Que signifie "pâtir" ?

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  • Souffrir, être dans la misère.
  • — Si j’étais leur mère je gagerais un petit bout de servante qui m’enlèverait un peu de travail au dehors… et je m’occuperais d’eux… Comme cela, je n’ai pas le temps ; ils pâtissent, ils jouent sans moi et je n’ai pas leur amitié s’ils ont la mienne. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
  • Si Misère avait connu cet effroyable désastre, elle n’eût point voulu le prolonger, même au prix de la vie ; mais, habitués de longue date aux privations et aux infirmités, elle et Faro en pâtissaient moins que les autres : […]. — (Charles Deulin, Le Poirier de Misère)
  • Subir des conséquences fâcheuses.
  • — Quand même il ne viendrait personne, dit-elle, ce n’est pas une raison pour nous laisser pâtir. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
  • Sa conduite ne la rassurait pas ; il avait à l’égard de sa famille des délicatesses abusives et ne semblait guère se soucier qu’elle en pâtît. — (Simone de Beauvoir, Mémoires d’une jeune fille rangée, 1958, réédition « Le Livre de Poche », page 507)
  • Davantage tournée vers l’extérieur que ses partenaires européens, l’industrie allemande pâtit sévèrement de la contraction de la demande mondiale. — (Marc Cohen-Solal & Chantal Chaussy, La chute de la production industrielle s’accélère au 4e trimestre 2008, DGSIS, 2009)
  • Il ne faut pas que l’innocent pâtisse pour le coupable : souvent les bons pâtissent pour les méchants.
  • Bien sûr, les paroisses n'avaient pas toutes le même degré de développement et les conditions d'accueil en pâtissaient souvent. — (Brigitte Caulier, « Des écoles partout au Québec », dans L'école au Québec, Presses de l'Université Laval, 2023, p. 293.)
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Mots qui riment avec "ir"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "pâtir".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .

  • ragaillardir
    • (Familier) Redonner de la gaieté, de l’entrain.
    • Germain, que la bonne humeur de son maître ragaillardissait, faisait son service d'un pas plus léger. — (Paul et Victor Margueritte, Les tronçons du glaive, 1900)
    • L’air nouveau, les plaisirs du voyage te ragaillardiront. — (Paul Lafargue, Pie IX au Paradis, 1890)
    • Et ce pauvre hère, ragaillardi lui aussi par le thé et la bonne chère, traduit alors la reconnaissance de son estomac repu par un concert qui porte la satisfaction générale à son comble. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 32)
    • Comme si tout le Québec avait écouté la suggestion du maire Régis Labeaume qui veut éclairer les nuits pour ragaillardir la population blasée du confinement, les décorations de Noël sont apparues immédiatement après l’Halloween un peu partout dans nos villes. — (Gilles Proulx, Le Noël des « cassés », Le Journal de Montréal, 5 novembre 2020)
    • Redevenir gaillard, solide, vaillant, puissant ; se renforcer.
    • Le soleil s’était également ragaillardi, la chaleur devenait déjà telle, dans la salle, qu’il fallait parfois clore à demi les volets. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VI)
    • Ragaillardi, son chef parlementaire Gabriel Nadeau-Dubois prendra encore plus plaisir à reprendre son rôle de «vrai» chef de l’opposition. — (Josée Legault, La victoire de QS est un cadeau du ciel, Le Journal de Québec, 15 mars 2023)
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  • redémolir
    • Démolir de nouveau.
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  • faillir
    • (Vieilli) (En parlant d’un objet) Ne pas tenir le coup.
    • (Vieilli) (En parlant d’une personne) Faire preuve de manquement.
    • Faillir à son devoir.
    • Cette armé à qui on a arraché ses écussons, ses galons, cassée, dégradée comme un officier qui aurait failli à l’honneur, elle porte, sur son visage décoloré, la colère du plus faible à qui on a tout pris. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 70)
    • (Vieilli) (Par extension) Manquer à son devoir conjugal.
    • (Vieilli) Manquer, faire défaut.
    • La mémoire lui a failli.
    • Faillir à une tâche.
    • Le jour commence à faillir.
    • Debout dans le jour faillant, Julien toisait les vagues. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 211)
    • Son cœur faillit de nouveau quand elle aperçut dans sa chevelure de jais, pour la première fois, un crin blanc. — (Daniel Boulanger, Le chemin des caracoles, Laffont, 1966, réédition Le Livre de Poche, page 87)
    • (Vieilli) (Par extension) Céder, devenir faible.
    • Les jambes me faillaient, la tête me tournait, mais j’étais bien, comme dans un cocon de soie. — (Michel Jeury, Nounou, 2002, quatrième partie, chapitre 6)
    • Cet édifice a failli par le pied. — Ce cheval commence à faillir par les jambes.
    • (Vieilli) Manquer à exécuter, à faire une chose.
    • J’irai là sans faillir.
    • N’être pas loin de faire quelque chose, y manquer de peu. — Note : Il est suivi alors d’un infinitif.
    • À Mogador, nouvelle relâche, mais la barque envoyée à terre pour rapporter de l’eau fraîche faillit être capturée par les Arabes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
    • Vainement il cherchait, à la fois, sa clé et son équilibre. Soudain il faillit choir en avant. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 86)
    • D’écœurement, de dégoût et d’indigestion, Tintin vomit tripes et boyaux et faillit en crever pendant la nuit. — (Louis Pergaud, La Traque aux nids, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • J’ai failli l’oublier.
    • L’accident qui faillit nous arriver.
    • Le 20 septembre 2020, Joop Zoetemelk, le vainqueur du Tour de France 1980, a failli mourir sur son vélo, au carrefour d’une route de Seine-et-Marne, la D 147, à Lizy-sur-Ourcq. Renversé par une voiture, le Néerlandais, alors âgé de 74 ans, est passé par-dessus le véhicule. Mais il a eu le réflexe de protéger sa tête avec ses bras. — («J’ai pris dix ans en une seconde avec mon accident de vélo», confie Joop Zoetemelk, vainqueur du Tour 1980, Christophe Bérard, 2 décembre 2021 → lire en ligne)
    • Il a failli nous arriver un grand malheur.
    • (Vieilli) (Sens figuré) Se tromper, se méprendre sur quelque chose.
    • Faillir lourdement.
    • Les plus doctes sont sujets à faillir.
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  • démentir
    • Contredire quelqu’un en niant la véracité de ce qu’il a affirmé.
    • Démentirez-vous ce fait désolant que, dans certaines fermes, l'ouvrier agricole touche une partie de son pauvre salaire sous la forme de bouteilles de blanche, c'est à dire d'eau-de-vie ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • S’il dit cela, comptez sur moi pour le démentir.
    • Ce qu’elle dit est vrai, je ne saurais la démentir.
    • Contredire un fait comme étant faux, supposé, controuvé.
    • Les étranges figures dont tout Mangarévien bigarrait sa peau, […], lui donnaient un air martial et terrible, que ne démentait pas son caractère; car il passait, avant sa conversion, pour le plus féroce insulaire de l'Océanie. — (Caret, Archipel de Mangaréva (Iles Gambier), dans Revue de l'Orient, 1844)
    • Démentez cet écrit, si vous l’osez.
    • Démentirez-vous votre signature ?
    • Voilà des faits qu’on ne peut démentir.
    • Démentir une nouvelle.
    • Il a démenti, dans les journaux, ce bruit calomnieux.
    • On espérait donc voir la vérité surgir au grand jour de la Cour d’Assises, moment où bien des criminels se démentent. — (Honoré de Balzac, Le Curé de Village, 1846, chapitre deuxième)
    • (Sens figuré) Ne pas confirmer les paroles, l’opinion, la supposition de soi-même ou d’autrui.
    • Bonaparte rentra de nuit, ne sachant quelle réception il devoit espérer ; mais ses esclaves ne se démentirent point , et le Sénat en particulier se battit les flancs pour lui témoigner toute l'allégresse des Français, en voyant leur Souverain avoir pu échapper seul aux désastres qui couvroient la France de deuil. — (Jean Fenouillot, La France à ses enfants, Bâle, 1814, note page 22)
    • Un tel a rendu de fort bons témoignages de vous, gardez-vous bien de le démentir. — Vous démentez par votre conduite la bonne opinion que j’avais de vous.
    • C’est une chose que l’expérience dément tous les jours. — L’événement démentit mes craintes, mes espérances.
    • Il se dément lui-même à tout propos. — Il dit cela aujourd’hui, demain il se démentira.
    • (Sens figuré) Faire des choses indignes de.
    • Démentir son caractère.
    • Cet homme jusqu’alors si estimé s’est tout à coup démenti.
    • N’être pas digne de, n’être pas conforme à, en parlant des choses
    • En montant un vaste escalier à tapis, où je remarquai toutes les recherches du comfort anglais, le cœur me battit; j’en rougissais, je démentais mon origine, mes sentiments, ma fierté, j’étais sottement bourgeois. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
    • Je n'ai pu maîtriser mon premier mouvement ;mais je le crois injuste, et mon cœur le dément. — (Casimir Delavigne, Les Enfants d’Édouard, 1833, acte III, scène V)
    • Mais, repris-je par un mouvement de politesse tout spontané, mais le rose de vos joues dément, Madame, le noir de vos paroles. — (Maurice Bedel, Mémoire sans malice sur les dames d'aujourd'hui, 1935)
    • (Pronominal) Cesser. Note d’usage : s’emploie sous forme négative pour dire que ça ne s’arrête pas.
    • L’attrait des Américains pour les armes à feu ne se dément pas. Aux Etats-Unis, les fabricants d’armes en ont produit plus de 139 millions à destination du commerce sur les vingt dernières années (dont 11,3 millions pour l’année 2020), selon un rapport du ministère de la justice publié mardi 17 mai. — (Le Monde avec AFP, La production d’armes à feu a triplé aux Etats-Unis depuis 2000, Le Monde. Mis en ligne le 18 mai 2022)
    • Sa mauvaise volonté pour moi ne s’est jamais démentie.
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  • repolir
    • Polir de nouveau.
    • Il faut plusieurs jours pour repolir le miroir d’un grand télescope.
    • Cette glace fondait un tantinet à midi mais regelait le soir, et, chaque matin, on commençait par la repolir avec amour. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Les crêtes se ciselèrent et s’amincirent. Des couloirs burinèrent profondément les faces, et les tourmentes polirent et repolirent les grandes dalles jusqu’à leur donner l’aspect du bronze. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, pages 279-280)
    • Repolir de l’argenterie, de l’acier.
    • (Sens figuré) Améliorer, en parlant de tout ouvrage, y compris ceux de l’esprit.
    • Vingt fois sur le métier remettez votre ouvragePolissez-le sans cesse, et le repolissez. — (Nicolas Boileau, L'Art poétique, chant 1, 1674)
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  • agonir
    • (Familier) Attaquer par des paroles outrageuses.
    • Attention aux artistes ! nous prévint le patron. J’les paie leur poids d’bobards et j’tiens pas à m’faire agonir. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Ils le saisirent, le juchèrent en lieu plus sûr, le maintinrent, tandis qu’il agonissait le maître, lui montrant le poing avec d’horribles blasphèmes, nous sommant en mots abjects. — (Joseph Conrad, Le Nègre du « Narcisse », traduction Robert d’Humières, 1897)
    • Thom a encore d'autres arguments pour disqualifier, destituer, agonir d'anathèmes la nation canadienne-française dont l'existence, même à titre de simple société, n'était fondée sur aucune raison objective. — (Marc Chevrier, « La rançon de Brennus », in Argument, vol. 19, n° 2, printemps-été 2017, p. 132)
    • Depuis des mois, des protestataires, armés de hauts-parleurs, campent à l’extérieur de son domicile de Pyeongsan pour l’agonir de quolibets tonitruants, tout en diffusant la contestation en direct sur YouTube. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 9 décembre 2022, page 20)
    • Et malgré la convalescence, je me trouvais encore tellement faible que j’étais plus intéressant. Il me voyait tellement décati, qui hésitait à m’agonir... — (Louis Ferdinand Céline, Mort à crédit, 1936)
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  • dormir
    • (Intransitif) Se reposer dans un état inconscient, de sommeil.
    • […] tout le monde dort, essaie au moins de dormir […]. — (Guy de Maupassant, Mademoiselle Fifi)
    • Nous dormîmes honteusement jusqu'à huit heures, et je ne sais combien de temps nous aurions prolongé cette grasse matinée, si l’hôtesse n'était venue nous apporter le café, […]. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 94)
    • Elle savait que la belle au Bois dormant reçut le Prince dans son lit, qu’on « leur tira le rideau » et qu’« ils dormirent peu », sans que l’auteur les plaigne. — (Pierre Louÿs; Les aventures du roi Pausole, 1901)
    • Ils devaient être épuisés de fatigue, car ils dormaient profondément, l’un près de l’autre, allongés, les bras collés au corps, comme des cadavres. — (Octave Mirbeau, Le colporteur,)
    • […] je vis toute la famille de mon hôte, une vingtaine de personnes, dont une dizaine d’enfants, qui dormaient, serrés les uns contre les autres, sur des nattes de pandanus. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Et ils continuent de giberner, mais un tel sommeil s’était emparé de moi que je m’en allai dormir dans la grange. — (Władysław Stanisław Reymont, Pèlerinage à Czestochowa, L’Âge d’Homme, 1984, page 21)
    • (Transitif) Vivre un rêve, une sieste… en état de sommeil.
    • Saül but de l’eau du ruisseau, s’étendit à l’ombre du grenadier et dormit un rêve comme rafraîchi du vol, tout près de sa face, d’oiseaux frais et soyeux. — (Gustave Kahn, Terre d’Israël, 1933)
    • Marie dort une sieste. — (Anne-Marie Brousseau, Emmanuel Nikiema, Phonologie et morphologie du français, 2001)
    • Le vieux Pontife dormait sa sieste après-midi, lorsque le général Cervoni vint lui annoncer qu’il n’était plus souverain temporel. — (François Rohrbacher, Franz Hülskamp, Hermann Rump, Histoire universelle de l’église catholique, 1849)
    • Est-ce que les heures dormies avant minuit sont plus efficaces? — (site fr.answers.yahoo.com)
    • (Intransitif) (Sens figuré) Être immobile ou avoir un mouvement imperceptible.
    • Quand tout dort encore, les larges avenues de Carpentras voient affluer des amoncellements d’asperges, de petits pois, de pomme de terre, de cerises et de fraises. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Cette toupie dort, elle tourne si vite que le mouvement en est imperceptible.
    • (Sens figuré) Gésir dans la mort.
    • On peut découvrir autour de l'église, à l'ombre de vieux hêtres et de vieux tilleuls, une tombe presque envahie par l'herbe. Quelques-uns des parents de Pasteur dorment sous la pierre où est gravée l'inscription très simple : « Ici reposent à côté les uns des autres… » — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 6)
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  • allégir
    • (Charpenterie, Menuiserie) Diminuer dans toutes les dimensions le volume d'un corps.
    • Allégir une poutre.
    • Afin dʼépouser le rythme imposé par les fenêtres, il choisit de les allégir dʼun double registre dʼarcades jumelées suivant le même canevas. — (Celles, Liege (Province) Saint-Hadelin (Church), Luc Francis Genicot, Les églises romanes du pays mosan, témoignage sur un passé: Numéro 1, 1970)
    • (Philosophie) Alléger sans diminution de substance. L'allégie de l'être — (Le dictionnaire Martin Heidegger, article Existence p 467, Cerf, 2013)
    • (Équitation) Rendre un cheval plus léger à l’avant ou à l’arrière grâce la position du corps du cavalier.
    • (Acadie) (Régionalisme) Variante de alléger.
    • Est-ce que le bonheur nous allégirait ? me dit Agathe. — (Honoré de Balzac, Le Père Goriot, 1835)
    • Comme je revenais en croupe derrière mon père, sur une autre jument que nous avions achetée à la foire, nous fîmes rencontre, en un chemin creux, d’un homme entre les deux âges qui conduisait une petite charrette, très-chargée de mobilier, laquelle, n’étant traînée que d’un âne, restait embourbée et ne pouvait faire un pas de plus. L’homme était en train d’allégir le poids, en posant sur le chemin une partie de son chargement, ce que voyant mon père : — Descends, me dit-il, et secourons le prochain dans l’embarras. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, pages 13-14)
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  • appartenir
    • Être la propriété légitime de quelqu’un, que celui à qui est la chose l’ait en sa possession ou non.
    • Les biens qui appartiennent à des particuliers.
    • Il retient injustement un objet qui m’appartient.
    • La part et portion qui lui appartient dans cette succession.
    • Il m’en appartient une moitié.
    • La nue-propriété de cette maison m’appartient.
    • L’usufruit de ce domaine m’appartient.
    • Cela nous appartient de droit et en toute propriété.
    • L’homme sage et libre s’appartient. (Pronominal) (Indirect)
    • J’ai tant d’occupations que je ne m’appartiens plus. (Pronominal) (Indirect)
    • Une femme, dès qu’elle se marie, cesse de s’appartenir. (Pronominal) (Indirect)
    • L’heure approchait., ils en avaient l’intuition affolante, qui les verrait s’appartenir. — (Maurice Leblanc, Voici des ailes, 1898, réédition Éditions François Bourin, collection Libretto, 1999, page 78)
    • Être parent de quelqu’un ou attaché à son service.
    • Dorante.— Monsieur, vous avez sans doute reçu de nos nouvelles ; j’appartiens à monsieur Dorante qui me suit, et qui m’envoie toujours devant, vous assurer de ses respects, en attendant qu’il vous en assure lui-même. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
    • Dans les seuls évêchés de Dol, Saint-Malo et Saint-Brieuc, quatorze feudataires dont les revenus nobles propres allaient de 1500 à 40 livres monnaie appartenaient à la maison du vicomte de Rohan. — (Michel Nassiet, Parenté, noblesse et états dynastiques: XVe-XVIe siècles, Éditions de l’École des hautes études en sciences sociales, 2000, page 121)
    • Il appartient à d’honnêtes parents.
    • Il appartenait aux plus grands seigneurs du royaume.
    • L’honneur que j’ai de vous appartenir.
    • Par respect pour la maison à laquelle j’appartiens.
    • Être le droit, le privilège ou le propre, le caractère particulier de quelqu’un ou quelque chose.
    • Le droit de faire grâce appartient ordinairement au chef de l’état.
    • Les honneurs qui vous appartiennent.
    • Ces droits appartiennent à ma charge.
    • La connaissance de cette affaire appartient à tel juge.
    • Ils ont attribué à la matière ce qui n’appartient qu’à l’esprit, à l’âme.
    • La perfection n’appartient qu’à Dieu seul.
    • (Impersonnel) Incomber.
    • Il appartient aux pères de châtier leurs enfants.
    • Il ne vous appartient pas de le reprendre.
    • Il n’appartient qu’à un prince de faire une si grosse dépense.
    • Il appartient au service à l’origine du projet de texte de verser au dossier une fiche justifiant de la nécessité de recueillir les contreseings retenus dans son projet et de préciser, le cas échéant, les raisons pour lesquelles il y aurait lieu de recueillir des contreseings autres que juridiquement nécessaires. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
    • Il n’appartient qu’à peu de gens de sentir, de comprendre cela : Il n’est donné qu’à peu de gens, etc.
    • Il n’appartient qu’au génie de concevoir une telle pensée : Le génie seul est capable de concevoir une telle pensée, etc.
    • (Ironique) Par manière de reproche.
    • Il vous appartient bien de… : Vous êtes bien hardi de…
    • Il vous appartient bien de vous plaindre, après tout ce que vous avez fait.
    • Ainsi qu’il appartiendra : (Droit) Terme de procédure, formule qui signifie « selon qu’il sera convenable ».
    • Pour être statué ce qu’il appartiendra.
    • À tous ceux qu’il appartiendra : À tous ceux qui y auront intérêt ou qui voudront en prendre connaissance.
    • Faire partie de.
    • Le Groenland, qui a la chance d'appartenir au Danemark, est, après l'Australie, la plus grande île du monde ; son étendue correspond approximativement au quart de celle de l'Europe. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Henri s'était rapidement familiarisé avec la plupart de ces messieurs. Grâce à Tacherot, il était accepté ; il appartenait maintenant à leur monde. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 89)
    • Il avait appartenu, en qualité de porteur, à une troupe d'acrobates de cirque, puis s'était entraîné au tapis, en vue d'un numéro de « flic-flac » avec rattrape sur les épaules. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Mais, dans la société compliquée que j’habitais désormais, j’avais tôt compris que chaque saison exigeait son uniforme et qu’il y avait des styles et des modes et des mouvements et que chacun s’y pliait et que si l’on voulait « appartenir », il valait mieux porter certaines cravates et certains tissus, certaines couleurs et certaines formes. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 148)
    • J’appartenais – comme ils disaient sur le campus. To belong : appartenir. Faire corps avec. — (Philippe Labro, L’étudiant étranger, Gallimard, 1986, page 195)
    • Un membre séparé du corps auquel il appartient.
    • On a trouvé le bras qui appartient à cette statue mutilée.
    • Cet animal, cette plante appartient à tel genre.
    • Ce soldat appartient à tel régiment.
    • Avoir une relation nécessaire ou de convenance.
    • Cette question appartient à la philosophie.
    • Cela appartient à la matière que je traite.
    • Cela appartient à la grammaire.
    • Cela n’appartient pas à mon sujet.
    • (Mathématiques) Être élément de
    • -2 appartient à l'ensemble Z des entiers relatifs.
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  • radoucir
    • Rendre plus doux.
    • La pluie a radouci le temps.
    • Le temps s’est bien radouci depuis peu.
    • (Métallurgie) Rendre un métal moins cassant.
    • (Sens figuré) Apaiser, rendre moins aigre, moins rude.
    • Radoucir quelqu’un.
    • On est parvenu à radoucir son humeur.
    • Son ton s’est bien radouci.
    • Il n’est plus si en colère, il commence à se radoucir.
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  • soupir
    • Expiration prolongée qu’on laisse échapper sous l’influence d’un sentiment de tristesse, d’une émotion, d’une souffrance.
    • À mesure qu’il approchait de ses antagonistes, des craquements, des soupirs et des han ! l’aidaient à se diriger. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 356 de l’édition de 1921)
    • Il secoua la tête, jeta un soupir puis essuya son front avec le revers de sa manche de chemise : […]. — (Franz-Olivier Giesbert, L'immortel : 22 balles pour un seul homme, Éditions Flammarion, 2011, chap. 44)
    • Je tremble toujours de n’avoir écrit qu’un soupir, quand je crois avoir noté une vérité. — (Stendhal, De l'Amour, chap. 9, dans la collection Œuvres complètes de Stendhal), Paris : chez Michel Lévy frères, 1843, p. 21)
    • (Musique) Signe qui marque l’endroit où l’on doit observer un silence équivalent à une noire.
    • Il y a un soupir marqué en cet endroit-là.
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  • clapir
    • Crier en parlant du lapin.
    • Quand j’étais enfant, je regardais fasciné le mâle monter la femelle un bref instant puis s’écrouler comme mort en clapissant.
    • (Pronominal) Se blottir, se tapir, se cacher dans un trou. Se dit particulièrement des lapins ou par métaphore.
    • On se clapissait comme des lapins pour échapper aux balles.
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  • avertir
    • Informer quelqu’un de quelque chose, prévenir quelqu'un.
    • Oui, c’était son devoir de les avertir ; il fallait qu’il le fît, qu’il le fît avec force, qu’il le fît avec éclat, qu’il le clamât en pleine chaire, un beau dimanche, car cela devenait scandaleux à la fin ! — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Nous venions de repartir et de regagner un peu d’altitude, quand on vint m’avertir qu’une chaîne de montagnes était signalée dans notre ouaiche. Je me rendis immédiatement au poste de cartographie, dans la tourelle arrière. — (L’Esprit nouveau, no 7 à 9, 1968, page 795)
    • Avertir par une lettre, par un cri, par un signal, par un geste, etc.
    • (Équitation) Exciter un cheval au moyen de quelques aides lorsqu’il se néglige dans son exercice.
    • L’aide des gras de jambes, qui se fait en les approchant délicatement du ventre, est pour avertir le cheval qui n’a point répondu à l’aide des jarrets, que l’éperon n’est pas loin , s’il n'est point sensible à leur mouvement. — (M. de la Guérinière, Aides du cavalier, dans le Journal des haras, chasses, et courses de chevaux, édition belge, volume 5, Bruxelles, 1837, page 115)
    • (Sport) Donner un avertissement, symbolisé généralement par un carton jaune, à la suite d'une faute ou d'un comportement déplacé.
    • Afin de lutter contre le jeu dur, il dispose depuis 1970 de cartons jaunes et rouges qui lui permettent d’avertir puis de renvoyer le joueur fautif et/ou récidiviste. — (Benoît Heimermann, ‎Alain Constant & ‎Thierry Hubac, L’ABCdaire du football, Flammarion, 1998, page 32)
    • Cette dernière locution, qui désignait déjà au XVIIe siècle un joueur de cartes gagnant, s'utilise également à propos d'un arbitre trop prompt à avertir les joueurs. — (Baptiste Blanchet & ‎Jean-Damien Lesay, Le Dico du parler sport, Fetjaine, 2012, § : Avoir la main chaude)
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  • décatir
    • (Art) Débarrasser du cati, de l’apprêt que le fabricant a donné à une étoffe de laine.
    • Cet apprêt et le brillant qu'on a donné au drap ne seraient pas durables : ce drap se tacherait et se retirerait lorsqu'il viendrait à être mouillé, si on ne le décatissait pas en le faisant passer dans une vapeur humide et sans pression. — (M. Alcan, « Tissus », dans le Dictionnaire de l'industrie manufacturière, commerciale et agricole, tome 10, Paris : chez J.-B. Baillière, 1841, p. 654)
    • Sa cravate montrait des signes d’usure et il s’habillait en drap recardé que la première pluie décatissait. — (Roger Ferlet, De la soie dans les veines, Paris & Genève : Éditions Jeheber, 1958, chap 14)
    • (Sens figuré) (Familier) Abîmer ou éprouver par l’âge.
    • Plus petit que son jeune subordonné, il était puissant comme un taureau et sa carcasse ne se décatissait que lentement et à contrecœur. — (Irvine Welsh, Recettes intimes de grands chefs, traduit de l'anglais par Laura Derajinski, Vauvert : Editions Au diable Vauvert, 2007, chap. 2)
    • Mormont mort, le commandement passerait à ce débris de ser Ottyn Wythers, tant souffreteux que décati. — (George R. R. Martin, A Storm of Swords, Traduction de l’anglais par Jean Sola, 2003)
    • « Elle se laisse aller » était la condamnation fatale, le pire crime que l'une d'elles puisse commettre. Pourtant, Sara trouvait que c'étaient les hommes qui, avec le temps, avaient tendance à se décatir. — (Judy Astley, Les Maris des autres, traduit de l'anglais (États-Unis) par Leslie Damant-Jeandel, Éditions Milady, 2013)
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  • reconvertir
    • Faire revenir à l'état antérieur.
    • (Par extension) Adapter à des conditions nouvelles.
    • Au moment de la crise agricole frappant une partie de l´Europe à la fin du 19e siècle, le pays a pu reconvertir son agriculture fondée sur une production de céréales vers l´industrie laitière. — (Olivier Sigaut & Christophe Premat, La diffusion des universités populaires en France (1898-1914), dans Coloquio « Formas y espacios de la educación popular en la Europa mediterránea », 28-30 octobre 2009)
    • (Par extension) Transformer une chose en une autre.
    • Il était allé lui cueillir un bouquet de coucous pour mettre au pied de la statue de la Vierge qui trônait sur un vieux confiturier reconverti en fourre-tout de laines et de tissus où elle puisait pour occuper ses doigts. — (Élise Fischer, Le Rêve de la Grenouille : une enfance lorraine, Paris : Presses de la Cité, 2011, chapitre 9)
    • Je me suis arrêté dans une taverne reconvertie en bar branché pour barbus tatoués. — (Biz, La chaleur des mammifères, Leméac, Montréal, 2017, page 96)
    • Affecter une personne à un nouvel emploi qui demande une formation appropriée.
    • (Pronominal) Changer d'activité, de profession, suivre la formation nécessaire à cette adaptation.
    • Reconvertie à la cuisine il y a dix ans, la cheffe tient aujourd’hui son propre restaurant, Au Gré du vin, au Château-d’Oléron. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 8)
    • (Mathématiques) Effectuer une nouvelle conversion.
    • (Rare) Convertir à nouveau quelqu'un à une religion.
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  • affranchir
    • Rendre libre ; déclarer libre.
    • Denis et son fils avaient été serfs des comtes d'Udressier. Claude-Étienne voulut être affranchi. Il le fut à trente ans. Un acte du 20 mars 1763, rédigé par-devant le notaire royal Claude Jarry, en fait foi. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, pagr 6)
    • Décharger ; exempter.
    • On sentait bien que le seul moyen de rendre la vie à cette importante cité, et d’utiliser au profit de l’Europe entière son admirable position, c’était de l’affranchir. — (Anonyme, Espagne. - Cadiz et Gibraltar, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
    • L'abbé a renouvelé maintes fois ses supplications, pourque le chapitre de Notre Dame, en considération des immenses travaux qu’il se voit forcé d’entreprendre, affranchisse le monastère des dîmes qu'il paie sur les biens que nous venons de mentionner: […]. — (Léopold van Hollebeke, Lisseweghe, son église et son abbaye, Bruges : Edw. Gailliard, 1863, page 51)
    • Sa compagne, […], était une déesse du plein air et du plein vent, aussi affranchie des soucis du confort qu’une bohémienne de grands chemins. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 13 de l’édition de 1921)
    • (Droit féodal) Libérer des servitudes, des charges.
    • Affranchir un héritage,
    • (Poste) Payer le timbre postal d’avance pour en libérer le destinataire.
    • Affranchir une lettre, un paquet.
    • Une des deux lettres, qui vous est adressée, est affranchie. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
    • (Sens figuré) Tirer d’une sujétion, d’une dépendance.
    • Affranchir un peuple de la servitude, de la tyrannie.
    • Il est affranchi du despotisme qu’on exerçait sur lui, de la dépendance où il était.
    • Délivrer d'un mal, d'une peine.
    • La mort nous affranchira des misères de ce monde.
    • Votre présence m’affranchit de toute crainte, de toute inquiétude.
    • (Argot) (Rare) Débaucher, pervertir, c’est-à-dire affranchir des règles sociales.
    • Affranchir un sinve pour grinchir : pousser un honnête homme à voler. — (Vidocq, Les Voleurs, t. 1, 1837)
    • (Argot) Connaître une question, ne rien craindre.
    • (Argot) Informer.
    • De plus, Madrigaul m’affranchit que Saltierra est une terreur et un caïd dans le milieu. — (Peter Cheyney, La Môme vert-de-gris, chapitre III, traduction de Marcel Duhamel, Gallimard, 1945)
    • – Vous vous croyez donc en Tunisie?– D'après mes petites estimations, oui.– Vous feriez un piètre navigateur.– Eh quoi! reprends-je, toujours à mi-voix, voudriez-vous me faire croire, Excellence, que nous nous trouvons dans la banlieue de Copenhague?La fin de l'altière musique l'empêche de m’affranchir. — (San-Antonio, Béru-Béru, Éditions Fleuve noir, 1970, chapitre 11)
    • (Argot) (Absolument) Informer des usages du milieu.
    • Je l’ai affranchie avant de me l’envoyer.
    • (Pronominal) Se libérer ; se délivrer, etc.
    • Le pays de Vaud , de tout temps français par ses habitudes, ses mœurs, son caractère, son commerce, ses besoins, son langage, conspirait, à la faveur du voisinage de la révolution, pour s'affranchir de l’oligarchie bernoise. — (« Mémoires de Napoléon, chapitre 2 : Politique du Directoire », dans les Mémoires pour servir à l'histoire de France sous Napoléon, écrits à Sainte-Hélène par les généraux qui ont partagé sa captivité, vol. 6, écrit par le général comte de Monthelon, Paris : chez Firmin Didot père et fils & Bossange frères , Berlin : chez G. Beimer, 1825, page 48)
    • Dans les pays de protectorat, plus que partout ailleurs, il est rare que les représentants de l’État suzerain, après un séjour prolongé au milieu de la race subjuguée, ne s’affranchissent pas des scrupules de l’honnêteté vulgaire. — (Félicien Pascal, L'assassinat de Morès ; un crime d’État, Imprimerie Hardy & Bernard, Paris, 1902, page 35)
    • Lorsque le substrat est une solution aqueuse et le liquide mouillant un alcane, on peut s'affranchir de ce problème en utilisant les propriétés de surface d'un polymère fluoré industriel : le téflon, ou polytétrafluoroéthylène. — (Emmanuel Bertrand, Transitions de mouillage: rôle des interactions entre interfaces, Publibook, 2003, page 54)
    • Quand il drague une fille, ce lourdingue qui s'affranchit des codes de la séduction tombe rapidement dans la vulgarité. « Clair c'est un dalleux, il m'a fait un clin d'œil, lui avec moi, mais même pas en rêve ! » — (Vincent Mongaillard, Petit Livre de la tchatche : Décodeur de l'argot des cités, First Éditions, 2013)
    • Rendre une chose indépendante d'une autre.
    • On ne put pas affranchir les pompes. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
    • (En particulier) (Arboriculture) Rendre un greffon indépendant de son porte-greffe en lui permettant de se développer sur ses propres racines.
    • (Cartes à jouer) Au bridge, rendre maîtresses des cartes qui ne l’étaient pas au début du jeu.
    • Il s’agit, tout en essayant de faire tomber les honneurs supérieurs, d’affranchir les petites cartes qui accompagnent l’honneur possédé. — (Michel Bessis, Jean-Luc Seret, Les jeux d’affranchissement par la coupe, chinonbridge.free.fr)
    • (Anjou) Châtrer un animal. (note : en dehors de l'Anjou l'usage est désuet).
    • Couper, châtrer : Affranchir un taureau, un cheval. — (Prosper Poitevin, Nouveau dictionnaire universel de la langue française, tome 1, Éditions Reinwald, Paris 1868)
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  • accourcir
    • (Désuet) ou (Acadie) Rendre plus court.
    • Une des plus difficiles entreprises du fondateur fut d’accourcir les robes & de faire raser les barbes de son peuple. — (Voltaire, Œuvres complètes, Tome Vingt-Quatrieme, De L’Imprimerie De La Société Littéraire-Typographique, 1784, page 405)
    • (Désuet) ou (Acadie) (Spécialement) Prendre une route de traverse qui rende plus court le chemin habituel.
    • C’est avec le secours de cette Méthode, que le capitaine Marchand, assuré, autant qu’il est possible de l’être, de la véritable position du Vaisseau , pouvoit, par des routes directes , accourcir ses Traversées. — (Étienne Marchand, Voyage autour du monde, pendant les années 1790, 1791 et 1792, Imprimerie de la République, 1797)
    • (Pronominal) (Désuet) Devenir plus court.
    • L’ombre des vieux platanes qui bordaient la route s’accourcissait de plus en plus. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
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  • ternir
    • Rendre terne, ôter ou diminuer l’éclat de quelque chose.
    • Certaines vapeurs ternissent l’argenterie.
    • Ces couleurs se ternissent aisément.
    • (Sens figuré) Dégrader l’image publique, la considération, le crédit, de quelqu’un.
    • Ternir son nom, sa réputation.
    • Ternir sa gloire.
    • C’est un vice qui ternit toutes ses vertus.
    • Cela ternit sa mémoire.
    • Permettre à son ministre de l’Économie de continuer à contrevenir au code d’éthique ternit sa fin de session. — (Rémi Nadeau, « Voici les bulletins de session des élus à l'Assemblée nationale », Le journal de Québec, 12 décembre 2020)
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  • étire
    • Première personne du singulier du présent de l’indicatif de étirer.
    • Je m’étire comme un chat, je me nicotine une fois de plus. — (Laurence Emmanuelle Hadjas, Maux en dérives d’amour, 2019)
    • Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de étirer.
    • Première personne du singulier du présent du subjonctif de étirer.
    • Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de étirer.
    • Deuxième personne du singulier de l’impératif de étirer.
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  • sentir
    • Recevoir quelque impression par le moyen des sens, éprouver en soi quelque chose d’agréable ou de pénible.
    • Sentir le chaud, le froid.
    • Je sentais battre mon cœur.
    • Sentir la faim, la soif.
    • Elle ne sentait pas son ridicule, mais perdait cependant de sa contenance. Elle me rappelait les brebis imbéciles qui s’agitent au milieu des buissons, et, sans sentir les ronces, laissent cependant un flocon de laine à chacune. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 47)
    • Zaheira sentait grandir son antipathie pour elle. Elle sentait aussi que la jeune femme n’était pas aimée dans la maison […] — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
    • (En particulier) Action qui résulte de l’utilisation de son odorat.
    • Je sens une odeur bizarre tout à coup.
    • (En particulier) Action qui résulte de l’utilisation du toucher.
    • J’ai senti sa main sur mon épaule.
    • (Par extension) (Pronominal) Avoir une impression, ressentir.
    • Je ne me sens pas bien aujourd’hui.
    • Rêvé-je ? Est-ce que je sommeille ? Ai-je l’esprit troublé par des transports puissants ?Ne sens-je pas bien que je veille ?Ne suis-je pas dans mon bon sens ? — (source à préciser)
    • Être ému, touché, affecté de quelque chose d’extérieur.
    • Il ne sent point les affronts.
    • Je sens toute l’horreur de votre situation.
    • Sentir la poésie, la musique, etc., en être ému, touché.
    • Avoir un sentiment, aimer, être disposé à aimer.
    • Je ne sens rien pour elle.
    • Ce que je sens pour lui ne saurait s’exprimer.
    • Discerner, connaître directement, par intuition.
    • Zaheira sentait grandir son antipathie pour elle. Elle sentait aussi que la jeune femme n’était pas aimée dans la maison […] — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
    • Les affaires de banque je n'y comprends peut-être pas grand-chose, mais les mauvais coups, je les sens et je dis que cette affaire n'est pas catholique. — (Jacqueline Mirande, Étranger, d'où viens-tu ?, Éditions Casterman, 1974, chapitre 2)
    • Je ne me sentais pas la force de lui en dire davantage.
    • Sentir de loin, découvrir, prévoir les choses de loin.
    • Flairer.
    • Sentir une tubéreuse.
    • (Sens figuré) (Familier) Avec la négation, avoir de la répugnance, de l’aversion.
    • Trop heureux de ne pas recevoir mon beau-père et son fils qui, entre nous, ne peuvent pas me sentir. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XI, Série noire, Gallimard, 1956, page 101)
    • Exhaler, répandre une certaine odeur.
    • Il a eu la vie plus belle que ceux qui sentent, jusqu’à leur mort, l’odeur des ministères, le moisi des commandes. — (Jules Vallès, Courbet, dans Le Réveil, 6 janvier 1878)
    • Les oignons de l’Église, ça devait être, sans doute, pour le général, les sacristies sentant le moisi, les nonciatures, les pastorales d'ensemble, et tout notre bazar extérieur. — (Guy Gilbert, La Rue est mon église, Stock, 1980)
    • S’emploie absolument dans cette acception avec les mots bon, mauvais, fort, etc.
    • Cela sent bon.
    • Cette chose sent mauvais.
    • Ce poisson sent fort.
    • Exhaler une mauvaise odeur, puer.
    • Cette viande commence à sentir.
    • Ça pue, ça sent.
    • Avoir du goût, de la saveur, en parlant d’un aliment ou d’une boisson.
    • Cette soupe ne sent rien.
    • Ce vin sent la framboise, sent le fût, le terroir.
    • Ce cidre sent le moisi.
    • (Sens figuré) Avoir le caractère, les manières, l’air, l’apparence de.
    • Sentir le terroir se dit de même des ouvrages de l’esprit, quand ils ont le caractère qu’on attribue au pays d’où l’auteur est, où il a vécu.
    • [À Gravesend], les rues plus étroites que larges, et bâties en brique, étaient encombrées sur plusieurs points d’une population qui sentait son marin d’une lieue à la ronde. — (François-Xavier Garneau, Voyage en Angleterre et en France dans les années 1831, 1832 et 1833, 1855)
    • — La petite aurait pu nous prévenir qu'elle allait à Segré !Puis coupée en deux par une quinte, elle s'était réfugiée dans l'ombre et Marthe n'avait plus trouvé que moi devant elle pour souffler :— Ça sent le galant ! — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 233)
    • (En particulier) à propos du climat.
    • Un petit vent sec les saisit. Un de ces vents froids d'été, qui sentent déjà l'automne. — (Guy de Maupassant, Une Vie, 1883, p. 59)
    • Dehors, il faisait presque nuit, sans doute à cause des nuages d'un gris jaune qui sentait la neige. — (Jacques Decrest, Six bras en l'air, 1954)
    • (Pronominal) Connaître, percevoir en quel état, en quelle disposition on est.
    • Il y a présentement ce qu’on appelle une crise dans le monde. […] Cette crise est arrivée au moment même où le monde se sentait de nouveau prospère et confiant […] — (Paul Nizan, Les Chiens de garde, 1932)
    • Des chut ! s’élevèrent aussitôt, mais les deux acrobates avaient compris l’allusion et ils se sentirent mal à l’aise. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Vous vous sentez rebelle. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 13 août 2022, page 36)
    • Et l’estomac lesté, tonifiés par quelques verres de thé bouillant, nous nous sentons prêts pour une nouvelle étape, quelle qu'elle soit. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 41)
    • Il ne se sent pas de joie, il ne se sent pas d’aise : il est si pénétré de sa joie qu’elle lui ôte tout autre sentiment.
    • Se sentir de quelque chose : sentir, éprouver quelque chose.
    • Se sentir de quelque mal, de quelque bien : En avoir quelque reste.
    • – Est-ce qu’elle a beaucoup souffert ? […]« Non, elle ne s’est guère sentie. C’est une attaque qui l’a prise. — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 85)
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  • retenir
    • Garder par-devers soi ce qui est à un autre.
    • Retenir le bien d’autrui.
    • Pourquoi retient-il mes papiers ?
    • retenir les gages d’un domestique, le salaire d’un ouvrier.
    • Garder toujours, conserver ce que l’on a, ne point s’en défaire, ne point s’en dessaisir.
    • Auguste retint l’empire.
    • Ce prince retint toute son autorité jusqu’à la fin de sa vie.
    • En termes de Jurisprudence, "donner et retenir ne vaut" signifie qu'une donation n’est point valable, si on ne se dessaisit pas en effet de ce que l’on donne.
    • Se dit, dans ce sens, en parlant des habitudes, des qualités bonnes ou mauvaises que l’on n’a point perdues.
    • Retenir l’accent de son pays.
    • retenir ses vieilles habitudes.
    • Les bêtes féroces que l’on a apprivoisées retiennent toujours quelque chose de leur naturel.
    • Ce vase retient quelque chose de l’odeur du vin que l’on y avait mis.
    • Cet homme est bien corrigé, il n’a rien retenu de ses défauts. Il est vieux.
    • Se souvenir, garder en mémoire.
    • Puis il ajouta qu’il allait partir pour Paris afin de retrouver le musicien auquel il t’avait loué, et qui lui avait donné son adresse à Paris rue de Lourcine chez un autre musicien appelé Garofoli. J’ai bien retenu tous les noms, retiens-les toi-même. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
    • Les ivrognes, maintenant accoudés au comptoir, braillaient une chanson dont ils n’avaient retenu que quelques paroles. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Réserver.
    • Il a vendu tout son vin, hormis tant de pièces, qu’il a retenues pour sa table.
    • Il a affermé sa terre, mais il s’est retenu les bois et les vignes.
    • Il a donné son bien, mais il s’en est retenu, il en a retenu l’usufruit. Il est vieux.
    • Les juges ont retenu cette cause : ils s’en sont réservé la connaissance en décidant qu’elle leur appartenait.
    • Retenir une cause signifie aussi La conserver au rôle pour qu’elle soit jugée à son rang et sans délai.
    • Le président a refusé la remise qu’on lui demandait et a retenu la cause.
    • (Mathématiques) Réserver un chiffre pour le joindre aux chiffres de la colonne suivante.
    • Huit et neuf font dix-sept : je pose 7 et je retiens 1.
    • Prélever, déduire d’une somme.
    • Le greffier, les huissiers, les procureurs, vinrent chez lui en grand appareil lui rapporter ses quatre cents onces ; ils en retinrent seulement trois cent quatre-vingt-dix huit pour les frais de justice, et leurs valets demandèrent des honoraires. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, III. Le chien et le cheval, 1748)
    • Quand il voulut compter avec lui, Aristide chercha tant de chicanes, qu’il dut le laisser partir sans lui retenir un sou pour ses frais de nourriture et de logement. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
    • En me payant, il a retenu la somme qu’il m’avait prêtée.
    • Il a retenu tant pour les frais, pour les réparations, pour ses déboursés, pour ses peines.
    • retenir tant sur le paiement d’un coupon.
    • S’assurer par précaution une personne, une chose.
    • Retenir quelqu’un pour une partie de plaisir.
    • Je vous retiens à dîner pour dimanche prochain.
    • retenir un domestique.
    • retenir une chaise au sermon, une loge à l’Opéra, une place dans un train.
    • Cette place est retenue.
    • retenir un logement.
    • retenir une chambre dans un hôtel, une fenêtre sur une rue pour voir une cérémonie publique.
    • retenir une date.
    • Arrêter, maintenir, faire demeurer.
    • Après la consultation, le docteur C***, médecin de la préfecture, me fit l’honneur de me retenir à déjeuner chez lui, avec deux de mes confrères. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 132)
    • Son ventre retombait en plis grassouillets sur une taillole de flanelle grège retenant le pantalon. — (Jean Siccardi, La Chênaie de Seignerolle, Presses de la Cité, 2010, chapitre 17)
    • On l’a retenu plus longtemps qu’il ne pensait.
    • Je ne vous retiens pas.
    • Retenez-le à dîner.
    • retenir prisonnier.
    • Ce rhume l’a retenu quinze jours à la chambre.
    • Saisir, tenir, pour empêcher un accident, une chute, ou pour s’opposer à une mauvaise action.
    • En un tour de main, j'insérai une K7 vierge dans la caméra, attrapai mon voile noir et dévalai l'escalier, me retenant à la rampe tant mes jambes mollissaient. — (Anne-Isabelle Tollet, La mort n'est pas une solution: Asia Bibi condamnée à la pendaison pour blasphème, Éditions du Rocher, 2015)
    • Il serait tombé dans le précipice, si je ne l’eusse retenu.
    • Il allait le tuer, si je ne l’eusse retenu, si je ne lui eusse retenu le bras.
    • Arrêter, contenir, ne pas laisser aller.
    • La langue est dure, déformée et relevée à la pointe : c'est la « langue de bois » des paysans allemands. La mastication est difficile, la salive n’est plus retenue dans la bouche et l’animal dépérit considérablement. — (J. Cruzel & François Peuch, Traité pratique des maladies de l'espèce bovine, Éditions Asselin et Houzeau, 1892, page 104)
    • J’essayais, en contractant le gosier, d’absorber le moins possible d’eau et de résister à l’asphyxie en retenant le plus longtemps que je pouvais l’air dans mes poumons. Mais je ne pus tenir plus de quelques instants. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • On retient l’eau avec des écluses.
    • Il y a de certaines terres qui retiennent l’eau.
    • retenir son haleine, ses larmes, ses cris.
    • retenir une poutre, L’attacher avec un lien de fer pour l’empêcher de tomber.
    • (Absolument) Pour des chevaux de trait qui empêchent la voiture d’aller trop vite à une descente.
    • Il faut enrayer, car ces chevaux-là ne retiennent pas.
    • Ce cheval a les reins bons, il retient fort bien.
    • Réprimer ; modérer ; empêcher de s’emporter.
    • Pàtsa s'avance en traînant les pieds, prend la craie et commence, laborieusement, à tracer : « Il n'ai pas a l'école passe qu'il a la pécole. » Éclat de rire général dans la classe. Le maître a du mal à retenir un sourire. — (Robert Dagany, La Muette d'Arenc: Marseille 1950, Le Fioupélan éditions, 2011, chapitre 45)
    • Cette considération me retint.
    • Je ne sais ce qui me retient que je ne… Il allait le frapper, mais il s’est retenu.
    • Il n’est pas si emporté qu’il ne sache bien se retenir quand il le faut.
    • Je me suis retenu de lui répondre.
    • Mettre, imprimer, garder quelque chose dans sa mémoire.
    • Retenir par cœur.
    • Il n’a entendu ces vers qu’une fois et il les a retenus.
    • Il retient tout ce qu’il entend.
    • Je n’ai pas retenu son nom.
    • Je retiendrai cela toute ma vie.
    • Cette leçon se retient aisément.
    • (Absolument) En parlant de la génération des animaux et signifie concevoir.
    • On a mené cette vache au taureau, mais elle n’a pas retenu.
    • Les signes de la chaleur de la vache ne sont point équivoques, elle mugit alors très fréquemment et plus violemment que dans les autres temps, elle saute sur les vaches, sur les bœufs et même sur les taureaux, la vulve est gonflée et proéminente au dehors ; il faut profiter du temps de cette forte chaleur pour lui donner le taureau, si on laissait diminuer cette ardeur, la vache ne retiendrait pas aussi sûrement. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 580)
    • (Pronominal) S’arrêter avec effort.
    • Se retenir au milieu de sa course.
    • (Pronominal) (Absolument) Ne pas satisfaire un besoin naturel
    • (Pronominal) (Équitation) Pour un cheval, qui ne veut pas se porter librement en avant.
    • Jamais on n’a vu un cheval se retenir comme celui-là.
    • Tous les jeunes chevaux se retiennent.
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  • garantir
    • (Droit) Se porter garant, répondre d’une chose, du maintien, de l’exécution d’une chose. — Note : Se dit surtout en matière de procès, d’affaires et de négociation.
    • Garantir une créance.
    • Garantir la propriété d’une maison.
    • Garantir un contrat, une vente, un traité entre puissances, etc.
    • Se rendre garant de la valeur, de la qualité d’une chose.
    • Je vous garantis cette montre pour six mois.
    • Je vous garantis ce cheval, cette montre de tout défaut.
    • Le contrôle garantit le titre des pièces d’or et d’argent.
    • Ce qu’il vient de faire vous garantit sa fidélité.
    • Qui me garantit que vous serez plus sage à l’avenir ?
    • Se rendre garant de l’existence de la réalité d’une chose.
    • Je vous garantis que les choses se sont passées ainsi.
    • Je lui ai garanti le fait.
    • Je vous garantis qu’il ne fera pas cela.
    • On m’a assuré cela, mais je ne vous le garantis pas.
    • Défendre quelqu’un contre une demande, ou l’indemniser du tort qu’il souffre par une éviction, une condamnation, etc.
    • Garantir quelqu’un de toutes poursuites. — Garantir d’une éviction.
    • Le débiteur doit garantir sa caution des condamnations qui peuvent être prononcées contre elle.
    • Donner l’assurance ; assurer.
    • Ce petit potager remonte aux années 1920. Il garantissait aux habitants l’autosuffisance alimentaire et leur offrait l’occasion d’un sain exercice physique – un souci très allemand. — (Svenja Flaßpöhler, traduction Octave Larmagnac-Matheron, « Carnet de la drôle de guerre », dans la newsletter du 30/03/220 de Philosophie Magazine)
    • (Plus courant) Mettre à l’abri ; préserver de ; protéger de.
    • Le seul moyen de se garantir d’oignons, & même de toute incommodité aux pieds, c'est d'être absolument en garde contre les chaussures trop courtes; […]. — (Nicolas Laurent Laforest, L'art de soigner les pieds : contenant un traité sur les cors, verrues, durillons, oignons, engelures, les accidens des ongles & leur difformité, Paris : chez l'auteur & Maison de M. Bourdet et Versailles : Blaizot, 1781, page 77)
    • Sans les digues élevées et solidement établies qui l’en garantissent, la Camargue serait submergée par le Rhône plusieurs fois durant le cours du printemps, au moment sur-tout de la fonte des neiges, et pendant l’automne lors des pluies équinoxiales : […]. — (M. de Rivière, « Mémoire sur la Camargue », dans les Annales de l’agriculture française, 2e série, tome 34, Paris : chez Madame Huzard, avril 1826, page 77)
    • Pendant de longues heures nous marchons en silence, ne regardant ni à droite ni à gauche, la tête baissée sous nos capuchons pour nous garantir de l'ondée cinglante. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 36)
    • L’œuf pondu le vendredi saint préservait de la foudre, mangé il garantissait de la fièvre ou de la rage… — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1923)
    • Voyez-vous […] nous avons à Paris plusieurs catégories de malandrins. Pour nous en garantir, il nous faut recourir à des hommes présentant des qualités particulières. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
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  • pâlir
    • Devenir pâle.
    • Le soleil pâlit au milieu de son cours, et l'azur du ciel, traversé de bandes verdâtres, semble se décomposer dans une lumière louche et troublée. — (François-René de Chateaubriand, Les Martyrs, livre dix-neuvième, volume 2, éditions Le Normant, 1809, page 239)
    • Pour sonder son frère, Aristide, qui n’osait paraître inquiet ouvertement, se contenta de lui demander :— As-tu lu mon article d’hier ? Qu’en penses-tu ?Eugène eut un léger mouvement d’épaules.— Vous êtes un niais, mon frère, répondit-il simplement.— Alors, s’écria le journaliste en pâlissant, tu donnes raison à Vuillet, tu crois au triomphe de Vuillet.— Moi !… Vuillet… — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 99)
    • Les révoltés du Moyen-ÂgeL’ont arboré sur maints beffrois.Emblème éclatant du courage,Toujours il fit pâlir les rois. — (Paul Brousse, Le drapeau Rouge, 1877)
    • La moindre émotion le fait pâlir.
    • Il pâlit de colère.
    • Arlette inconsciemment regarde Marie. Celle-ci était très rouge d’avoir collaboré au nettoyage. Elle ne peut pas rougir davantage. Alors elle pâlit… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, page 133.)
    • Il ne fit point part de ses craintes à sa femme, mais elle les avait devinées et, à chaque coup de sonnette, se cachait pour pâlir. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, collection Folio, page 116.)
    • La couleur de cette étoffe a pâli.
    • (Sens figuré) Briller faiblement, éclipser, perdre en force, faiblir.
    • Son prestige fait pâlir celui de tous ses rivaux.
    • Son mérite pâlit auprès du vôtre.
    • Inspirer des émotions qui rendent pâles, de la crainte, de l'envie, du dépit, etc.
    • En Algérie, le brigandage est une des principales ressources de l'indigène. […] Les voleurs s’approchent, tenant une branche d’arbre devant eux, ou se couvrent de broussailles : des ruses à faire pâlir un Mohican. — (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
    • Il y a vraiment lieu d'espérer que je vais être riche, oh ! follement ! à faire pâlir les sots et les gensses d'esprit. — (Auguste de Villiers de L’Islie-Adam, Correspondance générale, 1866, page 84)
    • Ce qui remontait à la surface, du fond de sa jeunesse effrénée [de Racine], avait de quoi le faire pâlir, lui qui avait appris dès l’enfance qu’il n’est point d’acte célé aux yeux de l’être infini. — (François Mauriac, La Vie de Jean Racine, 1928, page 129)
    • Fouché pâlit, il a compris. En lui-même il tremble de fureur, songeant avec quelle astuce et quelle adresse le vieux renard lui a, devant tout le monde, devant toute la cour, ôté son fauteuil ministériel. — (Stefan Zweig, Joseph Fouché, Grasset, 1969, page 268)
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  • enforcir
    • Rendre plus fort.
    • La bonne nourriture a enforci ce cheval.
    • (Intransitif) Devenir plus fort.
    • Le grand air a fait du bien à cet enfant, il a beaucoup enforci.
    • (Pronominal) Devenir plus fort.
    • Cet enfant s'enforcit au grand air.
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  • désassortir
    • Ôter ou déplacer quelqu’une des choses qui avaient été assorties.
    • On a désassorti mes porcelaines, mes diamants.
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.