Dictionnaire des rimes
Les rimes en : océan
Que signifie "océan" ?
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- Étendue d’eau salée couvrant la majeure partie de la Terre.
- Naviguer sur l’océan. — Une île perdue dans l’immensité de l’océan.
- Ne jouerons-nous jamaisNe serait-ce qu’une heure,Rien que quelques minutes, Océan solennel,Sans que tu aies cet airDe t’occuper ailleurs ? — (Eugène Guillevic, Carnac, 1961)
- Chacune des quatre ou cinq divisions majeures de l’océan :
- L’océan Atlantique.
- (Par extension) Grande étendue d’eau.
- […] et, à cet instant précis, le halètement sourd d’une locomotive et son cri rauque montant dans un jet de vapeur, m’emplirent d'un tel tumulte de sensations heurtées qu’eussé-je vu l’océan surgir et balayer de contraste le hideux mur de l’hôpital Lariboisière, ma stupéfaction n’aurait pas été plus profonde. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Lors de mon voyage en Grèce j’ai pu admirer la beauté de l’océan qui s’offrait à mes yeux.
- (Sens figuré) Grande étendue.
- Après avoir gravi pendant deux heures , nous atteignons vers midi le plateau terminal, du haut duquel on domine un paysage effroyable. Un océan de neige! C'est la Sibérie au cœur de l'hiver. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 83)
- Vers l’est, l’océan nuageux s’étendait bleu sombre à perte de vue, et Bert crut qu’il contemplait l’hémisphère entier du monde. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 95 de l’édition de 1921)
- Rocamadour : le Mont-Saint-Michel d’un océan de pierre et tout aussi émouvant que celui des flots. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- (Géologie) Surface de la Terre recouverte spécifiquement par de la croûte océanique faite de basalte et de gabbro et non par de la croûte continentale. Note : Cette définition est considérée comme un abus de langage par Alain Foucault et Jean-François Raoult[1].
- Modèle de canot de plaisance.
- Un soir, comme je revenais tout seul et assez fatigué, traînant péniblement mon gros bateau, un océan de douze pieds, dont je me servais toujours la nuit, je m’arrêtai quelques secondes pour reprendre haleine auprès de la pointe des roseaux, là-bas, deux cents mètres environ avant le pont du chemin de fer. — (Guy de Maupassant, Sur l’eau, dans La maison Tellier, 1891, collection Le Livre de Poche, page 77)
Mots qui riment avec "an"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "océan".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : an , ans , ant , ants , and , iant , iants , ents , ment , emp , emps , end et ends .
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acoquinement
- État de celui qui s’acoquine, qui s’attache.
- Cet acoquinement à la peine, à la mort me faisait horreur. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 223)
- Ce que Charlotte essayait de dire, c'est que les gens s'entichent d'opinions non pas parce qu'une démarche intellectuelle rigoureuse leur ayant apporté une foule de connaissances justificatrices les y a contraints, mais bien plutôt par acoquinement, parce que l'image de marque de ces opinions leur plaît davantage, parce qu'elle correspond à l'ensemble identitaire préassemblé qu'ils possèdent déjà depuis des années. — (Thomas O. St-Pierre, Charlotte ne sourit pas, Leméac, 2016, page 111)
- Je lui aurais plutôt suggéré de donner un coup de fil directement à Molson ou même à Gorton leur expliquant son intérêt grandiose, mais aussi en démontrant, dès le départ, une complicité, une connivence, un acoquinement avant même une association officielle. — (Michel Beaudry, Patrick Roy le stratège, Le Journal de Québec, 5 décembre 2021)
-
enfermement
- Action ou processus d'enfermer.
- L’enfermement volontaire.
- Dans ma pratique de pédopsychiatre la demande d’un examen médico-psychologique ou d’une expertise m’arrive principalement par le canal du tribunal de la jeunesse quand il s’agit d’envisager le placement ou l’enfermement d’un mineur. — (Françoise Digneffe, Jean Gillardin, Françoise Tulkens, Michel Van de Kerchove, Le placement des mineurs en institution psychiatrique, 1990)
-
apparemment
- Manifestement, assurément. — Note : Ce sens a vieilli, il a été très utilisé autrefois.
- Un psaume qui apparemment est de Salomon. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Polit.)
- Quoi qu’il en soit, deux choses sont assurées, l’une que le miracle de l’apparition de l’étoile servit de règle à Hérode pour étendre son massacre ; l’autre que celui qu’il cherchait fut le seul apparemment qui lui échappa. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Élévations sur les mystères, 19e semaine, 4)
- Ce discours apparemment véritable. — (Claude Favre de Vaugelas, Q. C. 273)
- Selon les apparences ; vraisemblablement.
- Le grand jeune homme dégingandé, qui s’appelait Laurier, s’était apparemment institué chef en raison de sa position sociale et de ses aptitudes naturelles. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 390 de l’édition de 1921)
- C’est la nécessité de ce concours de tant de qualités… qui fait apparemment que le génie est toujours si rare. — (Vauvenargues, Du génie)
- En apparence ; visiblement.
- Sa directrice était une mégère doublée d'un tyran qui n'avait apparemment pas inventé l'eau chaude à part peut-être celle qui coule dans les veines des assoiffés de pouvoir. — (Hervé Mosquit, Au coin de l'ordinaire, Mon Petit Éditeur, 2012, page 129)
- Le coadjuteur ne laissa apparemment d’employer la dignité de son caractère et ses persuasions pour calmer les orages. — (Larochef., Mém. 30)
- Tant que Galba vivra, le respect de son âge,Du moins apparemment, soutiendra son suffrage. — (Pierre Corneille, Othon, III, 5)
- En public elle me persécutait apparemment avec plus d’animosité que les autres. — (Paul Scarron, Rom. com. II, 14)
- Ô ciel ! ta providence, apparemment prospère,Au gré de mes soupirs de deux fils m’a fait père. — (Jean de Rotrou, Vencesl. IV, 6)
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aimant
- (Magnétisme) (Minéralogie) Minéral dont une des propriétés est d’attirer le fer.
- Pierre d’aimant. L’aimant communique sa vertu attractive au fer et à l’acier. Aiguille frottée d’aimant.
- Du côté de l’Ouest, au bout des lointains, je cherchais des yeux la mer qui, parfois, quand on était allé très loin, montrait au-dessus de ces lignes déjà si planes, une autre petite raie bleuâtre plus complètement droite, — et attirante, attirante à la longue comme un grand aimant patient, sûr de sa puissance et pouvant attendre. — (Pierre Loti, Le Roman d'un enfant, 1890)
- Deux jeunes femmes, seules, habitant ensemble, attirent vers elles hommes et femmes comme un aimant. L’aimant, un si joli mot, et qui dit si bien ce qu’il veut dire. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 285)
- Objet décoratif aimanté.
- Au magasin du musée, on s'arrachait les souvenirs du maître: des aimants pour frigo frappés du portrait de Dora Maar aux répliques à 136 dollars de son indémodable pull marin en passant par les T-shirts estampillés d'une citation du maître [...]. — (Le Figaro, 13 avril 2011)
- (Sens figuré) Ce qui attire et attache.
- Les embouchures de rivières et les ruisseaux sont de vrais aimants à dorés. — (Patrick Campeau, Les sites à privilégier pour le doré et la perchaude, Le Journal de Montréal, 30 janvier 2021)
- La modestie, la douceur est un aimant qui attire les cœurs.
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typiquement
- D'une manière typique.
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quittant
- Participe présent de quitter.
- C’était une journée de solitude glorieuse pour le jeune garçon qui, épuisé mais heureux s’apprêtait à désaccastiller, quand soudain, quittant les véhicules alignés au dessus de la plage déserte, un petit groupe d’hommes se laissa glisser le long du mur de remblai. — (Christophe Thierry, Trous noirs, 2018, page 114)
- Le ferrmier Hourdequin était allé déjeuner à Cloyes, au sortir de la messe, on avait nocé très tard, et les deux garçons arrivaient seulement, ne se quittant plus. — (Émile Zola, La Terre, première partie, chapitre IV)
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véritablement
- Conformément à la vérité.
- Parlez-moi véritablement.
- Réellement, de fait.
- Ils [les rois] sont, comme nous sommes, Véritablement hommes, Et meurent comme nous, — (François de Malherbe, Paraphr. du ps. 145)
- Le Vicaire savoyard, le seul véritablement bon ouvrage qu’ait fait. J. J. Rousseau, — (Voltaire, Philos. Instructions)
- Ce fut Babar, petit-fils de Tamerlan, qui forma véritablement l’empire mogol, — (Voltaire, Pol. et lég. Fragm. Inde, 32)
- Mais de fut le comte de Chardonnet, […], qui fut véritablement le père de ce nouveau produit industriel. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Elle parlait pour ne pas faire l'impolie, sans que la chose l'intéressât véritablement. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- — Dites-leur que nous regrettons très véritablement ce retard, souffla Koromindé du fond de la pièce.On devinait à ce « très véritablement » que le français n’était pas sa langue maternelle. — (Patrick Modiano, Livret de famille, Gallimard, collection Folio, 1977, pages 19-20)
- À la vérité.
- Si nous promettons ces avantages, ce n'est point à quelques réflexions qui s'offrent à l’esprit véritablement, mais qui ne font aucune impression sur le cœur et qui n'ont aucune influence sur la vie, — (Jacques Saurin, Serm. IV, 3)
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accaparant
- Qui prend à son usage exclusif une personne, son temps, son affection ….
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feignant
- Qui feint une action, un état.
- […] Ceux qui s'entretenaient de son père à Sissoune, disaient qu'il était malade, et la Cauët disait tout bas qu'il était feignant. — (Michel Yell, dans Cauët, 1912)
- (Populaire) Paresseux ; fainéant.
- Les moins feignantes montaient à l'étage, elles négociaient les prix en pointant une langue pleine de promesses sur leurs lèvres mouillées. Ça ne durait pas plus d'un quart d'heure. — (Noël Balen , La Planche à frissons, éditions Mille et une nuits, 2002)
- Entre ses numéros d'acteurs et ses sketches comiques, Érotissimo apparaît comme une aimable critique de la société française pompidolienne de 1968, à travers ses ouvriers rêveurs, ses employés feignants, ses concepteurs lunatiques et incompris, ses chefs d'entreprise âpres au gain et magouilleurs, ses fonctionnaires bornés et revanchards, tout cela confronté à l'évolution des mœurs de la nouvelle liberté sexuelle. — (Alain-Guy Aknin, Philippe Crocq & Serge Vincendet, Le Cinéma de Gainsbourg... affirmatif !, Éditions du Rocher, 2007, page 70)
- On dit bien souvent que les bons développeurs sont feignants. En effet, ils cherchent systématiquement à réaliser toute tâche en déployant le moins d'effort possible. — (Louis-Guillaume Morand & Thomas Garcia, Windows 7 avancé, 2e édition, Éditions Eyrolles, 2011, page 327)
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affaiblissement
- État de ce qui est affaibli.
- Le défaut d'exercice, le confinement dans une atmosphère très-limitée, sont des causes d’affaiblissement de l’organisme, et par suite des causes prédisposantes de la tuberculose. — (Alphonse Laveran, Traité des maladies et épidémies des armées, Paris : chez G. Masson, 1875, p. 323)
- Quant au comté de Flandre, sa dépendance politique envers la France l’entraîna, malgré lui et contre ses intérêts traditionnels, dans les conséquences de l’affaiblissement de la monnaie royale. — (Albert Marignan, Jean Georges Platon, Maurice Prou, Le Moyen âge: Volumes 59 à 60, 1953)
- (Télécommunications) Diminution d’une puissance électrique, acoustique ou électromagnétique entre deux points.
- (Métrologie, Télécommunications) (En particulier) Expression quantitative de cette diminution par le rapport, généralement en décibels, de la valeur en deux points d’une puissance ou d’une grandeur qui est liée à la puissance par une relation bien définie.
- L'ARCEP a dans un premier temps ouvert le Re-ADSL2 aux lignes dont l'affaiblissement est inférieur à 75 dB et a défini un mode de calcul de cette valeur théorique d'affaiblissement de la ligne. En décembre 2005, la valeur maximale d'affaiblissement validant l'éligibilité aux offres commerciales Re-ADSL2 a été repoussée à 78 dB.
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abrégement
- Variante de abrègement.
- L’abrégement ici n’a rien à voir avec la règle dont nous parlons. — (Revue de l’Instruction Publique en Belgique, 1889)
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acclamant
- Celui qui pousse des acclamations, qui acclame.
- Cette poignée d’acclamants a été triée sur le volet des logis misérables ; et encore, parmi ceux qui m’ont applaudi, parce que ma voix tonnait, ou pour ne pas faire « scission ouverte », combien m’abandonneront demain pour suivre le cortège de Simon triomphant ! — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
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affaissant
- Participe présent du verbe affaisser.
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prenant
- Qui prend, ou qui permet de prendre en facilitant la prise.
- Un leurre avec billes est souvent attractif, mais il arrive aussi que le même modèle, silencieux cette fois, devienne alors plus prenant. — (revue Pêche en mer, août 2005, page 42)
- (Droit) Qualifie une partie qui a droit de prendre, de recevoir.
- (Zoologie) (Vieilli) Qualifie la queue de certains animaux qui peut s’enrouler avec force autour des objets, et dont ces animaux se servent pour s’attacher, pour se suspendre.
- Singe à queue prenante.
- (Sens figuré) Saisissant, captivant.
- La voix de cet orateur est chaude et prenante.
- Ma chère, affirmait l’acteur d'une voix prenante, la voix qu’il choisissait sur scène pour interpréter les actes de tendresse, ma chère, vous avez douté de moi. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, La Guêpe rouge, 1912, Éditions Robert Laffont, collection Bouquins, tome 5, page 686)
- (Québec) Accaparant.
- La politique, c’est passionnant, stimulant, gratifiant, mais c’est aussi très prenant. — (Véronyque Tremblay, Pugnace, franc, sensible, site journaldemontreal.com, 6 mai 2021)
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chant
- Émission de sons variés et rythmés par lesquels la voix s’élève et s’abaisse, de manière à former un ensemble musical.
- Chant d’allégresse.
- Chants de triomphe.
- Des chants pieux.
- École de chant.
- Professeur de chant.
- Les règles du chant.
- L’art du chant.
- (Par analogie) Ramage ou cri des oiseaux.
- Le pré dégageait une odeur de terreau humide, une marouette sifflait dans les roseaux au sud. Son chant sonnait comme des gouttes d'eau qui tombaient. — (Kurt Aust, La confrérie des invisibles, traduit du norvégien par Céline Romand-Monnier, City Édition, 2010, chapitre 8)
- Le chant du cygne, chant mélodieux que des poètes attribuaient au cygne mourant. Il se dit figurément du dernier ouvrage qu’un musicien célèbre, un grand poète, un homme éloquent a fait peu de temps avant sa mort.
- Cri du coq.
- Le chant des coqs, l’aboiement des chiens, les appels des oiseaux l’éveillèrent. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 99 de l’édition de 1921)
- Dès le chant du coq, Au point du jour.
- Crissement de la cigale.
- Le chant de la cigale est monotone.
- Partie mélodique d’une musique quelconque, pour la distinguer de l’accompagnement des instruments.
- L’harmonie ne doit point étouffer le chant.
- Ce morceau, cette ouverture manque de chant, ce morceau, cette ouverture n’a pas de mélodie.
- (Par extension) Certaines pièces de poésie qui se chantent ou peuvent se chanter.
- De chaumières en tavernes, il écoute les bardes et les vieux rhapsodes qui lui récitent des chants populaires remontant à la nuit des temps. — (André Clavel, L’Iliade boréale, dans L’Express n° 3081, 21 juillet 2010)
- Ainsi le dithyrambe, chant liturgique en l'honneur de Dionysos diffère de l’iambe dont le pied comporte un son bref suivi d'un long avec des vers dodécamétriques alternant avec des octamétriques. — (Louis Lefroid, Esthétique: l'harmonie des formes, Ed. Opéra, 1998, page 36)
- Chant royal, ancienne pièce de poésie française, composée de cinq strophes de onze vers chacune et où le onzième vers de la première strophe était répété à la fin de toutes les autres.
- (Au pluriel) Toute composition en vers.
- Les héros qu’immortalisent les chants du poète.
- Chants sublimes.
- Chants immortels.
- Daigne inspirer mes chants.
- Mes chants rediront tes exploits.
- Chacune des divisions d’un poème épique ou didactique.
- Le premier chant, le second chant de l’Iliade.
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incessant
- Qui ne cesse pas, qui dure sans interruption.
- La nature a sur la matière vivante de tels droits, qu’il faut à l’homme des efforts incessants pour les contrebalancer. — (Jean Déhès, Essai sur l’amélioration des races chevalines de la France, École impériale vétérinaire de Toulouse, Thèse de médecine vétérinaire, 1868)
- Le mouvement du ballon, son trajet sinueux, ses plongeons et ses remontées, étaient nettement perceptibles, et l’incessante trépidation des moteurs semblait se ralentir et s’accélérer tour à tour. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 151 de l’édition de 1921)
- D'un étage à l'autre, c'était un remue-ménage incessant de paras, qui montaient et descendaient, chassant devant eux des Musulmans, […], le tout dans un grand bruit de bottes, d'éclats de rire, de grossièretés et d'insultes entremêlés. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
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aciselant
- Participe présent du verbe aciseler.
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cliquant
- Les agréments recherchés, prétentieux et trop brillants du style, en parlant des productions de l’esprit.
- Tous ces costumes, tant regrettés des romantiques, font rire; ils donnent l’horreur du cliquant et de l’oripeau.
- Elle était en robe du soir avec des cliquants de strass aux oreilles et des ongles de canard laqué. — (Anne Carpentier, Sui generis, 1974)
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abrogeant
- Participe présent du verbe abroger.
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tremblement
- Agitation de ce qui tremble.
- Il y avait un tremblement involontaire dans la voix de cette noble femme et une expression de tendresse dans son accent qui peut-être eût trahi ce qu’elle ne voulait pas exprimer. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Le prieur. – S’il faut parler franchement, j’ai trouvé le sermon trop beau ; j’ai prêché quelquefois, et je n’ai jamais tiré grande gloire du tremblement des vitres ; mais une petite larme sur la joue d’un brave homme m’a toujours été d’un grand prix. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 5, 1834)
- Depuis l’aube, les troupes passaient la Moselle. C'était, sur le tremblement des ponts de bois, l’avalanche interminable des régiments. — (Paul et Victor Margueritte, Le Désastre, page 184, 86e édition, Plon-Nourrit & Cie)
- Je percevais au tremblement de leur voix, au miel de leurs paroles, cette terrible servitude qui les liait à ce qu'on nomme l'amour, d'un mot trop doux parce qu'on ne veut pas lui donner son véritable visage de bestialité et d'animalité. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 32)
- Cette prédiction les laissa pétrifiés. Le maître d’hôtel lui-même avait un tremblement en présentant le carré d’agneau. — (Roland Dorgelès, À bas l'argent !, Éditions Albin Michel, 1965, page 97)
- Il s'ensuit diverses sensations physiques (p. ex., rougissements, tremblements, transpiration) et une contre-performance des fonctions cognitives (p. ex., problèmes de concentration, trous de mémoire). — (Stéphane Bouchard & Bernard Rivière, Les troubles anxieux, chapitre 3 de Psychologie clinique de la personne âgée, sous la direction de Philippe Cappeliez, Philippe Landreville & Jean Vézina, Ottawa : Presses de l'Université d'Ottawa & Paris : Masson, 2000, page 57)
- (Sens figuré) Grande crainte.
- C’est une âme inquiète qui vit dans le tremblement.
- C’était dans l’habitude une nature enflammée, violente, exagérée, aimant les cris, la casse et les tonnerres ; au fond, un très excellent homme, ayant seulement la main leste, le verbe haut et l’impérieux besoin de donner le tremblement à tout ce qui l’entourait. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédtion Le Livre de Poche, page 9)
- (Aéronautique, Militaire) Vibrations aéroélastiques, irrégulières et de basse fréquence, affectant la cellule d’un avion.
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abondant
- Qui abonde, qui dépasse nettement en quantité ce qui est suffisant.
- L’abondante littérature idyllique des professeurs de rhétorique est évidemment une pure vanité. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. VII, La Morale des producteurs, 1908, page 363)
- La nitratation s’opère dans des cuves en grès par 5 kilogrammes à la fois. Il se dégage d’abondantes vapeurs rutilantes qu’on récupère dans des tours de condensation. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- La noirceur de la tourbe et des basaltes est coupée par des taches d’un gazon vert et abondant qui, bien que coriace, sert cependant de nourriture à près de 200.000 moutons sauvages, venus on ne sait d’où. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Naturellement, de tout l’hiver, le crapaud ne prend aucune nourriture. Une abondante alimentation estivale a entreposé dans son organisme quantité de matériaux nutritifs. — (Jean Rostand, La Vie des crapauds, 1933)
- (Absolument) Qui est copieux, intense.
- Une récolte abondante.
- C’est une pluie abondante.
- (Sens figuré) Riche.
- Une langue abondante.
- Un style abondant.
- Aux formes généreuses.
- Et, pour être juste, elle avait de quoi plaire, telle qu’elle était, robuste, la poitrine abondante, le teint encore assez frais bien que hâlé par le grand air. — (Anatole France, Les Sept Femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux, 1909)
- (Par métonymie) Prolixe. — Note : Souvent péjoratif pour indiquer une production exagérée où la qualité n’est pas le critère principal.
- En apparence, ce turbulent apôtre des lumières fait contraste avec ses ancêtres confits en dévotion et abondants en patenôtres. — (Ernest Denis, La Question d’Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, page 60)
- (Mathématiques) Nombre abondant : Nombre entier naturel dont la somme des diviseurs excède son double.
- 12, 18, 20 sont des nombres abondants.
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affadissant
- Qui affadit.
- Cuisine affadissante.
- (Sens figuré) Éducation affadissante.
- De ce jour, commença rue Saint-Gilles un de ces drames bourgeois qui attendent encore leur Molière, drames d’une vulgarité désespérante et d’un affadissant réalisme.’’ — (Émile Gaboriau, L’Argent des autres , 1874)
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abruptement
- De façon brutale, et non graduelle.
- Ne pas annoncer abruptement un diagnostic de mort imminente peut être assimilé à une forme d'hypocrisie. — (Robert Holcman, Euthanasie, l'ultime injustice, 2010)
- Hier, il a prononcé un discours hallucinant – tellement truffé de mensonges que de grands médias américains ont même dû mettre fin abruptement à sa diffusion, du jamais-vu. — (Josée Legault, Ce malade qui (bientôt) ne gouvernera plus?, Le Journal de Québec, 6 novembre 2020)
- L’aveu tombe abruptement lorsque la présidente, Aurore Pecquet, l’interroge sur ses loisirs. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 17)
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anciennement
- Autrefois ; dans les temps passés.
- Le blé le plus anciennement cultivé en Égypte et dans le Proche-Orient, dans l’Antiquité en Europe et actuellement sur la Moyenne Volga. — (Maurice Daumas, Histoire générale des techniques, 1962)
- Les tribus, dites actuellement arabes, résultent du mélange des Beni-Hassan ou Hassan, plus récemment arrivés dans le pays, avec les Zenaga qui y étaient établis plus anciennement. — (Louis Frèrejean, Mauritanie 1903-1911. Mémoires de randonnées et de guerre au pays des Beidanes, éditeur scientifique : Centre d'études sur l'histoire du Sahara (Paris) & Geneviève Désiré-Vuillemin, Paris : Karthala, 1995)
- L’urgenturie, anciennement appelée impériosité urinaire, se définit par un besoin urgent et irrépressible d’uriner. Deux à trois millions de personnes sont concernées en France. — (« L’incontinence par urgenturie : ça se soigne », mardi 9 février 2016, par Isabelle Coston, sur Mutualistes : Magazine de prévention santé (www.mutualistes.com))
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légèrement
- D’une manière légère, non pesante.
- Il s’avance seul légèrement armé, couvert d’un casque d’acier garni d’or, ombragé de trois queues de cheval blanches comme la neige. — (Voltaire, La Princesse de Babylone, 1768, 1)
- Avec agilité.
- Marcher, courir légèrement.
- Pour moi, je ne crois pas que sans enchantement On puisse aller plus loin et plus légèrement. — (Jean de Mairet, La Sophonisbe, 1634, IV, 5)
- Est-il rien qui aille plus vite ni qui s’écoule, s’échappe et vole plus légèrement que le temps passé parmi les délices ? — (Jacques-Bénigne Bossuet, Panég. Ste Thér. 3.)
- (Sens figuré) Définition manquante ou à compléter. (Ajouter)
- Vous passez légèrement sur des endroits difficiles. — (Marquise de Sévigné, 603.)
- Pour sortir du monde plus légèrement, il [le chrétien] s’est déjà déchargé lui-même d’une partie de son corps, comme d’un empêchement importun à l’ame. — (Jacques-Bénigne Bossuet, Bourgoing.)
- (Musique) Se met quelquefois sur les partitions pour indiquer, dans certains passages, un mouvement analogue à celui de l’allegro vivace et joué de la pointe de l’archet, ou sans forcer le souffle si ce sont des instruments à vent.
- D’une façon peu copieuse.
- Mangez légèrement. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 36)
- Vous avez soupé hier si légèrement que vous serez malade, si vous ne prenez rien ce matin. — (Pierre de Marivaux, Double inconst. I, 1.)
- D’une façon peu considérable, peu grave.
- Nous nous plaignons quelquefois légèrement de nos amis, pour justifier par avance notre légèreté. — (Larochefouc., Réflex. mor. 179.)
- Il [le Saint-Esprit] ne descend pas sur la terre pour passer légèrement sur les cœurs ; il vient établir sa demeure dans la sainte société des fidèles. — (Jacques-Bénigne Bossuet, 2e sermon, Pentec. Préambule.)
- Les grâces […] ne feront plus alors que vous émouvoir légèrement. — (Jean-Baptiste Massillon, Carême, Fausse conf.)
- Je ne connais que légèrement Helvétius ; mais je ne puis m’empêcher d’être indigné de la barbarie avec laquelle on le traite. — (Jean le Rond D’Alembert, Lett. à Voltaire, 6 mai 1760.)
- Blessé légèrement. — (Marie-Joseph Chénier, Oedipe-roi, III, 4.)
- Par antiphrase, légèrement est quelquefois pris aujourd'hui pour fortement, gravement, très fort.
- Mais vous êtes en train de prier un dieu romain, vous vous foutez de ma gueule ? Je vous signale que vous êtes légèrement engagé dans une quête au nom du dieu unique ! — (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre III, épisode Le Culte secret)
- Il dîne ici pour la première fois, et, comme vous le savez peut-être, on le dit légèrement pointilleux et moraliste. — (Ch. de Bernard, le Gentilhomme campagnard, I, 13.)
- Avec délicatesse et agrément.
- Ce tableau est légèrement touché. Ce dessin est légèrement fait.
- Le Vatican a réclamé une enquête au réseau social Instagram pour comprendre comment le compte officiel du pape François a pu «aimer» la photographie osée d'une Brésilienne très légèrement vêtue. — (AFP, « Le Vatican veut une enquête sur une photo osée «aimée» par le pape sur Instagram », Le journal de Montréal, 21 novembre 2020)
- D’une façon inconsidérée.
- Croire légèrement.
- Pour moi, quoique je susse les incommodités qui suivent nécessairement les siéges [sic] qui se font en cette saison, j’arrêtai mon jugement ; je pensai que ceux qui avaient présidé à ce conseil avoient vu les mêmes choses que je voyois, et qu’ils en voyoient encore d’autres que je ne voyois pas ; qu’ils ne se seraient pas engagés légèrement au siége [sic] d’une place sur laquelle toute la chrétienté avoit les yeux ; et dès que je fus assuré qu’elle étoit attaquée, je ne doutai quasi plus qu’elle ne dût être prise. — (Vincent Voiture, Lett. 74.)
- Vous en prenez [des alarmes] sans doute un peu légèrement. — (Jean de Rotrou, Venceslas, IV, 1)
- Il vous dira ses ennuis ; il m’en a dit assez pour me faire voir qu’il a été trompé ; c’est dommage ; mais il ne faut pas se marier si légèrement. — (Marquise de Sévigné, 7 déc. 1689.)
- Si le roi n'avait pas révoqué la permission qu’il avait donnée trop légèrement. — (Marthe-Marguerite de Caylus, Souvenirs de Madame de Caylus, page 225, dans POUGENS)
- Quelques faits que j'ai trop légèrement affirmés sur la foi des premiers voyageurs. — (Georges Louis Leclerc, Suppl. à l’hist. nat. Œuv. t. XI, page 209, dans POUGENS.)
- Sans égards suffisants.
- Et que, pour vos projets, il fallait sans scrupule Traiter légèrement un vieillard ridicule. — (Jean-Baptiste Louis Gresset, Méchant, II, 7.)
- Lorsque Saint-Évremond s’expliquait si légèrement sur Sénèque, il ne l’avait pas lu. — (Denis Diderot, Essai sur les règnes de Claude et de Néron, 1778, II, 37)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.