Dictionnaire des rimes
Les rimes en : nihilisme
Que signifie "nihilisme" ?
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- (Philosophie) Doctrine selon laquelle aucune existence n’a de justification ou de sens en soi.
- Dans ces conditions, il n’y avait plus de réponse à la question métaphysique : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Comme le redira André Comte-Sponville, c’est alors la question du sens qui paraît elle-même dépourvue de sens. La doctrine de Schopenhauer fut ainsi, à l’époque contemporaine, la première des philosophies de l’absurde. Il résulta de ce nihilisme ontologique que rien n’a en soi plus de valeur que de sens, pas plus la vie que le reste, puisque rien ne saurait avoir d’autre destination que l’anéantissement dans la suite du devenir. — (Michel Nodé-Langlois, Au service de la sagesse, Editions Artège, 2009, p. 418))
- Autre idée, plus piteuse : le nihilisme serait une réaction de désenchantement face à «l'imperfection du monde et de l'Homme », qui engendre chez le nihiliste une volonté de nier toute valeur aux hommes réels, au profit d'un homme rêvé (et de même pour le monde)... Les nihilistes sont donc des dépressifs. — (Auteur inconnu, Le nihiliste et l’antidémocrate, Éditions Le Manuscrit, 2002, p.26)
- (Philosophie) Doctrine d’après laquelle rien de ce que nous croyons connaître par les sens n’a de réalité substantielle. Par extension, scepticisme radical affirmant l’impossibilité de constituer un savoir scientifique qui puisse être tenu pour vrai.
- Mais le « négationnisme » n’est qu’un miroir grossissant d’un phénomène affectant l’ensemble des sciences historiques et sociales. Ce fictionnalisme postmoderne a séduit nombre d’historiens, qui ont ainsi légitimé un « nihilisme épistémologique » privant le concept de vérité de toute signification. — (Pierre-André Taguieff, Court traité de complotologie, Editions Mille et une nuits, 2013, p. 97)
- (Philosophie) Doctrine niant l’existence de toute valeur morale objective.
- Il partage donc bien cette impression assez généralisée au sein de la jeunesse européenne des années 1880 et 1890, que l’on manque de principe dirigeant, de valeurs solides, de vérités. Les maitres à penser de la jeunesse portent une lourde responsabilité. Selon Barrès, Renan, plus que quiconque, a contribué à répandre ce « nihilisme moral ». — (Zeev Sternhell, Maurice Barrès et le nationalisme français, Editions Complexe, 1970, p.39)
- Comportement ignorant tout objectif transcendant, de long terme, ou tout critère éthique. À l’extrême, comportement recherchant la destruction comme un but en soi.
- Rejetons la voie de la violence, qui est le produit du nihilisme et du désespoir. — (Kofi Annan, discours à l’Assemblée générale de l’ONU, 24 septembre 2001)
- Système de pensée politique qui vise à la destruction de toutes les institutions religieuses, sociales, politiques.
- L’argument qui lui fait juger « faible » le nihilisme russe, c’est le besoin d’obéir à une cause, le fanatisme. — (François Guéry, Archéologie du nihilisme : De Dostoïevski aux djihadistes, Editions Grasset, 2015, p.80)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "nihilisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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démonisme
?- Croyance aux démons.
- Ces destins démoniques valent qu’on les contemple, mais démonisme ne signifie pas toujours génie ou sublimité humaine. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 104)
- En regard, l’ancien démonisme apparaît comme un creux bien plus dangereux et la nature-dragon comme le vide du champ de bataille moderne ; par bonheur le sujet procédant à l’électrification ne sait pas ou guère plus ce qu’est l’obscurité, ce que sont le tocsin dans la nuit du village, les ténèbres du mal, de Franz Moor, de Richard III (« La lumière brûle bleu, c’est l’heure sinistre de minuit »), mais en retour un autre sentiment mythique s’est d’autant plus nettement imposé à lui : l’expérience de l’image de Saïs. — (Ernst Bloch, L’Angoisse de l’ingénieur, 1985 ; traduit de l’allemand par Philippe Ivernel, 2015, pages 14-15)
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cyclotourisme
?- (Cyclisme) Pratique du vélo en tant que loisir, moyen de locomotion pour promenades et voyages, sans esprit de compétition.
- L’alpinisme et le cyclotourisme sont appréciés pour le contact avec la nature et l’air pur qu’ils impliquent, pour le bien-être et l’exercice qu’ils proposent au corps, pour l’effort qu’ils demandent, et enfin pour l’affrontement avec l’obstacle et la joie de vaincre la difficulté qu’ils fournissent. — (Gérard Fontaines, La culture du voyage à Lyon de 1820 à 1930, 2003)
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noctambulisme
?- (Médecine) (Vieilli) Fait de marcher en dormant sans en garder le souvenir.
- (Par extension) Manière d’être, habitude de celui qui est noctambule.
- Un goût comique du noctambulisme anime toutes sorte de fêtards départementaux qui rêvent de Montmartre […] — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Cela reste inséparable pour moi du temps où j’aimais avec passion la danse, commençais d’être anglomane, pratiquais furieusement le noctambulisme ; c’est-à-dire peu après la guerre, à cette mémorable époque des surprise-parties qui n’est pas près d’être oubliée par ceux qui l’ont vécue, je crois. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 157)
- De même que l’érotisme est absent des plages où tout le monde est nu, le noctambulisme avait les jambes coupées sur ces promenades où l’on pouvait croiser, au-delà de minuit, des nourrissons vêtus comme des infantes. — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 108)
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motocyclisme
?- Terme regroupant tous les sports pratiqués sur une motocyclette ou un side-car.
- Le motocyclisme regroupe les courses de vitesse, d’endurance, de motocross, d’enduro, de speedway et de trial.
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moralisme
?- Forme intégriste ou formaliste de l’attachement à la morale.
- Dans les jardins d'Europe, et jusque chez les peuples les plus naturels, en Italie et en Espagne, l'indécrottable moralisme petit-bourgeois a représenté le progrès, l'humanité, le courage militaire, en personnages hideux. — (Henry de Montherlant, La Petite Infante de Castille, 1929, page 610)
- Si l’idée de déflétrir notre nature équivaut à transformer nos besoins, à ne pas les satisfaire en l’état, il peut sembler que le danger moral que l’on encourt est celui d’un moralisme idéaliste, d’oublier les besoins de l’autre en l’état. — (Stanley Cavell, Conditions nobles et ignobles, traduction de C. Fournier et S. Laugier, 1993, page 114)
- La morale aboutit à la nature cultivée; le moralisme équivaut à une amputation. — (Irène de Buisseret, Deux langues, six idiomes, Ottawa, Carlton Green, 1975, page 379)
- (Philosophie, Religion) Doctrine ou attitude qui érige la morale en absolu et affirme la prééminence des valeurs morales sur les autres valeurs.
- Nul en effet, si ce n’est Bourdaloue peut-être, ne représente plus parfaitement que l’auteur des Essais de morale [Pierre Nicole] ce moralisme chrétien (…) qui va dominer pendant la seconde moitié du XVIIe siècle. — (Henri Bremond, Histoire littéraire du sentiment religieux en France depuis la fin des guerres de religion jusqu’à nos jours, tome 4, 1920, page 419)
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biculturalisme
?- Fait d’être biculturel, d’avoir deux cultures.
- Et on voyait grand, avec de belles réalisations dont, en culture, le dernier coup d’éclat fut sans doute cette entente sur le biculturalisme que la troïka franco-canado-québécoise a imposée aux Nations Unies, obtenant gain de cause face aux impérialistes du bloc anglo-saxon: ce qui n’est pas une mince victoire. — (« Un 5 octobre glorieux pour le Québec », LeDevoir.com, 5 octobre 2011)
- Mais derrière cette unité de façade, la Nouvelle-Zélande est toujours noyée sous la mêlée du biculturalisme. — (« Rugby : la Nouvelle-Zélande hypocrite envers les Maoris », Rue89.com, 23 septembre 2011)
- Enfin, la promotion du français dans les pays de langue arabe s’accompagne désormais d’une réflexion sur les nouveaux bilinguismes et biculturalismes franco-arabes, [...]. — (République française, Ministère des Affaires étrangères et européennes, « Les actions par zones géographiques : Afrique du Nord et Moyen-Orient », 17 juin 2010)
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nazisme
?- Doctrine politique du parti national-socialiste allemand, et application de cette politique, ayant connu son apogée sous la direction d'Adolf Hitler de 1933 à 1945.
- L’acquiescence active ou passive d'un vaste nombre d’Allemands au nazisme, la facile soumission de tous, sauf d'une brave et infime minorité, sont des faits d'une profonde signification historique. — (E. L. Woodward, Les origines de la guerre, Oxford University Press, éd. 1944, p. 25)
- Il n’était pas possible d’admettre qu’Hitler eût raison, que le nazisme fût un espoir de l’Europe. Et si Hitler avait tort, il fallait s’obstiner contre lui. — (Jacques Lusseyran, Et la lumière fut, 1953)
- Avec le nazisme, nous le savons bien, c'est toute l'Europe qui avait sombré. — (Simone Veil, discours prononcé à la remise du prix Anetje Fels-Kupferschmidt, Amsterdam, le 26 janvier 2006, dans Simone Veil, Mes combats, Bayard, 2016, page 89)
- Il y a eu plusieurs nazismes politiques que Hitler, quand il le fallait, a admirablement su jouer les uns contre les autres, selon le vieux principe « diviser pour régner ». — (Bernard Reymond, Une église à croix gammée ? Le protestantisme allemand au début du régime nazi (1932-1935), L’Âge d'Homme, 1980, page 96)
- Troisièmement, enfin, il réécrivirent l'histoire du nazisme et des dignitaires nazis, leur faisant subir un processus de « mythologisation », c'est-à-dire que les personnages et les faits historiques disparurent au profit d'une image mythique et le nazisme se « folklorisa », même si, globalement, la politique génocidaire nazie resta condamnée. — (Stephan François, L'occultisme nazi, chapitre 4 : L'« histoire mystérieuse » et l'extrême droite française, Paris : CNRS Éditions, 2020)
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néologisme
?- (Vieilli) (Péjoratif) Abus de la création de mots nouveaux ou de l’emploi de mots anciens dans de nouveaux sens[1].
- Fait d’employer ou d'inventer des mots nouveaux (nom commun, adjectif, etc.) ou des expressions nouvelles.
- Rimbaud, champion du néologisme avec son « abracadabrantesque » repris par Jacques Chirac.
- (Linguistique) Mot nouveau ou récemment forgé pour répondre à un manque ou pour son caractère expressif.
- En linguistique, le caractère neuf d’un néologisme — sa néologicité — peut perdurer plusieurs années.
- La Fontaine, qui employa tant de mots, n’en inventa guère : il est à remarquer que les bons écrivains sont généralement fort sobres de néologismes. Le fonds commun du langage leur suffit. — (Anatole France, Article sur la langue de La Fontaine, recueilli dans Le Génie latin, 1913)
- Le syntagme figé « énergivoraces » apparaît dans une phrase de type coercitif : « Nous sommes tous des « énergivoraces ». Or ce type de contrainte est neutralisé par l'effet humoristique du néologisme. — (Henri Pierre Jeudy, Publicité et son enjeu social , Presses Univ. de France, 1977, page 129)
- Branduit. Néologisme créé par Jean-Louis Swiners. Exemples de branduits : le Coca-Cola, le Stabilo, etc. — (Jean-Marc Lehu, L'Encyclopédie du marketing, Eyrolles, 2004, page 96)
- Les néologismes sont en effet des constructions momentanées, la plupart du temps non reprises, et qui rapidement disparaissent. Ceux qui, au contraire, ont la faveur des locuteurs s'instituent en langue grâce au processus de lexicalisation. — (Guy Cornillac, De la nécessité de concevoir pour l'esquimau un dictionnaire sans mots, dans les Actes : La "découverte" des langues et des écritures d'Amérique, Paris, 7-11 septembre 1993, A.E.A., 1995, page 204)
- C'est ce qu’illustre bien la confusion régnant autour du terme d'« illectronisme ». « Illectronisme » est un néologisme et mériterait de le rester. Ce sera probablement le cas, puisque les hommes politiques, qui sont les seuls à utiliser ce vocable, emploient toujours la périphrase « ce qu'on appelle l’"illectronisme" ». — (Alain Giffard, Bernard Stiegler & Christian Fauré, Pour en finir avec la mécroissance : Quelques réflexions d'Ars industrialis, éd. Flammarion, 2009)
- Nouveau sens donné à un mot existant ; néosémie.
- Le mot souris désignant un petit boîtier relié à un ordinateur est un néologisme. Comme mulot, d'ailleurs. Mais l'un a pris et l'autre non.
- (Neurologie) Mot qui n’existe pas utilisé par quelqu’un souffrant de certains troubles du langage (aphasie…).
- "Foucra bouldou ! Bistroye ! Bistroye !", ajouta-t-il avec conviction. Depuis quelque temps déjà, l’illustre écrivain avait contracté cette manie d’employer des mots bizarres, parfois désuets ou franchement impropres, quand ce n’étaient pas des néologismes enfantins à la manière du capitaine Haddock. Ses rares amis restants, comme ses éditeurs, lui passaient cette faiblesse, comme on passe à peu près tout à un vieux décadent fatigué. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 168-169)
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anticonformisme
?- Doctrine, manière de vivre, opposée au conformisme, aux usages établis.
- L’anticonformisme dans le domaine des mœurs et de la culture ne recoupe pas les clivages politiques. — (Jean-Pierre Le Goff, Mai 68, l’héritage impossible, 1998)
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logicisme
?- Attitude préférentielle envers ce qui est logique au point de l’appliquer à des domaines étrangers à la logique.
- La psychologie et la sociologie ont […] abusé du logicisme. — (Foulq.-St-Jean, 1962)
- Tentative de réduction des mathématiques à la logique.
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messianisme
?- Doctrine des hommes ou de groupes d’hommes qui attendent et annoncent un messie.
- En Iran, des influences religieuses préislamiques provoquèrent la dissension théologique et le messianisme révolutionnaire. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- Plutôt être un exterminateur qu’un messie — Un individu persuadé d’incarner le messianisme en bavera des ronds de chapeau pour mener à bien la tâche qui l’attend : sauver l’humanité... de rien d'autre que d’elle-même. — (Jean-Laurent Pawlowski, Fils de chien! , Éditions Antisthène et Cratès, 1998)
- (Par extension) Idéologie annonçant un monde miraculeusement et résolument meilleur.
- Ils soupirent après 1919 et le wilsonnisme. Grand bien leur fasse. On sait ce que les couplets sur la dernière des guerres, le droit des nations à disposer d'elles-mêmes et ce messianisme humanitaire ont donné comme résultats. — (Pierre Hervé, La Libération trahie, éd. Grasset, 1945, p. 111)
- Si conscient que je fusse de la médiocrité de mes moyens littéraires, je me considérais comme un manière de prophète et tirais une grande fierté d’un messianisme qui me semblait inhérent au sort de tout poète. C’était un peu les ailes d’Icare ou les chevaux de Phaéton. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 190.)
- On assiste à la montée de nouveaux messianismes, qu’ils soient à base spécifiquement religieuse, ou qu’ils se servent d’autres supports, comme par exemple l’espoir mis dans les nouvelles technologies. — (Philippe Breton, La parole manipulée, La Découverte / Poche, 2000, page 47)
- Le tout est enrobé de messianisme, car la mondialisation mènera à l'unité du genre humain, à la fin des conflits et à la prospérité universelle. — (Simon-Pierre Savard-Tremblay, « Le Canada, “pays” d'avant-garde », in Argument, vol. 19, n° 2, printemps-été 2017, p. 28)
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misonéisme
?- Attitude qui consiste à rejeter toute innovation, tout changement.
- Ces enfants trouvent que leurs parents font preuve de misonéisme.
- Restreindre la part de la réflexion dans l'enseignement, c'est, dans la même mesure, le vouer à l'immobilisme. Et peut-être est-ce là ce qui explique en partie un fait surprenant et que nous aurons à constater, c'est l'espèce de misonéisme dont notre enseignement secondaire a fait preuve pendant des siècles. — (Émile Durkheim, L'Évolution pédagogique en France, chapitre 1, 1938)
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empiriocriticisme
?- (Philosophie) Positivisme épistémologique qui vise à développer un concept naturel du monde reposant sur l’expérience pure, et abstrait de la métaphysique et du matérialisme.
- Lénine est l’auteur de Matérialisme et empiriocriticisme, antérieur à son arrivée au pouvoir.
- C’est ainsi qu’est l’espèce : elle ramène tout à soi. On pourra toujours retrouver ce sens à la vieille sentence de Protagoras. C’est ainsi que les hommes vulgaires ont le dernier mot sur la philosophie qu'ils ont d’abord jugée par ses conséquences. C’est ainsi qu’Anytos juge Socrate, que Lénine juge l’empiriocriticisme. Il faut défendre enfin ces pensées de la foule contre la suffisance du penseur spécialisé. — (Paul Nizan, Les chiens de garde, page 12, 1932)
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misérabilisme
?- Esthétisation de la misère dans une veine naturaliste poussée.
- Tomber dans le misérabilisme.
- Description trop crument réaliste de la misère.
- Dans ce recueil de textes et de lettres consacrés à l’univers carcéral, le misérabilisme est aux abonnés absents. — (Émilien Bernard, L’échappé beau, Le Canard Enchaîné, 19 juillet 2017, page 6)
- Des observateurs ont alors imaginé de pauvres gens réduits à y vivre dans un état de misérabilisme avancé. — (Rémi Nadeau, Quand Legault se défend en jouant avec la vérité, Le Journal de Québec, 1er mai 2021)
- Un reportage multimédia loin de tout misérabilisme, qui sonne vrai, et nous rappelle à quel point ces gens sont comme nous, et luttent pour une existence meilleure.
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académisme
?- (Art) Observation absolue des traditions de l’école académique.
- Le côté expressif de cette sculpture heurtait violemment l’académisme qui s’essayait alors. — (Jean de La Varende, Versailles, édition Henri Lefebvre, Paris, 1959, page 215)
- Étudiant au Conservatoire, je copiais le coup d’archet de mon maître et jouais comme lui. Il n’était pas question d’imaginer autre chose. Lorsque j’ai découvert la musique baroque, il m’a fallu tout réinventer. Cet espace de liberté était une bouffée d’air par rapport à l’académisme du Conservatoire. — (Christophe Coin, L’archet qui danse, Journal La Croix, 6 janvier 2015)
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angélisme
?- (Péjoratif) Attitude qui ignore les contingences ou les réalités humaines matérielles, morales, sociologiques etc. par manque de réalisme ou d’esprit pratique. Tendance à présenter ou à voir les choses ou les gens sous un jour optimiste. → voir candeur, crédulité, idéalisation, idéalisme, irréalisme, naïveté, utopisme.
- Pécher par excès d’angélisme, manquer de réalisme.
- Politique en matière de drogue : entre angélisme et hystérie.
- Le Président de la République, l’autre dimanche, mettait en garde contre « l’angélisme ». — (Michel Rocard, Mes idées pour demain, 2000)
- Tendance à privilégier le spirituel par rapport au charnel par désir de chasteté, de pureté. → voir pruderie, puritanisme
- Son angélisme n’est pas feint, elle nie profondément sa sexualité et celle des autres !
- (Plus rare) Qualité de ce qui est angélique.
- L’angélisme d’un regard, d’une statue, d’un visage.
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gallicanisme
?- (Religion) Doctrine gallicane relative à la constitution et à l'étendue du pouvoir spirituel et opposée en des mesures diverses à certaines prérogatives du pape à l'égard de l'Église et de l'Église vis-à-vis de l'État.
- Le gallicanisme des juristes différait profondément de celui du clergé français : si l'Église nationale défendait son autonomie contre la curie romaine, elle n'entendait pas la sacrifier à l'État et Rome offrait un recours contre les empiètements de celui-ci. — (Lefebvre, La Révolution française, 1963)
- Attachement à cette doctrine.
- Le gallicanisme de Bossuet.
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altruisme
?- Disposition à s’occuper d’autrui, à s’y intéresser.
- L'altruisme est souvent présenté comme une valeur morale suprême, aussi bien dans les sociétés religieuses que laïques. Pourtant, il n'aurait guère de place dans un monde entièrement régi par la compétition et l'individualisme. Certains s'insurgent même contre le « diktat de l'altruisme », qu'ils perçoivent comme une exigence de sacrifice, et prônent les vertus de l'égoïsme. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 18)
- On peut être athée et posséder en premier lieu l'altruisme, qui est une qualité génétiquement inscrite dans l'être humain autant que le désir sexuel. — (Bernard Maris, « Domination », Charlie Hebdo, 7 janvier 2015)
- L'exemple classique d'altruisme est celui d'une mère qui se sacrifie pour ses petits. — (Cyrille Barrette, La vraie nature de la bête humaine, Éditions Multimonde, 2020, page 57)
- Sentiment d’amour instinctif ou réfléchi pour autrui.
- Produit de la contrainte collective, l’altruisme lui revient sous forme de solidarité sociale. — (Luc Boltanski, L’Amour et la justice comme compétences : trois essais de sociologie de l’action, 1990)
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laïcisme
?- (Religion) Position qui tend à donner aux institutions un caractère non religieux.
- Ce que l’école primaire de la troisième République et le laïcisme intégral ont pu créer de valable se trouve en toute sa force représenté dans l’Yonne mieux qu’en aucune autre région. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- C’était plus qu’il n’en fallait pour inquiéter les partisans des régimes d’autorité […] Pour enrayer les progrès du laïcisme et des mouvements revendicatifs, ceux-ci mirent tout en action, essayant jusqu’à des coups d’État. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Malheureusement, il n’existait aucun attachement philosophique au laïcisme et à ses valeurs de scepticisme, d’expérimentation et de tolérance, si essentielles au pluralisme politique. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- (Péjoratif) (Politique) Défense excessive de la laïcité, notamment par prise de position anti-religieuse.
- Il convient de répéter ici qu'il ne s'agit pas de ce que certains appellent un « laïcisme » ou pire une « laïcardise ». La religion et les institutions religieuses, les postures religieuses, les pensées religieuses, font partie de notre histoire et elles participent au débat démocratique et à la société civile, […]. — (Jean-Michel Quillardet, « La laïcité à la française a-t-elle vécu ? », le 7 avril 2007, sur le site Le Figaro / FigaroVox (www.lefigaro.fr))
- (Religion) (XVIe siècle) Doctrine tendant à réserver aux laïcs une certaine part dans le gouvernement de l’église.
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masochisme
?- Pratique sexuelle utilisant la douleur, la domination ou l'humiliation, reçue d'autrui ou de soi-même, dans la recherche du plaisir.
- Le masochisme est vu par Freud comme un sadisme retourné sur soi dans la première théorie puis comme une dérivation interne de la pulsion de mort dans la deuxième topique.
- Attitude d'une personne qui recherche la souffrance, l'humiliation ou qui s'y complaît.
- Vous avez accepté avec un masochisme naturel à des intellectuels l’idée d’une dictature de l’esprit. — (Simone de Beauvoir, Les Mandarins, 1954, p. 297)
- Dans l’art et la manie de se coiffer réside une part de masochisme. — (Colette, Belles Saisons, 1954, p. 82)
- C’est comme si ce président qui déteste par-dessus tout perdre s’infligeait à lui-même une enfilade de défaites assurées par pur masochisme. — (Pierre Martin, « La sombre comédie d’un président qui s’accroche désespérément au pouvoir », Le journal de Québec, 22 novembre 2020)
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hirsutisme
?- (Médecine) Développement excessif du système pileux, notamment chez des femmes.
- De même l’hirsutisme et le masculisme observés dans les tumeurs surrénales de la femme adulte ont pu aussi être vus dans des cas de tumeurs ovariennes ; j'en ai moi-même publié un cas […]. — (Eugène Apert, La croissance, Éditions Flammarion, 1921, p. 168)
- L'apparition d'une pilosité faciale anormalement fournie (hirsutisme) est invalidante pour les femmes. Il existe des différences en fonction des races : l'hirsutisme physiologique est moins apparent chez les Japonaises et les Chinoises ; c'est pour les femmes de race noire, indienne et des pays du pourtour méditerranéen et du Moyen-Orient qu'il est le plus remarquable. — (Owen Epstein, Guide pratique de l'examen clinique, 2005, page 36, ISBN 284299566X)
- L’hirsutisme est le développement excessif de la pilosité chez la femme dans les territoires androgéno-dépendants qui en sont habituellement dépourvus : visage, thorax, ligne blanche, région fessière et intergénitocrurale. — (Loïc Guillevin, Sémiologie médicale, 2e éd., Lavoisier, 2011, p.343)
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hydrargyrisme
?- (Médecine) Intoxication par le mercure [1], synonyme d’hydrargyrie.
- Selon l’historien M. Molina pourtant, l’hydrargyrisme ne semblait plus représenter à cette époque un danger pour les travailleurs du fond. — (Carmen Salazar-Soler, Anthropologie des mineurs des Andes: dans les entrailles de la terre, 2002)
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bellicisme
?- Doctrine ou état d'esprit qui prône la guerre, ou encourage l'esprit guerrier.
- L’un des buts évidents de ce document est de faire comprendre au Kremlin, prompt à accuser la Géorgie de bellicisme aveugle, que Tbilissi préfère la voie diplomatique à la voix des armes. — (http://www.caucaz.com)
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aphorisme
?- (Rhétorique) Courte phrase exprimant un principe ou un concept de pensée, souvent par un assemblage d’idées paradoxal, surprenant, voire comique.
- Par où, en généralisant, nous arrivons à cette conclusion inattendue : « la société perd la valeur des objets inutilement détruits, » — et à cet aphorisme qui fera dresser les cheveux sur la tête des protectionnistes : « Casser, briser, dissiper, ce n’est pas encourager le travail national, » ou plus brièvement : « destruction n’est pas profit. » — (Frédéric Bastiat, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, 1850)
- Il émit quelques aphorismes indiscutables, tels que : « Il y a plus de goût à un grain de sel qu’à un muid de chaux, » ou : « Nécessité est de raison moitié. » — (Paul et Victor Margueritte, Les tronçons du glaive, 1900)
- « Le mouvement perpétuel est impossible : il faut se tenir loin de ceux qui le trouvent. »Cet aphorisme incisif et précis est de Joseph Bertrand ; il devrait être écrit sur les murs des bureaux de brevets, car il détournerait peut-être certains inventeurs de la poursuite d’une vaine chimère. — (Aimé Witz, Le mouvement perpétuel de deuxième espèce, dans La Revue scientifique, 2e sem. 1910)
- Un jour, en rentrant chez lui, il trouva sur la table une lettre, […]. Elle commençait d’un ton très décidé : […]. Suivaient quelques aphorismes d’une si frappante justesse que nous croyons devoir les reproduire : « Qu’est ce que la vie, Une vallée d’amertume. - Le monde, Un ramas d’êtres insensibles. » — (Nicolas Gogol, Les âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1949)
- Quelque citation latine banale de ci, de là, un aphorisme philosophique ou pédagogique, une ironie forcée mais acerbe, rehaussent son prestige. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Parfois, certes, un aphorisme se réduit à un cliché ou à une vérité générale facilement « retournable », ou d’une application si large qu’il ne résiste pas à l’analyse. — (Maurice Hambursin, Textes en archipels : anthologie, 2000, page 53)
- L'aphorisme se rapproche de l'énigme et de l'oracle : à maints égard Apollon le patronne. — (Charles Le Blanc, Le complexe d'Hermès, Presses de l'Université d'Ottawa, 2009, p. 144)
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catabolisme
?- (Biochimie, Biologie) Ensemble des réactions de dégradations moléculaires de l’organisme considéré.
- Les études ont porté sur plusieurs aspects du métabolisme de ces composés inhabituels: digestion, absorption, accumulation dans les tissus, catabolisme, incorporation dans différentes membranes. — (Germain Brisson, Lipides et nutrition humaine: analyse des données récentes sur les corps gras alimentaires, 1982)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.