Dictionnaire des rimes
Les rimes en : pacotille
Que signifie "pacotille" ?
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- (Histoire, Marine) Les marchandises, qu’il était permis à ceux qui s’embarquaient sur un vaisseau, comme officiers, matelots, gens de l’équipage ou passagers, d’emporter avec eux, afin d’en faire commerce pour leur propre compte.
- Les contrats autres que celui d’affrètement, auxquels peut donner lieu la mise en charge du navire, sont au nombre de deux : le premier est le contrat de pacotille, par lequel une personne donne à une autre embarquée sur un navire une certaine quantité de marchandises pour les vendre ou échanger au lieu de destination du navire, aux meilleures conditions possibles, et pour lui en tenir compte au retour. — (Victor Toussaint, Code-manuel des armateurs et des capitaines de la marine marchande, 1861)
- (Par extension) (XXe siècle) Assortiment de marchandises destinées à l’échange, au commerce en pays lointains.
- Ces arbres, arrivés au lieu de leur destination, seront tirés des caisses […]. Si toute la pacotille n’est pas destinée pour le même lieu, il se contentera de tirer des caisses les individus qu’il se proposera de planter. — (André Thouin, Voyage de La Pérouse autour du monde, page 214, Imprimerie de la République, Paris, 1797)
- (Par extension) Marchandise de qualité inférieure.
- Des marchands ambulans, profitant, dans l’intérèt de leur commerce, de cette affluence extraordinaire et de la disposition des esprits, étalaient leurs pacotilles sur des tables, et criaient pour attirer les chalands. — (Julie de Quérangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, T. 2, 4, 1833)
- Le spectacle le plus déconcertant se tient sur la table, sur son formica de pacotille si minable que ce qui est étalé dessus s’en trouve d’emblée assimilé à une autre variété de pacotille encore dans l’éclat du neuf, au sortir de l’usine. — (Christiane Lesparre, Des nuits cousues d’or, 2014)
- (Sens figuré) Assemblage de choses sans grande valeur.
- À douze ans, nous avons passé notre certificat, récité par cœur et dans l’ordre toutes les sous-préfectures de France, la date de la mort de Clovis, celle de la naissance de Henri IV, celle du mariage de Louis XIV. Comment croire que cette pacotille composait notre âme véritable ? — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, pages 79-80)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "pacotille".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
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style
?- (Botanique) Filament reliant l’ovaire au stigmate, au centre de la fleur.
- Le Limettier acide (C. Aurantium, sous-espèce aurantifolia, var. proper), a le fruit limoniforme, terminé par un mamelon quelquefois surmonté par un style persistant. — (Encyclopédie biologique, vol.2 à 3, 1928, page 86)
- Le style est long car il est nécessaire de tenir haut le stigmate de façon à ce que les abeilles puissent s'y cogner. Cela oblige le tube pollinique à se lancer dans une odyssée difficile et cette épreuve permet à la plante de jauger ses prétendants. — (David George Haskell, 2 avril : L'empire des fleurs, dans Un an dans la vie d'une forêt, traduit de l'anglais (États-Unis) par Thierry Piélat, éd. Flammarion, 2018)
- (Vieilli) Sorte de poinçon ou de grosse aiguille, avec la pointe de laquelle les anciens écrivaient sur des tablettes enduites de cire.
- A ses pieds luisait un objet d’ivoire. Il le ramassa : c’était une tablette à écrire, d’où, pendait un style d’argent. — (Pierre Louÿs, Aphrodite, Mercure de France, Paris, 1896)
- Aiguille d’un cadran solaire.
- Poser un style.
- Ce style est mal posé.
- Manière d'exprimer par écrit les pensées.
- En bon Champenois, il célébra le vin de Champagne dans une ode en vers iambiques, dont le style vif et pétillant, présente la belle image de cette charmante liqueur. — (Jean-Baptiste-Joseph Boulliot, Biographie ardennaise ou Histoire des ardennais, Paris : Ledoyen, 1830, page 259)
- Plus tard, lorsqu'il m'arriva d’être reporter dans un journal, on m'envoya visiter à la Toussaint les cimetières de Paris afin d'évoquer dans un style décent la douleur des familles […]. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Le style ne doit faire qu’un avec l’idée, comme le sabre avec la main. — (Maurice G. Dantec, Le théâtre des opérations : Journal métaphysique et polémique 1999, Paris, Éditions Gallimard, 2000)
- Cependant l'un n'implique pas forcément l'autre, et dieu sait que même aujourd’hui il ne suffit pas de tenir un stylo pour avoir une plume. Le style en effet ne se confond pas avec l'écriture, et bien des gens écrivent qui n'ont pourtant aucun style, sauf à l'entendre au sens large : il y a certes un style administratif, très reconnaissable, un style publicitaire... À l'inverse, parfois, quelques mots suffisent : "Impossible rentrer ce soir stop Mensonge suit", ça a du style, avouez du style télégraphique. — (Camille Laurens (écrivain), Tissé par mille, éditions P.O.L., 2005)
- Manière d’agir ou de parler.
- Elle fréquentait les cocktails, skiait et s'adonnait au shopping de luxe, et elle n'était pas du style à traverser le pays pour venir au chevet d'une sœur aînée atteinte du sida. — (Marcia Rose, Service des urgences, traduit de l'américain par Thierry Arson, Éditions Archipoche (L'Archipel), 2017, chap. 32)
- (Art) Manière d'exécuter particulière à un artiste, à une époque, à un pays.
- […]; flétrissez aussi le charlatanisme de ces pseudo-virtuoses qui ont obtenu des succès apocryphes à New-York ou en Californie, et qui, […], viennent défigurer sur nos grandes scènes lyriques des partitions dont elles ridiculisent la majesté par les exagérations de leur style exotique. — (Stéphen de La Madelaine, Études pratiques de style vocal, T.1, 1868, page 18)
- Ces bois, étendus sur une centaine d’hectares, rejoignaient les deux ailes du château, une ancienne demeure, de style Louis XIII, à l’allure de ce qu’on appelle encore dans certaines campagnes une « maison de noblesse ». — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap.1, 1910)
- (Par extension) Caractère de la composition.
- Le vénérable pont sur le Tarn a non seulement de hautes arches en ogive, mais ses piles de briques, entre les les voûtes et au-dessus des avant-becs, sont percées de baies du même style. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Vocabulaire, tournure, jargon caractéristique d’un langage administratif ou technique.
- On peut utiliser le style publicitaire sans faire de la publicité pour autant.
- Le style administratif est, pour une bonne part, responsable de la mauvaise image de l’administration.
- Apparence d’un objet ou d’une personne. Ensemble de caractéristiques définissant son identité.
- Partez à la découverte de votre style vestimentaire !
- Inutile de débattre sur le style de cette voiture, ce n’est qu’une affaire de goût.
- (Familier) Comportement habituel d’un individu.
- Ce n’est pas son style de partir comme ça, sans crier gare.
- Attachez vous de l’importance au style de conduite des autres conducteurs ?
- (Familier) Type, genre affectionné ou recherché.
- Ce mec là, ce n’est vraiment pas mon style.
- Cette radio diffuse mon style de musique.
- Genre, utilisé pour cataloguer quelqu’un ou quelque chose, souligner son appartenance à une catégorie.
- Un incident de ce style s’était déjà produit dans l’usine.
- Un diplôme de ce style serait sans doute la clef de la réussite.
- (Chronologie) Désigne le mode de datation du calendrier (grégorien ou républicain).
- — Vers la fin de vendémiaire, an VII, époque républicaine qui, dans le style actuel, correspond au 20 octobre 1799, deux jeunes gens, partis de Bonn dès le matin, étaient arrivés à la chute du jour aux environs d’Andernach, petite ville située sur la rive gauche du Rhin, à quelques lieues de Coblentz. — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
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maquille
?- (Argot) (Jeux) Tricherie qui consiste à marquer les cartes à jouer.
- (Argot) (Jeux) Marque faite sur une carte à jouer, dans le but de tricher.
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pontil
?- (Verrerie) Glace arrondie qui servait à étendre l’émeri sur la glace que l’on polit.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Verrerie) Morceau de pâte de verre à demi fondue, destinée à fixer un objet en verre au bout d'une barre de fer.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Verrerie) Barre de fer utilisée pour prélever du verre en fusion.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marine) Flette.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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sourcil
?- (Anatomie) Saillie en forme d’arc, garnie de poils, qui se trouve au-dessus de chaque œil.
- Elle […] se rejeta au fond de la voiture après avoir laissé échapper un léger mouvement de sourcils comme pour approuver son mari. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Je ne revois que l’expression presque triste déjà de son sourire et que la ligne de ses sourcils, si extraordinairement relevés au-dessus des yeux, écartés de l’œil en grand cercle. Je n’ai vu les pareils nulle part… si pourtant : dans une statuette florentine de l’époque de Dante ; et je me figure volontiers que Béatrix enfant avait des sourcils très largement arqués comme ceux-là. — (André Gide, La porte étroite, 1909, réédition Le Livre de Poche, pages 15-16)
- (Anatomie) Ces poils eux-mêmes.
- Cet homme, sans chaperon et sans veste, au regard abruti, à la barbe et aux sourcils tachetés de plâtre, c'était son père! — (Saintine, Une maîtresse de Louis XIII, Paris : Librairie de L. Hachette & Cie, 1858, page 78)
- 10 mai 1940 – Il a le regard aussi noir que les cheveux et enfoncé sous d’épais sourcils en coup de fouet. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 12)
- […] : le chapeau melon noir, le maillot de corps sous un paletot d’une tout autre saison, et les yeux en boules de loto sous des sourcils très minces au-dessus d’un nez tout en glissade, qui s’avançait moins comme un organe olfactif, qu'en instrument de tâtonnement précautionneux et de flair presque canin, […]. — (Romain Gary, Europa, Paris : Gallimard, 1972, page 348)
- Suivirent des frimeuses téléphonant, des cadres sportifs, des exhibeurs de pectoraux, des enfants aux sourcils froncés d'inquiétude que leurs pères tenaient par la main, […]. — (Charles Dantzig, Nos vies hâtives, éditions Grasset, 2001)
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rempile
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de rempiler.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de rempiler.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de rempiler.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de rempiler.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de rempiler.
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hippomobile
?- Qui utilise les chevaux pour la traction, en parlant des véhicules.
- Les années 1855-1900 constituèrent l'âge d'or de la traction hippomobile, en particulier dans les transports publics, qui se développèrent intensément dans les grandes villes à partir des années 1850. — (Ghislaine Bouchet, Le cheval à Paris de 1850 à 1914, 1993)
- Les taxis de jadis étaient des véhicules hippomobiles. — (Jean-Luc Kourilenko, Mémoire en Images, Caen, éditions Alan Sutton, 1995)
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labile
?- Qui n’est pas fixe ; mobile, changeant.
- [...] il n’existe pas de « civilisations ». Il n’y a que des sociétés, des groupes culturellement et historiquement labiles. — (Marie de Gandt, Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013, p. 255)
- (Biochimie) Amovible, non-fixé, facilement détachable, voire instable, notamment en raison de la chaleur. Se dit par exemple de certaines protéines, des vitamines, etc.
- (Psychologie) Se dit d’une humeur changeante, qui se modifie aisément.
- (Médecine) Se dit d’un état variable d’un moment à l’autre.
- (Par extension) Sujet à défaillance, chute.
- En Amérique latine, les frontières sont encore labiles.
- (Linguistique) Se dit d’un verbe qui peut être à la fois transitif et intransitif, sans changement de forme.
- En effet, les verbes labiles, ou diffus, sont susceptibles de participer à des constructions aussi bien transitives qu’intransitives sans pour cela qu’il y ait une transformation de voix active en voix passive. — (Nicolas Tournadre, L’Ergativité en tibétain, 1996)
- Il est difficile d’établir le nombre exact de verbes labiles. Actuellement ils représenteraient entre 10 et 15% de la totalité des verbes français. — (Daniel Lebaud, Catherien Paulin, Katja Ploog (éds.), Constructions verbales et production de sens, 2006)
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concile
?- (Catholicisme) Assemblée légitimement convoquée de plusieurs évêques et docteurs de l’Église catholique romaine, pour délibérer et décider sur des questions de doctrine et de discipline.
- Elle fit valoir cette excuse devant un grand concile du clergé d’Angleterre, comme la seule raison qu’elle avait eue de prendre l’habit religieux. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- C'est ainsi qu'en 465 le concile de Vannes interdit aux clercs non seulement de prendre part aux repas de juifs, mais de les inviter à leur propre table. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- […], Abélard n'échappa au sort de Bérenger et de Roscelin. Saint Bernard, au concile de Sens, le fit condamner en affirmant qu'il comprenait la Trinité comme un arien, la grâce comme un pélagien et la Personne du Christ comme un nestorien. — (Louis Rougier, Histoire d'une faillite philosophique: la Scolastique, 1925, éd.1966)
- Soit, d'abord, le niveau culturel. En 529 le concile de Vaison avait ordonné que les prêtres ruraux éduquassent les candidats à la cléricature. — (Alain Derville, Quarante générations de Français face au sacré: Essai d'histoire religieuse de la France (500-1500), Presses Universitaires du Septentrion, 2006, page 25)
- Les conciles généraux par contre, sont ceux auxquels est largement représenté l’épiscopat des diverses parties de la chrétienneté, mais auxquels n'a pas été reconnu le caractère de l’œcuménicité. — (Pamphile Akplogan, L'enseignement de l’Église catholique sur l'usure et le prêt à intérêt, L'Harmattan, 2010, page 117)
- (Par extension) Ensemble des décrets et des canons rédigés dans un concile.
- Le législateur canonique intervient aussi pour réprimer le rapt ; le Concile de Chalcédoine de 451 (canon 27) dépose les clercs coupables de complicité de rapt et excommunie les laïques dans ces cas. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e éd., 1956, p.93)
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péristyle
?- (Architecture) Colonnade entourant la cour intérieure d’un bâtiment ou disposée autour d’un édifice.
- Les troncs de ces arbres, rouges marbrés de vert, montant sans branches jusqu’à leurs cimes, ressemblaient à de hautes colonnes, et formaient le péristyle de ce temple de la mort. — (François-René de Chateaubriand, Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert)
- Deux obélisques de fonte sont posés à chaque bout comme au péristyle d’un monument thébain, et cet ornement n’est pas déplacé là, car le gigantesque génie architectural des Pharaons ne désavouerait pas le pont de Cubzac. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- Cependant Cinq-Mars, accompagné de MM. du Lude et Fournier et de tous les personnages les plus importants, s’était mis à l’abri de l’orage sous le péristyle de l’église de Sainte-Croix, élevée sur vingt degrés de pierre. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- (Par extension) Galerie fermée d’un côté par une colonnade.
- Quand le père et la fille arrivèrent sous le péristyle du pavillon […], et par où les promeneurs vont et viennent du jardin des Tuileries dans le Carrousel, les factionnaires leur crièrent d'une voix grave : - On ne passe plus ! — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
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bissextile
?- Féminin singulier de bissextil.
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magouille
?- Action douteuse ou malhonnête voire illicite ou illégale.
- Les magouilles électorales.
- - La magouille, je peux plus. Je veux faire honnêtement un métier honnête.- Tu veux quitter la police ? — (Didier Kaminka, dialogues du film Ripoux contre ripoux, de Claude Zidi, 1990)
- Saint-Étienne, cité vouée pendant trois jours chaque année à la gloire littéraire, à ses pompes et à ses magouilles. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 298)
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cédille
?- Signe diacritique de l’alphabet latin en forme de crochet vers la gauche (‹ ◌̧ ›) comme la moitié inférieure de z wisigothique (duquel elle provient), de petit c culbuté ou parfois de petite virgule souscrite.
- La cédille s’utilise sous le c pour noter le son ‹ s › devant a, o et u.
- La Cédille est une virgule qu’on met sous le C, pour montrer que cette lettre se prononce comme la lettre S, dans ce mot ci et semblables : leçon. — (Roch-Ambroise Sicard, Manuel de l’enfance, 1797)
- Herbin s’exprimait avec un correction parfaite, n’omettait aucun accord. On eût dit que tout en parlant, il barrait exactement les t, plaçait les accents sans en omettre un seul, mettait le point sur les i, n’oubliait aucune cédille, et exposait en italiques les mots importants. Dans ce milieu d’étrangers il triomphait modestement et rougissait un peu, pour marquer le coup, quand Desposoria faisait une faute de français. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, pages 91-92)
- Et les cédilles, ça ressemblait à rien ces zigouigouis, quant au verbe avoir qui s’accordait tantôt avec le complément d’objet direct tantôt pas, c’était un cauchemar. — (Akli Tadjer, Alphonse, Jean-Claude Lattès, 2005)
- Si l’on envoyait un message avec des accents ou des trémas, des cédilles, des perluètes, il arrivait péniblement chez la plupart des autres avec des codes chiffrés entre les lettres normales. Le débat fît rage, de savoir s’il fallait désaccentuer le français pour que la communication des idées continue (en attendant d’hypothétiques progrès techniques) […]. — (Patrick Rebollar, Les salons littéraires sont dans l'Internet, Presses universitaires de France, 2002, page 25)
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pédophile
?- Attiré sexuellement par les enfants impubères.
- Pourquoi les femmes ne sont-elles pas pédophiles ? — (Claude-Noële Pickman, Analyse freudienne presse, n°16-17, 1998)
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ptérodactyle
?- (Zoologie) Genre de reptiles sauriens, qu’on a rangés tantôt parmi les oiseaux, tantôt parmi les poissons et dont on ne connaît que des débris fossiles.
- Cuvier, Oken, faisaient du ptérodactyle un reptile ; Sœmering voyait dans cet animal un mammifère volant ; Hunter et Blumenbach le regardaient comme un oiseau ; pour Goldfuss et de Blainville, le ptérodactyle doit prendre place dans une classe intermédiaire entre celles des reptiles et des oiseaux. — (Henri Coupin, Les animaux excentriques, chapitre XXXVII, « Les monstres disparus ». Paris : Librairie Nony et Cie, 1903, page 408.)
- Elles ont le monde entre leurs mains& nous sommes des oiseaux perdusdes ptérodactyles en déclinavec des sentiments tordus.— (Hubert-Félix Thiéfaine, Gynécées, 2005)
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émoustille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe émoustiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe émoustiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe émoustiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe émoustiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe émoustiller.
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drille
?- (Vieilli) Soldat vagabond, soudard.
- Sur le champ, il boucla son armure, sauta en selle, choisit quelques cent cinquante petits drilles et, dans un grand fracas de gongs et de tambours, tous descendirent de la montagne vers le village de la famille Shi. — (Shi Nai’an, Au bord de l’eau, chapitre II)
- (Familier) Bonhomme, compagnon. Ne s’emploie aujourd’hui que dans les locutions suivantes :
- Un bon ou joyeux drille est un bon compagnon, un homme jovial. (Vieilli)
- Ensuite, il passa chez un autre assesseur du collège, ou un major, un joyeux drille auquel il avait dit souvent en réponse à ses différentes piques :“Je te connais, vipère !” — (Nikolaï Gogol, Les nouvelles de Petersbourg - Le nez, 1835 (traduction d’André Markowicz, réédition Éditions Acte Sud, 2007, page 105))
- Il le sait, répliqua nonchalamment le jeune drille. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Maison du scorpion, 1932)
- Il était tard, ils étaient une compagnie de trois joyeux drilles. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, page 249)
- Un pauvre drille est un pauvre diable, un pauvre malheureux. (Vieilli)
- Un vieux drille se dit d’un vieux libertin, et quelquefois d’un homme vieux et rusé. (Vieilli)
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érectile
?- (Anatomie) Qui est susceptible d’érection.
- LA DINDE. — Semblable au mâle, à part les différences sexuelles (touffe plus petite et venant plus tard, pendeloque plus petite et non érectile, coloration moins vive, membranes charnues moins développées, et taille plus réduite).— (A. Bellême, Canards, dindons, oies, pigeons, pintades, 1950, p.48)
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bouvreuil
?- (Ornithologie) Petit passereau d'Eurasie ou des Açores, voisin des pinsons, au bec gros et court, dont le plumage est de plusieurs couleurs (ailes et queue noires, croupion blanc), et qui chante assez agréablement.
- Pour la vie… comme deux bouvreuils ! ajoute en souriant la dugazon, qui n’a point oublié que ces oiseaux sont cités pour la fidélité de leurs amours.— (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre XXII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Alors que ces jeunes oiseaux ne peuvent pas apprendre des chants qui sont très différents de celui de leur espèce, d’autres oiseaux, comme le bouvreuil, peuvent apprendre le chant d’espèces très différentes. — (David McFarland,Le comportement animal: psychobiologie, éthologie et évolution, 1985)
- Et mon amie au chardonneret était difforme, et mon amie au bouvreuil était phtisique. — (Jean Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu, éditions Livre de poche, 1963, page 135)
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échenille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe écheniller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe écheniller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe écheniller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe écheniller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe écheniller.
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épouille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de épouiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de épouiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de épouiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de épouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de épouiller.
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fébrile
?- (Médecine) Qui a rapport à la fièvre, qui produit la fièvre.
- Chaleur fébrile.
- (Médecine) Ce qui est l’effet de la fièvre.
- Mouvement fébrile.
- Le délire fébrile, le vomissement, la diarrhée, etc. fébriles.
- (Médecine) Qui est accompagné de la fièvre.
- Les infections fungiques sont démontrées chez environ 5 % des patients présentant une neutropénie fébrile ; cette fréquence a tendance à augmenter dans de nombreux centres, au cours des dernières années. — (Jean-François Morère, Martine Piccart & Jean-Marc Nabholtz, Thérapeutique du cancer, Springer, 2001, p. 256)
- (Sens figuré) Excessif, désordonné, ardent ou agité.
- Une ardeur fébrile.
- Parole fébrile.
- Une éloquence fébrile.
- Je vous ai vu hier, vous étiez fébrile.
- Ils faisaient preuve d’une activité fébrile et désordonnée, gambadant, se bousculant, se donnant en spectacle, se livrant à mille facéties. — (Pierre Boulle, La Planète des singes, Julliard, 1994, page 133)
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acétyle
?- (Biochimie) Dénomination chimique correspondant au groupement CH3CO-.
- Le groupe acétyle.
- Le radical acétyle.
- De manière synthétique, le pyruvate entre dans la mitochondrie, subit une décarboxylation (libérant du CO,) et devient un nouveau produit, l’acétyle. — (Alexandre Dellal, De l’entraînement à la performance en football, 2008)
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gribouille
?- Niais qui, par crainte d’un mal, se jette dans un pire.
- (Par antiphrase) Fin comme Gribouille.
- Quiconque défend la République au nom de l’autorité est un Gribouille de l’Empire. — (Jules Vallès, L’Insurgé, Paris, Éditions Garnier-Flammarion, 1970, chapitre X, page 118)
- Il y a des malades qui se grattent et se donnent ainsi une espèce de plaisir trouble, mêlé de douleur, qu’ils payent ensuite par des douleurs plus cuisantes. De même que ceux qui toussent de tout leur cœur, ils arrivent à une espèce de fureur contre eux-même. C’est une méthode de Gribouille. — (Alain (philosophe), Propos sur le bonheur, Paris, 1928, Gallimard (Folio), page 144)
- Ce même comportement magique consistant à réaliser exprès ce dont nous avons peur pour nous en délivrer – cette politique de Gribouille – peut se retrouver dans le suicide qui, à bien des égards, tire son prestige du fait qu’il nous apparaît, paradoxalement, comme le seul moyen d’échapper à la mort, en disposant librement, en la réalisant nous-même ; mais, en nous suicidant, ce n’est pas une part du feu que nous faisons, c’est tout entier que nous nous y jetons – sans rémission. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 87)
- – Je n’aurai pas le courage.– Si c’est du courage, j’avoue que moi non plus, mais on peut toujours se réfugier quelque part au lieu de faire gribouille. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 387)
- En un mot la violence est choix de vivre à court terme... Et comme en fait l’acte est défendu, cette défense entraîne finalement la certitude qu’il n’y aura pas d’avenir. C’est pourquoi fréquemment le viol est suivi de meurtre. Bien sûr l’explication donnée : empêcher qu’elle parle. Mais c’est Gribouille. En fait il y a l’idée : empêcher qu’il y ait un après pour une conscience. — (Jean-Paul Sartre, Cahiers pour une morale, Paris, Gallimard, 1983, page 188)
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prostyle
?- (Architecture) Édifice qui n’a de colonnes qu’à sa façade antérieure.
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gargouille
?- (Architecture) Partie d’une gouttière ou d’un tuyau par où l’eau tombe, et qui est souvent ornée d’une figure de dragon, de lion ou de quelque autre animal.
- Les gargouilles qui existent encore à l’extérieur indiquent d’une manière certaine que le chemin de ronde supérieur était à ciel ouvert. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Il y eut un orage effroyable à la tombée de la nuit. Et, pendant qu’il tonnait à tout briser, comme si on eût tiré des salves d’artillerie sur le toit de la maison de mon oncle ; pendant que toutes les vieilles gargouilles du village vomissaient de l’eau tourmentée et que des torrents couraient sur les pavés en galets noirs des rues, nous nous étions réfugiés, les petits Peyral et moi, dans la cuisine, pour y faire tapage plus à notre aise et y danser des rondes. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- Elle levait les yeux sur le mur qu’ils longeaient, où des gargouilles s’avançaient comme des têtes effilées de serpents. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Par extension) Ces figures mêmes.
- Les gargouilles de Notre-Dame de Paris.
- (Par analogie) (Art) Canal ou tuyau destiné à l’écoulement des eaux.
- Conduit qui amène les produits de la combustion dans la cheminée d’un haut fourneau.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.