Dictionnaire des rimes
Les rimes en : paramnésie
Que signifie "paramnésie" ?
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- Sentiment d'avoir déjà été témoin ou d'avoir déjà vécu (phénomène appelé ecmésie) une situation pourtant nouvelle.
- Ce phénomène de déjà-vu, appelé scientifiquement paramnésie, ne résulterait finalement que d’un dysfonctionnement temporaire du cerveau. — (Martine Duchesne, Les cahiers oubliés, 2022)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "paramnésie".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
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agui
?- (Marine) Nœud appelé aussi nœud de chaise, aisé à défaire ; il forme une boucle qui ne peut se resserrer et s’utilise par exemple pour lier deux aussières.
- Le procédé est des plus simple : deux bouts de filin, munis d’un nœud d’agui, sont passées sous l'avant et l'arrière de la frêle embarcation. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
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amatie
?- Participe passé féminin singulier du verbe amatir.
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animalerie
?- Lieu d'élevage des animaux, notamment dans un laboratoire où ils sont utilisés pour des expériences.
- Magasin ou commerce qui vend des animaux de compagnie et les produits qui leur sont destinés, tel que de la nourriture, des produits de soins et des accessoires.
- L’achat d’un chiot dans une animalerie procède du même enthousiasme, encouragé par le commerçant. — (Philippe Hofman, Le chien est une personne: Psychologie des relations entre l’humain et son chien, 2015)
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amphigouri
?- (Rhétorique) Figure de rhétorique qui consiste à écrire un discours ou un texte de manière volontairement burlesque, obscure ou inintelligible.
- L’amphigouri semble avoir connu une grande vogue dans les années 1730 à 1740 : un opuscule de 1739 évoque l’« amphigouri, qui plaît tant à nos personnes de bon goût », et l’un des personnages de L’Amphigouri de Panard, créé la même année, déplore que le succès des amphigouris ait fait oublier les lazzis traditionnels du théâtre de la Foire. — (Élisabeth Bourguinat, Persiflage dans la littérature du XVIIIe siècle (1735-1810), modernité d’un néologisme, Presses universitaires de France, 1998, page 26)
- Ils ont laissé couler leur plume sans se prescrire d’autre règle que celle de la versification et de la langue, ne comptant pour rien le bon sens ; c’est ce que les Français ont appelé amphigouri. — (Mathieu Brunet, L’Appel du monstrueux : Pensées et poétiques du désordre en France au XVIIIe siècle, 2008)
- (Par extension) Propos désordonné dont les phrases mal construites et le vocabulaire incertain n’aboutissent à aucun sens satisfaisant. Discours confus, embrouillé et obscur.
- Il prend son amphigouri pour une contribution savante.
- Il tourne autour du sujet sans savoir de quoi il parle : c’est un véritable amphigouri d’un bout à l’autre.
- De par l’orteil de Brama, j’ai fait un prodige ; j’ai retenu son amphigouri mot pour mot, bien qu’il soit tellement dénué de sens et de clarté, que si vous m’en donniez une fine et critique exposition, vous me feriez, madame, un présent gracieux. — (Denis Diderot, Les Bijoux indiscrets, 1748)
- – Qui êtes-vous et que voulez-vous?L’autre salua militairement:– Qui je suis ?… N’y a pas de devinette… On va s’obtempérer l’honneur de vous l’inculquer sans embarras, tergiversation, amphigouri ni verbiage…Il prit la position du soldat dans le rang :–Népomucène Briquet, […].Puis, scandant les mots :–Présentement, rentré dans le civil et homme de confiance de mon ami Roger de Saint-Pons, dont j’ai eu l’avantage superlatif, incohérent et incombustible d’être le camarade de lit pendant son volontariat… — (Émile Blondet, La Filleule de Lagardère, II L’Héritière, 1885)
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compromis
?- Qui a subi une atteinte, un dommage plus ou moins durable.
- Avec le mauvais temps qu'on a eu, les récoltes de cette année me semblent compromises.
- La bonne manière du patron rétablit la gaieté, un moment compromise — (Émile Zola, L’Assommoir, 1877)
- Ma santé compromise par mes derniers travaux, mon procès, mes soucis, m'a jeté en Touraine où l'air natal vient de me remettre. — (Honoré de Balzac, Correspondance, 1836)
- Si ces 5 500 combattants [...] subissent un sombre revers, notre cause sera bien compromise. Au contraire, si en ce moment, sur ce terrain, ils réussissent quelque éclatant fait d'armes, alors l'avenir est à nous ! — (Charles De Gaulle, Mémoires de guerre, 1954)
- Embarrassé dans des démêlés, dans des affaires.
- La princesse de Rohan est compromise jusqu'au cou, si je puis dire, dans l'affaire du collier.
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ahuri
?- Qui est pantois, stupéfait, déconcerté.
- La société [de M. Genès] nous était devenue tout à fait intolérable. […] la mesure était comble, nous en étions ahuris, abrutis. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, Le Livre de poche, 2012, page 186)
- (Familier) Qui est ou paraît stupide.
- Il est complètement ahuri.
- Ce roi ahuri représente le potentat africain cupide et sanguinaire, livrant ses sujets aux négriers venus du Nord. — (René Hénane, Aimé Césaire, le chant brisé, 1999)
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myalgie
?- (Médecine) Douleur musculaire.
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utopie
?- Pays imaginaire où un gouverneur idéal règne sur un peuple heureux.
- (Par métonymie) Plan d’une société ou d’un gouvernement idéal et parfait.
- L’utopie est, au contraire, le produit d’un travail intellectuel ; elle est l’œuvre de théoriciens qui, après avoir observé et discuté les faits, cherchent à établir un modèle auquel on puisse comparer les sociétés existantes pour mesurer le bien et le mal qu’elles renferment […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, page 39)
- (Par extension) Idéal social ou politique qui ne tient pas compte de la réalité.
- On imagine des utopies, on prétend que les peuples ont un but commun. Il serait heureux que cela fût, mais cela n’est pas. — (Anonyme, Des intérêts en politique. - M. Canning et M. de Metternich, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- Et en effet deux mois s’étaient à peine écoulés qu’une tentative fut faite pour résoudre en réalité légale l’utopie sublime de César Bonesana. — (Victor Hugo, Le Dernier Jour d’un condamné)
- Nous sommes arrivés, de critique en critique, à cette triste conclusion […] que tous ces mots Droit, Devoir, Morale, Vertu, etc., dont la chaire et l’école font tant de bruit, ne servent à couvrir que de pures hypothèses, de vaines utopies, d’indémontrables préjugés […] — (Joseph Proudhon, De la Justice dans la Révolution et dans l’Église, tome I, page 70)
- (Par extension) Idéal jugé irréalisable.
- Et rien n’est tel que le rêve pour engendrer l’avenir. Utopie aujourd’hui, chair et os demain. — (Victor Hugo, Les Misérables)
- Que la réalité ne corresponde pas au rêve, seuls les naïfs s’en étonneront. D’abord, il y eut autant de rêves que de rêveurs. […] Enfin, et surtout, si les hommes pouvaient réaliser leurs utopies, cela se saurait. — (Élie Barnavi, L’Europe comme utopie, in Marianne, 13 août 2011, page 81)
- Forme de récit ayant pour cadre un monde parfait, idyllique.
- Tout au contraire, l’image d’un mystère intemporel doit cultiver l’uchronie, l’utopie et l’ustratie. Mais comme tout ce qui est humain est en histoire, elles sont forcément inaccessibles et ne se peuvent atteindre que par les voies de la catachronie des personnages et de l’ectopie du paysage, et plus généralement de la panchronie, de la pantopie et de la panstratie52 : au lieu d’une couleur locale aussi homogène qu’il se peut, c’est le mélange de vêtements et de paysages de tous temps, lieux et milieux qui seront ici théologiquement de mise. — (Philippe Bruneau, La Crèche de Noël, in RAMAGE : Revue d’archéologie moderne et d’archéologie générale, volumes 13 à 14, Presses de l’Université de Paris Sorbonne, 1996, pages 125–144)
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alourdie
?- Participe passé féminin singulier de alourdir.
- Oiseaux chanteurs et de joli plumage, dont : le bengali et le colibri, le bec d’argent, le cardinal, le merle métallique, la « veuve » en voile de deuil alourdie à la saison des amours par sa longue traîne empennée, le parlementaire, les gendarmes ou tisserins ou républicains qui ont tôt fait de désenfeuiller palmiers etc. pour tisser leurs nids des longs rubans de feuilles arrachés un par un, etc. — (Gabriel Lefebvre, L’Angola Son histoire, son économie, 1947, page 61)
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omis
?- (Militaire) Personne qui n'avait pas été inscrite sur les listes de recrutement de l'armée.
- Omis dans la armées précédentes , 6. Peines contre les omis volontaires, 91, 93. N'a pas d'effet rétroactif sur 1831. — (Manuel portatif du recrutement de l'Armée contenant la Loi du 21 mars 1832)
- Un omis est un individu qui n'a pas été inscrit à temps sur les tableaux de recensement,... — (Loi du 7 août 1913 sur le recrutement militaire)
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ennuie
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de ennuyer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de ennuyer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de ennuyer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de ennuyer.
- Mes enfants auront tout leur bien, celui de leur mère et le mien ; mais ils ne veulent sans doute pas que leur père s’ennuie, se moinifie et se momifie !… — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de ennuyer.
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vie
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du vietnamien.
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mit
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du mixtèque du sud de Puebla.
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apologie
?- Paroles ou écrits destinés à justifier ou à défendre quelqu’un ou quelque chose.
- Mme Surville n’a laissé sur son frère que quelques pages insignifiantes, une apologie froide, banale, où nous n'avons pas une seule note à prendre, pas un seul document à retenir. — (Octave Mirbeau, La Mort de Balzac, 1907)
- Quelques jours plus tard, en réponse à une longue apologie du célibat et de la chasteté due à la plume de notre « Sphinx ariégeois » de plus en plus dégoûté de la vie, je répliquais : Toute femme est faite pour rivancher comme dit l'argot des barrières, et ensuite pour reproduire. — (Françoise d’Eaubonne, Mémoires irréductibles : de l’entre-deux-guerres à l’an 2000, éditions Dagorno, 2001, page 233)
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acabit
?- Albert Dauzat déduit ce mot de l’occitan acabir ; Oscar Bloch et Walther von Wartburg le déduisent de l’occitan cabir ; tous deux du latin capere, acabit rejoignant ainsi acheter par son étymologie lointaine ; mais l’ancien occitan acabir n’offre aucune acception relevant de capere et cabir, bien attesté aux sens de « contenir », « être contenu, demeurer », fait difficulté pour expliquer le sens de acabit ;
- Ernst Gamillscheg (Etymologisches Wörterbuch der französischen Sprache) déduit l’ancien occitan acabir du latin caput ; de là acabir au sens de « mener à bonne fin, réussir » (→ voir acabar), mais il fait difficulté pour expliquer le sens de acabit. Remarquons que acabit n’est attesté dans aucune autre langue romane ; un emprunt fait au quinzième siècle d’un mot occitan attesté ni à cette époque ni en occitan moderne est peu vraisemblable, un hiatus chronologique et sémantique les sépare.
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amaryllis
?- (Botanique) Plante d’ornement du genre Amaryllis , de la famille des Amaryllidacées (Amaryllidaceae).
- Le pays n’avait pas changé. Il était toujours fertile et riche en amaryllis, violettes arborescentes, fluschies, daturas et cactus à fleurs d’or. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- Il ne faut pas confondre lʼamaryllis avec lʼhippeastrum qui est une plante dʼintérieur et fleurit au printemps. — (Dominique Mappa, Les productions florales, 2010)
- À chaque escale à Amsterdam, je filais au marché aux fleurs du Singel ou chez un vieil horticulteur de Schoorl pour lui rapporter des oignons de jonquilles, de jacinthes, de muscaris, d’amaryllis. — (Gérard Gréverand, Le Capitaine à l'heure des ponts tranquilles, Éditions Les Escales Domaine français, 2016)
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ahurit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de ahurir.
- Troisième personne du singulier du passé simple de ahurir.
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susdit
?- (Style juridique) Nommé ci-dessus.
- La susdite maison.
- La susdite somme payable au susdit terme.
- Dans le cas susdit.
- En revanche, il se jeta avec fureur sur d’autres documents que l’on lui présenta et se mit à griffonner avec une ardeur qui aurait fait honneur à M. Dumont lui-même, entassant allégués sur allégués, ajoutant les dits aux susdits, mettant la cité dans le comté, le comté dans le district et le district dans la province ; enfin n’omettant rien de tout ce qui pouvait rendre son style parfaitement barbare et inintelligible, et par là même parfaitement légal et irréprochable. — (Pierre-Joseph-Olivier Chauveau, Charles Guérin, G.H. Cherrier, éditeur, Montréal, 1853, I, 5, page 74)
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luit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de luire.
- Troisième personne du singulier du passé simple de luire.
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zoophilie
?- Attirance sexuelle et éventuellement affective d’un humain pour un ou des animaux.
- […] où l'on découvre que les hommes préhistoriques ne jouaient pas uniquement à « Moi Tarzan, toi Jane ». Leurs pratiques sexuelles étant nettement plus variées. Homosexualité, zoophilie, masturbation. — (Catherine Mallaval, Préhistoires de cul, dans Libération (journal) du 24 décembre 1996)
- En comparant les modes d'écriture des textes démonologiques et des minutes des procès, on trouve ceci :— Sont inventoriés, classés, commentés avec un luxe de détails les rapports hétérosexuels, au sens large : diables et humains, zoophilies, sodomies en tous genres. — (Homosexuelles, des sorcières, dans Sorcières n° 22, 1982, page 135)
- fait d'avoir de l'affection pour un ou des animaux.
- Attraction d'une espèce animale pour une ou plusieurs autres espèces animales.
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paradis
?- (Bible, Religion) Jardin de délices, d’éden.
- Dieu chassa Adam du paradis.
- (Bible, Religion) Selon certaines religions, lieu de bonheur éternel et de délices où vont les hommes bienheureux, les âmes des justes (parfois aussi les animaux), après leur mort.
- Les approches du bonheur sont, pour les vrais amants, comparables à ce que la poésie catholique a si bien nommé l’entrée du paradis, pour exprimer un lieu ténébreux, difficile, étroit, et où retentissent les derniers cris d’une suprême angoisse. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Les âmes de nos chastes fondateurs, […] et de ces sept saints qui se sont réunis les premiers pour le service du Temple sont troublées même dans les joies célestes du paradis. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Sous la première République, au moment même où toute l’Europe nous tombait sur le dos, c'est les curés qui ont excités la guerre civile en Vendée, fanatisant les paysans, les menant au combat, et leur promettant le paradis s'ils étaient tués. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 203)
- Des associations d’idées s’étaient, là-dessus, faites en lui naturellement, et bien malin eût été celui qui l’aurait pu convaincre que l’église est le vestibule d’un lieu de délices appelé « Paradis ». — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Et sais-tu ce que je me disais à l’instant, en t’apercevant, si gracieuse, qui cueillais les fleurs parmi la rosée du matin ? Que les jeunes Parisiennes, et même que les houris qui nous attendent au paradis sont, à coup sûr, moins belles que toi […] — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Par extension) Lieu merveilleux, qui apporte le bonheur ; séjour délicieux, charmant, orné par la nature ou par l’art.
- […] le professeur Haug […] nous signala l’intérêt qu’il y avait à recueillir des ammonites et autres fossiles sur la Terre de Jameson ; ce paradis des géologues, côte Nord de L’Hurry Inlet, était à une vingtaine de milles de la station de Rosenving. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Cette île est un paradis perdu en pleine mer. - Ce magasin de jouets est un paradis pour les enfants. - Cette campagne, cette vallée, ce jardin est un paradis terrestre, est un vrai paradis, un petit paradis, un paradis.
- (Par extension) L’état le plus heureux dont on puisse jouir.
- Si je pouvais me réincarner, je serai plante, plus précisément coton. Car avec un peu de chance je finirai comme bonnet de sous-tif, le paradis quoi..... — (Erick Belot, Pensées, Passez....., BoD/Books on Demand France, 2010, page 37)
- (Architecture) Étage le plus élevé d’une salle de spectacle ou d’un théâtre.
- Les deux plus intrépides hurleurs qui se répondaient de l’orchestre au paradis, avaient cessé leurs cri. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- J’ouvrais les narines toutes larges pour humer l’odeur de gaz et d’oranges, de pommades et de bouquets, qui rendait l’air lourd et vous étouffait un peu. Comme j’aimais cette impression chaude, ces parfums, ce demi-silence !… ce froufrou de soie aux premières, ce bruit de sabots au paradis ! Les dames décolletées se penchaient nonchalamment sur le devant des loges ; les voyous jetaient des lazzis et lançaient des programmes. Les riches mangeaient des glaces ; les pauvres croquaient des pommes ; il y avait de la lumière à foison ! — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Trois rangées d’arcades superposées, et au-dessus un très haut mur avec les trous très nets où s’inséraient les poutres de la charpente qui faisaient le paradis, les septièmes loges. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Jeux) Dernière case du jeu de la marelle, celle où l'on a gagné.
- Quand j’arrivais au « paradis » , c’était vraiment le paradis. — (Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Le Livre de Poche, page 76)
- (Antiquité) Jardin d'agrément.
- Arsame promit de nous conduire à la fête de Milyta, et nous invita à diner pour le lendemain à son paradis, avec une autre de ses maîtresses. — (Étienne-François de Lantier, Voyages d’Anténor en Grèce et en Asie avec des notions sur l’Égypte, Paris : Belin & Bernard, an VI, 2e édition, tome 3, pages 25-26)
- Les satrapes (gouverneurs des satrapies, régions de l'Empire perse) se sont mis à imiter le roi en bâtissant des jardins dans leur palais que les grecs ont nommé "paradeiso", qui veut dire "paradis". Un satrape de Babylone, entre l'époque d'Hérodote et celle d'Alexandre le Grand, aurait très bien pu bâtir un jardin dans le palais royal, en s'inspirant à la fois des paradis perses et des jardins assyriens. — (Les Jardins suspendus de Babylone, site http://lemondeantique.org, lu le 14-10-2014)
- (Beaujolais) Jus qui coule du pressoir avant même sa mise en action. Ce jus donne un vin de beaujolais particulièrement alcoolisé.
- On appelle “paradis”, en Beaujolais, le premier jus qui sort du pressoir. Le paradis est d'ailleurs un vin tout à fait délicieux. — (Édouard Brasey, L'effet pivot, Éd. Ramsay, 1986)
- (Marais poitevin) Jardin, verger planté d’arbres fruitiers.
- Elle savait un peu conduire, maintenant ; sans trop de peine, elle gagna la conche Saint-Jean, tourna au premier fossé et alla aborder dans un pré planté d’arbres fruitiers, dans un paradis pour appeler les choses par leur vrai nom. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 130)
- Et faible encore, la poitrine sifflante, le cœur défaillant, elle s’aventura jusqu’au pré paradis nouvellement acquis que les grandes eaux baignaient. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 173)
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définit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe définir.
- M. Magritte, architecte DPLG, par ailleurs titulaire d’un CEAA, environ 40 ans, se définit comme « architecte-urbaniste ». — (Olivier Chadoin, Être architecte, 2006, page 231)
- Troisième personne du singulier du passé simple du verbe définir.
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minuit
?- Heure située au milieu de la nuit, à la limite de deux jours.
- […] ; les places et les rues attenantes, habituellement si solitaires dès que neuf heures sonnaient à Saint-Germain-l’Auxerrois, étaient, quoiqu’il fût minuit, encombrées de populaire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
- […], rien ne resplendit plus, après minuit, que cinq ou six débits mal fréquentés dont l'éclairage ourle le trottoir d'un morne flamboiement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Vers lès minuit, le boulanger vint frapper chez Mme Massot. — (Jean Giono, Jean le Bleu, Grasset, Paris 1932)
- Hé Rosaire, quelle heure qu'y est? Minuit dans vingt Merci ben Ça doit être noir de monde su'l'perron d'l'église — (chanson Noël au camp, Tex Lecor, 45 tours Je t'amène avec moi - Noël au camp, 1968)
- Et suivant son idée, vers les minuit, il me conduisit à la sortie de l’Éden, où figuraient alors dans un ballet des centaines d’enfants écaillés d’or, se balançant autour d’une danseuse lascive. — (Maurice Barrès, Le culte du moi : le jardin de Bérénice → lire en ligne)
- C'est trop de minuits sans nouvelles de toi. Le premier nous a anéantis ; les autres n'ont servi à rien ; ils étaient superflus. — (Réjean Ducharme, L'hiver de force, Gallimard, 1973, page 59)
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honnie
?- Féminin singulier de honni.
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muséographie
?- Ensemble des techniques de mise en valeur des collections (objets, contenus) au sein des musées.
- La muséographie fait appel à des métiers techniques ou scientifiques (architecte, restaurateur d’œuvres artistiques...), mais aussi artistiques (scénographe, installateur lumière...).
- On n’y voit pour ainsi dire rien : l’image montre de la blancheur à n’en plus finir, éclaboussée de tâches noires que la muséographie qualifie étrangement de bruits visuels et qui nous sont présentés comme de probables déprédations du temps et du froid sur la pellicule. — (Amélie Nothomb, Le Fait du prince, Éditions Albin Michel, Paris, 2008, page 101)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.