Dictionnaire des rimes
Les rimes en : paradis
Que signifie "paradis" ?
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- (Bible, Religion) Jardin de délices, d’éden.
- Dieu chassa Adam du paradis.
- (Bible, Religion) Selon certaines religions, lieu de bonheur éternel et de délices où vont les hommes bienheureux, les âmes des justes (parfois aussi les animaux), après leur mort.
- Les approches du bonheur sont, pour les vrais amants, comparables à ce que la poésie catholique a si bien nommé l’entrée du paradis, pour exprimer un lieu ténébreux, difficile, étroit, et où retentissent les derniers cris d’une suprême angoisse. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Les âmes de nos chastes fondateurs, […] et de ces sept saints qui se sont réunis les premiers pour le service du Temple sont troublées même dans les joies célestes du paradis. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Sous la première République, au moment même où toute l’Europe nous tombait sur le dos, c'est les curés qui ont excités la guerre civile en Vendée, fanatisant les paysans, les menant au combat, et leur promettant le paradis s'ils étaient tués. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 203)
- Des associations d’idées s’étaient, là-dessus, faites en lui naturellement, et bien malin eût été celui qui l’aurait pu convaincre que l’église est le vestibule d’un lieu de délices appelé « Paradis ». — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Et sais-tu ce que je me disais à l’instant, en t’apercevant, si gracieuse, qui cueillais les fleurs parmi la rosée du matin ? Que les jeunes Parisiennes, et même que les houris qui nous attendent au paradis sont, à coup sûr, moins belles que toi […] — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Par extension) Lieu merveilleux, qui apporte le bonheur ; séjour délicieux, charmant, orné par la nature ou par l’art.
- […] le professeur Haug […] nous signala l’intérêt qu’il y avait à recueillir des ammonites et autres fossiles sur la Terre de Jameson ; ce paradis des géologues, côte Nord de L’Hurry Inlet, était à une vingtaine de milles de la station de Rosenving. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Cette île est un paradis perdu en pleine mer. - Ce magasin de jouets est un paradis pour les enfants. - Cette campagne, cette vallée, ce jardin est un paradis terrestre, est un vrai paradis, un petit paradis, un paradis.
- (Par extension) L’état le plus heureux dont on puisse jouir.
- Si je pouvais me réincarner, je serai(s) plante, plus précisément coton. Car avec un peu de chance je finirai comme bonnet de sous-tif, le paradis quoi..... — (Erick Belot, Pensées, Passez....., BoD/Books on Demand France, 2010, page 37)
- (Architecture) Étage le plus élevé d’une salle de spectacle ou d’un théâtre.
- Les deux plus intrépides hurleurs qui se répondaient de l’orchestre au paradis, avaient cessé leurs cri. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- J’ouvrais les narines toutes larges pour humer l’odeur de gaz et d’oranges, de pommades et de bouquets, qui rendait l’air lourd et vous étouffait un peu. Comme j’aimais cette impression chaude, ces parfums, ce demi-silence !… ce froufrou de soie aux premières, ce bruit de sabots au paradis ! Les dames décolletées se penchaient nonchalamment sur le devant des loges ; les voyous jetaient des lazzis et lançaient des programmes. Les riches mangeaient des glaces ; les pauvres croquaient des pommes ; il y avait de la lumière à foison ! — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Trois rangées d’arcades superposées, et au-dessus un très haut mur avec les trous très nets où s’inséraient les poutres de la charpente qui faisaient le paradis, les septièmes loges. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- (Jeux) Dernière case du jeu de la marelle, celle où l'on a gagné.
- Quand j’arrivais au « paradis » , c’était vraiment le paradis. — (Marie Cardinal, Les mots pour le dire, Le Livre de Poche, page 76)
- (Antiquité) Jardin d'agrément.
- Arsame promit de nous conduire à la fête de Milyta, et nous invita à diner pour le lendemain à son paradis, avec une autre de ses maîtresses. — (Étienne-François de Lantier, Voyages d’Anténor en Grèce et en Asie avec des notions sur l’Égypte, Paris : Belin & Bernard, an VI, 2e édition, tome 3, pages 25-26)
- Les satrapes (gouverneurs des satrapies, régions de l'Empire perse) se sont mis à imiter le roi en bâtissant des jardins dans leur palais que les grecs ont nommé "paradeiso", qui veut dire "paradis". Un satrape de Babylone, entre l'époque d'Hérodote et celle d'Alexandre le Grand, aurait très bien pu bâtir un jardin dans le palais royal, en s'inspirant à la fois des paradis perses et des jardins assyriens. — (Les Jardins suspendus de Babylone, site http://lemondeantique.org, lu le 14-10-2014)
- (Beaujolais) Jus qui coule du pressoir avant même sa mise en action. Ce jus donne un vin de beaujolais particulièrement alcoolisé.
- On appelle “paradis”, en Beaujolais, le premier jus qui sort du pressoir. Le paradis est d'ailleurs un vin tout à fait délicieux. — (Édouard Brasey, L'effet pivot, Éd. Ramsay, 1986)
- (Marais poitevin) Jardin, verger planté d’arbres fruitiers.
- Elle savait un peu conduire, maintenant ; sans trop de peine, elle gagna la conche Saint-Jean, tourna au premier fossé et alla aborder dans un pré planté d’arbres fruitiers, dans un paradis pour appeler les choses par leur vrai nom. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 130)
- Et faible encore, la poitrine sifflante, le cœur défaillant, elle s’aventura jusqu’au pré paradis nouvellement acquis que les grandes eaux baignaient. — (Ernest Pérochon, Les Gardiennes, 1924, réédition Les Moissons, 2021, page 173)
Mots qui riment avec "i"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "paradis".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : i , is , it , its , ix , ie , ies et y .
-
fuit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe fuir.
- Bonjour ! vous seriez gentil s’il vous plaît de me détordre mon garde-boue, il fait un bruit insupportable, et puis vous regarderez par la même occasion si le radiateur ne fuit pas. — (Gilbert Pineau, Le déclic, 1970, chapitre III)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif passé simple du verbe fuir.
-
pharmacie
?- Science ayant pour objet la composition, la préparation et le contrôle des médicaments.
- La pharmacie est parfois encore, à la campagne, exercée par les médecins.
- École de pharmacie. Par extension,
- Études de pharmacie.
- Élève en pharmacie.
- Des étudiants en pharmacie, en pratique sage-femme ou en inhalothérapie, ou des étudiants qui deviendront infirmiers ou infirmières auxiliaires et des résidents en médecine pourront contribuer à la campagne. L’arrêté ministériel permettra aussi aux acupuncteurs, audiologistes, chiropraticiens, audioprothésistes, denturologistes, ergothérapeutes, hygiénistes dentaires d'administrer le vaccin. — (Audrey Paris, Lancement imminent de « Je contribue » à la campagne de vaccination au Québec, radio-canada.ca, 15 décembre 2020)
- Officine où l’on conserve, prépare et vend des médicaments ainsi que divers produits ayant trait à la santé, à l'hygiène, aux soins du corps etc.
- Ensuite il accompagna le médecin du Zeppelin dans une rue voisine, et força la porte d’une pharmacie où le major choisit les médicaments dont il avait besoin. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
- Au commencement était le palfium, reprit la voix tandis que la caméra, installée à l’intérieur d’une voiture en marche, révélait à David une pharmacie qu’il reconnut aussitôt. — (Michel Grisolia, Flic ou voyou, 1989)
- Assortiment de produits de premiers soins et de médicaments d'usage courant que l'on garde chez soi ou que l'on emporte en voyage.
- À défaut de médecin j'emportai une petite pharmacie, c'était une précaution sage et elle me fut d'un grand secours. J'avais pris une ordonnance d'un jeune médecin de mes amis en cas d'attaque de vomito-négro : la prudence est la mère de sûreté. — (Anacharsis Brissot de Warville, Voyage au Guazacoalcos, aux Antilles et aux États-Unis, Paris : chez Arhus Bertrand, 1837, page 3)
-
anaphrodisie
?- (Sexualité, Psychologie) Perte ou diminution du désir, ou désintérêt à l’égard des choses du sexe. → voir anorgasmie, impossibilité d'éprouver l’orgasme.
- Anaphrodisie ne signifie pas forcément frigidité, qui associe absence de désir et absence de plaisir, la femme anaphrodisiaque peut éprouver du plaisir sexuel.
- Dans deux cas cependant l’anaphrodisie semblait consécutive à une dyspareunie : la souffrance avait, semble-t-il, inhibé tout désir. — (Thérapie: revue de thérapeutique et de pharmacologie clinique, volume 18, numéros 1 à 3, 1963)
-
apprécie
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe apprécier.
- J’apprécie leurs présentations de la démarche pérégrinaire qui, par la suite, devait largement me servir de viatique : ni mystico-dingo, ni ambiance trek. — (Alain Cazenave-Piarrot, Voyage vers Compostelle, 2015)
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe apprécier.
- Il ne voit rien à fond ; des hommes et des lieux, il en apprend les noms ; des choses, il en apprécie les surfaces ; il a son mètre particulier pour tout auner à sa mesure. — (Honoré de Balzac, L’Illustre Gaudissart, 1834)
- Le caractère oxydant ou réducteur d’une espèce s’apprécie toujours par rapport à une autre espèce sur l’échelle des potentiels redox. — (François Badin, Les véhicules hybrides, 2013, page 190)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe apprécier.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe apprécier.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe apprécier.
-
amolli
?- Rendu mou, malléable.
- Dans les fossés, les cornets roses des liserons et les fleurs bleues des chicorées pendaient flétris sur leurs tiges amollies. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Le serpent avait relâché son étreinte. Ses anneaux amollis se déliaient ; ils coulaient le long de ce corps coagulé d'horreur, et bientôt, presque flasque, la bête s'écroula sur le sol. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
-
chérit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de chérir.
- Privilégiez le naturel et la simplicité. Cela comblera d’aise la personne qui vous chérit le plus. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 36)
- Troisième personne du singulier du passé simple de chérir.
-
safari
?- Chasse ou excursion (ex. safari photographique) guidée.
- La campagne de Survival International visant à proscrire les safaris humains dans les îles Andaman, en Inde, vient de remporter une victoire majeure, la Cour suprême ayant décidé d’interdire aux touristes la route qui traverse la réserve des Jarawa. — (Survival International 23 janvier 2013) [1]
- La visite des parcs dans l’automobile du visiteur (ou du parc) rappelle les explorations africaines, ce type d’établissement se pare du nom de safari (qui signifierait chasse dans une langue africaine). — (Éric Baratay et Élisabeth Hardouin-Fugier, Zoos : histoire des jardins zoologiques en occident (XVIe-XXe), La Découverte, Paris, 1998, page 271)
-
zoogéographie
?- Étude de la répartition des espèces animales sur la Terre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
logis
?- Endroit où l’on demeure.
- Si une semaine s’écoulait sans escapade, on le voyait s’ennuyer, dépérir et fureter dans le logis pour trouver une issue. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Ces ensembles sont composés d’un bon logis auquel s’accole une grange en large. — (Beauvechain, Incourt et Jodoigne, Editions Mardaga, 2006, page 274)
-
alcali
?- (Vieilli) Cendre de certaines plantes du milieux littorale à partir de laquelle on produisait la soude.
- (Vieilli) (Chimie)
- Soude, carbonate de sodium.
- Les savons sont généralement caustiques et renferment un excès d'alcali libre. On admet qu’ils agissent par leur alcali pour saponifier les corps gras […] — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Le savon de toilette ne doit pas contenir d’alcali libre […] — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la savonnerie, 1924, page 170)
- Ammoniaque.
- Je l’ai employée avec beaucoup de succès dans le traitement d’une mine de cobalt arsénicale; j’en ai séparé tout le cobalt et l’arsénic, et en ne traitant que par l’acide nitrique et les alcalis, la majeure partie de ces deux métaux restant unis ensemble à l’état d’arséniate. — (Louis Jacques Thénard, « Mémoire sur le nickel », dans les Annales de Chimie du 30 floréal an XII, en recueil (volume 50), chez Bernard, Paris, 30 germinal an XII, page 122)
-
agrologie
?- Science qui a pour objet la connaissance des terrains dans leur rapport avec l’agriculture.
- Une agriculture durable doit se baser sur l'agrologie c'est-à-dire sur la compréhension des lois du sol et non sur leur schématisation. — (Claude Bourguignon, Lydia Bourguignon, Le sol, la terre et les champs: pour retrouver une agriculture saine, 2008)
-
académie
?- (France) (Nom collectif) Assemblée de gens de lettres, de savants ou d’artistes reconnus par leurs pairs, qui a pour mission de veiller aux usages dans leurs disciplines respectives et de publier des ouvrages tels que des dictionnaires, des grammaires, etc.
- L’Académie française, qui depuis 1694 a donné sept éditions de son Dictionnaire et commence à publier la huitième, donne au début de l'année 1932, la première édition de sa Grammaire rédigée en conformité des articles 24 et 26 de ses statuts des mois de mars et d’avril 1634. — (Préface, Grammaire de l’Académie française, 1932)
- (France) Divisions territoriales de l’Université de France dont chacune est dirigée par un recteur.
- L’académie de Paris, de Lyon, de Bordeaux, de Poitiers, etc.
- Le recteur de cette académie.
- Cette ville est du ressort de telle académie.
- Lieu d’enseignement avancé.
- (Beaux-arts) Figure entière, nue ou drapée légèrement.
- À un confrère malheureux qui ne parvenait pas à vendre ses « académies » de Montmartroises : « Fiche-leur des bas noirs et tu m’en diras des nouvelles ». — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/L’Entre-Deux-Guerres, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 205)
- (Vieilli) Maison de jeu.
- Il a perdu son argent dans une académie.
- (Vieilli) Lieu où les jeunes gens apprenaient l’équitation.
- Il mit son fils à l’académie.
- Au sortir de l’académie, il partit pour l’armée.
- (Histoire) Institut d’enseignement supérieur du protestantisme.
- Attiré à Sedan, sans doute par les avantages que l’académie naissante de cette ville procurait aux savants étrangers qui voulaient contribuer à sa célébrité, il y arriva dans les premiers jours de novembre 1603, […]. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des Ardennais qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs vertus et leurs erreurs, Paris, 1830, vol. 2, page 60)
-
abruti
?- Physiquement, moralement ou intellectuellement diminué par le bruit, la chaleur, la fatigue, etc.
- Ils étaient là au milieu des malades, vieux hors d’âge, jeunes enfants pleurant dans les bras de leur mère, femmes à l’air hagard, abruties de douleur, jeunes hommes mal rasés au teint de cire. — (Gabriel Privat, De vie, de mort, d’amour, éd. Artège Jeunesse, 2016)
- À force de concentration, Beryl parvient à écarter l’idée qu’il l’a effectivement approchée, qu’il a pu la toucher tandis qu’elle était couchée, abrutie par les drogues qu’il a recommencé à mettre dans ses rations. — (Elie Darco, Inséparables, éd. Magnard Jeunesse, 2017)
- Ce souci rongeur donnait à ce gros petit homme, à sa figure autrefois rieuse, un air sombre et abruti qui le faisait ressembler à un malade dévoré par un poison ou par une affection chronique. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre douzième)
- (Familier) Bête ; stupide ; inconscient.
- Louis XVI n’était pas précisément tel qu’on s’était attaché à le peindre pour l’avilir : ce n’était ni l’imbécile abruti qu’on exposait au mépris du peuple, ni l’honnête homme bon et sensible que préconisaient ses amis. — (« Notices historiques sur la Révolution », dans Mémoires de Mme Roland, éditées par J. Ravenel, vol.1, Paris : chez Auguste Durand, 1840, p. 286)
- Cet homme, sans chaperon et sans veste, au regard abruti, à la barbe et aux sourcils tachetés de plâtre, c’était son père! — (Saintine, Une maitresse de Louis XIII, Paris : Librairie de L. Hachette & Cie, 1858, p. 78)
-
aboulie
?- (Psychiatrie) Trouble mental caractérisé par une perte de la volonté et une grande difficulté à se décider, à agir (perte de l’initiative).
- En fait l’aboulie est toujours plus ou moins générale. — (Charles Joseph Bouchard, Joseph Babinski, Édouard Brissaud, Traité de médecine: Volume 10, 1905)
- Les prières collectives qui rythmaient les jours et les heures (…) installaient les ouailles dans une bienheureuse hébétude, et les psalmodies diffusées entre les neuf prières quotidiennes par des haut-parleurs infatigables, accrochés aux bons endroits du sanatorium, se répercutaient de cloisons en parois, de couloirs en chambrées, entrelaçant à l'infini leurs échos lénitifs pour maintenir l'attention au ras de l'aboulie. […] Dans le regard absent des orants brillait la même douce et vibrante lumière de l'acceptation, elle ne les quittait jamais. — (Boualem Sansal, 2084. La fin du monde, Éditions Gallimard, collection « Folio », 2015, pages 48-49)
- (Philosophie) Incapacité anormale du passage à l’action dans le vouloir.
- « J’ai passé mon temps à avertir et à protester contre nos postures, nos facilités, parce que cette aboulie m’est devenue insupportable » (Manuel Valls) — (AFP 14/06/2009)
- On diagnostiquera à juste titre ce que Besnier-Thomas nomment « une maladie de la volonté ». Mais cette maladie est peut-être davantage qu’une aboulie. La gauche « qui ne sait plus ce qu’elle veut » ne se contente plus de se taire, mais prend l’habitude de faire sien le grand discours de régression d’une droite dont elle envie la bonne santé, d’une droite à l’entrain réactionnaire communicatif. — (Élisabeth Guibert-Sledziewski, Une culture de régression, dans Flash sur la droite, Raison présente n° 88, 4e trimestre 1988, page 115)
-
desservit
?- Troisième personne du singulier du passé simple de desservir.
-
adoucie
?- Féminin singulier de adouci.
- Et astuce ménagère, pour éviter les traces de calcaire sur les vitres, le transporteur utilise une eau adoucie et des produits déperlants. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 3)
-
analogie
?- Association dans l'esprit de deux choses ou idées possédant des propriétés, une structure, un mode de fonctionnement communs (mais qui sont de types différents).
- Toute métaphore est fondée sur une analogie.
- C'est par analogie qu'on dit qu'une route sinueuse serpente.
- Sorte de rapport, de ressemblance dans l’ordre physique, intellectuel ou moral qui existe à certains égards entre deux ou plusieurs choses différentes.
- Les Naïs ont quelque analogie avec les Lombrics; leur sang est rouge et leur circulation très-facile à observer. — (Dictionnaire Pittoresque d'Histoire Naturelle & des Phénomènes de la Nature, sous la direction de F.E. Guérin, t.5, 1837, p.581)
- Les philologues qui affirment l'identé du slovaque et du tchèque, se sont laissé tromper par les analogies superficielles , parce qu'ils ont eu le tort de n'étudier que la langue écrite qui, depuis le XVe siècle, est le tchèque […]. — (Ernest Denis, La Question d'Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, p.97)
- Le climat arctique n'est pas le même que le climat alpin malgré certaines analogies qui sont indiscutables (enneigement, courte période de végétation, température moyenne basse). — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.143)
- J'ouvris la fenêtre et attrapai l'insecte en vol. Il offrait avec un scarabée d’or l’analogie la plus proche qu'il soit possible de trouver sous nos latitudes : c'était un scarabéidé de la famille des lamellicornes, hôte ordinaire des rosiers : une cétoine dorée, […]. — (Les grands esprits manipulés par les astrologues, dans Le Québec sceptique, n° 56, printemps 2005, page 29)
- On peut signaler une analogie entre la mer Noire et la mer Baltique, c’est la faible salure des eaux. — (Paul Vidal de La Blache, États et nations de l'Europe autour de la France, 1891, page 13)
- Dans sa typologie des modes de comparaison, Gentner décrit l’analogie comme une comparaison dans laquelle ce sont essentiellement les relations qui sont mises en correspondance entre la source et la cible, et pas (ou peu) les attributs des objets. — (Dehon, Jérémy, et Philippe Snauwaert. « L’analogie entre la langue française et la chimie : analyse linguistique et didactique », Éducation & didactique, vol. 12, no. 2, 2018, pages 9-27.)
- (Grammaire) Rapport qu’ont entre eux certains mots ou certaines lettres.
- Il y a de l’analogie entre le B et le P, consonnes labiales, le D et le T, consonnes dentales, etc.
- Les mots nouveaux ne s’introduisent d’ordinaire qu’à l’aide de l’analogie.
- (Biologie) Dans la science de l'évolution, ensemble des organes apparentés présentant des éléments structuraux communs mais n’ayant pas nécessairement la même fonction, ainsi que les organes de différents êtres vivants, hérités d’un ancêtre commun qui ont subi une modification et une spécialisation au cours du temps.
- Une autre interprétation possible des homologies, ainsi que l’a proposé Darwin, est de les inscrire dans une histoire. Chaque espèce de Tétrapode descend d’un ancêtre commun et hypothétique. Cet ancêtre possède un membre de type chiridien. Au cours de nombreuses générations, un processus d’évolution entraîne une transformation des organismes qui se spécialisent dans un mode de vie. Les membres se différencient petit à petit, s’adaptant ainsi. — (Francine Brondex, Évolution : Synthèse des faits et théories Cours et questions de révision, Dunod, 2003)
-
nantie
?- Femme nantie.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
compagnie
?- Réunion de plusieurs personnes assemblées pour le plaisir d’être en société.
- Une nombreuse compagnie.
- Il fut bien reçu, lui et sa compagnie.
- Aimer la compagnie.
- Recevoir compagnie chez soi.
- Il est très aimable en compagnie.
- Il n’y a ou il n’est si bonne compagnie qui ne se sépare ou ne se quitte : (Proverbial), souvent (Ironique) Pour faire comprendre, à une ou des personnes qu’on quitte, qu’on n’est pas fâché de s’en séparer.
- Un jeune paysan marchait devant, touchant alternativement de son aiguillon les cornes des bœufs.Sans modifier le pas, il ôta son béret.– Bonjour, Isabeline, dit-il, et la compagnie. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, réédition Cercle du Bibliophile, page 31)
- « Allez, au revoir, la compagnie ! » — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, page 91)
- (Par extension) Plusieurs personnes que des habitudes ou des goûts communs rapprochent et qui forment une espèce de société.
- C’était la première fois dans sa vie que Zaheira avait ajouté foi à des prédiction de ce genre. La compagnie des femmes du village, depuis son mariage, l’avait peu à peu inclinée vers ces superstitions. — (Out-el-Kouloub, « Zaheira », dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- Monsieur de C. aime à répéter l’irrévérencieux dicton : « Princes russes et marquis italiens sont de petite compagnie. » — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 352)
- Introduire quelqu’un dans une compagnie.
- La bonne compagnie, ensemble des personnes distinguées par leur éducation, leur politesse, leur bon ton.
- Sa maison est le rendez-vous de la bonne compagnie.
- Il a le ton de la bonne compagnie.
- Être de bonne compagnie, avoir un bon ton, de bonnes manières.
- Et voilà pourquoi la bonne compagnie, en France, est arrivée à une époque de décadence. Nous sommes arrivés au siècle de Sénèque et n’osons plus agir et parler comme du temps de madame de Sévigné et du grand Condé. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- La mauvaise compagnie.
- Deux ou plusieurs personnes qui sont ensemble, qui font ensemble la même chose.
- Voyant que M. Filloteau partait le lendemain par la diligence pour rejoindre le régiment, Lucien lui demanda la permission de voyager de compagnie. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Depuis ce jour, Célestin et Amycus vécurent de compagnie. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 32)
- On le citait partout et en toutes occasions, soit qu’il galopât son cob irlandais, le matin au Bois […] soit qu’il apparût, le soir, dans une avant-scène de théâtre, en compagnie d’une jolie fille. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Gavinard)
- Ils vinrent de compagnie.
- Elle y alla de compagnie avec sa sœur.
- Il sortit en compagnie d’un tel.
- Tenir, faire compagnie à quelqu’un.
- Il serait bien aise de jouir un moment de votre compagnie.
- La tête en l’air, qui suit à Oxford quelques cours de botanique, se prépare à devenir pasteur quand une chance imprévue s’offre à elle : on lui propose de partir, au titre d’homme de compagnie du capitaine Robert Fitz-Roy, âgé de vingt-six ans et au caractère difficile, pour un très long voyage d’étude. — (Jean d’Ormesson, C’est une chose étrange à la fin que le monde, 2010)
- Être bête de compagnie, aimer la société et se laisser facilement mener où les autres veulent.
- Il fera ce que vous voudrez, il est bête de compagnie.
- Chose ou animal qui peut distraire quelqu’un dans la solitude, l’empêcher de se sentir seul.
- Son chien, son oiseau est pour elle une compagnie.
- Le feu lui tient compagnie.
- Les livres lui tiennent compagnie.
- (Chasse) Troupe, bande.
- Une compagnie de perdreaux, de faisandeaux.
- La femme, les enfants couraient comme un vol de perdreaux, se posaient haletants derrière un buisson. Et parfois le tireur s’acharnait sur cette compagnie. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 277)
- Ils [des perdreaux] ne prirent par leur vol, comme si ma présence désarmée n'exigeait pas les grands moyens. Alors, je ramassai des pierres et je les lançai devant moi : un bruit énorme, pareil à celui d'une benne de tôle qui vide un chargement de pierres, me terrorisa ; pendant une seconde, j'attendis l'apparition d'un monstre, puis je compris que c'était l'essor de la compagnie, qui fila vers la barre, et plongea dans le vallon. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 303)
- Bêtes de compagnie : Jeunes sangliers qui vont par troupes.
- Ce sanglier a quitté les compagnies : Il commence à aller seul.
- (Nom collectif) (Ornithologie) Groupe d’oiseaux en particulier des perdrix.
- (Commerce) Société commerciale.
- De grands embarras financiers avaient conduit le gouvernement à signer avec des compagnies de chemin de fer des conventions que les radicaux avaient dénoncées comme étant des actes de brigandage. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chap. VI, La Moralité de la violence, 1908, page 281)
- Peu de temps après, mon père entre au service de la Compagnie de l’Ouest. Il reçoit mission de construire le chemin de fer du Mans à Angers. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- L’anarchisme s’est surtout manifesté par des grèves dures, conduites dans les secteurs les plus sensibles de l’économie d’exportation : bananeraies de Colombie, compagnies pétrolières du Mexique. — (Pierre Vayssière, Les Révolutions d’Amérique latine, Éditions du Seuil, 1991, page 105)
- Untel et compagnie, Untel et ses associés.
- Cette maison de commerce, de banque est sous la raison Gauthier, Lefèvre et compagnie.
- Réunion de personnes formant un corps, une assemblée, tels que des magistrats, des gens de lettres, des savants, des artistes, des religieux.
- Tel fut l’avis de la compagnie.
- Il a eu tous les suffrages de la compagnie.
- La Compagnie de Jésus, la société des jésuites.
- (Militaire) Unité de formation d’infanterie sous les ordres d’un capitaine.
- Longue marche dans le brouillard. Le régiment tousse, moins la compagnie du lieutenant Viard, où la toux est punie et où les soldats se rattrapent sur l’éternuement. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Nous errons tristement dans les rues quand nous avisons une compagnie de la Wehrmacht en train de popoter à la roulante sur la place du village. — (Louis Boyé, Un jour, le grand bateau viendra : Chronique de la résistance, L’Harmattan, Paris, 1996, page 359)
- Et dans ce moment même, sans qu’on sût comment et pourquoi, ce peuple qui s’élançait sur les compagnies se mit à reculer… — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Le plan de Gage est simple : lever cinq compagnies de 60 hommes chacune […] — (Jacques Lacoursière, Histoire populaire du Québec, vol. 1, « Des origines à 1791 », 2013, page 522)
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ailloli
?- (Cuisine) Mets provençal composé d’huile et d’ail pilé.
- Nous avons mangé de l’ailloli autour de nos anguilles, assis sur de hauts escabeaux devant la petite table de bois, dans cette étroite cabane où la plus grande place était tenue par l’échelle montant à la soupente. — (Alphonse Daudet, Paysages gastronomiques, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 210)
- Le Comète le plus enflammé pouvait alors surgir, sa voix retentissant comme un coup de tonnerre pour une fadaise, échouer à monter un ailloli aussi ferme que d’habitude par exemple. Un jour comme celui-ci, il pouvait réciter du Rubén Darío ou du Quevedo les larmes aux yeux (s’il avait définitivement raté un ailloli assez forme) ; en revanche, s’il avait confectionné le plus parfait des aillolis, au prix de nombreux œufs, il se régalait quelques heures plus tard d’un repas copieux, et dans ce cas il changeait de musique. — (Imma Monsó, Un homme de parole, traduction depuis le catalan par Marie Vila Casas, Éditions Robert Laffont, 2016)
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envie
?- Chagrin ou haine que l’on ressent du bonheur, des succès, des avantages d’autrui.
- Sa nomination lui attire l’envie de bien des gens.
- On fait souvent vanité des passions même les plus criminelles ; mais l’envie est une passion timide et honteuse que l’on n’ose jamais avouer. — (La Rochefoucauld, Maximes -1664)
- L’envie est plus irréconciliable que la haine. — (La Rochefoucauld, Maximes -1664)
- Notre esprit d’envie, de méfiance et de dissensions nous empêchera, longtemps encore je le crains, de nous mettre d’accord ; […]. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Sentiment de vouloir jouir d’un avantage pareil à celui d’autrui.
- Votre sort, votre bonheur est digne d’envie.
- Ce pauvre, tout ce qu'il a, tout ce qui lui reste, c'est l'envie – et surtout pas le désir. Le désir renvoie à la joie de l'existence [...], il est l'augmentation de la puissance d'exister, alors que l'envie est la négation de ce qui existe maintenant, négation qui relève de la fuite perpétuelle dans un devenir-soi-autre qui n'aboutit jamais. « Il a envie, c'est tout ce qu'il a. » — (Sébastien Mussi, Le nous absent, Liber, Montréal, 2018, page 61)
- Désir, volonté.
- Rien n’empêche tant d’être naturel que l’envie de le paraître. — (La Rochefoucauld, Maximes, 1664)
- Des envies folles lui venaient de rosser Blanchette à coups de trique ; mais cela ne changerait rien à la situation, et, furibond il sacrait comme un païen pour se soulager un peu. — (Louis Pergaud, L’Argument décisif, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Céline Thiébault était alors une jeune fille « bienfaisante », une de ces grandes filles brunes qui paraissent vingt ans au lieu de quinze, de celles qu’à la campagne on compare volontiers à une pouliche et que les hommes, vieux et jeunes, détaillent avec une basse envie, un violent désir. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Avoir envie, une extrême envie de dire, de savoir, d’apprendre, etc.
- Je n’ai nulle envie de vous nuire.
- Si l’envie lui en prend. L’envie lui a pris d’aller à Rome.
- L’odieux d’une chose.
- De Mesmes n’avait rien oublié pour jeter sur moi toute l’envie de la collusion avec les ennemis de l’État. — (Cardinal de Retz, II, 251)
- Besoin corporel.
- Néologisme anglo-saxon, l’urgenturie désigne une envie impérieuse et brusque d’uriner difficilement contrôlable et aboutissant le plus souvent à une perte d’urine. — (« L'incontinence urinaire par urgenturie : un besoin impérieux d’uriner », 30/09/14, Cours étudiants en soins infirmiers, sur le site infirmiers.com (www.infirmiers.com))
- Petites portions de peau qui se détachent autour des ongles, et causent une assez vive douleur si on les arrache.
- Les petites peaux autour des ongles sont appelés des « envies ». Il s’agit de petits fragments de peau, adhérents à la peau sous-jacente et souvent douloureux ou sensibles. Ils ne donnent qu’une envie (d’où leur nom) : les arracher. — (www.dermatonet.com, 2017)
- Désir, notamment d’ordre alimentaire, exprimé par la femme enceinte pendant sa grossesse.
- Potard.– Pendant sa grossesse, ma femme a eu des envies ruineuses… elle ne voulait manger que du melon et des fraises…Norine.– Moi, j’avalais des boîtes de sardines.Potard.– J’aurais préféré des sardines, parce que les melons et les fraises… au mois de janvier… ça coûte cher !… mais j’avais peur que le petit n’en fût marqué. — (Eugène Labiche, L’affaire de la rue de Lourcine, 1857, Scène 12)
- Tache de naissance sur la peau qu’on pensait ressembler aux objets dont la mère aurait eu envie pendant sa grossesse.
- Les envies sont comme des nuées : on y voit ce que l’on veut. — (Charles Bonnet, Consid. corps org. Œuvres, t. VI, page 400, dans Pougens)
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appris
?- Participe passé masculin (singulier ou pluriel) du verbe apprendre.
- Mais, le temps de finir mes haricots sautés et de demander à boire pour Georgia et moi, j’ai appris d’elle que le surineur s’appelle Miguel Mercado, et que sa délicieuse partenaire est une Franco-Espagnole du nom de Lina Royale. — (Richard S. Prather, Un strapontin au paradis, traduction de Maurice Tassart, Gallimard, 1951, page 25)
- Première personne du singulier du passé simple du verbe apprendre.
- Deuxième personne du singulier du passé simple du verbe apprendre.
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agonie
?- Dernière lutte de la nature contre la mort.
- […] il y eut un silence funèbre entre ces trois hommes, silence interrompu seulement par le râle sourd du mourant, dont l’agonie commençait. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- C’était bizarre. Jamalou n’éprouvait plus, devant cette face douloureuse dont les yeux révulsés, la bouche aux lèvres tuméfiée, presque noire, révélaient l’atroce agonie, aucune espèce de compassion. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Par extension) (Christianisme, Religion) Angoisse, combat face à une mort prochaine : en particulier, celle du Christ à Gethsémani.
- Jésus souffre dans l’agonie de sa Passion les tourments que lui font les hommes. Mais dans l’agonie il souffre les tourments qu’il se donne à lui‑même. Turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante. Et il faut être tout‑puissant pour le soutenir. — (Blaise Pascal, Les Pensées, fragment hors copies n° 6F (« Le Mystère de Jésus ») – RO 87-1)
- Le plus pascalien de nos romanciers du XXes., G. Bernanos, est lui aussi hanté par l’agonie du Christ. Elle inspire le thème du Dialogue des Carmélites, pièce dont le thème, moral et spirituel, est celui de la faiblesse ou du courage humain devant la certitude de la mort ou du supplice, de cette agonie qu’est la vie, de son appréhension et du pouvoir de la foi. L’angoisse qui est le lot des personnages bernanosiens les plus mystiques faits de chacun d’eux le prisonnier de la sainte Agonie. — (Chantal Labre, Dictionnaire biblique culturel et littéraire, 2002)
- Dans ce vaste ensemble iconographique, l’œuvre de Dürer mérite une attention particulière. Sans cesse, en effet, il a gravé sur le bois ou sur le cuivre, ou bien dessiné, la scène du Mont des Oliviers. De 1496 ou 1497, date de la Grande Passion, jusqu’à un dessin à la plume de 1524, il est revenu, inlassablement et comme fasciné, sur l’agonie du Christ et le sommeil des apôtres, à la recherche de l’image la plus juste. — (Daniel Ménagier, « Le Sommeil des apôtres au Jardin des Oliviers », Camenae, n° 5, novembre 2008)
- (Par extension) État d’un malade ou d’un blessé dans sa dernière extrémité.
- Cependant, dans ce masque de douleur, presque d’agonie, déjà, l’existence qu’elle menait depuis trois années n’avait laissé qu’une ombre de tristesse plus profonde… — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- Ici un vieillard tuberculeux tisonnant un poêle et prolongeant son agonie tout en criblant innocemment de ses bacilles les tout petits confiés à sa garde. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- L’église ce dimanche, regorge de gens qui ne fréquentent qu’aux enterrements, aux bouts de l’an, à la fête patronale, des têtes de bois qui ne l’appellent que pour les derniers sacrements, et qu’il oindra, à l’agonie, dans l’inconscience quasi totale, absous néanmoins de toutes leurs fautes. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- On causait de mouches ! Vous savez pas ce que c’est que de mourir de soif, mon général. Mais j’ai étudié ça, c’est assez bichant. Votre langue va d’abord gonfler. La déglutition deviendra de plus en plus pénible. Puis viendront les troubles auditifs, les troubles visuels, ensuite. C’est l’évolution classique. Les spasmes viendront plus tard précédant de peu l’agonie. C’est à ce moment là que les mouches attaqueront. — (Michel Audiard, Un taxi pour Tobrouk, 1961)
- (Sens figuré) Décadence à son dernier terme.
- À travers un monde bouleversé et chaotique, à travers une civilisation secouée par les derniers tressauts de l’agonie, notre faubourien de Londres retrouva son Edna. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 418 de l’édition de 1921)
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sushi
?- (Cuisine) Préparation culinaire d’origine japonaise à base de riz vinaigré et de poisson cru ou de légume.
- C’était Rinri qui préparait les repas. Il cuisinait mal, mais mieux que moi, […]. Au lieu de lui signifier que c’était inavalable, je lui parlais de ma passion pour les sashimis et les sushis. — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 78)
- (Par métonymie) Type de restaurant où l’on peut manger ou acheter des sushis.
- La première fois, j’invite plutôt une fille au McDo ou au sushi, parce que le cadre est plus favorable. Question de déco, d’ambiance. Le grec, ça leur fait un peu peur. Mais une fois qu’on est ensemble, on peut y aller sans souci. — (Jérôme Porier, « Pour 20 euros, t’as quatre kebabs » in le supplément « L’époque » du quotidien Le Monde (édition sur papier) daté des dimanche 19 et lundi 20 juin 2016, page 3 (du supplément), colonne 3. Équivalent en ligne. Consulté le 16 août 2016)
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adoucit
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de adoucir.
- Faut s’y faire, petite, faut s’y faire, pécaïre, l’huile ça adoucit tous les rouages du corps ». — (Marius Bailly, La Jarjille c'est la sœur du Piosou !, 1980)
- Troisième personne du singulier du passé simple de adoucir.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.