Dictionnaire des rimes
Les rimes en : montagnette
Que signifie "montagnette" ?
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- (Familier) Petite montagne.
- (Alpes) (Construction) Espèce d’habitation temporaire de montagne, mieux aménagée qu’un chalet et comportant des aménagements pour le bétail.
- La montagne et le village peuvent se dédoubler. À la partie inférieure de la zone pastorale, parfois même au-dessous de cette zone, existe alors la montagnette. Toujours occupée par les animaux au printemps et à l’automne, la montagnette est essentiellement un habitat pastoral, mais parfois elle possède des cultures, de sorte qu’elle doit être définie tantôt comme une montagnette pastorale, tantôt comme une montagnette pastorale agricole. Sous l’une comme sous l’autre forme, la montagnette n’est pas particulière aux Alpes françaises ; elle n’est autre, en effet, que le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maiensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, le fourest du Val Pellicce, la casina du Valcamonica, le stavolo des Alpes carniques. — (Philippe Arbos, La Vie pastorale dans les Alpes françaises : étude de géographie humaine, A. Colin, 1922)
- Le bas de l’étage pastoral, parfois même la bande située au-dessous, tôt débarrassés de neige, reçoivent le bétail au printemps et à l’automne : la montagnette des Alpes françaises, le mayen du Valais, le Vorsass ou Voralm de la Suisse allemande, le Maïensass allemand, la casolare italienne du Tyrol, la casina du Val camonica, le stavolo des Alpes carniques, autant de noms pour désigner cette station, — nous négligeons les nuances d’exploitation entre la montagnette pastorale et la montagnette agricole. — (Maximilien Sorre, Les Fondements biologiques de la géographie humaine, A. Colin, 1950)
- Une difficulté se présente quand on recherche où se trouvent les montagnettes dans les diverses régions des Alpes françaises du Nord. Les bâtiments dont le rôle est celui que nous venons de rappeler ne portent pas toujours le nom de montagnette et il faut éviter de les confondre avec des remues ou des petites montagnes. Dans le Chablais, à Montriond et à Morzine, on utilise les pâturages du milieu, véritables montagnettes, puisque l’on y conduit le bétail au printemps et que le troupeau y revient pendant une quinzaine de jours en automne après l’inalpage. Dans la vallée d’Abondance (Chablais), et à Samoëns (Giffre) on emploie l’expression basse-montagne. Or certaines d’entre elles sont de véritables montagnettes, fréquentées du 20 mai au 21 juillet et, après l’inalpage, en septembre. Dans la vallée du Doron de Bozel, Saint-Bon, Pralognan, Saint-Jean, Saint-Martin possèdent des montagnettes mais, aux Allues, on a des mandes, à Planay et à Champagny-le-Bas, des hameaux ou métairies. En Maurienne, le paysan ne fait pas toujours de différences entre montagnette et petite montagne. Dans la commune de Valmeinier, les uns appellent montagnettes ce que d’autres désignent sous le nom de remue.II. — Les types de bâtiments : Les caractères générauxLa montagnette, intermédiaire entre le village et la montagne, tient également le milieu entre la maison permanente et le chalet. C’est une véritable habitation, plus petite, et d’un aménagement plus simple que celle du village, mais possédant l’essentiel pour permettre à un ménage de vivre pendant plusieurs semaines et, dans le cas des montagnettes agricoles et pastorales, plusieurs mois. Le plus souvent, une seule pièce à la fois cuisine, salle à manger et chambre à coucher. Pour le bétail, une ou deux écuries, parfois une porcherie, si possible isolée tout en s’accolant au bâtiment. Pour les récoltes, une grange. Pour le beurre et le fromage, comme il s’agit toujours de la tomme familiale, la cuisine suffit pour la fabrication. Un caveau à lait, parfois une cave à fromage complètent l’installation. Comparée au chalet de montagne, la montagnette est certainement plus vaste. La grange, destinée à contenir le fourrage réservé au bétail et celui que l’on descendra au village en automne et en hiver, ne ressemble pas à l’étroit grenier des chalets de montagne. La montagnette est aussi mieux construite. Grâce à des chemins relativement aisés, on peut apporter à pied d’œuvre des matériaux que l’on ne trouve pas toujours sur place, et la bâtisse dépendra moins que le chalet, plus difficilement accessible, des conditions du milieu. Enfin, la montagnette doit abriter humains et troupeau au printemps et en automne, à ces saisons intermédiaires où le climat capricieux peut connaître de brusques coups de froid, des chutes de neige tardives ou précoces. Alors que le chalet, demeure estivale, n’aura guère besoin de se protéger contre le mauvais temps, le bâtiment-étape devra se montrer plus prudent. — (Mélanges géographiques offerts au doyen Ernest Bénévent, professeur de géographie à la Faculté des lettres d’Aix, 1920–1953, Éditions Ophrys, 1954)
- Ainsi va le troupeau, de remue en remue. Après un séjour d’un mois à la montagnette juste le temps de faire quelques tommes pour les besoins du ménage, on donne le signal de l’emmontagnée, vers le 10 juin. Bêtes et hommes entament la longue marche vers les hauts alpages, proches des neiges éternelles qui narguent les blancs nuages. À la Saint-Michel (29 septembre), on prend doucement le chemin du retour, en s’accordant une étape généreuse à la montagnette, où le troupeau consomme la réserve de foin engrangée sur place au long de l’été.[…]Remue : déplacement des troupeaux, des hommes et du matériel d’un chalet à l’autre à l’alpage, ou entre le village et la montagnette.Montagnette : petite montagne.Emmontagnée : la montée à l’alpage des troupeaux, des hommes et du matériel. — (Roger Loyet, Les Sentiers du petit bonheur, La Fontaine de Siloé, Montmélian, 2001, illustrations de Véronique Foltran et Jean-Luc Sollero, ISBN 2-842206-180-2 ISBN invalide)
- (Sens figuré) Petit tas.
- Je suis alors obligé par ma seule force psychique de dématérialiser cette montagnette de bois rouge, de la vaincre par les associations qui lui sont corrélées, tels le souvenir de parties effrénées ou la poésie que le jeu contient en lui-même avec ses caractères, ses bambous et ses dragons qui m’avaient tant plus que j’avais écrit à 20 ans 1 nouvelle intitulée 1 partie de mah-jong que je dois posséder dans mes archives, et qui racontait, autant qu’il m’en souvienne, le destin croisé de divers joueurs dans l’ambiance à la Duras et à la Paul Morand. — (Thomas Clerc, Intérieur, Gallimard, Paris, 2013)
- (Vallée d’Aoste) Résidence secondaire en haute montagne.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "montagnette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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louvette
?- (Zoologie) Synonyme de crocote (hybride).
- Juste à côté de cette piste, un louveteau (ou une louvette) suit la trace du gros mâle et il fait exactement la même chose que lui. — (Baptiste Morizot, Pister les créatures fabuleuses, 2019)
- (Désuet) (Sarthe) (Entomologie) Tique.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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alouette
?- (Ornithologie) Petit oiseau passereau terrestre brunâtre et au bec mince qui vit de grain et qui fait son nid dans les plaines.
- Le soleil, vif et chaud, faisait chanter les alouettes et semblait les attirer plus près du ciel, tant elles pointaient en ligne droite et volaient haut. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 71)
- C’est l’heure charmante où l’alouette s’élève dans le ciel, salue de ses trilles et de ses roulades le matin jeune, virginal et triomphant. — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- En Sologne, on attrape les alouettes à l’hameçon ; autre part, on les fusille au miroir. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pernette était comme l’alouette que fascine le miroir et, pour Gilles, l'église, en cette nuit de Noël, était le plus beau des théâtres. — (Jacqueline Mirande, Le cavalier, Nathan, 1990, Univers Poche, 1999)
- On disait qu'elle s’élevait vers les nuées sept fois par jour pour chanter les louanges du Créateur. Aussi, quelques étymologistes de fantaisie ont prétendu que alouette, du nom gaulois alauda, venait du latin a lauda, qui signifie louange. — (Gérard Oberlé, chronique du 18 mars 2004 sur France Musique, reproduite dans La vie est ainsi fête, Grasset, 2007, page 252)
- La gentille alouette avec son tire-lireTire l’ire à l'iré, et tire lirant tireVers la voûte du Ciel ; puis son vol vers ce lieuVire et désire dire : adieu Dieu, adieu Dieu. — (Guillaume de Salluste, seigneur du Bartas)
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cerisette
?- (Botanique) Petite prune rouge ressemblant à une cerise.
- Boisson fabriquée avec des cerises.
- Cerises séchées.
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maniguette
?- (Botanique) Aframomum melegueta, plante herbacée dont les graines sont utilisées comme épice au goût poivré.
- Puis lorsque le prix du poivre noir s’envole , la maniguette le remplace. — (L’Afrique au XVIIe siècle, mythes et réalités: actes du VIIe colloque du Centre International de Rencontres sur le XVIIe siècle – Tunis, 14-16 mars 2002, 2003)
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dînette
?- Variante, dans l'orthographe traditionnelle, de dinette (orthographe rectifiée de 1990).
- Ah ! gueux ! brigand ! c’est comme ça que tu fais la dînette avec des blondes ... sans en rien dire aux camarades ! — (Eugène Chavette, La Chambre du crime, 1875)
- — Oui, oui, oui, il faut faire la dînette.Alors furent apportées des petites tables rondes, et des serviettes grandes comme des feuilles de lilas, et des verres profonds comme des dés à coudre, et des assiettes creuses comme des coquilles de noix. Le repas fut de chocolat et de sucre en miettes ; et le vin ne pouvait pas couler dans les verres, car les petites fioles blanches, longues comme le petit doigt, avaient le cou trop mince. — (Marcel Schwob, Le Livre de Monelle, Mercure de France, 1895)
- Sur les bancs de pierre des Tuileries, les dînettes s’organisent. Quatre sous de frites ! deux sous de gâteaux de la veille ! — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 342)
- Les don Quichotte qui pourfendent la « théorie du genre » s’effraient en effet que des filles jouent avec des voiturettes ou que des garçons changent les couches d'un poupon ou jouent à la dînette. — (Thierry Hoquet, Des sexes innombrables. Le genre à l'épreuve de la biologie, Éditions du Seuil, 2016, introduction)
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népète
?- (Botanique) Plante du genre Nepeta de la famille des Labiées.
- On distingue :1° la népète cataire, dite vulgairement cataire, chataire et herbe aux chats ;2° la népète tubéreuse, dont les racines, crues ou cuites, sont, dit-on, un aliment assez agréable ; Adanson en avait fait son genre Flessera ;3° la népète réticulée, originaire de Barbarie, et qui, cultivée en France, y forme de jolies touffes.
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mallette
?- Petite malle.
- J’ai donc demandé à l’entreprise de location de voiture si elle pouvait mettre un employé dans le premier vol du lendemain pour nous apporter la mallette. — (Nancy Levin, Se lancer… pour vivre sa vie: Un guide pas à pas pour transformer son existence, 2015)
- La police de Kakegawa, dans le centre du Japon, a été dépêchée sur un parking où se trouvait une mallette métallique. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 10 octobre 2022, page 19)
- (Belgique) Cartable.
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meurette
?- Sauce matelote bourguignonne au vin rouge utilisée en cuisine.
- De son côté, le grand-père s’occupait des viandes à rôtir. Aux femmes les subtiles et multiples combinaisons des bouilletures, meurettes, gibelottes, salmis, civets, saupiquets, qui supposent les casseroles, coquelles, cocottes et sauteuses, mais aux hommes, toujours, depuis le fond des temps, l’exclusivité des cuissons de grand feu, des rôts et des grillades, celles où brasier et venaisons communient sans intermédiaire. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 99)
- (au sujet des œufs en meurette) Mais bien sûr ! Vous avez cent fois raison, Monsieur Jean-Robert Pitte, il faut absolument pocher les œufs dans la meurette et surtout pas dans une eau vinaigrée ! — (Jacques Dupont, journal Le Point, n° 2226, 7 mai 2015, page 123)
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hâtelette
?- (Cuisine) Morceau que l’on fait cuire à la brochette, au hâtelet
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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entremette
?- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe entremettre.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe entremettre.
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gosette
?- (Belgique) (Boulangerie) Chausson (spécialité pâtissière faite d’une feuille de pâte à tarte repliée sur des fruits cuits : pommes, abricots, cerises).
- Elle adore sa grand-mère qui lui prépare des gosettes aux pommes.
- Votre rissole doit avoir la forme d’un chausson ou d’une gosette, mais en plus petit. — (Myriam Esser-Simons, Balade culinaire à travers les siècles illustrée de nombreuses recettes: Depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. Volume 2 (deuxième partie) – Les entrées (suite), 2019)
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boulette
?- Petite boule de cire, de papier, de mie de pain, etc.
- Pendant tout le cours, ces deux écoliers se sont lancé des boulettes de pain à la figure.
- Il en arracha un peu de mie pour faire une boulette et la lança railleusement par le vasistas d’une fenêtre sur laquelle il s’appuyait. — (Honoré de Balzac, Le Colonel Chabert, 1844)
- Le sénateur Loyer roulait dans ses doigts des boulettes de mie de pain. Antique habitué des brasseries, c’est en pétrissant des miettes ou en taillant des bouchons qu’il trouvait des idées. Il leva sa face couperosée d’où pendait une barbe sale. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 325)
- (En particulier) Boulette de haschich.
- Il m’a fallu deux heures pour trouver ma bouletteElle était tombée dans le fond de ma chaussette — (Billy Ze Kick et les Gamins en Folie, OCB sur l’album Billy Ze Kick et les Gamins en Folie, 1993)
- Je suis bien dans la rueJe suis bien dans ma têteEt dans mes sweat-shirts et mes pullsJe n’ai plus d’trou d’boulette — (Stupeflip, Je fume pu d’shit sur l’album Stupeflip, 2003)
- (Cuisine) Petite boule de pâte ou de chair hachée.
- Ah ! Quelques aubergines farcies bien dorées ! soupirait-il en s’éventant, une bonne tranche de ménina, un monumental couscous aux boulettes, une pyramide de bricks toutes chaudes avec une larmichette de citron !… — (Claude Kayat, La synagogue de Sfax, 2006, page 69)
- Un petit roquet, assis sur le perron de la pharmacie, aboyait avec tant d’insistance, que chaque visiteur avait l’air d’entrer acheter des boulettes. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 167)
- (Sens figuré) (Familier) Bévue, sottise, bourde.
- Redillon. — Ah ! bien ! nous allions en faire une jolie boulette !… — (Georges Feydeau, Le Dindon, 1896)
- Quand on est capable de pareilles boulettes, on ferme la bouche. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- [Titre] Un retrait des troupes en Irak ? L’incroyable boulette des États-Unis qui transmet une lettre par erreur — (La Rédaction avec AFP, Un retrait des troupes en Irak ? L'incroyable boulette des États-Unis qui transmet une lettre par erreur, La Dépêche. Mis en ligne le 7 janvier 2020)
- Toute sa vie, Sarah devait commettre les mêmes « boulettes ». — (Marie Colombier, Les Mémoires de Sarah Barnum, 1883)
- Je ne puis négliger de signaler une autre grosse boulette qu’avait commise mon prédécesseur, M. Albert Gigot. — (Touchatout, Mémoires d’un préfet de police, 1885)
- (Nouvelle-Calédonie) Pleine forme.
- Avoir la boulette Christine Pauleau, Le français de Nouvelle-Calédonie, EDICEF, 1995, ISBN 9782841290239, page 43.
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pincette
?- (Technique) Ustensile de fer à deux branches égales, dont on se sert pour remuer le feu, pour atteindre les bûches et les tisons dans une cheminée.
- Un brasier s’élargissait peu à peu, un tas de cendre fine montait, une couche épaissie de feuilles noires où couraient des millions d’étincelles. Mais c’était une besogne longue, sans fin ; car, lorsqu’on jetait trop de pages à la fois, elles ne brûlaient pas, il fallait les secouer, les retourner avec les pincettes ; et le mieux était de les froisser, d’attendre qu’elles fussent bien enflammées, avant d’en ajouter d’autres. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XIII)
- Du bout de sa pincette, Fernand Ricard sortait des cendres un objet tordu, noirâtre, impossible à définir. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, Les Souliers du mort, 1912, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 5, page 965)
- Le garde-cendre, les chenets, les pelles, les pincettes, tout était du plus grand prix. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- On ne le prendrait pas avec des pincettes. : se dit d’un objet sale, répugnant, d’un homme négligé dans sa mise, malpropre.
- (Dans divers métiers) Petits instruments de fer à deux branches dont on se sert pour saisir certains objets qu’on ne pourrait prendre facilement avec les doigts.
- (Suisse) Pince à linge.
- (Belgique) Fait de se blesser, et bien souvent de se faire une ampoule pleine de sang, en se pinçant.
- Il s'est fait une pincette en refermant les anneaux de son classeur sur son doigt.
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quête
?- Action par laquelle on cherche.
- « Nous sommes d’ailleurs en quête de nouveaux partenaires », souligne l’Angérien. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 9 juillet 2022, page 18)
- Là-dessus, Capestang se mit en quête d'une auberge pour s'y loger avec Cogolin. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- Agressif ou flatteur, impromptu ou acharné, le dragueur égrène tout au long de son infructueuse quête sa concupiscente litanie. On presse alors le pas, tête baissée, découragée et battue, tristement ramenée à son humiliante condition de femme […]. — (Djamila Saadi-Mokrane, « Petit lexique du dragueur algérois », dans La virilité en islam, sous la direction de Nadia Tazi & Fethi Benslama, Éditions de l'Aube & Intersignes, 1998, réédition de poche : Éditions de l'Aube, 2004, p. 261)
- D'une façon intéressante, les néoconservateurs, poursuivant une quête digne de Moby Dick pour trouver un monstre à occire — […] — sont, de par leur tempérament et leur point de vue philosophique, bien plus « fondamentalistes » que ceux qu'ils perçoivent comme leurs ennemis. — (Anjum Anwar & Chris Chivers, Autorités locales et dialogue interreligieux, une perspective britanique - Une occasion manquée, chap. 6 de Des dieux dans la ville : le dialogue interculturel et interreligieux au niveau local, édité par le Conseil de l'Europe, 2007, p. 174)
- Action de demander et de recueillir des aumônes pour les pauvres ou pour une œuvre de charité.
- Les capucines étaient non-seulement confessées et dirigées par les capucins, mais nourries par eux et du produit de leurs quêtes. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, 3e éd., Hachette & Paulin, 1845, p.92)
- Faire la quête dans l’église, à domicile, pour les œuvres de la paroisse, pour les pauvres.
- (Chasse) Action d’un valet de limier qui va détourner une bête pour la lancer.
- Aller en quête.
- (Chasse) Action du chien qui démêle la voie d’un gibier qu’on veut détourner.
- Un épagneul bon pour la quête.
- Ce chien est trop vif, trop ardent, il n’est pas bon pour la quête.
- (Chasse, Musique) Ton de chasse que l’on sonne pour exciter les chiens à trouver l’animal qu'on veut leur faire chasser.
- Lorsqu’on entre en chasse, il faut sonner la quête à de courts intervalles. Les chiens savent alors qu’il faut travailler. La quête les excite, les encourage, leur rappelle d’heureux souvenirs ; vous les voyez s’animer à l'envi les uns des autres, et déjà quelques uns lancent par-ci par-là des notes graves comme des points d'orgue. — (Elzéar Blaze, La musique de chasse, La France musicale, 1842.)
- Ce livre contient les tons de chasse suivants : la quête, deux tons pour chiens, le laissé courre royal, le forhu, pour remettre les chiens dans la bonne voye et pour le hourvary, le débucher, l’eau, la sortie de l’eau, l’hallali, l’appel, la retraite prise. — (Bon Dunoyer de Noirmont., Histoire de la chasse en France depuis les temps les plus reculés jusqu’à la Révolution, par le baron Dunoyer de Noirmont. Tome 2 , 1867.)
- Lorsqu’on entre en chasse, on sonne la quête pour encourager les chiens.— (Charles Diguet, Le livre du chasseur , 1881.)
- « Tu dis vrai, Nicamor (nom du chien)! » s’écriait-il… et il sonnait la quête et la requête…, l'hourvari, quand le vieux chien tombait à bout de voix…, la vue, alors que, changeant le lieu de sa reposée, le piqueur tentait de se dérober à la meute…, l’hallali, lorsqu'après une heure de chasse, Nicamor, démêlant toutes les ruses de la bête, aboyait au fort devant la nappe du cerf, dont l’honnête serviteur s’était fait un manteau; puis, la fête terminée, le gentilhomme regagnait sa demeure en sonnant de toutes les forces de ses poumons la joyeuse fanfare de la retraite prise. — (Adolphe d'Houdetot, La petite vénerie ou La chasse au chien courant, 1930.)
- (Marine) Inclinaison d’un mât vers l’arrière ou l’avant.
- Il se retira à l’arrière de la dunette et braqua sa longue-vue au-dessus des bastingages. Il voyait deux mâts présentant une forte quête avec deux grandes voiles sombres, pareilles à des ailes. — (Alexander Kent, traduction d'Alain Bories, Capitaine de Sa Majesté, Phébus, coll. Libretto, 1992, p. 238)
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puisette
?- Récipient qui sert à puiser de l’eau.
- (Par extension) Ustensile du Moyen-Âge, servant à contenir de l'eau destinée à se laver les mains, à la toilette ou aux usages de la cuisine.
- (Familier) (Par analogie) Nom d’un petit panier en plastique avec anse centrale placé dans certains bocaux de cornichons pour permettre d’en épuiser (extraire) le contenu complètement.
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complète
?- Féminin singulier de complet.
- Du point de vue articulatoire, la différence fondamentale entre voyelles et consonnes est la suivante : alors que, pour les voyelles, l’air laryngé ne rencontre aucun obstacle, pour les consonnes, il y a toujours un obstacle, que ce soit un rétrécissement du canal buccal ou une obstruction complète, mais momentanée. — (Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, 1994)
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quéquette
?- (Familier) (Langage enfantin) Pénis, le plus souvent celui d’un jeune garçon.
- D’un vieux, un jour, j’tenais la quéquette,La sonde en main, de l’autre la cuvette,Pendant ce temps mon esprit méditaitCe que tout bas le vieillard me disait :Prenez bien soin de ces pauvres gogottes,Un jour viendra vous pisserez sur vos bottes… — (Anonyme, « Bicêtre », dans Le Bréviaire du carabin, 1976, page 20)
- J’ai la quéquette qui colle,J’ai les bonbons qui font des bonds. — (Les Mules, J’ai la quéquette qui colle, 1999)
- Cette Phèdre – ô ma mère ! –, cette fabuleuse dévoreuse de petits Hippolytes en commençant par la quéquette… — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 89)
- Le coureur de jupons ne sait plus se tenir : En sa ligne de mire, une femme, messires ! Courant comme un heureux vers sa douce conquête On le soupçonne d’être un as de la quéquette ! Un mythe qui pourrait bien vite s'écrouler. — (Cassiopée M.D., Profilage (Portraits professionnels): Sociologie du monde du travail, Mon Petit Éditeur, 2013, page 26)
- (Québec) Quantité.
- C’est une plotte de grosseur une quéquette !
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blanquette
?- (Botanique) Petite poire d’été qui a la peau blanche.
- On a encore la grosse blanquette ronde, la blanquette à longue queue et la petite blanquette ou poire à la perle qui, comme la première n'ont d'autre mérite qu'une maturité précoce. — (Dictionnaire des sciences naturelles, Strasbourg & Paris : F.-G. Levrault & Paris : Le Normant, 1826, volume 42, page 110)
- Puis, les variétés des poires, la blanquette, l’angleterre, les beurrés, les messire-jean, les duchesses — (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- (Botanique) Raisin qu’on nomme aussi « chasselas doré ».
- La Blanquette ou la Donne, sous variété du Chasselas, est assez commune dans les Vignes de la Gironde, de la Dordogne et de la Charente. C'est un très bon Raisin à manger ; mais il produit un vin faible et sans corps. — (Henri Louis Duhamel du Monceau, Traité des arbres et arbustes, que l'on cultive en pleine terre en France, Paris : Étienne Michel & Arthus Bertrand, 1819, volume 7, page 213)
- Nom donné à plusieurs cépages en fonction des régions. Il ne s'agit donc pas d'un nom officiel. Dans la région de Limoux nom donné au mauzac ; en Dordogne et en Gironde synonyme d'ondenc. C'est aussi un synonyme de graisse.
- (Œnologie) Vin blanc effervescent du Languedoc confectionné à partir du raisin blanc du cépage mauzac.
- 1929 : Delteil devient représentant en blanquette de Limoux, plus précisément de la bien nommée maison Génie. — (Joseph Delteil, Les Dossiers H : l'Age d'Homme, 1998, page 353)
- La blanquette de Limoux bénéficie d'une AOC.
- Il ouvrit le sommier, en ressortit un magnum de blanquette de Die. Le bouchon vola. Il but au goulot. — (Pierre Joinul, Dingoraminoir, L'Harmattan, 2012, page 191)
- (Cuisine) Ragoût fait de viandes blanches, telles que le veau, l’agneau.
- La grand-mère est très fière de sa blanquette. Il y en a pour trois. On est douze.On me présente le plat et j’en prends distrait le tiers.Deux autres font comme moi et les derniers se partagent la sauce.Grand-mère vante sa blanquette. — (Marcel Jouhandeau, Chaminadour, Gallimard, 1941 et 1953, collection Le Livre de Poche, page 269)
- Fierté des maîtresses de maison formées aux traditions familiales, la blanquette est, révérence gardée, à la cuisine française ce que Molière est au théâtre. Un symbole, un modèle éternel qui fait école, une sorte de mémoire collective. — (Sylvie Girard-Lagorce, Grandes et petites histoires de la gourmandise française : traditions et recettes, Plon, 2003, De Borée, 2005, page 95)
- Produits de la première distillation de l’eau-de-vie.
- Les vapeurs du marc s'y condensent, le produit se rend au chauffage : cette distillation donne l'eau-de-vie faible, qu'on appelle vulgairement blanquette. — (Description des machines et procédés spécifiés dans les brevets d'invention, Paris : Huzard, 1825, vol.10, page 255)
- (Cuisine) Mâche (Valerianella locusta).
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Ichtyologie) Sprat (blanchaille).
- Au temps où on trouvait du poisson à foison, on pêchait dans la Tamise la blanchaille – terme générique pour les jeunes et petits poissons –, le sprat – appelé aussi menuise ou blanquette – et même le hareng. — (Niki Segnit, Le répertoire des saveurs, Marabout, 2012)
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passerinette
?- (Ornithologie) Espèce de fauvette, la fauvette passerinette.
- Nous adoptons pour cet oiseau le nom de passerinette, qu’il porte en Provence ; c’est une petite fauvette qui diffère de la grande non-seulement par la taille, mais aussi par la couleur du plumage et par son refrain monotone tip, tip. — (Georges-Louis Leclerc de Buffon, Oiseaux, tome IX, page 179)
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hoquette
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de hoqueter.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de hoqueter.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de hoqueter.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de hoqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de hoqueter.
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feuillette
?- Fût contenant environ 225 litres de vin.
- Faut fêter ça ! clamait, en écho l’oncle Meulenot. J’ai justement apporté une feuillette que mon futur gendre va nous décharger en un tournemain. — (Henri Vincenot, Le Pape des escargots, 1972, page 352)
- Cette vigne a produit tant de feuillettes de vin.
-
oreillette
?- (Anatomie) Chacune des deux cavités du cœur qui sont placées au-dessus des deux ventricules.
- L’oreillette droite., l’oreillette gauche.
- Écouteur discret, placé dans le pavillon de l’oreille.
- (Pâtisserie) (Occitanie) Genre de beignet composé d’une pâte frite très fine et croustillante, saupoudrée de sucre.
- (Botanique) Asarum europaeum [1], l’asaret d’Europe (plante herbacée).
- (Botanique) Appendice situé à la base du limbe d’une feuille ou d’une bractée embrassante, ou encore à la base du pétiole, de part et d’autre de la ligne d’insertion.
- Anse d’un récipient.
- Avec d’infinies précautions, elle passa un tisonnier dans l’oreillette du pesant ustensile et le recula un peu. — (Pierre Benoit, Le lac salé, 1921, réédition Le Livre de Poche, page 154)
- (Habillement) Élément d’une coiffure qui couvre les oreilles.
- Cléophas Pesant, fils de Thadée Pesant le forgeron, s’enorgueillissait déjà d’un habillement d’été de couleur claire, un habillement américain aux larges épaules matelassées ; seulement il avait gardé pour ce dimanche encore froid sa coiffure d’hiver, une casquette de drap noir aux oreillettes doublées en peau de lièvre, au lieu du chapeau de feutre dur qu’il eût aimé porter. — (Louis Hémon, Maria Chapdelaine, J.-A. LeFebvre, Montréal, 1916)
- (Armement, Histoire) Partie de casque (camail, etc.) qui couvrait l'oreille.
- Ce camail est en toile métallique bombée, et ressemble beaucoup pour la forme au masque du tireur d'armes. Il est simple, ou avec oreillettes, ou encore avec oreillettes et rebord postérieur comme en ont certains casques. — (L'Apiculteu, 1859, page 157)
- [...] spécial à l'infanterie dans le principe, mais adopté par les cavaliers à la fin du XVIe siècle, en y ajoutant une visière articulée dite bavière ou garde-face, qui s'attachait aux deux oreillettes par des crochets, [...] — (Rene comte de Belleval, La panoplie du XVe au XVIIIe siecle, 1873, page 5)
- Élément latéral du dossier d'un fauteuil, destiné à reposer la tête. — Note : On le nomme aussi oreille.
- J’achève de vivre, en robe de chambre, dans l’appareil des grands malades incurables, au fond d’un fauteuil à oreillettes où ma mère a attendu sa fin. — (François Mauriac, Le Nœud de vipères, Grasset, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 23)
- 20 mai 1940 – La soirée s’est passée à faire de la stratégie de salon, grand-mère dans le fauteuil à oreillettes et les autres membres de la famille dans des fauteuils de confort décroissant avec l’âge des occupants. — (Benoîte et Flora Groult, Journal à quatre mains, Denoël, 1962, page 20)
- C’était en fait des sortes de fauteuils larges et profonds, recouverts de tissu à motifs floraux façon tapisserie, avec des accoudoirs rembourrés et des appuis-tête à oreillettes. — (Alain Demouzon, Le Crime du Lorient-Express, in Le Crime de la porte jaune et autres nouvelles, 1985)
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bercelonnette
?- Berceau léger monté sur deux pieds en forme de croissants, qui permettent de le mouvoir sans effort pour bercer.
- L’histoire de la bercelonnette est intimement liée à celle du berceau, déposé par le Mobilier national au musée des Arts décoratifs où il est conservé. — (Museé de l’Ile-de-France, Conseil général des Hauts-de-Seine, Entre cour et jardin: Marie-Caroline, duchesse de Berry, 2007)
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divette
?- Chanteuse de petit théâtre, de cabaret, de café-concert.
- Notre gracieuse divette Lulu d’Artois va nous dire… Au fait, que vas-tu nous dire, petite ? — (Georges Simenon, L’Âne rouge, ch. 2, Fayard, 1933)
- Elle se laissa aller avec une grâce de divette de revue entre les bras de Gunther. — (Adam Saint-Moore, Les sabbats cessent à l’aube, chapitre IX, collection Espionnage, Éditions Fleuve noir, Paris, 1962, page 131)
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espagnolette
?- (Serrurerie) Ferrure à poignée tournante servant à fermer et à ouvrir les châssis d’une fenêtre.
- Les malles allaient être faites, lorsqu’il voulut rouvrir un volet, que le vent venait de rabattre ; mais, par la fenêtre entrebâillée, ce fut un tel engouffrement, qu’elle dut accourir à son secours. Ils pesèrent de tout leur poids, ils purent enfin tourner l’espagnolette. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre XI)
- Depuis une demi-heure je me trempais jusqu’aux os d’une radée qui ne décessait pas, quand j’entends le bruit d’une espagnolette. — (Alphonse Daudet, La Petite paroisse, 1895)
- À peine avait-il eu le temps de se refourrer dans sa cachette d’ombre, que l’espagnolette de la fenêtre grinça, puis celle de la persienne, qui s’ouvrit toute grande.— (Jean Richepin, La Glu, édition de 2010 chez José Corti (originale de 1881), page 208)
- (Textile) Sorte de ratine fine, anciennement fabriquée en Espagne, qui a été imitée en France.
- L’espagnolette est l’étoffe des redingotes et des manteaux. — (Marie Chiozzotto, « Les apparences vestimentaires de Louis XV : la composition de la garde-robe du souverain pour l’année 1772 », Apparence(s) : Histoire et culture du paraître, numéro 4 « Apparences vestimentaires en France au xviiie siècle », 2012, lire en ligne)
- (Rare) Jeune fille espagnole.
- Comment, petite espagnolette, ne savez-vous pas que nous avons condamné à la déportation tous les saints et toutes les saintes du paradis ? — (Charles-Pierre Ducancel, L’intérieur des comités révolutionnaires, ou Les aristides modernes, Paris : an 3 (1795), page 28)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.