Dictionnaire des rimes
Les rimes en : nougatine
Que signifie "nougatine" ?
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- (Confiserie) Confiserie faite de sucre caramélisé et de menus morceaux d’amandes ou de noix, souvent utilisée en pâtisserie.
- La nougatine est une spécialité pâtissière inventée à Nevers vers 1850. — (Magali Favre, Si la langue française m'était contée, Fides, 2021, page 303)
- On regardait ensemble la devanture du libraire de la place des Belges, parfois elle proposait « veux-tu que je t’en achète un ? ». Pareil qu’à la pâtisserie, devant les meringues et les nougatines, le même appétit, le même impression aussi que c’était pas très raisonnable. « Dis, ça te ferait plaisir ? » C’est le libraire forcément qui conseillait, choisissait, la seule différence avec les gâteaux, à part Delly et Daphné du Maurier, elle n’était pas calée. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 335)
- De fait, elle ne mange pas que la garniture, mais aussi les épais copeaux de nougatine, qu’elle croque à belles dents tout en poursuivant la discussion, quand elle parvient à capter un mot sur lequel elle rebondit longuement, comme un écureuil qui ne s’arrête qu’au bout d’une branche. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, page 484)
- Dès lors, rien d’étonnant à ce que, cet après-midi-là, tandis qu’il fumait à la chaîne des américaines dénichées à prix d’or qu’il tirait d’un paquet tout froissé, les feuillets s’empilassent comme les brioches à la nougatine au sortir d’un four. — (Odile Bouhier, De mal à personne, 2012)
Mots qui riment avec "ine"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "nougatine".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ine , ines , inne , innes , îne , înes , yne et ynes .
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enfantine
?- Féminin singulier de enfantin.
- Canalis, comme Nodier en ceci, vous ensorcèle par une naïveté, naturelle chez le prosateur et cherchée chez Canalis, par sa finesse, par son sourire, par ses fleurs effeuillées, par une philosophie enfantine. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
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chagrine
?- Féminin singulier de chagrin.
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auréomycine
?- (Pharmacologie) Nom commercial de la chlortétracycline, antibiotique bactériostatique de la famille des tétracyclines, surtout utilisé en pommade contre les infections de la peau ou des yeux.
- Après le Doliprane, c’est la fameuse pommade jaune Auréomycine bien connue des Marocains (usage ophtalmique et dermatologique) dont près de 4 millions de tubes ont été écoulés en 2011, qui se classe deuxième. — (Médicaments : ce que consomment les Marocains ? Du Doliprane…, lavieeco.com, 30 mars 2012)
- Voici une liste des principaux médicaments utilisés par voie locale ou par voie générale concernés par la photosensibilisation (liste non exhaustive). [...] Certaines pommades antibiotiques : Auréomycine, Sterdex, Flammazine. — (Soleil et médicaments ne font pas toujours bon ménage !, clicbienetre.com, 20 juin 2013)
- Aureomycine® contient du chlorhydrate de chlortétracycline qui est un antibiotique de la famille des cyclines. Ce médicament est utilisé dans le traitement antibiotique local de certaines infections bactériennes de la peau et se présente sous la forme d’une pommade dosée à 3 % en tube de 15 grammes. — (AUREOMYCINE - Indications, posologie et effets secondaires, sante-medecine.journaldesfemmes.com)
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fine
?- (Typographie) Terme utilisé communément dans l’imprimerie et par les typographes pour désigner une espace insécable, mais d'une largeur fixe non justifiable (en cas de justification des lignes complètes de paragraphes entre les deux marges), et plus fine (entre un sixième et un quart de cadratin, selon les polices de caractères utilisées) que l’espace normale (un demi cadratin) séparant les mots ; la fine est utilisée soit en juxtaposition avec certains signes de ponctuation, soit aussi (dans les conventions typographiques françaises) comme séparateur de groupes de chiffres dans un nombre ou un numéro.
- On insèrera en français une fine avant les signes de ponctuation double comme les deux-points, le point-virgule, le point d’exclamation, le point d’interrogation, ainsi qu’à l’intérieur des guillemets français, ou parfois aussi après une puce ou un tiret demi-cadratin en tête d’un élément dans une liste ou énumération afin que les premiers termes de chaque élément apparaissent verticalement alignés en cas de justification des paragraphes. On utilisera aussi la fine comme séparateur de groupes de chiffres dans les nombres et numéros.
- Les fines typographiques juxtaposées aux signes de ponctuation dans les documents déjà mis en page sont le plus souvent codées U+2009 (un cinquième de cadratin, soit 0,2 em) dans les normes Unicode et ISO/IEC 10646. Cependant les typographes francophones recommandent traditionnellement souvent plutôt U+2005 (la fine d’un quart de cadratin, soit 0,25 em), contrairement aux typographes anglophones qui lui préfèrent traditionnellement U+2006 (la fine d’un sixième de cadratin, soit 0,166 em, presque invisible et très souvent omise). La différence de largeur entre les fines dépend de la façon dont sont conçues les polices de caractères utilisées, et notamment de l’approche incluse dans les glyphes eux-mêmes, puisque les typographes français ont souvent utilisé dans leurs polices une avance plus réduite que les typographes anglophones, afin de faire tenir plus de texte dans les lignes de paragraphes, sans trop augmenter le nombre de pages dans les ouvrages imprimés. Les polices de caractère modernes tiennent compte de la conception de leur glyphes pour ajuster la largeur de la fine typographique U+2009 qu’elles contiennent. Les autres fines à largeur constante U+2005 et U+2006 sont réservées aux typographes pour le rendu final des documents déjà totalement mis en page, avec des polices de caractères bien déterminées.
- Dans certains cas, la fine typographique U+2009 peut être partiellement justifiable (et légèrement agrandie) mais uniquement en cas d’activation de la justification des espaces d’approche intercaractère. La justification usuelle des paragraphes ne fait souvent pas appel à cet ajustement (nécessaire seulement dans la présentation de colonnes de texte très étroites afin d’éviter des espacements excessifs entre les mots lorsque les paragraphes sont justifiés), mais ne justifiera que les autres espaces. Les autres espaces fixes U+2000..U+2006, exprimées en cadratins, ne sont normalement pas affectées par la justification, et sont donc recommandées chaque fois que l’espace doit absolument conserver une largeur fixe, mais elles restent sécables.
- Toutefois, toutes ces fines ont le défaut de rester encore sécables (à cause d’une omission non corrigeable dans les propriétés Unicode du caractère U+2009), et une autre fine de largeur équivalente (mais insécable) a été ajoutée plus récemment (depuis Unicode 5.1) pour corriger ce défaut, codée U+202F. Cette dernière n’est pas encore supportée par nombre de polices, et les navigateurs internet ou moteurs de rendus, s’ils la traitent correctement comme insécable, omettent souvent de la remplacer par U+2009 quand cette dernière est disponible dans les polices utilisées. Pour ces raisons, la fine typographique devrait plutôt être représentée en SGML de façon symbolique avec « &nnbsp; », afin que les moteurs de rendus puissent déterminer plus librement le caractère Unicode équivalent à utiliser ; en HTML cependant (et aussi dans les documents graphiques SVG), cette référence symbolique (absente de leurs normes) n’est que rarement supportée par les moteurs de rendu : on lui préférera alors «   » (U+2009), un caractère bien supporté mais rendu insécable par une propriété CSS « white-space:nowrap ».
- (Vieilli) Eau-de-vie de raisin, en particulier cognac, de qualité supérieure. Apocope de fine champagne.
- — Je veux, dit Bénin, un grog au rhum.— Tiens ! moi aussi.— Je ne connais pas ça messieurs…, mais j’ai de la fine que je ne vous dis que ça.— Donnez de la fine ! — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 83)
- Sur ces mots, il a commandé trois nouvelles fines à l'eau. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 89)
- Ce traitement, on l’imagine N’est que pour la petite angine,Car s’il s’agit d’une grosse angineFaut ajouter un litre de fine. — (Jean Constantin, La petite angine, 1960)
- L’oncle Jules rapportait du Roussillon des raisins à l’eau-de-vie, des gâteaux mielleux qui collaient aux dents, un foie d’oie comme un cœur de veau, de la fine d’avant le déluge, et des R remis à neuf. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 26)
- Toute seule au barDans un coin noirUne blonde platineSirote sa fine — (Chagrin d'amour (groupe), Chacun fait (c'qui lui plaît), 1981)
- (Industrie minière) Fraction fine issue d’un concassage ou d’un broyage.
- Les opérations de broyage marquent usuellement le terme des opérations d’épuration des fines, que celles-ci soient destinées à l’agglomération ou à la carbonisation. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 362)
- Aphérèse de perle fine.
- Et voilà au cou de Bertille, médusée, deux cents fines tirées du profond des mers chaudes où le requin parfois vient croquer du plongeur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 114)
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badine
?- Verge que l’on porte en guise de canne, ou dont on se sert pour fustiger ou cravacher.
- […] tandis que Lucien faisait sauter, avec le bout de sa badine à pomme d’or incrustée de turquoise, les journaux dépliés. — (Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo, 1844.)
- En vain je parcourais les promenades d’un petit air vainqueur; je me dandinais, je frappais l’air de ma badine d’ébène, j’arrangeais mes cheveux, je dérangeais ma cravate; en un mot, je me donnais des grâces: rien n'y faisait. — (Édouard Lemoine, Une maison de Bouillotte, dans le Musée français, 1837, vol.2, page 254)
- Il brillait de tous ses feux, des guêtres, boutons de manchette, pommeau de la badine jusqu’au monocle ; il portait des gants beurre frais, semblait sortir des mains du barbier et n’avait sur la poitrine qu’un seul ruban, la décoration de chevalier de la Couronne d’Italie. — (Federico De Roberto, Le Vœu ultime, vers 1921, traduction de Muriel Gallot, 2014. p. 80.)
- Lorsque j’étais seul, j’avançais avec une canne, une petite badine d’osier qu’elle m’avait acheté à la vogue de Chèzeneuve. Je fouillais devant moi comme avec une trompe. — (Frédéric Dard, Georges et la dame seule, Gap : Éditions Ophrys, 1943 & Paris : éd. Fayard, 2003)
- Le capitaine badin jusqu’au bout de sa badine passa son doigt ganté de chevreau blanc sur la culasse luisante de graisse de son pistolet-mitrailleur démonté et le considéra souillé en demandant d’un ton où l’insolence le disputait à la perplexité : « C’est ça que vous appeler un pistolet-mitrailleur propre ? » — (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, pages 47-48.)
- Le vrai secret, c’était le personnage grimpé sur un tabouret et qui tient à la main une longue badine, ou une espèce de perche, dont l’extrémité atteint le centre de la scène. Quel sens donner à son geste ? — (Philippe Delerm, La bulle de Tiepolo, Gallimard, 2005, collection Folio, page 59.)
- Il a sursauté comme jadis sous les coups de badine. Un nom charmant pour ce petit objet d'allure inoffensive, qui devenait cinglant dans les mains de sa mère, quand il était petit garçon. — (Wendy Delorme, Le corps est une chimère, 2018, Au Diable Vauvert, page 154.)
- (Au pluriel) Se dit de pincettes fort légères.
- Une paire de badines.
- (Au pluriel) Se dit de pincettes pour le feu et dont font usage les serruriers, les taillandiers [1].
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micheline
?- (Chemin de fer) Autorail léger équipé de pneumatiques, mis au point par la société Michelin.
- Le premier prototype de micheline fut présenté aux compagnies ferroviaires en 1931. — (Papou Poustache, La Micheline création Michelin sur cpauvergne.com. Mis en ligne le 2 juillet 2013, consulté le 4 décembre 2020)
- (Par extension) Autorail, en général.
- En 2005, les 500 michelines encore en vie auront disparu. La change de look et la régionalisation ferroviaire s'incarne aussi dans la modernisation des équipements. — (Georges Dupuy, « La micheline mise en TER », dans L’Express, 9 avril 1998 [texte intégral]. Consulté le 4 décembre 2020)
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berline
?- (Histoire) Sorte de grande voiture hippomobile fermée, suspendue, à deux fonds et à quatre roues, dont on se servait surtout pour le voyage.
- Quand Sainte-Austreberthe descendit de sa chambre, à huit heures du matin, il trouva le préfet qui faisait placer sur les coussins de la berline une vingtaine de dossiers, enveloppés chacun dans une couverture annotée, et l’on partit aussitôt par les allées de Tourny. — (Hector Malot, Un mariage sous le Second Empire, 1873)
- Ayez donc appris que le « tarantass » est une sorte de berline, reposant sur cinq pièces de bois assez élastiques, entre des roues largement espacées et de moyenne hauteur, que cette voiture est conduite par un « yemtchik » […] — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- Au chevet de l’église, une vieille berline démodée, comme on n’en rencontrait déjà plus à cette époque que dans les campagnes, stationnait attelée de deux petits chevaux maigres et peu soignés. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- La berline dans laquelle Louis XVI et sa famille fuyaient la Révolution fut arrêtée à Varennes.
- (Actuellement) Automobile fermée par un toit rigide et fixe, avec un pare-brise fixe, deux ou quatre portes latérales.
- Ses vidéos le montrent tantôt en train de faire les poches d'un cadavre du camp ennemi en état de décomposition pour récupérer une liasse de dollars, tantôt s'adonnant en Syrie à des rodéos au volant d'une berline de marque. — (David Thomson, Les Revenants: Ils étaient partis faire le jihad, ils sont de retour en France, éd. du Seuil, 2016)
- Le leader de la CFTC, Marcel Caron, se voit ainsi attribuer des bureaux, une secrétaire et une berline de fonction.— (Raphaëlle Bacqué, Patrick Poivre d’Arvor, Nicolas Hulot, Gérard Louvin… Retour sur l’âge d’or des intouchables de TF1, Le Monde, 19 janvier 2022)
- (Industrie minière) Wagonnet sur rails utilisé pour le transport du minerai du fond de la mine jusqu’au puits d’extraction.
- Alors, dès qu’il y avait une berline vide à remonter, le receveur donnait le signal, la herscheuse emballait sa berline pleine, dont le poids faisait monter l’autre, quand le freineur desserrait son frein. — (Émile Zola, Germinal, partie 1, chapitre 4, Éditions G. Charpentier, Paris, 1885)
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alvine
?- Féminin singulier de alvin.
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hétérodyne
?- Générateur d’oscillations électriques sinusoïdales, généralement employé dans un récepteur radioélectrique pour effectuer un changement de fréquence.
- En regard, accumulons une succession de notes d’harmonium, tournons le bouton d’un hétérodyne, ou écoutons une sirène d’alarme: la forme (dynamique) est sensiblement fixe (musicalement) ; mais on aperçoit clairement l’évolution du contenu harmonique ou mélodique, qui constitue la matière du son. — (Pierre Schaeffer, Traité des objets musicaux, 1966)
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induline
?- Matière colorante jaune dérivée de l'aniline, appelée aussi aniline jaune (dans certains ouvrages). On nomme aussi couramment de ce nom, suivi d'un numéro ou d'une lettre, plusieurs colorants dérivés : (induline3 ; induline 6 ; induline 6B, écarlate d'induline (rouge), induline R ou bleu Coupier, induline Scarlet (jaune safran), induline noire, flavinduline (jaune), etc.). Sa formule brute est C12H11N3.
- Pour le rH par exemple, on utilise des dérivés de l’indigo, de l’induline, la diphénylamine... qui virent le plus souvent par simple décoloration due à la réduction. — (Maurice Déribéré, La couleur: « Que sais-je ? » n° 220, 1964)
- Traitée par l'aniline, elle donne des matières colorantes de la classe des indulines. — (Edmond Frémy, Encyclopédie chimique: Introduction and atlas, 1892)
- Le bleu Coupier est une induline soluble qui s'emploie beaucoup pour la soie et la teinture des drap de laine. — (Léon Lefêvre, Traité des matières colorantes organiques artificielles, éd. Masson, 1896)
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famine
?- (Histoire) Indisponibilité générale des aliments les plus essentiels.
- La cité de Carcassonne était, à la fin du XIIIe siècle […] une place imprenable qu’on ne pouvait réduire que par la famine, et encore eût-il fallu, pour la bloquer, une armée nombreuse. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Au milieu de la lutte contre le chaos, dans le sillage de la famine, survint un autre vieil ennemi de l’humanité : la peste, la Mort Pourpre. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 417 de l’édition de 1921)
- Les années de famine, se déroulent des scènes effroyables, émeutes férocement réprimées, meurtres d'enfants, nécrophagies. — (L'agriculture dans le Finistère, note bibliographique dans Histoire et géographie agraires, par P. Leuilliot, V. Chomel, A. Meynier, dans la Revue des Annales, volume 5, Éditions Armand Colin, 1950, page 270)
- Après Prévost, il faudra attendre près de 50 ans encore et traverser les terribles famines d’Irlande pour que l’on reconnaisse enfin de façon irréfutable que les champignons vivants peuvent être la cause de maladies chez les végétaux. — (Jean {Semal, Pathologie des végétaux et géopolitique, 1982)
- (Programmation) Situation où certains fils d’exécution ne peuvent jamais accéder à une ressource à cause d’une exclusion mutuelle.
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chevaline
?- Boucherie chevaline.
- Ensemble des chevaux d’une ferme.
- — Il vient soi-disant pour acheter des bêtes, Monsieur, car nous élevons du bestiau dans nos herbes, et notre chevaline surtout a du renom. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Le diable se mettrait après toi. Georgeon viendrait tirer nos draps de lit et boucler le crin de notre chevaline. — (George Sand, La Petite Fadette, chapitre XX, 1849)
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glycine
?- (Botanique) Genre de plante grimpante de la famille des fabacées (légumineuses).
- Au bout d’un moment, David poussa une grille revêtue de glycines comme d’une housse. — (Julien Green, Moïra, 1950, réédition Le Livre de Poche, page 60)
- En effet, à l'exception des fleurs, la glycine contient des principes toxiques (phytohémagglutinines, hétérosides, etc. ) dans toutes ses parties, du moins à l’état cru – comme le Robinier ( cf. Robinia ). — (François Couplan, Le régal végétal: plantes sauvages comestibles, 2012, page 227)
- Sur cette masse de jeunes hommes, certains défendent l’idée d’une Algérie française, où parfois ils sont nés, ne connaissant rien d’autre que ses fonds bleus et ses rives blanches, d’autres l’imaginent seulement à travers le parfum des glycines décrit par Camus. — (Jocelyne Sauvard, Simone Veil — La force de la conviction, l’Archipel, Paris, 2012, pages 72-73)
- (Biochimie) Acide aminé de formule NH2-CH2-COOH, le plus simple de tous les acides aminés.
- Des vingt acides aminés que l’on trouve dans les protéines naturelles, seule la glycine n’est pas chirale. — (François Rothen, Physique générale: la physique des sciences de la nature, 1999, page 259)
- La glycine, un acide aminé, se contente d’être plutôt sucrée, tandis que l’acide glutamique présent dans les coquillages, le thon et les anchois salé envahit la bouche d'une ribambelle de saveurs. — (Niki Segnit, Le répertoire des saveurs, 2012)
- Le trèfle, par exemple, excrète surtout des ions ammonium et de la glycine, promptement réabsorbés. — (Jean-Marie Pelt, Cessons de tuer la terre pour nourrir l'homme !, 2012)
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cicutine
?- (Chimie) Alcaloïde toxique présent dans la cigüe et la petite ciguë et utilisé comme analgésique, anticonvulsif et antispasmodique.
- La cicutine provoque troubles digestifs, vertiges, céphalées, etc.
- La pelletiérine, la cicutine et la pipéridine présentent une action physiologique analogue. — (Bulletin général de thérapeutique médicale, chirurgicale, obstétricale et pharmaceutique, Volume 178, 1927)
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créatine
?- (Biochimie) Dérivé d’acide aminé naturel, présent principalement dans les fibres musculaires et le cerveau.
- La créatine joue un rôle dans l’apport d’énergie aux cellules musculaires et dans la contraction musculaire.
- La créatine a été découverte au 19e siècle déjà. — (Jean-Claude Berruex, La forme à votre portée, 1998)
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fuscine
?- (Antiquité) Trident analogue à celui de Neptune, dont se servaient les rétiaires.
- Trident dont se servent les pêcheurs pour harponner le poisson.
- Elle péchait au harpon, à la fuscine, confiant la barre à l'un des jeunes gens. — (Jean de La Varende, Monsieur le Duc, 1958)
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néomycine
?- (Chimie, Médecine) Antibiotique puissant de la famille des aminoglycosides.
- La néomicine, un autre antibiotique de la classe des aminoglycosides peut provoquer un blocage neuromusculaire […] — (Stephen McMurray, « La face sombre des antibiotiques », Nexus, n° 115, mars-avril 2018, page 68)
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mesquine
?- Féminin singulier de mesquin.
- Oh ! caballero, la ville la plus belle et la plus grande de la vieille Europe est bien petite, bien sale et bien mesquine comparée au désert. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, 1858)
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butine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe butiner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe butiner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe butiner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe butiner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe butiner.
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picholine
?- Olive verte originaire du Gard qu’on sert comme hors-d’œuvre.
- Des olives à la picholine.
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gouine
?- Mot normand[1] signifiant autrefois « femme » du terme scandinave kvinna (même sens). Le mot est plus tard devenu péjoratif. Le normand a aussi les termes gouënipe ou couénipe « femme de mauvaise vie ».
- Auguste Creuzé de Lesser[2] tire ce mot de la reine Goïne (à rapprocher avec le gaélique coinne, « femme », l’anglais queen, « reine ») qui trompait son mari et le fit périr pour fuir avec son amant :« Quoiqu’en amour à la bonté j’incline,Je n’en ai pas pour la reine Goïne ;Et jusqu’à nous son nom un peu changéVint justement en proverbe érigé. » — (La Table ronde, 1810)
- Auguste Scheler[3] soulignant que l’ancien français avait godine (sens identique), propose une racine god : le verbe godailler (« boire avec excès ») ayant subi lui aussi une évolution vers gouailler (« s’amuser ») d’où gouaille. Cette racine, selon ce même auteur faisant référence au philologue allemand Friedrich Christian Diez, n’est pas issue du latin gaudere (« jouir »), mais est plutôt d’origine celte et se retrouve dans le gallois god (« luxure »), l'ancien français godon (« femme de mauvaise vie ») ou, plus proche de nous, godelureau.
- De l’arabe قينة, qayna (le « ق -q » arabe étant souvent retranscrit en « g », comme dans le mot qahba donnant gaupe, et comme il est fréquemment prononcé dans certains dialectes, tel قلب qalb (« cœur » en français), prononcé « galb » en Tunisie et dans la Péninsule arabique). Une qayna était une esclave-musicienne au Moyen-Orient, d'où la réputation de femme de mauvaise vie.
- Probablement issu plus ou moins directement de la racine indo-européenne gʷḗn ("femme"). À rapprocher du sens 2.
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littorine
?- (Zoologie) Gastéropode testacé, différant du genre Turbo par un opercule corné et une coquille non nacrée.
- On y distingue la littorine vulgaire, appelée bigorneau, bigourneau, vignot, et qui est le sabot littoral de certains auteurs de la littorine muriquée, dite aussi bosson.
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florentine
?- Satin très léger initialement tissé à Florence.
- Serge de laine peignée.
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ivoirine
?- Substance imitant l’ivoire.
- Le papier du Japon ne se mouille pas et se fixe simplement à l’aide de punaises: de même pour le bristol et l’ivoirine, qui se désagrégeraient au contact de l’humidité. — (Le coloriste enlumineur: journal d’enseignement du dessin, de la miniature, des émaux, de l’aquarelle, de la peinture sur verre, sur soie, etc., à l’usage des amateurs et professionnels, Volumes 1 à 3, Éditions Desclée de Brouwer, 1893, page 34)
- (Chimie) Ivoire reconstituée avec de la poudre d’ivoire et de la résine.
- Un homme âgé d’environ quatre-vingts ans, José Davillas, gisait en pyjama et pieds nus, ventre et visage au sol, dans une mare de sang séché sur le carrelage de sa salle bain, la poitrine transpercée par le fac-similé en ivoirine d’une pointe de sagaie Magdalénienne, des moulages incassables en résine qui se vendent cinquante euros, et par dizaines depuis des lustres, au magasin de souvenirs du musée national de Préhistoire des Eyzies-de-Tayac à quelques kilomètres d’ici. — (Peter D. Mason, Le Mystère Pradillac, Éditions Cairn, 2020, chapitre 1)
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cassine
?- (Vieilli) Petite maison au milieu des champs.
- Mais il y a donc plusieurs maisons de campagne à *** ? — Non, monsieur ; on dit qu’il n’y en a qu’une en tout : le reste, c’est tout des vraies cassines à paysans. — (Eugène Sue, Arthur, Journal d’un inconnu , 1839)
- Misère habitait à l’écart une pauvre cassine en pisé, où elle n’avait pour toute société qu’un chien, qui s’appelait Faro […] — (Charles Deulin, « Le Poirier de Misère », in Cambrinus et autres Contes, circa 1847–1875)
- (Militaire) (Désuet) Maison où l’on peut s’embusquer, se retrancher.
- Et, lorsqu’on disait devant lui que personne n’avait osé s’approcher du château depuis un temps immémorial : « Il ne faudrait pas me défier d’aller rendre visite à votre vieille cassine ! » répétait-il à qui voulait l’entendre. — (Jules Verne, Le Château des Carpathes, J. Hetzel et Compagnie, 1892, p. 28-37)
- (Régionalisme) Maison de peu d’importance.
- À côté de leur baraque était une cassine, sous le toit de la vieille halle, où travaillait le savetier Koniam, et plus loin se trouvait l’étalage des bouchers et des fruitières. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Maison située en dehors des villes et où travaillaient des prostituées
- Mais, moi, je ne veux pas que sa maison passe pour une cassine. — (Eugène Labiche, Lubize et Paul Siraudin, Le Misanthrope et l'Auvergnat, 1852, scène 16)
- Espèce de houx (Ilex cassine) croissant aux États-Unis d'Amérique dans les Appalaches, employé comme arbre ornemental.
- Pour conclure leur pacte, Amérindiens et Français boivent du thé des Apalaches (apalachine ou cassine), une infusion de feuilles qui a la qualité dʼapaiser la soif et la faim pendant 24 heures. — (Olive Patricia Dickason, Le mythe du sauvage, 1993)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.