Dictionnaire des rimes
Les rimes en : mazarinade
Que signifie "mazarinade" ?
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- (Histoire) Pamphlet, libelle injurieux dirigé contre le cardinal Mazarin, sous la Fronde.
- Le mot « mazarinade » apparaît pour la première fois dans un triolet de Marigny sur l’échec du siège de Cambrai en juillet 1649. — (Éric Suire, Fabienne Henryot, Héloïse Hermant, Rémi Jimenes, Alexis Lévrier, Claire Madl, Philippe Martin, Jean-Paul Pittion, Nathalie Szczech, Alexandra Woolley, Christine Benevent, Florence Buttay, François Cadilhon, Emmanuelle Chapron, Willem Frijhoff, Violaine Giacomotto-Charra, Laurent Guillo, Stéphane Haffemayer, Le monde de l’imprimé en Europe occidentale (Vers 1470 - Vers 1680), 2020)
- Baisemeaux revint, posa le registre sur la table, le feuilleta un instant, et s'arrêta à la lettre M. — «Martinier, janvier 1659. Martinier, juin 1660. Martinier, mars 1661, pamphlets, mazarinades, etc.» Vous comprenez que ce n'est qu'un prétexte : on n'était pas embastillé pour des mazarinades; le compère allait se dénoncer lui-même pour qu'on l'embastillât. […]» Et Aramis, machinalement, tournait les feuillets du registre, continuant de lire sans paraître seulement s'intéresser aux noms qu'il lisait. — (Dumas, Le vicomte de Bragelonne, 1848)
- […] Il nous semble que Nodier, érudit, ne triomphe jamais plus sûrement, ne s’ébat jamais avec une plus heureuse licence qu’en plein XVIe siècle, en cette époque de liberté, de fantaisie aussi et de vaste bigarrure, et de style français déjà excellent. Il est de son mieux quand il disserte à fond sur le Cymbalum mundi ; et la réhabilitation de Bonaventure des Périers peut, en ce genre passer pour son chef-d’œuvre, à moins qu’on ne le préfère discourant, après Naudé, sur les Mazarinades, et puisant la théorie des deux éditions du Mascurat. — (Charles-Augustin Sainte-Beuve, « Charles Nodier », Portraits littéraires, tome 1, 1862)
- Désormais, on parlera des « raffarinades » pour évoquer ces quelques phrases dont Jean-Pierre Raffarin a le secret, entre les pamphlets vachards contre Mazarin – les mazarinades – et les truismes amusants d'un Tartarin de Tarascon. — (Le Monde, 5 juillet 2002)
- Ruse, habileté politique d'un homme au pouvoir, en l'occurrence Mazarin, chez Dumas.
- Louis écoutait ; il lui semblait étrange que Mazarin invoquât la bonne foi, lui l'auteur de tant de supercheries politiques qu'on appelait des mazarinades. — (Dumas, Le vicomte de Bragelonne, 1848)
Mots qui riment avec "ade"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "mazarinade".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ade , ades , oide , oides et ad .
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noyade
?- Action de noyer une personne. Il se dit surtout en ce sens, au pluriel, en parlant des exécutions ordonnées à Nantes en 1793 par le représentant Carrier.
- Les noyades de Nantes.
- Mort due à une privation d’oxygène prolongée provoquée par l’immersion du sujet.
- L’article relate la noyade tragique d’un baigneur qui, s’étant éloigné de la rive a été surpris par un fort courant contre lequel il n’a pas pu lutter.
- On note aussi, à partir des années 50, un contraste entre l'augmentation de la mortalité par chute et la diminution de la mortalité par noyade. — (Jacques Dupâquier, Histoire de la population française: De 1914 à nos jours, 1988)
- Accident grave, mortel ou non, consistant en une privation d’oxygène prolongée provoquée par l’immersion du sujet.
- Au début des années 1990, une étude britannique a rapporté que sur l’ensemble des enfants âgés de moins de 14 ans qui avaient été admis à l’hôpital après une noyade, 8 % étaient décédés et 5 % souffraient d’un déficit neurologique grave. — (Margie Peden & al., Rapport mondial sur la prévention des traumatismes chez l'enfant, OMS, page 62 (seconde colonne, premier paragraphe))
- L’abbé intégriste Jean-Yves Cottard a été condamné en décembre 2000 à quatre ans de prison après la noyade de quatre scouts et d’un plaisancier qui avait tenté de les secourir. — (Josselin Tricou, « Entre masque et travestissement : Résistances des catholiques aux mutations de genre en France: le cas des "Hommen" », dans la revue Estudos de Religião, vol. 30, n° 1, jan.-avr. 2016, note n° 10 p. 54)
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reparade
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe reparader.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe reparader.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe reparader.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe reparader.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe reparader.
- lalevade
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mousquetade
?- Coup de mousquet.
- Il fut blessé d’une mousquetade.
- Il essuya quelques mousquetades.
- Plusieurs coups de mousquet tirés à la fois ou continûment par un corps de gens armés.
- On a entendu une vive mousquetade.
- silveroide
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bambochade
?- Peinture, dessin qui a pour objet la nature commune et grossière, la représentation des scènes rustiques ou populaires.
- Harlem, cette admirable bambochade qui résume l’école flamande, Harlem peint par Jean Breughel, Peeter Neef, David Téniers et Paul Rembrandt. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Tableau de ce genre.
- (Familier) Divertissement immodéré. → voir bamboche
- Le plus fort, c’est que ces pique-niques étaient extrêmement gais, pleins de chants, de farces, de bonhomie comme une bambochade de bons bourgeois, de gens bien portants aux environs de Paris. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 167)
- J'écoutais les matrones se plaindre du désordre régnant sur les lieux après les fêtes nocturnes. Leurs références aux bambochades et aux fredaines des bienfaiteurs me laissaient perplexe. — (Martine Desjardins, Méduse, 2020, édition Alto, page 43.)
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rade
?- Entrée de mer dans la terre naturelle ou artificielle, à l’abri du vent, qui permet un bon mouillage des bateaux.
- La rade de Casablanca — nous l'avons vu déjà — n'est pas idéale; tant s'en faut. Les vapeurs y mouillent à un mille ou un mille et demi, les voiliers, à plus de deux milles de terre. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 21)
- La rade de Casablanca, comprise entre la presqu'île d’Oukacha à l'est et le promontoire d'El-Anq que prolongent des écueils dangereux à l'ouest, est spacieuse, mais trop évasée et exposée par suite à l'assaut des vents violents et des lames qui déferlent jusqu'à terre. — (Jean La Revelière, Les énergies françaises au Maroc: études économiques et sociales, Plon-Nourrit & Cie, 1917, page 72)
- Les montagnes s’élevant à des hauteurs majestueuses formaient une espèce de cirque, d’immense amphithéâtre naturel autour du bassin qu’était la rade bordée d’une plage de sable blanc. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Les agents des douanes peuvent aller à bord de tous les bâtiments, y compris les navires de guerre, qui se trouvent dans les ports ou rades ou qui montent ou descendent les rivières et canaux. — (Article 63 du Code des douanes français)
- La situation de la caserne est magnifique. Elle domine la rade, seulement il y a beaucoup de vent. — (Louise Monaux et Bruno Deblander, 14-18, Apocalypse en Belgique – Récits de patriotes, Éditions Racine, 2013, page 113)
- (Normandie) Entrée d’une propriété.
- Tu peux garer ton véhicule dans la rade.
- ayguade
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tabarinade
?- Bouffonnerie, grosse farce, telle que celles qui firent la réputation de Tabarin.
- Ce que sont “Les fourberies”, Jouvet le sait mieux que personne : une tabarinade lumineuse, une galopade à fond de train, un dialogue en fanfare non pas du tout orienté vers Térence, mais vers Mascarille et Turlupin. — (Pierre Brisson, Propos de théâtre, Débat autour des fourberies de Scapin ; Éditions Gallimard , Paris, 1957, page 90.)
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camisade
?- (Histoire, Militaire) Attaque de nuit ou de grand matin par des soldats qui, pour se reconnaître, mettaient leurs chemises par dessus leurs habits.
- Le 13 dudit mois environ les trois heures après midi, vint à la Maiſon de la Ville un Gentilhomme de la part de Monsieur le Baron des Adrets, lequel avoit laiſſé ledit Baron à une Ville diſtante de Montpellier, de quatre lieues ; lequel advertit les Conſuls & ceux qui commandoyent ladite Ville, que ledit Baron leur mandoit qu’il trouvaſt dans deux ou trois heures 1500. chemiſes preſtes, ſans faire de bruit : ce que fut trouvé de ceux de la Ville, fort eſtrange ; entendant bien que ledit Baron vouloit donner une camisade, d’autant qu’il ne cogoiſſoit le lieu où eſtoit campé l’ennemy ; […] — (Jacques-Auguste de Thou, Mémoires de Condé, volume 3, Rollin, Paris, 1743, page 664)
- La camisade nous offre un exemple particulièrement élaboré de stratagème nocturne. — (Frédérique Verrier, Les armes de Minerve: l’humanisme militaire dans l’Italie du XVIe siècle, 1997)
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rémoulade
?- de l’italien ramolaccio (« radis, raifort »)[1] qui donne l’espagnol remolacha, et ce via le picard remola (« raifort gris », « radis noir ») et ramolos (« raifort ») ; le suffixe -ade, fréquent en cuisine (→ voir salade et orangeade) ayant été substitué à -asse. Le mot aurait pénétré en France via la Belgique et les Pays-bas espagnols ;
- selon Joseph Favre[2], qui l’écrit remoulade, il viendrait de remoudre, remoulu parce que les ingrédients étaient pilés dans un mortier.
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pasquinade
?- (Histoire) Placards satiriques qu’on attachait à la statue de Pasquin à Rome.
- (Par extension) Railleries bouffonnes et triviales.
- Je n’aurais pas pardonné aux Excellences leurs pasquinades diplomatiques, si elles avaient dérangé ma vie. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
- Pour comble de malheur, un jeune homme ayant composé, à la mode de province, un impromptu sur les danseurs, on attribua cette pasquinade à Tchitchikov. — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, page 199)
- Freemantle, homme grossier et sans grande imagination, a recours à la lamentable pasquinade que vous connaissez pour arriver à ses fins. — (Jean Ray, La Cité de l’indicible peur, 1943)
- Faire des pasquinades.
- Un faiseur de pasquinades.
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oignonade
?- (Cuisine) Mets accommodé avec une grande quantité d’oignons.
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escapade
?- (Équitation) (Vieilli) Action du cheval qui s'emporte.
- (Par extension) Action de se dérober, de manquer à son devoir pour aller se divertir.
- — Ce qui n’est, pour des gens sensés, qu’une escapade, je maintiens le mot, est chez la jeune fille, un acte de courage et de fermeté qui indique une femme de volonté et de résolution, avec des côtés passionnés et violents que je ne soupçonnais pas en elle. — (Hector Malot, La Belle Madame Donis, 1873)
- On avait beau le corriger quand les voisins le ramenait en carriole, l’habitude de ces fugues était prise. […]. Si une semaine s’écoulait sans escapade, on le voyait s’ennuyer, dépérir et fureter dans le logis pour trouver une issue. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Pourtant, d’autres élus d’un peu partout au pays ont subi les conséquences d’une escapade à l’étranger. — (Guillaume St-Pierre, À bout de patience… à court de solutions ?, Le Journal de Québec, 20 janvier 2021)
- Agissement en dehors du bon sens, de ce qui est convenable.
- — Eh quoi ! c’est vous, étourdi d’Henry, qui faites de ces escapades ? Messieurs, messieurs, laissez-le, c’est un enfant. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Voyage décidé pour changer du quotidien.
- Les destinations de Plouescat et Saint-Pol-de-Léon font partie des futures escapades. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 5)
- épongeade
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tambourinade
?- Action de jouer du tambour.
- C’était prétexte à fariboles chorégraphiques et déhanchements musicaux et violentes tambourinades. — (Louis-Ferdinand Céline (Louis-Ferdinand Destouches), Voyage au bout de la nuit, Denoël et Steele, Paris, 1932 (réédition Gallimard, Folio #28, 2019, page 438)
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étouffade
?- (Cuisine) Manière de cuire les viandes en vase clos, à l’étouffée.
- Épaule de veau à l’étouffade.
- (Cuisine) Plat de viande cuit à l’étouffée.
- Une étouffade de perdrix.
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reculade
?- Mouvement en arrière.
- Quand l'officier revint au palais, un air de bonheur et de joie avait succédé sur sa figure au subit effroi que la reculade du cheval y avait imprimé ; …. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- (Sens figuré) Mouvement de ceux qui, s’étant trop avancés, sont obligés de faire des pas en arrière.
- « Très vite, nous dûmes déménager, parce que le loyer de notre premier appartement était trop élevé pour nous. De reculade en reculade, nous échouâmes ici… » — (Henri Troyat, Le mort saisit le vif, 1942, réédition Le Livre de Poche, page 18)
- Vivante ou morte je vous chérirai, malgré vos étonnements, vos reculades, vos questions au vide. — (René Fallet, Banlieue sud-est, Éditions Denoël, 1947, page 156)
- Il s’agit d’une reculade temporaire. Ne nous laissons pas bluffer, la tentation de la censure n’est pas morte. — (Mathieu Bock-Côté, « Censurer La petite vie? », Le journal de Montréal, 11 novembre 2020)
- Il s’était engagé trop avant dans cette affaire, il a été obligé de faire une reculade. - Il n’est arrivé à son but qu’après bien des reculades. - Une honteuse reculade.
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décarrade
?- (Argot) Sortie, départ.
- Sur les Champs-Élysées, la décarrade printanière des décolletés s’amorçait. — (Albert Simonin, Une balle dans le canon, Série noire, Gallimard, 1958, page 86)
- Dès lors, il se présente en bonnet difforme : « Superintendant Mac Mahon ! ». Me prie de carrosser en sa compagnie. Et nous voilà en décarrade dans la City. — (— (Frédéric Dard), San-Antonio : Grimpe-la en danseuse, éd. Fleuve Noir, 1997, chapitre 17)
- Sur le boulevard, c’était la décarrade. — (Pierre Lucas, Police des mœurs: Les Panthères du trottoir, 2014)
- (En particulier) (Prison) Sortie de prison.
- À la décarrade, pour se refaire un peu de blé, il s’était mouillé dans un braquage bancal du côté de la rue des Archives et il était de retour. — (Ferdinand Freed, Histoire criminelle de Raphaël Mendoza, Mercure de France, 1976)
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espagnolade
?- Évocation déformée ou imaginée de l’Espagne.
- Robert Hossein en fait une espagnolade avec chants et castagnettes, un mélodrame où une méchante mère pousse au suicide sa fille qui a « fauté ». — (Galerie Jardin des arts, numéros 143 à 148, 1975)
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estrade
?- Construction, généralement en bois, élevée d’une ou de plusieurs marches sur le plancher d’une chambre, d’une salle ou en plein air.
- Du côté du château, une estrade était dressée et attendait le prince et sa suite : […]. — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- Dans une cour à demi couverte, sur une espèce d’estrade, se dressaient les bois de la guillotine et, devant, les forçats se tenaient à genoux. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
- Quand le chef monta sur l’estrade, le pianiste leva les yeux et lui sourit. Puis il hocha la tête, et l'on entendit le frémissement des violons, la pulsion d'un pouls profond qui annonçait l’entrée du piano. — (Michel Benoît, Le Secret du treizième apôtre, Éditions Albin Michel, 2006, chapitre 68)
- Au bout d'un quart d’heure vingt minutes, il n'y avait plus que le petit vieux sur l’estrade, deux trois miteux et Gribovitch dans le fond. — (Pierre Lucas, Police des mœurs, n° 86 : De l'autre côté de rien, Vauvenargues, 2014, chapitre 9)
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galéjade
?- (Familier) (Provence) Façon exagérée et plaisante de raconter une aventure ou de peindre les choses.
- C’était un Marseillais qui ne parlait que de la Canebière, du cabanon, d’Olive, de Marius, de pêche à la rascasse. On l’aurait laissé faire, il eût entremêlé "L’Internationale" de galéjades. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- […] et ce fut le départ pour la « Gare de l’Est ».Cette « gare » n’était rien d’autre que le terminus souterrain d’un tramway, et son nom même était une galéjade. — (Marcel Pagnol, Le château de ma mère, 1958, collection Le Livre de Poche, page 204)
- Nous allions témoigner en faveur de Pétugue, et sur la place du village, en jurant « croix de bois croix de fer », nous pourrions réhabiliter ce martyr de la galéjade, qui nous serrerait sur son cœur en pleurant. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, pages 226-227)
- Il n’y a qu’à Marseille qu’on peut faire d’un mouvement syndical une grosse galéjade ! — (Jean-Pierre Foucault, Les cigales sont de retour, 2006)
- Tout autant qu'un type de récit ou une posture, et beaucoup plus qu'un simple mensonge ou seulement une « blague », la galéjade est pour certains une manière d'être plaisante en société, un style de conversation fondé sur la surenchère, une sorte de « convention de bonne compagnie », voire un moyen pour tester les réactions d'un interlocuteur :
- Tout ce qui vient du sud demeure toutefois suspect d'affabulation, et devient aussitôt « histoire marseillaise ». Pourtant il est bien moins aisé de mentir en Provence que partout ailleurs. En fait, nous ne pratiquons que la galéjade. C'est un mot intraduisible en langue d’oïl et qui nous a fait du tort, faute d'être compris. Il s'agit en fait d'une convention de bonne compagnie, un jeu subtil qui consiste à rapporter un événement à la limite de la crédibilité. (Rien d'ailleurs ne l'empêche d'être vrai, et c'est précisément ce qui fait l'intérêt du jeu.) Celui qui vous écoute fera de toute façon semblant de vous croire. Ce qui lui permettra de renchérir avec une autre histoire encore plus incroyable dont, par simple courtoisie, vous feindrez à votre tour d'admettre la véracité. Dans cette joute, personne n'est dupe. On ne s'affronte que pour le plaisir. Quand nous galéjons entre nous bien entendu, car avec les « étrangers » la galéjade est une manière d'examen de passage qui nous permet de mesurer le degré de crédulité d'un partenaire de hasard avec lequel nous ne nous sommes jamais affrontés. — (Yvan Audouard, Ma Provence : romans et contes, Plon, 1993, collection « Omnibus », pages 73-74)
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aubade
?- Concert donné en plein air, vers l’aube, à la porte ou sous les fenêtres d’une personne.
- Donner une aubade.
- Après la parade, Lucien fut d’inspection à la caserne ; à peine rentré chez lui, les trente-six trompettes vinrent sous ses fenêtres lui donner une aubade agréable. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Cette coutume s’appelait aubade. Chaque année au 14 juillet, la fanfare municipale se divisait ainsi en petites formations de trois ou quatre musiciens qui allaient, sur le coup de sept heures du matin, réveiller en musique les notabilités de la ville et, quelquefois aussi, une demoiselle auprès de qui l’un de ces messieurs voulait se distinguer. — (Jean L’Hôte, La Communale, Seuil, 1957, réédition J’ai Lu, page 131)
- J’ai graissé la patte au bergerPour lui faire jouer une aubade — (Georges Brassens, Il suffit de passer le pont, in Le Vent, 1953)
- Sûr, faut que je chanteMon aubade à Lydie :Ô ma Lydie tu hantesMes rudes rêves au litDis ! Tu me séduis en teRiant de mes ridiculesEt vaines tentatives de conciliationsAvec tes tantes hâtives à te marierAvec un marchand de tapis né à Tunis — (Boby Lapointe, Aubade à Lydie en do)
- (Ironique) (Familier) Insulte, avanie, peur faite avec vacarme à quelqu’un.
- Il a eu une furieuse aubade.
- Qu'il aille au diable avec sa sérénade,Je vais songer à lui donner l’aubade, moi. — (Jean-François Regnard, Sérénade)
- laparade
- caussade
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.