Dictionnaire des rimes
Les rimes en : ons
Que signifie "ons" ?
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- (Linguistique) Code ISO 639-3 de l’ono.
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "ons".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
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citron
?- Fruit du citronnier, de couleur jaune, à la peau rugueuse et de forme ovoïde. D’un goût acide, il est utilisé pressé dans de nombreuses boissons.
- — Faut faire un brûlot ! cria Mes-Bottes ; deux litres de casse-poitrine, beaucoup de citron et pas beaucoup de sucre ! — (Émile Zola, L’Assommoir, chapitre III, 1877, Charpentier, 1879, page 111)
- Si vous aviez des citrons frais, je me ferais une limonade, répondit Rigou, la soirée est chaude. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, deuxième partie, chapitre troisième)
- Il y avait du carpaccio, de l’huile d’olive et du citron. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 124)
- (Familier) Tête, cerveau.
- Un gars, à l’autre bout du fil - et j’ai idée que c’est Periera d’après son accent - dit qu’est-ce que je lui veux, et je lui dis que ça me regarde et que s’il ne me la passe pas en vitesse, je m’amène et je lui cogne le citron avec une matraque. — (Peter Cheyney, Les femmes s’en balancent, traduction de Michelle et Boris Vian, Gallimard, 1949, page 94)
- Le Vieux prévoit toujours tout. Il a un citron électronique, c’est pas possible autrement. — (Frédéric Dard (San-Antonio), Le Secret de Polichinelle, Fleuve Noir, 1958, page 115)
- Et puis je suis entrée dans une bande formidable. Des jeunes de villages voisins, presque tous des apprentis, qui en ont vachement dans le citron. Des gens qui réfléchissent et se posent des questions. — (Kai Hermann et Horst Rieck, Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…, 1978. Traduit de l’allemand par Léa Marcou, 1981, page 339)
- (Argot militaire) Grenade (engin explosif dont la forme peut rappeler un citron).
- Le gars qui se prenait la patte là-dedans armait du coup la citron. Il se baissait pour détacher son pied. Comme ça, il était tout placé pour ramasser la charge… — (Roger Vercel, Capitaine Conan, Albin Michel, 1934, collection Le Livre de Poche, page 28)
- (Québec) (Familier) Exemplaire particulièrement défectueux d’un objet de série, en particulier une automobile.
- J’ai dû frapper un citron, car je suis toujours au garage avec un pépin ou un autre.
- (Québec) (Vieilli) Citronnade.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Québec) (Désuet) (Botanique) Citronnier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (La Réunion) Combava, le fruit comme l'arbre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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illusion
?- Fausse apparence matérielle ou morale qui, en nous faisant voir les choses autrement qu’elles ne sont, semble se jouer de nos sens ou de notre esprit.
- Ses deux douzaines de cheveux demeurés fidèles se tournaient, se contournaient et se recontournaient sur son crâne pour donner, à une portée de fusil, l’illusion d'un système pileux follement développé. — (Alphonse Allais, Le petit loup et le gros canard, dans Deux et deux font cinq, Paris, Paul Ollendorff, 1895,)
- […], seuls quelques milliers d'oiseaux y ont établi leur domicile […]. Le guano, largement fabriqué par ces nombreux habitants, donne l'illusion de la neige. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- En aval de la mosquée, un troupeau de prostituées, commandées de service par le pacha, nous salua de grêles you-yous destinés à nous donner l’illusion d'une manifestation spontanée des femmes de Fez. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 270)
- Nous savons, nous, ce que vaut l’illusion de la souveraineté populaire, et ce que pèse un bulletin de vote, mais les indigènes, plus neufs, plus confiants que nous dans la parole écrite de nos livres, se consolent mal de la trahison de nos clercs. — (Yvonne Turin, Littérature engagée et anticolonialisme européen dans l’Algérie du Centenaire: le cas singulier d’Albert Truphémus, dans la Revue d'Histoire moderne et contemporaine, tome XXIII, 1976, page 618)
- D’ailleurs, les années d’effectif squelettique, où mes solistes faisaient office de chœur, je recherchais la présence des gros enfants : ils prenaient chacun la place de deux maigrelets et donnaient de loin l’illusion d'un régiment d'infanterie. — (Marie-Véronique Gauthier, Le Bonheur est dans la classe, Éditions Imago, 2001, chapitre 3)
- (Spécialement) (Désuet) Fausses apparences que l’on attribuait au démon ou à la magie.
- Une illusion diabolique.
- Erreur des sens ou de l’esprit produite par ces fausses apparences.
- Quand on est dans un bateau en marche et que le rivage semble fuir, cette sensation est une illusion des sens.
- Erreur qui abuse l’esprit.
- La Foi qui sert de fondement à toutes les Religions n'est qu'un principe d’erreurs, d’illusions et d’impostures. — (Jean Meslier, Le Testament, chapitre X, édition de Rudolf Charles, tome 1, 1864, page 66)
- En effet, une jeune fille a trop d'illusions, trop d'inexpérience, et le sexe est trop complice de son amour, pour qu'un jeune homme puisse en être flatté. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Les illusions perdues sont des vérités trouvées. — (Multatuli, Idées)
- Chimère, pensée ou imagination chimérique.
- Mon Dieu ! je quitterais la France avec moins de regrets si j’y laissais un homme aux yeux de qui je ne serais ni un demi-fripon, ni un dissipateur, ni un homme à illusions. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)
- Les illusions de l’amour-propre, mégalomanie.
- Il n’est aucun prix que nos congénères ne paieraient pour perpétuer l’illusion qu’ils ne sont pas seuls au monde. — (Antoine Bello, Enquête sur la disparition d’Émilie Brunet, 2010 ; édition Folio, 2012, page 108)
- Songe, fantôme qui flatte ou qui trouble l’imagination.
- Le jour vint dissiper les illusions qui avaient enchanté mon sommeil.
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pardon
?- Action de pardonner une faute, une offense.
- Si l'effort est trop grand pour la faiblesse humaineDe pardonner les maux qui nous viennent d'autrui,Épargne-toi du moins le tourment de la haine,À défaut de pardon, laisse venir l'oubli. — (Alfred de Musset, Nuit d’octobre, 1837)
- Jésus n'a pas été le seul à annoncer le pardon. Çakya-Mouni disait avant lui : "Sois comme le bois de santal qui parfume même la hache qui le coupe". — (Adrien Bertrand, Eugène Brieux (1910).)
- Mais au moment où l’auguste pardon descendait sur elle, un sourire céleste illumina ses traits innocents : le prêtre pensa qu’elle se sentait sauvée et que d’obscures visions séraphiques transparaissaient pour elle sur les mortelles ténèbres de la dernière heure. — (Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Les Demoiselles de Bienfilâtre, dans les Contes cruels, 1883, éditions J. Corti, 1954, volume 1, page 12)
- Le pardon, c'est donner « par delà », dans la relation. C'est rétablir une relation aimante et valorisante. — (Robert Henckes, Au rendez-vous de Cana, éditions Fidélité, Namur, 1999, page 123)
- Il n’est pas question de pardon. « Seules errances d’amour sont dignes d’un pardon », comme l’écrivait Cervantès. — (Alexandre Duyck et Soazig Quéméner, L'irrésistible ascension : Les dessous d’une présidentielle insensée, Éditions Flammarion, 2017, chapitre 2)
- (Familier) Action de demander le pardon.
- Monsieur Orgon.— Mon cher monsieur, je vous demande mille pardons de vous avoir fait attendre ; mais ce n’est que de cet instant que j’apprends que vous êtes ici.Arlequin.— Monsieur, mille pardons ! c’est beaucoup trop ; il n’en faut qu’un, quand on n’a fait qu’une faute. Au surplus tous mes pardons sont à votre service.Monsieur Orgon.— Je tâcherai de n’en avoir pas besoin. — (Marivaux, Le Jeu de l’amour et du hasard, 1730)
- Une autre fois, ce confrère (de moins en moins ami) me dit sans rire : « Si Hitler s'était allié aux Juifs, il aurait gagné la guerre. » Ouais, et si ma tante en avait - pardon pour la trivialité -, on l'appellerait mon oncle. — (Portrait(s) de Victor Zigelman, textes et documents réunis et édités par Isabelle Pleskoff, L'Harmattan, 2009, page 128)
- (Droit) (Désuet) Remise de peine.
- Lettres de pardon, lettres que le prince accordait en petite chancellerie, pour remettre la peine de certains délits moins graves que ceux pour lesquels les lettres de grâce étaient nécessaires.
- (Religion) Rémission des péchés, des offenses, indulgence, acte de miséricorde.
- Le Grand Pardon, le jour du Pardon, Yom Kippour, fête que les Juifs célèbrent le 10 du mois tisri, qui correspond à notre mois de septembre ; ils s'abstiennent du travail, comme le jour du sabbat, jeûnent jusqu'au soir, et font profession ce jour-là de pardonner toutes les injures qu'ils ont reçues[2].
- (Histoire) (Au pluriel) Indulgences que l’Église catholique accorde aux fidèles.
- Il est allé gagner les pardons.
- Il a rapporté de son pèlerinage beaucoup de pardons et peu de vertus.
- (Régionalisme) Pèlerinage religieux, surtout en Bretagne ; fête à cette occasion.
- Aux pardons de Runan, de Plouëc, de Brélidy, de Coatascorn, de Trézelan, de Prat, partout où ils allaient, ils étaient les plus beaux, et faisaient crever de dépit les envieux et les jaloux. — (François-Marie Luzel, « Hénora Lestrézec, partie 2 : La folle », dans la Revue de Bretagne et de Vendée, éditée par Arthur La Broderie et Émile Grimaud, 8e année, 2e série, tome 5, Nantes, 1864, page 183)
- Aux fêtes, aux Pardons, ivrognerie générale ; alors on s’abandonne et vous voyez beaucoup de garçons et de filles dans les fossés… Le soir du marché, ils se font la reconduite, etc. — (Hippolyte Taine, Carnets de voyage : Notes sur la province, 1863-1865, Hachette, 1897)
- Qui n'a entendu parler des pardons bretons ? — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Il nous engagea fort à nous détourner de notre direction et à faire une pointe d’un quart de lieue dans les terres pour voir le pardon de Saint-Eugen. — (Gustave Flaubert et Maxime Du Camp, Par les champs et les grèves (Voyage en Bretagne), 1886, réédition Le Livre de poche, 2012, page 152)
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accorons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accorer.
- Première personne du pluriel de l’impératif présent du verbe accorer.
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suppression
?- Action de supprimer.
- Celui-ci promettait naturellement à ses électeurs, comme don de joyeux avènement, la séparation de l’Église et de l’État, l’instruction laïque et la suppression du budget des cultes. — (Paul-Gabriel d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, p.161)
- La Société secrète du Lotus Bleu pousse à la suppression de la natte, emblème de l’asservissement des Chinois aux Tartares Mandchous. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre IV, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Dans les cabarets et dans les foires, il haranguait les paysans, et leur promettait la suppression de la robot (corvée) et celle de l’impôt sur le sel et sur le tabac. — (Revue des Deux Mondes, no21 à 24, p. 911, 1949)
- On lit régulièrement, dans le sommaire des revendications formulées par les arsenaux maritimes, cet article : « Suppression des primes à la capacité. » Mais lit-on ces choses, ou, si on les lit, comment le peut-on faire sans stupeur ? — (Remy de Gourmont, Promenades Philosophiques, Mercure de France, 1913, pp. 197-198)
- (Droit) Suppression de part ou d’enfant, crime de celui ou celle qui fait disparaître les traces de la naissance d’un enfant, ou qui ôte la connaissance de son existence et de son état.
- (Droit) Suppression d’état, crime qui consiste à supprimer les preuves de l’état civil d’une personne.
- (Médecine) Suspension d’une évacuation accoutumée.
- Suppression d’urine.
- Suppression de règles.
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passons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif de passer.
- Chaque fois que nous passons devant un commissariat - Paris en est truffé -, la démarche de Marie se raidit, son angoisse se désassourdit, devient palpable. — (Stéphane Zagdanski, Noire est la beauté, éditions Pauvert)
- Première personne du pluriel de l’impératif de passer.
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mission
?- Charge qu’on donne à quelqu’un, avec pleins pouvoirs pour faire quelque chose.
- Peu de temps après, mon père entre au service de la Compagnie de l’Ouest. Il reçoit mission de construire le chemin de fer du Mans à Angers. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- À peine, dans une halte où se terminait la mission des meneurs de chevaux, je pus remarquer que les gradés qui faisaient le tri des hommes et des chevaux avaient grand’peur des lieux où ils nous envoyaient. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 14)
- Vous accomplissez vite vos missions. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 12 septembre 2022, page 21)
- Le 7 mai au matin, 151 bombardiers américains reçoivent la mission de détruire les installations ferroviaires de Mohon ; quatre-vingt-cinq réussissent à larguer tout ou partie de leurs mortelles cargaisons : […]. — (Gérald Dardart, Les Ardennes dans la guerre, 1939-1945, De Borée, 2008, page 357)
- (Par extension) But de son action.
- Pierre Giffard est présenté de nos jours comme le vulgarisateur de la bicyclette. Il ne faut pourtant pas oublier le rôle capital de son prédécesseur, Marinoni, qui lui s'était donné pour mission de populariser et développer la bicyclette. — (Jacques Lablaine, L'auto-vélo: le journal précurseur du Tour de France, L'Harmattan, 2010, page 9)
- (Religion) Compagnie de prêtres, séculiers ou réguliers, envoyés dans des pays lointains pour la conversion des infidèles.
- Un soir, l’évêque l’avait invité pour dîner, en présence de quelques vétérans des missions indigènes. Il y avait autour de la table Antonio Riva, qui arrivait du pueblo de Taos, Jean-Baptiste Olliergue, Alfonso Marina, Bernardin Ollas d’Isleta, le père Aristide, et trois autres dont Morange avait oublié le nom. — (Philippe Morvan, Ours, Calmann-Lévy, 2018)
- On fonda une nouvelle mission au Japon.
- Pays de mission.
- (Religion) (Par métonymie) Chacune des maisons où demeuraient les pères de la mission.
- Il est allé à la mission.
- Il est en retraite à la mission.
- (Par analogie) Lieu de vie collective (forcée ou non) organisé par une institution et se donnant (légitimement ou non) une mission éducative.
- De cette mission où elle serait instruite et éduquée, Wanda ne vit d’abord qu’une clôture plus haute et apparemment bien plus solide que celle de la réserve. — (Madeleine Mansiet-Berthaud, Wanda, Presses de la Cité, 2017, page 43)
- (Religion) Suite de prédications, de catéchismes et de conférences que les missionnaires diocésains font en quelque endroit pour l’instruction des chrétiens.
- Prêcher la mission.
- La mission a duré deux mois.
- BOU-MEDFA....MISSION. - M. l’abbé Raymond nous fait savoir que l’ouverture de la MISSION aura lieu le dimanche 24 avril à la messe de 10 heures. Elle sera prêchée par le père Quillard, rédemptoriste., — (L’Echo d’Alger du 22/04/1932, n° 8231, page 8, colonne 2)
- (Par extension) Les missionnaires eux-mêmes.
- Une mission est arrivée dans la ville.
- Envoi d’une ou de plusieurs personnes pour un but scientifique, militaire ou politique.
- Rappelons qu’aucune des nombreuses missions spatiales américaines n’a rapporté d’inexplicables observations d’ovnis. — (Louis Dubé, Tourisme interstellaire envahissant, dans Le Québec sceptique, n°70, p. 33, automne 2009)
- Les idéogrammes, kanji, furent introduits au Japon vers le Ve siècle par les Chinois au cours d’échanges de missions entre les deux nations. — (Reïko Shimamori, Grammaire japonaise systématique, Paris, Jean Maisonneuve, mars 2000, 2e édition, page XI)
- Il n’empêche, la situation est limpide, je suis en mauvaise posture pour une bonne cause. C’est une mauvaise posture franchement honorable pour un chef de mission diplomatique, puisque je suis critiqué pour avoir expliqué la ligne de mon institution sur le dossier des droits de l’homme. — (Marc Pierini, Télégrammes diplomatiques: Voyage au cœur de la politique extérieure de l’Europe, Éditions Actes Sud, 2010)
- Mission archéologique. - La mission Marchand. - Mission diplomatique.
- (Diplomatie) Nom donné à la représentation d’un État auprès d’une organisation dont il n’est pas membre.
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affadissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe affadir.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe affadir.
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accommodation
?- Action d’accommoder ou de s’accommoder à quelque chose.
- Qu’il y ait divergence de l’idéal premier, voici qui ne peut être mis en doute. […] Y a-t-il faillite ? ou opportune et indiscutable accommodation à d’imprévues difficultés ? — (André Gide, Retour de l’U.R.S.S., 1936)
- (Vieilli) Action d’installer convenablement une personne[6].
- Dans chaque maison, même, on recommande de tenir autant que possible le malade en un appartement distinct. Les hôpitaux ne sont que des constructions exceptionnelles et restreintes, pour l’accommodation temporaire de quelques cas pressants. « Vingt, trente malades au plus, peuvent se trouver, − chacun ayant sa chambre particulière, − centralisés dans ces baraques légères… » — (Jules Verne, Les Cinq Cents Millions de la Bégum, 1879, page 163)
- (Médecine) Mécanisme de positionnement naturel du fœtus pour l’accouchement.
- L’essentiel est la concordance des axes de poussée utérine et de franchissement du détroit supérieur. L’accommodation de la tête fœtale au détroit supérieur se fait dans le même temps, grâce à son orientation en oblique et à sa flexion. — (Cours de gynécologie, l’Engagement, Paris 5)
- (Rare) Fait d’adapter un lieu.
- La nécessité de s’unir pour l’aménagement des eaux, la construction de puits, l’entretien de certains travaux, l’accommodation d’un milieu favorable aux cultures, resserre la cohabitation.— (Paul Vidal de La Blache et Emmanuel de Martonne, Principes de géographie humaine, 1921, page 186)
- Charles V. Aubrun l’appelle « l’accommodation des lieux, la mise en scène ». Je ne m’attacherai pas ici au décor, dont je reconnais que c’est un élément essentiel dans la création de l’espace scénique, mais qui n’est pas spécifique du théâtre. — (Jean-Jacques Alcandre, Enjeux de l’espace littéraire, scénique et filmique : actes du colloque interdisciplinaire 6 et 7 mai 1987, 1988, page 21)
- (Cuisine) Fait d’arranger des aliments entre eux.
- La cuisine française est réputée, car, depuis Vatel (1631-1671), on a prêté attention à la présentation et à l’accommodation des plats. Je pense que les Anglais faisaient une très bonne cuisine à la même époque. D'ailleurs, ils mangeaient encore leur rosbif cru. Avant de le faire bouillir plus tard… — (Antoine de Tournemire, Depardieu, citoyen d’honneur belge, se met à table, 22 août 2013)
- Chaque candidat peut se faire assister par un coach. Le coach [sic : l’entraîneur] se positionnera en face du coin cuisine de son candidat, afin de le soutenir. Pendant la compétition il sera strictement défendu au coach de se rendre dans ou derrière le coin cuisine pour y effectuer des activités d’accommodation ou d’assaisonnement des plats et des assiettes. — (Sélection du Bocuse d’Or)
- (Par extension) (Rare) Formation musicale.
- Après son dernier album « Simple » sorti en 2011 sous une formation en trio acoustique, c’est à nouveau sous cette accommodation que Daan nous revenait cette fin d’année sur scène dans plusieurs villes wallonnes. — (Marine Clément, Nouvelle Tournée pour Daan, www.wallonight.be, 19 décembre 2012)
- (Physique) Dans le domaine de la fatigue des matériaux, désigne un chargement cyclique formant une courbe d'hystérésis, par effet Bauschinger.
- Les comportements asymptotiques des structures élasto-visco-plastiques soumises à des chargements mécaniques cycliques sont : élasticité, adaptation, accommodation et rochet. — (Habibou Maitournam, [www.nafems.org/events/nafems/2011/page1/03_maitournam_nafems8juin11.pdf/ Simulation des structures sous chargements cycliques], Département de Mécanique de l’école polytechnique, Palaiseau, planche 13)
- (Droit) (Désuet) Prêt sans intérêt. Note : ce premier sens du mot est encore existant au XVIIe siècle, mais disparaît ensuite.
- […] & à chacun d’eux en ſon égard, & en ce que leſdites difficultez les touchent & regardent, decider & terminer tous les différends qui ſont et pourront eſtre à cauſe deſdites terres de ſurſeance, villages mipartis & tripartis, circonstances, appartenances & dépendances, meſme par échange, accommodation, recompene ou autrement, ainſi que beſoin ſera […] — (Pierre Dupuy, Traitez touchant les droits du Roy, 1670, page 352)
- […] et à chacun d’eux en son égard, et en ce que lesdites difficultés les touchent et regardent, décider et terminer tous les différends qui sont et pourront être à cause desdites terres et surséances, villages mipartis et tripartis, circonstances, appartenances et dépendances, même par échange, accommodation, récompense ou autrement, ainsi que besoin sera […]
- Ce qui monſtre, qu’auant cette donation, il eſtoit Seigneur de la Melleraye, à la reſerue de la iuſtice, & qu’alors icelle Seigneurie releuoit de Vouuent, ce qui n’eſt pas auiourd’huy. Car elle eſt tenuë de Fontenay le Comte ainſi que i’ay deſia dit : poſſible par acommodation d’vn droit de vente, que le Seigneur de Fontenay leuoit ſur les foires de Vouuent. — (André Duchesne, Histoire généalogique de la maison des Chasteigners, seigneurs de la Chasteigneraye, de la Rochepozay, de Saint Georges de Rexe, de Lindoys, de la Rochefaton, et autres lieux, 1634, page 64)
- Ce qui montre, qu’avant cette donation, il était Seigneur de la Melleraye, à la réserve de la justice, et qu’alors cette Seigneurie relevait de Vouvent, ce qui n’est pas aujourd’hui. Car elle est tenue de Fontenay le Comte ainsi que j’ai déjà dit : possible par accommodation d’un droit de vente, que le Seigneur de Fontenay levait sur les foires de Vouvent.
- (Religion) Fait d’accommoder individuellement les paroles de l’Écriture à sa propre pensée en profitant à cet effet d’une ressemblance réelle ou accidentelle.
- Ceux-ci prétendent que Jésus-Christ et ses apôtres ne se sont pas toujours expliqués clairement sur quelques points d’une discussion dangereuse, afin d’éviter les attaques auxquelles aurait pu les exposer cette discussion même, et qu’ils ont professé parfois une doctrine moins élevée, moins céleste que la leur, mais plus propre à frapper les esprits grossiers de leurs contemporains. C’est là, selon les rationalistes, le système d’accommodation. — (Bescherelle, 1845)
- (Par extension) (Philosophie) Procédé par lequel on accommode une doctrine aux opinions, aux connaissances ou aux préjugés de ceux à qui on l’enseigne.
- Le communisme soviétique a compris la gravité du problème ; et c’est justement pourquoi il a entrepris de créer une humanité nouvelle. Comme je l’indiquais plus haut, il s’agit pour lui (je parle des exigences idéales du système, quoi qu’il en soit des atténuations et accommodations que la vie concrète pourra ou a pu déjà introduire), il s’agit pour lui de changer l’homme afin d’évincer le Dieu transcendant dont il est l’image... — (Jacques Maritain, Humanisme intégral, 1936, page 71)
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arrêtons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe arrêter.
- Nous nous arrêtons dans ces citations si incomplètes, si difficiles à faire comprendre sans la musique et sans la poésie des lieux et des hasards, qui font que tel ou tel de ces chants populaires se grave ineffaçablement dans l'esprit. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Chansons et légendes du Valois, 1854)
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe arrêter.
- Franz, arrêtons les frais, veux-tu, ça suffit, tu m’avais promis une émission culturelle, cinéma, littérature, des actrices en pagaille, j’ai passé l’été à m’imaginer minaudant comme une pouffe devant Emmanuelle Béart défendant je ne sais quels nègres télégéniques, Léa Seydoux et son museau timide faisant la promotion de ses seins aussi lourds qu’un secret, ou même dans le genre littéraire, le nouveau recueil de l’anxiogène Claire Castillon, bref de la meuf mutine, spirituelle ou engagée, à la place de quoi voilà plusieurs semaines que je me goinfre de l’Attali, du Bruckner et autres d’Ormesson, certes encore très séduisant, mais à qui j’ai plus envie de demander des conseils qu’un numéro de portable, sans parler de Fabius et son regard d’homme politique battu – Fabius qui la semaine dernière nous a quand même fait perdre 25 points d'audimat rien qu’en disant « Bonsoir» ! — (Nicolas Bedos, Journal d’un mythomane, 2011)
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inspiration
?- (Physiologie) Action par laquelle l’air entre dans le poumon ; mouvement opposé à l’expiration.
- (Par analogie) Sorte de souffle divin qui pousse à tel ou tel acte.
- Après la défaite de Koeniggraetz […], François-Joseph reçut du Saint-Esprit l’ordre d’appeler au pouvoir, […], un ministre saxon. L’inspiration céleste est ici manifeste, parce que le choix de l’Empereur ne saurait évidemment s’expliquer par aucune raison humaine. — (Ernest Denis, La Question d’Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, page 197)
- (Par extension) Acte de stimulation de l’intellect, des émotions et de la créativité à partir d’une influence.
- Tous deux passés par des maisons étoilées avant de créer Bo-tannique en association avec Guillaume Rossi, ils proposent une cuisine semi-gastronomique française, twistée par les inspirations rapportées de leur voyage, épices et mélanges de saveurs originaux. — (journal Sud-Ouest, supplément C’est l’été au n° du 11 juillet 2022, page 6)
- On dit que la misère est un stimulant : je n'en crois rien. La misère tue l'inspiration ; elle a fait un révolté de Jules Vallès. — (Antoine Albalat, Comment on devient écrivain, 1925)
- Je vagis doucement dans l’extase de mon inspiration et je perds presque conscience. — (Knut Hamsun, La Faim, traduction de Georges Sautreau, 1961, page 268)
- (Art) Idée créatrice, élan créateur d'origine mystérieuse.
- Je manque d'inspiration. L'inspiration ne vient pas.
- Cette faculté singulière, toujours dominante et jamais soumise, inégale, indisciplinable, impitoyable, venant à son heure et s’en allant comme elle était venue, ressemblait, à s’y méprendre, à ce que les poëtes nomment l’inspiration et personnifient dans la Muse. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 92)
- Dans le secret de ton être peut se manifester l'inspiration. Ce mot, « inspiration », vient du latin in spiritu : cela signifie que tu es alors immergé dans la profondeur de ton propre esprit. En cet instant privilégié s'entremêlent l'intuition, le sentiment, l'émotion et la joie. Tu as alors rendez-vous avec ta créativité. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 54)
- Ne me parlez surtout pas d'inspiration. Ce vieux mot galvaudé que trop de gens interprètent comme une fièvre ou comme une transe. Elle ferait que l'auteur (surtout le poète) entre dans un état second et sublime au cours duquel, porté par une émotion quelconque, il invente à son insu des mots cabalistiques ou même indéchiffrables. Non, l'inspiration n'est pas cela. Elle est plutôt ce poulain qu'on attelle une première fois et qu'on doit retenir fermement pour calmer ses excès, le mettre au pas et en tirer un sevice utile. L'inspiration ne m'inspire pas. Ou si peu. L'intention et la réflexion m'interpellent bien davantage. — (Maurice Henrie, La tête haute, Presses de l'Université d'Ottawa, 2022, page 161)
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suivront
?- Troisième personne du pluriel du futur de suivre.
- Quelques vaccinodromes soigneusement sélectionnés et pris d’assaut pendant les quelques jours qui suivront la médiatisation de ces images inquiétantes seront montrés en boucle à la télévision. — (Dominique Dupagne, La revanche du rameur, Éditions Michel Lafon, 2012, chapitre 2)
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accablons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accabler.
- Première personne du pluriel de l’impératif présent du verbe accabler.
-
garçon
?- Enfant ou adolescent mâle, par opposition à fille.
- De ces cervelles fines, la plus fine était la petite Brulette, emmi les filles, et des plus épaisses, la plus épaisse paraissait celle de Joseph, emmi les garçons. — (George Sand, Les Maitres sonneurs, Londres : George Bell & Sons (Les Classiques Français Illustrés, publiés sous la direction de Daniel O’Connor), 1908, page 4)
- Ses deux premières femmes n’avaient pas su lui donner de garçon : tant pis pour elles. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », Édition Corrêa, 1940)
- Devant nous, sur la chaussée, une bande de jeunes garçons s’efforçaient de maîtriser un kérabau emballé. — (Kazuo Ishiguro, Quand nous étions orphelins, traduit par François Rosso, Éditions Gallimard, 2014)
- Madame, les garçons sont les soucis des mères. — (Victor Hugo)
- (Par extension) Jeune homme.
- Pendant la fête, elle ne quittait pas mon bras et refusait de danser avec les autres garçons du village. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Il accordait à son frère une grande habileté. Selon lui, ce gros garçon endormi ne sommeillait jamais que d’un œil, comme les chats à l’affût devant un trou de souris. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 98-99)
- Ce qui tourmentait et désolait et retournait le curé de Melotte, c’était le dévergondage des filles et des garçons du pays. — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les garçons revenus du service militaire ont trouvé de plus en plus ennuyeuses les soirées du Causse enténébré et silencieux. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cette gentillesse qui abrégeait les formes et supprimait les fadaises ridicules que tout garçon se croit tenu de débiter à la belle fille dont il essaie de faire sa maîtresse, m’avait séduit. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- François Cadet, un bel homme, un beau garçon dont les filles s’éprennent d’abord, pour qui elles se jalousent et se déchirent. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- (Par extension) Homme de genre masculin.
- Je me rappelai la soirée et la nuit. Il y avait donc un garçon dans le lit. Quelle stratégie adopter ? — (Amélie Nothomb, Ni d’Ève ni d’Adam, Albin Michel, Paris, 2007, p. 61)
- Je reçois bon nombre de messages me demandant d'expliquer la fin, et la quasi totalité en provenance de... GARÇONS ! — (Solange te parle, tweet du 17 octobre 2012)
- (Par extension) Homme célibataire.
- — Ainsi, vous êtes encore garçon ? reprit-elle lorsque l’Anglais lui eut fait observer que sa vie errante depuis trois ans eût été peu conciliable avec les liens de l’hyménée. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Si ce grand seigneur restait encore garçon, il y avait moins de sa faute que de celle de sa tante, qui ne connaissait pas les fables de La Fontaine. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844 ; page 252 de l’édition Houssiaux de 1855)
- […]; sans doute, ils ont, eux aussi, certains du moins, des ascendants névrosiques, mais la mysophobie atteint le plus souvent des gens minutieux ou méticuleux par tempérament, par exemple, des vieilles filles ou des garçons âgés, célibataires. — (Édouard Gélineau, Des peurs maladives ou phobies, Paris : Société d’éditions scientifiques, 1894, page 92)
- Pinglet. — Toute réflexion faite, je ne dînerai pas ici… Tu vas chez ta sœur, je suis garçon… je vais m’offrir un petit repas fin au restaurant !… — (Georges Feydeau, L'Hôtel du libre échange, 1894)
- Être vieux garçon, ça a ses avantages et ses inconvénients. — (Jo Barnais , Mort aux ténors, ch. XIII, Série noire, Gallimard, 1956, page 113)
- (Travail) Employé subalterne affecté à un service particulier. Celui qui travaille sous les ordres d’un maître, d’un patron ou d’un chef.
- Bert effleura successivement un bon nombre de métiers : il fut groom dans un magasin de nouveautés et chez un médecin, garçon de pharmacie, apprenti plombier. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 11 de l’édition de 1921)
- (En particulier) Serveur d’un café, d’un restaurant ou d’un hôtel.
- Nous nous mîmes à table. J’avais recommandé la carte au garçon : mes convives parurent contents. — (Alexandre Dumas, Impressions de voyage, La Revue des Deux Mondes, tome 1, 1833)
- Garçon!… garçon!… des pieds de mouton à la poulette, et servez chaud… Allons, vivement. — (J. Gabriel et Charles Dupeuty, Fanfan le batonniste, acte I, scène 5, représentée au théâtre du Vaudeville le 30 août 1845 ; dans La France dramatique au dix-neuvième siècle : choix de pièces modernes, volume 13, Paris : C. Tresse)
- Les bistros regorgeaient d’hommes, de femmes endormis, que parfois le garçon réveillait pour qu’ils cédassent la place à de nouveaux venus. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Il sollicita le garçon d’un timbre retentissant, en cognant bruyamment ses vastes pattes. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 11)
- Paresseusement, Colombe égoutta les trois verres dans le seau à glace, avec une indifférence de vieux garçon, et les emplit de café tiède. — (Colette, Le toutounier, 1939)
-
aboutiront
?- Troisième personne du pluriel du futur de aboutir.
-
hésitation
?- Action d'hésiter, doute, indécision qu’une personne manifeste par ses mouvements, par sa conduite, etc.
- Libre à d'autres de rire d'une lenteur apparente, d'une hésitation qui est scrupule, d'une méthode qu'on croit inhabile. — (Pierre Audibert, Les Comédies de la Guerre, 1928, p.86)
- Mouvement d’hésitation.
- Ses perpétuelles hésitations rendirent sa bonne foi suspecte.
- Incertitude dans l’énonciation.
- Réciter sans hésitation, sans la moindre hésitation.
- Parler, répondre avec hésitation.
- Ses fréquentes hésitations fatiguaient l’auditoire.
-
acquiesçons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe acquiescer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe acquiescer.
-
acceptons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accepter.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accepter.
-
adjectivisons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe adjectiviser.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe adjectiviser.
-
acagnarderions
?- Première personne du pluriel du conditionnel présent du verbe acagnarder.
-
proposition
?- Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération.
- Favrolles prend la parole. Son vide intérieur, son inconscience braillarde se masquent sous l'énergie de ses propositions. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- (Spécialement) (Par ellipse) Proposition de loi.
- Chose qui a été proposée.
- La proposition de ce député a été prise en considération.
- Il a retiré sa proposition.
- (En particulier) Chose proposée pour arriver à la conclusion d’une affaire ou à un arrangement.
- Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Tout ce qu'il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d'une oreille à l'autre, les vaines discussions d'intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- proposition raisonnable, satisfaisante, absurde, ridicule.
- Faire des propositions à quelqu’un.
- Propositions de paix, d’accommodement, de conciliation.
- Expression d’une idée, affirmation ou la négation de quelque chose.
- […], ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l’islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 93)
- proposition universelle, générale, particulière.
- proposition hasardée.
- proposition insoutenable.
- Soutenir une proposition.
- Condamner une proposition.
- Censurer une proposition.
- proposition en matière de foi.
- (Grammaire) Membre de phrase composé essentiellement d’un sujet et d’un verbe et accessoirement d’un complément ou d’un attribut.
- Le terme de proposition remonte aux grammaires logiques où il désignait toute construction minimale porteuse d'un jugement : l'association d'un sujet (ce dont on dit quelque chose) et d'un prédicat (ce que l'on dit du sujet). Ainsi les grammairiens de Port-Royal analysaient la phrase « Dieu invisible a créé le monde visible » en trois propositions : Dieu a créé le monde — Dieu est invisible — Le monde est visible. Progressivement, la notion de proposition s'est confondue avec celle de phrase pour désigner l'unité syntaxique et prédicative combinant un sujet grammatical et un groupe verbal. — (Martin Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994)
- Ce La Fontaine qui me prouvait qu’il existe des propositions dont le verbe est au participe : Marché fait, les oiseaux forgent une machine. Ce Corneille qui me fournissait un exemple de propositions principales juxtaposées : J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois, tandis que Victor Hugo m’offrait un modèle d’indépendantes juxtaposées :Esclave, apporte-moi des roses !Le parfum des roses est doux ! — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- Un cahier de grammaire m’apprend que la proposition indépendante était dite absolue, la principale pouvait s’appeler aussi primordiale alors que la subordonnée se satisfaisait de secondaire. La nomenclature grammaticale a quelque peu évolué depuis, mais à force de nuances, est-elle devenue plus claire ? — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 128)
- (Logique) Énoncé doué d’une valeur de vérité, généralement le vrai ou le faux.
- Une phrase impérative ou interrogative n’est pas une proposition logique.
-
abominons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abominer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abominer.
-
gestion
?- Action et effet de gérer, d’administrer.
- Si ce n'était que cela, comme au bon vieux temps, mais la gestion d'une entreprise viticole nécessite une paperasserie courtelinesque et kafkaïenne à la fois. — (Jacques Dupont, Le guide des vins de Bordeaux, Grasset, 2011)
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absentons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe absenter.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe absenter.
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abjurons
?- Première personne du pluriel du présent de l’indicatif du verbe abjurer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abjurer.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.