Dictionnaire des rimes
Les rimes en : papouille
Que signifie "papouille" ?
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- (Familier) Attouchement pour faire rire, sourire, exciter.
- Tu es une mignonne petite canaille ! dis-je au bébé en lui faisant une papouille, ce qui le fit gigoter, se pâmer. — (Blaise Cendrars, Bourlinguer, Denoël, Paris, 1948, page 255)
- Ils s’embrassent, se font des papouilles.
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "papouille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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péril
?- Danger, risque, état où il y a quelque chose de fâcheux à craindre.
- À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. — (Pierre Corneille, Le Cid, II, 2)
- Maurin crut que la République était en péril. — (Jean Aicard, Maurin des Maures - Chapitre XVII)
- […] il se demandait s’il avait bien réellement le droit d’associer à cette vie de périls et d’embûches continuelles une jeune fille de l’âge de sa nièce. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Loin du danger, il ne rêve qu’exploits héroïques, entreprises surhumaines et gigantesques ; mais, quand vient le péril, son imagination trop vive lui représente la douleur des blessures, le visage camard de la mort, et le cœur lui manque ; […]. — (Théophile Gautier, Le capitaine Fracasse, vol. 1, Charpentier, 1871, p. 270)
- C’était le coffret qu’Ayrton avait sauvé au péril de sa vie. — (Jules Verne, L’Île mystérieuse)
- Aussi, lorsque, après avoir franchi une porte vitrée immense, donnant sur un vestibule un peu moins vaste que le Square du temple, nous nous engageâmes dans un large escalier aux marches déclives, usées et traîtresses, mais qu’une rampe remarquablement ciselée aidait à gravir sans péril, je me contentai, toujours prudent, d’admirer l’élégante rampe en silence. — (Léo Malet, L’Ours et la Culotte, 1955, chapitre VIII)
- — Ma foi, mon cher Sorel, à vos risques et périls. — (Stendhal, Le Rouge et le Noir - Tome second, Chapitre III)
- Il se peut qu’à l’heure du péril de guerre, le syndicalisme souffrît d’un léger fléchissement. — (Henri Manceau, Des luttes ardennaises, 1969)
- Qu’y a-t-il Héloïse ? Le prénom familier rompait l’envoûtement, conjurait le péril. Il la rejetait vers l’enfance, niait sa flamboyante puberté […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Lorsque le pays est menacé d’un péril imminent dans ses institutions, dans son indépendance ou dans son intégrité territoriale, le Président de la République décrète l’état d’exception. — (Constitution algérienne du 28 novembre 1996, Art. 93)
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hémophile
?- Qui est atteint d’hémophilie.
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pénil
?- (Anatomie) Partie inférieure du ventre, qui se couvre de poils au moment de la puberté.
- Elles connaissent le mont le pénil le pubis le clitoris les nymphes les corps et les bulbes du vagin — (Monique Wittig, Les Guérillères, Les Éditions de Minuit, 1969, p.42)
- Non pas qu'il faille incriminer surtout le frottement des poils rasés et rigides, sur les pénils mâles et femelles ; mais bien le rasement en lui-même. Ce sont les plaies faites maladroitement, par les barbiers d'occasion, à l'aide de mauvais rasoirs, […]. — (Bulletin de la Société française de dermatologie et de syphiligraphie, vol. 20, Éditions Masson et Cie, 1909, p. 155)
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défeuille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe défeuiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe défeuiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe défeuiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe défeuiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe défeuiller.
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kil
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du kariya.
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habille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de habiller.
- J’aère, m’habille, fais manger les doudous, m’occupe de mes toilettes et de celles de Luna, fais un tour de crottes qui n’est pas du luxe pour désencrotter le jardin. — (site www.alexandraborsari.org, entrée du journal pour le 2 mars 2018)
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de habiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de habiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de habiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de habiller.
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incivil
?- (Soutenu) Qui manque de civilité.
- Toute la famille d’Anonyme était invitée à dîner chez M. Philostrate, et je crus incivil de bouder la compagnie. — (Ippolito Nievo, Anti-aphrodisiaque pour l’amour platonique, 1851 (première parution 1956) ; traduit de l’italien par Muriel Gallot, 1986, page 76)
- Une personne incivile.
- (Par extension) Des manières inciviles.
- (Par extension) Un procédé fort incivil.
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négrille
?- (Désuet) Membre d’une ethnie de petite taille telle que celle des pygmées en Afrique équatoriale.
- En somme, s’il n'y a pas identité crâniologique entre les deux races, qui diffèrent d’ailleurs bien davantage par leurs caractères extérieurs, du moins constate-t-on une ressemblance assez accusée, pour que le terme Négrille proposé par l’un de nous [Ernest Théodore Hamy] pour désigner l’ensemble des petits Nègres africains soit acceptable, en tant que parallèle à celui de Négrito par lequel on désigne aujourd’hui l’ensemble des petits Noirs asiatiques et océaniens. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau et Ernest Hamy, Les crânes des races humaines, J.-B. Baillière et fils, 1882, page 335)
- Ces pauvres négrilles, sans avoir même la consolation de se dire les soldats du Droit et de la Civivlisaiton, ils étaient allés jusqu’à l’extrême limite de leur effort. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 287.)
- On me disait souvent avec une ironie condescendante : « C’est drôle, tu es trop grand pour un Pygmée. C’est indécent ! Tu appartiens pourtant à une catégorie de négrille inférieure à celle des Grands Noirs. N’est-ce pas que pour le respect de ta catégorie de primitifs tu te dois de mesurer moins d’un mètre cinquante.— Me raccourcir à un mètre quarante vous suffirait-il ?— Ce serait plus conforme à ton état de négrille, ce n’est pas une insulte. » — (Alioum Fantouré, Siècle de Pygmée Twa, Publibook, 2012, pages 29-30)
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manille
?- (Cartes à jouer) Jeu de cartes où le dix est la plus forte carte.
- Que veux-tu, c'est plus fort que moi ; quand je joue la manille, je ne me connais plus. — (Georges Courteline, Boubouroche, 1910, Acte I, scène 1)
- Un soir, après le dîner, une fois la vaisselle lavée et rangée ainsi que les bidons et autres ustensiles de table, Niang s'en va faire sa manille avec les soldats européens de la section hors rang. — (Raymond Escholier, Mahmadou Fofana, Crès, 1928)
- Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manilleQu’un obus a coupé par le travers en deuxPour une fois qu’il avait un jeu du tonnerre — (Aragon, Les ombres se mêlaient et battaient la semelle, dans Le roman inachevé, Gallimard, Paris, 1956)
- Au jeu de manille, nom du 10, qui est la plus forte carte.
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myriophylle
?- (Botanique) Genre de plantes aquatiques de la famille des haloragacées.
- Grâce à des techniques sous-marines plus performantes de bâchage et d'arrachage, les biologistes et plongeurs réussissent à ralentir la progression du myriophylle à épis. — (Myriophylle à épis : une bataille sous-marine, sur radio-canada.ca, 16 janvier 2021)
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esquille
?- Petit fragment acéré de bois, de pierre, etc.
- On fit donc grâce à la malheureuse des esquilles de bois enfoncées sous les ongles, […], d’autres tortures encore. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Les glaces s'étant rapprochées, il fallut user des grands moyens pour nous dégager, intervention d'espars, carambolages, chocs violents ; notre soufflage y laissa quelques esquilles. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (En particulier) (Chirurgie) Petit fragment qui se détache d’un os fracturé ou carié.
- Il est sorti une esquille de la plaie.
- Le chef shawnee brandit son tomahawk et l'abat sur le crâne luisant de Bournemouth, qui éclate comme une pastèque trop mûre. Rudy s'est reculé – pas assez vite : il reçoit des giclées de sang, d’esquilles et de cervelle. — (Jean-Marc Ligny, AquaTM, Gallimard, 2018 [2006], page 939.)
- Il parcourut les rives du cours d'eau en aval pendant une bonne partie de la matinée avant de découvrir un petit squelette qui recelait plusieurs esquilles d'os suffisamment solides pour être utilisées comme aiguilles. — (Michael Blake, Danse avec les loups, J'ai lu, 1988)
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drill
?- (Vieilli) (Technique) Instrument, outil qui sert à la fois de charrue et de semoir.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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guenille
?- (Familier) Haillon, chose sans valeur, sans importance, méprisable.
- Selon lui, le corps est une guenille dont il est honteux de s’occuper.
- Il n’a pas une guenille au cul qu’il ait gagnée par lui-même. Qu’il y vienne, vous verrez si je sais faire foutre le camp aux maquereaux ! — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 142)
- (Sens figuré)
- « Vous avez fait de mauvais devoirs cette semaine, me dit le professeur, qui n’y retrouve ni du Virgile, ni de l’Horace, si ce sont des vers ; ni des guenilles de Cicéron, si c’est du latin ; ni du Thomas, ni du Marmontel, si c’est du français. » — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- (Familier) (Régionalisme) Individu méprisable, vaurien.
- Ce type-là, c’est une guenille !
- (Familier) Appellation faussement insultante adressée à un enfant.
- – Lève-toi de ma route, guenille ! me criait-elle. Je vais t'ébouillanter si tu restes là, bouche ouverte. Tu attends des truffes ? — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- (Au pluriel) Vêtement misérable en lambeaux.
- Un vieillard et son enfant en guenilles tendirent leurs mains sales et calleuses vers nous. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L'Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000. Prologue)
- Victorin examina d’un œil défiant ce soi-disant ermite en pèlerinage, et vit un superbe modèle de ces moines napolitains dont les robes sont sœurs des guenilles du lazzarone, dont les sandales sont les haillons de cuir, comme le moine est lui-même un haillon humain. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- (Au pluriel) Sorte de longs poils plus ou moins feutrés ou crasseux que portent certaine races de mules et de baudets.
- La nécessité des guenilles, des cadenettes et de la moustache aux talons n’est certainement pas démontrée d’une manière très-rigoureuse ; mais l’éleveur de mules repousserait le baudet qui ne les porterait pas. — (J. A. Barral, Journal d’agriculture pratique, volume 2, 1860, page 68)
- Le marchand de mules […] imite, au moyen de la bouse de vache ou du crottin délayé, les crottes ou guenilles qui pendent sur les fesses et le ventre des mules de bonne provenance qui ne sont pas débourrées. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- (Québec) Torchon, chiffon, débarbouillette.
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hygrophile
?- (Biogéographie, Botanique, Écologie) Qualifie les végétaux qui croissent dans les lieux humides, et plus particulièrement dans les milieux soumis à une inondation se comptant en semaines (mais non en mois, dans ce cas voir : hydrophile).
- Bien souvent d’ailleurs et très obligeamment, BONATI fils […] me procura d’intéressants renseignements sur la flore hygrophile de la vallée moyenne. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 3)
- Groupement hygrophile à Pinus patula, sous climat tropical humide dans les Sierras hidalgenses, de Queretaro et de Puebla.— (H. Puig, Géographie botanique du Mexique, Bulletin de la Société de géographie de Toulouse, 7 mars 1976)
- Cette espèce hygrophile se naturalise de préférence dans les moliniaies et les pelouses humides (Euffigneix, Poinson) et dans les endroits frais au bord des chemins (Bourbonne, Chambroncourt).— (B. Didier, Jean-Claude Rameau, J. M. Royer, Nouvelles observations sur la flore de Haute-Marne publié dans le Bulletin de la Société de sciences naturelles et d’archéologie de la Haute-Marne, avril 1986)
- (Zoologie) Qualifie les animaux qui vivent dans les lieux humides.
- Ce n’est point la clarté qu’il redoute, mais la sécheresse : il est hygrophile plutôt que lucifuge. — (Jean Rostand, La Vie des crapauds, 1933)
- (Chimie, Physique) Qualifie les substances qui absorbent l’humidité de l’air.
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exil
?- État de celui que l’autorité force à vivre hors de sa patrie, ou qui s’y résout lui-même.
- Envoyer en exil.
- Aller en exil.
- Être en exil.
- Lieu d’exil.
- Il est revenu, il a été rappelé d’exil, de l’exil, de son exil.
- La terre est pour l’homme un lieu d’exil, la vie est un temps d’exil.
- La seconde vague d’exil, déclenchée à partir de 1925 par la dissolution des espaces démocratiques, toucha de très nombreux journalistes, intellectuels, parlementaires, élus locaux et cadres intermédiaires des partis jusqu’aux plus hauts dirigeants. — (Carmela Maltone, Exil et identité: les antifascistes italiens dans le Sud-Ouest, 1924-1940, 2006)
- (Par extension) Tout séjour dans un lieu qui n’est pas celui où l’on voudrait être, de tout éloignement qui prive de certains agréments que l’on regrette.
- La présence de Mescaleros n’inquiétait pas outre mesure les Navajos. Dans le passé, ils avaient parfois eu maille à partir avec eux, mais depuis leur exil commun, à Bosque-Redondo, les choses s’étaient considérablement apaisées. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, p.279, 2018)
- Vivre ainsi loin de vous est une sorte d’exil, est un exil, un véritable exil pour moi.
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hippomobile
?- Qui utilise les chevaux pour la traction, en parlant des véhicules.
- Les années 1855-1900 constituèrent l'âge d'or de la traction hippomobile, en particulier dans les transports publics, qui se développèrent intensément dans les grandes villes à partir des années 1850. — (Ghislaine Bouchet, Le cheval à Paris de 1850 à 1914, 1993)
- Les taxis de jadis étaient des véhicules hippomobiles. — (Jean-Luc Kourilenko, Mémoire en Images, Caen, éditions Alan Sutton, 1995)
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babil
?- Bavardage enfantin où le plaisir passe avant la volonté d’être compris.
- Abondance de paroles inutiles.
- […] il excitait par ses questions le babil de son guide. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Pour faire honneur à son hôte, le maître du logis avait convié quelques amis intimes, capitalistes ou commerçants, plusieurs femmes aimables, jolies, dont le gracieux babil et les manières franches étaient en harmonie avec la cordialité germanique. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Quoique l’on vendangeât les clos, l’on n’entendait ni bruit ni babil. Les vignes semblaient inhabitées, tant le silence était profond. Nous allions comme des gens dont la douleur repousse des paroles banales, et nous écoutions le comte, le seul de nous qui parlât. — (Honoré de Balzac, Le Lys dans la vallée, 1836)
- Le babil de l'enfant chéri se mêla aux derniers baisers que lui donna le jeune homme. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, ch. IV, Paris, 1832 ; p. 102)
- Écoutez son babil, acceptez les musiques qu’elle n’a encore chantées que pour elle ? — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 180 de l’édition Houssiaux de 1855)
- … je me mis dès lors à le contempler avec une certaine dose de pitié et à prêter l’oreille, d’abord avec indulgence, puis, en fin de compte, non sans plaisir, à son babil incohérent. — (Robert Louis Stevenson, Olalla, 1884, Traduction Jean-Pierre Naugrette, 2004)
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atrabile
?- (Histoire de la médecine) Bile noire et aduste, humeur âcre que l’on supposait secrétée par la rate et à laquelle on attribuait la cause de la mélancolie.
- Ces cellules, le Roi semble les avoir accrues, compliquées, entassées, comme des pièges à prendre l’ennui, des chausses-trappes où faire tomber le marasme, cette atrabile qui envahissait le Prince et le figeait. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, Paris, 1959, pages 243-244)
- L’atrabile. Quand elle coule de votre cœur, on dirait qu’elle attire le malheur, lequel accourt des quatre horizons. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 149)
- (Par extension) Maladie hypocondriaque.
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désenfile
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désenfiler.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe désenfiler.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe désenfiler.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe désenfiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe désenfiler.
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drille
?- (Vieilli) Soldat vagabond, soudard.
- Sur le champ, il boucla son armure, sauta en selle, choisit quelques cent cinquante petits drilles et, dans un grand fracas de gongs et de tambours, tous descendirent de la montagne vers le village de la famille Shi. — (Shi Nai’an, Au bord de l’eau, chapitre II)
- (Familier) Bonhomme, compagnon. Ne s’emploie aujourd’hui que dans les locutions suivantes :
- Un bon ou joyeux drille est un bon compagnon, un homme jovial. (Vieilli)
- Ensuite, il passa chez un autre assesseur du collège, ou un major, un joyeux drille auquel il avait dit souvent en réponse à ses différentes piques :“Je te connais, vipère !” — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Le nez, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 105))
- Il le sait, répliqua nonchalamment le jeune drille. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Maison du scorpion, 1932)
- Il était tard, ils étaient une compagnie de trois joyeux drilles. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, page 249)
- Un pauvre drille est un pauvre diable, un pauvre malheureux. (Vieilli)
- Un vieux drille se dit d’un vieux libertin, et quelquefois d’un homme vieux et rusé. (Vieilli)
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gille
?- Ancien personnage de la comédie burlesque, représentant le type du niais.
- Les masques abondaient sur le boulevard. Il avait beau pleuvoir par intervalles, Paillasse, Pantalon et Gille s'obstinaient. — (Victor Hugo, Les Misérables, tome 2, 1862, page 630)
- (Par extension) Personne qui a l’air et le maintien d’un niais, d’un idiot.
- C’est un Gille, un vrai gille.
- Ne soit pas si gilles !
- Espèce de gilles !
- Même un gilles n’aurait pas été aussi gilles.
- Si un gilles peut le faire, alors toi aussi !
- (Par métonymie) Personne costumée en gille notamment à l'occasion d'un carnaval.
- Comme nous regardions le gille à veste blancheEt sa fraise plissée, et sa pendante manche. — (Pommier, Océanides, 1839, page 222)
- Personnage traditionnel des défilés de carnaval de Binche et de quelques autres localités de Belgique, affublé d'une bosse postiche et d’un costume avec une ceinture de grelots et un haut chapeau de plumes.
- Puis déferle la marée des plumes, les gilles, par centaines, aux chefs ornés des énormes panaches blancs ou teintés. — (S. Glotz, Le Carnaval de Binche, Bruxelles, éd. du Folklore brabançon, 1948, page 41)
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reptile
?- Vertébré apode ou à pattes très courtes, qui avance en se traînant sur le ventre, mais qui n’est plus considéré aujourd’hui comme une classe scientifique.
- Certains des serpents se dressent pour l’attaquer, mais il les ravage de son talon pilonneur, impitoyable et précis. Bientôt, l’écheveau de reptiles n’a plus que des soubresauts agoniques. — (Frédéric Dard, San Antonio : Meurs pas, on a du monde, Éditions du Fleuve Noir, 1980)
- (Par extension) Viande d'un de ces animaux.
- L’iguane est un plat médiocre, disent les uns, cela sent le reptile. Mais si l'on peut vaincre sa répugnance, cela constitue un plat de résistance et qui vaut bien le singe rouge. Quant à moi, j'en suis très friand ; […]. — (Henri Anatole Coudreau, Chez nos indiens : quatre années dans la Guyane Française, 1887-1891, Librairie Hachette et Cie, 1895, p. 399)
- (Vieilli) Dinosaure (appellation aujourd’hui rejetée par les scientifiques).
- (Vieilli) Animal qui rampe ou semble ramper.
- […] dès que la femelle couve, elle ne chante plus, et vers la fin de juin le mâle se tait aussi, ou ne se fait entendre que par quelques sons rauques semblables au coassement d'un reptile, et si différents des premiers qu'on a de la peine à se persuader que ces sons viennent du rossignol, ni même d'un autre oiseau. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Discours sur la nature des oiseaux », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 1071.)
- Certains coins, les coins d’ombre humide, grouillaient d’un pullulement de reptiles, noirs, jaunes, violacés, zébrés, tigrés. — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
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sénile
?- Relatif à la vieillesse.
- Débilité sénile, faiblesse qui tient à la vieillesse.
- Démence sénile, ensemble de troubles mentaux spécifiques de la vieillesse.
- Gangrène sénile, gangrène liée à l'âge.
- Qui rappelle le comportement d'un vieillard.
- Raisonnement sénile.
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gentille
?- (Art) Personnage féminin d’une œuvre de fiction qui incarne le bien, par opposition à la méchante qui fait le mal.
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sibylle
?- (Antiquité) Nom donné par les Anciens à certaines femmes auxquelles ils attribuaient la connaissance de l’avenir et le don de prophétie.
- La sibylle de Cumes.
- La sibylle Érythrée.
- L’antre de la sibylle.
- Les Romains consultaient les livres des sibylles dans les affaires importantes.
- L’antre de la sibylle était beaucoup plus sombre que l’antichambre, on n’y distinguait pas la couleur du papier. — (Honoré de Balzac, Les Comédiens sans le savoir, 1846)
- …elle n’avait jamais perdu une occasion de donner à son mari de ces bons conseils qui vaudraient de l’or s’ils étaient seulement plus clairs et plus précis, au lieu d’être enveloppés, comme les oracles de la sibylle, d’un vague et d’un mystérieux qui en rendent l’application impossible. — (Charles Dickens, Vie et aventures de Nicolas Nickleby, 1885)
- Je ne veux pas de cet amour-instinct, de ce soit-disant fluide qui vous traverse à votre insu, pareil à celui qui fait vaticiner les sibylles. — (Jeanne Sandelion, Un Seul homme…, Paris, éditions du Tambourin, 1931, page 332)
- (Sens figuré) Femme qui prétend connaître et dévoiler l'avenir.
- Ramassée sur elle-même, la joue dans la main, devant le foyer éteint, comme une curieuse qui consulte une sibylle, tandis qu’elle repassait ces années de solitude, elle revit la figure du marquis de Ré. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 28)
- (Sens figuré) (Familier) Femme vieille et laide, connue pour la méchanceté de ses propos.
- …et, quand on l’eut jetée dans sa cellule, elle se trouva en présence d’une vieille sibylle qui grommelait un chant saxon, comme pour battre la mesure de la danse tournoyante que traçait son fuseau. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.