Dictionnaire des rimes
Les rimes en : molain
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "molain".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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tint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de tenir.
- Il n’y tint plus, repoussa d’un coup de pied courtepointe et plumasse. Assez hésitaillé ! Il avait menti mais n’avait pas juré sur l'Évangile. — (Jacqueline Mirande, Crime à Hautefage, chapitre 6)
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destin
?- Puissance mystérieuse à qui les anciens attribuaient le pouvoir de déterminer d’avance et d’une façon irrévocable la suite des événements.
- Il n’y a pas à dire, mais quand les dieux ou les destins, comme vous voudrez, ont décidé qu’ils vous feraient trébucher sur la route de la gloire ou de la fortune, il est inutile de regimber. — (Louis Pergaud, La Chute, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Les petits cadeaux du destin entretiennent l’amitié avec soi-même. — (Jean Dutourd)
- Le destin varie peu ses effets, comme s’il s’en tenait à quelques moyens sûrs. — (José Cabanis, Les cartes du temps, Gallimard, 1962, Le Livre de Poche, page 129.)
- Sort d’une personne ou d’une chose, en tant qu’il résulte de forces extérieures invincibles ; ce qui arrive aux personnes, de bien ou de mal, indépendamment de leur volonté.
- Il venait de songer, comme à un aspect spécial de l’injustice irrationnelle du destin, que ces deux hommes vivaient, alors que Kurt était mort. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 346 de l’édition de 1921)
- Fouquet a dû croire que tout s’achète, même le destin. — (Paul Morand, Fouquet ou Le Soleil offusqué, Éditions Gallimard, 1961)
- (Poésie) Ensemble de la vie ; existence.
- Il a terminé son destin. — Trancher, abréger le destin de quelqu’un.
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emprunt
?- Action ou chose qu'on emprunte.
- Un emprunt à la bibliothèque.
- Euphémisme, en parlant de vol, de plagiat.
- Cet auteur a soin de cacher ses emprunts.
- – C’est pour vous dire que livre de Tourny comporte quelques emprunts. Il a quelquefois oublié les guillemets, mais son précis fait cependant autorité. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 87)
- (En particulier) Capitaux empruntés par un particulier, un État, une société financière.
- Faire un emprunt à la caisse d'épargne.
- La vie laborieuse, active, toute estimable, toute positive, d’un conseiller d’État, d’un manufacturier de tissus de coton ou d’un banquier fort alerte pour les emprunts, est récompensée par des millions, et non par des sensations tendres. — (Stendhal, De l'Amour, 1822, 1re préface de 1826)
- Mon oncle faisait le bilan des sacrifices de son passé. Ça n’était pas sa faute s’il avait été ruiné dans l’affaire de l’emprunt russe et si les actions des tramways de Shanghai ne valaient presque plus rien. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 16)
- Nous avons, aux articles de la capacité des parties contractantes, rapporté un arrêt qui a déclaré un ex-maire personnellement responsable d’un emprunt qu’il avait fait en cette qualité. — (Claude Étienne Delvincourt, Cours de code civil, volume 5, 1825, page 321)
- (Sens figuré) Caractérise une chose artificielle, forcée.
- Beauté d’emprunt, sourire d’emprunt, vertus d’emprunt, etc.
- (Linguistique) Mot rapporté d’une langue à une autre ; emprunt lexical.
- Contrairement à une idée reçue, les apports africains sont négligeables. Par contre les emprunts – aux langues caraïbes, au malgache, au portugais selon les cas - sont plus importants. — (Jean-Marie Klinkenberg, Des langues romanes : Introduction aux études de linguistique romane, Éditions De Boeck Supérieur, 1999, page 240, note 3)
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babouin
?- Espèce de singe de la sous-famille des cercopithécinés.
- Bien que tous les babouins puissent parfois se tenir debout, leur mode normal de progression est à quatre pattes, ce qui est d’ailleurs beaucoup plus naturel pour des créatures ayant abandonné la vie en forêt pour la vie en plaine [2].
- De même, dans un documentaire saisissant, on voit un léopard poursuivre et tuer une mère babouin. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 194)
- Ces babouins, qui forment de véritables troupes, ont des mœurs des plus étonnantes : ils adoptent par exemple des chiens qui leur servent de chiens de garde ! — (Didier Raoult, Épidémies. Vrais dangers et fausses alertes, Michel Lafon, avril 2020, page 93)
- (Péjoratif) Vieillard laid et ridicule.
- C’est un vieux babouin.
- (Vieilli) Figure grotesque des corps-de-garde, que l'on faisait baiser aux soldats par punition [3].
- Petit bouton qui vient aux lèvres après avoir bu dans un verre malpropre.
- Sa gueule est juteuse, elle est pleine de babouins — (Ch. VIRMAÎTRE, Dict. d’arg. fin-de-s., Suppl., 1899, page 30.)
- (Sens figuré) (Familier) Enfant étourdi et mal élevé.
- C’est un petit babouin.
- Faites taire ces petites babouines.
- Allons donc, petit babouin.
- (Vieilli) (Argot) (Au pluriel) Lèvres, bouche [3].
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cousin
?- Fils ou fille de l’oncle ou de la tante d’une personne ; cousin germain.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Peut-être donnerait-elle au Maître un garçon. Eh bien ! tant mieux ! la fortune, du moins, n’irait pas aux neveux et aux cousins du Cheikh qui la convoitaient déjà. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- (Par extension) Descendant (en excluant la fratrie) d’un ancêtre commun.
- J’effraye Michal comme on effraye une cousine en Normandie, avec l’aide d’une rainette, d’une araignée. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- On trouve en Bretagne des anatifes cramponnés en colonies serrées au bas des à-pics rocheux sans cesse battus par les vagues. Ces étranges crustacés cirripèdes sont de lointains cousins des minuscules balanes. — (Georges Fleury, La pêche à pied, Grasset, 1997)
- (Argot) Dénonciateur, personne donnant des renseignements à la police. → voir balance, donneuse et indic
- Quentin avait 16 ans quand son daron avait écopé de six ans ferme. Balancé, le père Cointreau. Par le cousin d’un lardu, un petit fourgue sépharade de la porte de Clignancourt auquel Guy Gilbert aurait donné son blouson sans concession. — (Luc Baranger, Maria chape de haine, ch. 3, Baleine, 2010)
- (Par analogie) (Sens figuré) Ce qui est en relation de genre ou de type avec autre chose.
- Ce qui les angoisse vraiment, ce sont les cousins maléfiques des selfies : les sextos. Nous mettons nos filles en garde : « N'envoie jamais, au grand jamais, de messages sexuellement explicites à quiconque, […]. » — (Peggy Orenstein, Girls & Sex : une étude américaine, traduit de l'anglais (États-Unis) par Claire Richard, 2018)
- (Argot) Beur ; Maghrébin.
- Wesh Cousin !
- Titre que, dans ses lettres, le roi donnait à des princes étrangers, aux cardinaux, aux pairs, aux ducs, aux maréchaux de France, aux grands d’Espagne et à quelques seigneurs du royaume.
- Napoléon III a répondu au tsar qui lui donnait froidement et contrairement aux convenances du « cher ami » au lieu de « cher cousin » : « Je suis touché de votre missive, on choisit ses amis, on subit sa famille. »
- (Sens figuré) Celui avec lequel on est en bonne intelligence.
- Si vous faites telle chose, nous ne serons pas cousins.
- Depuis cette fâcheuse affaire, je ne suis pas très cousin avec lui.
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aoûtien
?- (Familier) Relatif au mois d'août.
- On recommencera tout à zéro, dans un monde enfin débarrassé de la finance, des religions, de Monsanto, d'Aréva, d'Universal, de Mac Donald, des sept frangines pétrolières, du coaching pour tout et portnawak, de la téléréalité, des exodes aoûtiens et du curling discipline olympique ! — (Bruno Pochesci, « Mondo zombi », dans Histoires de… Zombies, ouvrage collectif, Lune Ecarlate Éditions, 2015, page 207)
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couvain
?- (Apiculture) Ensemble des œufs, larves et nymphes contenus dans une ruche.
- Quelle aventure peut-elle l’attendre à l’Opéra, dans le grouillement d’une foule encapuchonnée et masquée de noir, qui coule ou s’agglutine aussi incompréhensiblement qu’une file de fourmis ou un couvain d’abeilles ? — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 102)
- La colonie d’abeilles noires au plus fort de la saison conserve des réserves généreuses malgré le couvain très développé. Les abeilles noires assurent le stock pour l’hiver. Entre le miel et le couvain, un cercle de pollen assure les apports en protéines pour les larves en développement. — (Angela Bolis, L’abeille noire en sursis, Le Monde. Mis en ligne le 17 août 2018)
- Le développement lent du couvain en début de saison, la modération de sa taille pendant la belle saison, la destruction en cas de disette des cellules de reine et le sacrifice des mâles, parfois du couvain d’ouvrière si la famine se prolonge, ainsi que la parcimonie de l’abeille noire dans l’utilisation de ses provisions lui permettent de passer sans encombre des périodes un peu longues de mauvais temps empêchant toute sortie.. — (Vincent Albouy, Abeilles mellifères à l’état sauvage, éditions de Terran, 2019, ISBN 978-2-35981-115-5)
- (Entomologie) Tas d’œufs de punaises et de quelques autres insectes.
- Les fourmis cherchent avec avidité le couvain des punaises.
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frein
?- (Vieilli) Mors, partie de la bride qu’on met dans la bouche du cheval pour le gouverner.
- Un cheval qui mâche son frein, qui ronge son frein.
- (Sens figuré) Ce qui retient dans les bornes du devoir, de la raison.
- L’honneur, les lois, les bienséances sont autant de freins qui retiennent les hommes qui les empêchent de mal faire.
- Sa passion ne connaissait plus de frein.
- Mettre un frein à ses désirs, à ses passions, à sa colère, à son ressentiment.
- (Sens figuré) Personne qui constitue une entrave au bon déroulement d’un acte, au bon avancement d’une entreprise commune.
- Matuidi, un frein pour le transfert de Rabiot ? — (buzzsport.fr, 9 juillet 2018)
- (Par analogie) (Anatomie) Ligament qui bride ou retient quelque partie ou quelque organe du corps.
- En arrière du foie, on trouve le ligament hépato-gastrique, qui fixe l'estomac dans la scissure postérieure du foie; ce frein se prolonge à droite et en arrière, attache le duodénum à la face inférieure du rein droit, puis se dirige de droite à gauche, en se continuant avec le péritoine pariétal de la région sous-lombaire et le mésentère proprement dit. — (Auguste Chauveau, Traité d'anatomie comparée des animaux domestiques, troisième édition revue et augmentée avec S. Arlong, Paris : Librairie J. B. Baillière & fils, 1879, page 438)
- (Mécanique) Dispositif destiné à modérer la vitesse d’un mécanisme, à enrayer les roues d’un véhicule.
- […] le bateau raidissant sa chaîne cassa ses bosses ; le frein du guindeau se rompit ; il fallu mouiller le seconde ancre pour pouvoir le réparer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- La place de la Nation, […], s'ouvrait à tous les vents. Des tramways éclairés et vides y décrivaient, en piaulant sur leurs rails, une courbe laborieuse et quelques rares taxis, ralentissant l'allure, répondaient du crissement brutal des freins. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Si la topographie l'exige, le préfet peut imposer sur certaines voies l'obligation de munir tout véhicule d'un frein ou d'un dispositif d’enrayage. — (Article 17, Code de la route, France, 30 octobre 1935)
- (En particulier) Petite pièce fixée sur un écrou et qui l’empêche de se desserrer.
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souviens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de souvenir.
- Je me souviens aussi d’une autre jeune Russe, Maria (oui, curieusement, parmi ces Russes désorthodoxisées il y avait aussi beaucoup de Maria). — (Éliane Jeannin-Garreau, Ombre parmi les ombres, 1990)
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de souvenir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de souvenir.
- Souviens-toi de ce qui s’est passé avec la superligue que les clubs du top européen souhaitaient mettre en œuvre. — (Daniel Spreutels, Denis Goeman, Mes plus beaux procès, 2022)
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francien
?- (Linguistique) L’une des langues de la langue d’oïl parlée en Île-de-France et au sud de celle-ci, composant l’ancien français.
- […] ; c'est là un trait dialectal : le francien, comme le normand, dit oi ([…]). — (Gaston Paris, « Hugues de Berzé », dans Romania : recueil trimestriel consacré à l'étude des langues et des littératures romanes, publié par Paul Meyer & Gaston Paris, tome 18, Paris : Société des amis de la Romania, 1889, p. 570 (note 1))
- Dans ce contexte, il faut se souvenir que le français considéré actuellement comme la norme en France n’était à cette époque rien d’autre qu’un de ces nombreux dialectes, le francien, parlé dans la région de l’Île-de-France (cf. Jauch 2016: 89). — (Sophie-Anne Wipfler, Le gaga: Langue d'autrefois? Une étude linguistique synchrone (Das gaga: Sprache von damals? Eine synchrone linguistische Analyse), thèse de doctorat de philosophie, Universität Mannheim, 4 novembre 2019, p. 55)
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francolin
?- (Zoologie) Nom vernaculaire normalisé donné à cinq genres de gallinacés de l'Ancien Monde, de la famille des phasianidés et de la sous-famille des perdicinés, à la silhouette plus ou moins élancée, à la queue courte et redressée à la manière d'un palmipède, au bec assez long, incurvé et crochu, dont le mâle possède souvent une ou deux paires d'ergots aux tarses, et dont un grand nombre d'espèces habitent l'Afrique.
- Les Gallinacés sont représentés par la poule, l'unique volaille de basse-cour des Bédouins, l'outarde, assez fréquente dans les hautes plaines, la poule de Carthage, la perdrix rouge, le francolin, la caille […]. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 227)
- Côme était l’aîné, l’héritier du titre, et s’il est peu tolérable de voir un baron sauter dans les arbres comme un francolin, on peut encore moins l’admettre d’un duc, même enfant ; pour un titre aussi controversé que le nôtre, ce ne serait certainement pas un argument favorable que la conduite de l’héritier. — (Italo Calvino, Le Baron perché, 1957, traduit de l’italien par Juliette Bertrand, 1959, page 86)
- Sitôt assis, il baissa la tête vers sa salade de betteraves et demeura muet comme un francolin pris. — (Richard Jorif, Le Burelain, éditions François Bourin, 1989, page 25)
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fuégien
?- Relatif à la Terre de Feu.
- J’ai goûté au jus très doux des pommes fuégiennes, petits fruits dont la peau dure protège la pulpe blanche des morsures des vents polaires. — (Luis Sepúlveda, Le Monde du bout du monde, 1989 ; traduit de l’espagnol du Chili par François Maspero, 1993, page 27)
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doucin
?- (Botanique) Cultivar sauvage du pommier domestique utilisé comme porte-greffe.
- Un sociétaire présenta deux pommes « Jeanne d’Arc », produites par un arbre provenant de greffe sur doucin. — (Michel Besnier, Cherbourg, 1986)
- Mélange d’eau douce et d’eau de mer.
- (Zoologie) Oursin aussi nommé châtaigne de mer.
- (Œnologie) Mauvais goût altérant le vin.
- (Aunis) Terres douces (argilo-calcaires), appelées ainsi par contraste avec les terrains pierreux. Note : Ce terme est généralement utilisé au pluriel.
- Les doucins tirent leur nom de la douceur au toucher qui les opposent aux rendzines caillouteuses. — (Alain Ratour, Géographie humaine et aménagement en Haute-Saintonge, 1979)
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chambertin
?- Vin produit sur le territoire de Gevrey-Chambertin, en Côte-d’Or.
- Il y avait Bibulus O’Bumper. Il dit son mot sur le latour et le markbrünnen, sur le champagne mousseux et le chambertin, sur le richebourg et le saint-georges, sur le haut-brion, le léoville et le médoc, sur le barsac et le preignac, sur le grave, sur le sauterne, sur le laffite et sur le saint-péray. Il hocha la tête à l’endroit du clos-vougeot, et se vanta de distinguer, les yeux fermés, le xérès de l’amontillado. — (Edgar Allan Poe, Lionnerie, Nouvelles Histoires extraordinaires, 1835, traduction de Charles Baudelaire, 1857)
- Au début, avec un bon verre de mercurey, on ne parla pas des ruses et des feintes du gibier et de la malice ou de la science des chiens, mais lorsqu’on eut servi la gruillotte au chambertin, chacun raconta les choses à sa façon. — (Henri Vincenot, La Billebaude, 1978, page 361)
- […], Beau Geste se leva et, […], se mit à tonner : “Aubergiste, à boire ou je tue le chien ! Donne à mes hussards ton meilleur vin de Moselle et descends pour nous dans la cave. Tu devrais trouver dans un recoin poussiéreux deux belle bouteilles de chambertin qui ne sont pas loin d'avoir mon âge. — (Olivier Barde-Cabuçon, Les Adieux à l’Empire, Actes Sud, 2017, chapitre 2)
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napoléonien
?- Propre ou relatif à Napoléon Bonaparte, empereur français de 1804 à 1814 sous le nom de souverain de Napoléon 1er.
- Le mécanicien redoute la machine que le voyageur admire, et les officiers étaient un peu les chauffeurs de la locomotive napoléonienne, s’ils n’en furent pas le charbon. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- En 1830, il reparut dans l’administration comme quart de ministre, lors de cette espèce de conscription levée par Louis-Philippe dans les vieilles bandes napoléoniennes. — (Honoré de Balzac, La Cousine Bette, 1846)
- A Nonancourt, le rempart urbain, bien visible sur le cadastre napoléonien, ne semble pas remonter au delà de la fin du Moyen-Age. — (Yves Guéna, Château et territoire: limites et mouvances, Presses Universitaires de Franche-Comté, 1995, page 38)
- L'empire napoléonien n'en finissait plus de prendre de l'expansion. — (Argument, vol. xxi, n° 1, automne-hiver 2018-2019, page 136)
- (Rare) Relatif à Napoléon III, à ses pompes ou à ses œuvres.
- Au contraire, la polyvalence de la notion de gloire pacifique motive des ralliements politiques de la part d'activistes qui voient dans l'œuvre napoléonienne la continuité de leurs efforts quarante-huitards. Leur ralliement réoriente le patriotisme pacifiste des années 1840, axé sur le peuple, sur le régime et sur l'État. — (Sylvie Aprile, Europe de papier: Projets européens au XIXe siècle, Presses Universitaires du Septentrion, 2016, page 147)
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aryen
?- (Désuet) Proto-langue des langues indo-iraniennes.
- Un autre terme servit aussi, outre l’ancien « japhétique », le « thrace » de Rask et les « indo-celte », « indo-classique », « souche sanscrite », « caucasique », etc., : celui d’aryen, issu du nom que se donnaient les anciens Indiens, Àrya. Comme les anciens Iraniens se donnaient le même nom, il est en fait approprié de l’utiliser pour désigner la famille aussi appelée indo-iranienne, c’est-à-dire la branche des langues indo-européennes qui comprend les langues iraniennes et indiennes. C’est l’emploi auquel on est revenu nos jours. — (Bernard Sergent, Les Indo-Européens. Histoire, langues, mythes., 1995, page 31)
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devint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de devenir.
- De même le chasseur, quand il intervint pour guider les migrations naturelles des troupeaux, qu’il se contentait au début de suivre, devint un pasteur ; puis éleveur, quand il fit venir artificiellement, « agriculturalement », une partie du fourrage. — (René Dumont, Voyages en France d’un agronome, Librairie de Médicis, 1951, note n° 1 page 13)
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épervin
?- Variante de éparvin.
- Le jardon est toujours situé au-dessous de la pointe du jarret, c’est dʼun effort de tendon; on peut y appliquer quelques pointes de feu comme à lʼépervin. — (J. B. De Graet, Le maréchal de poche, qui apprend comment il faut traiter son cheval pour le conserver en santé, Les connaissances particulières que tout acquéreur de chevaux doit avoir, Le résumé de lʼâge du cheval, précautions à prendre dans lʼachat, Observations sur la ferrure, et des accidents qui arrivent, 1853)
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foin
?- Herbe fauchée et séchée qui sert principalement à la nourriture des chevaux et des bestiaux.
- Ici je ne vis que des hommes fort occupés de chevaux, de foin, et des autres genres de ravitaillement ; tout cela exactement fait, et sous la pression de cette continuelle peur. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 14)
- Moi aussi, les soirs trop chauds m’ont terrassée ; moi aussi, l’odeur musquée des foins, les roulades du rossignol m’ont livré à la folie, à la faute. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 10)
- Durant l’hiver, les bœufs et les moutons doivent se nourrir de foin, herbe séchée qui a poussé au printemps dans les prairies humides et ensoleillées. — (Brigitte Coppin, À la découverte du Moyen Âge, Père Castor Flammarion, 1998)
- Le moment est propice pour capter les couleurs de la campagne, plutôt jolie dans ce coin de pays : une botte de foin, une vieille grange, une vache. — (Le Devoir, 30-31 décembre 2006)
- Nous étions donc tous là ce samedi avec nos 17 enfants qui s’épivardaient dans les bottes de foin […]. — (Le Devoir, 4 mai 2007)
- Sur mes pantalons de cadre, devenus pantalons de berger, il y a maintenant du sang, du fumier, du placenta, de la laine, de la boue, du foin, de l’eau sale, des écorchures de canif émoussé, des traces de marqueur de bétail bleu, du pus, du piétin. — (Lefebure, Mathyas, D'où viens-tu, berger?, Montréal, 2006)
- Nourries au foin, les biquettes ne donnaient pas un lait aussi savoureux et parfumé. Rien ne valait les pâtures gourmandes du printemps et de l'été. — (Jérôme Deliry, L'Héritage de Terrefondrée, Éditions Calmann-Lévy, 2013, chap. 6)
- Herbe sèche avant qu’elle soit fauchée. Note : Ce terme est généralement utilisé au pluriel.
- Une pièce de foin. — Couper le foin. — Les foins sont beaux. — On coupe les foins. — La saison des foins.
- (Par analogie) Ensemble des fleurons tubulaires du capitule (fond) immature de l’artichaut.
- Prenez des artichauts que vous appropriez dessus et dessous faites-les cuire dans l'eau assez pour pouvoir enlever le foin mettez-les sur une tourtière avec huile, gousses d'ail, sel, poivre.— (Alexandre Dumas, Denis-Joseph Vuillemot, Petit dictionnaire de cuisine, 1882, page 57)
- (Au pluriel) (Familier) Fenaison.
- Depuis quand ce commerce-là durait-il ? Depuis les foins assurément, cela c’était indubitable, mais qui sait si auparavant déjà, il n’y avait pas quelque chose. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- (Québec) (Populaire) Argent.
- Je voudrais bien faire comme lui, mais pour ça, il faut avoir du foin. — Elle peut bien te payer ça, elle ne manque pas de foin.
- […] si nos experts économistes de la Commission Séguin (et de nombreux autres experts) ont raison, le Québec s'est fait avoir pour 50 millions de dollars par semaine depuis presque 10 ans. Pour ceux qui savent compter, tout cela commence à faire pas mal de foin. — (Le Devoir, 14 novembre 2006)
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entretins
?- Première personne du singulier du passé simple de entretenir.
- Deuxième personne du singulier du passé simple de entretenir.
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conviens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de convenir.
- Moi, et malgré ce qu’il m’en coûte, si le beau Chris venait me proposer un tel marché (cela m’amuse de l’écrire et qu’il n'y puisse rien : voilà ma revanche), s’il venait (allez, je le redis !), là devant moi, dans le dénuement de cette proposition (quel pied ! L’imaginer ne me coûte pas cher et me fait tant de plaisir tant que dure le suspens), s’il venait me dire « viens baiser avec moi, mais ce sera la dernière fois qu’on se voit », avec un effort surhumain j’en conviens (il faut bien que je me trouve des qualités), je puiserais au fond de moi toutes les forces que je puisse rassembler jusqu’à m’épuiser dans un effort ultime pour lui répondre « non pas mon prince, je préfère vous revoir lanlaire aussi souvent que je le veux, je préfère garder par-devers moi, de tous les biens le plus précieux, votre amitié, au gué vive la rose, la choyer sans jamais la “déchoyer”, la caresser mais jamais harasser, plutôt que l’exposer au souvenir d’un instant trop vite effacé. — (Jacques Chuilon, Le Golfeur du Temple, 2017)
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de convenir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de convenir.
- Oui, mon bon Lucien, voilà qui est vrai, jusqu’à un certain point ; mais conviens que tu as bien su leur dorer la pilule à ces bons, archibons Bourbons ; et qu’à leur tour, ils ne se sont pas montrés trop ingrats envers toi. — (Pierre Napoléon Bonaparte, Souvenirs, traditions et révélations, 1876, page 189)
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jardin
?- Lieu ordinairement clos de murailles, de haies, de fossés, dans lequel on cultive des légumes, des fleurs, des arbres, etc.
- Après avoir considéré le jardin potager comme distinct des autres parties en culture, je traiterai du jardin fruitier dans un chapitre particulier et je donnerai quelques détails sur sa disposition, parce qu’elle importe beaucoup à sa production. — (Frédéric Gérard, Nouvelle flore usuelle et médicale, volume 1, page 289, 1856)
- M. Nallet est un de ces hommes entièrement dévoués à l’arboriculture fruitière et qui met son jardin et les résultats de ses expériences à la disposition de tout le monde. — (Frédéric Burvenich et Hubert-J. Van Hulle, Excursion arboricole et pomologique à l’exposition universelle et aux environs de Paris, 1868)
- Quoiqu’elle eût cinquante-sept ans et que ses travaux obstinés au sein du ménage lui permissent bien de se reposer, elle tricotait les bas de son mari, les siens et ceux d’un oncle, comme tricotent les femmes de la campagne, en marchant, en parlant, en se promenant dans le jardin, en allant voir ce qui se passait à sa cuisine. — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- Et puis voici un populeux village, un village compact, ramassé, aux ruelles étroites et tortueuses, sans jardins, sans courtils, un village serré autour de son antique clocher. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde, 1931)
- Oh ! les jardins d’aujourd’hui, comme ils me sont hostiles ! Et quel morne ennui les attriste. À quel rôle abject de tapis d’antichambre, de mosaïque d’écurie, de couvre-pied de cocottes, les jardiniers, mosaïculteurs et cloisonneurs de pelouses, n’ont-ils pas condamné les fleurs ! — (Octave Mirbeau, Le Concombre fugitif, édition 1921)
- Jardin dickinsonien –Un enchevêtrementde tiges, feuilles et fleursde sucepin,venantd’un herbier iridescent,envahitle jardin panoramique…de ma vitre givrée.— (Cornéliu Tocan, Chutes microscopiques. 50 micronouvelles illustrées, Créatique, Québec, 2020, pages 59-60)
- Petite prairie qui se trouve au milieu d’un glacier, comme on en voit quelques-unes au sein de la mer de Glace dans la vallée de Chamonix.
- Le Jardin est un groupe de rochers de protogine, polis et striés, faisant saillie entre les deux affluents qui forment le glacier de Talèfre : le premier, et le plus grand, descend de la portion du cirque comprise entre la tour des Courtes et les aiguilles de Triolet et de Talèfre ; le second, plus petit, provenant de l'aiguille Verte et de celle du Moine. — (Société botanique de France, Bulletin de la Société botanique de France, 1865, page 156)
- (Sens figuré) Pays fertile et d’une culture très variée.
- La Touraine est appelée le jardin de la France à cause de la bonté et de l’abondance des fruits qu’elle produit.
- (Par extension) Lieu clos où l’on élève des êtres vivants.
- Jardin d’enfants.
- Jardin zoologique.
- (Marine) Sorte de couronnement en forme de galerie, qui orne la sole supérieure ou le plancher d’en haut des bouteilles des vaisseaux.
- Recueil versifié, florilège → voir jardin des racines grecques.
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faubourien
?- Relatif aux faubourgs, ou à la population ouvrière des quartiers excentriques d’une grande ville.
- Il me faudrait, pour bien vous dire cela, le vocabulaire faubourien de maître Bélisaire, son grand tablier de menuisier, et deux ou trois coups de ce joli vin blanc de Montmartre, capable de donner l’accent de Paris, même à un Marseillais. — (Alphonse Daudet, Le Prussien de Bélisaire, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 67)
- Le marronnier noir avec ses bourgeons blancs et roses prêts à éclater m’a singulièrement attendrie. Est-il assez faubourien et spécial en son genre ! Il pousse là enfermé entre quatre murs, dans le sol parisien sans humus ; il a un entêtement de pauvre à vivre étiolé, sans suc, sans brise, martelé, tailladé par la cohue des récréations, il prouve un enracinement tenace pareil à celui des enfants d’ici qui poussent sans air, sans chaleur, sans nourriture. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Vinson [...] s’était trouvé attiré, séduit par une grande fille aux cheveux teints, aux joues émaciées, aux yeux brillants et dont l’allure faubourienne et parigote l’avait complètement subjugé. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 975)
- Le Prince le houspillait comme un simple soldat allemand. Bert recula, blême et décontenancé, mais résolu à toutes les conséquences. D’après son code d’honneur faubourien, un devoir s’imposait, inéluctable : faire le coup de poing avec son adversaire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 349 de l’édition de 1921)
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almandin
?- (Minéralogie) Espèce minérale du groupe des silicates, sous-groupe des nésosilicates, de la famille des grenats alumineux ferriques.
- Dans sa composition l’almandin peut parfois équilibrer sinon dépasser le pyrope. — (M. G. Bardet, Géologie du diamant : Généralités, 1973)
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muscardin
?- Espèce de petit mammifère rongeur, d’Europe et d’Asie, nocturne et hibernant, au pelage roux, à queue touffue et avec de grands yeux noirs.
- Le muscardin était autrefois commun dans les haies et taillis, mais il est aujourd’hui de plus en plus rare, suite à la destruction de son habitat par l’homme. Le muscardin passe environ la moitié de sa vie endormi. Lorsqu’il est éveillé, il est toujours dans les arbres, à faire des acrobaties sur les plus fines brindilles, sa queue servant de balancier. — (Corinne Derons, Le muscadin, lunivers-des-animaux.e-monsite.com, 17/08/2018)
- Cépage aux grappes de taille moyenne et de forme cylindrique et compacte, aux baies ovoïdes, noires-bleutées, vinifié avec le grenache, le syrah ou le mourvèdre.
- Le muscardin est un cépage d’appoint qui entre dans la fabrication de plusieurs vins méridionaux. Il leur apporte une note de fraîcheur ainsi qu’un arôme floral. — (Le cépage Muscardin, avis-vin.lefigaro.fr, consulté le 04/02/2019)
- (Désuet) Pastille ou dragée aromatisée au musc, utilisée sous ce nom essentiellement aux XVIe et XVIIe siècles.
- Pour les delicats & plus friands on fait des muscardins. Prenez le tiers d’une noix muscade confite, trois dragmes d’écorce de citron, & aucant de mirabolan confit, demi dragme d’ambregris & autant de musc, du sucre le double de tout & avec le mussilage de la gomme tragacant tirée en eau de buglofe, faites-en des muscardins. — (André du Laurens traduit par Théophile Gelée, Toutes les oeuvres de Me André Du Laurens, sieur de Ferrières, Du Petit-Val, 1621, page 40)
- La matiere ordinaire des Suppositoires, est le miel, commun, cuit en une consistence solide & qui puisse se casser étant refroidi, duquel on fait de petites quilles de la longueur du doigt [...]. On se contente aussi quelque fois de Suppositoires faits avec du Savon coupé en petite pyramide, puis huilé, pour le mieux introduire dans le fondement. Il y en a aussi qui y introduisent des muscardins, en lieu de suppositoires. — (Moyse Charas, Pharmacopée royale galénique et chymyque, Paris, 1676, page 127)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.