Dictionnaire des rimes
Les rimes en : onts
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "onts".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
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révélation
?- Action de révéler.
- Les enzymes utilisées dans le conjugué sont principalement la HRP (horse radish peroxidase) pour une révélation chimioluminescente ou la PAL (phosphatase alcaline) pour une révélation colorimétrique. — (ANOFEL, Sandrine Houzé, Françoise Botterel-Chartier, Parasitologie et mycologie médicales, 2018, chapitre 11)
- Et Pausole observait debout les révélations successives d'un corps teinté, ferme, vivace, tandis qu'elle ouvrait tour à tour la chemisette bossue, la jupe monastique, le difforme pantalon blanc. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- Certaines informations, orales ou écrites, qui expliquent des événements obscurs, ou font connaître des faits nouveaux.
- Ces mémoires contiennent des révélations importantes, curieuses, étranges. Il est venu trouver la police, disant qu’il avait des révélations à faire.
- (Sens figuré) Fait inattendu que l’on apprend soudain, ou qui, une fois connu en explique un grand nombre d’autres.
- Tout, dans cette Algérie, avait été une révélation pour lui... une cause de trouble - presque d'angoisse. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- (Familier) Manifestation soudaine des qualités, d'un talent qu’on ignorait, chez quelqu'un.
- La publication de cette œuvre a été une révélation.
- (Religion) Manifestation directe de la pensée et de la volonté divines.
- […], les institutions nouvelles étaient devenues intangibles et l'idéologie qui fut construite pour les expliquer devint comme une foi qui sembla longtemps avoir pour les Français la valeur que la révélation de Jésus a pour les catholiques. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908)
- Face à cette majestas absolue, irrévélable, la révélation de Dieu apparaît comme un voilement miséricordieux de cette majesté consumante. — (Emil Brunner, Dogmatique, t. 1: La doctrine chrétienne de Dieu, 1948, éd Labor et Fides, 1964, page 188)
- C'est là un élément important de la pensée islamique, […]. Il ne fallait rechercher la vérité que dans la Révélation divine. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- (Spécialement) (Christianisme) Enseignement direct ou inspiration par lesquels Dieu a fait connaître ses mystères, sa volonté, sa venue, etc.
- Oui, l’agonisant est plutôt esprit que matière ; voilà pourquoi, à l’heure suprême, les hommes les plus athées sont revenus aux croyances éternelles et aux vérités de révélation. — (Hubert Lauvergne, Les Forçats, J.-B. Baillière, 1841, édition Jérôme Millon, 1991, p.60)
- (Absolument) (Religion) Cette révélation divine ou la religion révélée elle-même.
- Ce sont d'abord les saints ayant foi en la révélation qui, prochainement et du jour au lendemain, disparaîtront tous de ce monde pour être transportés au ciel, sans laisser ici-bas aucune dépouille mortelle. — (Une station sur les côtes d'Amérique — II. New-York et la société américaine, dans La revue des deux mondes, 1862, p.197)
- (Par extension) (Religion) Les choses révélées elles-mêmes.
- Les révélations de saint Jean.
- (Religion) Communications supposées des païens avec leurs dieux.
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accourcirons
?- Première personne du pluriel du futur du verbe accourcir.
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abasourdiront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe abasourdir.
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con
?- (Linguistique) Code ISO 639-3[1] du cofan.
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nation
?- Ethnie, peuple, communauté humaine qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique plus ou moins forte.
- Merci, répondit le Cœur-Loyal avec effusion, merci, mes frères, la nation comanche est une grande et noble nation, que j’aime, je suis heureux d’avoir été adopté par elle. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
- (Chez les Amérindiens) Une nation rassemblait des tribus qui parlaient le même dialecte et suivaient les mêmes coutumes. [...] Ce n'est qu'aux heures de crise, cependant, que les tribus éprouvaient le sentiment d'appartenir à une même nation. — (Jean Hamelin (dir.), Histoire du Québec, Edisem, 1977, p. 30)
- De nos jours, on commet une erreur plus grave : on confond la race avec la nation, et l’on attribue à des groupes ethnographiques ou plutôt linguistiques une souveraineté analogue à celle des peuples réellement existants. — (Ernest Renan, Qu’est-ce qu’une nation ?, conférence faite en Sorbonne, le 11 mars 1882)
- En rentrant dans le giron de la nation française, Bordeaux, naguère capitale continentale du royaume d’Angleterre, subissait un dommage considérable. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Il serait bon encore d’invoquer la protection du grand thaumaturge vers qui des milliers et des milliers de pèlerins venaient de toutes les provinces, de toutes les nations. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Si dans le passé l’idéologie soviétique opposait l’U.R.S.S. aux nations capitalistes, Staline substitue désormais les solidarités anti-hitlériennes aux solidarités de classe. — (Renata Fritsch-Bournazel, André Brigot, Jim Cloos, Les Allemands au cœur de l’Europe, 1983)
- (En particulier) Ensemble des personnes d’un même peuple qui se trouvent dans un pays étranger.
- En cette occasion, l’ambassadeur assembla la nation.
- (Éducation, Histoire) Dans l’ancienne Université de Paris, collège d’étudiants rassemblés selon leur origine géographique ou leur patois.
- On distinguait quatre nations : celle de France, celle de Picardie, celle de Normandie et celle d’Allemagne.
- L’actuel palais de l’Institut était le Collège des Quatre Nations.
- (Histoire) Regroupement à valeur juridique d’individus de même origine dans une ville étrangère.
- Gadagne était un membre important de la nation italienne de Lyon.
- État dont se dote un peuple ou un ensemble de peuples.
- Il savait qu’il était en Amérique, une grande et puissante nation, dont les citoyens avaient des manières sèches et humoristiques, se servaient à tout propos de revolvers et de couteaux à virole […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 380 de l’édition de 1921)
- Des conciliabules inutiles se tiennent entre les envoyés des nations. — (Paul Nizan, Les Chiens de garde, 1932)
- L’internationalisme sentimental d’avant 1914 n’a pas résisté au choc des nations. Dans tous les pays en guerre, socialistes et syndicalistes, dans leur grande majorité, ont participé à la défense nationale. — (Jacques Delpierrié de Bayac, Histoire du Front populaire, Fayard, 1972, page 17)
- Ensemble des citoyens considérés comme constituant un corps social distinct du gouvernement qui les régit.
- Il apprit que cent seize millions de dollars-or avaient quitté la Trésorerie en un jour, happés par une nation en panique. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
- Communauté humaine qui se reconnaît des traits communs, culturels ou ethniques, au nom desquels elle veut constituer une entité politique souveraine.
- De même que les duchés de France, jadis indépendants, durent se fusionner en une nation, de même à présent les nations auraient dû s’adapter à une fusion plus vaste […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 120 de l’édition de 1921)
- La France est sans doute la seule nation à laquelle il était loisible d’adhérer par autre chose que son identité, la seule nation à laquelle on puisse se rallier par sa culture et par sa langue. — (Jean-Louis Crémieux-Brilhac, « Ce qui reste du gaullisme, c’est un sens aigu du social », dans Marianne, 12 juin 2010)
- (Religion) (Au pluriel) Peuples infidèles et idolâtres, par opposition aux Juifs.
- Saint Paul a été appelé l’apôtre des nations.
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conclusion
?- Terminaison d’une affaire, d’une délibération, etc.
- Moscou offre en compensation une rectification frontalière en Carélie orientale et la conclusion d'un pacte d'assistance. — (Jean Quellien, La Seconde Guerre mondiale, 1939-1945, Paris : Éditions Tallandier, 2015)
- La conclusion d’un traité. - La conclusion d’un mariage. - Il faut en venir à la conclusion. - Nous touchons au moment de la conclusion, à la conclusion.
- Ce qui termine et qui résume un discours, un récit, etc.
- La conclusion de son discours fit beaucoup d’impression sur l’auditoire.
- Conséquence que l’on tire d'un raisonnement, et surtout d’un argument en forme.
- En combinant avec les observations si précises de M. Edwards celles de ses devanciers et de ses successeurs, nous pouvons en tirer une conclusion générale. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, Les Métamorphoses et la généagénèse, Revue des Deux Mondes, 2e période, tome 3, 1856, p.508)
- Nous sommes arrivés, de critique en critique, à cette triste conclusion : que le juste et l'injuste, dont nous pensions jadis avoir le discernement, sont termes de convention, vagues, indéterminables ; […]. — (Joseph Proudhon, De la Justice dans la Révolution et dans l’Église, tome I, p.70)
- Ainsi, Constantin V, successeur de Léon III, en partant des mêmes principes christologiques que les iconophiles, arrive à des conclusions opposées aux leurs. — (Carole Talon-Hugon, Une histoire personnelle et philosophique des arts : Moyen Âge et Renaissance, Presses Universitaires de France, 2014)
- J'ignore quel est le crétin qui est arrivé à la conclusion qu’une image vaut mille mots, et si je le savais, je trouverais le moyen de lui régler son compte en chambre noire. — (Ofir Touché Gafla, Le Monde de la fin, Éditions Actes Sud, 2015, chap. 5)
- (Au pluriel) (Justice) Ce que les parties demandent par des requêtes, soit écrites, soit verbales, ou par d’autres actes.
- On m’a donné tout ce que je demandais par mes conclusions. - On lui a adjugé ses fins et conclusions. - Prendre des conclusions à l’audience.
- Conclusions au fond. - conclusions principales, subsidiaires, additionnelles.
- (En particulier) Avis et réquisitions du ministère public dans les affaires où il intervient.
- L’avocat général a pris ses conclusions. - Le procureur général, le procureur de la République a donné ses conclusions.
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accointons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accointer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accointer.
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proposition
?- Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération.
- Favrolles prend la parole. Son vide intérieur, son inconscience braillarde se masquent sous l'énergie de ses propositions. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- (Spécialement) (Par ellipse) Proposition de loi.
- Chose qui a été proposée.
- La proposition de ce député a été prise en considération.
- Il a retiré sa proposition.
- (En particulier) Chose proposée pour arriver à la conclusion d’une affaire ou à un arrangement.
- Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Tout ce qu'il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d'une oreille à l'autre, les vaines discussions d'intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- proposition raisonnable, satisfaisante, absurde, ridicule.
- Faire des propositions à quelqu’un.
- Propositions de paix, d’accommodement, de conciliation.
- Expression d’une idée, affirmation ou la négation de quelque chose.
- […], ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l’islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 93)
- proposition universelle, générale, particulière.
- proposition hasardée.
- proposition insoutenable.
- Soutenir une proposition.
- Condamner une proposition.
- Censurer une proposition.
- proposition en matière de foi.
- (Grammaire) Membre de phrase composé essentiellement d’un sujet et d’un verbe et accessoirement d’un complément ou d’un attribut.
- Le terme de proposition remonte aux grammaires logiques où il désignait toute construction minimale porteuse d'un jugement : l'association d'un sujet (ce dont on dit quelque chose) et d'un prédicat (ce que l'on dit du sujet). Ainsi les grammairiens de Port-Royal analysaient la phrase « Dieu invisible a créé le monde visible » en trois propositions : Dieu a créé le monde — Dieu est invisible — Le monde est visible. Progressivement, la notion de proposition s'est confondue avec celle de phrase pour désigner l'unité syntaxique et prédicative combinant un sujet grammatical et un groupe verbal. — (Martin Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994)
- Ce La Fontaine qui me prouvait qu’il existe des propositions dont le verbe est au participe : Marché fait, les oiseaux forgent une machine. Ce Corneille qui me fournissait un exemple de propositions principales juxtaposées : J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois, tandis que Victor Hugo m’offrait un modèle d’indépendantes juxtaposées :Esclave, apporte-moi des roses !Le parfum des roses est doux ! — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- Un cahier de grammaire m’apprend que la proposition indépendante était dite absolue, la principale pouvait s’appeler aussi primordiale alors que la subordonnée se satisfaisait de secondaire. La nomenclature grammaticale a quelque peu évolué depuis, mais à force de nuances, est-elle devenue plus claire ? — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 128)
- (Logique) Énoncé doué d’une valeur de vérité, généralement le vrai ou le faux.
- Une phrase impérative ou interrogative n’est pas une proposition logique.
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acagnardons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acagnarder.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acagnarder.
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cuisson
?- Action de cuire ; résultat de cette action.
- La cuisson peut être intermittente ou continue : dans le premier cas on défourne la chaux produite après chaque opération ; dans le second on continue indéfiniment la calcination en retirant la chaux à mesure qu’elle est cuite […]. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 42)
- Elle ne salait les mets qu’après la cuisson, bien qu’elle sût à quel point la fadeur lui en était désagréable. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 23)
- Dans Mythologiques, Claude Lévi-Strauss écrit que cuire un aliment, c’est couper court au processus naturel qui fait qu’à terme un aliment cru (un légume, un fruit, un morceau de viande) devient une chose pourrie. La cuisson stoppe ce que la nature a commencé. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, p. 320)
- Pour s'en sortir sans remplacer cet élément, on peut diminuer cette pression s'il existe un réglage de pression (2 vis sur ressort), sans trop si on ne veut pas de problème de cuisson du toner. — (Problèmes classiques des imprimantes laser)
- La cuisson est le plus souvent un « traitement thermique en phase aqueuse » : traitement thermique, parce que l’on chauffe ; en phase aqueuse, parce que les tissus animaux et végétaux, qui font l’essentiel de nos aliments, sont principalement faits d’eau. — (Hervé This, Mijotons, 23 septembre 2011)
- (Par métonymie) Liquide présent dans le récipient de cuisson à la fin de la cuisson d’un plat.
- Couper la selle d’agneau en tranches fines, les dresser sur un plat chaud et napper avec la cuisson montée au beurre. — (300 recettes Avec les jeunes restaurateurs de France, Brunétoile, 1986, 5e édition, janvier 1989, page 201)
- D’autre part, faire cuire un homard comme pour l’américaine; une fois cuit le décarapacer ; laisser réduire la cuisson ; la monter au beurre d’écrevisse et la passer à l’étamine. — (Joseph Favre, Dictionnaire universel de cuisine pratique)
- (Par analogie) Douleur que l’on ressent d’un mal qui est cuisant.
- Je sens une horrible cuisson dans ma plaie.
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administration
?- Action d’administrer ; direction ou conduite des affaires publiques ou particulières.
- Il me semble que l’administration d’un grand peuple peut être comparée à une chaîne immense. Si chacun des anneaux n’est pas proportionné au poids qu’il supporte, la chaîne se brise… — (Anonyme, Brésil. - situation financière, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Mais New York ne copiait aucun peuple pour le désordre et le gâchis de son administration intérieure, un désarroi, grâce auquel des quartiers entiers échappaient à toute loi, devenaient impénétrables aussitôt que des batailles et des tueries de rue à rue y éclataient. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 210 de l’édition de 1921)
- Enfin, en pays de droit écrit, au moins après la renaissance du droit de Justinien, la femme pouvait avoir des paraphernaux dont elle gardait la propriété, la jouissance et même l’administration, […]. — (Gabriel Lepointe, La Famille dans l'Ancien droit, Montchrestien, 1947 ; 5e édition, 1956, page 189)
- Pierre Savary avait au surplus l’administration des fiefs de Boutervilliers et de la Grimbardière, dévolus à ses enfants sur la succession de sa femme. — (Jean-Claude Waquet, Les Grands maîtres des eaux et forêts de France de 1689 à la Révolution, Genève & Paris : Droz, 1978, page 128)
- (Par extension) Période de cette direction des affaires.
- Pendant la longue durée de son administration il avait amassé une fortune considérable, si considérable, en effet, qu’un jour le gouvernement chérifien jugea le moment venu de s’en emparer. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 44)
- Corps des fonctionnaires chargés collectivement de quelque partie de l’administration publique.
- En Angleterre la séparation est complète entre l’administration locale et l’administration centrale. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, tome 1, 1829)
- Yasmina entendait tous les Arabes des environs se plaindre d’avoir à payer des impôts écrasants, d’être terrorisés par l’administration militaire, d’être spoliés de leurs biens. — (Isabelle Eberhardt, Yasmina, 1902)
- L’administration romaine était extrêmement dure pour tout homme qui lui semblait susceptible de troubler la tranquillité publique et surtout pour tout accusé qui bravait sa majesté. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre vi, La Moralité de la violence, 1908, page 260)
- […] les landes à Bruyères déjà troublées dans leur évolution naturelle par des plantations de Bouleaux, le seront plus encore lorsque dans un avenir prochain l’administration forestière aura enrésiné par des plantations d’Épicéa le plateau tourbeux d’Ecromagny […] — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises, les associations végétales de la vallée de La Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, page 133)
- (Absolument) Un de ces corps administratifs.
- Il est en procès avec l’administration.
- Un bâtiment accueillant un de ces corps administratifs.
- Il s’est rendu à l’administration des eaux et forêts.
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accréditons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accréditer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accréditer.
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pardon
?- Action de pardonner une faute, une offense.
- Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaineDe pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,Épargne-toi du moins le tourment de la haine,À défaut de pardon, laisse venir l'oubli. — (Alfred de Musset, Nuit d’octobre, 1837)
- Jésus n'a pas été le seul à annoncer le pardon. Çakya-Mouni disait avant lui : "Sois comme le bois de santal qui parfume même la hache qui le coupe". — (Adrien Bertrand, Eugène Brieux (1910).)
- Mais au moment où l’auguste pardon descendait sur elle, un sourire céleste illumina ses traits innocents : le prêtre pensa qu’elle se sentait sauvée et que d’obscures visions séraphiques transparaissaient pour elle sur les mortelles ténèbres de la dernière heure. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éditions J. Corti, 1954, volume 1, page 12)
- Le pardon, c'est donner « par delà », dans la relation. C'est rétablir une relation aimante et valorisante. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, page 123)
- Il n’est pas question de pardon. « Seules errances d’amour sont dignes d’un pardon », comme l’écrivait Cervantès. — (Alexandre Duyck et Soazig Quéméner, L'irrésistible ascension : Les dessous d’une présidentielle insensée, Éditions Flammarion, 2017, chapitre 2)
- (Familier) Action de demander le pardon.
- Monsieur Orgon.— Mon cher monsieur, je vous demande mille pardons de vous avoir fait attendre ; mais ce n’est que de cet instant que j’apprends que vous êtes ici.Arlequin.— Monsieur, mille pardons ! c’est beaucoup trop ; il n’en faut qu’un, quand on n’a fait qu’une faute. Au surplus tous mes pardons sont à votre service.Monsieur Orgon.— Je tâcherai de n’en avoir pas besoin. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Une autre fois, ce confrère (de moins en moins ami) me dit sans rire : « Si Hitler s'était allié aux Juifs, il aurait gagné la guerre. » Ouais, et si ma tante en avait - pardon pour la trivialité -, on l'appellerait mon oncle. — (Portrait(s) de Victor Zigelman, textes et documents réunis et édités par Isabelle Pleskoff, L'Harmattan, 2009, page 128)
- (Droit) (Désuet) Remise de peine.
- Lettres de pardon, lettres que le prince accordait en petite chancellerie, pour remettre la peine de certains délits moins graves que ceux pour lesquels les lettres de grâce étaient nécessaires.
- (Religion) Rémission des péchés, des offenses, indulgence, acte de miséricorde.
- Le Grand Pardon, le jour du Pardon, Yom Kippour, fête que les Juifs célèbrent le 10 du mois tisri, qui correspond à notre mois de septembre ; ils s'abstiennent du travail, comme le jour du sabbat, jeûnent jusqu'au soir, et font profession ce jour-là de pardonner toutes les injures qu'ils ont reçues[2].
- (Histoire) (Au pluriel) Indulgences que l’Église catholique accorde aux fidèles.
- Il est allé gagner les pardons.
- Il a rapporté de son pèlerinage beaucoup de pardons et peu de vertus.
- (Régionalisme) Pèlerinage religieux, surtout en Bretagne ; fête à cette occasion.
- Aux pardons de Runan, de Plouëc, de Brélidy, de Coatascorn, de Trézelan, de Prat, partout où ils allaient, ils étaient les plus beaux, et faisaient crever de dépit les envieux et les jaloux. — (François-Marie Luzel, « Hénora Lestrézec, partie 2 : La folle », dans la Revue de Bretagne et de Vendée, éditée par Arthur La Broderie et Émile Grimaud, 8e année, 2e série, tome 5, Nantes, 1864, page 183)
- Aux fêtes, aux Pardons, ivrognerie générale ; alors on s’abandonne et vous voyez beaucoup de garçons et de filles dans les fossés… Le soir du marché, ils se font la reconduite, etc. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Qui n'a entendu parler des pardons bretons ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il nous engagea fort à nous détourner de notre direction et à faire une pointe d’un quart de lieue dans les terres pour voir le pardon de Saint-Eugen. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, réédition Le Livre de poche, 2012, page 152)
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perception
?- (Philosophie) Acte par lequel le sujet prend connaissance des objets qui ont fait impression sur ses sens.
- Étymologiquement, le mot perception vient de percipere, qui signifie « saisir par les sens », mais aussi de perceptio, qui veut dire « action de recevoir ». — (Christine Michaud et Thomas De Koninck, Le Petit Prince est toujours vivant, Gallimard/Édito, 2020, page 50)
- Toutefois, les perceptions populaires de la version, plus mythique, de l'histoire islamique, sont solidement ancrées dans les masses. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 109)
- Le sens haptique résulte de l'activité simultanée et coordonnée des récepteurs tactiles et kinesthésiques qui fournissent de l'objet une perception unique en trois dimensions. — (Robert Rigal, Motricité humaine: fondements et applications pédagogiques, vol. 1, Presses de l’Université du Québec, 2002, page 213)
- (Par extension) Connaissance que prend le sujet de ses états de conscience.
- La perception interne ou intérieure.
- (Par extension) Ce que l’esprit perçoit.
- Les perceptions sensibles.
- (Finance) Recette, recouvrement des impositions.
- Il faudrait, avant tout, un système de perception mieux approprié à nos besoins et à nos ressources; il faudrait une administration qui fût basée sur les véritables intérêts du Brésil. Notre système d’impôts est barbare; tout le monde le sait. — (Anonyme, Brésil. - situation financière, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- (Par extension) Emploi de percepteur.
- Il a obtenu une perception.
- (Par extension) Bureau du percepteur.
- La commune de Belval-Bois-des-Dames est disjointe de la perception de Brieulles-sur-Bar et rattachée à la perception de Buzancy. — (Journal officiel de la République française, 1964, volume 96, page 9263)
- Pas question de toucher à la perception de Santa-Maria-Siché, qui gère 65 budgets de collectivités et est considérée comme une excellente agence, lui ont-ils affirmé. Mais le 1er février, un poste a été supprimé et la perception ne traite plus le service des impôts aux particuliers. — (Antoine Albertini, En Corse, le village de Santa-Maria-Siché souffre de l’emploi supprimé à l’agence des impôts, Le Monde. Mis en ligne le 15 février 2019)
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abdication
?- Action de renoncer à une charge importante. — Note : Se dit en parlant de celui qui abdique et de la chose abdiquée.
- Après l'abdication expresse ou légale, le roi sera dans la classe des citoyens, et pourra être accusé et jugé comme eux pour les actes postérieurs à son abdication. — (Constitution du 3 septembre 1791)
- C’est là, se dit-il, en s’asseyant sur une des roches d’où se découvre le beau paysage de Bouron, l’endroit fatal où Napoléon espéra faire un effort gigantesque, l’avant-veille de son abdication. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, deuxième partie)
- (Sens figuré) Renoncement à ses valeurs, à sa personnalité, à son amour-propre.
- Si ces hommes étaient soumis à ses camarades, jusqu'à l’abdication complète de toute volonté humaine, c'était la peur qui les y contraignait. — (Isabelle Eberhardt, Le Major,1903)
- La Pauvreté, ah! la garce! Elle va dans un cortège d'humiliations, de basses rancunes, de fangeuses abdications. Elle traîne, derrière elle, sa sœur la Misère, au rire édenté, aux orbites desséchées, aux doigts mous. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 34)
- (Vieilli) (Jurisprudence ancienne) Acte par lequel un père privait son fils des droits que celui-ci avait, à ce titre, dans sa succession.
- L’abdication était une exhérédation prononcée pendant la vie et susceptible de révocation.
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aboutiront
?- Troisième personne du pluriel du futur de aboutir.
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accumulons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accumuler.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accumuler.
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aimons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe aimer.
- Il semble qu’une autre vie commence et qu’elle se cantonne, là, dans notre tache d’ombre, avec un petit coq arrogant au milieu de ses poules, deux pigeons sur une selle d’Agadès aux appliques de cuir vert et rouge, avec le Corse Scarbonchi — déjà très targuisé, et nous l’aimons comme ça! — El-Ranaffi, astucieux goumier et notre hôte Kinan qui nous observe avec discrétion par-dessus son litham. — (Jean Gabus, Initiation au désert, 1993, page 51)
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe aimer.
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abstrairons
?- Première personne du pluriel du futur de abstraire.
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adjoindront
?- Troisième personne du pluriel du futur de adjoindre.
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abjection
?- État d’abaissement qui attire le mépris de tous.
- Vivre dans l’abjection.
- Il s’est relevé de l’abjection, de l’état d’abjection où il était tombé.
- Choses basses et méprisables.
- Je tripote la merde et l’abjection à longueur d’année, et pourtant je bouffe des carottes râpées. Vous avez une explication à ça ? — (Jean Vautrin, Le Voyage immobile (de Kléber Bourguignault), dans le recueil Baby Boom, 1985, p. 135)
- […] le Jardin de cactus. Différentes espèces, choisies pour leur morphologie répugnante, sont disposées le long d’allées pavées de pierre volcanique. Gras et piquants, les cactus symbolisent parfaitement l’abjection de la vie végétale – pour ne pas dire plus. — (Michel Houellebecq, Rudi, nouvelle, supplément au magazine « Elle », 2000, page 8)
- Objet de rebut, dans cette phrase de la Bible.
- L’opprobre des hommes et l’abjection du peuple.
- (Au pluriel) Agissements vils et méprisables.
- Et ce n'est pas leur bore et leurs vapeurs de soufreQui viendront nous blanchir de nos abjections. — (Charles Péguy, Ève, L'Artisan du Livre, 1914)
- Les terroristes nous ont habitués à des abjections inimaginables. Il leur arrive de tuer la mère uniquement pour piéger le fils le jour de la levée du corps […]. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 111)
- Le « donneur » était pour lui, le rebut de l’espèce humaine, la trahison, la pire des abjections. — (Exbrayat, Les Menteuses, Librairie des Champs-Élysées, 1970, chapitre IV)
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conservation
?- Action de conserver ou résultat de cette action.
- Tout homme est chargé de sa conservation sous peine de souffrance, et il souffre seul quand il manque à ce devoir envers lui même, ce qui l’oblige à le remplir préalablement à tout autre. — (François Quesnay, Observations sur le Droit naturel des hommes réunis en société, 1765)
- Une conservation prolongée exigera la congélation, qui s'opère à des températures allant jusqu'à - 12 °. C'est une opération qui ne pourra se faire qu'au frigo même. — (Bulletin trimestriel de l'enseignement professionnel et technique des pêches maritimes, vol. 19, n° 2, 1914, page 574)
- Vous me répondez : « Je ne fais de mal à personne. » Attention : la haine n’est pas le contraire de l’amour ; c’est l’égoïsme qui s’oppose à l’amour, ou plus exactement, monsieur, un sentiment dont vous entendrez désormais beaucoup parler en bien et en mal : l’esprit de conservation. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 338)
- …deux ouvriers recouvrent les poissons d'une pelletée de sel avant de les précipiter dans une fosse de conservation. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30-31)
- On parle généralement de conservation lorsqu’il s’agit de maintenir des races dont les effectifs sont en déclin et sont susceptibles de continuer à décroître jusqu’à extinction si aucune mesure de sauvegarde n’est prise. — (Wiener Gerald, Rouvier Roger, Amélioration génétique animale, 2009, 280 pages, page 231)
- (En particulier) (Beaux-arts) Qualité de ce qui est bien entier, bien conservé, en bon état.
- Ce tombeau est un monument fort intéressant, bien que la figure du personnage, traitée en bas-relief, soit médiocre ; le simulacre du sarcophage qui la porte donne une série de figurines d’une conservation parfaite. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
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accommodons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accommoder.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accommoder.
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adonnons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adonner.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adonner.
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contrefaçon
?- Copie, imitation, fabrication d’une chose au préjudice de son auteur, de son inventeur, de celui qui a le droit exclusif de la faire, de la fabriquer, de la vendre.
- Elle fut longtemps le siège d'imprimeries qui commencèrent par répandre en Europe les œuvres hardies des philosophes et des mécontents français, - et qui sont restées, sur certains points, des ateliers de contrefaçon pure et simple, qu'on aura bien de la peine à détruire. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Angélique, 1854)
- La contrefaçon d’un livre, d’une pièce de musique, d’une gravure.
- Être condamné pour contrefaçon.
- Chose contrefaite.
- C’est une contrefaçon.
- Il y a plusieurs contrefaçons de cet ouvrage.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.