Dictionnaire des rimes
Les rimes en : milesien
Mots qui riment avec "un"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "milesien".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : un , uns , unt , unts , in , ins , int , ints , ingt , aim , aims , ien , iens , éen , éens , yen et yens .
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fantassin
?- Qui concerne les fantassins.
- Nous le répétons, c’est précisément à cause de cela qu’elles [(les Amazones)] devaient être adoptées comme symbole de la cavalerie du beau sexe ; si elles eussent réellement combattu à cheval, il est probable qu’elles auraient acquis une renommée fantassine. Ainsi va le monde, ainsi vont les proverbes. — (Albert Cler, La Comédie à cheval : ou manies et travers du monde équestre, Ernest Bourdin, Éditeur, Paris, 1842)
- Pour lui, partout où l’on ne pouvait circuler à cheval, on était esclave, enfermé dans d’étroites limites. Le galop était une évasion ; le pas fantassin, une sujétion. — (Maurice Constantin-Weyer, Un homme se penche sur son passé, 1928, réédition Nelson, page 65)
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clitoridien
?- Relatif au clitoris.
- Pour Sylvain Mimoun, également sexologue, « la position peut jouer un rôle » dans le degré de plaisir, […]. Savoir que c’est la pénétration couplée à une stimulation clitoridienne qui nous mène à l’extase, par exemple, peut conduire à choisir la position de l’andromaque (femme assise ou accroupie) plutôt qu’un missionnaire. — (« Les Françaises à la traîne dans «la course à l’orgasme »? », Libération, mardi 22 décembre 2015, page 10)
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dévonien
?- (Géologie) Qui constitue la formation supérieure des terrains de transition.
- Terrain dévonien.
- Formation dévonienne.
- (Géographie) Qui concerne le Devon, comté d’Angleterre.
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eurafricain
?- Qui concerne à la fois l’Europe et l’Afrique.
- Même si la construction monétaire européenne n’atteint pas rapidement ce point d’achèvement, l’existence de l’écu et la participation de plusieurs États de la Communauté au système monétaire européen ouvrent déjà des perspectives de coopération monétaire eurafricaine. — (Patrick Guillaumont, Sylviane Guillaumont. « Monnaie européenne et monnaies africaines », Revue française d’économie, volume 4, numéro 1, 1989, page 100)
- On envisage de convoquer, dans le courant de l’année prochaine, une conférence inter-parlementaire eurafricaine où seraient discutées les modalités d’une aide plus substantielle et mieux coordonnée de l’Europe (des Six ?) à l’« Afrique ». — (Gaston Leduc, « La Communauté économique européenne et les pays sous-développés », Revue économique, volume 11, numéro 6, 1960, page 894)
- Il a reconnu sans surprise que les crânes étudiés par M. Fouquet présentent une étroite ressemblance avec ceux de l’époque pharaonique antique et avec ceux attribués à la race méditéranéenne ou eurafricaine. — (S. Zaborowski, « De l’origine des anciens Égyptiens », Bulletins de la Société d’anthropologie de Paris, série 5. tome 1, 1900, page 215)
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biquotidien
?- Qui revient, qui paraît deux fois par jour.
- Une promenade biquotidienne.
- Janvier, il surveille l’agnelage et commence en février la traite biquotidienne qu’il poursuivra jusqu’en juillet. — (Hélène Leroy, Vieux métiers Tout un art, éditions Debaisieux, 2013, page 6)
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témoin
?- (Droit) Personne qui certifie ou qui peut certifier une chose qu’elle a vue ou entendue.
- Mais montrez-nous d’abord un louche, un bègue, puis opérez-les, et rendez-nous ensuite témoins des résultats de vos opérations sur ce bègue, sur ce louche; alors, si vous réussissez, il ne pourra plus rester de doute; les plus incrédules seront forcés de rendre les armes et de constater vos succès. — (Note du docteur J. A. Henroz au compte-rendu de séance de l’Académie des Sciences du 15 février 1841, L’expérience: journal de médecine et de chirurgie, numéro 190, 18 février 1841)
- C'est lui qui, au Palais, dans la salle des témoins, durant les Assises, a eu cette phrase pour faire avouer à un gros type qu'il était bien lui, le gros, l’auteur du crime qu'on imputait à l’autre, entre les deux cipaux. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- « C’est un crime que d’effacer les empreintes successives imprimées dans la pierre par la main et l’âme de nos aïeux. Les pierres neuves taillées dans un vieux style sont de faux témoins. » — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 90)
- Seuls les faux témoins narrent exactement la même histoire. — (Éric-Emmanuel Schmitt, L’Évangile selon Pilate, Albin Michel, 2000, collection Le Livre de Poche, page 282)
- (Droit) Chose qui peut servir d’indice, ou d’une sorte de preuve, ordinairement dans une affaire criminelle.
- Son épée ensanglantée, trouvée dans la chambre du mort, fut un témoin muet contre lui.
- (Droit) Personnes dont on se fait assister pour certains actes.
- Il a été à la mairie avec deux témoins pour la déclaration de naissance.
- Servir de témoin pour un mariage, pour un testament.
- En présence de quatre témoins.
- Ceux qui accompagnent un homme qui doit se battre en duel.
- Il lui a servi de témoin.
- Les témoins ont arrangé l’affaire, et le duel n’a point eu lieu.
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chevrotin
?- (Zoologie) Petit du chevreuil au-dessous de six mois.
- Peau du chevreuil ou du chevreau corroyée.
- Des gants de chevrotin.
- Fromage fermier AOC de Savoie, fait avec du lait cru de chèvre, à croûte fleurie.
- Synonyme de chevret, un fromage au lait de vache du Jura.
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euskarien
?- Variante orthographique de euscarien.
- Cela a suffi à faire bifurquer nos deux sorts auparavant communs et l’euskarien est resté en usage, sans se dissoudre dans le latin ou ses dérivés. — (Jean Amédée-Saubion, L'énigme de Marie Gascogne, 2000)
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copain
?- (Familier) Camarade, personne que l’on apprécie bien.
- Il appela un de ses copains, un jeunot coiffé d'une gapette américaine à viscope pointée vers le ciel. — (Léo Malet, Les rats de Montsouris, Éditions Robert Laffont, 1955)
- Ça tombe bien : El Padrino marche à voile et à vapeur, et ce sont, semble-t-il, des copains de son milieu qui lui dégotent en 1983 un emploi de top-model masculin à Mexico, capitale fédérale. — (Patrick Bard, La Frontière, Éditions du Seuil, 2002, 2015)
- – Tu veux dire que toi et James Dean, vous êtes copains?– Au sens où vous l’entendez, vous les Français, oui. Sans hésiter, je peux dire que nous partageons souvent le même pain. — (Jean-Pierre Alaux, Une dernière nuit avec Jimmy, Calmann-Lévy, 2010, page 63)
- C’est pourquoi José n’avait pas compris grand-chose aux raisons fournies par Esprit et qui voulaient qu’on épargnât Castagnier, meurtrier de ses copains, ses copains qui avaient eu confiance en lui. — (Exbrayat, Les Menteuses, Librairie des Champs-Élysées, 1970, chapitre IV)
- (Familier) Amoureux.
- Bonjour, moi et mon copain habitons à 1h30 de route.
- Bien sûr que j’ai déjà eu des copains, tu m’as pris pour une blédarde ou quoi ? Je suis née et j’ai grandi en France, moi ! Hi hi hi !!! Mon dernier mec, je l’ai plaqué il y a 15 jours, parce qu’il était un peu trop jeune pour moi, niveau sexuel ! — (Alain Berthoud, Banlieue Sud : Garçons et Filles, Lulu.com, 2015, page 147)
- Elle était envoyée chez le proviseur presque aussi souvent que Dan Swansea, à cause de sa propension à siffler des imprécations du genre : « Tu mourras en enfer, sodomite » aux filles qui roulaient des patins à leurs copains dans les couloirs. — (Jennifer Weiner, Des amies de toujours, Éditions Belfond, traduit de l’anglais par Hélène Colombeau, 2011)
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cubain
?- Relatif à Cuba, à sa culture, à son peuple, etc.
- La victoire armée du peuple cubain sur la dictature de Batista […] a démontré de façon tangible que, par la guérilla, un peuple peut se libérer d'un gouvernement qui l’opprime. — (Che Guevara, Principes généraux de la guerre de guérilla, traduction de Fanticha Gonzalez-Batlle, dans Œuvres I : Textes militaires, Paris : Maspero, 1961, 1968, p.27)
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argousin
?- (Prison) Bas officier qui était autrefois chargé de la surveillance dans les bagnes.
- Trois jours encore, et il était flétri, jeté dans un bagne, d’où il se serait échappé peut-être en assassinant un argousin. — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T. 1, 1831))
- — Monsieur, dit le prince des Voyageurs en lui jetant des regards enflammés, vous êtes un drôle et un polisson, qui, sous peine d’être le dernier des argousins, gens que je place au-dessous des forçats, devez me rendre raison de l’insulte que vous venez de me faire en me mettant en rapport avec un homme que vous saviez fou. — (Honoré de Balzac, L’Illustre Gaudissart, 1832)
- Quand on peut casser les jambes à l'homme le plus fort par le coup que je t'ai montré!... quand on peut se battre avec trois argousins armés avec la certitude d'en mettre deux à terre avant qu'ils n'aient tiré leurs briquets, que craint-on? n'as-tu pas ta canne?... — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères de courtisanes, 1847)
- Le bagne ne va pas sans l'argousin, vous n'imagineriez pas l'un sans l'autre. — (Honoré de Balzac, Le Père Goriot, 1835)
- Un marin chauve, aux yeux de merlan frit et aux lèvres proéminentes, l'accompagnait ; c'était l’argousin, le chef de la chiourme chargé de la garde des galériens. — (Alessandro Barbero, Les Yeux de Venise, Éditions Tallandier, 2016)
- (Argot) (Péjoratif) Policier.
- Presque aussitôt des argousins en civils se jetèrent sur moi, et, non sans quelques sourdes bourrades, (« Tiens, tiens, c’est ça, pensais-je, des casseroles ») me conduisirent au poste prochain. — (Paul-Jean Toulet, Mon Amie Nane, 1922)
- Il m'a fait l'effet d'un sadique prédisposé à la violence, d'un argousin prêt à jouer de la matraque pour un oui ou pour un non. — (Glen Cook, Le Château noir, 1984)
- Mais sans être argousin, bourreau ni romancier,Aux veilles du cachot on vint s’associer. — (Hégésippe Moreau, « Lacenaire poëte », in Poésies)
- Qu'il avait un petit cousin, ô gué, ô guéHaut placé chez les argousins, ô gué, ô gué — (Georges Brassens, Corne d’Aurochs)
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appartint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de appartenir.
- Quand il suivit un peu plus tard comme externe les classes du collège d’Arbois, il appartint tout d’abord à la catégorie des élèves que l’on pourrait appeler bons-ordinaires. — (René Vallery-Radot, La vie de Pasteur, Hachette, 1900, Flammarion, 1941, page 12)
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argentin
?- (Vieilli) Qui a l’éclat et la blancheur de l’argent.
- Onde, flots argentins.
- (Peinture) (Vieilli) Qui rappelle le blanc de l’argent, en parlant d’un ton, d’un effet de couleur.
- Tu sais ce que c’est que la couleur argentine, n’est-ce pas ? »Elle hésita.« Ou plutôt la couleur gris-perle ?— Gris-perle, oui, monsieur. — (Hector Malot, En famille, 1893)
- Qui a le son clair de l’argent.
- Charles accourut à sa sœur près du pont, et j’entendis qu’il lui disait d’une voix argentine : — Pourquoi donc que tu n’es pas venue dire adieu à mon bon ami ? — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- L’innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,Est-il déjà plus loin que l’Inde et que la Chine ?Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,Et l’animer encore d’une voix argentine,L’innocent paradis plein de plaisirs furtifs ? — (Charles Baudelaire, « Moesta et errabunda » in Les Fleurs du mal)
- Doña Luz partit d’un éclat de rire argentin dont les notes perlées auraient rendu un rossignol jaloux. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- La Julie, lui tournant le dos, était en train de traire et, du pis qu’elle pressait en cadence, le lait tombait dans le chaudron de fer battu avec un roulement semi-argentin de tambour. — (Louis Pergaud, La Vengeance du père Jourgeot, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
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alevin
?- (Zoologie) (Élevage) Petit des poissons ou des larves de poissons qui dépendent du sac vitellin pour leur nourriture.
- Tout alevin, quel que soit le régime alimentaire de l’adulte, commence par être planctonophage. — (Olivier Schlumberger, Mémento de pisciculture d’étang, 2000)
- (Pêche) Menu poisson qui sert à peupler les étangs.
- Il faut jeter de l’alevin dans cet étang.
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lendemain
?- Le jour qui a suivi ou qui suivra celui dont on parle.
- Le bavardage continue incessant et ne prendra fin que lorsque sonnera l’heure du repas : il faudra alors à regret rentrer chez soi, mais on recommencera le lendemain et toujours on trouvera matière à commérages ! — (Gustave Fraipont; Les Vosges, 1895, édition 1923)
- Le lendemain ou l’en demain (comme écrivait Faguet), nous repartions pour la Touraine, où ma pauvre maman se faisait de la bile, à cause des indiscrétions assommantes des journaux. — (Léon Daudet, Souvenirs des milieux littéraires, politiques, artistiques et médicaux/Vers le roi, Grasset, 1920, réédition Le Livre de Poche, page 384)
- Le lendemain, j’ai vu la chambre dans la simplicité de la lumière du jour. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Le 24, le vent tourna au Sud nous permettant d’établir la voilure, et, le lendemain la plupart de mes compagnons franchissaient pour la première fois le cercle polaire. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- En raison du changement d’heure, survenu la même nuit, la déposante hésitait : elle avait, en se mettant au lit, retardé sa pendule pour s’épargner la peine d’y penser le lendemain […] — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Les cris des coqs, les sabots des ânes poussés par l’encouragement sonore et monotone des paysans, réveillèrent Elhamy le lendemain. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans « Trois contes de l’Amour et de la Mort », 1940)
- Il touchait sa paie chaque soir […] et chaque fois je craignais qu’en serrant son argent dans sa bourse il ne nous annonçât qu’il ne reviendrait pas le lendemain. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 39)
- (Par extension) Période qui en suit, à proximité, une autre.
- Mais cette même classe allait accepter, au lendemain de la guerre du Pacifique, durant la même décennie 1880-1890, de se livrer à l’impérialisme britannique, plus puissant et doté d'une plus forte hégémonie : […]. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
- Mariées au lendemain de la Grande Guerre, on les a peut-être vues en robe à pois et blouse à fleurs, l'été, pendant quatre ou cinq ans, le temps que les funérailles entrent dans la danse. — (Maxime Rapaille, Le feu des Fagnes, Dricot, 2001, page 59)
- (Par extension) Avenir plus ou moins proche.
- Or je ne trouvais pas prudent de me laisser entraîner à une aussi grande prodigalité, avant d’avoir mon lendemain assuré. — (Hector Malot, Sans famille, E. Dentu, Paris, 1885, page 131)
- Quand je songe aux cités-dortoirs qui pervertissent nos paysages, aux « fourre-gens » insipides, à peine inaugurés que déjà délabrés, où l’on cultive les inimitiés ; quand je pense aux bidonvilles qui continuent de s’étendre jusque dans les mentalités, les soupiraux béants sur des émanations sulfureuses, je ne me fais pas trop d’illusions sur les lendemains. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 127)
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matin
?- Les premières heures du jour.
- […], mais ce lui était plaisir que de ne point manquer la sortie de l’étable fumante, dans la prime fraîcheur du matin. — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chapitre 1, 1910)
- Tout le temps qui s’écoule depuis le moment où le soleil se lève jusqu’à midi ; matinée.
- Cette quasi-religieuse allait à l’église tous les matins, elle accomplissait les austérités claustrales, et faisait des économies pour soulager les pauvres… — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, premier épisode)'
- (Par extension) En parlant des heures qui s’écoulent depuis minuit jusqu’à midi.
- Une heure, deux heures, onze heures du matin.
- (Poétique) Commencement, début.
- Le matin de la vie : la jeunesse.
- Telles sont les chimères qui charment et égarent au matin de la vie. — (Gérard de Nerval, Les Filles du feu, Sylvie, 1854)
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faubourien
?- Relatif aux faubourgs, ou à la population ouvrière des quartiers excentriques d’une grande ville.
- Il me faudrait, pour bien vous dire cela, le vocabulaire faubourien de maître Bélisaire, son grand tablier de menuisier, et deux ou trois coups de ce joli vin blanc de Montmartre, capable de donner l’accent de Paris, même à un Marseillais. — (Alphonse Daudet, Le Prussien de Bélisaire, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 67)
- Le marronnier noir avec ses bourgeons blancs et roses prêts à éclater m’a singulièrement attendrie. Est-il assez faubourien et spécial en son genre ! Il pousse là enfermé entre quatre murs, dans le sol parisien sans humus ; il a un entêtement de pauvre à vivre étiolé, sans suc, sans brise, martelé, tailladé par la cohue des récréations, il prouve un enracinement tenace pareil à celui des enfants d’ici qui poussent sans air, sans chaleur, sans nourriture. — (Léon Frapié, La maternelle, Librairie Universelle, 1908)
- Vinson [...] s’était trouvé attiré, séduit par une grande fille aux cheveux teints, aux joues émaciées, aux yeux brillants et dont l’allure faubourienne et parigote l’avait complètement subjugé. — (Pierre Souvestre et Marcel Allain, Fantômas, L’Agent secret, 1911, Éditions Robert Laffont, Bouquins, tome 1, page 975)
- Le Prince le houspillait comme un simple soldat allemand. Bert recula, blême et décontenancé, mais résolu à toutes les conséquences. D’après son code d’honneur faubourien, un devoir s’imposait, inéluctable : faire le coup de poing avec son adversaire. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 349 de l’édition de 1921)
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circonviens
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe circonvenir.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe circonvenir.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe circonvenir.
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félin
?- Qui se rapporte au chat ou aux félidés.
- La race féline.
- (Sens figuré) Qui a l’attitude ou le caractère des félins et plus spécialement du chat.
- Une position féline.
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bousin
?- (Maçonnerie, Taille de pierre) Surface tendre des pierres qui sortent de carrière.
- Cela ne provient pas que du mauvais choix qu’on a fait des dites pierres et de la négligence qu’on a eue d’en ôter le bouzin. — (Procès verbaux de l’Académie royale d’architecture, 1671-1793, Paris, 1921, tome 1, page 172)
- Tourbe de qualité inférieure.
- C’est aujourd’hui dimanche, bal de nuit. J’aurais pourtant bien voulu partir avant l’entrée des bousins. — (Joris-Karl Huysmans, Le Drageoir des épices, 1877)
- Glace spongieuse et mêlée d’herbes, de sable ou de terre.
- Il fallait continuer, coûte que coûte, sur ce bousin spongieux, malgré la neige glacée d’où sortaient des branchages cassés et des feuilles roussies. — (Paul Morand, Fin de siècle, 1957, Fleur-du-Ciel)
- (Par métonymie) (Familier) Situation inconfortable ou délicate.
- On est dans le bousin, dans un sacré bousin, tu nous as tous mis dans le bousin, à toi de nous en sortir !
- Et, pour l’affiche, quel bousin, grand Dieu ! Enfin, il s’était décidé à mettre les noms des deux actrices en lettres d’égale grosseur. — (Émile Zola, Nana, 1881)
- Dans le bousin ambiant, Dieu sait s’il y a eu des bêtises proférées après le crime contre Charlie Hebdo, mais s’il fallait attribuer le prix de la pire d’entre elles, Barack |Obama le gagnerait haut la main — (Franz-Olivier Giesbert, « Faut-il avoir peur du père Fouettard ? », éditorial du Point, no 2211 du 22 janvier 2015, page 9)
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enfreins
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de enfreindre.
- Deuxième personne du singulier de l’indicatif présent de enfreindre.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de enfreindre.
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coquin
?- Le latin coquinus (« culinaire, de cuisine ») peut être accepté du point de vue sémantique (→ voir cuistre issu latin *coquistro de coquere) ; mais le substantif, en latin médiéval coquinus au sens de « mendiant » n’est apparemment qu’une latinisation du français et cela supposerait une formation demi-savante qui ne correspond pas aux formations populaires des mots français issus du latin[2].
- Comme coquet[1] dérivé de coq mais aucun des dérivés ne présentant un sens proche de coquin[2].
- Le dérivé de coque au sens de « coquille » pour désigner un mendiant ou un gueux portant une coquille pour faire le faux pèlerin (→ voir coquillard) est impossible du point de vue chronologique : coquin apparait au douzième siècle[2].
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babouin
?- Espèce de singe de la sous-famille des cercopithécinés.
- Bien que tous les babouins puissent parfois se tenir debout, leur mode normal de progression est à quatre pattes, ce qui est d’ailleurs beaucoup plus naturel pour des créatures ayant abandonné la vie en forêt pour la vie en plaine [2].
- De même, dans un documentaire saisissant, on voit un léopard poursuivre et tuer une mère babouin. — (Mathieu Ricard, Plaidoyer pour l'altruisme, NiL, Paris, 2013, page 194)
- Ces babouins, qui forment de véritables troupes, ont des mœurs des plus étonnantes : ils adoptent par exemple des chiens qui leur servent de chiens de garde ! — (Didier Raoult, Épidémies. Vrais dangers et fausses alertes, Michel Lafon, avril 2020, page 93)
- (Péjoratif) Vieillard laid et ridicule.
- C’est un vieux babouin.
- (Vieilli) Figure grotesque des corps-de-garde, que l'on faisait baiser aux soldats par punition [3].
- Petit bouton qui vient aux lèvres après avoir bu dans un verre malpropre.
- Sa gueule est juteuse, elle est pleine de babouins — (Ch. VIRMAÎTRE, Dict. d’arg. fin-de-s., Suppl., 1899, page 30.)
- (Sens figuré) (Familier) Enfant étourdi et mal élevé.
- C’est un petit babouin.
- Faites taire ces petites babouines.
- Allons donc, petit babouin.
- (Vieilli) (Argot) (Au pluriel) Lèvres, bouche [3].
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daltonien
?- Personne atteinte de daltonisme, c’est-à-dire ne différenciant pas certaines couleurs.
- La première question que l’on pose toujours concernant le daltonisme est : « Comment le daltonien voit-il le monde qui l’entoure? » — (Philippe Lanthony, Les Yeux des peintres, 1999)
- Georges déclara à Liane qu’elle était une ravissante petite fée bleue ; elle portait une robe verte. Georges n’était pas daltonien, il savait surprendre les femmes. — (Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit, J.-C. Lattès, 2011)
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devint
?- Troisième personne du singulier du passé simple de devenir.
- De même le chasseur, quand il intervint pour guider les migrations naturelles des troupeaux, qu’il se contentait au début de suivre, devint un pasteur ; puis éleveur, quand il fit venir artificiellement, « agriculturalement », une partie du fourrage. — (René Dumont, Voyages en France d’un agronome, Librairie de Médicis, 1951, note n° 1 page 13)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.