Dictionnaire des rimes
Les rimes en : montaulin
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "montaulin".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
-
doucin
?- (Botanique) Cultivar sauvage du pommier domestique utilisé comme porte-greffe.
- Un sociétaire présenta deux pommes « Jeanne d’Arc », produites par un arbre provenant de greffe sur doucin. — (Michel Besnier, Cherbourg, 1986)
- Mélange d’eau douce et d’eau de mer.
- (Zoologie) Oursin aussi nommé châtaigne de mer.
- (Œnologie) Mauvais goût altérant le vin.
- (Aunis) Terres douces (argilo-calcaires), appelées ainsi par contraste avec les terrains pierreux. Note : Ce terme est généralement utilisé au pluriel.
- Les doucins tirent leur nom de la douceur au toucher qui les opposent aux rendzines caillouteuses. — (Alain Ratour, Géographie humaine et aménagement en Haute-Saintonge, 1979)
-
épreint
?- Participe passé de épreindre.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter) A l'égard des choses étouffées, comme le sang n'en est pas épreint, et qu'on lient que le sang est l'aliment des démons qui se nourrissent de ce qu'il exhale, notre religion nous les défend — (Justin martyr, Contre Celse Livre 8)
-
babouin
?- Espèce de singe de la sous-famille des cercopithécinés.
- Bien que tous les babouins puissent parfois se tenir debout, leur mode normal de progression est à quatre pattes, ce qui est d’ailleurs beaucoup plus naturel pour des créatures ayant abandonné la vie en forêt pour la vie en plaine [2].
- De même, dans un documentaire saisissant, on voit un léopard poursuivre et tuer une mère babouin. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 194)
- Ces babouins, qui forment de véritables troupes, ont des mœurs des plus étonnantes : ils adoptent par exemple des chiens qui leur servent de chiens de garde ! — (Didier Raoult, Épidémies. Vrais dangers et fausses alertes, Michel Lafon, avril 2020, page 93)
- (Péjoratif) Vieillard laid et ridicule.
- C’est un vieux babouin.
- (Vieilli) Figure grotesque des corps-de-garde, que l'on faisait baiser aux soldats par punition [3].
- Petit bouton qui vient aux lèvres après avoir bu dans un verre malpropre.
- Sa gueule est juteuse, elle est pleine de babouins — (Ch. VIRMAÎTRE, Dict. d’arg. fin-de-s., Suppl., 1899, page 30.)
- (Sens figuré) (Familier) Enfant étourdi et mal élevé.
- C’est un petit babouin.
- Faites taire ces petites babouines.
- Allons donc, petit babouin.
- (Vieilli) (Argot) (Au pluriel) Lèvres, bouche [3].
-
chérubin
?- (Théologie) Esprit céleste qui tient le second rang de la première hiérarchie des anges ; entre le séraphin et le trône.
- Voici comment s'exprime saint Grégoire le Biglosse : « Nous reconnaissons neuf degrés ou ordres d’Anges, parce que la Parole de Dieu rend témoignage des Anges, des Archanges, des Vertus, des Puissances, des Principautés, des Dominations, des Trônes, des Chérubins et des Séraphins. — (Macaire, Théologie dogmatique orthodoxe, tome 1, traduit du russe par un russe, Paris : chez Joël Cherbuliez, 1859, p. 484)
- Afin d’en finir avec cette orfèvrerie symbolique, disons encore que […] la sarde évoque les Séraphins, la topaze les Chérubins, le jaspe les Trônes, la chrysolithe les Dominations, le saphir les Vertus, l’onyx les Puissances, le béryl les Principautés, le rubis les Archanges et l’émeraude les Anges. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- (Peinture, Sculpture) Enfant ailé qui représente un ange.
- La Vierge aux paupières endolories écartait la main gauche en un geste rapace, tandis que l’autre main se crispait, avec des doigts surprotecteurs, sur un enfant agenouillé (à la forte calvitie frontale) qui priait, béni à distance par un autre chérubin, lequel s’appuyait à un androgyne au regard louche et à la bouche pincée, tendant, sans aucun souci des convenances, un index indécent en direction de son vis-à-vis. — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 6)
- (Bible, Théologie) Dans l’Ancien Testament, une certaine sorte d’anges.
- Sachez aussi, orgueilleux chevalier, que nous comptons parmi nous des noms glorieux […] ; des noms qui remontent à ces temps radieux où la présence divine faisait trembler le siège de la miséricorde entre les chérubins. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- (Archéologie) Représentation d’animaux fantastiques qui ornait les autels des Hébreux.
- (Héraldique) Meuble représentant l’être stylisé du même nom dans les armoiries. Il est généralement représenté comme un rencontre humain (parfois féminin) surmontant ou encadré de deux ailes éployées. À rapprocher de ange, angelot, archange et saint.
- D’azur au ciboire d’or surmontée d’un chérubin d’argent, qui est de Boitel de Dienval → voir illustration « armoiries avec un chérubin »
-
arsin
?- (Vieilli) (Désuet) Brûlure
- (Vieilli) (Rare) Incendie
- Le bois d'arsin est un bois qui a subi le feu. (Incendie de forêt).
- Le droit d'Arsin, dans certaines communes médiévales du nord de la France (Saint Omer, Lille..) et de la Belgique (Liége…), était l’usage par lequel, quand une personne étrangère à la commune, fût-elle noble, était déclarée coupable d’avoir maltraité un bourgeois, négligeait de faire amende honorable à l'échevinage, plusieurs officiers et sergents de ville, parfois une milice levée dans la population, se rendaient au domicile du condamné et procédaient à la destruction de ses propriétés par le fer et le feu (d’après Littré)
-
estuarien
?- Propre au delta ; relatif à l’estuaire d’un cours d’eau.
- Loin des eaux estuariennes mais en haute mer, la grande pêche sportive se rallie parfois à cette situation quand s'ancrant, on recherche thons et bonites au broumé ou requins à la strouille. — (André Péjouan, Toutes les pêches côtières en petit bateau, Éditions Jean-Paul Gisserot, 1997, page 58)
-
franciscain
?- (Religion) Relatif à l’ordre religieux des frères mineurs fondé par François d'Assise.
- Il est très pieux, est devenu tertiaire franciscain […] — (Green, Journal, 1950-54, page 131)
- Relatif au François, commune française située dans le département de la Martinique.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
comédien
?- Homme dont la profession est d’interpréter un personnage, de jouer un rôle au théâtre, au cinéma, à la télévision. Note : Non limité à la comédie.
- Les hommes, des êtres communs, sans idéal, sans orthographe, des fils de coiffeurs ou de marchandes de frites, qui s’étaient faits comédiens par désœuvrement, par fainéantise, par amour du paillon, du costume, pour se montrer sur les planches en collant de couleur tendre et redingote à la Souwaroff, des Lovelaces de barrière, toujours préoccupés de leur tenue, dépensant leurs appointements en frisures, et vous disant, d’un air convaincu : « Aujourd’hui, j’ai bien travaillé, » quand ils avaient passé cinq heures à se faire une paire de bottes Louis XV avec deux mètres de papier verni… — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 233)
- Un Roman policier, mon premier long métrage, est né du désir de retravailler avec les comédiens de mon deuxième court métrage (Hymne à la gazelle), Abdelhafid Metalsi et Marie-Laure Descoureaux, et de l'envie de raconter une histoire avec de l’action. — (La distribution vue par une réalisatrice : Stéphanie Duvivier, dans Cinéma guérilla - mode d'emploi, par Jérôme Genevray, Dunod, 2012, page 174)
- Plus de deux siècles plus tard, Constant Coquelin, ému par la déchéance de quelque ancienne gloire des tréteaux, crée une maison de retraite pour comédiens. — (Christophe Barbier, Dictionnaire amoureux du théâtre, Plon, 2015)
- (Sens figuré) Homme qui, dans des vues intéressées, feint des passions et des sentiments qu’il n’a pas.
- Il est bon comédien.
- Méfiez-vous de lui, c’est un grand comédien.
-
filonien
?- Qui présente des filons.
- Terrains filoniens, terrains éruptifs réduits à de très petites dimensions, et tirant leur nom de ce qu'ils comprennent toutes les roches ou filons, pierreuses et métallifères.
-
commun
?- Qui sert, qui peut servir à tout le monde ou seulement à plusieurs personnes.
- Un puits commun.
- Une cour commune.
- Passage, escalier, chemin commun.
- Cela est commun à tout le bourg, commun aux deux maisons.
- Les biens les plus précieux, répondit M. Bergeret, sont communs à tous les hommes et le furent toujours. L'air et la lumière appartiennent en commun à tout ce qui respire et voit la clarté du jour. — (Anatole France, Monsieur Bergeret à Paris, chapitre XVII, 1901)
- Partagé par différents êtres ou par différentes choses.
- La cour d’appel partagea alors les dommages, selon les principes de la faute commune, constatant que la victime s’était imprudemment aventurée sur un boulevard passager, sans prendre les précautions nécessaires. — (Orville Frenette, L'incidence du décès de la victime d'un délit ou d'un quasi-délit sur l'action en indemnité, Librairie de l'Université d'Ottawa, 1961, page 85)
- Le boire et le manger sont communs à l’homme et aux animaux.
- La vie végétative est commune aux animaux et aux plantes.
- Qualités communes.
- Traits, caractères communs.
- Ami commun.
- Péril commun.
- Des goûts communs les rapprochèrent.
- Cette douleur, cette joie m’est commune avec bien des gens.
- Entreprendre une chose à frais communs.
- La commune mesure de deux quantités.
- J’ai cela de commun avec lui.
- Cette affaire n’a rien de commun avec celle dont il s’agit.
- (En particulier) Mutuel, réciproque.
- D’un commun accord.
- Public, collectif.
- L’intérêt commun
- Le bien commun.
- Général ; ordinaire ; habituel ; moyen ; qui appartient ou peut appartenir à la plupart des hommes ou à un grand nombre d’hommes.
- Le meilleur préservatif contre les souris est un chat, non pas un chat angora, mais un chat à poil lisse et ras, rayé de gris et de brun, de la race commune appelée chat de gouttière. — (« Souris », dans la Grande encyclopédie illustrée d’Économie domestique et rurale, par Jules Trousset, Paris : chez Fayard frères, s.d. (vers 1875), page 2310)
- À huit heures et demie la directrice fut remplacée par une adjointe, Mme Galant, grosse femme assez commune, qui avait l’air d’une marchande des Halles cossue, plutôt que d’une institutrice. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- […] une décence qu'on ne trouve pas à ce point dans les campagnes où la trivialité est si commune. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 31)
- C’est l’opinion commune.
- Une erreur très commune.
- Une destinée commune.
- L’usage en est fort commun.
- Il n’y a rien de si commun, rien n’est plus commun.
- Cette terre donne tant de revenu, année commune, bon an, mal an, en compensant les mauvaises années avec les bonnes.
- Répandu et abondant ; fréquent ; courant.
- Les melons sont fort communs cette année.
- Les bons muscats sont communs en Languedoc, en Provence.
- Il est commun de croiser des cerfs dans ces forêts.
- (En particulier) (Mathématiques) Propriété valable pour plusieurs nombres ou entités.
- Diviseur commun.
- Le plus grand commun diviseur.
- Dénominateur commun.
- (Géométrie) Ce qui appartient à la fois à deux figures que l’on compare.
- L’angle a, le côté b et c sont communs à tel triangle et à tel autre.
- (Droit de la copropriété) Relatif à une communauté de biens.
- Époux communs en biens.
- Le contrat porte que les époux seront communs en biens.
- (Linguistique) Qualifie les mots, les termes ordinaires d’une langue, par opposition à ceux qui ne sont usités que dans les arts et dans les sciences.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Linguistique) Qualifie la langue qui est parlée le plus généralement dans un pays, ou parfois sert de langue d'échange (koiné).
- En France, le français est la langue commune.
- Qui est médiocre, qui ne sort pas de l’ordinaire, qui est peu estimable dans son genre.
- Il a fait un discours très commun.
- C’est un orateur fort commun.
- Une invention commune.
- Rien de plus commun.
- De peu de valeur et d’une qualité médiocre.
- Un marchand qui n’a que des marchandises très communes.
- Il n’y a là rien que de commun.
- Vulgaire, bas, par opposition à noble, distingué.
- Son langage est bien commun.
- Cette femme a des manières communes.
- Tu as tous les mauvais instincts. Par-dessus le marché, tu es commune. J’ai honte de toi. Dès ta petite enfance, j’ai compris que tu ne serais jamais une dame. — (Julien Green, « Moïra », 1950, réédition Le Livre de Poche, page 40)
- (Grammaire) Épicène, ayant une terminaison identique au masculin et au féminin [2].
- (Linguistique) Dans certaines langues, genre grammatical avec tous ses articles issu d'une fusion du masculin et du féminin, alors que le neutre demeure.
- Le mot lag (« loi ») est du genre commun en suédois.
-
fagotin
?- Petit fagot de bois sec très menu, utilisé pour allumer du feu.
- À genoux, je ramassais les fagotins d’abricotiers, étoilés de fleurs. — (Colette, Printemps passé, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, collection Livre de Poche, 1960, page 152)
- Réalisez des fagotins pour cheminée et barbecue — (Rustica, n°2259, page 57, 2013)
-
train
?- Allure, vitesse de chevaux et autres bêtes de trait.
- [Le cerf] emmena ainsi la chasse une heure, deux heures, sans trop se hâter, maintenant juste le train qu’il fallait pour distancer les chiens. Puis quand il sentit que la meute commençait à fléchir, il força brusquement son allure et disparut. — (Maurice Druon, Le Roi de fer, 1955)
- (Par extension) Allure, vitesse d’une marche ou d’un déplacement.
- C’est ici que ça se passe, 30°50’ de latitude nord, 30°50’ de longitude ouest… à une journée de distance pour nous, et ils filent sud-sud-ouest à toute vapeur. À ce train-là nous ne verrons rien. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 174 de l’édition de 1921.)
- Au train qu’ils menaient, ils eurent promptement franchi la distance qui les séparait du rideau de poussière. — (Joseph Kessel, Les Cavaliers, Gallimard, 1967)
- Au train dont il va, il aura bientôt fini son travail.
- (Sens figuré) (Familier) Ne point ménager ; faire progresser.
- Mettre une affaire en train, la commencer, la faire commencer.
- Mettre une affaire en bon train, en avancer le succès.
- Être en train, être en action, en mouvement, être de bonne humeur, en bonne disposition.
- Quand il est en train, rien ne lui coûte.
- On a de la peine à le mettre en train.
- (Athlétisme) Allure régulière dans une course de fond ou de demi-fond.
- L’emporter au train, distancer ses adversaires grâce à une allure soutenue et régulière.
- Courant, marche des affaires, de la vie.
- C’était un vieux routier qui savait le train des affaires et qui les menait de routine, comme une rosse aveugle tourne la meule d’une brasserie. — (Charles Deulin, Martin et Martine)
- C’était, au bout de l’avenue, un hôtel de poupée, mais assez simple d’aspect, comme aussi de train. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922.)
- Car sans doute, s’il fût resté ici, aurais-je fait parler Constantin, en le plaçant sous les puissances de la confession ; et l’aveu qu'il m’eût fait alors, en le libérant des démons de la première heure, nous eût tous éclairés sur la conduite la plus convenable au train de ces événements. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937.)
- (Vieilli) Parties des bêtes de trait d’où partent les mouvements.
- Si, au contraire, la claudication est dans le train postérieur, on débute par l’allure la plus lente, et, au retour, l’on vous gratifie d’un peu de trot. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877.)
- Je roulai ostensiblement devant les chiens la longue lanière de mon fouet. Assis sur leur train de derrière, ils me regardaient faire. — (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 95.)
- (Familier) Arrière-train, postérieur d’une personne.
- Depuis l’affaire de Vincennes, Rappenne me garde une dent, il faut dire que deux jours après son scoop télévisé je l’ai viré de mon bureau à coups de botte dans le train. — (Jean-Michel Dagory, Les Aventures de Captain Élysée, Fleuve Noir, 1984.)
- (Technique) Partie d’un véhicule comprenant les roues et les suspensions et qui porte la caisse, le corps du véhicule.
- En heurtant violemment un trottoir, le train avant de cette voiture a été endommagé.
- Train d’atterrissage d’un avion, ensemble des pièces métalliques portant les roues grâce auquel l'avion peut se déplacer avant le décollage ou à l'atterrissage.
- Train de pneus, ensemble des pneus équipant une voiture.
- (Imprimerie) Train de la presse, partie de la presse sur laquelle on pose la forme et qui avance sous la platine et s’en retire.
- (Reliure) Train de livres, un certain nombre de livres qui sont reliés à la fois, et qui généralement ont une taille uniforme, mais forment au final des volumes différents.
- File, suite de personnes, d’animaux ou de choses allant d’un même mouvement.
- D’ailleurs les militaires on ne les voit guère dans la montagne, dans le bled pour l’excellente raison que les troupes n’ont pas de train muletier. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963 page 39.)
- Un chevaucheur arriva au galop, annonçant que le train de la reine d’Angleterre était en vue; aussitôt se refit un grand branle-bas. — (Maurice Druon, Le roi de fer.)
- De bon matin J’ai rencontré le trainDe trois grands rois qui partaient en voyage ;De bon matin J’ai rencontré le trainDe trois grands rois dessus le grand chemin. — (chanson Marche des rois de l’Arlésienne (Georges Bizet).)
- Un terminal de regazéification représente un investissement de l’ordre de 500 millions de dollars pour une capacité similaire à un train de liquéfaction (quelques MT). — (Guillaume Charon, Gaz de schiste : la nouvelle donne énergétique, Éditions TECHNIP, 2014, page 101.)
- (En particulier) (Exploitation forestière) Long assemblage de bois, de rondins, en forme de radeau et qu’on fait flotter sur un canal ou une rivière.
- La Loue est flottable depuis Cramans, sur une longueur de 37.600 mètres ; elle porte des trains de chênes et de sapins de grandes dimensions. — (Frère Ogérien, Histoire naturelle du Jura - Tome 1 : Géologie, 1er fascicule, 1865, page 61.)
- Çà et là, sur la berge, une cabane d’éclusier, des enfants courant pieds nus sur les barres de l’écluse, et, dans les jaillissements d’écume, de grands trains de bois qui s’avançaient lentement en tenant toute la largeur du canal. — (Alphonse Daudet, Alsace ! Alsace !, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 109.)
- (En particulier) (Cyclisme) File de coureurs d'une même équipe formée dans le but de lancer le sprinter avant la ligne d'arrivée.
- (Chemin de fer) Convoi ferroviaire constitué d’au moins une motrice et de wagons. Note : S’emploie, plus rarement, en astronautique et dans les transports routiers.
- Venise aura le sort d’Alger, […]. Un jour, par mesure sanitaire, on comblera tous les canaux. Il y passera des tramways de banlieue, c’est à dire des trains de cinq voitures. — (Pierre Louÿs, La Ville plus belle que le monument, dans Archipel, 1932.)
- Les chevaux de Forcalquier seuls regimbent, trouvant la gare plus loin encore que d’habitude et prêts à prétendre que le train l’a emportée. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916.)
- Dans le train de Cherbourg à Paris, le hasard voulu que je trouvasse comme compagnon de wagon un de mes anciens camarades. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928.)
- Le débarquement d’une automobile à quai était une manœuvre peu familière aux employés de la petite station, et le train s’attardait, et Psyché devenait impatiente. — (Pierre Louÿs, Psyché, 1927, page 137.)
- Cette salle des machines est découpée en deux. Deux tiers de l’énergie sont distribués à une fréquence de 50 Hz pour alimenter des sites industriels en Bavière. Le tiers restant, qui affiche 16,7 Hz, est fourni à la Deutsche Bahn, pour faire rouler ses trains dans le land.
- sourcLudovic Dupin, La centrale qui a électrifié la Bavière, dans L’Usine nouvelle, n° 3252, 8 septembre 2011, page 8.
- (Sens figuré) Manquer le train, laisser passer l’occasion.
- (Familier) Bruit, tapage, vacarme.
- Je comptais sur tout ce train pour gagner mon banc sans être vu ; mais, justement, ce jour-là, tout était tranquille, comme un matin de dimanche. — ( Alphonse Daudet, La dernière classe, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 10.)
- Ces enfants-là [les mitrons] sont si habitués à marcher parmi les foules et le brouhaha de la rue ! C’est aux jours de fête et de train, dans l’encombrement des premiers de l’an, des dimanches gras, qu’ils ont le plus à courir ; aussi les révolutions ne les étonnent guère. — (Alphonse Daudet, Les petits pâtés, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, pages 138-139)
- Ma sœur et moi nous couchons là-haut ; c’est plus sûr […] si quelque mauvais sujet vient faire du train. — (Comtesse de Ségur, L’Auberge de l’Ange-Gardien, 1888.)
- Son vin aimait le train, les querelles. Et puis, comme cela, il s’échauffait, arrivait en colère, et sa rentrée lui faisait moins peur. — (Alphonse Daudet, Arthur, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 166.)
- Ce train a duré toute la nuit.
- Quel train !
- (Militaire) Partie de l’armée spécialisée dans les transports. Note : Le mot prend souvent dans ce cas une majuscule, troupe qui conduit les engins d’artillerie.
- Si la Russie a accumulé les déconvenues depuis le début de la guerre, c’est en grande partie lié à une mauvaise gestion de ses flux d’approvisionnement. Ce qu’on appelle l’arrière-front ou le « train », en langage militaire. — (Elise Vincent et Cédric Pietralunga, Les dix leçons militaires de la guerre en Ukraine, Le Monde. Mis en ligne le 21 mai 2022)
- J’ai fait mon service dans un régiment du train.
- Train des équipages.
- Soldat du train.
- Train de combat, ensemble des voitures affectées à un bataillon pour transporter les approvisionnements, les munitions, le matériel nécessaire au combat.
- Train régimentaire, ensemble des voitures affectées à un régiment pour transporter les vivres.
- (Élevage) Action de traire ; traite.
- Tous les matins, il faut se lever tôt pour faire le train.
-
collégien
?- Élève d’un collège.
- […] ; ils avaient des casquettes à visière de cuir et à galon d’or, comme les collégiens ou les « séminards », et suivaient la mode en arborant des pantalons courts […]. — (Louis Pergaud, Deux Veinards, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- — Tu prends quoi ? […].— Un diabolo-menthe, répondit Philippe.Anne-Laure se retint de pouffer de rire. Une vraie boisson de collégien ! Elle fit un signe discret au serveur qui prit les commandes. — (Nicolas Bourgoin, Les Partisans : Une histoire des années 80, Éditions Baudelaire, 2018, page 50)
-
basin
?- Étoffe croisée dont la chaîne est de fil et la trame de coton.
- Le basin, l’acier, le lacet épuraient et ne fabriquaient pas les lignes serpentines de cette élégance, comparable à celle d’un jeune peuplier balancé par le vent. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Emma, vêtue d'un peignoir en basin, appuyait son chignon contre le dossier du vieux fauteuil. — (Gustave Flaubert, Madame Bovary, 1857)
- Les hommes sont habillés comme des gravures de modes. Quelquefois, cependant, ils portent de petites vestes blanches de basin avec le pantalon pareil, la ceinture rouge et le chapeau andalou ; mais cela est rare, et ce costume est d’ailleurs assez peu pittoresque. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- — Que tu as bon air, mon fils ! disait ma mère. Va ! dans ta veste de basin, tu sembles déjà un petit curé tout craché. — (Anatole France, L’Étui de nacre, 1892, réédition Calmann-Lévy, 1923, page 143)
- (Tissage). Tissu damassé présentant des effets de bandes longitudinales que l’on obtient par la juxtaposition d’armures de satin effet de chaîne et de satin effet de trame, ressemblant, de cet fait, fortement au basin naturel.
-
boulingrin
?- (Jardinage) Rectangle allongé, entouré de bordures et de pentes artificielles.
- Il sépara ce cottage de son boulingrin orné de fleurs, de plates-bandes, la terrasse de sa villa, par une muraille basse le long de laquelle il planta une haie pour la cacher. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Ces arbrisseaux font aussi un très bel effet dans les bosquets et les boulingrins à cause de l'aspect de leurs fruits. — (Th.W. Forsyth, Traité de la culture des arbres fruitiers, 1803, page 197)
- Ils se hâtaient maintenant vers la porte à claire-voie qui, tout au fond de la cour, permettait de passer dans l’ancien courtil du Relais, coincé entre la maison et l’usine et dont un grand-père avait fait, dans le goût de l’époque, une espèce de square, avec la tonnelle, la fausse grotte, la vasque à poissons rouges, les boules de buis sur boulingrin, les parterres en forme de gâteaux et les petits bancs réglementaires. — (Hervé Bazin, Chapeau bas, Seuil, 1963, Le Livre de Poche, pages 229-230)
- Mais Mme Rezeau franchissait déjà le seuil, jetait un regard, qui parut un instant s'adoucir, sur le boulingrin, les ombrages, les petites allées de sable fin où avaient dû la promener jadis les bottines haut lacées de Mlle Pluvignec et tout de suite, poussant vers la villa, se heurtait aux premières défenses. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 35)
- Sport de boules sur gazon utilisant des boules en composite plastique ou, traditionnellement, en bois de gaïac.
-
cartésien
?- (Philosophie) Relatif à la doctrine de Descartes.
- Ce principe de la philosophie cartésienne, je pense, donc je suis, est ce que les adversaires du cartésianisme ont attaqué avec le plus de persévérance; et cela se conçoit, car ce principe admis, l'autorité de la conscience et de la raison s'ensuit nécessairement. — (Jules Simon, Introduction de: « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Le rationalisme cartésien et l’ère nouvelle de la science du XVIIe siècle ont marqué la fin du Moyen Âge et du monopole de l'Église sur les entreprises humaines. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 121)
- Les Français n’ayant lu de Descartes que la première phrase du Discours de la méthode et l’ayant prise à contre-sens prêtent à l’épithète « cartésien » le sens de : attaché au gros bon sens. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, pages 134-135)
- Qui a adopté cette doctrine.
- Un philosophe cartésien.
- (Sens figuré) Rigoureux, clair, logique, méthodique, rationnel.
- (Mathématiques) Qui se rapporte à des objets liés à la géométrie de René Descartes.
- Un axe cartésien, des coordonnées cartésiennes.
-
clin
?- Mentionné au xve siècle sous la forme cling, dans l'expression cling d’un œil, dérivé régressif de cligner.
- Mentionné dans les comptes du Clos des galées de Rouen dès le xive siècle dans les dérivés desclinques et reclinquier. Attesté vers 1515-22 vesseaulx a clinc. Terme d'origine germanique, vraisemblablement issu du néerlandais klink(werk) « (bordage à) clins » → voir clenche et le mot anglais clinker.
-
corbin
?- (Désuet) (Ornithologie) Ancien synonyme de corbeau ou de grand corbeau (oiseau).
- (Désuet) (Ornithologie) Petit corbeau.
-
carabin
?- (Vieilli) Soldat de cavalerie qui portait une carabine et que l’on employait d’ordinaire dans les reconnaissances, les escarmouches.
- (Familier) Étudiant en médecine.
- – Ce tonnerre de carabin-là mérite deux fois là mort ! — (Honoré de Balzac, L'Auberge rouge, 1831)
- […] les uns comme les autres doivent songer qu'ils sont d'abord les régents et les professeurs d'une école : le malade est le livre qu'on ouvre à la curiosité des petits carabins. À Paris, l'hôpital est la terreur du pauvre. — (Remy de Gourmont, Le Chemin de Velours - Nouvelles dissociations d'idées, Mercure de France, 1902, éd. 1911, page 300)
- Ils se diraient guéris afin de sortir au plus vite, d’échapper à cette obsession, qu’augmente encore la présence des carabins, les internes et les externes, en tablier blanc. — (Alfred Delvau, Les Heures parisiennes, 1865)
- Zut ! je suis ce que je suis, Bobinette… une espèce de déclassée… un carabin raté… qui n’a pu qu’être infirmière… — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 925)
- (Par extension) (Québec) Étudiant dans une université.
-
dorien
?- Relatif au peuple qui se répandit en Grèce vers le XIIe siècle avant Jésus-Christ.
- Invasion dorienne.
-
carmin
?- Peut-être[1] issu du croisement de l’arabe قِرْمِز, qirmiz (« kermès ») et du latin minium (« minium, vermillon ») mais le latin médiéval carminium ne semble nulle part attesté[1] ;
- Apparenté à cramoisi[2], forme contractée de l’ancien français carmesin[2], de l’espagnol carmesí[1].
-
contraint
?- Qui est gêné, forcé.
- Je ne lui trouvai plus cette vivacité, ces brusques élans, cette rapide expression qui m’avaient tant plu en elle. Ses regards étaient lents, ses gestes contraints, son attitude morne. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, 1896, réédition Le Livre de Poche, page 220)
- L’empressement qu’elle mettait à nous être agréable et, comme elle disait, à « faciliter les choses », était si épais que nous restions le plus souvent, Alissa et moi, contraints et quasi muets devant elle. — (André Gide, La porte étroite, 1909, réédition Le Livre de Poche, page 37)
- Jamais Clément Talon ne faisait un pas qui ne fût absolument nécessaire ; il marchait lentement, lourdement, avec quelque chose de contraint qui me porte à croire qu’il souffrait de la goutte. — (Julien Green, Le voyageur sur la terre, 1927, réédition Le Livre de Poche, page 128)
- Mais, à la longue, elle se vit contrainte de renoncer à ses méthodes iniques, parce que trop d’enquêtes s’étaient tournées à sa confusion […]. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Il a l’air contraint.
- Une posture contrainte.
- Il n’y a rien de contraint dans ses manières.
- Je n’y consentirai que contraint et forcé.
-
cornélien
?- Qui a le caractère du style de Pierre Corneille.
- J’ai ôté toutes les dissertations cornéliennes qui anéantissent l’intérêt. [1]
- Le vers cornélien a de la grandeur, de la simplicité et une grave harmonie. — (Littré)
- Relatif aux tragédies de Pierre Corneille.
- Il est tout à fait évident que la liberté serait gravement compromise si les hommes en venaient à regarder les valeurs homériques (qui sont bien près des valeurs cornéliennes) comme étant seulement propres aux peuples barbares. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 338)
- — Choix cornélien— C’est le mot que je cherchais — (René Goscinny, Strapontin et le gorille, 1962, réédition Le Lombard, 1998, page 150)
-
muretin
?- Relatif à La Murette, commune de l’Isère.
-
douvain
?- Bois propre à faire des douves.
- Une fois, elle s'arrêta ; c’était devant une cour de tonneliers où résonnait le brave tapage des marteaux sur le douvain. — (Robert Musil, Philippe Jaccottet L’homme sans qualités, Volume 3, 1958)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.