Dictionnaire des rimes
Les rimes en : palette
Que signifie "palette" ?
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- (Sport) Sorte de raquette pleine avec laquelle les enfants jouent quelquefois au volant.
- (Hockey sur glace) Extrémité du bâton de hockey qui sert à manier ou à frapper la rondelle.
- Ça va revenir et vous retrouverez ces plaisirs indescriptibles que sont les passes sur la palette, les feintes réussies, les buts spectaculaires, les arrêts incroyables. — (Le Journal de Montréal, 4 octobre 2020)
- (Tir à l’arc) Protège-doigts, au tir à l’arc.
- (Peinture) Plaque de bois dur, de porcelaine ou de faïence, ordinairement de forme ovale, sur laquelle les peintres placent leurs couleurs et qu’ils tiennent de la main non dominante (gauche pour les droitiers), à l’aide d’un trou pratiqué vers le bord pour y passer le pouce.
- Composer, faire sa palette.
- Faire des teintes sur sa palette.
- (Par extension) (Peinture) Assortiment de couleurs.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) (Par analogie) Ensemble des compétences et nuances mises en œuvre par un artiste.
- [Titre] Mort de Donald Sutherland : du cinéma d’auteur européen à Hollywood, un acteur singulier à la palette immense — (Thomas Sotinel, Mort de Donald Sutherland : du cinéma d’auteur européen à Hollywood, un acteur singulier à la palette immense, Le Monde. Mis en ligne le 21 juin 2024)
- Extrémité plate d'un aviron.
- À l’ombre des voiles, les six rameurs entrecroisés [...] tombaient et se relevaient, égrenant des perles au bout de leurs palettes. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, réédition Le Livre de poche, 2012, page 43)
- (Zoologie) Partie terminale d'un membre, de forme aplatie, pleine et arrondie rappelant l’extrémité d'une rame.
- Palette natatoire
- Un membre antérieur aussi profondément modifié que la palette natatoire d’un ichthyosaure.
- (Par extension) (Zoologie) Plume rectrice se terminant par des barbes formant une ellipsoïde isolée du reste de la plume.
- (Par extension) (Ornithologie) Genre d'oiseaux granivores de petite taille de la famille des psittaculidés (e.g. perruches, inséparables, etc.) comprenant dix espèces originaires des Philippines et d'Indonésie et caractérisées par leurs deux rectrices centrales qui se terminent en palettes à la façon des momots (genre Prioniturus).
- (Mécanique) Partie placée à l’extrémité des bras qui servent à former les roues des bateaux à vapeur et des moulins, etc.
- Des palettes placées tangentiellement sur ces rouleaux reprennent le liquide qui passe en dessous …. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Les transports étaient des cargos incroyablement petits et vétustes. L’un d’eux portait même sur son flanc gauche un système antique de roue à palettes. — (Robert Merle, Week-end à Zuydcoote, 1949, réédition Le Livre de Poche, page 77)
- Un des divers instruments et outils dont se servent les horlogers, les doreurs, les relieurs, les potiers et qui sont généralement constitués par une plaque mince de bois ou de métal.
- Avec une palette en bois mince, on fait tomber la chènevotte broyée, et il ne reste plus qu’à peigner la filasse ainsi mise à nu. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 151)
- (Chirurgie, Histoire) Sorte de petite écuelle de métal, d’une capacité déterminée, généralement graduée, dans laquelle on recevait le sang de ceux à qui on ouvrait une veine lors d'une saignée
- Palette ou poêlette à saignée. Vase plat en étain, destiné à recevoir le sang des saignées générales et à en mesurer approximativement la quantité. Une palette doit en contenir 125 grammes. — (A. Dechambre (sous la direction de ), Dictionnaire encyclopédique des sciences médicales, tome 20, Éd. Masson, 1884)
- (Par extension) Quantité de sang qu’on tire d’une veine, dans une saignée.
- On lui a tiré trois palettes de sang.
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "palette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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calculette
?- (Informatique) Calculatrice électronique de petite dimension.
- Passe-moi ta calculette.
- S’il est vrai que l’utilisation de la calculette peut engendrer de mauvaises habitudes de travail et faire passer l’enfant à côté d’'apprentissage de base, elle peut être envisagée selon une optique positive. — (Xavier Roegiers, Les mathématiques à l’école primaire, Volume 1: 1. Nombres et numération, 2. Opérations, 2000)
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musiquette
?- (Familier) Petite musique.
- La radio avait repris son train-train de musiquettes. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 9)
- Une horde d’anciens combattants, drapeaux et musiquette en avant, remontaient les Champs-Elysées pour aller donner du feu à leur malheureux pote. — (René Fallet, Le triporteur, Éditions Denoël, Paris, 1951, page 242.)
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montagnette
?- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne [sic : Sens erroné !].Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
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fillette
?- Petite fille, enfant du sexe féminin qui n’est plus un bébé.
- J’écoute le vaguemestre nous lire le courrier qui part : il approuve sans réserve la carte du colonel : Tout va bien, mais est étonné par celle du capitaine adjoint qui écrit à ses deux fillettes : Bonjour dominical du papa […] — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Dans les petites villes, on ne peut pas caresser le menton d’une fillette sans passer pour un vilain monsieur… — (Georges Simenon, Le fou de Bergerac, Fayard, 1932, réédition Le Livre de Poche, page 106)
- Ahmed Abdou s’effrayait aussitôt, et craignait que la graine dure et traîtresse, cachée sous les fibres, ne blessât la fillette. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- La preuve que celle-là était une fillette, c’est qu’elle se baignait en maillot comme un garçon. Jamais une fille du bourg ne se le serait permis. — (François Mauriac, Un adolescent d’autrefois, Flammarion, 1969, page 252)
- (Péjoratif) Terme injurieux et méprisant adressé à un homme dont on conteste la virilité.
- Je croyais que vous étiez des hommes. Vous êtes des fillettes. Des fifilles. Des cons, des trous. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 68)
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faite
?- Féminin singulier de fait.
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fête
?- (Religion) Jour consacré particulièrement à des actes de religion, cérémonies religieuses par lesquelles on célèbre ce jour.
- Les fêtes religieuses de l’antiquité.
- Les païens célébraient la plupart de leurs fêtes par des sacrifices et des jeux.
- (En particulier) (Christianisme) Célébration du service divin en commémoration de quelque mystère, ou en l’honneur de quelque saint.
- Nous avons, en effet, de lui, un sermon composé pour le jour de l’Ascension et prononcé dans la ville d’Antioche avant son épiscopat et il n'y a aucun motif de prétendre que cette fête ait été célébrée un autre jour que le quarantième après Pâques, par conséquent un jeudi. — (Jacques Archatzikaki, Étude sur les principales fêtes chrétiennes dans l'ancienne Église d'Orient, éd. Fr. Weber, 1904, page 109)
- (En particulier) Jour de la fête du saint dont une personne porte le prénom.
- Souhaiter une bonne fête à quelqu’un.
- C’est samedi prochain la fête de mon père.Ma mère me l’a dit soixante fois depuis quinze jours.« C’est la fête—de—ton—père. »Elle me le répète d’un ton un peu irrité ; je n’ai pas l’air assez remué, paraît-il.« Ton père s’appelle Antoine. »Je le sais, et je n’éprouve pas de frisson ; il n’y a pas là le mystérieux et l’empoignant d’une révélation. Il s’appelle Antoine, voilà tout.Je suis sans doute un mauvais fils. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Réjouissances publiques qui se font en certaines occasions extraordinaires. — Note d’usage : Dans ce sens, on l’emploie souvent au pluriel.
- L’arrivée du steamer est une fête pour les marchands danois exilés dans cette localité, qu'aucun fil télégraphique ne relie au reste du monde ; […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 34)
- À Saint-Georges, un hôtel possédait une magnifique piscine, où je vis plusieurs fêtes nautiques. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- C’est une fête de quartier, une petite fête discrète pour pauvres, organisée à la bonne franquette en marge du quai, dans une faible lueur orangée. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cheikh Gaafar se montra généreux pour la dot et les cadeaux. Il fit célébrer de belles fêtes pour le mariage […]. Le village entier fut en liesse. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- Les fêtes de roses qui se multipliaient, surtout autour de Paris, à Brie-Comte-Robert ou Grisy-Suisnes, en Brie, à Fontenay-aux-Roses, et ailleurs, étaient plus proches de la kermesse que de la mondanité. — (François Joyaux, La rose, une passion française (1778-1914), Éditions Complexe, 2001, page 177)
- Réjouissances qui se font dans des assemblées particulières.
- Fête de famille. — C’est un homme que l’on se dispute, il n’y a pas de fête sans lui.
- Vous serez tous de la fête.
- (Suisse) (Canada) Anniversaire (fête annuelle du jour de la naissance d’un individu).
- Bonne fête Corey Perry, qui souffle ses 36 chandelles aujourd’hui. — (Michel Beaudry, Le lancer frappé, Le Journal de Montréal, 16 mai 2021)
- On a amené un gros gâteau pour la fête de Paul. Quarante ans, ça se fête !
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catherinette
?- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la coccinelle.
- Nous voici arrivé à la dernière famille des COLÉOPTÈRES, celle des APHIDIPHAGES, dont le principal genre se compose des coccinelles, vulgairement appelées bêtes à bon Dieu, bêtes à la Vierge, catherinettes, etc., charmants petits animaux, parfaitement inoffensifs, et trop connus pour qu'il soit nécessaire de les décrire. — (Les papillons: métamorphoses terrestres des peuples de l'air, textes de Eugène Nus & Antony Meray, dessins de Amédée Varin, tome 2, Paris : chez Gabriel de Gonet, 1852, page 201)
- Qui ne connait les gentilles coccinelles, ces charmants insectes vulgairement appelés bêtes-à-Dieu, quelquefois catherinettes, petits boufs et petites tortues ? — (Jean-Jacques Bourassé, Esquisses entomologiques ou Histoire naturelle des insectes les plus remarquables, 4e édition, Tours chez Ad. Mame, 1853, page 78)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de l’épurge.
- C'est le long des routes, dans les vignes, les bois, et surtout dans les terrains sablonneux que l'on rencontre l’euphorbe épurge. On la désigne ordinairement par les noms de grande esaule, euphorbe catapuce, lithymale, catherinette, ginonselle , lithymale épurge, ésule, etc . — (Dr P. J. L. Lehamau, Plantes, remèdes et maladies, Fresnes-sur-l'Escaut : chez Elie Broquet, 1886, rééd. 1914, page 147)
- (Familier) (Vieilli) Un des noms vulgaires de la ronce.
- Mais la classification botanique populaire s'est enrichie chez nous de plusieurs dénominations nouvelles , dont je citerai les suivantes : la plaine, pour désigner l'une des espèces de l'érable ; la catherinette , ainsi que parfois nous nommons ici la mûre ou la ronce ; la surette , qui n'est autre que l'oseille. — (« Terminologie franco-canadienne dans les sciences naturelles », présentée par Victor-Alphonse Huard, au Premier Congrès de la langue française au Canada, publié dans, Le Naturaliste canadien, n° 1 de juillet 1912 (39e année), Québec : imprimerie Laflamme & Proulx, page 30)
- (Par extension) (Régionalisme) Mûre d'une ronce.
- La catherinette est cette petite mûre qui pousse, en Picardie, le long des fossés et qui n'est bonne à manger qu'après les premières gelées. — (Isabelle Téchoueyres, Ripaille et marmitons: Les mots de la table, Éditions Le Robert, 2007)
- Jeune femme de 25 ans non mariée, célébrant la Sainte-Catherine en portant un chapeau grotesque.
- Avec des rires, des cris joyeux, on posa sur la tête brune de la catherinette l’édifice vaporeux et charmant qui lui donnait une grâce nouvelle. — (Suzanne Mercey, Catherinette et l'amour, Paris : Éditions Ferenczi (Collection Le petit roman), 1937, chap. 1)
- Le six décembre, en effet, la Saint-Nicolas, fête patronale des célibataires, a parfois autant d'importance dans certains milieux que la fête des Catherinettes pour les jeunes filles. — (Maurice d'Anyl, La Saint-Nicolas et l'amour, Lille : Nord-Édition, 1949, chap. 1)
- Ainsi, dans les bals de Sainte-Catherine, l’accès aux concours de chapeaux et aux élections de reine est réservé aux seules catherinettes. — (Joëlle Deniot, Catherine Dutheil, Métamorphoses ouvrières: actes du colloque du LERSCO, Nantes, Octobre 1992, 1995)
- Pour les moins chanceuses, le 25 novembre, on fêtait à V’zou, depuis au moins le XIIIe siècle, les « catherinettes », filles célibataires qui passaient vingt-cinq ans sans être mariées. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 234).
- (Par extension) Vieille fille.
- Pauvre Claire... Ça lui fait un choc chaque fois qu'ils lui disent ça. Faut dire qu'avec la tête qu'elle a, elle est bien partie pour mourir catherinette. — (Yves Dangerfield, Les Petites Sirènes, Paris : chez Bernard Grasset, 1978, chap. 1)
- (Histoire) Thèses que dans les collèges de Paris on faisait soutenir, sous l'Ancien Régime, vers la fête de sainte Catherine, patronne des écoliers.
- (Histoire) (France) Religieuse qui officiait à l'Hôpital Sainte-Catherine de Paris.
- C'étaient, en effet, les religieuses de Sainte-Catherine, que le peuple de Paris appelait tout simplement les Catherinettes, qui s'étaient chargées d'ensevelir les morts inconnus ou portés à la Basse Geôle; […]. Les Catherinettes étaient très aimées de la population; mais les soins pieux dont elles entouraient depuis des siècles les pauvres morts abandonnés ne purent les sauver des spoliations révolutionnaires. — (Note de lecture de Paris qui souffre, par Ad. Guillot, […], 2e édit. revue et augmentée. Paris, P. Rouquette, lib.-éditeur, 1888, dans les Annales d'hygiène publique et de médecine légale, 3e série, tome 23, Paris : chez J.-B. Baillière & fils, 1890, page 279)
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bête
?- (Injurieux) Sot, stupide, abruti, etc., en parlant de la conduite, des propos, des manières, etc.
- […] j’ai bien cru que c’était une de ces femmes comme on en voit beaucoup, qui prennent un mari pour avoir une contenance, qui le choisissent riche pour se donner du bon temps, et bête pour le duper sans danger. — (Casimir Colomb, « Mademoiselle Renée », dans La Revue des deux mondes, tome LXXXVIII, 1870, page 154)
- – Imbécile de cataracte ! – maugréa Bert. – Y a-t-il rien de plus bête que de tomber comme ça tout le temps. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 361 de l’édition de 1921)
- Il a connu aussi un idiot, qui vendait des journaux et auquel on n’a jamais pu repasser une pièce fausse; il ne faudrait pas croire que les idiots soient plus bêtes que les autres. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- La SNCB n’utilise pas de composteurs automatiques réservés à la clientèle, cela évite sans doute la confusion contrôlés contrôleurs, pas bêtes les Belges ! — (Pascal Liandrat, Aventure poétique en e-mails, volume 2, Société des Écrivains, Paris, 2014, page 43)
- (Québec) En colère, de mauvaise humeur.
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escarpolette
?- (Désuet) Siège que l’on suspend par des cordes, pour se balancer.
- La jeune fille se balançait sur l'escarpolette.
- L’homme ne peut pas toujours mal faire. Aussi, même dans la société des pirates, doit-il se rencontrer quelques heures douces pendant lesquelles vous croyez être, dans leur sinistre vaisseau, comme sur une escarpolette. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- Nous eûmes toutes les peines du monde à ne pas être séparés, mon camarade et moi, car l’un nous tirait à gauche, l’autre nous tirait à droite avec une énergie peu rassurante, surtout si l’on songe que ces débats se passaient sur des canots que le moindre mouvement faisait osciller comme une escarpolette sous les pieds des lutteurs. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
- […] ; les petites filles s’extasiaient, le soleil couchant se mêlait à cette joie, et rien n’était charmant comme le caprice du hasard qui avait fait d’une chaîne de titans une escarpolette de chérubins. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- Ô mourir de cette mort seuletteQue s’en vont, cher amour qui t’épeures,Balançant jeunes et vieilles heures !Ô mourir de cette escarpolette ! — (Verlaine, Romances sans paroles, Ariettes oubliées, II, 1873)
- Les hommes, ayant retiré leurs redingotes, se lavèrent les mains dans un seau d’eau, puis rejoignirent leurs dames installées déjà sur les escarpolettes. — (Guy de Maupassant, Une partie de campagne, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 189)
- […] Il nous a fabriqué, une p'tite escarpolette, et nous l'a installée, pour dire qu'il est pas bête […] — (Francis Lai, La Maison de Toutou, 1967)
- Ce qui présente l’apparence d’une balançoire.
- Je voyais, entre autres bizarreries, d'immenses escarpolettes fleuries habitées par des légions d'oiseaux, et qui avaient l'air d'être mises en mouvement par des bras invisibles. Sur des arbres énormes, des centaines de nids pendaient comme des fruits, et se balançaient au moindre souffle de vent — (François-Auguste Biard, Deux années au Brésil, 1862)
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muette
?- Féminin singulier de muet.
- Les paroles et les attentions de Francine trouvèrent Marie muette, elle sembla dormir les yeux ouverts ; et cette longue journée s’écoula sans qu’un geste ou une action indiquassent cette vie extérieure qui rend témoignage de nos pensées. — (Honoré de Balzac, Les Chouans, chapitre II)
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escampette
?- Action de s’escamper, de s’enfuir discrètement.
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paupiette
?- (Cuisine) Tranche de viande roulée, farcie d’un hachis et ficelée.
- Il y a eu des paupiettes de veau à la cantine.
- Elle connaissait une excellente recette pour faire les paupiettes de veau avec une sauce à la farine brûlée. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 119)
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alouette
?- (Ornithologie) Petit oiseau passereau terrestre brunâtre et au bec mince qui vit de grain et qui fait son nid dans les plaines.
- Le soleil, vif et chaud, faisait chanter les alouettes et semblait les attirer plus près du ciel, tant elles pointaient en ligne droite et volaient haut. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 71)
- C’est l’heure charmante où l’alouette s’élève dans le ciel, salue de ses trilles et de ses roulades le matin jeune, virginal et triomphant. — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- En Sologne, on attrape les alouettes à l’hameçon ; autre part, on les fusille au miroir. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pernette était comme l’alouette que fascine le miroir et, pour Gilles, l'église, en cette nuit de Noël, était le plus beau des théâtres. — (Jacqueline Mirande, Le cavalier, Nathan, 1990, Univers Poche, 1999)
- On disait qu'elle s’élevait vers les nuées sept fois par jour pour chanter les louanges du Créateur. Aussi, quelques étymologistes de fantaisie ont prétendu que alouette, du nom gaulois alauda, venait du latin a lauda, qui signifie louange. — (Gérard Oberlé, chronique du 18 mars 2004 sur France Musique, reproduite dans La vie est ainsi fête, Grasset, 2007, page 252)
- La gentille alouette avec son tire-lireTire l’ire à l'iré, et tire lirant tireVers la voûte du Ciel ; puis son vol vers ce lieuVire et désire dire : adieu Dieu, adieu Dieu. — (Guillaume de Salluste, seigneur du Bartas)
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binette
?- (Jardinage) Outil dont on se sert pour biner, pour travailler une terre de façon superficielle pour l’aérer ou pour détruire les mauvaises herbes.
- Les binages s’exécutent à l’aide de la binette, sorte de houe légère dont le fer, large de 15cm à 20cm, fait un angle aigu avec la douille, dans laquelle se fixe un manche droit. — (Odette Bussard, Cultures légumières, éd. J.-B. Baillière, 1943)
- Les coups de binette énergiques sont rares; mais ils se produisent cependant de loin en loin, quand, par exemple, le maître ou le surveillant surgissent au détour d’une allée, […]. — (Vincent Alfred Gressent, Parcs et jardins: Traité complet de la création des parcs et des jardins, de la culture et de l’entretien des arbres d’agrément, de la culture des fleurs et de toutes les plantes ornementales, Auguste Goin, 1908, page 529)
- « Tu sera bien poli. Écoute-moi. Tu diras :« Bonjour, monsieur, je ne vous dérange pas ? Je voudrais avoir une binette. »– Mais puisqu’il ne tient plus sa boutique !– Justement ; il nous laissera la binette à meilleur compte. Peut-être même qu’il te la donnera. Pour ce que ça lui coûterait ! Alors, écoute, tu dis… »Et maman mimait la confusion, la reconnaissance. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 84)
- Il y a très peu d’années encore, la faux, la faucille, la binette et la houe constituaient l’essentiel de l’outillage du paysan, qui possédait également et généralement une sulfateuse à main pour traiter sa vigne en limite de parcelles. — (Fabienne Wateau, Partager l’eau : Irrigation et conflits au nord-ouest du Portugal, Éditions de la Maison des sciences de l’homme/CNRS éditions, 2013, page 192)
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moyette
?- (Agriculture) (Régionalisme) (Normandie) Petite meule de blé ou de seigle.
- Dans les étés excessivement pluvieux de 1828 et 1829, je me suis très bien trouvé de l’adoption d’une méthode usitée dans quelques cantons de la Normandie, et qui consiste à mettre le blé, après le faucillage, en meulons ou moyettes, qui se font de la manière suivante : on place sur un endroit sec et élevé des champs une javelle, que l’on replie sur elle-même vers le milieu de la longueur de la paille, en sorte que les épis ne posent pas à terre, mais viennent s'appuyer sur l’extrémité opposée de la javelle. (Calendrier du bon cultivateur,ou Manuel de l’agriculteur praticien -1830)
- Pour établir une moyette, on pose d'abord à terre une javelle, dans un lieu élevé du billon ; on replie cette javelle sur elle-même, en soulevant les épis d’une main que l’on passe par dessous, pendant que l’on appuie l’autre bras sur le milieu de la javelle, et l’on ramène ainsi les épis sur l’extrémité opposée de la javelle ; [...]. — (Christophe Mathieu de Dombasle, Moisson dans les saisons pluvieuses, in Le Cultivateur, journal des progrès agricoles, juillet 1830, page 8)
- Ah ! la moyette, c’est encore elle, dans cette saison assurément, qui a sauvé notre récolte ! Sans la moyette, qu’aurions-nous fait par ces temps exceptionnellement humides ? Tout aurait germé, ou à peu près ! — (E. Cassé, Sur l’ensilage, in Journal de l’agriculture, année 1882, tome IV : octobre à décembre, page 138)
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camionnette
?- Petit camion automobile.
- Il s'déplace avec sa camionnette, en pépère, et son commerce aux yeux des flics c'est d'trimballer des peaux d'lapin. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Des études sur simulateur (Rudin-Brown, 2004 ; Rudin-Brown et McCurdie, 2004 ; Lee, 1995), ainsi que des études expérimentales, laissent penser que les conducteurs de véhicules tout-terrain, de pick-up et de camionnettes évaluent leur vitesse avec moins de précision, parce qu'ils sont assis plus haut, au-dessus de la chaussée, que les conducteurs de voitures particulières. — (La gestion de la vitesse, OCDE, 2007, page 134)
- Pris d’un zèle soudain, il redéposa son fardeau dans la camionnette, bondit à son volant, et dégagea le véhicule avec une telle brusquerie, qu’un conducteur, trop serré, freina brutalement, et l’agonit d'insultes. — (Serge Montigny, Meurtres pour dames, Librairie des Champs-Élysées, 1978, chapitre VIII)
- La camionnette grise du général était garée sur le chemin privatif. — (Khaled Hosseni, Les cerfs-volants de Kaboul, 10-18, 2003, page 187)
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baïonnette
?- (Armement) Arme pointue qui s’ajuste au bout du fusil et que l’on peut en retirer à volonté.
- Nous sommes ici par la volonté du peuple, et nous n’en sortirons que par la force des baïonnettes. — (d’après Mirabeau)
- J'ai vu, au temps de cette même assemblée, les mêmes événements qui se renouvellent à cette époque ; […] ; la liberté indéfinie du commerce, et des baïonnettes pour calmer les alarmes ou pour apaiser la faim, […]. — (Maximilien Robespierre ; Sur les subsistances, séance de la Convention du 2 décembre 1792)
- À onze heures du soir, vous prendrez deux cents de vos lapins, vous surprendrez le corps de garde qu’ils ont établi dans cette grange. Mais, de peur de donner l’alarme, vous enlèverez ça à la baïonnette. » — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- […] cette ville qui, ceinte de murailles, […], avait été audacieusement attaquée par le comte de Raousset à la tête de moins de deux cent cinquante Français, et enlevée à la baïonnette en deux heures. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Je me rappelai avoir vu le jour même, au côté de Grégoriska, le long couteau de chasse qui servait de baïonnette à sa carabine. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- Une jeune fille a été frappée d’un coup de baïonnette à la mâchoire gauche et l’arme est ressortie par la pommette droite. — (Rodolphe Archibald Reiss, Comment les Austro-Hongrois ont fait la guerre en Serbie, 1915)
- Les uniformes étaient usés. Propres, cependant ; propres, surtout l’armement : les énormes carabines Minié et Colt, les revolvers passés dans les ceintures-cartouchières de toile jaune, les bowie-knives, les baïonnettes larges et courtes. — (Pierre Benoit, Le lac salé, Albin Michel, 1921, réédition Le Livre de Poche, page 22)
- (Par extension) (Militaire) Soldat armé d’une telle arme.
- On entrevit cette chute le lendemain de Froeschwiller, […]. Pour l’empêcher, Napoléon III devait rentrer dans Paris, s’y entourer de conseillers éclairés et de baïonnettes dévouées. — (Général Ambert, Récits militaires : L’invasion (1870), Bloud & Barral, 1883, page 123)
- (Par extension) (Électricité, Mécanique) Système d’attache consistant à faire tourner d’un quart de tour ou moins une pièce dans une autre, similaire au premier système de fixation des armes, dites « baïonnettes à douille ».
- Les douilles d’ampoules électriques sont, soit à vis, soit à baïonnette.
- Tuyaux avec raccords à baïonnette.
- (Aéronautique) Manœuvre d’un aéronef en phase d’approche finale qui lui permet de changer de piste sur une aérodrome comportant deux pistes parallèles.
- (Foresterie) Déviation brutale de la tige à la suite de la perte du bourgeon terminal, qu’une branche latérale compense.
- Si la baïonnette survient dans le jeune âge de l’arbre, il est généralement supprimé lors des éclaircies. Si elle survient tardivement, risque de pourriture dans la grume. La partie déviée est inutilisable en scierie. — (Emmanuelle Brunin, Christophe Heyninck et Delphine Arnal, Carnet d’assistance pour l’évaluation qualitative des bois sur pied et abattus, Forêt wallonne, 2012, ISBN 2-9600251-6-4)
- (Plomberie) Déviation d’un tuyau faite de deux coudes identiques, permettant de décaler le tuyau selon une direction parallèle.
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conquête
?- Action de conquérir ; la chose conquise elle-même.
- Avant la conquête française, la Kabylie ne connaissait pas d'autre mode de répression que la vengeance privée et les Kabyles n'étaient pas de mauvaises gens. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VI, La moralité de la violence, 1908, p.256)
- Depuis sa conquête par César et jusqu'à la fin du Ve siècle, la Gaule n'a été qu'une terre romaine, entièrement latinisée et son histoire se confond avec celle de Rome. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours - Avant-propos, 1937)
- Je tirai sur la manette des gaz; le moteur répondit avec une docilité touchante, et nous voici partis à la conquête du ciel. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
- À l'état naturel, les résineux comme les feuillus ont une grande puissance de conquête et une grande longévité. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.16)
- En mai 1925, Amundsen était parti en avion à la conquête du Pôle Nord, et la plus grande inquiétude régnait sur son sort. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Avant que le califat omeyyade de Damas n'eût cédé la place aux Abbassides de Bagdad, en 750, les conquêtes arabes avaient unifié politiquement une grande partie du monde, de l'Espagne à l'Inde. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- (Sens figuré) — D'abord réservées aux scientifiques, les Pyrénées ont ensuite accueilli un tourisme prudent en attendant les pyrénéistes, ivres de conquêtes. — (André Lasserre, Petite histoire de la Bigorre, Éditions Cairn, 2015)
- Alors, vous, monsieur Antoine, que pensez-vous de la conquête de l'espace ? Antoine, la bouche pleine de croissant : — Conquête de l'espace... quézaco ? — Comment ça quézaco ? Vous n'ignorez tout de même pas que des hommes se sont baladés en jeep sur la lune ! — (Pierre Dudan, Antoine et Robert: Saint-Exupéry, Brasillach, Éditions Antagnes, 1981, p. 38)
- (Spécialement) (Histoire) (Canada) Prise de possession, par les armes (1759-1760) puis par traité (1763), du territoire de la Nouvelle-France par l'Empire britannique. → voir Conquête
- Doit-on parler d'une « conquête » pour décrire les événements de 1754-1760 ou encore de 1763?Dans la perspective des Canadiens, le terme conquête n'est pas trop fort. Les Français ne l'aiment pas. Je ne sais pas quel mot ils préfèrent, d'ailleurs. Je pense qu'ils n'aiment tout simplement pas le souvenir du traité de Paris de 1763. — (Denis Vaugeois et Stéphane Savard, Entretiens, Boréal, Montréal, 2019, page 133)
- (En particulier) Action de séduire, en parlant de l’amour, de la sympathie, voire, comme dans le sens 1, la personne séduite elle-même.
- […] ; mais vous avez certainement fait sa conquête, car ce n'est probablement pas pour moi qu'il passe sous nos fenêtres deux fois par jour depuis que vous êtes ici... Certes, il vous aime. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Certes Casanova n'est pas impie, n'est pas un démon, ne provoque ni Dieu ni les hommes. […]. Enfin il se contente de conquêtes faciles. — (Denis de Rougemont, Comme toi-même : Essais sur les Mythes de l'Amour, Albin Michel, 1961, note n°1, p.114)
- Décidément, on s’y perdait avec les conquêtes de ce Don Juan de l’opérette. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XIX, Série noire, Gallimard, 1956, page 174)
- Le coureur de jupons ne sait plus se tenir : En sa ligne de mire, une femme, messires ! Courant comme un heureux vers sa douce conquête On le soupçonne d’être un as de la quéquette ! Un mythe qui pourrait bien vite s’écrouler […]. — (Cassiopée M.D., Profilage (Portraits professionnels): Sociologie du monde du travail, Mon Petit Éditeur, 2013, page 26)
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admette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif de admettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de admettre.
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branchette
?- Petite branche.
- Le dimanche des rameaux, chacun trouvait dans son banc la petite branchette que le réglementaire et les sacristains avaient coupée aux sapins de la montagne collégiale. — (Denise Rodrigue, Le cycle de Pâques au Québec et dans l'Ouest de la France, 1983)
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fenouillette
?- (Vieilli) Variante de fenouillet (variété de pomme).
- Eau de vie de graine de fenouil.
- Les dévotes ne prenaient jamais de fenouillette, dit Mme de Sévigné. — (Jean-Luc Hennig, Le topinambour & autres merveilles, 2000)
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genette
?- Espèce de viverridé proche des civettes, surtout d’Afrique, et dont la peau s’emploie en fourrures.
- La genette qui est un animal de l'Espagne, de l'Asie mineure, etc. et qui ne se trouve que dans l'Ancien continent, ne doit pas être indiquée par le nom de coati, qui est américain, comme on le trouve dans M. Klein. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, « Animaux communs aux deux continents », in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 876.)
- Il y en a [des femmes] de hautes avec des jambes de course et des têtes de genettes. — (Alexandre Arnoux, Suite variée, 1925)
- (Équitation) Sorte de mors dont la gourmette a la forme d’un anneau.
- Monter à la genette.
- Ordre militaire fondé par Charles-Martel.
- (Héraldique) (Très rare) Meuble représentant l’animal du même nom dans les armoiries. Elle est souvent confondue avec la martre (si présentée sans ses tâches) et utilisée pour construire des armes parlantes.
- D’agent, à une tour d’azur surmontée d’une genette courante au naturel, qui est de la commune de La Gineta en Espagne (armes parlantes) → voir illustration « armoiries avec une genette »
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bichette
?- (Chasse) Jeune biche.
- D'après nos attestations, vers un an, le faon femelle, en Belgique seulement, prend le nom de bichette, s.f., qui correspond à daguet+ pour le mâle ([…]). D’emploi commode, bichette a été relevé chez Verlinden ([…]), chez Lamy ([…]), et souvent chez Crombrugghe ([…]). — (Michèle Lenoble-Pinson, Le langage de la chasse, gibiers et prédateurs: étude du vocabulaire français de la chasse au XXe siècle, Bruxelles : Facultés universitaires Saint-Louis, 1977, page 62)
- La grande majorité des biches sont gravides chaque année. En outre, la gravidité des bichettes semblent en forte augmentation. Les causes de ce phénomène sont liées aux ressources alimentaires du milieu de vie : […]. — (Roger Fichant, Le Cerf : biologie, comportement, gestion, Éditions Le Gerfaut, 2003, page 42)
- (Pêche) Épuisette ou filet à long manche utilisé pour la pêche aux crevettes.
- Quadrillez la zone dans un sens, puis dans l’autre, en relevant la bichette tous les 50 ou 100 pas, selon que le fond soit propre ou garni d’algues. Il est nécessaire de nettoyer soigneusement le filet avant de le replonger dans l’eau. — (Pêche à pied en bord de mer, ouvrage collectif dirigé par Hervé Chaumeton & Jean Arbeille, Éditions Losange, 2005, puis Éditions Artemis, 2007, page 102)
- Autre nom du lance-pierre.
- (Ironique) Surnom donné à une personne mettant en avant une fragilité inexistante dans le seul but d'être pris en considération.
- Surnom affectueux donné à une fille que l’on aime beaucoup.
- Gargaret.– (À Lucie.) Adieu, ma bichette. (Il l’embrasse.) Ah ! j’ai bien confiance en toi, va !… Adieu, ma bichette. (Il l’embrasse de nouveau ; à part en sortant.) C’est infernal ! — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
- — « Si tu étais bien gentille nous resterions tous les deux. » Elle fit « non » de la tête sans ouvrir la bouche. Il insista : — « T’en prie ! ma bichette. » — (Guy de Maupassant, La femme de Paul, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 237)
- « Que je te trouve un jour seule au bois, ma bichette, et tu seras peut-être moins faraude que non pas sur la grand-route ! » — ( Roger Martin du Gard, Vieille France, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 76)
- On va mettre le couvert et on déjeune, ma bichette ! — (Claude Auber, Dieu et moi, 2007)
- — Bonjour ma bichette, tu vas bien ?— Oui, je me caille les couilles en fumant, mais ça roule. — Oh, Crystal, ne parle pas comme ça... — Oui, je sais Maman, c’est pas féminin, blablabla. — (Laura Trompette, Ladies' Taste, éditions Hugo Roman, 2015)
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chenillette
?- Plante fourragère de la famille des Fabacées (ou Légumineuses), ainsi nommée parce qu’elle produit une gousse roulée sur elle-même et de la figure d’une chenille. Genre Scorpiurus L.
- Chenillette (Scorpiurus), Queue de scorpion, Vermiculaire, Chenille muriquée, Scorpionne. Petites plantes annuelles, herbacées, voisines des Luzernes (Medicago), que l’on sème sur place terreautée, et que l’on cultive pour la bizarrerie de leurs fruits, qui sont hérissés, écailleux, sillonnés, et imitent parfaitement une chenille, quelquefois un limaçon ou un ver. On les met dans la salade pour surprendre les personnes qui ne connaissent pas ces singulières plantes. Les graines sont très difficiles à extraire des gousses ; il faut déchirer celles-ci pour parvenir à extraire celles-là. — (Victor Paquet, Traité complet de la culture ordinaire et forcée des plantes potagères dans les 86 départements de la France, Garnier Frères, Libraires, Paris, 1846)
- (Mécanique) (Familier) Segment de base d'une chenille de véhicule.
- (Transport) (Militaire) Genre de véhicule de combat chenillé légèrement armé et blindé ressemblant à un petit char, aux dimensions avoisinant celles d'une voiture.
- (Sports d’hiver) Dameuse.
- Un homme de Saguenay qui a passé la dernière décennie à mettre au point une chenillette électrique pourra finalement commencer à récolter bientôt les fruits de son labeur. — (Jean Houle, Une usine pour produire des chenillettes électriques à Saguenay, Le Journal de Québec, 18 mai 2021)
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apprête
?- (Vieilli) Mouillette.
- (Marine de guerre) (Vieilli) Munitions préparées pour le combat.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.