir des appointements, des gages.
- Se faire procurer ; en parlant de tout ce qui est délivré, fourni.
- Un va-et-vient fut envoyé aux deux hommes ; ils reçurent par son intermédiaire, marteaux, masses et ciseaux, ainsi que des sacs de toile qu’ils renvoyaient dès qu’il étaient remplis d’échantillons […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Recevoir sa ration. - Les soldats ont reçu des vivres pour trois jours.
- Ce régiment a reçu des recrues. - L’armée va recevoir des renforts. - Les assiégés reçurent des secours.
- (En particulier) Se faire remettre entre ses mains, se faire parvenir, en parlant des choses qui sont envoyées ou adressées à quelqu’un.
- Recevoir des lettres. - Recevoir un paquet, un colis. - Recevoir une requête, une pétition, un mémoire. - Recevoir une dépêche.
- (Par analogie) Accueillir une ou des personnes qui sont adressées à quelqu’un.
- Il répéta ce qu'il m'avoit fait dire par M. de Saci, savoir, que la volonté du roi étoit que nous ne reçussions plus à l'avenir de filles pour être religieuses, jusqu'à ce que le grand nombre que nous étions fût diminué et réduit à cinquante professes de chœur […]. Il ajouta que l'intention de Sa Majesté étoit aussi que nous renvoyassions, toutes nos pensionnaires, et que nous n'en reçussions plus à l'avenir, jusqu'à nouvel ordre. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, Port-Royal, tome 5, 5e édition, Paris : Librairie Hachette, 1888, page 170)
- Recevoir un messager, un courrier, un parlementaire, des députés.
- Accepter en parlant des biens qui arrivent, des choses qui sont données, accordées, comme grâce, faveur, récompense, etc., soit par Dieu, soit par les hommes.
- Recevoir des grâces de Dieu, des grâces d’en haut. - Recevoir des inspirations du ciel. - Les dons, les avantages, les agréments qu’il a reçus de la nature.
- Recevoir un service de quelqu’un. - Recevoir des politesses, des civilités. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves d’estime, d’amitié, d’attachement, etc.
- (Sens figuré) Être nommé dans une fonction.
- Recevoir le bâton de maréchal de France, le chapeau de cardinal, la croix de la Légion d’honneur, etc.
- Subir, éprouver des maux, quelque chose de fâcheux, soit par hasard, soit par la volonté d’autrui.
- Recevoir un coup, des coups, un soufflet, un choc, une blessure. - Recevoir une balle dans la cuisse. - Recevoir la mort.
- Recevoir un dommage. - Recevoir un outrage, une offense, un affront, une injure. - Recevoir des reproches, des remontrances. - Recevoir un châtiment, une punition.
- Recevoir le prix de ses forfaits. - Recevoir des marques, des témoignages, des preuves de haine, d’aversion, de mépris, de mécontentement, etc. Recevoir un mauvais accueil.
- (Au sens physique & au sens moral) Subir, éprouver des impressions, des modifications, etc.
- Le miroir reçoit les images des objets. - La cire reçoit toutes les formes qu’on veut lui donner. - Recevoir l’impulsion, le mouvement.
- Ce passage peut recevoir divers sens, diverses significations, diverses interprétations. - L’armée reçut une nouvelle organisation.
- On dit dans une acception analogue :Recevoir un nom, une dénomination, etc.
- Se faire transmettre, communiquer.
- Recevoir la vie, l’existence. - Les parents de qui elle a reçu le jour.
- Recevoir une bonne, une mauvaise éducation. - Recevoir de l’instruction. - Recevoir des leçons. - Recevoir de bons, de mauvais exemples.
- Ces peuples ne reçurent la civilisation qu’au troisième siècle.
- Se faire transmettre pour exécution, pour indication.
- Les artilleurs, qui, à la capitulation, avaient reçu l’ordre de cesser le feu, n’avaient pas quitté leur poste, […]. Les soldats déclarèrent qu’ils n’avaient pas eu une seule occasion de tirer, et ils brûlaient du désir de montrer ce qu’ils savaient faire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 235 de l’édition de 1921)
- Le 7 mai au matin, 151 bombardiers américains reçoivent la mission de détruire les installations ferroviaires de Mohon ; […]. — (Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008, page 357)
- (Religion) Se faire donner des sacrements.
- Recevoir le baptême. - Recevoir la confirmation. - Recevoir les ordres. - Recevoir l’absolution.
- Tirer ; emprunter ; faire venir.
- Quelques blancheurs commencent à nuancer l’horizon vers l’est. Les nuages du zénith en reçoivent une première coloration. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Cet escalier reçoit son jour du haut du bâtiment. - Les usages qu’un peuple a reçus d’un autre peuple.
- Recueillir, contenir les choses qui viennent y aboutir ou qui viennent s’y rendre.
- Une autre voiture à deux roues […] était là aussi un peu à l’écart. Cette voiture était destinée […] à recevoir le corps après le supplice et à le porter au cimetière. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française d’Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- On ménage une porte d’entrée, à laquelle on parvient avec une échelle, et on forme des compartiments en planches pour recevoir le grain. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Nouveau dictionnaire d’agriculture, Pourrat, 1836, volume 12, page 67)
- Dans cette partie de son cours, la Lanterne reçoit les eaux de nombreux ruisseaux ou « rus » provenant des vallons tourbeux voisins. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 6)
- Recueillir, retenir, en parlant des personnes.
- Recevoir dans une cuvette le sang qui coule d’une saignée. - Je lui ai jeté un paquet, il l’a reçu adroitement. - Il tombait et se serait tué si je ne l’eusse reçu entre mes bras.
- Se faire donner certaines paroles ou certains écrits, pour servir d’assurance, de gage, etc.
- J’en ai reçu sa parole. - J’ai reçu sa parole qu’il n’en ferait rien. - J’en ai reçu la promesse, l’assurance. - Il a reçu ma foi, mes serments.
- Se faire confier.
- Recevoir de l’argent en dépôt. - Recevoir une confidence. - J’ai reçu sa déclaration sous le sceau du secret. - Recevoir les dernières volontés de quelqu’un.
- Accueillir, agréer, accepter.
- Je reçois vos offres. - Il en a reçu la proposition avec joie.
- La proposition qu’il a faite a été bien reçue, mal reçue. - Son compliment n’a pas été bien reçu. - Je ne reçois pas votre excuse.
- Accueillir des personnes qui viennent à vous.
- Recevoir un ambassadeur, le recevoir avec magnificence. - Il m’a reçu à bras ouverts, cordialement, avec de grandes démonstrations de joie.
- Je me suis présenté chez lui, mais il n’a pas voulu me recevoir. C’est un homme qui reçoit fort bien son monde, qui sait recevoir son monde. Absolument,
- (Absolument) Il sait recevoir.
- Admettre chez soi les personnes par qui l’on est visité.
- Ces marchands sont généralement des hommes d'excellente éducation, parlant plusieurs langues avec cette facilité propre aux peuples Scandinaves ; ils nous recevaient chez eux avec beaucoup de grâce, et nous offraient des cigares et du vin d’Espagne, ce « soleil en bouteilles » si précieux dans les contrées hyperboréennes. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 58)
- J’étais alors d’une candeur stupéfiante et d’une délicatesse de sentiment si raffinée que, pour recevoir galamment une « femme mariée » qui me venait voir, j’avais allumé toutes les bougies de mes deux candélabres. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- (Absolument) Madame une telle ne reçoit pas aujourd’hui. - Le ministre reçut hier. - On reçoit demain à l’Élysée.
- Pontagnac. — Cher monsieur, ma femme reçoit tous les vendredis, si vous voulez nous faire l’honneur… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Donner retraite ; donner asile chez soi.
- Tel qu’il est aujourd’hui installé, l’asile de la rue Lecourbe peut recevoir 200 enfants. Il comprend trois divisions : le grands, les petits et les infirmes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 161)
- Admettre.
- Après un certain temps, on n’est pas reçu à demander les arrérages d’une rente échue. - Un tel homme est mal reçu à se plaindre. - Recevoir quelqu’un au nombre de ses amis. - Il a été brillamment reçu à son examen.
- (Justice) On l’a reçu partie intervenante. - On l’a reçu à prouver.
- Installer dans une charge, dans une dignité, dans un emploi, etc., avec le cérémonial ordinaire.
- Le jour qu’il fut reçu conseiller à la Cour de Cassation. - Cet officier fut reçu à la tête des troupes, à la tête de son régiment.
- Ce candidat était admissible, mais il n’a pas été reçu. - Il a été reçu docteur depuis peu. - Se faire recevoir avocat.
- Se soumettre, déférer à quelque chose, comme à une loi, à une règle, à une vérité reconnue.
- Recevoir une décision avec respect, avec une parfaite soumission. - Recevoir de nouvelles lois.
- Le droit romain n’était reçu qu’en quelques provinces de France. - Il n’a d’autres opinions que celles qu’il reçoit d’autrui.
- C’est un principe que tous les mathématiciens ont reçu. - Recevoir comme une vérité incontestable.
- Être doté de.
- Ce coffrage est rempli de mortier autolissant et autonivelant et peut recevoir tous les revêtements classiques de sols. — (Armand Margueritte, L’Architecture d’aujourd’hui, n° 267 à 269, 1990, page 174)
- (Pronominal) Prendre contact avec le sol.
- Mokkhi enleva ses sandales et se reçut au sol sur ses pieds nus. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
-
frottoir
?- Ce qui sert à frotter.
- (Art) — On emploie aussi avec avantage des frottoirs métalliques. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- (Familier) Ce qui sert à essuyer fortement.
- (Désuet) Linge ou brosse qui sert à se frotter le corps.
- Morceau de caoutchouc dont les coiffeurs se servaient pour essuyer leur rasoir.
- Outil utilisé par les relieurs pour unir le dos des livres.
- Tissus de crin utilisé pour frotter les cordes musicales en boyau.
- Plaque sur laquelle on frotte les allumettes pour les enflammer.
- Au premier coup qu’il donna contre le frottoir, le bout rouge de l’allumette se changea en un feu tout blanc ; ce feu devint vert et se mit à bouillir, puis une jolie flamme rouge en sortit qui était du vrai feu. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 144)
- Sur le bois de son sabot, l’allumette avec laquelle il fit un essai s’enflamma aussi bien que sur un frottoir. — (Charles-Louis Philippe, Dans la petite ville, 1910, réédition Plein Chant, page 145)
- Les allumettes américaines ne sont guère pratiques pour un fumeur de pipe. Ce sont des allumettes plates et larges, en carton ou en bois très mince, qu’on détache au fur et à mesure d’un minuscule frottoir. — (Hugues Panassié, Cinq mois à New-York, Éditions Corrêa, 1947, page 126)
- Babsi a tout. Même des shooteuses, plein. Nous nous servons de seringues à usage unique, et elles sont difficiles à se procurer. La mienne est si épointée que je suis obligée à chaque piqûre de l’aiguiser sur le frottoir d’une boîte d’allumettes. Babsi me promet trois pistons et trois canules. — (Kai Hermann et Horst Rieck, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…, 1978. Traduit de l’allemand par Léa Marcou. 1981, page 152)
- Coffre en bois dans lequel on faisait sécher les épingles.
- Petit coussin servant à lustrer les chapeaux de soie.
-
flemmard
?- (Familier) Qui a la flemme, qui manque de courage pour faire quoi que ce soit.
- Le point principal, pour moi, c’est la flemme. Pour moi ce n’est pas une excuse la flemme. Vous êtes flemmards ? Ben je vais vous [ses élèves] déflemmardiser. — (Georges-Alain Schertenleib et Nicole Chatelain, Travailler en classes culturellement très hétérogènes Pratiques mobilisées par les enseignantes et enseignants à l’école primaire, Revue hybride de l’éducation, volume 3, n° 1, printemps 2019)
- Je ne crois pas aux ruptures. Les humains sont beaucoup trop flemmards pour ça. — (La Quadrature du Net, Un tiers médiaire, 17 octobre 2018 → lire en ligne)
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ducroire
?- (Droit) Se dit d’une clause qui rend solidaire un agent commercial des dettes des clients créés pour le compte de son mandant (la société pour le compte de laquelle il vend un produit ou un service).
- Qui s’engage solidairement avec ce type de clause.
- Un commissionnaire ducroire.
- Les engagements consentis par les mandataires ducroires ne correspondent pas nécessairement exactement aux garanties du contrat d’assurance souscrit pour le couvrir contre ce risque. — (Camille Beddeleem, Guide de l’agent immobilier, Édilaix, 2007, page 874)
-
cithare
?- (Musique) Instrument de musique fort usité dans l’Antiquité, composé d’une sorte de caisse sur la face antérieure de laquelle sont fixées des cordes rattachées au sommet.
- La cithare est un des instruments les plus pauvres, les moins expressifs qu’on puisse imaginer. — (Paul Guiraud, La vie privée et la vie publique des Grecs, 1901)
- A côté de ces pseudolyres, de ces cithares, si l'on préfère les désigner sous ce nom, qui rappelle mieux leur origine, il existait encore dans les Gaules des harpes. — (Ernest Bosc, L. Bonnemère, Histoire des Gaulois sous Vercingétorix, Librairie de Firmin-Didot, Paris, 1882)
- (Musique) Instrument de musique traditionnel chinois à cordes pincées, appelé qin.
- Le maître de musique Kuang en jouant de la cithare horizontale à sept cordes suscitait les vents et les tonnerres et évoquait les dragons et les seize grues noires qui avaient chacune deux mille ans d’âge. — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 123)
- Le nom de la cithare horizontale à sept cordes (qin) se prononce comme un des mots qui désignent génériquement les tabous. D’après les institutions des Anciens, c’est originellement l’instrument dont on use pour entretenir l’essence énergique qui est propre à la vie. » — (Pascal Quignard, La haine de la musique, Gallimard, 1996, collection Folio, page 124)
- (Zoologie) Synonyme de fausse limande (poisson).
-
échenilloir
?- (Agriculture) (Vieilli) Sorte de sécateur longuement emmanché dont on se sert pour détruire les nids de chenilles dans les arbres.
- La chenille du pityocampe est considérée par les forestiers comme une calamité dans les forêts de pins. […]. On peut en détruire une grande quantité à l'aide d'un échenilloir longuement emmanché. — (Docteur Boisduval, Insectologie, dans le n° de mai 1871 de L'Horticulteur français de mil huit cent cinquante et un: journal des amateurs et des intérêts horticoles, Paris : E. Donnaud, 1872 page 145)
- Ces apparitions ont lieu en été ; nous avons remarqué que la destruction au sécateur ou à l’échenilloir muni d'une corde, ne peut se faire aux heures chaudes de la journée, pendant lesquelles, en effet, les chenilles se dispersent. — (Revue des eaux et forêts, sous la direction de Aristide & Stanislas Frézard, Berger-Levrault, 1885, vol.24, page 254)
- (Agriculture) (Par extension) Ce même instrument qui sert à couper des branches hautes sans utiliser d’échelle.
- Sur les tiges élevées, inabordables à la main ou à l'échelle, exécuter la taille en vert avec l’échenilloir ou le sécateur attaché au bout d'une perche. — (Charles Baltet, La Pépinière, fruitière, forestière, arbustive, vigneronne et coloniale, Masson & cie, 1903, page 53)
-
nectar
?- (Mythologie grecque) Breuvage des dieux.
- Hébé et Ganymède ne font pas le même service. Ganymède est l’échanson particulier de Jupiter; Hébé verse le nectar dans l’assemblée des dieux.— (Alexis Pierron, Oeuvres d'Homere: L'Iliade, 1869, p.127)
- (Sens figuré) Toute sorte de vin excellent ou de boisson agréable.
- L'jour de la fête à Julot, mon poteau Je l’ai invité dans un p'tit bistroOù l’on sert un beaujolais vrai de vraiUn nectar de première... — (Boris Vian, chanson « On n’est pas là pour se faire engueuler »)
- Si t'as le bec fin,S'il te faut du vinDe première classe,Va boire à Passy,Le nectar d'iciTe dépasse. — (Georges Brassens, chanson « Le Bistrot », in Les Funérailles d'antan, 1960)
- Mme Desrosiers ne souhaitait pas d'alcool dans sa maison mais le frère d'Ubald, Louis-Philippe, se présenta avec des caisses de bière et de bouteilles de gin. Les frères d'Edna jubilaient mais par prudence lui suggérèrent de laisser son précieux nectar sous le perron, si bien que, la réception durant, il y eut un va-et-vient continuel des hommes à l'extérieur. — (Denise Bombardier, Edna, Irma et Gloria, Albin Michel, 2007, p. 92)
- Boisson composée de jus de fruit, d’eau et de sucre.
- (Botanique) Liquide sucré sécrété par certaines plantes entomophiles (attirant les insectes), contenu dans les nectaires.
- Le mélampyre des champs a son insecte pollinisateur, un bourdon, le Bombus hortorum, seul en son genre à pénétrer dans l'étroit tube de la corolle pour y rechercher le nectar ; les autres bourdons perforent le tube à sa base. — (Le Courrier de la nature, 1980, n°65-76, page 41)
- C’est le cas du Seneçon du Cap (Senecio inaequidens). Très riche en nectar, il attire, en dehors de la saison de floraison de la plupart des espèces méditerranéennes, de nombreux insectes dont des espèces utiles en agriculture biologique.— (Sylvie Ligny, Plante invasive, espèce envahissante, ça veut dire quoi ?, Garden Fab, 7 octobre 2018)
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soir
?- Déclin du jour, dernières heures de la journée.
- Le soir est venu. Il se lève une grande lune ronde, un grand plateau d’étain que doivent considérer avec amour, en ce moment, l’artilleur à barbe noire et le ténor. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Pas un détenu qui ne se retourne le soir sur sa paillasse à l’idée que l’aube peut être sinistre, qui ne s’endort sans souhaiter qu’il ne se passe rien. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
- La brise fraîchissante du soir avait séché et soulevé ses cheveux, donnait à son visage un désordre à travers lequel apparaissait de la brutalité. — (Jacques Decrest, L’Oiseau-poignard, éditions de Flore, 1936, chapitre X)
- (En particulier) (Métrologie) Les heures de 18h à minuit, utilisées avec le cadran de 12 heures sont dites du soir, celles de midi à 17 heures étant dites de l’après-midi, pour éviter l’ambigüité avec celles du matin.
- Huit heures du soir est 20 heures dans le système horaire de 24 heures.
-
abattoir
?- (Élevage) Bâtiment où l’on tue les bestiaux pour les boucheries.
- Après l’abattage d’urgence, le cadavre dépouillé, éviscéré en en quartiers pourra être transporté à l’abattoir pour y être inspecté à condition qu’il soit accompagné de la totalité des viscères. — (Journal officiel de l’Afrique équatoriale française, volume 55, numéros 1 à 12, 1958)
- Dans son autobiographie, Henry Ford révèle que sa chaîne d’assemblage a été pensée et créée sur le modèle des abattoirs de Chicago dont l’efficacité lui faisait forte impression.— (Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, Éthique animale, 2008, page 42)
- Chaque semaine, l’Ontario produit 125 000 porcs de boucherie, dont près de 25 000, ou 20 % sont envoyés dans les abattoirs du Québec, selon des chiffres du ministère de l’Agriculture de l’Ontario obtenus par Le Journal. — (Francis Halin, Ça joue cochon dans l’industrie du porc, Le Journal de Montréal, 15 novembre 2020)
- Cet abattoir est vaste, bien aéré.
- Les abattoirs de Paris.
- (Argot) (Désuet) Guillotine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Argot) (Désuet) Lieu où la santé, la liberté ou la vie est menacée (tribunal, cachot).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
ksar
?- Village fortifié que l’on rencontre dans les pays du Maghreb.
- Dans le ksar oranais où il vivait, il avait trouvé des camarades français très distingués, très lettrés, et dont l’un possédait une assez vaste bibliothèque. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ces chasseurs du Sahara sont des hommes rudes et primitifs, vivant à ciel ouvert, sans résidence fixe. Quelques-uns laissent leurs familles très loin, dans les ksour, d’autres sont de véritables enfants des sables, errant avec femmes et enfants – mais ceux-là sont rares. — (Isabelle Eberhardt, Dans la dune)
-
bard
?- (Vieilli) Sorte de grande civière propre à transporter des pierres, du fumier et d’autres fardeaux [1&2].
- Des femmes passèrent dans la cour avec un bard d’où dégouttelait du linge. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Un cœur simple, 1877)
- (Vieilli) Petit chariot en usage pour les ouvriers en maçonnerie.
-
hallucinatoire
?- Qui a rapport à l’hallucination.
- Troubles hallucinatoires.
- Symptômes hallucinatoires.
- … Couturier alterne, …, compositions originales à la beauté hallucinatoire et emprunts choisis aux œuvres de Bach et de Pergolèse. — (Paola Genone, l’Express mag n°2882, 2006)
- Qui produit des hallucinations.
- Un prêtre de Moselle est atteint d’une forme de psychose hallucinatoire. — (Patrick Sbalchiero, Enquête sur les exorcismes. Une histoire du diable, Perrin, 2018, page 326)
-
calmar
?- (Désuet) Étui de plumes à écrire[2].
- […] quel qu’en soit le nombre [des sens de « timbre »], nous ne les confondons jamais, pas plus que nous ne sommes troublés par la distance qu’il y a entre calmar, au sens de plumier, et calmar, au sens de seiche monstrueuse. — (Gourmont. Esthétique de la lang. fr., 1899)
- (Zoologie) Mollusque céphalopode à dix bras appartenant à l’ordre Teuthida.
- Le calmar géant existe réellement, mais c’est l’une des créatures de la mer les moins connues. — (Pierre-Yves Bely, Deux cent cinquante réponses aux questions du marin curieux, 2004)
- Les petites gens du quartier venaient dîner dans cette friterie d’une portion d’anguilles à une peseta, ou de percebes, et de calmars frits. — (Joseph Peyré, Sang et Lumières, éditions Grasset, 2014, chapitre 8)
- (Cuisine) Chair cuisinée de cet animal.
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bigarre
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe bigarrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe bigarrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe bigarrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe bigarrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe bigarrer.
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cambrousard
?- (Péjoratif) Habitant de la cambrousse.
- Figurez-vous, braves cambrousards que vous êtes, qu’il s’est amené ici un vieux crasseux, voûté, la vieillesse en personne, décati, croulant, miteux, chauve, édenté. — (Aristophane, Ploutos, dieu du fric, 388 av. J.-C., traduit du grec ancien par Michel Host, 2012, p. 27)
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oreillard
?- Dont les oreilles sont longues, basses, pendantes ou mal plantées.
- Un cheval oreillard, une jument oreillarde.
- Qui a de longues oreilles, comme les lapins.
- Il s’agissait d’une vaste cage grillagée mobile peinturlurée en rouge & bleu, que le grand-père avait dû confectionner, qui permettait à la gent oreillarde de brouter l’herbe fraîche à la belle saison dans le pré & de se dégourdir les pattes. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 203)
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ivoire
?- Substance dure, blanche, opaque qui est la matière principale des dents et des défenses d’animaux comme l’éléphant, l’hippopotame, le morse.
- Sa spécialité consistait à scier les dés et à les piper. Il m’expliqua l’opération, car achetant lui-même l’ivoire, il le débitait en petits cubes dont il forait certains côtés pour les bourrer de plomb. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Des Soudanais vendent des porte-cigarettes en ivoire, des colliers pour les femmes, des fouets de cuir. — (Paul Nizan, Aden Arabie, chapitre V, Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960, page 76)
- À l’intérieur, son plafond est de style mudéjar, à caissons de bois de cèdre incrusté d’ivoire. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 58)
- (Par ellipse) Objet d’art travaillé en ivoire.
- Les ivoires du Louvre.
- (Anatomie) Substance majoritaire constituant la dent et plus généralement l’organe dentaire.
- (Poétique) D’un blanc parfait.
- Un cou d’ivoire, un cou bien fait et très blanc.
- L’ivoire de son cou, de son sein, etc.
- Les vêtements noirs, adoptés alors par la cour et dont la forme fut même fixée par un édit, relevaient encore l’ivoire de ses bras, découverts jusqu’au coude et ornés d’une profusion de dentelles qui sortaient de ses larges manches. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Couleur qui rappelle celle de l’ivoire. #FFFFD4
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lignard
?- (Familier) (Avant 1914) Soldat composant l’infanterie de ligne.
- Un capitaine réglait le feu : « A vous, Judin! » Le petit lignard visait soigneusement, lâchait la détente. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, 86e édition, Plon-Nourrit & Cie)
- De grands coups de trompette qui sonnaient trois par trois : Ta ! ta ! ta ! Une vraie musique de crapaud. Ce n’est pas sur cet air-là que nos lignards voudraient se coucher, eux… — (Alphonse Daudet, Le Prussien de Bélisaire, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, pages 70-71)
- Le long de la route, dans les champs, un régiment de lignards s'écoulait, corps dépenaillés, visages blêmes aux joues creuses, aux yeux luisants. — (Paul et Victor Margueritte; Les tronçons du glaive, 1900)
- — Mon cher, ces lignards nous auraient déjà hachés s’ils avaient pu, quand nous prêchions la guerre à outrance. Ils nous arracheront cette fois les yeux avec le tire-bouchon de leur sabre, parce que c’est à cause de nous qu’on les a fait revenir de leurs villages. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
- Au milieu, comme suspendu à l’abime, se tenait le corps de « bas-officiers ». (…), leur grade les éloignait du soldat; mais leur origine roturière leur interdisait tout avancement, et l’iniquité révoltante du privilège les refoulait vers les simples lignards. — (Jules Leverrier, La naissance de l’Armée nationale 1789-1794, 1939)
- (Électricité, Télécommunications) Ouvrier monteur de lignes électriques ou téléphoniques, technicien de maintenance de ces lignes.
- (Argot) Camionneur qui effectue un parcours sur de longues distances.
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fendard
?- (Argot) Qui est particulièrement drôle.
- Le film était trop fendard.
- Les dialogues sont juste ce qu’il faut (en VO of course, la VF est évidemment fendarde vu le doublage).
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écritoire
?- Godet où l’on prend de l’encre avec la plume et qu’on appelle plus ordinairement encrier.
- Ne parlons pas de cela, dit le juif en pâlissant et tirant à la hâte une écritoire de sa ceinture. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Curieux : « De quoi sert cette oblongue capsule ? D’écritoire, Monsieur, ou de boîte à ciseaux ? » — (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac, 1897)
- (Par métonymie)(Mobilier) Petit meuble qui contenait ou renfermait les choses nécessaires pour écrire : encre, papier, plume, canif, etc.
- […] la place du candidat était marquée à l'autre bout, et directement en face; une écritoire et des feuilles de papier, placées sur le bureau, annonçaient l’intention, soit de prendre des notes, soit de rédiger le procès-verbal de la séance. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
- En ce moment fortuné arriva la troisième lettre de Leuwen. Les premières avaient fait un vif plaisir, mais on n’avait pas eu la moindre tentation d’y répondre. Après avoir lu cette dernière, Bathilde courut chercher son écritoire, la plaça sur une table, l’ouvrit, et commença à écrire, sans se permettre de raisonner avec soi-même. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Cette pièce était meublée d’un petit lit de fer, […] ; en face de la couche, une table, couverte d’un tapis et d’une écritoire, et un prie-Dieu au-dessus duquel était cloué un Christ ; […]. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Pièce où l'on écrit, bureau.
- Mais à Kirchberger qui l'interrogeait sur le Nouvel homme il avait aussi confié en septembre 1792 sa lassitude de l'écriture : « J'ai assez séjourné dans mon écritoire ; je ne dois plus m'enfoncer dans ce genre d'occupation, et désormais [...]». — (Louis-Claude de Saint-Martin, Lettre à un ami, Éd. Jérôme Millon, Grenoble 2005)
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fossoir
?- (Vieilli) Houe ou hoyau pour cultiver la vigne.
- La fousserée (ou fosserée, ou fessorée), c’est la surface de vigne qui peut être fossoyée, c'est à dire travaillée avec un fossoir par un homme en une journée.
- (Par extension) Outil symbolique.
- Mais lorsque la confiance s'établit entre partenaires, alors là on peut vraiment construire et se mettre d'accord ; en bons vaudois, "retrousser nos manches et saisir le fossoir". Je me sens cette énergie de poursuivre mon travail avec conviction, attention et réalisme. — (Jean-Claude Mermoud, conseiller d'Etat)
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bobard
?- (Très familier) (Familier) Mensonge, fausse nouvelle.
- Attention aux artistes ! nous prévint le patron. J’les paie leur poids d'bobards et j’tiens pas à m’faire agonir. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Je ne me laisse pas éblouir par les bobards : je suis pour les actes, moi, mon cher monsieur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- D’ailleurs on dit que les Allemands sont antisémites, mais ce n’est peut-être même pas vrai ! On nous fait avaler tant de bobards… — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 99)
- Comme autres pigistes, il y avait Jean-Joël, que je trouvais un pipoteur de première, je n'arrivais même pas à comprendre comment les gens pouvaient acheter ses bobards […]. — (Marie de Biet, Marie, un peu de biais, Mon Petit Éditeur, 2013, page 200)
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conard
?- Variante orthographique de connard.
- La bande de maraudeurs poussa des oh ! de désappointement et d’admiration et les deux compères qui s’étaient laissé arracher le sac durent essuyer quelques injures choisies comme :— Couillonnauds ! Conards ! — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957. Traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959. page 54)
- Et puis il y a les conards, les conauds, les conasses… — (Pierre Guiraud, Les Gros Mots, 1975, page 65)
- Un sale égoïste, voilà ce que tu es, préoccupé seulement de ta propre personne. Je ne sais pas pourquoi j'ai perdu mon temps avec un conard pareil. Fiche le camp ! — (Vikas Swarup, Meurtre dans un jardin indien, traduit de l'anglais (Inde) par Roxane Azimi, Éditions Belfond, 2010)
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chamarre
?- (Désuet) Variante de simarre.
- (XVIe siècle) Vostre espée use les plies de vostre chamarre. — (PALSGRAVE, p. 558.; cité par Littré)
- Broderies, ornements.
- Fût-il tout harnaché d'ordres et de chamarres. — (Victor Hugo, Ruy Blas, I, 2.; cité par Littré)
- — Des hommes entichés de chamarres militaires et de reflets de bottes, des femmes à ce point insoucieuses d’élégance, ce contraste-là me ferait réfléchir si j’étais délégué à Versailles !… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 178.)
- Je crois bien que j'ai gardé un faible pour le soldat dont les grands cordons, les étoiles, les chamarres ont ébloui mes yeux d'enfant. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942, p. 37)
- Veste de berger, zamarra
- « chamar(r)on », [...] « chamarre ou simarre […], ample casaque ouverte, fourrée d'une peau de mouton, recouverte de bandes d'étoffe de couleurs différentes cousues dans le sens de la longueur ; c'étaient des sortes de garnaches ou de tabards en peau de mouton fendues sur le côté que portaient les bergers de la montagne .— (Arnold Van Gennep, Les Hautes-Alpes traditionnelles, t. I, Voreppe, Curandera, 1990 (1re éd. Paris, Maisonneuve, 1946), p. 87-89.)
- (Habillement) Blouse → voir zamarra
- Landais : samarre (Palay) f. 'sac de peau des bergers ; béarnais : chamarre (Palay) blouse de paysan'. basque (avec article), zamarra, tsamarra, zamarra 'toison des bêtes à laine', blouse de peau', 'tablier de peau', 'pelisse des bergers'
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dinar
?- (Numismatique) Monnaie d’or arabe copiée à partir du denier d’or de l’empire romain d’orient.
- Monnaie de divers pays.
- Le dinar algérien.
- Centième partie du rial, en Iran.
- (Métrologie) Ancienne unité de poids en usage dans divers pays arabe et qui équivalait à une drachme et demi, soit approximativement 5,8 grammes.
- (Argot), (Au singulier) Argent.
- Tu viens manger avec nous ? -Non désolé j’ai pas de dinar sur moi.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.