Dictionnaire des rimes
Les rimes en : pacifisme
Que signifie "pacifisme" ?
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- Doctrine de ceux qui croient à la possibilité d’établir la paix universelle et qui s’efforcent d’en préparer l’avènement.
- Le pacifisme est passif et expectant par essence : il est plein d’espoir et d’attente, mais sans programme d’action. — (Léon Trotsky, Le Drame du prolétariat français, 1922, annexe à l’édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- Le pacifisme absolu conduit inévitablement à la guerre totale. — (Maurice G. Dantec, American Black Box, Paris, Éditions Albin Michel, 2007, p. 141)
- Ses amies le disent, elle l'affirme elle-même, et c'est la vérité, encore que le pacifisme révolutionnaire n'y trouve pas son compte en un procès retentissant qui eût pu favoriser davantage la propagande zimmerwaldiste. — (François Mayoux & Marie Mayoux, Instituteurs pacifistes et syndicalistes: mémoires de F. Mayoux, Éditions Canope, 1992, p.175)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "pacifisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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marinisme
?- Style affecté et de mauvais goût, qui fut celui du cavalier Marin, poète italien mort en 1628, et qui gâta la poésie italienne durant le XVIIe siècle.
- Dût-on nous taxer de marinisme et de gongorisme, nous avouons que cette recherche extrême et pleine de trouvaille nous va mieux que les idées communes coulées comme une pâte baveuse dans le gaufrier du lieu commun. — (Théophile Gautier, Feuilleton du Moniteur universel, 17 sept. 1866)
- (Néologisme) (Politique) Doctrine, idées de Marine Le Pen.
- Si de nombreux points communs existent entre le « marinisme » – la doctrine mise en avant par Mme Le Pen – et le péronisme, il n’en demeure pas moins que le calque n’est pas parfait. — (Le « marinisme » est-il un péronisme ? sur www.lemonde.fr, 20 octobre 2014)
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juridisme
?- (Religion) Formalisme qui fait prévaloir rigoureusement les textes sacrés sur les principes de justice ou d’équité.
- Calvin, à qui on attribue d’ordinaire une grande rigidité de pensée et un juridisme encore très médiéval, a eu, en fait, l’intuition des grands bouleversements économiques de l’âge moderne. — (Univers écon. et soc.,1960)
- Le risque actuel, c’est que l’Église ne soit plus catholique, c’est-à-dire ouverte et universelle, mais qu’elle apparaisse fermée à la souffrance humaine, moralisatrice, empreinte de juridisme. — (Le Monde, 11-12 octobre 2009)
- (Droit) Interprétation ou utilisation des textes juridiques qui s’attache plus à leur forme qu’à l’idée qu’ils portent.
- Malgré un dialogue social qualifié d’exemplaire par les autres organisations syndicales, la CGT a invoqué des vices de forme dans la mise en place du protocole sanitaire censé accompagner le déconfinement. Ce juridisme ne fait que compliquer à l’excès les conditions de la reprise pour une entreprise qui se trouve déjà dans une situation critique. — (Le Monde, Les risques d’un déclassement économique, Le Monde. Mis en ligne le 12 mai 2020)
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organisme
?- (Biologie) (Nom collectif) Ensemble des organes d’un être vivant.
- Dans le monde actuel se trouvent l’amphioxus, l’animal vertébré dont l’organisme est le plus imparfait, et les lamproies, qui occupent le dernier rang parmi les poissons. — (Émile Blanchard, Revue des Deux Mondes, 1ier octobre 1874, page 612)
- L’alimentation a pour but de faire pénétrer dans l’organisme animal les matériaux nécessaires à la nutrition. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Cela calait l'estomac aux petites heures du matin et la vigueur des currys absorbés contribuait agréablement à remettre d'aplomb un individu dont les gins tonics de la veille avaient compromis l'équilibre d'un organisme fatigué. — (Bertrand C. Bellaigue, Le Reportage : toute une vie, ailleurs, PubliBook, 2007, page 189)
- (Biologie) (Par métonymie) Être vivant organisé, unicellulaire ou pluricellulaire.
- Les anciens avaient justement montré le rôle de l’organisme vivant comme cause génératrice des maladies, les éléments extérieurs en étant les causes provocatrices. — (Joseph Grasset, Traité élémentaire de physiopathologie clinique, tome 2, Éditions Coulet, 1911, p. 13)
- Les phytosanitaires, quant à eux, n'exercent pas seulement leur action toxique sur les espèces ciblées, mais également sur les autres organismes vivants. Le révélateur du problème fut vraisemblablement le cas du DDT, […]. — (Dictionnaire de la pensée écologique, sous la direction de Dominique Bourg & Alain Papaux, Presses Universitaires de France, 2015)
- Inspirée par le fonctionnement des cellules nerveuses des organismes vivants, la logique neuromorphique propose une alternative à la logique booléenne. — (Hervé Fanet, Micro et nano-électronique: Bases, Composants, Circuits, collection Technologie électronique, Paris : Éditions Dunod, 2006, p. 367)
- (Société) Organisation de personnes ayant un but commun, pour effectuer une action à but social ou lucratif, groupement.
- La corporation étant un organisme chrétien, les juifs en étaient ipso facto écartés ; l’exercice des professions étant interdit en dehors des corporations légalement reconnues, ils furent contraints, à leur corps défendant, de renoncer au travail manuel. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
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paganisme
?- Religion des païens, sorte de polythéisme.
- Le paganisme des Grecs était l’une des principales causes de la perfection de leur goût dans les arts : ces dieux, toujours près des hommes, et néanmoins toujours au-dessus d’eux, consacraient l’élégance et la beauté des formes dans tous les genres de tableaux. — (Germaine de Staël, De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales, 1800)
- La Gaule était restée longtemps en dehors de cette christianisation. Pendant près de deux siècles, le paganisme résista aux entreprises de la nouvelle religion. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Jamais, peut-être, pareille orgie ne s’était déroulée à la face du ciel depuis les tristes âges du paganisme, et, si je n’avais été prévenu, je me serais cru transporté par un songe diabolique dans les sentines de Suburre, dans les lupanars de Capoue. — (Pierre Louÿs; Les Aventures du roi Pausole, 1901)
- L’enfance de la jeune fille s’était écoulée pâle et décolorée, au milieu de pratiques religieuses outrées, dans ce pays où la religion du Christ est plutôt un paganisme que la foi pure, noble et simple de nos contrées. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
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exhibitionnisme
?- Pulsion qui consiste à exhiber, en public, les parties intimes de son anatomie (fesses ou parties génitales par exemple).
- Il a été arrêté pour exhibitionnisme, il se baladait avec son machin à l’air.
- Les statistiques de police portaient de jour en jour le témoignage d’un relâchement bizarre de la moralité, et tout particulièrement les cas d’exhibitionnisme et de provocation à la débauche, souvent difficiles à déceler pour la police tellement ils paraissaient bénéficier de la part des témoins d’une complicité tacite, paraissaient se multiplier. — (Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, José Corti, 1951)
- (Par extension) Dans un contexte non sexuel, complaisance à montrer des comportements généralement considérés comme intimes ou secrets.
- L’exhibitionnisme de la télévision.
- S'il est une pathologie qui rassemble les tueurs en série au-delà de leurs techniques et de leurs mobiles, c'est bien l'exhibitionnisme. — (Antoine Bello, Éloge de la pièce manquante, 1998 ; édition Folio, 2008, page 114)
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gallicisme
?- (Linguistique) Construction ou emploi propre à la langue française.
- « Il vient de mourir, Il va venir, Si j’étais que de vous » sont des gallicismes.
- Il n’était même pas possesseur d’un anglais correct. Ses gallicismes, son accent le désigneraient chaque jour aux risées de sa femme… — (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 86)
- (Linguistique) Emprunt fait au français par une autre langue.
- Les Flamands "déjoualisent" : en accédant au statut de "nation", au cours des années soixante, les Flamands, jadis dominés par les Wallons francophones, se sont rendus compte que le "flamand", cet ensemble de dialectes et de patois du néerlandais, bourré d’archaïsmes, de régionalismes, de gallicismes et de germanismes, ne pourrait leur servir de langue nationale. — (L’Actualité, volume 1, 1976, page 68)
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eudémonisme
?- (Philosophie) Doctrine qui pose comme principe que le bonheur est le but de la vie humaine.
- Mais c’est aussi celui par lequel le plaisir ne s’affiche plus comme honteux. L’eudémonisme est le pari évident de son ouvrage : il n’a de cesse de convaincre de l’excellence de la jouissance, il en fait la théorie, la logique et la poétique. — (Michel Onfray, Le Ventre des philosophes, 1989)
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annexionnisme
?- Théorie politique qui préconise l’annexion d’autres territoires.
- L’annexionnisme constitua une sorte de voie intermédiaire, surtout à partir de 1846, qui alliait à la fois anti-colonialisme et volonté du maintien de l’esclavage. — (Elyette Benjamin-Labarthe, Éric Dubesset, Émancipations caribéennes: Histoire, mémoire, enjeux socio-économiques et politiques, 2010)
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fonctionnarisme
?- Carrière de fonctionnaire ou ensemble des fonctionnaires.
- Les jeunes gens de cette localité rêvent ardemment d’aller végéter dans les villes ; cependant, s’ils avaient l’amour du travail, ils pourraient aisément s’enrichir sur le sol natal. Mais le fonctionnarisme les fascine ! — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Péjoratif) Tendance à mettre le plus grand nombre d’organismes entre les mains des fonctionnaires de l’État.
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finalisme
?- Doctrine privilégiant l'action et l'intervention de causes finales pour expliquer soit l'ensemble des phénomènes naturels, soit plus spécifiquement les processus vitaux.
- Ce que j’appellerai – poliment – la « Loi d’empoisonnement dans la Nature » est un fait. Les doctes facultés l’eussent expliquée jadis par les humeurs peccantes, et Bernardin de Saint-Pierre, l’Ingénu du finalisme, en aurait justifié l’existence par une sorte de nécessité universelle d’exercer les hommes à la patience, cette grand-mère de la vertu. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- L'origine de ces seringues est assez mystérieuse. Avec une petite touche de finalisme à la Pangloss, professeur de métaphysico-théologo-cosmolonigologie et précepteur du Candide de Voltaire, nous serions tentés de dire qu' « elles ont été inventées par la Nature ou par toutes autres forces supérieures voire mystiques, pour répondre à la nécessité d'injecter une substance. » — (Christine Coustau & Olivier Hertel, La Malédiction du cloporte et autres histoires de parasites, Tallandier, 2014)
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arrivisme
?- Disposition à user de n’importe quel moyen pour s’imposer dans le monde.
- On recoit relativement peu à Suarlée. C’est le mérite de ces milieux très rassis que l’arrivisme social et mondain y soit à peu près nul. L’idée de se lier d'intimité avec le prince de C. ou le duc d’A., qu’on invite et chez qui l’on se rend aux grandes occasions ne vient pas plus à l’esprit que celle de déjeuner avec le jardinier. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 134)
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formalisme
?- Attachement excessif aux formes, aux formalités.
- Ce n’est pas entièrement sa faute, si son système a dégénéré en un pur formalisme. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- Le Christianisme romain tend alors à n’être qu’un formalisme rituel, pour lequel l’idéal du fidèle devient le bon paroissien qui pratique et qui croit sans discussion. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966)
- Quand nous arrivâmes en U.R.S.S., l’opinion était mal ressuyée de la grande querelle du Formalisme. Je cherchai à comprendre ce que l’on entendait par ce mot et voici ce qu’il me sembla : tombait sous l’accusation de formalisme, tout artiste coupable d’accorder moins d’intérêt au fond qu’à la forme. Ajoutons aussitôt que n’est jugé digne d’intérêt (ou plus exactement n’est toléré) le fond que lorsque incliné dans un certain sens. — (André Gide, Retour de l’U.R.S.S., 1936)
- Dans cette structure bureaucratique, voire bureaupathologique (Thompson, 1969), la domination de la rationalité légale fait primer le formalisme juridique sur le contenu des productions ou services, autrement dit, systématiquement la forme sur le fond. — (Christophe Bounamous, « La pratique de la psychodynamique du travail en institution, entre domination et résistance », dans Travailler 2019/1, n° 41, pp. 97 à 109)
- (Mathématiques, Philosophie) Présentation systématique d’un ensemble de propositions et de raisonnements, dans une langue de symboles abstraits qui vise à mettre en évidence les relations structurelles permanentes entre les éléments du système, à l’exclusion de toute référence à des contenus intuitifs ou sensibles déterminés.
- Le formalisme algorithmique (la syntaxe du langage algorithmique ou pseudo-code) reprend celui couramment utilisé dans les écoles d’informatique et dans les formations comme les BTS, DUT, premières années d’ingénierie, à qui ce livre est en partie destiné et conseillé. — (Franck Ebel, Sébastien Rohaut, Algorithmique : Techniques fondamentales de programmation – Exemples en Python, Saint Herblain, Éditions ENI, février 2018, collection « Ressources Informatiques », 2e édition, Avant-propos)
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occasionnalisme
?- (Philosophie, Théologie) Théorie selon laquelle toutes les actions des créatures vivantes sont dues à l’intervention de Dieu.
- [Euler] Il n’aime d’ailleurs pas le système de l’occasionalisme[sic], développé par Descartes et ses successeurs, d’après lequel Dieu exécute à chaque instant le mouvement répondant à l’intention de l’âme, celle-ci étant par elle-même incapable de l’exécuter. — (Ernst Mach, traduit par Emile Bertrand, La Mécanique, Librairie scientifique A. Hermann, Paris, 1904, page 421)
- (Lexicographie) Mot peu fréquent, attesté occasionnellement mais ne donnant pas lieu à de nouvelles dérivations.
- La notion d’occasionnalisme a à voir avec la question de l’innovation lexicale.
- hypothyroïdisme
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despotisme
?- Manière de gouverner du despote.
- Despotisme vient du mot δεσπότης, qui signifie maître. Il y a despotisme toutes les fois que les hommes ont des maîtres, c’est-à-dire sont soumis à la volonté arbitraire d’autres hommes. — (Nicolas de Condorcet, Idées sur le despotisme, à l’usage de ceux qui prononcent ce mot sans l’entendre dans la bibliothèque Wikisource , I, 1789)
- Il y avait quelque chose d’enivrant dans ces embrassades fréquentes, données et reçues, […]. C’est qu’on sortait du despotisme, et que pour quelques instans on entrait dans la liberté ! — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Plus tard, la royauté se relâcha de son despotisme et alors intervint le gouvernement constitutionnel ; […]. Le despotisme royal n'est pas tombé tout seul ou par la bonté des souverains ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.236)
- (Par extension) Toute sorte d’autorité absolue, oppressive, tyrannique, qu’on s’arroge, qu’on exerce.
- Ceci n’était pas le résultat d’un défi entre des gardiens et une prisonnière, entre le despotisme du cachot et la liberté du détenu, mais l’éternelle répétition de la première scène jouée au lever du rideau de la Création : Ève dans le paradis. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Trop souvent une aristocratie de notabilités locales a exploité à son profit les fonctions publiques, et fait sentir aux Anglais que son despotisme peut être plus intolérable encore que celui d’une administration centrale, parce qu’elle est à la fois et moins impartiale et moins responsable. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- […] ; elle avait la conscience qu’elle était digne d’un rang plus élevé que celui auquel le despotisme arbitraire des préjugés religieux lui permettait d’aspirer. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Malgré sa corpulence excessive, l'autorité de M. Hector sur ses subordonnés n'est guère contestable. Il la doit surtout […], à cette indémontrable apparence de bonhomie qui dérobe son intransigeance absolue, son despotisme maniaque, la secrète satisfaction d'être redouté. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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nationalisme
?- Sentiment qui consiste dans l’exaltation de l’idée nationale, doctrine politique basée sur ce sentiment.
- Le mépris où il tenait le nationalisme dont j’ai toujours eu l’aversion, le dédain qu’il témoignait pour les trémolos sur le grand air de patrie qui enchantaient le sentimentalisme alangui de mon cher Paul Deschanel achevèrent de m’attacher à lui. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires : (I) Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Si la nation est un mode d'être, soit une présence distincte et originale au monde, le « nationalisme » est un mode d'expression. [...] Volonté de puissance chez les grands peuples, le nationalisme, chez les petits, est une volonté d'être. — (Jean Bouthillette, Le Canadien français et son double, Montréal, 1972)
- La période de l’entre-deux-guerres fut pourtant dominée, en pays musulmans, par la suprématie politique d’élites dirigeantes laïques visant à promouvoir une idéologie politique séculière, le nationalisme. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- L’huile qu’on jette sur le feu du sentiment anti-turc en Europe donne lieu à un nationalisme anti-européen aveugle en Turquie. — (Orhan Pamuk, cité dans Le Devoir, 14-15 octobre 2006)
- Il en naît un sentiment de haine diffuse et tenace pour l’étranger, un nationalisme exacerbé, un recours aux extrémismes et aux fanatismes, un dangereux complexe d’infériorité. — (Jean-Paul Roux, Histoire de l’Iran et des Iraniens des origines à nos jours, Fayard, Paris, 2006)
- Nous inquiéter aussi devant la montée des nationalismes, l’incitation au « choc des civilisations », la radicalisation religieuse et la multiplication des régimes autoritaires. — (Motion pour le congrès de Reims du Parti Socialiste, Un monde d’avance ; la Gauche décomplexée, 2008)
- Sous influence d'un gourou arabe, Chakib Khalil qui vivait à Genève, Messali issu d'un milieu fétichiste, tomba totalement sous l'influence de ce sbire du nationalisme arabe alors en gestation, jusqu'à devenir une marionnette entre ses mains […]. — (Tarab Omar, Dans une autre vie, Editions Publibook, 2012, page 233)
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cultisme
?- (Littérature) Recherche de style, écriture précieuse, à la mode chez certains écrivains espagnols du XVIIe siècle.
- On voit les difficultés rencontrées par le « cultisme » espagnol à s'acclimater en France. — (François Moureau, La plume et le plomb: Espaces de l’imprimé et du manuscrit au siècle des Lumières, 2006)
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baroquisme
?- Esthétique baroque.
- En guise de pièce de résistance de sa 14e édition, Fantasia célébrera le cinéaste Ken Russell, chantre du baroquisme et de la flamboyance. — (Fantasia rend hommage à Ken Russell, Le Devoir.com, 30 juin 2010)
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chartisme
?- (Finance) Technique d’analyse boursière reposant sur les graphiques des cours de bourse.
- (Néologisme) Limitation des pouvoirs d’un peuple souverain par une série de chartes et de traités.
- Maxime Tandonnet décrit ce que Mathieu Bock-Coté appelle le chartisme : à coups de chartes et de traités, on limite de plus en plus les pouvoirs du peuple souverain. — (fboizard.blogspot.fr, 2014)
- Mouvement social ouvrier en Angleterre entre 1838 et 1848.
- ...le chartisme, cette plaie terrible, était constitué, et, jusque aux portes de Londres la population inquiète des tisserands de soie de Spitael-Fields, poussait, dans d’innombrables meetings, des cris de haine contre la métropole. — (Paul Féval, Les Mystères de Londres, 1844)
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idéalisme
?- Attitude de celui qui agit en fonction d’un idéal.
- (Péjoratif) Disposition d’esprit de celui qui ne prend pas en compte la réalité pour régler sa pensée ou son action.
- Ce refus de contextualiser revient à pratiquer ce qu'on pourrait appeler un idéalisme moral dans le cadre duquel on saurait toujours avec certitude – et ce, quelle que soit la situation – où se situent le Bien, le Mal, le Juste. — (Argument, vol. XXIV, n° 2, printemps-été 2022, p. 24)
- (Philosophie) Système philosophique qui considère les idées comme le principe de la connaissance.
- Idéalisme subjectif, idéalisme de Kant, celui où l'on considère que la connaissance de l'essence et de la raison dernière des choses n'est possible que par les idées.
- Ses ouvrages […] contiennent nombre de pensées inspirées par ce vaillant optimisme matérialiste et orientées contre l’agnosticisme , le relativisme et d'autres variétés d’idéalisme. — (E. Asratian, I. Pavlov : sa vie et son œuvre, page 147, Éditions en langues étrangères, Moscou, 1953)
- (Art, Littérature) Se dit, par opposition au réalisme, de la doctrine selon laquelle l’art doit représenter l’idéal et non le réel.
- (Art) Fait de rendre idéale une œuvre, de lui faire atteindre l'idéal par l'emploi de procédés stylistiques.
- Ce qu'on nomme figures, en poésie et éloquence, en est un exemple : ces figures, destinées à relever la pensée, à lui donner plus de force, de relief, d'intérêt, sont ce que j'appellerai des idéalismes. — (Pierre-Joseph Proudhon, Controverse sur Courbet et sur l'utilité de l'art, éditions Mille et une nuits, 2011)
- (Relations internationales) Nom donné à un ensemble de théorie des relations internationales dans laquelle la conduite des États est soumise à l'existence de règles et valeurs communes supérieures à l'intérêt national et régissant leurs actions.
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alcoolisme
?- Maladie produite par la consommation régulière et excessive de boissons alcoolisées.
- Et maintenant, […], convient-il ici de rattacher l’étude de la tuberculose à la lutte contre l’alcoolisme ? Oui, assurément, car, si l’alcoolisme n’est pas l’unique facteur de la tuberculose, il est cependant l’un de ces facteurs et peut-être le plus agissant de tous. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- La justice française vient de trancher : des commerciaux de la société Ricard ont le droit de se plaindre de l’alcoolisme consubstantiel à l'exercice de leur métier. — (Renaud Lecadre, Chez Ricard, la révolte des saouls fifres, dans Libération du 18 juillet 2011, p. 15)
- En 1849, le Suédois Magnus Huss a introduit la notion d’alcoolisme dans le langage médical en décrivant le tableau de la maladie. — (Addiction Suisse, L’alcool dans notre société – hier et aujourd’hui, sur www.addictionsuisse.ch, s.d.)
- On recommanda bien à cette femme, une fois de plus, de quitter son compagnon, qui en dehors de son alcoolisme et de sa brutalité, n’était de toutes façons qu’un bon à rien, incapable de garder un travail fixe bien longtemps. — (Sonia de Braco, Ces foutues bonnes femmes, lulu.com, 2008, p.46)
- Si le mot « alcoolisme » est la définition « usuelle », le terme « œnolisme » est une expression plus médicale et assez élégante, mais à la campagne, on appelle ça tout bonnement « l’ivrognerie ».Voilà un mot qui dit ce qu’il veut dire ! — (Michel Petit, Taote Fetiʻi, un médecin de famille à Tahiti, Éditions Publibook, 2012, p. 92)
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entrisme
?- Stratégie d’organisation qui consiste à faire entrer de manière concertée des membres d’une organisation dans une autre organisation aux idées proches, mais concurrentes.
- Gramsci fait plus chic que Trotski mais prône le même entrisme. — (Frédéric Beigbeder, 99 francs, Gallimard, 2000, collection Folio, page 35)
- Je me vis comme une infiltrée faisant de l’entrisme rhétorique. — (Marie de Gandt, Sous la plume. Petite exploration du pouvoir politique, Paris, Éditions Robert Laffont, 2013, page 29)
- La première : ce sont des communicants qui ont piloté ce recrutement, sans se rendre compte des engagements de cette dame, qui manifestement, se présente à la CAQ sous le signe de l’opportunisme ou de l’entrisme. — (Mathieu Bock-Côté, Quand la CAQ se renie grossièrement, Le Journal de Québec, 1er février 2022)
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extrémisme
?- Opinion politique, économique, sociale, religieuse ou philosophique radicale, et qui peut servir de base théorique à des actions qui vont à l'encontre de la volonté ou des intérêts de tous.
- L’extrémisme a de nombreux visages. Nous le rencontrons dans un skinhead, tatoué d’une croix gammée, en train de se battre comme dans le rédacteur en chef du journal du parti communiste, dans le maître-chanteur étranger extorquant des cotisations comme dans la sûreté de la Scientologie. — (Portail du Land de Brandeburg)
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associationnisme
?- (Psychologie) Théorie d’après laquelle les idées élémentaires ont la propriété de se regrouper automatiquement, gouvernant de cette manière, au moins pour une part, l’ensemble de la vie physique.
- (Philosophie) Doctrine des philosophes empiristes, au (XVIIe siècle) et au (XVIIIe siècle), d’après laquelle les principes de notre vie psychique ne sont pas constitutifs de l’esprit, mais sont au contraire issus de lois procédant de l’expérience, au gré des circonstances, et indépendamment de la volonté du sujet conscient.
- — Toute la discussion que je viens de vous infliger, je n’aurais pu en échafauder les raisonnements sans le travail critique accompli par les philosophes modernes sur l’associationnisme, depuis les temps lointains de Hobbes et de Locke. — (Régis Messac, le Mystère de M. Ernest [1928], éditions de la Grange Batelière, 2022, première partie, chapitre VIII, p. 69)
- (Islam) Fait d’associer à Dieu d’autres divinités.
- Cet abandon à Dieu émane d’une conception absolue de l’unicité divine ; elle explique la véhémence avec laquelle Gazali rejette les causes secondes et refuse à l’univers une cohérence intrinsèque, même si elle n’exclut pas l’action divine. Il pense que l’affirmation d’une causalité même seconde mène vers l’associationnisme (shirk), si elle n’en n’est pas constitutive […]. — (Mustapha Hogga, Orthodoxie, subversion et réforme en Islam → lire en ligne)
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barbarisme
?- (Linguistique) Mot ou forme incorrecte, ou dont le sens est altéré, dévié. → voir impropriété et solécisme
- Un barbarisme heureux reste dans une langue sans la défigurer ; des solécismes ne s’y établissent jamais sans la détruire. — (Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, 1848)
- Par un barbarisme de la basse latinité, on a dit essere au lieu de esse, pour se conformer à la terminaison ordinaire des infinitifs latins; essere ensuite a été contracté en ser; et le futur est composé de cet infinitif et du présent du verbe auxiliaire: ser-ai, ser-as, ser-a. — (August Wilhelm von Schlegel, Observations sur la langue et la littérature provençales, Paris : Librairie grecque-latine-allemande, 1818, page 92 (dans les notes))
- Il y a (dit Voltaire sur un vers du Cid) un dictionnaire d’orthographe où il est dit qu’« invaincu » est un barbarisme. Non ; c’est un terme hasardé et nécessaire. Il y a deux sortes de barbarisme, celui des mots et celui des phrases. Égaliser les fortunes pour égaler ; éduquer, pour donner de l’éducation, voilà des barbarismes de mots. — (François Génin, « De l’Étymologie », chap. 1 de Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue française, 2e éd., Paris : chez Chamerot, 1858, p. 28)
- — Jusque midi, je corrige les devoirs de mes élèves. Ce n’est pas amusant…— Ah ?— De lire quinze copies qui, s’il y avait un barbarisme à faire, le contiennent quinze fois. Au crayon rouge, j’inscris mes notes dans le coin : mal, très mal, inepte… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 97-98.)
- Quant au terme « érotisme », il n'est pas plus dans le Littré qu’humanisme, ces barbarismes étant nés au même moment engendrés par un même père ; la fascisation. — (Thérèse Plantier, Le discours du mâle : logos spermaticos, Paris : Éditions Anthropos, 1980)
- (Par extension) Faute contre la règle ou le bon goût.
- (Par confusion avec barbarie) Acte qui relève de la barbarie.
- La première sélection des écrits de Maurras présentés en traduction au public britannique est donc condamnable à l'avance, parce que contaminée dès le point de départ par sa présupposée affinité avec le barbarisme nazi. — (Charles Maurras et la vie française sous la Troisième République, actes 1er Colloque Maurras, Aix-en-Provence les 6, 7 et 8 décembre 1968, Université d'Aix-Marseille : Institut d'études politiques, Centre Charles Maurras, 1972, p. 108)
- Dès le printemps 1940, il invite ses disciples à refuser de se « plier au barbarisme hitlérien » et publie au début de l'été 1940 un appel pour exhorter les chrétiens « à résister, du moins spirituellement, à la folie allemande qui horrifie les hommes ». — (Philippe Souleau, « Bordeaux, enjeu stratégique de la Seconde Guerre mondiale », dans Les villes en guerre (1914-1945), sous la direction de Philippe Chassaigne & Jean-Marc Largeaud, Armand Colin, 2004, page 52)
- Je ne supporte plus ce que l'Homme me force à faire. Sa haine, sa violence, son barbarisme, je n'en suis pas responsable. — (Razik Alex Menidjel, Les Premiers pas, Éditions Publibook, 2005, page 144)
- Je ne supporte plus cette violence, dit-elle. Où que j'aille à Londres, je ne vois que barbarisme et cruauté. — (Peter Ackroyd, William et Cie, traduit de l'anglais pat Bernard Turle, Éditions Philippe Rey, 2006, chap. 11)
- Puis-je demander au lecteur, […], de se vider l'esprit des images de ce monde, ravagé par les quelques millénaires post-néolithique de barbarisme ; cet antimonde qui se mirait sans cesse dans ses miroirs déformants... — (Pierre Meyer, Un siècle et demi après la fin du Monde, Éditions Publibook, 2011, page 9)
- […] si cette action était démontrée à l'encontre de Morelli, elle constituerait un crime de droit commun, l'achèvement d'un blessé étant un acte de barbarisme odieux, contraire aux lois de l'honneur et de la guerre, depuis longtemps indiscutées par les nations civilisées, et ce fait étant prévu par les dispositions de l'article 233 du Code pénal français. — (Jurisprudence française, 1807 à 1952. Période 1807-1926, page 730, André Bruzin, Jean Nectoux, 1954 - NOTE : Le Journal du droit international, vol. 57, 1930, page 109, pour la même phrase use du mot "barbarie".)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.