Que signifie "navire" ?

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  • (Navigation) Bateau qui sert à naviguer sur mer.
  • Dès le second jour de notre traversée, nous arrivâmes en vue des Orcades. […]. Dans ces parages se sont perdus des milliers de navires, au nombre desquels on compte les vaisseaux de l’Invincible Armada. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 28)
  • Le temps était calme et le navire dériva vers l’Équateur, sans que l’équipage se souciât de son sort. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 419 de l’édition de 1921)
  • Lui-même, à son dernier congé, en plaisantait devant moi, d’être un gradé de la marine qui, comme le petit navire de la chanson, n’avait ja-ja-jamais navigué. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, p.151)
  • Au-dessus de ma couchette est une boussole à carte renversée et, lorsque mon navire se gouverne lui-même et que je me repose, je n’ai qu’à ouvrir les yeux pour savoir la route qu’il suit. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, 1929)
  • […] le navire imperturbable cingle vers l’immensité polaire, se glisse parmi les icebergs fantastiques qui dérivent en tournoyant cauteleusement, évités de justesse, en vain menaçants. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
  • (Héraldique) Meuble représentant un bâtiment de fort tonnage dans les armoiries. Sa représentation est si variée que le blasonnement doit être exhaustif pour éviter les erreurs. Il faut préciser le nombre de mâts ou le type de navire auquel on fait référence. Si les voiles sont d’une couleur autre que le navire, on le dit habillé. S’il est représenté avec son agrès, il est dit équipé. Si des pavillons sont visibles en haut des mâts, on le dit flammé. S’il est posé sur une onde (mer, rivière…), on le dit flottant ou voguant. À rapprocher de bateau, drakkar, flobard, gabarot, galère, nef et vaisseau.
  • D’azur au navire contourné de trois mâts de sable, habillé d’hermine, flammé de gueules et voguant sur une mer d’argent, qui est de la commune d’Hennebont du Morbihan → voir illustration « armoiries avec un navire »
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Mots qui riment avec "ir"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "navire".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ir , irs , ire , ires , irre , irres , yr et yrs .

  • radoucir
    • Rendre plus doux.
    • La pluie a radouci le temps.
    • Le temps s’est bien radouci depuis peu.
    • (Métallurgie) Rendre un métal moins cassant.
    • (Sens figuré) Apaiser, rendre moins aigre, moins rude.
    • Radoucir quelqu’un.
    • On est parvenu à radoucir son humeur.
    • Son ton s’est bien radouci.
    • Il n’est plus si en colère, il commence à se radoucir.
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  • engourdir
    • Provoquer la paralysie ou rendre insensible le corps ou une partie du corps.
    • Le sommeil engourdit. — Il y a des venins, des plantes qui engourdissent.
    • (Par extension) Provoquer un état de passivité.
    • Nous étions non pas las, mais notre cerveau était engourdi à la suite de la terrible tension d'esprit au milieu de la tempête. Pour ma part, j'avais la tête lourde. — (Dieudonné Costes & Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
    • (Sens figuré) Diminuer l’activité physique ou intellectuelle.
    • Et, tournant à son tour les yeux vers la portière, il s'abîma dans une soudaine et muette rêverie. Le balancement de la voiture l'engourdissait. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • (Sens figuré) Atténuer un sentiment.
    • Elle contempla longtemps, comme pour engourdir sa peine, le patient manège des abeilles qui s'affairaient d'une fleur à l'autre. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
    • (Argot) Prendre de façon malhonnête, dérober.
    • Mais ces mecs-là n'auraient quand même pas la prétention d'engourdir le pognon de ma nièce, non ? — (Michel Audiard, Les Tontons flingueurs , film de Georges Lautner, 1963)
    • Quand elle avait douze ans, sa maman, une Argentine volage, a joué cassos avec un beau ténébreux, en engourdissant un rude pacsif de dollars à son cornard. — (San Antonio, Trempe ton pain dans la soupe , S-A 173 , Fleuve noir, 1999)
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  • déplaisir
    • Sentiment pénible que cause quelqu’un ou quelque chose.
    • Si je pensais que le souverain bien fût la joie, je ne douterais point qu'on ne dût tâcher de se rendre joyeux, à quelque prix que ce pût être, et j'approuverais la brutalité de ceux qui noient leurs déplaisirs dans le vin, ou les étourdissent avec du pétun. — (René Descartes, « Lettre à Élisabeth Egmond, du 6 octobre 1645 », dans Correspondance avec Élisabeth, Presses électroniques de France, 2013)
    • Don Louis -- Je ne me souviens plus déjà de tous les déplaisirs que vous m'avez donnés, et tout est effacé par les paroles que vous venez de me faire entendre. — (Molière, Don Juan, acte V scène I — cité par Littré)
    • Son déplaisir se manifestait par des phrases entrecoupées, en partie murmurées entre ses dents, en partie adressées aux domestiques qui se tenaient autour de lui, …. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Montès prit la bête farouche par la queue, et lui fit faire trois ou quatre tours de valse à son grand déplaisir et aux applaudissements frénétiques du peuple entier, ce qui donna le temps de relever le picador. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, 1840, édition Charpentier, 1859)
    • Comme le temps passait, je l’aperçus assise, les yeux vagues, triste comme elle savait l’être au moindre déplaisir. — (Philippe Sollers, Une curieuse solitude, Seuil, 1958, réédition Le Livre de Poche, page 26)
    • Des politiciens floridiens ont aussi exprimé leur déplaisir de voir l'État devenir une destination touristique antivirale. — (Émilie Dubreuil, Snowbirds vaccinés en Floride : « On va se faire haïr, mais on ne va pas mourir », radio-canada.ca, 22 janvier 2021)
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  • retenir
    • Garder par-devers soi ce qui est à un autre.
    • Retenir le bien d’autrui.
    • Pourquoi retient-il mes papiers ?
    • retenir les gages d’un domestique, le salaire d’un ouvrier.
    • Garder toujours, conserver ce que l’on a, ne point s’en défaire, ne point s’en dessaisir.
    • Auguste retint l’empire.
    • Ce prince retint toute son autorité jusqu’à la fin de sa vie.
    • En termes de Jurisprudence, "donner et retenir ne vaut" signifie qu'une donation n’est point valable, si on ne se dessaisit pas en effet de ce que l’on donne.
    • Se dit, dans ce sens, en parlant des habitudes, des qualités bonnes ou mauvaises que l’on n’a point perdues.
    • Retenir l’accent de son pays.
    • retenir ses vieilles habitudes.
    • Les bêtes féroces que l’on a apprivoisées retiennent toujours quelque chose de leur naturel.
    • Ce vase retient quelque chose de l’odeur du vin que l’on y avait mis.
    • Cet homme est bien corrigé, il n’a rien retenu de ses défauts. Il est vieux.
    • Se souvenir, garder en mémoire.
    • Puis il ajouta qu’il allait partir pour Paris afin de retrouver le musicien auquel il t’avait loué, et qui lui avait donné son adresse à Paris rue de Lourcine chez un autre musicien appelé Garofoli. J’ai bien retenu tous les noms, retiens-les toi-même. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
    • Les ivrognes, maintenant accoudés au comptoir, braillaient une chanson dont ils n’avaient retenu que quelques paroles. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Réserver.
    • Il a vendu tout son vin, hormis tant de pièces, qu’il a retenues pour sa table.
    • Il a affermé sa terre, mais il s’est retenu les bois et les vignes.
    • Il a donné son bien, mais il s’en est retenu, il en a retenu l’usufruit. Il est vieux.
    • Les juges ont retenu cette cause : ils s’en sont réservé la connaissance en décidant qu’elle leur appartenait.
    • Retenir une cause signifie aussi La conserver au rôle pour qu’elle soit jugée à son rang et sans délai.
    • Le président a refusé la remise qu’on lui demandait et a retenu la cause.
    • (Mathématiques) Réserver un chiffre pour le joindre aux chiffres de la colonne suivante.
    • Huit et neuf font dix-sept : je pose 7 et je retiens 1.
    • Prélever, déduire d’une somme.
    • Le greffier, les huissiers, les procureurs, vinrent chez lui en grand appareil lui rapporter ses quatre cents onces ; ils en retinrent seulement trois cent quatre-vingt-dix huit pour les frais de justice, et leurs valets demandèrent des honoraires. — (Voltaire, Zadig ou la Destinée, III. Le chien et le cheval, 1748)
    • Quand il voulut compter avec lui, Aristide chercha tant de chicanes, qu’il dut le laisser partir sans lui retenir un sou pour ses frais de nourriture et de logement. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
    • En me payant, il a retenu la somme qu’il m’avait prêtée.
    • Il a retenu tant pour les frais, pour les réparations, pour ses déboursés, pour ses peines.
    • retenir tant sur le paiement d’un coupon.
    • S’assurer par précaution une personne, une chose.
    • Retenir quelqu’un pour une partie de plaisir.
    • Je vous retiens à dîner pour dimanche prochain.
    • retenir un domestique.
    • retenir une chaise au sermon, une loge à l’Opéra, une place dans un train.
    • Cette place est retenue.
    • retenir un logement.
    • retenir une chambre dans un hôtel, une fenêtre sur une rue pour voir une cérémonie publique.
    • retenir une date.
    • Arrêter, maintenir, faire demeurer.
    • Après la consultation, le docteur C***, médecin de la préfecture, me fit l’honneur de me retenir à déjeuner chez lui, avec deux de mes confrères. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 132)
    • Son ventre retombait en plis grassouillets sur une taillole de flanelle grège retenant le pantalon. — (Jean Siccardi, La Chênaie de Seignerolle, Presses de la Cité, 2010, chapitre 17)
    • On l’a retenu plus longtemps qu’il ne pensait.
    • Je ne vous retiens pas.
    • Retenez-le à dîner.
    • retenir prisonnier.
    • Ce rhume l’a retenu quinze jours à la chambre.
    • Saisir, tenir, pour empêcher un accident, une chute, ou pour s’opposer à une mauvaise action.
    • En un tour de main, j'insérai une K7 vierge dans la caméra, attrapai mon voile noir et dévalai l'escalier, me retenant à la rampe tant mes jambes mollissaient. — (Anne-Isabelle Tollet, La mort n'est pas une solution: Asia Bibi condamnée à la pendaison pour blasphème, Éditions du Rocher, 2015)
    • Il serait tombé dans le précipice, si je ne l’eusse retenu.
    • Il allait le tuer, si je ne l’eusse retenu, si je ne lui eusse retenu le bras.
    • Arrêter, contenir, ne pas laisser aller.
    • La langue est dure, déformée et relevée à la pointe : c'est la « langue de bois » des paysans allemands. La mastication est difficile, la salive n’est plus retenue dans la bouche et l’animal dépérit considérablement. — (J. Cruzel & François Peuch, Traité pratique des maladies de l'espèce bovine, Éditions Asselin et Houzeau, 1892, page 104)
    • J’essayais, en contractant le gosier, d’absorber le moins possible d’eau et de résister à l’asphyxie en retenant le plus longtemps que je pouvais l’air dans mes poumons. Mais je ne pus tenir plus de quelques instants. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • On retient l’eau avec des écluses.
    • Il y a de certaines terres qui retiennent l’eau.
    • retenir son haleine, ses larmes, ses cris.
    • retenir une poutre, L’attacher avec un lien de fer pour l’empêcher de tomber.
    • (Absolument) Pour des chevaux de trait qui empêchent la voiture d’aller trop vite à une descente.
    • Il faut enrayer, car ces chevaux-là ne retiennent pas.
    • Ce cheval a les reins bons, il retient fort bien.
    • Réprimer ; modérer ; empêcher de s’emporter.
    • Pàtsa s'avance en traînant les pieds, prend la craie et commence, laborieusement, à tracer : « Il n'ai pas a l'école passe qu'il a la pécole. » Éclat de rire général dans la classe. Le maître a du mal à retenir un sourire. — (Robert Dagany, La Muette d'Arenc: Marseille 1950, Le Fioupélan éditions, 2011, chapitre 45)
    • Cette considération me retint.
    • Je ne sais ce qui me retient que je ne… Il allait le frapper, mais il s’est retenu.
    • Il n’est pas si emporté qu’il ne sache bien se retenir quand il le faut.
    • Je me suis retenu de lui répondre.
    • Mettre, imprimer, garder quelque chose dans sa mémoire.
    • Retenir par cœur.
    • Il n’a entendu ces vers qu’une fois et il les a retenus.
    • Il retient tout ce qu’il entend.
    • Je n’ai pas retenu son nom.
    • Je retiendrai cela toute ma vie.
    • Cette leçon se retient aisément.
    • (Absolument) En parlant de la génération des animaux et signifie concevoir.
    • On a mené cette vache au taureau, mais elle n’a pas retenu.
    • Les signes de la chaleur de la vache ne sont point équivoques, elle mugit alors très fréquemment et plus violemment que dans les autres temps, elle saute sur les vaches, sur les bœufs et même sur les taureaux, la vulve est gonflée et proéminente au dehors ; il faut profiter du temps de cette forte chaleur pour lui donner le taureau, si on laissait diminuer cette ardeur, la vache ne retiendrait pas aussi sûrement. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Histoire naturelle des animaux, in Œuvres, Bibliothèque de la Pléiade, 2007, page 580)
    • (Pronominal) S’arrêter avec effort.
    • Se retenir au milieu de sa course.
    • (Pronominal) (Absolument) Ne pas satisfaire un besoin naturel
    • (Pronominal) (Équitation) Pour un cheval, qui ne veut pas se porter librement en avant.
    • Jamais on n’a vu un cheval se retenir comme celui-là.
    • Tous les jeunes chevaux se retiennent.
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  • enchérir
    • Devenir plus cher.
    • Les blés ont fort enchéri, 'sont fort enchéris.
    • Toutes les marchandises enchérissent.
    • Mettre enchère sur quelqu’un.
    • Il a fait venir des gens pour enchérir.
    • (Sens figuré) Ajouter à ce qu’un autre a dit, a fait ou bien à ce que l’on a dit ou fait soi-même. — Note : Il se prend aussi bien en bonne qu’en mauvaise part.
    • Un tel nous avait traités magnifiquement, mais cet autre a bien enchéri sur lui.
    • Enchérir sur l’éloquence des anciens.
    • Il voulut enchérir sur les éloges qu’on leur avait déjà prodigués.
    • La mère, prompte à enchérir l'humble vérité, affirmait avoir entendu le crâne de l'enfant péter ni plus ni moins qu'une coque de noix sous le talon. — (René Boylesve, La leçon d’amour dans un parc, Calmann-Lévy, 1920, collection Le Livre de Poche, page 79)
    • (Sens figuré) — Ce mot enchérit sur tel autre, Il ajoute à l’idée que tel autre exprime.
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  • resservir
    • (Transitif) Servir (quelque chose) à nouveau.
    • Le Père resservit le punch. — (Jypé Carraud, Tim-Tim-Bois-Sec, éditions Payot et Rivages, 1996, collection Rivages/Mystère, page 108)
    • Le caviar, pourtant délectable, n'eut pas la vertu de dérider mon homme. J'eus beau lui en faire resservir et inviter le sommelier à ne jamais laisser les verres vides. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • (Intransitif) Servir à nouveau, être à nouveau utilisé.
    • Ne jette pas cet emballage, il pourra resservir.
    • (Pronominal) Reprendre (de la nourriture ou de la boisson).
    • Il se resservit des légumes, reposa son assiette, s’essuya la bouche d'un grand revers de serviette et se tourna vers le photographe tout en saisissant son verre. — (Didier Cornaille, Le vol de la buse)
    • La femme du couple usé buvait, et chaque fois qu’elle se resservait un verre, toute la salle éclatait de rire. — (Christine Angot, Les Désaxés, éditions Stock)
    • Elle se resservit et ne laissa rien dans son assiette. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 67)
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  • louchir
    • Devenir trouble, perdre sa transparence, en parlant d’un liquide.
    • Les boissons anisées louchissent quand on y ajoute de l'eau.
    • Fred, le petit recuit de soleil à moustache effilée, avala une gorgée de boisson bien louchie. — (John Amila, Sans attendre Godot, 1956, chapitre I)
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  • éblouir
    • Frapper la vue par un éclat très vif que les yeux ne peuvent soutenir.
    • …à 1 heure du matin, je pénétrais dans le port de Colon. Entre les deux jetées j'étais ébloui par de nombreuses lumières et j'évitais de justesse un vapeur qui sortait. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • (Absolument) — L’éclat des diamants éblouit. - La neige, la blancheur de la neige éblouit.
    • (Sens figuré) Toucher la vue par quelque chose de remarquable.
    • Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
    • (Sens figuré) Surprendre par quelque chose de vif, de brillant ou de spécieux.
    • Sur deux pages, la spécialiste internationale du jupon nous éblouit de son savoir encyclopédique et de son sabir savant. — (François-Xavier Ajavon, Comment se libérer de ce foutu... Libé !, sur RING : News, culture & société (www.surlering.com), le 27 mars 2010)
    • (Par extension) Fasciner ; séduire.
    • Je ne me laisse pas éblouir par les bobards : je suis pour les actes, moi, mon cher monsieur. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Les grandeurs l’ont ébloui.
    • Être ébloui de l’éclat des richesses, par les richesses.
    • Les promesses qu’on lui a faites l’ont ébloui.
    • Il est tout ébloui de sa fortune.
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  • embellir
    • (Transitif) Rendre plus beau.
    • Le maquignon de bas étage […] travaille les oreilles, souffle les salières, burine les dents, place une queue postiche, taille les sabots, mastique les seimes, donne un coup de pinceau, refait une jeunesse, farde, corrige, embellit ; […]. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
    • Et puis, je continuais à embellir ma maison : je remplissais des jardinières et j'exposais des potées de couleurs vives. Les lilas plantés par Sam étaient en fleur à présent et, l'un dans l'autre, la vie était belle. — (Kristan Higgins, Un grand amour peut en cacher un autre, traduit par Karine Xaragai, éditions Harper Collins & Mosaïc, 2014)
    • (Sens figuré) Rendre plus agréable.
    • Les lèvres douces pénétraient Raoul d’une langueur infinie. Toute la volupté et tout le désir embellissaient cette compassion dangereuse qui amollit la volonté des hommes. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
    • Il y a là une forme subtile de ce à quoi les militantes féministes ont donné le nom de « phallocratie », comme si le mâle avait acquis la créature qu'il exhibe dans une vente aux enchères et désirait qu'on le congratulât pour cette bonne affaire grâce à laquelle son existence va être tout embellie. — (Jean Dutourd, Portraits de femmes, éditions Flammarion, 1991, 2010)
    • (Intransitif) ou (Pronominal) (Réfléchi) Devenir plus beau.
    • Au milieu de ces études si attachantes, le champ du travail s'ouvrait, s’embellissait tous les jours devant moi. — (Jean Louis Armand de Quatrefages de Bréau, L’Archipel de Chausey, souvenirs d’un Naturaliste, Revue des Deux Mondes, tome 30, 1842)
    • (Par antiphrase) — En Chaouïa, dès 1904, Settat, puis Dar Ber-Rechid avaient été mis à sac par les tribus, et, depuis lors, l'insécurité n'avait fait que croître et embellir. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 157)
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  • rire
    • Marquer un sentiment de gaieté par un mouvement de la bouche accompagné souvent de bruit et par une expression correspondante des regards et des traits du visage.
    • La plus perdue de toutes les journées est celle où l’on n’a pas ri. — (Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort, Maximes et pensées, caractères et anecdotes)
    • Le bambin fuyait la chemise ou le bonnet de nuit avec lequel la marquise le menaçait parfois ; il gardait sa collerette brodée, riait à sa mère quand elle l’appelait, en s’apercevant qu’elle riait elle-même de cette rébellion enfantine […] — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Quand elle fut ivre, son ivresse la parcourait entière, suivait ses nerfs et leur donnait un rire qui la secouait et grinçait comme un ressort serré. Le monde était drôle, les porte-allumettes sur les tables, les becs de gaz, les consommateurs et les banquettes la regardaient avec un air qu’elle ne leur connaissait pas et qui la faisait gesticuler en riant à gros bouillons. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, page 178)
    • L’accueil ne variait point, Mme Bavoil le saluait par l’invariable formule : « voilà notre ami », tandis que le prêtre riait des yeux et lui pressait la main. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
    • Elle riait de toute sa voix sonore en luttant des bras et des jambes. Désarmée par son rire, elle se défendait à l’aveuglette. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre II)
    • « Vous riez donc toujours, Octavie ?– Oh ! disait-elle, je ris pour me faire rire. » — (Marcel Arland, Terre natale, 1938, réédition Le Livre de Poche, page 22)
    • Et il se mit à singer le papotage d’une Parisienne, et jusqu’à la mimique, avec tant de gaieté que Zaheira ne put s’empêcher de rire. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
    • UNE PAYSANNE. – Il faut que je sois contente mais pas trop. Si j’ai envie de rire, Je ris pas fort. Le malheur m'entendrait.UNE AUTRE PAYSANNE. – Je ris. J’oserais pas dire pourquoi. C'est si mesquin, ce qui fait rire. On ne sait même pas si on rit bien pour ce qu'on croit. On ne sait pas pourquoi on rit. On rit sans savoir. On rit peut-être parce qu'on ne sait pas. Si on savait : peut-être qu'on pleurerait. Y a bien quelqu'un qui sait. Par exemple, on sait bien pourquoi on pleure. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, pages 273-274)
    • (Familier) Se divertir ; se réjouir.
    • Les deux couples riaient, bavardaient, cueillaient des fleurs, se cajolaient et se mignotaient, luttaient et se roulaient sur l’herbe, et les jeunes filles fumèrent des cigarettes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 55 de l’édition de 1921)
    • Alice, dis-moi que tu ne vas pas épouser ce rabat-joie. Tu ne t’amuseras jamais avec un homme comme lui. Il ne te fera jamais rire. — (Amanda Bayle, Tout ce qui brille, éditions CyPLoG, 2017, chapitre 19)
    • Nous serons en joyeuse compagnie, nous rirons bien. Venez avec nous, nous rirons. C’est un bon garçon qui aime à rire.
    • Railler ; badiner ; ne pas parler ou ne pas agir sérieusement.
    • Soit nous choisissons une transcendance qui nous écrase et ne nous laisse d’autre attitude possible que la prosternation et la soumission, et là, on arrête de rire. Soit on affirme que la liberté humaine est à la hauteur de cette transcendance, on la regarde dans les yeux, et on rit. — (Abdennour Bidar, Pour une réforme de l’islam, Télérama no 3393, janvier 2015)
    • (Sens figuré) Être agréable, plaire, en parlant des choses.
    • La campagne rit sous le soleil. Tout me rit dans ce projet. Cela rit à l’imagination.
    • (Transitif) (indirect) (Rire de quelque chose ou de quelqu’un) Ne pas se soucier de quelque chose ; témoigner qu’on n’en tient pas de compte, qu’on ne s’en soucie pas ; s’en moquer.
    • […] : légère, étourdie, folle même, elle riait de tout, ne s’intéressait à rien ; confondait la tristesse avec l’humeur, et ne voyait dans une personne affligée qu’une personne ennuyeuse. — (Marie-Jeanne Riccoboni, Histoire d’Ernestine, 1762, édition Œuvres complètes de Mme Riccoboni, tome I, Foucault, 1818)
    • La musique enivre et règle le danseur, tandis que le curieux voit le mouvement seul et rit de ce pantin qui s’agite sans raison, car le curieux, lui, n’entend pas la musique. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre I)
    • Mais il ne faut pas rire de la choléraphobie. Mme de Boigne affirme que quelques personnes, entre autres la comtesse de Montesquiou-Fesenac, sont littéralement mortes de peur, sans aucune maladie. — (Ange-Pierre Leca, Et le choléra s'abattit sur Paris - 1832, Albin Michel, 1982, page 104)
    • (Transitif) (indirect) (Rire à quelqu’un) Être favorable.
    • L’occasion lui rit, la fortune lui rit.
    • (Pronominal) Se divertir.
    • Il a fait cela en se riant.
    • (Pronominal) Se moquer de quelqu’un.
    • Elle se rit de vous. Il se rit de vos vains projets.
    • (Pronominal) Ne pas tenir compte d’une chose, la mépriser.
    • Je me ris de ses menaces.
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  • revenir
    • Venir une autre fois, venir de nouveau.
    • L’avion revient vers nous, plane un moment sur nos têtes, glisse, remonte et, dans une dernière caracole, pique vers son hangar. — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, pages 203-204)
    • […] je craignais qu’en serrant son argent dans sa bourse il ne nous annonçât qu’il ne reviendrait pas le lendemain. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 39)
    • Ne revenez plus, monsieur, autrement vous tueriez aussi la mère, car la puissance de Dieu est infinie, mais la nature humaine a ses limites. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
    • Reparaître après avoir disparu, arriver, se présenter ou se faire sentir de nouveau.
    • […] je ne voulais pas me faire à l’idée que mon père fût mort, et que plus jamais il ne reviendrait. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Mon oncle)
    • Elle s’est éclipsée ; elle est revenue, tiède et savonneuse ; puis, toute fraîche, la figure rosissante, essuyant des gouttelettes d’eau. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • Le temps, la beauté, la jeunesse, le plaisir passe et ne revient plus.
    • Cette fête revient tous les ans.
    • Reparaître après une campagne, un raid, une guerre, en parlant de marins, de soldats.
    • Le sacro-saint règlement et l’esprit de corps furent ainsi respectés, mais Blosseville et son équipage ne revinrent jamais. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Croître de nouveau, qui repousser après avoir été coupé, arraché, etc.
    • Ces bois que l’on avait coupés reviennent bien.
    • Les plumes reviennent à cet oiseau.
    • Les premières dents de cet enfant sont tombées, il lui en revient d’autres.
    • (Sens figuré) Être répété, mentionné fréquemment.
    • Les auteurs grecs et latins reviennent souvent dans ses écrits.
    • Ce mot revient sans cesse sous sa plume.
    • (Sens figuré) Être dit, être rapporté.
    • Certains propos tenus sur sa conduite lui revinrent.
    • La même chose me revient de tous côtés.
    • (Impersonnel) — Il me revient que vous vous plaignez de moi.
    • (Impersonnel) — Je crains bien, madame, que M. Paul Vence ne vous ait fait à ce sujet beaucoup de mensonges absurdes. Il m’est revenu qu’il allait semant dans les salons que mon cordon est un cordon de sonnette […] — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 107)
    • Retourner au lieu d’où l’on était parti.
    • Ayant réquisitionné une bicyclette dans une boutique abandonnée, Bert l’enfourcha, et, maintenant en équilibre son chargement pharmaceutique, il revint à l’hôtel-hôpital. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 304 de l’édition de 1921)
    • Résignée, elle mit dans le cabas deux litres vides et s’en fut à l’auberge d’où elle revint bientôt avec le vin […] — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Après deux jours d’absence, nous revenions à Rockall ramenant une nuée de mouettes qui avaient quitté leur îlot pour nous accompagner […] — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • Là nous eûmes un guide, et c’était bien nécessaire, car les tranchées tournaient et revenaient de façon qu’on ne savait plus où était l’ennemi. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 125)
    • (Sens figuré) Réintégrer une organisation.
    • Revenir au giron de l’église.
    • Revenir à Dieu.
    • (Sens figuré) Redevenir favorable à quelqu’un, reprendre pour lui des sentiments d’amitié, de confiance.
    • La realpolitik, vouée aux gémonies dans les années 1920 et 1930, revint à la mode. — (Arnaud Blin, 1648, la paix de Westphalie ou la naissance de l’Europe politique moderne, Éditions Complexe, 2006, page 190)
    • Tous ses anciens amis lui revinrent.
    • L’opinion commence à lui revenir.
    • S’en ressouvenir.
    • Cela me revient dans l’esprit, à l’esprit, cela me revient en mémoire, dans la mémoire, à la mémoire.
    • Des souvenirs lui revenaient par bribes. Il se remémorait le bonheur qu’il avait découvert à marcher dans les champs ou à travers les bois. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • (Absolument) — Ce nom ne me revient pas.
    • Cet air me revient sans cesse, et je le chante sans cesse intérieurement.
    • (Mythologie) Faire un retour de l’au-delà.
    • Il revient des esprits, des esprits reviennent dans cet endroit.
    • Pour moi pauvre bavure,Ça n'aurait pas changé grand-chose, mais ça m'aurait fait faire plaisir,Sûr ça m'aurait pas fait revenir — (Jehan Jonas, maquette de Bavure, album posthume Bavure, 2010)
    • (Familier) Persister au goût ou à l’odeur, en parlant de certains aliments qui, lorsqu’on les a mangés, causent des renvois.
    • L’ail, l’échalote revient.
    • C'est vrai : si vous mettez trop d'oignon à la farce de la poule, eh bien votre poule, vous la digérez pas : elle revient. Vous savez, on disait : "Oh là là, j'ai mangé de la farce toute la nuit". Eh bien, c'est parce que vous avez mis trop d'oignon à la farce, c'est tout. Si vous n'y mettez pas autant d'oignon, votre farce, elle va pas vous revenir.— (Maïté Ordonez, "Poule farcie au jambon de Maïté", La Cuisine des mousquetaires, France 3, 28/04/1992.)
    • Recommencer à faire ou à dire les mêmes choses que l’on a faites ou dites précédemment.
    • Après un pareil refus, il n’y avait plus à y revenir.
    • C’est bon pour cette fois, mais n’y revenez pas.
    • En somme, il avait promis à Marie Papin de l’épouser. Car il l’avait dit. Il n’y avait pas à revenir là-dessus. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 118)
    • Reprendre le fil de son discours ou de son raisonnement, après une digression ou une interruption.
    • Revenons maintenant à notre sujet, c’est-à-dire aux enfants de Paris, et occupons-nous des convalescents. — (d’Haussonville, L’Enfance à Paris, 1879, Calmann-Lévy, page 145)
    • (Sens figuré) Reparler d’une affaire, d’une matière, la traiter de nouveau.
    • La décision est prise et actée ; nous n’allons pas revenir sans cesse sur cette affaire.
    • Se rétablir se remettre, être rétabli, être remis dans le même état où l’on était auparavant.
    • Revenir en son premier état.
    • Revenir au bon sens.
    • Revenir à la vie, à la santé.
    • (Par ellipse) Revenir à soi.
    • Elle se passa les doigts sur les paupières, les yeux reprirent une expression humaine comme si elle revenait d’une pâmoison. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Se rétablir d’une maladie, recouvrer sa santé.
    • Il est bien revenu de sa maladie.
    • (Absolument) — Il revient à vue d’œil.
    • (Sens figuré) Reprendre ses esprits.
    • Je ne reviens pas de ma surprise.
    • Revenez de votre étonnement.
    • L’amour est parfois une aventure dont certains n’en reviennent pas d’être revenus. — (Pierre Dac, Les Pensées, Éditions Saint-Germain-des Prés, 1972)
    • (Parfois) Reprendre le courage que l’on avait perdu.
    • Revenir d’une frayeur.
    • (Absolument) Reprendre ses esprits à la suite d'un profond étonnement.
    • Je n’en reviens pas !
    • (Sens figuré) Abandonner l’opinion dont en était, pour en adopter une autre.
    • Je reviens à l’avis d’un tel.
    • C’est un homme opiniâtre qui ne revient pas, qui ne revient jamais.
    • Je reviens à ma première idée.
    • Je reviendrai peut-être à mon ancien projet.
    • Se désabuser.
    • Revenir de ses erreurs, de ses opinions, des impressions qu’on a reçues.
    • Je suis bien revenu des doctrines libérales.
    • Depuis quelques mois, j’en suis revenu, de Jacques.
    • Se corriger, s’amender.
    • Revenir de ses débauches, de ses emportements, des égarements de sa jeunesse.
    • Changer de sentiments, d’opinion ; se dédire de ce qu’on avait promis.
    • Revenir sur ce qu’on avait dit, sur ce qu’on avait promis, sur ses engagements.
    • (Par extension) Modifier, en bien ou en mal, son opinion.
    • Oui, l’agonisant est plutôt esprit que matière ; voilà pourquoi, à l’heure suprême, les hommes les plus athées sont revenus aux croyances éternelles et aux vérités de révélation. — (Hubert Lauvergne, Les Forçats, J.-B. Baillière, 1841, édition Jérôme Millon, 1991, page 60)
    • (Familier) Se réconcilier, s’apaiser.
    • Quand on l’a fâché une fois, c’est pour toujours ; il ne revient jamais.
    • On n’a besoin que de lui parler raison, il revient aussitôt.
    • Résulter à l’avantage ou au désavantage de quelqu’un, être dévolu.
    • Le profit qui m’en revient est médiocre.
    • Il en reviendra un million à l’état.
    • Cette place lui revient de droit.
    • Il ne lui revient presque rien de la fortune de sa mère.
    • Que vous revient-il, que vous en revient-il de tourmenter de pauvres gens ?
    • Quel honneur, quelle gloire, quel avantage peut-il vous revenir de cette entreprise ?
    • Il ne vous en reviendra que des ennuis, de la honte.
    • Coûter. — Note : et alors il se joint à la préposition à.
    • Cette ferme, tout compté, tout calculé, me revient à tant. — Ces deux étoffes reviennent au même prix.
    • Avoir du rapport ; être conforme ou semblable ; équivaloir.
    • Si certains se targuèrent alors de rendre la chose plus « transparente » donc soi-disant plus saine, cela revenait tout de même à leur permettre de faire du renseignement législatif voire d'influencer nos élus. — (Séverine Tessier, Lutter contre la corruption: A la conquête d'un nouveau pouvoir citoyen, Éditions François Bourin, 2015)
    • Cela revient au même — Cela revient à dire que…
    • (Rare) (Familier) Plaire.
    • Son humeur me revient fort.
    • Ditvrai aussi me revient. C’est-à-dire que le gars lui-même ne me revient pas, mais son souvenir n’est pas près de me sortir de la tête. — (Léo Malet, Du rébecca rue des Rosiers, Robert Laffont, Paris, 1958)
    • La mère d’Ida, quand elle rentre, manifeste bien un peu de surprise de me trouver au chevet de sa fille, mais comme ma bobine semble lui revenir, ça se tasse. — (Léo Malet, Du rébecca rue des Rosiers, Robert Laffont, Paris, 1958)
    • Qu’est-ce que c’est, ce machin ? — C’est une tarte aux myrtilles ! Pourquoi, elle vous revient pas ?— (Alexandre Astier, Kaamelott, Livre I, épisode La Tarte aux myrtilles)
    • (Cuisine) Passer au feu, dans le beurre, dans la graisse, des mets, pour les préparer en vue de la cuisson.
    • Faire revenir de la viande, des légumes.
    • Les aliments mal revenus font les repas mal partis. — (Pierre Dac, Essais, maximes et conférences)
    • (Impersonnel) Incomber.
    • Il revient à chaque bureau de cabinet de se doter d’un outil de suivi lui permettant de s’assurer du respect des délais mentionnés dans la présente fiche et d’alerter en temps utile les intervenants à l’origine de retards. — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
    • C'est à cette dernière qu’était revenu l’honneur de présider la cérémonie du baptême. On me déposa sur ses genoux. — (Neyla Ayssi, Les barbelés ne sont pas toujours le long des murs, Éditions du Panthéon, 2019, chapitre 1)
    • (Sports hippiques) Rendre la distance.
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  • rondir
    • Prendre une forme ronde.
    • Nous suivîmes la côte environ à trois lieues d’éloignement ; elle rondissait insensiblement. — (Bougainville, Voir t. II, page 919)
    • Tailler l’ardoise.
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  • requérir
    • Demander, exiger.
    • Cela requiert votre présence.
    • La nécessité requérait que…
    • Une pétition d’universitaires sur change.org, reprochant à la Chine de vouloir « exporter sa censure », a recueilli plus de 1 millier de signatures en quelques jours, principalement d’Asie - parfois de Chine, ce qui requiert un vrai courage-, mais aussi des États-Unis et d’Europe. — (Laurent Bigorne, Chine-Occident, la nouvelle guerre du savoir, Le Point n° 2347, 31 août 2017)
    • Prier, demander quelqu’un.
    • Qui est-ce qui vous a requis?
    • C’est lui qui m’en a requis.
    • Il en a été requis.
    • Il en dépêcha deux à la ville pour requérir les gendarmes. — (Comtesse de Ségur, L’Auberge de l’Ange-Gardien, 1888)
    • Sommer, demander de.
    • Un serrurier fut requis, et on monta au premier étage. Après quelques difficultés, le pêne joua dans la serrure ; mais la porte me s'ouvrit pas. — Fermée en dedans, dit l'inspecteur, bien ! — (Adolphe Belot & Jules Dautin, Le Parricide, tome 1, 2e éd., Paris : chez E. Dentu, 1873, p. 3)
    • Je vous prie et, au besoin, vous requiers de faire telle chose.
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  • retire
    • Première personne du singulier du présent de l’indicatif de retirer.
    • Je retire bien les aiguilles sans décontourner préalablement le fil avec lequel ont été faits, tant dans le sens horizontal que dans le sens vertical, les huit de chiffre dont les anneaux en embrassent les bouts ; mais aussitôt qu’elles sont retirées, j’enlève toute la masse du fil. — (Philippe-J. Roux, Quarante années de pratique chirurgicale, 1854, tome premier, page 197)
    • Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de retirer.
    • Et quand j’ai posé les doigts sur les barres de métal un contact tiède et mou, plus proche du plastique que du fer, m’a étonné plus encore : j’ai tâté, forcé un peu, et réalisé que ce morceau que je touchais, là, juste à mon niveau, mais aussi en levant la tête toute la structure du pied, et à coup sûr la tour entière, était en réalité en clipo, oui en clipo, en clipo gris foncé, en millions de morceaux identiques de clipo, de petite taille, ceux des jouets pour enfants, qu’il suffisait de décliper puis de recliper, alors j’ai déclipé, un morceau puis l’autre, puis bientôt dix, vingt, cinquante, trop peu encore pour déséquilibrer cette zone-ci du pied, ni même me faire voir par un gardien ou un touriste délateur, mais assez pour ressentir au bout des doigts le plaisir incomparable de décliper, de désimbriquer, de déloger, même geste cent fois répété comme on casse des crackers ou retire des boulons, et assez pour que mes doigts sachent, pour que mon corps entier sache que tous les monuments de ma ville étaient en clipo, mitraillés l’année durant par des armadas de touristes mais n’en attendant pas moins, placides comme l’est désormais la modernité révolue, que je vienne enfin les décliper, les déloger, les désimbriquer, l’un après l’autre jusqu’au dernier, et qu’on demande alors à tous les morpions des écoles élémentaires de la ville de consacrer l’année prochaine à reconstruire la ville clipo, tous ensemble, de préférence en un peu plus fantaisiste. — (François Cusset, Les jours et les jours, 2015)
    • Première personne du singulier du présent du subjonctif de retirer.
    • Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de retirer.
    • Mais… mais…, monsieur Dupré, je n’ai pas envie qu’on bolchévise mon pays, qu’on nous retire nos enfants ! — (Pierre Lemaitre, Couleurs de l’incendie, éditions Albin Michel, 2018, chapitre 30)
    • Deuxième personne du singulier de l’impératif présent de retirer.
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  • déconfire
    • (Vieilli) Défaire entièrement dans une bataille.
    • Car enfin, M. Drumont entrait en héros dans Babylone, après avoir déconfit toutes les nations sémitiques, et les admirateurs de ce conquérant reniflaient sur lui la poussière du saint roi Midas. — (Léon Bloy, Le Salut par les Juifs , Joseph Victorion et Cie, 1906)
    • (Sens figuré) Réduire à ne plus savoir que dire et quelle contenance tenir.
    • Ce discours l’embarrassa, il fut tout déconfit.
    • Un air déconfit.
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  • ressouvenir
    • Se remémorer.
    • (Menace) Je m’en ressouviendrai quelque jour, je m’en vengerai. Vous vous en ressouviendrez tôt ou tard, vous en serez puni.
    • Nous gagnâmes enfin la rade de Rio-Janéiro, et nous envoyâmes demander au vice-roi la permission d'y entrer: cette précaution est nécessaire à tous les vaisseaux étrangers qui veulent y relâcher. Ces gens-ci se ressouvenir de Duguai-Trouin. — (Lettre d'Évariste Parny à son frère - septembre 1773)
    • – Le malheur c’est que j’ai grandi, depuis… se dit il en se ressouvenant de la brillante époque, non lointaine, où le marquis de Gesvres, son dernier oncle, l’emmenait tout fringant chez ses fournisseurs. — (André Gide, Les Caves du Vatican, 1914)
    • Son galeriste avait l’air de peiner, agitait les bras de manière désordonnée, et fugitivement Jed eut envie de venir à son secours, avant de se ressouvenir de ce qu’il savait depuis toujours, et que Marylin lui avait carrément redit quelques jours plus tôt : il n’était jamais meilleur que dans le silence. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 192-193)
    • Se souvenir.
    • Ressouvenez-vous que celui qui vous parle est le fils de votre meilleur ami.
    • (Intransitif) (Impersonnel) Se remémorer.
    • Vous en ressouvient-il ? À présent il m’en ressouvient.
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  • avertir
    • Informer quelqu’un de quelque chose, prévenir quelqu'un.
    • Oui, c’était son devoir de les avertir ; il fallait qu’il le fît, qu’il le fît avec force, qu’il le fît avec éclat, qu’il le clamât en pleine chaire, un beau dimanche, car cela devenait scandaleux à la fin ! — (Louis Pergaud, Le Sermon difficile, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Nous venions de repartir et de regagner un peu d’altitude, quand on vint m’avertir qu’une chaîne de montagnes était signalée dans notre ouaiche. Je me rendis immédiatement au poste de cartographie, dans la tourelle arrière. — (L’Esprit nouveau, no 7 à 9, 1968, page 795)
    • Avertir par une lettre, par un cri, par un signal, par un geste, etc.
    • (Équitation) Exciter un cheval au moyen de quelques aides lorsqu’il se néglige dans son exercice.
    • L’aide des gras de jambes, qui se fait en les approchant délicatement du ventre, est pour avertir le cheval qui n’a point répondu à l’aide des jarrets, que l’éperon n’est pas loin , s’il n'est point sensible à leur mouvement. — (M. de la Guérinière, Aides du cavalier, dans le Journal des haras, chasses, et courses de chevaux, édition belge, volume 5, Bruxelles, 1837, page 115)
    • (Sport) Donner un avertissement, symbolisé généralement par un carton jaune, à la suite d'une faute ou d'un comportement déplacé.
    • Afin de lutter contre le jeu dur, il dispose depuis 1970 de cartons jaunes et rouges qui lui permettent d’avertir puis de renvoyer le joueur fautif et/ou récidiviste. — (Benoît Heimermann, ‎Alain Constant & ‎Thierry Hubac, L’ABCdaire du football, Flammarion, 1998, page 32)
    • Cette dernière locution, qui désignait déjà au XVIIe siècle un joueur de cartes gagnant, s'utilise également à propos d'un arbitre trop prompt à avertir les joueurs. — (Baptiste Blanchet & ‎Jean-Damien Lesay, Le Dico du parler sport, Fetjaine, 2012, § : Avoir la main chaude)
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  • déguerpir
    • (Transitif) (Ancien droit administratif) Abandonner la possession (d'un bien, d'une maison, etc.)[1].
    • Déguerpir une rente, une dette, un immeuble, etc.
    • Sortir, se retirer hâtivement et malgré soi ; fuir.
    • Il eut peur de revoir le comte, et retrouva l'usage de ses jambes pour déguerpir et gagner l'escalier. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • A leur pied, une fosse est ouverte, à moitié pleine ; sur le bord oscille un cadavre qu'étaient en train d'y jeter les ensevelisseurs déguerpis. — (Marguerite Baulu, La Bataille de l'Yser, Paris, Perrin & Cie, 1918, p.355)
    • En lui-même, il souhaitait que Feempje déguerpît, car les colères brusques du Hollandais le faisait trembler pour ses vitres. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 39)
    • Mais alors que l’un d’entre eux, titubant, est emmené vers la sortie, l’homme au jogging rayé de jaune fait irruption pour le frapper, avant de déguerpir. Quelques secondes plus tard, sa victime s’effondre à terre. — (Eric Zemmour à Villepinte : ce que les images montrent des violences à son meeting, William Audureau, Arthur Carpentier et Adrien Sénécat → lire en ligne)
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  • cotir
    • Abîmer (un fruit) par un choc.
    • (Sens figuré) Abimé dans sa chair.
    • Des femmes noires et coties, leurs jupes sentent le beurre oublié dans le garde-manger, rien à voir avec les mamies sucrées du livre de lectures, surmontées d’un chignon neigeux et qui moumoutent leurs petits-enfants en leur racontant des histoires de fées, des aïeules ça s’appelle. — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 325)
    • Frapper, froisser.
    • Ils avaient l’air calme et placide de deux citoyens d’outre-Manche qui vont se casser une dent ou se cotir les zigomas. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 45)
    • S’ils croient que j’vas aller dans leur clos cotir la tête des crapauds pour dix francs par jour. — (Roger Vercel, En dérive, Albin Michel, 1931, page 90)
    • Lécheur se réveilla, courbatu, les fesses coties par le carrelage du couloir. — (Jean-Louis Bory, Mon village à l’heure allemande, Flammarion, 1945, page 74)
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  • maudire
    • Lancer des imprécations contre quelqu’un pour qu’il lui arrive du mal.
    • Le christianisme défend de maudire ses persécuteurs. - Il maudit tous les jours ceux qui lui ont donné de mauvais conseils.
    • Il a alors compris la source de son malheur, il avait été maudit pour avoir volé le bien d’autrui. — (Nesrine Choucri, « Le pêcheur », Le progrès égyptien, 14 juin 2018)
    • Réprouver.
    • Je maudissais ces pauvres riches qui, dégoûtés de notre belle France, vont acheter à prix d’or le droit de dédaigner leur patrie […] — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Si une chose frappe particulièrement, ces années-ci, lorsqu’on voit se déployer la frange radicale de ceux qui se croient en insurrection contre un Système qu’ils peinent à définir mais qu’ils ne cessent de maudire, c’est la conviction profonde que l’Histoire mettrait en scène un affrontement irréductible entre des forces obscures, agissantes, maléfiques et, de l’autre côté, une résistance composée de guerriers héroïques, déchiffrant à travers l’actualité les signes invisibles aux autres de cette lutte sans merci. — (Mathieu Bock-Côté, Couvre-feu: je réponds à vos questions!, Le Journal de Québec, 10 janvier 2021)
    • Détester une chose, exprimer l’horreur qu’on en a.
    • Haï, Épicure le fut et le sera parce qu’il est un des héros de l’humanité. […] Et si, à sa suite, l’ensemble de l’épicurisme fut maudit, et calomnié comme libertinage dévergondé, c’est parce qu’il guérit de la peur dont tout pouvoir, religieux ou politique, a besoin ! — (Robert Redeker, Les Épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, pp. 72-73)
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  • allégir
    • (Charpenterie, Menuiserie) Diminuer dans toutes les dimensions le volume d'un corps.
    • Allégir une poutre.
    • Afin dʼépouser le rythme imposé par les fenêtres, il choisit de les allégir dʼun double registre dʼarcades jumelées suivant le même canevas. — (Celles, Liege (Province) Saint-Hadelin (Church), Luc Francis Genicot, Les églises romanes du pays mosan, témoignage sur un passé: Numéro 1, 1970)
    • (Philosophie) Alléger sans diminution de substance. L'allégie de l'être — (Le dictionnaire Martin Heidegger, article Existence p 467, Cerf, 2013)
    • (Équitation) Rendre un cheval plus léger à l’avant ou à l’arrière grâce la position du corps du cavalier.
    • (Acadie) (Régionalisme) Variante de alléger.
    • Est-ce que le bonheur nous allégirait ? me dit Agathe. — (Honoré de Balzac, Le Père Goriot, 1835)
    • Comme je revenais en croupe derrière mon père, sur une autre jument que nous avions achetée à la foire, nous fîmes rencontre, en un chemin creux, d’un homme entre les deux âges qui conduisait une petite charrette, très-chargée de mobilier, laquelle, n’étant traînée que d’un âne, restait embourbée et ne pouvait faire un pas de plus. L’homme était en train d’allégir le poids, en posant sur le chemin une partie de son chargement, ce que voyant mon père : — Descends, me dit-il, et secourons le prochain dans l’embarras. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, pages 13-14)
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  • ressurgir
    • Surgir une autre fois, de nouveau.
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  • intervertir
    • Renverser en dérangeant l’ordre.
    • Pour qu’Uthacalthing pût parvenir à ses fins – jouer aux envahisseurs un mauvais tour de son cru – il lui faudrait effacer quelques mégafichiers spécifiques et en intervertir quelques autres, un acte que seul le chaos actuel permettrait d’accomplir de façon discrète. — (David Brin, La Guerre de l’Élévation: Élévation, Tome 3, 1987)
    • Intervertir l’ordre des facteurs dans une multiplication.
    • Intervertir l’arrangement des mots d’une phrase.
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  • gémir
    • Exprimer sa souffrance d’une voix plaintive et non articulée.
    • Je l’entendis gémir toute la nuit.
    • Il se drapa en vitesse dans son hermine et ouvrit la porte à la volée, ignorant la plainte gémie par son épouse —ah, les femmes ! — (Dave Duncan, Sous une autre lune, 2012)
    • (Sens figuré) Se plaindre sous l’excitation de la tyrannie, de l’injustice, du malheur, etc.
    • Gémir sous le joug.
    • Gémir dans l’oppression, dans l’esclavage, dans les fers.
    • La nation avait longtemps gémi sous le poids des impôts.
    • Gémir sous le poids des afflictions.
    • Il gémissait de voir triompher l’injustice.
    • Pousser un cri languissant et plaintif, en parlant de certains oiseaux.
    • La colombe, la tourterelle gémissent.
    • (Sens figuré) (Poétique) Faire entendre quelque bruit, quelque murmure, en parlant de choses inanimées.
    • Le vent gémit dans les forêts.
    • (En particulier) Se dit des choses qui s’affaissent bruyamment sous le poids, sous la pression d’une autre, ou que l’on suppose ne pouvoir la soutenir qu’avec effort.
    • […] dans la nuit, les pauvres arbres, sous l’effort du vent plus colère, gémissent et craquent. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
    • Il fait gémir les coussins, les coussins gémissent sous le poids de son corps. — La terre gémit sous ses pas.
    • (Sens figuré) Par plaisanterie, Faire gémir la presse : Faire beaucoup imprimer. Se dit surtout des écrivains qui sont plus remarquables par leur fécondité que par leur talent.
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.