Dictionnaire des rimes
Les rimes en : misère
Que signifie "misère" ?
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- Condition, état de celui qui inspire la pitié.
- L’attitude de la théologie chrétienne à l’égard des juifs a été fixée dans le début du IVe siècle (concile de Nicée, 325) : le judaïsme ne doit pas disparaître, il doit vivre, mais dans un état d’avilissement et de misère tel qu’il fasse nettement apparaître aux yeux des croyants comme des incroyants le châtiment infligé par Dieu à ceux qui n’ont pas voulu reconnaître la divinité de Jésus. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- (En particulier) (Religion) État de faiblesse et de néantise de l’homme.
- […] il est également dangereux à l'homme de connaître Dieu sans connaître sa misère, et de connaître sa misère sans connaître le Rédempteur qui peut l'en guérir. — (Blaise Pascal, Pensées)
- Le dogme de l’incurable méchanceté de l’homme a, d’ailleurs, chez certains de ses adeptes, une autre racine : un plaisir romantique à évoquer la race humaine murée dans une misère fatale et éternelle. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue et augmentée, Grasset, 1946, page 194)
- (Spécialement) Privation des choses nécessaires à la vie.
- La misère qui règne est indescriptible. Les troupes ont transformé les environs en un vaste désert, où il ne reste plus un habitant, plus une tête de bétail, plus un boisseau de grain. L'intendance ne réussit plus à pourvoir aux besoins de tous les ventres affamés dont elle a la charge. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 96)
- La Pauvreté, ah ! la garce ! Elle va dans un cortège d’humiliations, de basses rancunes, de fangeuses abdications. Elle traîne, derrière elle, sa sœur la Misère, au rire édenté, aux orbites desséchées, aux doigts mous. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 34)
- Ayant une suffisante connaissance des taudis de Marseille, je m’imaginais que leur misère n’était guère dépassable. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : Le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Comme approchait le jour de l’inauguration du nouveau président, le désordre, la crainte et la misère étendaient leur empire. — (André Maurois, Chantiers américains, 1933)
- — Nous ne sommes peut-être pas riches, mais tu ne vas pas aller faire la plonge comme si nous étions à la misère, non ! — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 49, Robert Laffont, 1968)
- — Si c’est de l’enterrement, que tu veux parler, dit Julien, sois tranquille, je payerai ma part.Paul ne répond que par un haussement d’épaules et le père s’empresse de dire :— C’est à moi que ça revient. Je ne suis pas à la misère. — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 64, Robert Laffont, 1968)
- C’était la misère, ils n’avaient pas de moyens, mais pour nous la musique était bien plus importante que la richesse, c’est ce qui nous a forgés mentalement et socialement. — (Fabien Mollon, Le maloya, une musique passée de la clandestinité à la célébrité, Le Monde. Mis en ligne le 20 décembre 2021)
- (En particulier) (Histoire, Musique) Au XVIIIe siècle, chanson anonyme décrivant les épreuves et malheurs de certaines professions.
- Au XVIIIe siècle est apparu un nouveau genre, celui des complaintes des métiers, poèmes populaires anonymes qui décrivaient les épreuves et malheurs de certaines professions. Ces textes qui firent le bonheur des éditeurs de colportage étaient intitulés Misères. Je possède quelques-uns de ces livrets : La Misère des clercs de procureurs, La Misère des garçons chirurgiens, La Misère des apprentis imprimeurs […]. — (Gérard Oberlé, La vie est ainsi fête, Grasset, 2007, chronique du 1er mai 2003, pages 63-64)
- (Sens figuré) Bagatelle, chose de peu d’importance et de valeur.
- On ne s’étonnera donc pas du sang-froid avec lequel il accueillit les applaudissements de la Société Royale ; il était au-dessus de ces misères, n’ayant pas d’orgueil et encore moins de vanité […] — (Jules Verne; Cinq semaines en ballon)
- C’est une vieille R5 blanche qui agonise. Je l’ai achetée parce qu’elle valait une misère. — (Boris Tzaprenko, Noti Flap, volume 1 : Rien à dire, c’est du grand Art, 2008, chapitre 20)
- Alphonse lui-même, qui semblait encore le meilleur de tous, eh bien ! ma chère, il s’est brouillé avec moi pour une misère. — (Perlette, chapitre 4, dans l’Artiste : Revue de Paris, 1847, 4e série, volume 9, page 198)
- Il a l’air de se bien porter, mais il a toujours quelques misères de santé.
- (Sens figuré) Pénis.
- « Cachez votre misère, père Milon, allons il y a des enfants. » — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 346)
- (Botanique) Nom usuel d’une plante ornementale de la famille des commélinacées.
- Ces formations filamenteuses, observées pour la première fois dans les cellules du pollen de Tradescantia (nom populaire: misère), furent baptisées chromosomes par Waldeyer en 1888. — (Marc Maillet, Biologie cellulaire, 2006)
- Difficulté. → voir avoir de la misère
- C’est une grande misère que les meilleurs procès.
- C’est une misère que d’avoir affaire à lui.
- Mais j'eus bien des misères à l'école avec tous ces nombres ! Avec le calcul c'était encore pire. — (Heinrich Heine, Le Livre de Le Grand, chap.7, traduit de Ideen, das Buch le Grand (1827) par Claire Placial, Le festin de Babel : Bibliothèque de traductions (https:/ /lefestindebabel.wordpress.com), 2012)
- Je partis de Paris, j'y revins et, me trouvant sans place, j'eus beaucoup de misère. […]. Les années 1865-66-67 ne furent pas brillantes pour les coiffeurs, et surtout pour moi, qui exerce cette profession. — (Thésée Pouillet, La Spermatorrhée, Delahaye, 1877, page 141)
- — Ceux qui s’en vont sont bien tranquilles. Toute la misère est pour ceux qui restent. — (Bernard Clavel, Les Fruits de l’hiver, chapitre 60, Robert Laffont, 1968)
- Il y avait une jeune fille qui servait comme domestique chez des gens riches et qui avait à supporter mille misères. — (Le Courrier du Vietnam, Contes du temps d’avant, lecourrier.vn, 27 décembre 2020)
- Malchance.
- C’était la poisse, la pouille, la misère, la débine. — (Raymond Queneau, Loin de Rueil, Gallimard, 1944, Édition Folio, 2003, page 200)
Mots qui riment avec "ère"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "misère".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ère , ères , ere , eres , erre , erres , aire , aires , air , airs , ert et erts .
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dominotière
?- (Vieilli) (Imprimerie) Femme travaillant dans le domaine de la dominoterie, qui fabrique des dominos (papiers imprimés).
- Deux d’entre elles [...] montrent un dominotier et une dominotière en costume de fantaisie composé des outils et produits de leur profession. — (Bulletin de la société archéologique, historique et artistique le Vieux Papier pour l’étude de la vie et des mœurs d’autrefois, volume 19, page 257, 1950)
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aberre
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe aberrer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe aberrer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe aberrer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe aberrer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe aberrer.
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commère
?- (Vieilli) Personne qui est la marraine d’un même enfant, du point de vue du parrain, du père et de mère de l’enfant.
- SUZANNE. Mes amis, je vous présente le nouveau fermier de Gros-Bois.NANETTE, à André. Na !… quand je vous avais dit que vous seriez content d’la commère que je vous donn’ra,ANDRÉ, à Landuriau. Si je suis parrain aujourd’hui, c’est à charge de revanche, et je te le promets avant un an… Partons pour le baptême… Ma commère, voulez-vous permettre ? — (Saintine , « La Paysanne demoiselle » dans Le Magasin théâtral : choix de pièces nouvelles, jouées sur les théâtres de Paris, Paris, Marchant, 1834, page 19)
- Napoléon Bayet s'y est installé tout aussitôt après la guerre ; il y a ramené sa commère, et six enfants lui sont nés : […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Familier) (Péjoratif) Femme bavarde, qui aime jaser, médire d’autrui. — Note : On peut même quelquefois l’appliquer aux hommes.
- Mettons dans la même classe les dialecticiens et les sophistes, gens qui font plus de bruit que tous les chaudrons de Dodone, et dont le moins babillard pourrait tenir tête aux vingt plus bavardes commères qu'on puisse trouver sous le ciel. — (Érasme, Éloge de la folie, 1509. Traduction de Thibault de Laveaux en 1780)
- Il est certaines situations dont bénéficient seuls les gens tarés. Ils fondent leur fortune là où des hommes mieux posés et plus influents n’auraient point osé risquer la leur. Certes, Roudier, Granoux et les autres, par leur position d’hommes riches et respectés, semblaient devoir être mille fois préférés à Pierre comme chefs actifs du parti conservateur. Mais aucun d’eux n’aurait consenti à faire de son salon un centre politique ; leurs convictions n’allaient pas jusqu’à se compromettre ouvertement ; en somme, ce n’étaient que des braillards, des commères de province, qui voulaient bien cancaner chez un voisin contre la République, du moment où le voisin endossait la responsabilité de leurs cancans. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, pages 95-96)
- En province,[…], toute fille qui devient amante « fait une faute » ; le terme est significatif. Les commères ne la reçoivent plus. On la fuit. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l'amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- […] il accueillit d’un air enjoué et d’une âme égale l’annonce câlinement faite par la Julie d’une paternité future et les sourires des voisins, les cancans des commères et jusqu’aux plaisanteries égrillardes du maire […]. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Toi, il faut que tu saches tout, parce que tu as un esprit de commère, d’espincheur, et de bazarette. — (« Scénario de La Prière aux étoiles », 1941, dans les Œuvres complètes de Marcel Pagnol, tome 6, Club de l'Honnête Homme, 1977, page 472)
- – La classe est encore vide, je suis seule à mon rang et derrière moi sont assises les deux plus mauvaises élèves de la classe, des commères inséparables, toujours en train de chuchoter entre elles, d’échanger des coups d’œil, de ricaner… — (Nathalie Sarraute, Enfance, Gallimard, 1983, collection Folio, page 238)
- (Archaïsme) Appellation familière, entre gens du peuple qui ont des relations fréquentes.
- Avec ou sans patente — la loi l'y autorisait peut-être à l'époque, et de toute manière il y a prescription — elle tenait dans sa vaste cuisine un lot de marchandises épicières qu'elle débitait aux commères du voisinage. — (Maurice Le Lannou, Un bleu de Bretagne : souvenirs d'un fils instituteur de la 3e République, Éditions Hachette, 1979, chapitre 1)
- L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;Ma commère la carpe y faisait mille toursAvec le brochet son compère. — (Jean de La a Fontaine, Le Héron)
- (Désuet) (Familier) Femme qui a de la tête, une femme hardie, que rien ne rebute.
- Une commère dont la chemise très courte cachait mal les rondeurs, m'accueillit et, me poussant dans une pièce quasiment obscure, me confia d'un air canaille: […]. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Cette gamine vicieuse et prétentieuse est la fille d'une grosse commère qui tenait, naguère, une fruiterie dans les environs du Barbès. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 198)
- (Théâtre) Les deux personnages principaux d’une revue. → voir compère
- Tandis que Joséphine Balsamo s’apprêtait, il apprit par une ouvreuse que la commère de la revue, Brigitte Rousselin, habitait une ancienne maison de Montmartre, d’où chaque jour, avec une vieille femme de chambre très dévouée, du nom de Valentine, elle descendait pour assister aux répétitions de la prochaine pièce. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- (Music-hall) Animatrice d’une revue.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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circulaire
?- Relatif] au cercle.
- Forme circulaire. — Figure circulaire. — Ligne circulaire. — Mouvement circulaire. — Lettre circulaire.
- (En particulier) En forme de cercle ou, par extension, de disque.
- L’ouvrier se sert d'une lame courte et tranchante, engagée dans un manche d’os, avec laquelle il pratique, au bas de l’arbre, une entaille circulaire et assez profonde pour arriver jusqu'à l’aubier. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 174)
- On arriva sur une petite place circulaire, où étaient dressées quelques boutiques, un bal, un manège. Il n’y avait pas grande foule, quelques badauds seulement circulaient. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n'arrive jamais, 1955)
- Des bégonias rose thé étaient massés sous la fenêtre de la façade et des pensées formaient un tapis circulaire au pied d’un acacia. — (Raymond Chandler, L’homme qui aimait les chiens, traduction de Michel Philip et Andrew Poirier, dans Les ennuis, c’est mon problème, 2009)
- Dans le brouhaha qui a suivi, parmi les mouvements circulaires d'une foule vibrionique qui tourne autour des Habits Verts, Étienne s'est senti fier de la présenter à quelques relations qui la jugent, qui la jaugent, […]. — (Flora Cès, « La double surprise », dans L'arbre écarlate: nouvelles, Lausanne : Éditions L’Âge d’Homme, 2002, page 130)
- (Spécialement) Qui embrasse l'alentour dans son entier.
- Il n’avait pas son fusil et, inconsciemment, jetant un regard circulaire autour de lui, chercha une arme meurtrière. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
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chimère
?- (Mythologie) Figure imaginaire représentant un animal fabuleux à buste de lion à ventre de chèvre et à queue de serpent.
- Si Barbicane avait seulement pensé à se munir d’un appareil de scaphandre et d’une pompe à air, je me serais aventuré au dehors, et j’aurais pris des attitudes de chimère et d’hippogriphe sur le sommet du projectile. — (Jules Verne, Autour de la Lune, 1869)
- Voici encore, toujours chez M. Koch, un jeune chirobate du Céleste-Empire et une figure d’Ascète, et des griffons, des chimères, des fleurs, des oiseaux, toute une faune quelque peu apocalyptique. — (Casimir Stryienski, Soirées du Stendhal Club : documents inédits, Mercure de France, Paris, 1905, page 147)
- (Par extension) (Fantastique) Toute créature composée de parties de différents animaux.
- La coquecigrue et la cocatrix sont des chimères.
- (Par extension) (Architecture) Sculpture mythique ou grotesque qui orne un bâtiment.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par analogie) (Biologie) Individu qui possède deux génotypes différents, provenant de deux zygotes différents ou plus (qui peuvent être d’espèces différentes). À ne pas confondre avec un hybride.
- Créer des chimères Une chimère est un organisme portant des caractères génétiques issus de deux génotypes différents. Des chimères interespèces chez les mammifères sont réalisées depuis les années 1970, où elles ont été générées chez les rongeurs et utilisées pour étudier les processus de développement précoce. — (Radio-Canada, Des embryons chimériques humain-singe créés, site radio-canada.ca, 21 avril 2021)
- On peut créer des chimères d’espèces différentes, mais il faut que ces espèces soient suffisamment proches génétiquement.
- A-t-on jamais vu une chimère d’homme et de cheval ?
- (Par analogie) (Botanique) Organisme greffé composé de tissus de génotypes différents.
- (Par analogie) (Zoologie) Poisson marin vivant dans les abysses de la sous-classe des holocéphales en classification classique.
- Il dit avoir pêché une chimère dans la rivière, mais j’ai quelques doutes là dessus.
- (Sens figuré) Projet vain, impossible ; utopie.
- Autrefois, rechercher les sources du Nil, « fontes Nili querere », était regardé comme une tentative insensée, une irréalisable chimère. — (Jules Verne, Cinq semaines en ballon, 1863)
- Cavalerie, ma mie, à vous de donner l’exemple. Quittez vos vieilles fanfreluches, soutaches, brandebourgs ou plastrons ; pelisses engonçantes, habits vestes étranglant la taille ; tresses et torsades gênant les mouvements. Renoncez à ces couleurs éclatantes, cibles niaisement glorieuses, devant le tir certain des armes d’aujourd’hui. Disons ensemble ici, un dernier adieu à ces héroïques défroques, symboles encore si vivaces des sublimes chimères pour lesquelles nos pères versèrent le plus pur de leur sang ; cela fait, endossez gaiement votre nouvelle tunique qui, pour si sombre et si prussienne qu’elle soit, est aussi plus saine, plus commode, moins coûteuse, vous couvrant mieux les reins et vous tenant plus chaud au ventre. — (Émile-Marcelin-Isidore Planat dit « Marcelin », « Vieux Uniformes », in La Vie parisienne : magazine mensuel artistique et littéraire, 19 décembre 1868)
- « Le mouvement perpétuel est impossible : il faut se tenir loin de ceux qui le trouvent. »Cet aphorisme incisif et précis est de Joseph Bertrand ; il devrait être écrit sur les murs des bureaux de brevets, car il détournerait peut-être certains inventeurs de la poursuite d’une vaine chimère. — (Aimé Witz, « Le Mouvement perpétuel de deuxième espèce », dans La Revue scientifique, 2e sem. 1910)
- Bert portait toujours ce plastron ; c’était sa chimère favorite, créée par une somnambule extra-lucide qui avait déclaré au jeune homme qu’il avait les poumons faibles. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 102 de l’édition de 1921)
- Dire qu’il y a des années que je caresse cette chimère, que je vis avec cette idée folle : mon journal à moi […] Je l’ai réalisé, ce rêve impossible, je le tiens, l’oiseau bleu, entre mes doigts. Le Justicier. C’est un journal de finance. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 171)
- L’évolution des 30 dernières années a nettement montré que la construction d’une société sans classe dans un milieu national arriéré est une chimère. — (« L’U.R.S.S. et le Stalinisme » ; thèse présentée au 2e congrès mondial de la IVe Internationale à Paris en 1948)
- Certains souhaits peuvent paraître utopiques. Cependant, ne perdons jamais de vue que nous sommes aujourd’hui la réalisation des chimères d’hier ! — (Réjean Parent, Dix tracas en moins pour 2021, Le journal de Québec, 30 décembre 2020)
- Armoiries avec une chimère (sens héraldique) (Héraldique) (Rare) Meuble représentant dans les armoiries un être fabuleux à corps de lion et tête et buste de femme. Se blasonne comme la lionne.
- D’argent à une chimère de gueules, tachetée d’azur, qui est de Hideux le Fort Tirant (armoiries fictives des Chevaliers de la Table Ronde) → voir illustration « armoiries avec une chimère »
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lumière
?- (Physique) Radiation électromagnétique qui peut produire une sensation visuelle.
- Cette diffusion est d'autant plus grande que la lumière incidente est plus réfrangible. En lumière blanche, la lumière diffusée sera donc bleuâtre, ce qui est, en effet, le cas. — (Jean Perrin, Les Atomes, Félix Alcan, rééd. 1924, p. 194)
- La lumière enfin, le plus rapide de tous les mouvements, bondit de la Lune à la Terre en 1 seconde 1/4. — (Amédée Guillemin, La Lune, chapitre V, § XXI ; Librairie Hachette et Cie, Paris, 1870, p. 174)
- Dehors, il y a le dieu Soleil. Je te salue Phœbus, dispensateur de vie et de lumière, toi, de qui nous vient toute Beauté; maître de la Forme, et des Couleurs. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 249)
- Aussi cette théorie corpusculaire de la lumière, à laquelle Newton se ralliait, a-t-elle été adoptée par la plupart des physiciens jusqu’au début du XIXe siècle. Il faut cependant noter que, dès la fin du XVIIe siècle, le grand savant hollandais, Christiaan Huygens, avait proposé une théorie ondulatoire de la lumière et donné de remarquables explications, encore classiques aujourd’hui, des phénomènes de réflexion, de réfraction et de double réfraction […]. — (Louis de Broglie; La Physique quantique restera-t-elle indéterministe ? Séance de l’Académie des Sciences, du 25 avril 1953)
- Or il se trouve que très fréquemment de nombreux arbres sont les uns à côté des autres. Ils peuvent être d’espèces différentes, chacun luttant avec le voisin pour la lumière ; l’ensemble forme un groupement homogène appelé forêt. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 101)
- Ce qui éclaire et qui rend les objets visibles.
- Le lendemain, j’ai vu la chambre dans la simplicité de la lumière du jour. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- J’entrais dans la pièce, admirais les moulures des hauts murs d’un rose pâle, exceptionnellement colorés par le lampadaire à la lumière rose-orangée qui diffusait son atmosphère tamisée tout autour de nous. — (Axelle Bessière, Sous le ruban rouge, tome I, 2015, page 632)
- Énorme oiseau de proie, mon avion, désormais hélas ! en pleine lumière, décrit lentement des orbes sournois. — (Jacques Mortane, Missions spéciales, 1933, page 120)
- Il contempla son verre où la lumière de la lampe se réfractait et soupira : — Nul n'y peut rien! — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 90)
- La lumière rasante faisait paraître d’un noir intense les nuées qui furent déchirées bientôt par cent autres lumières, lorsque les éclairs les parcoururent. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Ce qui sert à éclairer.
- On se levait avant le jour, aux lumières. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 89)
- Il fallut passer la première nuit sans feu et sans lumière. Les moteurs qui alimentaient les dynamos avaient été mis en pièces, et personne ne possédait d’allumettes ; […]. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 270 de l’édition de 1921)
- […], à 1 heure du matin, je pénétrais dans le port de Colon. Entre les deux jetées j’étais ébloui par de nombreuses lumières et j’évitais de justesse un vapeur qui sortait. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Peinture) Effets de la lumière imités dans un tableau.
- Bel effet de lumière. - Le clair-obscur est la juste distribution des ombres et de la lumière. - Les lumières sont bien ménagées dans ce tableau.
- (Mécanique) Ouverture.
- Lumière oblongue
- (Armement) Ouverture, du petit trou par où l’on mettait le feu à un canon, à un fusil, etc.
- On inaugurait le nouveau maire ; deux pièces de canon éraillés, qui partaient par la lumière, nous saluèrent à notre entrée ; …. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Tous ces ordres donnés, le vieux ministre, toujours assis sur l’affût, appuyant ses deux bras sur la lumière du canon, et son menton sur ses bras, dans l’attitude de l’homme qui ajuste et pointe une pièce, continua en silence et en repos à regarder le combat du Roi. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- (Marine) Ouverture pratiquée au corps de pompe et par laquelle l’eau sort pour entrer dans la manche où le tuyau la conduit.
- (Mathématiques, Physique) Petit trou à travers lequel on aperçoit l’objet observé, dans l’instrument de mathématique à pinnules.
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caténaire
?- (Géométrie) Forme que prend un câble (ou une chaîne) lorsqu’il est suspendu par ses extrémités et soumis à une force gravitationnelle uniforme (son propre poids).
- (Par extension) Câble ou chaîne tendu en chaînette.
- Les ponts suspendus se répandirent ensuite surtout aux États-Unis et en Grande-Bretagne. En 1822, à Annonay en Savoie, une petite passerelle d'essai fut construite avec des caténaires en fil de fer. — (Tom F. Peters, Dufour : L’homme des ponts suspendus, dans Guillaume-Henri Dufour dans son temps (1787-1875), Librairie Droz, 1991, page 193)
- (Chemin de fer, Électrotechnique) Ligne d’alimentation électrique constituée d’un ou de deux fils de contact suspendus par des pendules à un ou deux porteurs.
- Sous l'influence des variations de température, les conducteurs de la caténaire s'allongent ou se raccourcissent ; il en résulte des variations de flèches des porteurs et des fils de contact. — (La technique moderne, volume 43, H. Dunod & E. Pinat, 1951, page 251)
- À Limoges commençait la traction électrique. Au-dessus de la 6 212 étaient suspendues les premières caténaires. Elle entrait dans un monde automatique et glacé. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- Le câble s’était échappé de la caténaire. — (Yves Viollier, La flèche rouge, Robert Laffont, 2010)
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civière
?- Dispositif muni de brancards sur lequel on porte à bras des fardeaux.
- (En particulier) (Secourisme) Dispositif destiné au portage des malades et blessés.
- François marchait près de la civière. On n'apercevait pas Lulu : elle avait le visage couvert d'un drap et la forme de son corps disparaissait sous un amas de couvertures étroitement bordées. Les brancardiers pressèrent l'allure. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 170)
- (Histoire) Anciennement, noble sans fief, du dernier ordre.
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guerre
?- (Politique) Conflit entre deux nations, qui se vide par la voie des armes ; action d’un peuple qui en attaque un autre, ou qui résiste à une agression, à une invasion.
- La dernière grande guerre qu’avait soutenue l’Angleterre, la guerre contre les Boers, était oubliée, et le public avait perdu l’habitude de la critique militaire experte. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
- La guerre n’engendre que la plus détestable violence et la plus morne stupidité. La guerre n’est pas belle, elle est hideuse. Elle est l’excitatrice des vices sans nombre et sans frein. Elle est la mère de tous les crimes. — (Victor Margueritte; Au bord du Gouffre, 1919)
- À vrai dire, la République romaine n’était qu’une oligarchie despotique et pillarde dont les chefs s’enrichissaient en dépouillant le monde par les guerres et les rapines. — (Alfred Naquet, Vers l’union libre, E. Juven, Paris, 1908)
- Douce soirée où l’on pouvait encore croire — à la rigueur, le calcul des probabilités cédant à une chance inouïe — Qu’il n'y aurait pas de morts pendant la guerre. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- Ah ! la bougresse ! Elle est maintenant entretenue par un banquier tchécoslovaque qui a réalisé une fortune colossale pendant la guerre dans les fournitures aux armées. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 180)
- Le Général De Gaulle aimait à dire que la guerre est une chose morale. II ne voulait bien-sûr nullement « justifier » la guerre en général. — (Didier Saint-Georges, Le libéralisme est une chose morale, 2008, page 7)
- Ce conflit dynastique dégénérerait en guerre européenne. C’est pourquoi Dubois se pose en apôtre de la paix. — (Évelyne Lever, La Diplomatie secrète du mystérieux abbé Dubois, dans Marianne (magazine) n° 765, 17 décembre 2011)
- (Militaire) Art militaire, stratégie, polémologie, tactique.
- L’art de la guerre, le métier de la guerre.
- La guerre de campagne, la guerre de siège. Guerre de mouvements, de tranchées, d’usure.
- (Par extension) Suite d'affrontements armés.
- J’aimais à relire la vie des flibustiers, […] maîtres de ces parages au XVIIe et au XVIIIe siècle, avant que l’entente franco-anglaise mît fin à cette guerre de pillage et de course. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- (Par extension) Action de grande ampleur pour une cause ou contre un phénomène.
- Il faut faire aux méchants guerre continuelle.La paix est fort bonne de soi ;J’en conviens : mais de quoi sert-elleAvec des ennemis sans foi ? — (Jean de la Fontaine, Fables, Les Loups et les Brebis)
- Le véritable et profond caractère du Djehad fut, à son origine, d’être une guerre de propagande et d’envahissement. — (M. de Saint-Anthoine, Du Djehad ou de la Guerre sacrée des Musulmans, dans Journal des travaux de la Société française de statistique, vols. 16 à 19, 1846, page 363)
- Les tripots de Nantes étaient célèbres ; la police avait beau multiplier ses enquêtes et la municipalité faire une guerre acharnée à ceux qui favorisaient le jeu, on ne pouvait empêcher ni les ruines, ni les scandales. — (Étienne Dupont, Le Vieux Saint-Malo - Les Corsaires chez eux, éditions Honoré Champion, 1925, page 116)
- (Par extension) Affrontement sociopolitique, intellectuel ou professionnel dans le but d'obtenir un avantage matériel ou intangible.
- Par exemple il soutenait, et toujours colériquement, que tout est guerre, que la lutte pour le salaire est guerre, que toute rivalité est guerre, et qu’ainsi la guerre sera toujours. — (Alain, Souvenirs de guerre, Hartmann, 1937, page 215)
- Sans l'avoir voulu, je venais de lui déclarer la guerre. La guerre était pour lui une sorte de second métier. — (Amina Danton, La tangente, Gallimard (NRF), 2009, page 180)
- (Sens figuré) Action violente et continue, en parlant des prédateurs sur leurs proies.
- Tantôt avec les lassets, tantôt à l’aide de la bourraque, il faisait une petite récolte de ces belles crevettes roses (quand elles sont cuites) et qu’on appelle le bouquet; muni de l’attirail que j’ai décrit plus haut, il se livrait à une guerre acharnée contre toute la légion des crabes, pouparts, claquarts et craparagdis, sans compter les célèbres pieuvres, dont il avait un talent particulier pour découvrir les trous sous les rochers, et qui, si horribles qu’elles soient, n’en constituent pas moins une boîte très prisée des tendeurs de cordes, et qu’ils achètent fort bien. — (Gaspard de Cherville, Récits de terroir, 1893)
-
bandoulière
?- (Désuet) Pièce de l’ancien équipement militaire, formée d’une large bande de cuir, qui passait de l’épaule gauche sous le bras droit : elle servait aux cavaliers pour y suspendre leur mousqueton à l’aide d’un crochet et aux fantassins pour y attacher leur fourniment de poudre et de balles.
- Porter en bandoulière.
- Large baudrier de cuir ou d’étoffe.
- La bandoulière d’un garde-chasse, d’un suisse d’église.
- Sangle servant à porter sur l’épaule des objets divers.
- Voici le récit complet : En rentrant tard du travail la veille, Quinz a attrapé l’appareil photo Zenit pendu par la bandoulière à un clou derrière la porte d'entrée, l'a ouvert, a marmonné quelque chose et l'a refermé d'un coup sec avant de le raccrocher. — (John Le Carré, L’héritage des espions, traduit de l’anglais (Grande-Bretagne) par Isabelle Perrin, Le Seuil, 2018)
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belvédère
?- (Architecture) Espèce de pavillon ou de terrasse construite au haut d’un édifice ou sur quelque élévation et d’où l’on découvre au loin.
- Du haut de son belvédère, l’ogre contemplait cet immense abattage. — (Charles Deulin, Martin et Martine)
- Le 29 avril, j’ai installé un second poste d’ozonoscopie à la rampe de notre belvédère, à 20 mètres au-dessus du poste établi dans l’abri des thermomètres qui servent aux observations météorologiques. — (P. Bruno, L’ozone et la prévisions du temps, dans Ciel et Terre, vol. 14, page 207, 1894)
- Aussi les paysagistes sont-ils présents pour apporter la touche finale à la route par la végétalisation des talus et des belvédères, assurant ainsi la cicatrisation des emprises routières. — (Topo-guide de Grande Randonnée : L'Île de la Réunion, Fédération française de la randonnée pédestre, 2011)
- (Botanique) Ancien nom vernaculaire de la linaire commune, appelée aussi belle-à-voir (Linaria vulgaris).
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autoritaire
?- Associé à une personne qui use ou montre de l’autorité.
- Avec beaucoup de tact, ce vieillard, qui savait n’être ni autoritaire ni égoïste, s’efforçait de gagner l’affection de Nazira et de se faire pardonner d’être vieux. — (Out-el-Kouloub, Nazira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", Édition Corrêa, 1940)
- Rabalan se sentit troublé. Du moment que le maire affirmait d’une façon aussi autoritaire qu’il était sorcier, il fallait le croire… Ça l’étonnait pourtant. — (Octave Mirbeau, Rabalan)
- Agrégé d'histoire du droit et de droit romain, autoritaire et un rien coléreux, il est fasciné par les méthodes policières. — (Thierry Pfister, Les socialistes, Albin Michel, 1977)
- (Vieilli) Associé à une personne qui est partisanne de l’autorité comme valeur prédominante d’un régime, d’un système, d’une institution.
- Actuellement le jeu chiraqien, malgré son ineptie, a le mérite d'empêcher le glissement d'une fraction de l’électorat « autoritaire » vers le PCF. — (Emmanuel Todd, Le Fou et le Prolétaire, 1979, réédition revue et augmentée, Paris : Le Livre de Poche, 1980, page 208)
- Associé à un concept, une idée, une chose qui manifestent de l’autorité.
- (Psychologie) Associé à une personne qui à une personnalité qui souhaite prendre l’ascendant sur les autres, leur imposer sa volonté.
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chapelière
?- Celle qui fait ou qui vend des chapeaux (pour un homme, on dit : chapelier).
- Professions.Ambulantes, 6. — Artistes, 7. — Baleinière, 1. — Balayeuse, 1. — Bijoutières, 9. — Blanchisseuses, 168. — Bonnes d’enfants, 2. — Bonnetières, 7. — Brocanteuse, 1. — Brocheuses, 5. — Brodeuses, 9. — Brossières, 4. — Brunisseuses, 11. — Busquetière, 1. — Caissières, 2. — Carcassières en couronnes, 3. Cartonnières, 12. — Cartouchière et casquetière, 2. — Chapelières, 7. — Charcutière, 1. — Chaussurière, 1. — Chemisières, 5. — Chiffonnières, 3. — Chocolatière, 1. — Colleuses et coloristes, 4. — Confectionneuses, 10. — Compositrice et concierge, 2. — Corsetières, 9. Couturières, 294. — Cravatières, 6. — Cuisinières, 261. — Culottières, 18. — Cultivatrices, 3. — Découpeuses, 2. — Dentellière, 1. — Dévideuse, 1. — Domestiques, 1,146. — Doreuses, 7. — Drousseuse, 1. — Émailleuse, 1. — Employées, 44. — Estampeuse, 1. — Femmes de chambre, 51. — Fleuristes, 43. — Gantière, 1. — Gardes-malades, 7. — Giletières, 6. — Horlogère, 1. — Institutrices, 21. — Infirmières, 28. — Jardinières, 6. — Journalières, 621. — Laboureuse, 1. — Lingères, 75. — Marchandes, 48. — Marinières, 2. — Matelassières, 9. — Mécaniciennes, 30. — Ménagères, 38. — Modistes, 7. — Nourrice et ouvrière en fabrique, 2. — Papetières, 3. — Parfumeuse, 1. — Passementières, 20. — Perleuses, 3. — Pinceautière, 1. — Plumassières, 5. — Polisseuse, 1. — Professeur de piano et raffineuse, 2. — Reperceuses, 4. — Repasseuse et relieuse, 2. — Sage-femme, 1. — Servante de ferme, 1. — Tapissières, 4. — Teinturière, 1. — Tisseuses, 4. — Tourneuses, 2. — Vernisseuse, 1. — Verrière, 1. — Sans profession, 36. — (« Asile George Sand, rue Stendhal, 3 », dans Bulletin municipal officiel de la Ville de Paris, 15 mai 1898 [texte intégral])
- (Désuet) Épouse d’un chapelier.
- De même, en parlant de la femme d’un afficheur d’un couvreur, d’un paveur, d’un tourneur, etc., on dit, l’afficheuse, la couvreuse, la paveuse, la tourneuse, etc., par la même analogie qu’on dit, la charbonnière, la perruquière, la chapelière, etc. — (Léger Noël, La clef de la langue et des sciences, ou Nouvelle grammaire française encyclopédique et morale, Dutertre, Paris, 1845-1861, page 511)
- Malle disposée pour recevoir des chapeaux.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
-
adjudicataire
?- Personne ayant acheté un bien dans une vente aux enchères ou à qui on a attribué quelque chose par adjudication.
- Nous verrons, à diverses reprises, les limites de ces chaumes officiellement reculées, et, par des abornements successifs, le prince fixer aux adjudicataires le nouveau périmètre qu’il devient loisible d’aménager. — (Pierre Boyé, Les Hautes-Chaumes des Vosges, Rencontres transvosgiennes, 2019, ISBN 978-2-9568226-0-8)
- Elle s’est rendue adjudicataire.
- Adjudicataire au rabais de la fourniture des vivres.
- L'adjudication réalise alors un transfert de propriété au profit de l’adjudicataire, transfert qui doit être publié. — (Henri Mazeaud, Léon Mazeaud, Yves Picod, Leçons de droit civil: Sûretés, publicité foncière : Volume 1 ; Volume 3, 1999)
-
navisphère
?- (Astronomie, Navigation) Instrument de navigation de forme sphérique, sur lequel le navigateur peut identifier les étoiles, préalablement repérées au sextant.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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délégataire
?- (Pratique) Celui, celle qui reçoit la délégation.
- La ville prend en charge les investissements nécessaires au bon traitement de l’eau, le délégataire paie les dépenses de fonctionnement et les salaires de ses salariés. — (Emmanuel Buisson-Fenet, Marion Navarro, Micro-économie en pratique, 2012)
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axillaire
?- Qui a rapport à l’aisselle.
- Les glandes axillaires.
- Le nerf axillaire.
- Veine axillaire.
- Elle n’a jamais su qu’à chaque retour l’odeur de sa pelisse en ventre-de-gris, pénétrée d’un parfum châtain clair, féminin, chaste, éloigné des basses séductions axillaires, m’ôtait la parole et jusqu’à l’effusion. — (Colette, Sido, 1930, Fayard, page 10)
- (Botanique) Toute partie qui naît dans l’espèce d’aisselle formée par la tige et un rameau, ou par un rameau et une feuille.
- Les fleurs sont axillaires et de couleur violette ou purpurine. — (Jean Baptiste Pierre Antoine de Monet de Lamarck et Augustin Pyramus de Candolle, « Glechoma hederacea », dans Flore française, Desray, 1815, page 538 → lire en ligne)
- Épines axillaires.
- Feuilles axillaires. Celles qui sont immédiatement au-dessus du point où naît un rameau.
-
plaire
?- Agréer ; être agréable.
- Ces lieux communs mythologiques et ce cliquetis de mots sonores, mais à peu près vides de sens, plurent au roi Sighebert et à ceux des seigneurs Francs qui, comme lui, comprenaient quelque peu la poésie latine. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833 - éd. Union Générale d’Édition, 1965)
- Les parties de pêche au bord de la Cuisance lui plaisaient; il admirait les coups d’épervier lancés d'une main vigoureuse par Jules Vercel. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
- Ils causèrent au coin du feu ; l’intérieur plut sans doute à l’abbé, car il se mit à l’aise. — (Joris-Karl Huysmans, La Cathédrale, Plon-Nourrit, 1915)
- Confucius était un moraliste qui se méfiait de l’intelligence ; le terre à terre des relations humaines lui plaisait mieux que la spéculation ondoyante. — (Paul Demiéville, La montagne dans l’art littéraire chinois, dans Choix d’études sinologiques (1921-1970), BRILL, 1973, page 364)
- (impersonnel) Vouloir.
- Il me plaît de faire ceci.
- Je ferai ce qu’il vous plaira.
- Il fait de ses amis tout ce qu’il lui plaît.
- Cela va comme il plaît à Dieu, se dit d’une affaire dont la conduite est abandonnée, négligée.
- (impersonnel) (Absolument) Terme de politesse, utilisé de façon phatique.
- S’il vous plaît ; S'il te plaît...
- Répondez, s’il vous plaît, à la question que je vais vous poser.
- Croyez, s’il vous plaît, que je sais ce que je dis.
- N’allez pas, s’il vous plaît, vous imaginer que je vous laisserai faire.
- Plaît-il ? c’est-à- dire Que vous plaît-il ? Le plus souvent, on emploie cette formule pour faire répéter ce qu’on n’a pas bien entendu ou souvent ce qu’on n’a pas apprécié avoir entendu.
- Plaise à Dieu, plût à Dieu que, Façons de parler dont on se sert pour marquer qu’on souhaite quelque chose.
- Plaise à Dieu qu’il revienne sain et sauf!
- Plût à Dieu que cela fût ! On dit aussi absolument
- Plût à Dieu !
- — Ah ! plût à Dieu, s’écria-t-elle, que mon fils eût l’âme ouverte à vos discours et le bras assez fort pour en profiter ! — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- J’eus une terreur folle qu’elle fût partie pour toujours ! Plût à Dieu, mon ami !… — (Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, 1910)
- Note d’usage : Dans les formules ci-dessus, on utilise le présent du subjonctif pour exprimer un souhait (potentiel). L’imparfait du subjonctif sert à formuler un regret ou le souhait d’une chose qu’on sait impossible (irréel).
- à Dieu ne plaise, ce qu’à Dieu ne plaise, façons de parler dont on se sert pour témoigner l’éloignement ou l’aversion que l’on a pour quelque chose.
- à Dieu ne plaise que j’y consente jamais.
- S’il meurt, ce qu’à Dieu ne plaise, je quitterai cette maison.
- Plaise à la cour, formule dont on se sert dans quelques écrits ou mémoires qu’on présente aux magistrats.
- (Pronominal) Prendre plaisir à quelque chose.
- Loin de s'occuper des jappements indicatifs du chien, notre personnage se plaisait à suivre loisireusement le sentier tortueux dans lequel il marchait. — (Angelo de Sorr, Le Châtiment, dans la Revue Parisienne, mai 1856, page 2)
- (Pronominal) Aimer à être dans un lieu, s’y trouver bien.
- Mon Dieu, mon Dieu ! quand on vient des pays où fleurit l’oranger, où trillent les cigales saoulées de soleil, comment se plaire ici ? — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- C’est un des endroits où je me plais le plus.
- Les truites se plaisent dans l’eau vive.
- La vigne se plaît dans les terres pierreuses.
- (Pronominal) Aimer.
- Se plaire à soi-même, être content de soi.
- Se plaire l’un à l’autre, être agréable l’un à l’autre.
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domiciliaire
?- (Droit) Qui a rapport au domicile.
- Cette journée de repos gênait un peu les calculs de Raoul, qui espérait, en l’absence de Brigitte Rousselin, effectuer tranquillement une visite domiciliaire. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Il savait qu’on avait consigné des quartiers entiers pendant vingt-quatre heures afin de procéder à des vérifications domiciliaires. — (Albert Camus, La Peste, 1947)
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cyprière
?- Plantation de cyprès.
- Outougamitz se sentit près de mourir de joie lorsqu’il aborda la cyprière. — (Chateaubriand, Les Natchez II, 75)
- Les grues qui font de si beaux voyages au-dessus des savannes, des cyprières. — (Chateaubriand, Le génie du christianisme, ou Les beautés de la religion chrétienne, I, V, 8)
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équipière
?- (Rare) Membre d’une équipe de travail.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sport) Membre d’une équipe sportive.
- Le lendemain après-midi, j’ai retenu un « 420 » avec mon équipière pour la régate. — (Delphine Renard, Tu choisiras la vie, 2013)
- Au vu de la domination du PSG tout au long du match, les équipières de Grace Geyoro auraient pu marquer un but ou deux de plus, mais les joueuses du PFC, à défaut de se montrer très offensives, ont affiché une belle solidité défensive. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 5 décembre 2022, page 13)
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canardière
?- (Chasse) (Vieilli) Lieu qu’on prépare dans un marais ou sur un étang pour prendre des canards sauvages dans des nasses. [1&2]
- Le canard privé est employé dans les canardières pour attirer les sauvages , on lui donne alors les noms de canard traitre ou d’appellant. — (Encyclopédie méthodique, ou par ordre de matières: Dictionnaire de toutes les espèces de chasses, Paris : chez H. Agasse, an III, p. 62)
- Cet enclos est une canardière ; ces massacres ont lieu presque journellement, et les victimes en sont d'innombrables canards, attirés par ce silence absolu, garantie menteuse d'une parfaite sécurité ! — (Maurice Engelhard, La chasse dans la vallée du Rhin (Alsace et Bade), Strasbourg, 1864, page 10)
- (Armement) (Chasse) (Vieilli) Long fusil portant très loin, propre à la chasse des canards sauvages et des autres oiseaux qu’on ne peut approcher que difficilement. [1&2]
- Pour y rêver à son aise, l’ogre prit sa canardière et alla se mettre à l’affût dans les clairs ou, si vous l’aimez mieux, les marais de Palluel. — (Charles Deulin, Martin et Martine, 1874)
- Je crus que la discussion allait dégénérer en drame, quand je vis le capitaine sortir de sa cabine, armé d’un énorme pistolet, dont le calibre égalait celui d’une canardière. La querelle reprit de plus belle. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 137)
- Quelques instants plus tard Weeden apparut, et les conjurés allèrent s’aligner en bon ordre dans la rue, portant sur l’épaule un mousquet, une canardière ou un harpon à baleine. — (H. P. Lovecraft, L’Affaire Charles Dexter Ward, 1941 ; traduit de l’anglais américain par Jacques Papy, 1956, page 55)
- (Fortification) Meurtrière. [2]
- En même temps, de grosses tours cerclées de cordons de pierre de taille et "garnies de canardières" à la base renforçaient les angles, pour en faire une forteresse, intimement liée à la ville par ses terrasses. — (Fortifications et châteaux: des premières positions défensives aux châteaux de plaisance, dans la Drôme, sous la direction de Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Conservation du patrimoine de la Drôme & Paris : Créaphis, 2004, page 44)
-
courtilière
?- (Entomologie) (Agriculture, Jardinage, Phytopathologie) Insecte qui vit sous terre et qui fait beaucoup de dégât dans les jardins.
- La courtilière est un des insectes les plus nuisibles à la culture maraîchère et particulièrement aux semis sous verre et aux couches appropriées à l’élève des primeurs. — (Lyon horticole, volumes 15 à 16, 1893)
- La nuit était vraiment très douce. Les grillons et les courtilières que la chaleur de ce jour de faux été avait revigorés faisaient entendre maintenant ce crissement métallique qui semble être l’enivrement de l’air lui-même. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 399)
- Ne lui avait-il pas affirmé successivement qu’il savait la manière de faire certains caramels au chocolat, d’économiser la moitié des bouchons au moment de la mise en bouteille d’une pièce de bordeaux, et de tuer les courtilières qui dévastaient nos laitues ? — (Colette, Le manteau de spahi, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, 1960, page 93)
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millénaire
?- Qui contient mille unités.
- Le nombre millénaire.
- Qui a mille ans et plus.
- Face aux tourmentes, aux vents d’Ouest venus du large, soutenue par les lierres géants qui se sont agriffés à ses millénaires murailles, que leurs trois mètres d’épaisseur ont accueillis et qui la font désormais éternelle, on se la figure un de ses farouches veilleurs des temps passés, gardiens du pays qui les entoure et prête à donner l’alarme si quelque entreprise mauvaise semble menacer sa paix immémoriale. — (Henri Mériot, Les Belles Légendes de Saintonge, Éditions La Découvrance, page 159)
- La beauté cachée de la capitale millénaire est une source d’inspiration intarissable pour les poètes et les écrivains et reste gravée à jamais dans la mémoire des Hanoïens émigrés loin de leur pays natal… — (My Anh, « Le charme de l’automne hanoïen » sur lecourrier.vn, 10 octobre 2020)
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asilaire
?- Relatif à l’asile, à l’hôpital psychiatrique.
- Dans un premier temps, j’explique comment le changement de statut d'un hôpital psychiatrique étatique pour adultes, ayant un passé asilaire à connotation sociale d’abord – et plus précisément psychiatrique plus tard – en établissement public relevant du droit privé, a conduit à une crise institutionnelle […] — (Simone Thillman-Kohl, La souffrance institutionnelle : réflexions cliniques sur une structure asilaire en mutation, Cahiers de psychologie clinique, 2004/2 (n° 23))
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.