Dictionnaire des rimes
Les rimes en : motivation
Que signifie "motivation" ?
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- Désir ou volonté spontanés.
- La motivation qui pousse à se tuer et donc à tuer ses propres divinités est plus grave, karmiquement, que la motivation qui conduit à tuer une autre personne ([…]) — (Louis-Vincent Thomas, Mélanges thanatiques: deux essais pour une anthropologie de la transversalité, L'Harmattan, 1993, p. 193)
- Le diagnostic différentiel de l’apathie et de la dépression reste un véritable défi lancé au clinicien, certains symptômes étant communs, le manque de motivation en particulier. Les bases neuro-biologiques de la motivation impliquent le système dopaminergique avec ses projections sur le cortex, le noyau accumbens et l’amygdale, et la maladie de Parkinson reste bien sûr un modèle pour étudier l’apathie. — (Psychopathologie et neurosciences: Questions actuelles de neurosciences cognitives et affectives, sous la direction de Salvatore Campanella et Emmanuel Streel, De Boeck Supérieur, 2008, p. 247)
- La motivation, ça se commande pas; ça s'entretient. Comme la forme. — (Philippe Delaroche, Caïn et Abel avaient un frère, Éditions de l'Olivier / Le Seuil, 2000, p. 344)
- Justification fournissant un motif.
- Cette décision nécessite une motivation.
- (Linguistique) Relation, lien entre un signe et la réalité qu'il désigne, entre le signifiant et le signifié.
- Dans la dérivation, il y a toujours motivation (…). Enfin, l'attraction paronymique (par exemple, forcené, anciennement fors sené « hors de sens », rattaché à force) est fondée sur une fausse motivation. — (Ling.1972)
Mots qui riment avec "on"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "motivation".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : on , ons , ont , onts , ond , onds , omb , ombs , noms et nom .
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accouons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe accouer.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe accouer.
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sortons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de sortir.
- Nous sortons du cas où l’article défini reste au substantif désapposé, avec ce texte-ci : « lorsque vous étiez à Mouffetard (1)… (1) Caserne d’infanterie située dans la rue qui porte ce nom », Mémoires d’un Forçat, 1829, t. II, p. 155. — (Le Français moderne, 1950, volumes 18 à 19, page 262)
- Première personne du pluriel de l’impératif de sortir.
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possession
?- (Droit de propriété) Jouissance, faculté actuelle de disposer ou de jouir d’un bien.
- La possession et l’exploitation du sol par indivis, rationnelle, juste, féconde, nécessaire même, tant que la société exploitante n’excède pas les limites d’une proche parenté, - père, mère, aïeul et aïeule, enfants, beaux-fils et belles-filles, domestiques, oncles et tantes ; - est aussi solide que la famille même. — (Pierre-Joseph Proudhon, Théorie de la propriété, 1866)
- Au moment où il se présenta, Alice, qui l’avait vu venir, entrait aussi dans la salle, où son père et ses trois assidus discutaient à grand fracas sur le parti qu’il y avait à prendre pour rentrer en possession du diamant volé. — (Jules Verne, L’Étoile du sud, 1884)
- Mais quand l’Église, profitant de l’effondrement de la puissance romaine et du désarroi provoqué à travers les Gaules par les invasions barbares, s’installa dans le pays sans que nul n’y prît garde, son premier soin fut de s’assurer de la possession des terres. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (Grammaire) Rapport possessif ou analogue à la possession, exprimé par les adjectifs possessifs comme ma, les pronoms possessifs comme le mien, les adpositions comme de, les verbes comme avoir, etc.
- (Au pluriel) Terres possédées par un État ou par un particulier.
- Dans ce but il demanda à la régence d’Ensisheim communication de l’engagement pris par les parties guerroyantes de respecter les possessions autrichiennes, ainsi que les villes impériales. — (J. Gyss, Histoire de la Ville D'Obernai, tome 1, Strasbourg : chez Salomon, 1866, page 380)
- Probablement dans un temps assez rapproché, la Russie cédera ses possessions américaines au gouvernement des Etats-Unis. — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, 1873)
- (Absolument) (En particulier) Jouissance de certains plaisirs, de certaines choses qu’on a recherchées avec ardeur.
- La musique […] emplit tout d’une caresse nostalgique. Ici sur un tressautement appliqué de java, là, sur la houle passionnée et la lente possession de danses moins animales. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16 & 17)
- La possession diminue ordinairement le prix des choses qu’on a le plus désirées. La possession n’a fait qu’augmenter son amour.
- (Théologie chrétienne) État d’un homme qu’on dit possédé par le démon.
- La possession diffère de l’obsession en ce que, dans la possession, le démon est censé agir au-dedans, et que, dans l’obsession, il est censé agir au-dehors.
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accourront
?- Troisième personne du pluriel du futur de accourir.
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adoniserions
?- Première personne du pluriel du conditionnel présent du verbe adoniser.
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session
?- Temps pendant lequel un corps délibérant est assemblé.
- Session ordinaire, extraordinaire.
- La session des deux chambres.
- L’ouverture, la clôture de la session.
- La session d’un conseil général de département, d’un conseil municipal.
- On a jugé vingt causes à la dernière session de la Cour d’assises.
- Une des périodes durant lesquelles se tiennent les examens, auditions, entretiens ou sélections auxquels un élève ou étudiant est convoqué, en vue de l’obtention d’un diplôme ou d’un certificat sanctionnant sa formation, ou pour l’admission d’un candidat à un concours, et qui se concluent par la délibération d’un jury réuni dans la même période.
- J’ai eu mon baccalauréat lors de la session de septembre.
- Les sessions d’admission aux concours d’entrée à la fonction publique sont organisées deux fois par an.
- Séance d’un concile.
- La première session.
- La seconde session.
- (Par extension) Article qui renferme les décisions publiées dans la séance du concile.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Québec) (Université) Semestre.
- (Musique) Séance d'enregistrement.
- En cinq ans et sept sessions (les trois premières réparties sur deux mois seulement), Monk va enregistrer en effet pour Alfred et Lorraine Lion trente-trois morceaux qui paraissent à l’époque sous la forme de quinze 78 tours et trois recueils sur disques de 25 cm. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, pages 104-105)
- (Informatique) Séquence ordonnée des interactions entre un utilisateur et une application sur un ordinateur (ou un service sur un serveur dans un réseau).
- La session commence généralement par l’identification de l’utilisateur et le chargement de son profil personnel (que soit l’utilisateur lui-même, soit l’administrateur de l’application peut éventuellement modifier et sauvegarder durant sa propre session afin qu’il puisse être restauré lors des sessions ultérieures) ou par l’initialisation d’un profil par défaut ; elle prend généralement fin lors de la déconnexion de l’utilisateur (soit à sa demande, soit par suite de la rupture de la liaison de communication utilisée) ou à l’issue de l’expiration d’un délai maximum d’inactivité.
- Une session utilisateur peut enregistrer temporairement des données persistantes entre les différentes étapes de la session et un même utilisateur (ou plusieurs utilisateurs distincts) peut parfois initier plusieurs sessions simultanées permettant à l’utilisateur et à l’application d’effectuer leurs échanges selon des scénarios distincts.
- Si différentes sessions peuvent interagir entre elles en s’échangeant des données, un processus transactionnel du serveur se charger de coordonner les différentes requêtes et de gérer les éventuels conflits et éventuellement proposer aux utilisateurs différentes solutions pour les régler (selon l’état, les contraintes et les priorités propres à chaque session ou selon les droits associés aux profils des utilisateurs), soit en annulant les modifications conflictuelles sur les données partagées effectuées par certaines sessions, soit en tentant une nouvelle validation (après confirmation éventuelle par l’utilisateur) sur les données modifiées par les autres sessions simultanées et dont les actions n’ont pas été annulées, afin de maintenir la cohérence des données stockées et partagées pour chaque application par le serveur.
- Dans des applications plus complexes, plusieurs serveurs (ou plusieurs services distincts sur le même ordinateur ou serveur) peuvent participer à la même application utilisateur, chacun étant chargé de maintenir et une partie des données éventuellement partagées pour des applications utilisateur différentes ; ces applications et services doivent alors eux-mêmes se coordonner au moyen de sessions internes qui peuvent être ouvertes et fermées, soit automatiquement avec la session principale de l’utilisateur, soit à la demande en fonction des besoins, soit de façon quasi permanente par l’application principale qui utilise sa propre coordination interne (pour l’accès non concurrent par les sessions utilisateur aux sessions internes partagées vers les services utilisés, notamment lorsque ces derniers sont eux-mêmes dépourvus de fonctions de gestion et de coordination et de sessions simultanées).
- Dans ce cas, une session initiée par l’utilisateur sur un serveur d’accès rassemble dans son profil les états de plusieurs sessions parallèles initiées par les applications et services entre eux, au nom de l’utilisateur. Parfois, un moniteur transactionnel (indépendant des applications utilisateur et services) permet alors de coordonner les différentes sessions concurrentes pouvant exister entre les différents services, applications, et utilisateurs du système.
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correspond
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de correspondre.
- Au-delà de ce domaine de tension, le nombre d’impulsions recommence à croître, mais cela correspond à des impulsions parasites dont nous étudierons la cause dans le paragraphe suivant, consacré au compteur de Geiger. — (Jacques Franeau, Physique, 1963)
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vocation
?- (Religion) Mouvement intérieur ressenti comme un appel de Dieu à se consacrer à son service.
- De là vint l’usage, pour les matrones et les jeunes filles nobles, de prendre le voile et de se réfugier dans les couvents, non pas parce qu’elles y étaient appelées par la vocation, mais seulement pour préserver leur honneur de la méchanceté sans frein de l’homme. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Inclination que l’on ressent pour un état.
- Charles résolut de hasarder sur le tapis rouge de la Guerre son audace provençale qu’il prit, à l’exemple de tant d’autres, pour une vocation. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- La vraie marque d'une vocation est l'impossibilité d'y forfaire, c'est-à-dire de réussir à autre chose que ce pour quoi l'on a été créé. L'homme qui a une vocation sacrifie tout involontairement à sa maîtresse œuvre. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 52.)
- La nostalgie d'une vocation est elle-même une vocation. — (Julien Green, Journal, 10 décembre 1961)
- Le statut d’entrepreneur individuel spécialisé dans la chnouf semble en contradiction avec une vocation de pédagogue se destinant à enseigner les valeurs du sport. À moins de se spécialiser dans le cyclisme. — (Bourse d'études, dans Marianne (magazine), n°772 du 11 février 2012, page 43)
- Disposition, talent.
- De ces leçons, de ces efforts, il en était résulté ce phénomène, assez ordinaire chez les natures poussées par la vocation, que, sans le savoir, Modeste composait, comme on peut composer sans connaître l’harmonie, des cantilènes purement mélodiques. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- M. Tom Smallways était fruitier de son état et jardinier par vocation, et Jessica, sa modeste épouse, vaquait aux soins de la boutique. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 6 de l’édition de 1921)
- Fonction supérieure que l'on croit devoir remplir pour des raisons morales ou transcendantes.
- La vocation de l’homme est d’être utile à ses semblables.
- Il remplit sa vocation en soulageant les infortunés.
- But, utilité, fonction, raison d'être.
- [...] les deux types de société qui s'affrontent depuis la victoire, à la fin des années 1920, de la révolution bolchevique en Russie, exaltent le travail en oubliant que les machines n'ont d'autre vocation que de nous en délivrer. — (Virgil Tanase, Saint-Exupéry, Gallimard, « folio - biographies », 2013, page 193)
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accroupissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent de accroupir.
- Première personne du pluriel de l’impératif de accroupir.
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adultération
?- Action d’adultérer.
- Aujourd’hui, cette frelaterie des produits, cette adultération criminelle a gagné le commerce intérieur et le commerce des choses les plus nécessaires à la vie. — (Honoré de Balzac, Portraits et critique littéraire : La Chine et les Chinois, IV, 1842, in Œuvres complètes, tome XXII, Calmann Lévy, Paris, 1879, p. 354)
- Le mouillage est une véritable adultération du lait, car non seulement il diminue ses qualités nutritives, mais il introduit directement dans un aliment populaire les germes morbides que peuvent contenir les eaux de toute provenance employées par les falsificateurs. — (Laboratoire municipal de Paris : « Falsification du lait », dans Cosmos : revue des sciences et de leurs applications, Paris , nouvelle série : n° 13, 34e année, 27 avril 1885, p. 367)
- Actuellement, il n’existe aucun moyen absolu de déterminer quantitativement l’adultération. — (Association laitière française, Revue laitière française : nos 217 à 227, 1965)
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religion
?- Système de représentation du monde et de croyances fondé sur la foi, et consolidé par l’accomplissement de rites dans le cadre d’un culte rendu à une ou plusieurs puissances, souvent célestes.
- Et que se peut refuser la faiblesse humaine, pendant que le monde lui accorde tout ? N’est-ce pas là qu’on apprend à faire servir à l’ambition, à la grandeur, à la politique, et la vertu, et la religion, et le nom de Dieu ? — (Bossuet, Oraison funèbre d’Henriette d’Angleterre, 1670)
- La femme de l’orateur ayant mis la tête à la fenêtre, et avisant un homme qui doutait que le pape fût antéchrist, lui répandit sur le chef un plein… O ciel ! à quel excès se porte le zèle de la religion dans les dames ! — (Voltaire, Candide, ch. 3, 1759)
- L’aumônier répondit : Que sa religion, son état, les bonnes mœurs et l’honnêteté ne lui permettaient pas d’accepter ces offres.Orou répliqua : — Je ne sais ce que c’est que la chose que tu appelles religion ; mais je ne puis qu’en penser mal, puisqu’elle t’empêche de goûter un plaisir innocent, auquel nature, la souveraine maîtresse, nous invite tous ; de donner l’existence à un de tes semblables ; de rendre un service que le père, la mère et les enfants te demandent ; de t’acquitter avec un hôte qui t’a fait un bon accueil, et d’enrichir une nation, en l’accroissant d’un sujet de plus. — (Diderot, Supplément au voyage de Bougainville, 1796)
- Son enfance s’était passée calme et décolorée dans les pratiques religieuses ou plutôt superstitieuses qui, au Mexique, forment le fond de la religion. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Je crois confusément à beaucoup de choses ; par dessus tout, à l’existence de Dieu, sinon aux dogmes de la religion […] — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Les ouvriers n’ont même pas complètement tort lorsqu’ils regardent la religion comme un luxe bourgeois, parce qu’en effet la religion n’a pas de ressources pour faire perfectionner les machines et pour donner des moyens de travailler plus rapidement. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VII, La Morale des producteurs, 1908, page 363)
- Toutes les religions et toutes les morales ont tendu à jeter un voile sur la gesticulation fornicatoire qui est, cependant, à la base de la vie […] — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 118)
- La Gaule était restée longtemps en dehors de cette christianisation. Pendant près de deux siècles, le paganisme résista aux entreprises de la nouvelle religion. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- […] et c’est seulement après 1967 que le philosophe laïque syrien Sadiq Jalal al-Azm refusa hautement de voir dans la religion une voie d’avenir efficace. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, pages 108-109)
- L'adoption de la thèse de Rudolf Otto sur le numineux et le sacré conduit Jung à préférer l'ancienne étymologie romaine du mot « religion » – religere – qui signifie « observer, scruter avec soin », plutôt que celle plus couramment adoptée depuis saint Augustin – religare – qui signifie « relier ». Car si la religion a en effet une fonction de reliance, si elle favorise et maintient une cohésion au sein d'un groupe humain (que ce soit une tribu, un royaume ou une civilisation), elle repose d'abord et avant tout sur une expérience du numineux. C'est dans un second temps que la religion devient une tradition […]. — (Frédéric Lenoir, Jung – Un voyage vers soi, Albin Michel, 2021, page 179)
- (Religion) Culte qu’on rend à la divinité.
- Affichant non sans panache un athéisme militant, il appelle à en finir avec une certaine tolérance envers les religions monothéistes, intrinsèquement intolérantes et pétries de haine. — (Basile de Koch, Histoire universelle de la Pensée : de Cro-Magnon à Steevy, 2005)
- La religion antique, chrétienne, hindoue, juive, japonaise, musulmane ; une religion de la nature, païenne, primitive, polythéïste ; une fausse religion, une religion nouvelle.
- La religion dominante; une religion minoritaire, opprimée, persécutée, disparue.
- (Par extension) Une religion laïque.
- (Sens courant) Doctrine religieuse.
- Les Deux sources de la morale et de la religion est un ouvrage de Bergson (1932).
- Le livre de M. Charles Baudelaire intitulé Les Fleurs du Mal est un défi jeté aux lois qui protègent la religion et la morale. […] À côté de ces pièces et de quelques autres où l’immortalité de l’âme les plus chères croyances du christianisme sont mises à néant, il en est d’autres qui sont l’expression de la lubricité la plus révoltante […] — (Rapport de la Direction Générale de la Sûreté publique du 7 juillet 1857, au Ministre de l’Intérieur)
- […] et, quand M. de Bonald est venu réclamer à la Chambre, en 1816, au nom de la religion catholique redevenue religion de l’État, le rétablissement de l’indissolubilité du mariage, il s’est bien gardé de réclamer en même temps et au même titre le rétablissement de l’éternité des vœux ecclésiastiques. — (Alexandre Dumas fils, La Question du divorce, 12e édition, 1880, page 176)
- Foi ; croyance ; piété ; dévotion.
- La religiosité, soit au lieu de la réalité l’apparence, remplace donc la religion au Morvan, du moins d’après quelques écrivains. — (abbé Guignot, Essai sur Quarré-les-Tombes ; ses sarcophages mérovingiens et sa station préhistorique, impr. Bousrez, Tours, 1895, page 49)
- Toute l’histoire de Julie était dans ce cri profond, cri de nature et d’amour auquel les femmes sans religion succombent ; Arthur la saisit et la porta sur le canapé. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (En particulier) Conception particulière de la foi qu’un croyant fidèle à l’Église exprime dans son œuvre.
- La religion de Pascal, de Claudel, de Mauriac, de Bernanos, de Teilhard de Chardin.
- Une religion qui serait seulement faite de conventions extérieures, d’attitudes et de formes serait sans action sur la conscience et ne changerait rien aux secrets de la vie intime. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Philosophie, principe fondamental assimilable à une religion chez une personne.
- La gratitude est la religion de Montaigne. — (Alain Legros, Montaigne en quatre-vingt-jours, Albin Michel. 2022, page 76)
- (Droit canon) État des personnes s’étant engagées par des vœux solennels à suivre une règle au sein d’un ordre monastique.
- Ce bénédictin a trente ans de religion.
- Mademoiselle X., en religion sœur sainte Geneviève, sœur Angèle.
- (Désuet) (Absolument) Ordre de Malte.
- Ce chevalier avait servi tant d’années la religion. — Les galères de la religion.
- Scrupule, obligation rigoureuse qu’on s’impose, respect de règles presque sacrées.
- Si tu veux être un homme remarquable, il faut faire de ta parole une seconde religion, et y tenir comme à ton honneur. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Si l’orthographe est devenue une religion, Monsieur P. passe à coup sûr auprès des téléspectateurs pour en être le grand-prêtre.
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modération
?- Vertu qui porte à garder une sage mesure en toutes choses.
- Convenons-en, les exemples de bombance qui lui sont ici donnés ne sont pas faits pour lui inspirer des idées de modération. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Ce café, le dimanche, accompagnait parfois la traditionnelle tarte au riz belge que découvre sans modération le commissaire Maigret à Givet… — (Jacques Lambert , « Histoires de frontière avec la Belgique », dans Le Journal du confinement, du mercredi 24 juin 2020, Charleville-Mézières : Éditions Terres Ardennaises)
- Même si les énoncés sont frelatés sur le plan scientifique, leur public associe la modération avec une posture savante. — (Foucart, Stéphane, Stéphane Horel, et Sylvain Laurens. « Introduction », , Les gardiens de la raison. Enquête sur la désinformation scientifique, sous la direction de Foucart Stéphane, Horel Stéphane, Laurens Sylvain. La Découverte, 2020, pp. 9-15.)
- (Vieilli) Retranchement, diminution d’un prix ou d’une taxe.
- La modération d’une contribution.
- On ne lui a fait aucune modération.
- On ne lui accorde aucune modération.
- Adoucissement, mitigation.
- La modération d’une peine, d’une amende.
- Présentation.
- La modération du Journal 8h (Europe 1) par Eva Roque.
- Conduite, direction, guidage, pilotage d'une discussion, d'une réunion, d'une séance, d'un congrès.
- Modération par les utilisateurs. Autre différence majeure : la modération n'est pas verticale mais horizontale. Comme sur Wikipédia, les utilisateurs ont la possibilité d'intervenir directement pour modifier un contenu, un moyen selon lui (Jimmy Wales) d'encourager les comportements vertueux. — (Basile Dekonink et Nicolas Madelaine, Le cofondateur de Wikipédia lance une alternative à Facebook et Twitter, journal Les Échos, 15 novembre 2019)
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proposition
?- Action de proposer, de soumettre à un examen, à une délibération.
- Favrolles prend la parole. Son vide intérieur, son inconscience braillarde se masquent sous l'énergie de ses propositions. — (Léon Trotsky, Le drame du prolétariat français, 1922, annexe à l'édition de 1964 de Littérature et Révolution (les Lettres Nouvelles, éditeur))
- (Spécialement) (Par ellipse) Proposition de loi.
- Chose qui a été proposée.
- La proposition de ce député a été prise en considération.
- Il a retiré sa proposition.
- (En particulier) Chose proposée pour arriver à la conclusion d’une affaire ou à un arrangement.
- Le résultat de cette proposition conciliatrice fut que les deux jeunes gens […] se prirent par le bras, et, ajustant leurs épées, se dirigèrent vers la porte de l’hôtellerie, sur le seuil de laquelle se tenait l’hôte. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Tout ce qu'il entendait autour de lui, les tuyaux refilés d'une oreille à l'autre, les vaines discussions d'intérêts sordides, les propositions abracadabrantes, lui occasionnaient parfois des nausées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
- proposition raisonnable, satisfaisante, absurde, ridicule.
- Faire des propositions à quelqu’un.
- Propositions de paix, d’accommodement, de conciliation.
- Expression d’une idée, affirmation ou la négation de quelque chose.
- […], ils formulèrent la proposition suivant laquelle l’obéissance au souverain, bon ou mauvais, était préférable à la fitna (anarchie, désordre). Ce qui équivalait à la consécration formelle du quiétisme politique de l’islam. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 93)
- proposition universelle, générale, particulière.
- proposition hasardée.
- proposition insoutenable.
- Soutenir une proposition.
- Condamner une proposition.
- Censurer une proposition.
- proposition en matière de foi.
- (Grammaire) Membre de phrase composé essentiellement d’un sujet et d’un verbe et accessoirement d’un complément ou d’un attribut.
- Le terme de proposition remonte aux grammaires logiques où il désignait toute construction minimale porteuse d'un jugement : l'association d'un sujet (ce dont on dit quelque chose) et d'un prédicat (ce que l'on dit du sujet). Ainsi les grammairiens de Port-Royal analysaient la phrase « Dieu invisible a créé le monde visible » en trois propositions : Dieu a créé le monde — Dieu est invisible — Le monde est visible. Progressivement, la notion de proposition s'est confondue avec celle de phrase pour désigner l'unité syntaxique et prédicative combinant un sujet grammatical et un groupe verbal. — (Martin Riegel et alii, Grammaire méthodique du français, 1994)
- Ce La Fontaine qui me prouvait qu’il existe des propositions dont le verbe est au participe : Marché fait, les oiseaux forgent une machine. Ce Corneille qui me fournissait un exemple de propositions principales juxtaposées : J’ai fait ce que j’ai dû, je fais ce que je dois, tandis que Victor Hugo m’offrait un modèle d’indépendantes juxtaposées :Esclave, apporte-moi des roses !Le parfum des roses est doux ! — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 74)
- La syntaxe moderne nous a déjà habitués à considérer la proposition comme un nexus, un noyau, fonctionnant à la manière d'un accordéon dont les éléments sont extensibles ou comprimables à volonté. — (Cahiers de lexicologie, 1961, volume 2, page 48)
- Un cahier de grammaire m’apprend que la proposition indépendante était dite absolue, la principale pouvait s’appeler aussi primordiale alors que la subordonnée se satisfaisait de secondaire. La nomenclature grammaticale a quelque peu évolué depuis, mais à force de nuances, est-elle devenue plus claire ? — (Édouard Bled, Mes écoles, Robert Laffont, 1977, page 128)
- (Logique) Énoncé doué d’une valeur de vérité, généralement le vrai ou le faux.
- Une phrase impérative ou interrogative n’est pas une proposition logique.
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émotion
?- (Psychologie) Réaction affective subite, temporaire et involontaire, souvent accompagnée de manifestations physiques, provoquée par un sentiment intense de peur, de colère, de surprise, etc.
- Les émotions se caractérisent en biologie par des modifications d’apparence, notamment dans l’expression faciale, des actes caractéristiques (cris, fuites ou attaques) et des bouleversements à l’intérieur du corps ( battements de cœur, pression artérielle, irrigation sanguine de la peau et des viscères, sécrétion d’hormones...).— (Professeur Jean-Didier VINCENT, La jalousie expliquée par un neurobiologiste, Journal Le Point, n° 2196-16 d’octobre 2014, page 68)
- Tous les états de la sensibilité sont moteurs. Le langage lui-même en contient la preuve. Il les appelle des émotions. — (Pierre Lasserre, Philosophie de Goût musical, Les Cahiers verts n° 11, Grasset, 1922, page 82)
- « L’émotion est un jugement » a écrit Edmond Haraucourt. Avec lui je le tiens pour le moins faillible de tous. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Lorsqu’au bout de quelques semaines Elhamy la remercia, avec une cordialité souriante, du bien qu’elle avait fait à son fils, une émotion sourde étreignit sa gorge. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- La généralité des Américains s’imaginaient la guerre d’après les campagnes limitées, avantageuses et pittoresques, qui avaient eu lieu autrefois. […]. Ils étaient enclins aussi à la regretter, comme un exercice ennoblissant, à déplorer qu’il ne fût plus possible d’en expérimenter les émotions. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 211 de l’édition de 1921)
- Malraux, fait prisonnier, adresse à Josette des mots signés d'une tête de chat. Enceinte, elle lui rend visite en prison, à Collemiers, suscitant l’émotion des villageois. — (Anissa Benzakour-Chami, Clotis Josette (1910-1944), dans le Dictionnaire Malraux, CNRS Éditions, 2011)
- (Vieilli) (Français classique) Mouvements populaires qui annoncent une disposition au soulèvement, à la révolte.
- Une émotion commença de se dessiner dans la ville. - Calmer l’émotion populaire.
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abâtardiront
?- Troisième personne du pluriel du futur du verbe abâtardir.
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confusion
?- État de ce qui est confus, en parlant des choses physiques et des choses morales.
- Telles cependant étaient la foule et la confusion, que, […], les efforts qu’ils firent pour se rencontrer étaient inutiles, et ils furent maintes fois séparés par l’ardeur de leurs partisans. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- La route reliant Bastogne au quartier général du 8e Corps, par Sibret, fut en effet coupée, au cours de la nuit du mercredi, à la suite des confusions que l’incoordination des ordres rendait presque inévitable : la route resta non gardée pendant la nuit. — (Peter Elstob, Bastogne : la bataille des Ardennes, traduit par André Comhaire, Verviers : Gérard & cie (collecion Marabout), 1970, page 119)
- Pour ce nouveau disque dur de trois téraoctets que j'ai acheté, je suis supposé dire « Hé, regarde ma nouvelle commande à trois tébioctets ! ». À l'oreille, ça sonne vraiment étrange. Au-delà de la confusion des nouveaux termes, un téraoctet m'a toujours semblé puissant et cool. Un tébioctet ? Je marche dessus sans m'arrêter. — (Scott Granneman, Linux : le guide de survie: L'essentiel du code et des commandes, 2e éd., Pearson Education, 2019)
- Désordre d’un état ; trouble politique.
- Les tramways, les chemins de fer, les bacs à vapeur avaient cessé de circuler, et seule la lumière des flammes éclairait la route des fugitifs affolés dans cette ténébreuse confusion. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 243 de l’édition de 1921)
- Dans les temps de trouble et de confusion.
- Défaut d’ordre, de méthode, de clarté dans les choses qui tiennent aux opérations de l’esprit.
- Cette influence est fondée sur le galimatias et nos grands hommes travaillent, avec un succès parfois trop grand, à jeter la confusion dans les idées de leurs lecteurs ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, p.157)
- Il y avait un peu de confusion dans ce qu’il nous a dit.
- Pour éviter toute confusion, nous traiterons de cet objet dans un chapitre séparé.
- Action de confondre une chose avec une autre ; résultat de cette action.
- Enfant, j'ai longtemps confondu la Syldavie avec la Slovénie qui était alors une des républiques de la Fédération socialiste yougoslave. Une confusion due à la paronymie de ces deux contrées slaves, mais due aussi à l'émotion avec laquelle mon grand-père ne parlait de la Slovénie. — (Albert Algoud, Petit dictionnaire énervé de Tintin, Éditions de l'Opportun, 2010)
- Cela a engendré confusions, conflits et souffrances intrapsychiques, somatisations, pathologies comme l’anorexie ou la frigidité. — (Marie-José Lacroix, Vivre et travailler avec des personnalités difficiles, 2013)
- (Droit) Réunion qui se fait en une même personne des droits actifs et passifs concernant un même objet.
- Il y a confusion de droits quand le créancier devient héritier du débiteur.
- Trouble qui résulte de la honte, de l’humiliation, d’un excès de modestie.
- Mais, à la longue, elle se vit contrainte de renoncer à ses méthodes iniques, parce trop d'enquêtes s'étaient tournées à sa confusion […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Ce reproche le couvrit de confusion. - Je l’avoue, à ma grande confusion. - Vos louanges, vos bontés me donnent de la confusion.
- (Cartographie) Effet produit par le non respect du seuil de séparation ou du seuil de différenciation entre des éléments graphiques voisins ou de valeurs voisines[1].
-
abêtissons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abêtir.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abêtir.
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abonnons
?- Première personne du pluriel de l’indicatif présent du verbe abonner.
- Première personne du pluriel de l’impératif du verbe abonner.
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notion
?- Connaissance élémentaire, sommaire, idée plus ou moins précise qu’on a d’une chose.
- Je n’ai pas une connaissance parfaite de cela, je n’en ai qu’une simple notion, qu’une faible notion.
- Je n’en ai nulle notion, pas la moindre notion.
- C’est un sujet dont je n’ai aucune notion, dont je n’ai pas la première notion.
- Avoir les premières notions d’une science.
- Manquer des notions les plus élémentaires dans tel ou tel ordre d’études.
- Ce sont des notions familières à tous.
- (Par extension) Traité élémentaire d’une science.
- Notions d’Arithmétique.
- Notions de Physique et de Chimie.
- (Philosophie) Concept ; idée.
- La nature du sol a de l'importance pour beaucoup de plantes. […], de là est née la notion un peu vague de plantes calcicoles et calcifuges. Cette notion a été précisée par la mesure de la réaction chimique du sol représentée par le symbole pH (potentiel en ions Hydrogène). — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, p.28)
- Les hormones, une des plus anciennes familles d’herbicides, vont continuer à nous rendre service et elles sont un bon exemple d'un certain type de sélectivité et de systémie ; cette dernière notion appelait le glyphosate. — (Christian Gauvrit, Efficacité et sélectivité des herbicides, INRA, 1996, page 111)
- En effet, deux notions essentielles se retrouvent dans la même phrase : la diversité et l’irréprochabilité. Quel est le lien entre ces deux notions : est-ce la diversité qui conduit à l’irréprochabilité ? Ce lien de cause à effet n'apparaît pas vraiment dans cette phrase : les deux notions semblent plutôt complémentaires. — (Sophie Bentin, « Des étrangers au service du Comtat Venaissin : audition de 19 témoins dans le cadre de l'affaire de la douane (Valréas, décembre 1679) », chap. 26 de Les témoins devant la justice: Une histoire des statuts et des comportements, sous la direction de Benoît Garnot, Presses universitaires de Rennes, 2003)
- L'analyse plus approfondie de la notion de distance esthétique permet de revenir sur le rôle primordial du suspense et de l'angoisse dans le processus narratif d'un récit. — (Martine Roberge, L'art de faire peur: des récits légendaires aux films d'horreur, page 178, Presses de l'Université Laval, 2004)
- Pour Almaengien, le Grand Maître de la secte adamite dont Bosch n'a fait que suivre les préceptes, la notion du péché originel n'existe pas. — (Jérôme Peignot, Les jeux de l'amour et du langage, page 134, 2009)
- Dans le cadre de ma mission avec le ministre des Sports, j'ai voulu remettre en cause la notion de détection des talents, à laquelle je préfère celle d'accompagnement de potentiel. — (Jean-Pierre Doly, L'accordeur de talents: Optimiser la performance d'une équipe, éd. Dunod, 2012)
-
reproduction
?- Action par laquelle les êtres vivants perpétuent leurs espèces.
- La reproduction des êtres.
- Dans les pays septentrionaux, on ne peut pas compter sur la reproduction de cette espèce d’animal.
- Il considérait la reproduction comme un vice de l’amour, la grossesse comme une maladie d’araignée. Il a écrit quelque part : les anges sont hermaphrodites et stériles. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; Gallimard, 2012, collection Folio, pages 65-66)
- Il était parti du principe d’invention et du principe d’imitation, l’hérédité ou reproduction des êtres sous l’empire du semblable, l’innéité ou reproduction des êtres sous l’empire du divers. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre II)
- La principale fonction des phénomènes regroupés sous le terme de reproduction est d'assurer le renouvellement du troupeau par la production de veaux et de génisses. Ceux-ci, lorsqu'ils sont issus de parents améliorateurs selon certains critères choisis pour leur intérêt économique et/ou leur forte héritabilité, deviennent alors l'outil du progrès génétique. — (Meyer, C., Denis, J.-P. ed. sci., "Elevage de la vache laitière en zone tropicale", 1999, 314 pages, Montpellier, Cirad, Collection Techniques, page 129)
- (Botanique) Ensemble des moyens naturels et artificiels qui servent à perpétuer les espèces des plantes, à multiplier les végétaux.
- Reproduction naturelle.
- Les organes de la reproduction.
- Reproduction artificielle, forcée.
- Les semences, les caïeux, les drageons, les boutures, la greffe sont autant de moyens de reproduction.
- (Biologie) Action par laquelle les cellules se multiplient.
- Reproduction par bourgeonnement, par scissiparité, etc.
- (Zoologie) Génération de nouvelles parties qui, dans certains animaux, succèdent à celles qui ont été arrachées, mutilées.
- La reproduction des pattes d’une écrevisse, de la queue d’un lézard.
- Action de publier de nouveau, en parlant d’ouvrages littéraires.
- L’auteur a interdit la reproduction de son roman.
- Payer un droit de reproduction.
- Autoriser la reproduction d’un article, d’une nouvelle, d’une conférence.
- Copie, imitation, vulgarisation, en parlant des ouvrages artistiques.
- La reproduction d’un tableau, d’une sculpture.
- Dans cette publication, il y a de très belles reproductions d’œuvres d’art.
- (Spécialement) Copie d'un original par des techniques particulières.
- Les premiers de ces écrans seront utilisés exclusivement pour des travaux industriels de reproduction, photomicrographie, travail au téléobjectif et photographie des nuages ; […]. — (Agenda Lumière 1930, Paris : Société Lumière & librairie Gauthier-Villars, page 354)
- (Cartographie) Réalisation en un ou plusieurs exemplaires, par un procédé quelconque, d’une image semblable à un modèle[1].
- (Cartographie) Résultat de l'opération précédente[1].
-
reverrons
?- Première personne du pluriel du futur de revoir.
-
appellation
?- Action d’appeler.
- Appellation à haute voix, familière, injurieuse.
- (Spécialement) Façon de dénommer quelqu’un ou quelque chose.
- Ces nodules sphéroïdes ou cylindroïdes, si singulièrement affublés, en Champagne, comme en Picardie ou en Haute-Normandie, de l’appellation imprévue de pierres de tonnerre ou de pierres de foudre sont formés de cristaux prismatiques de bisulfure de fer irradiant de leur centre. — (Stanislas Meunier, « Recherches sur la craie blanche », dans le Compte rendu de l’Association française pour l'avancement des sciences, actes du congrès de Reims - 1907, partie 2, 1908, p. 378)
- […], on les désignait généralement, le premier sous le nom de gros Zidore, le second sous celui de gros Léon, appellations qui leur seyaient d’autant mieux qu’ils avaient conquis, comme il convenait à leur âge et à leur position sociale, la pointe de bedon qui confère toute son importance au campagnard cossu. — (Louis Pergaud, Un renseignement précis, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- L’autre, sec, noueux, noiraud, correct à la façon d’un danseur salarié, répondait à l’appellation du « Mondain ». — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- L’appellation « hydroxyde d’ammonium » de cette bouteille contenant de l’ammoniaque, nom donné à une solution aqueuse d’ammoniac, est incorrecte. — (John C. Kotz & Paul M. Treichel Jr, Chimie générale, traduit de l'anglais, De Boeck Supérieur, 2006, page 345)
- Action de nommer chaque lettre de l’alphabet.
- (Droit) Appel d’un jugement. — Note : Il ne se dit guère que dans les formules des arrêts et des jugements.
- La Cour a mis l’appellation à néant.
- Le jugement sera exécuté nonobstant opposition ou appellation quelconque.
-
admiration
?- Sentiment fort éprouvé à l'égard d'une personne ou d'une manifestation humaine ou animale que l'on considère comme dotée de qualités exceptionnelles.
- — Je déteste l’admiration ; c’est le principe de trop de mauvaises actions. On la donne à trop bon marché à présent, et à tout le monde ; nous devons bien nous garder d’admirer légèrement. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Le phénomène de la croyance ou de l’admiration, qui n’est qu’une croyance éphémère, s’établit difficilement en concubinage avec l’idole. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Une longue période d’admiration pour l’art médiéval et de mépris pour les temps voltairiens sembla menacer de ruine l’idéologie nouvelle ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence Chap.III, Les préjugés contre la violence, 1908)
- En longeant l'atoll, j'étais rempli d’admiration et d'étonnement pour l'extraordinaire travail des madrépores. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- À la manière dont Charlotte en parle, l'admiration semble être un sous-produit de l'incompréhension, comme si elle disait : « J'admire la patience de ces moines qui prient toute la journée », comme si elle disait : « En tout cas, moi, je ne ferais pas ce que tu fais », comme si elle disait : « Et donne-moi d'autres exemples des incongruités qui régissent les rapports entre humains dans ta lointaine tribu primitive. » — (Thomas O. St-Pierre, Charlotte ne sourit pas, Leméac, 2016, p. 109)
- Action de regarder en trouvant exceptionnellement beau ou digne d'éloges.
- Vous n'êtes pas une femme, vous êtes la femme ! Et, comme suprême parangon de grâces et de beauté, vous vous devez à l’admiration de tous. — (Émile Colombey, Ninon de Lenclos et sa cour, Paris : Adolphe Delahays, 1858, page 117)
- Le neveu du cheikh Gaafar, qui, tout jeune homme avait lorgné avec une admiration jalouse l'épouse de son oncle, s'enhardit jusqu'à demander sa main. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- L’objet même qu’on admire.
- Il y a des chimistes à la Erlich qui confondent dans la même admiration les mortiers colossaux et le salvarsan, le 420 et le 606. — (Alexandre Zévaès, Histoire de la Troisième République 1870 à 1926, Éditions Georges-Anquetil, 1926, page 485)
- On tient à ses vieilles admirations.
-
obligation
?- Lien moral qui impose quelque devoir concernant la religion, la morale ou la vie civile.
- Puisqu’il ne faut jamais mentir, alors il faut mentir de temps en temps : l’obligation d’être véridique à tout prix contraint à mentir quand la vérité elle-même est plus fallacieuse que le mensonge. — (Raphaël Enthoven, « Le Mensonge », Philosophie Magazine nº 20, novembre 2009)
- Sa générosité n’est pas faiblesse ; son obligeance ne dépasse pas les obligations normales et naturelles ; aucune arrière-pensée en son comportement. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Il peut avoir lieu chez vous, mais aussi hors de votre lieu de vie et de vos habitudes, où il est plus facile de prendre conscience de soi, sans votre quotidien ultrarempli par les distractions et les obligations du foyer. — (Delphine Wespiser, Devenir pleinement et sereinement soi, 2021)
- (Droit) Lien de droit qui oblige à donner, à faire ou à ne pas faire une chose.
- Si la topographie l’exige, le préfet peut imposer sur certaines voies l’obligation de munir tout véhicule d'un frein ou d'un dispositif d’enrayage. — (Article 17, Code de la route, France, 30 octobre 1935)
- Les obligations naissent des conventions ou contrats, ou des quasi-contrats, des délits ou des quasi-délits.
- Obligation solidaire.
- obligation éteinte, prescrite.
- Acte, fait par-devant notaire ou sous seing privé, par lequel on s’oblige à payer une certaine somme, à donner ou à faire telle chose dans un temps fixé.
- Pour le surplus, soit un capital de 4 milliards 25 millions de dollars, la France remit aux États-Unis 62 obligations, datées du 15 juin 1925, et payables au gouvernement des États-Unis ou à son ordre, chacune d'entre elles correspondant à l'une des 62 annuités échelonnées de 1926 à 1988. — (Camille Aymard, Devons-nous payer l'Amérique ?, Éditions Ernest Flammarion, 1932, page 84)
- (Par extension) (Finance) Titres productifs d’intérêt et remboursables dans un temps limité, que le gouvernement, des compagnies, des villes émettent pour se procurer de l’argent.
- Une restructuration classique peut prendre différentes formes en pratique : décote sur la valeur faciale des obligations, baisse des taux d'intérêt, allongement de la maturité, conversion en un autre actif. — (Jean-Hervé Lorenzi, À la recherche de la nouvelle croissance, Presses Universitaires de France, 2015)
- Obligations nominatives, au porteur.
- (Sens figuré) Lien de reconnaissance envers les personnes qui nous ont rendu des services plus ou moins importants.
- Il prétend ne vous avoir aucune obligation.
- Contracter une obligation envers quelqu’un.
- Je lui en ai autant d’obligation que si la chose avait réussi.
- C’est un homme à qui j’ai bien des obligations.
-
domination
?- Action de dominer par la puissance ou l’autorité. — Note : Il se dit tant au propre qu’au figuré.
- D’origine berbère ou carthaginoise, elle passa successivement sous la domination romaine, vandale, byzantine et arabe. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 145)
- Dès qu’on le regarde mieux, on retrouve vite chez lui la tare habsbourgeoise qui, comme la lèvre proéminente de la famille se transmet de génération en génération : l’orgueil impérial, la volonté implacable de domination et le fanatisme de l’Allemagne. — (Ernest Denis, La Question d’Autriche ; Les Slovaques, Paris, Delagrave, 1917, in-6, page 60)
- Encore plus que les armes, la force physique et les lois, l’idéologie assure la domination notamment en s’assurant la complicité forcée des dominés. — (Katherine Roussos, Décoloniser l'imaginaire, L'Harmattan, 2007, page 74)
- Dans cette structure bureaucratique, voire bureaupathologique (Thompson, 1969), la domination de la rationalité légale fait primer le formalisme juridique sur le contenu des productions ou services, autrement dit, systématiquement la forme sur le fond. — (Christophe Bounamous, « La pratique de la psychodynamique du travail en institution, entre domination et résistance », dans Travailler 2019/1, n° 41, pages 97 à 109)
- (Spécialement) (Sexualité) Jeu où un partenaire domine l’autre.
- D'ordinaire, les donjuans, êtres de vanité, êtres de chair et de sang, n'ont pas conscience de grand chose, de sorte qu'ils ne connaissent même point toute l'étendue de leur bonheur ou de leur domination. — (Louis Bertrand, Une destinée, tome 5 : Mes années d'apprentissage, Paris : chez Arthème Fayard, 1938, page 206)
- (Au pluriel) (Religion) Un des ordres de la hiérarchie des anges.
- Je sais que vous gardez une place au PoèteDans les rangs bienheureux des saintes Légions,Et que vous l'invitez à l'éternelle fête,Des Trônes, des Vertus, des Dominations. — (Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1857, extrait du poème Bénédiction)
- Voici comment s'exprime saint Grégoire le Biglosse : « Nous reconnaissons neuf degrés ou ordres d’Anges, parce que la Parole de Dieu rend témoignage des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. — (Macaire, Théologie dogmatique orthodoxe, tome 1, traduit du russe par un russe, Paris : chez Joël Cherbuliez, 1859, page 484)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.