Dictionnaire des rimes
Les rimes en : maximalisme
Que signifie "maximalisme" ?
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- Doctrine ou comportement qui consiste à revendiquer le maximum.
- Leurs revendications font preuve d'un maximalisme inacceptable.
- (Politique) Courant politique au sein du Parti socialiste italien créé par Giacinto Menotti Serrati en 1919, cherche à réaliser les objectifs anticapitalistes et révolutionnaires du socialisme.
- Bolchevisme et maximalisme formaient deux courants différents, mais par la suite, ils se sont souvent confondus. — (Stéphane Courtois, Quand tombe la nuit: Origines et émergence des régimes totalitaires en Europe, 1900-1934, 2001)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "maximalisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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intégrisme
?- (Religion) Doctrine qui prône le maintien, l’intégrité de la tradition religieuse.
- Déjà l’intégrisme est en train de ramener la foi au culte des charlatans. — (Yasmina Khadra, Morituri, éditions Baleine, 1997, page 60)
- Mais ici, un train peut en cacher un autre : les conflits internes à la mollahcratie iranienne qui se mettait en place au même moment historique eurent aussi bientôt pour objet les rapports du nouvel État avec l’intégrisme en général, sunnite en particulier. — (Alexandre Adler, Le monde est un enfant qui joue, éditions Grasset, 2009)
- Le mot « intégrisme » a fait son apparition en France, dans le monde catholique. En 1907, le pape Pie X condamne par l'encyclique Pascendi le « modernisme », une école de pensée qui revendique d'examiner les données de la foi à la lumière des sciences et de manière autonome. Les adversaires les plus violents des modernistes se définissent comme des catholiques « intégraux » parce qu'ils défendent l'intégrité de la foi. Ils sont à leur tour dénoncés par le camp opposé sous le nom d' « intégristes ». […] À la fin des années 1970, ceux qu'on appelle les orientalistes - arabisants pour la plupart, et qui abordent le fait musulman à partir de l'angle religieux - ont encore recours au concept d'« intégrisme » pour décrire les évolutions du monde musulman, ébranlé par la révolution iranienne. Maxime Rodinson en donne la définition suivante : « Aspiration à résoudre au moyen de la religion tous les problèmes sociaux et politiques et simultanément à restaurer l'intégralité des dogmes. » — (Le Monde, 8 octobre 2001)
- (Par extension) Se dit de tout mouvement réclamant un retour aux sources.
- Volonté d’appliquer une doctrine dans son intégralité et sans jamais la remettre en question.
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nihilisme
?- (Philosophie) Doctrine selon laquelle aucune existence n’a de justification ou de sens en soi.
- Dans ces conditions, il n’y avait plus de réponse à la question métaphysique : pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Comme le redira André Comte-Sponville, c’est alors la question du sens qui paraît elle-même dépourvue de sens. La doctrine de Schopenhauer fut ainsi, à l’époque contemporaine, la première des philosophies de l’absurde. Il résulta de ce nihilisme ontologique que rien n’a en soi plus de valeur que de sens, pas plus la vie que le reste, puisque rien ne saurait avoir d’autre destination que l’anéantissement dans la suite du devenir. — (Michel Nodé-Langlois, Au service de la sagesse, Editions Artège, 2009, p. 418))
- Autre idée, plus piteuse : le nihilisme serait une réaction de désenchantement face à «l'imperfection du monde et de l'Homme », qui engendre chez le nihiliste une volonté de nier toute valeur aux hommes réels, au profit d'un homme rêvé (et de même pour le monde)... Les nihilistes sont donc des dépressifs. — (Auteur inconnu, Le nihiliste et l’antidémocrate, Éditions Le Manuscrit, 2002, p.26)
- (Philosophie) Doctrine d’après laquelle rien de ce que nous croyons connaître par les sens n’a de réalité substantielle. Par extension, scepticisme radical affirmant l’impossibilité de constituer un savoir scientifique qui puisse être tenu pour vrai.
- Mais le « négationnisme » n’est qu’un miroir grossissant d’un phénomène affectant l’ensemble des sciences historiques et sociales. Ce fictionnalisme postmoderne a séduit nombre d’historiens, qui ont ainsi légitimé un « nihilisme épistémologique » privant le concept de vérité de toute signification. — (Pierre-André Taguieff, Court traité de complotologie, Editions Mille et une nuits, 2013, p. 97)
- (Philosophie) Doctrine niant l’existence de toute valeur morale objective.
- Il partage donc bien cette impression assez généralisée au sein de la jeunesse européenne des années 1880 et 1890, que l’on manque de principe dirigeant, de valeurs solides, de vérités. Les maitres à penser de la jeunesse portent une lourde responsabilité. Selon Barrès, Renan, plus que quiconque, a contribué à répandre ce « nihilisme moral ». — (Zeev Sternhell, Maurice Barrès et le nationalisme français, Editions Complexe, 1970, p.39)
- Comportement ignorant tout objectif transcendant, de long terme, ou tout critère éthique. A l’extrême, comportement recherchant la destruction comme un but en soi.
- Rejetons la voie de la violence, qui est le produit du nihilisme et du désespoir. — (Kofi Annan, discours à l’Assemblée générale de l’ONU, 24 septembre 2001)
- Système de pensée politique qui vise à la destruction de toutes les institutions religieuses, sociales, politiques.
- L’argument qui lui fait juger « faible » le nihilisme russe, c’est le besoin d’obéir à une cause, le fanatisme. — (François Guéry, Archéologie du nihilisme : De Dostoïevski aux djihadistes, Editions Grasset, 2015, p.80)
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exorcisme
?- (Théologie) Pratique religieuse ou magique, comportant certaines formules, certaines prières et certains gestes rituels, destinée à chasser le démon d’un endroit qu’il occupe : du corps d’un possédé, d’une chose, d’un lieu.
- Je me rappelai ce que les saintes Écritures disaient des exorcismes et du cri que poussent les démons en sortant du corps des possédés. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes)
- […] c’est ainsi qu’en 1872 un écrivain belge recommandait de remettre en honneur les exorcismes, qui lui semblaient être un moyen efficace pour combattre les révolutionnaires. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, 1908, page 28)
- En cas de doute sur la pertinence de l’exorcisme, mieux vaut alors faire appel aux chérifs détenteurs d’une baraka reconnue pour sa puissance thérapeutique. — (Inversion sociale et pouvoir thérapeutique au Maroc, dans Convocations thérapeutiques du sacré, Karthala, 2002, page 256)
- Formule, prière par laquelle on exorcise.
- Ou bien, s’il persiste à te croire possédé, tu auras en partage la paille, les chaînes et les ténèbres dans quelque couvent éloigné, tu seras étourdi d’exorcismes et trempé d’eau bénite afin de chasser le malin esprit qui te domine. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Alors on le proclame à tout vent, le plus possible, en exorcisme ; on l’étale devant soi comme un palladium […] — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Stratagème de délivrance, “pour en sortir”.
- Si selon Henri Michaux, il existe un « exorcisme » en général, par le martèlement des mots introduisant dans la souffrance une exaltation telle que le mal en est dissous, il existe aussi, à côté de cela, des « exorcismes par ruse » : exorcismes obvies et torsadés qui en passent, sans s’avouer leur fonction véritable, par l’articulation scripturale et chantée du poème, par la systématicité logique du philosophème. — (Ut talpa, Qu’est-ce qu’un stratagème onirique ?, dans Lundimatin #294, 1er juillet 2021)
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libéralisme
?- Doctrine morale et philosophique qui réclame pour tous la liberté des opinions et la liberté de conscience.
- […] : le parti clérical prétendait démontrer l’erreur fondamentale du libéralisme ; il organisait partout des sociétés de combat destinées à imposer sa direction au peuple et au gouvernement ; il se vantait de pouvoir bientôt écraser les défenseurs de la Révolution. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre VI, La moralité de la violence, 1908, page 301)
- (Politique) Doctrine civile et politique suivant laquelle il faut donner aux citoyens le plus de libertés possible et le plus de garanties possible contre l’ingérence de l’État ou l’arbitraire du gouvernement.
- M. Canning et M. De Metternich sont les dieux que ces opinons encensent ou maudissent. Le libéralisme loue le premier de ces hommes d’état cause de sa philanthropie ; les partisans de l’absolutisme ne voient en lui, au contraire, qu’un Procuste étendant les royautés sur le lit fabuleux. — (Anonyme, Des intérêts en politique, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Il y a longtemps que je le dis : le libéralisme ne nous livrera plus de bataille rangée ; il a renoncé aux conspirations, au carbonarisme, aux prises d’armes, il mine en dessous et se prépare à un complet Ote-toi de là que je m’y mette ! — (Honoré de Balzac, Les Employés, édition définitive)
- Doctrine économique qui s’oppose aux théories protectionnistes ou étatistes.
- À l’inverse, l’idéologie si moderne du libéralisme ne parvient à s’imposer qu’en s’appuyant ici et là sur des obscurantismes d’un autre temps. — (Pour un autre monde ; Un autre chemin, motion pour le congrès socialiste de Dijon du 16 au 18 mai 2003)
- La fin de la guerre froide a permis une floraison d'études sur le nouveau monde, le nouvel ordre international, l’universalisation du libéralisme ou le clash des civilisations. Les avions qui ont foncé sur les tours de New York dans le ciel bleu d'un beau matin de septembre ont jeté le doute sur tous ces exercices. — (Thérèse Delpech, L'ensauvagement, partie 3 : Le monde en 2015, Éditions Grasset & Fasquelle, 2005, p. 185)
- Il existe un libéralisme radical, dur, intransigeant, qu’illustre de manière presque trop parfaite Hayek, comme il existe des types de libéralisme plus souples, plus ouverts à certaines questions, ou même à d’autres traditions de pensée. — (Olivia Leboyer, Élite et Libéralisme, CNRS Éditions, 2012, page 248)
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juridisme
?- (Religion) Formalisme qui fait prévaloir rigoureusement les textes sacrés sur les principes de justice ou d’équité.
- Calvin, à qui on attribue d’ordinaire une grande rigidité de pensée et un juridisme encore très médiéval, a eu, en fait, l’intuition des grands bouleversements économiques de l’âge moderne. — (Univers écon. et soc.,1960)
- Le risque actuel, c’est que l’Église ne soit plus catholique, c’est-à-dire ouverte et universelle, mais qu’elle apparaisse fermée à la souffrance humaine, moralisatrice, empreinte de juridisme. — (Le Monde, 11-12 octobre 2009)
- (Droit) Interprétation ou utilisation des textes juridiques qui s’attache plus à leur forme qu’à l’idée qu’ils portent.
- Malgré un dialogue social qualifié d’exemplaire par les autres organisations syndicales, la CGT a invoqué des vices de forme dans la mise en place du protocole sanitaire censé accompagner le déconfinement. Ce juridisme ne fait que compliquer à l’excès les conditions de la reprise pour une entreprise qui se trouve déjà dans une situation critique. — (Le Monde, Les risques d’un déclassement économique, Le Monde. Mis en ligne le 12 mai 2020)
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barbarisme
?- (Linguistique) Mot ou forme incorrecte, ou dont le sens est altéré, dévié. → voir impropriété et solécisme
- Un barbarisme heureux reste dans une langue sans la défigurer ; des solécismes ne s’y établissent jamais sans la détruire. — (Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, 1848)
- Par un barbarisme de la basse latinité, on a dit essere au lieu de esse, pour se conformer à la terminaison ordinaire des infinitifs latins; essere ensuite a été contracté en ser; et le futur est composé de cet infinitif et du présent du verbe auxiliaire: ser-ai, ser-as, ser-a. — (August Wilhelm von Schlegel, Observations sur la langue et la littérature provençales, Paris : Librairie grecque-latine-allemande, 1818, page 92 (dans les notes))
- Il y a (dit Voltaire sur un vers du Cid) un dictionnaire d’orthographe où il est dit qu’« invaincu » est un barbarisme. Non ; c’est un terme hasardé et nécessaire. Il y a deux sortes de barbarisme, celui des mots et celui des phrases. Égaliser les fortunes pour égaler ; éduquer, pour donner de l’éducation, voilà des barbarismes de mots. — (François Génin, « De l’Étymologie », chap. 1 de Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue française, 2e éd., Paris : chez Chamerot, 1858, p. 28)
- — Jusque midi, je corrige les devoirs de mes élèves. Ce n’est pas amusant…— Ah ?— De lire quinze copies qui, s’il y avait un barbarisme à faire, le contiennent quinze fois. Au crayon rouge, j’inscris mes notes dans le coin : mal, très mal, inepte… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 97-98.)
- Quant au terme « érotisme », il n'est pas plus dans le Littré qu’humanisme, ces barbarismes étant nés au même moment engendrés par un même père ; la fascisation. — (Thérèse Plantier, Le discours du mâle : logos spermaticos, Paris : Éditions Anthropos, 1980)
- (Par extension) Faute contre la règle ou le bon goût.
- (Par confusion avec barbarie) Acte qui relève de la barbarie.
- La première sélection des écrits de Maurras présentés en traduction au public britannique est donc condamnable à l'avance, parce que contaminée dès le point de départ par sa présupposée affinité avec le barbarisme nazi. — (Charles Maurras et la vie française sous la Troisième République, actes 1er Colloque Maurras, Aix-en-Provence les 6, 7 et 8 décembre 1968, Université d'Aix-Marseille : Institut d'études politiques, Centre Charles Maurras, 1972, p. 108)
- Dès le printemps 1940, il invite ses disciples à refuser de se « plier au barbarisme hitlérien » et publie au début de l'été 1940 un appel pour exhorter les chrétiens « à résister, du moins spirituellement, à la folie allemande qui horrifie les hommes ». — (Philippe Souleau, « Bordeaux, enjeu stratégique de la Seconde Guerre mondiale », dans Les villes en guerre (1914-1945), sous la direction de Philippe Chassaigne & Jean-Marc Largeaud, Armand Colin, 2004, page 52)
- Je ne supporte plus ce que l'Homme me force à faire. Sa haine, sa violence, son barbarisme, je n'en suis pas responsable. — (Razik Alex Menidjel, Les Premiers pas, Éditions Publibook, 2005, page 144)
- Je ne supporte plus cette violence, dit-elle. Où que j'aille à Londres, je ne vois que barbarisme et cruauté. — (Peter Ackroyd, William et Cie, traduit de l'anglais pat Bernard Turle, Éditions Philippe Rey, 2006, chap. 11)
- Puis-je demander au lecteur, […], de se vider l'esprit des images de ce monde, ravagé par les quelques millénaires post-néolithique de barbarisme ; cet antimonde qui se mirait sans cesse dans ses miroirs déformants... — (Pierre Meyer, Un siècle et demi après la fin du Monde, Éditions Publibook, 2011, page 9)
- […] si cette action était démontrée à l'encontre de Morelli, elle constituerait un crime de droit commun, l'achèvement d'un blessé étant un acte de barbarisme odieux, contraire aux lois de l'honneur et de la guerre, depuis longtemps indiscutées par les nations civilisées, et ce fait étant prévu par les dispositions de l'article 233 du Code pénal français. — (Jurisprudence française, 1807 à 1952. Période 1807-1926, page 730, André Bruzin, Jean Nectoux, 1954 - NOTE : Le Journal du droit international, vol. 57, 1930, page 109, pour la même phrase use du mot "barbarie".)
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babouvisme
?- (Histoire, Politique) Doctrine politique précurseuse du communisme, défendue par Gracchus Babeuf ou ses adeptes.
- Vaincue à coups de fusil, cette insurrection, tout en décourageant les démocrates d’agir, donne à une partie du peuple conscience de ce qu’il voulait : de là Babeuf et le babouvisme. — (Alphonse Aulard, Études et leçons sur la Révolution Française, volume 2, 1898)
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anévrisme
?- (Médecine) Tumeur produite sur le trajet d’une artère par la dilatation des membranes.
- L’autopsie à laquelle on a procédé sur-le-champ a démontré que cette mort était due à la rupture d’un anévrisme à son dernier période. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, troisième partie)
- Je me rappelle, à la Charité, un malheureux atteint d’un énorme anévrisme de l’aorte, lequel avait rongé peu à peu la cage thoracique et battait sous la peau. Nous attendions, d’une minute à l’autre, l`issue fatale. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 129)
- Le curé ne s’en effrayait pas pour les enfants, mais bien pour les vieux, qui risquaient d’être emportés par une rupture d’anévrisme ou de n’importe quoi, avec un noir péché sur la conscience. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 130)
- (Par extension) Lésion des veines et des artères.
- (Par extension) Dilatation morbide du cœur.
- Diplomate, un anévrisme suspend dans votre cœur la mort à un fil. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- Mon père venait de mourir d’un anévrisme dont il souffrait depuis longtemps, et ce fut moi qui reçus la lettre. — (Alexandre Dumas, Les Mille et Un Fantômes, 1849)
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baroquisme
?- Esthétique baroque.
- En guise de pièce de résistance de sa 14e édition, Fantasia célébrera le cinéaste Ken Russell, chantre du baroquisme et de la flamboyance. — (Fantasia rend hommage à Ken Russell, Le Devoir.com, 30 juin 2010)
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gérontisme
?- Sénilité.
- Cette image prédit encore le recul dʼhorreur de Candide devant le gérontisme de Cunégonde à la fin du conte. — (Ghislain Chaufour, Candide Antérot : Voltaire commenté à partir des vingt-six images à Candide de Paul Klee, 2009)
- Gérontocratie.
- En Casamance, lʼactivité politique, qui fut conforme au gérontisme, a toujours rimé avec lʼinfluence et la sollicitation de ces sociétés secrètes. — (Mohamed Lamine Manga, La Casamance dans lʼhistoire contemporaine du Sénégal, 2012)
- (Médecine) Sénilisme.
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misérabilisme
?- Esthétisation de la misère dans une veine naturaliste poussée.
- Tomber dans le misérabilisme.
- Description trop crument réaliste de la misère.
- Dans ce recueil de textes et de lettres consacrés à l’univers carcéral, le misérabilisme est aux abonnés absents. — (Émilien Bernard, L’échappé beau, Le Canard Enchaîné, 19 juillet 2017, page 6)
- Des observateurs ont alors imaginé de pauvres gens réduits à y vivre dans un état de misérabilisme avancé. — (Rémi Nadeau, Quand Legault se défend en jouant avec la vérité, Le Journal de Québec, 1er mai 2021)
- Un reportage multimédia loin de tout misérabilisme, qui sonne vrai, et nous rappelle à quel point ces gens sont comme nous, et luttent pour une existence meilleure.
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éthylisme
?- (Médecine) Consommation régulière et excessive de boissons alcoolisées, résultats de cette consommation. → voir alcoolisme
- Du point de vue criminologique, l’éthylisme doit être envisagé d’abord sur le plan de l’éthylisme héréditaire ou chronique, ensuite sur le plan du passage à l’acte à l’occasion d’une crise d’éthylisme aigu. — (René Resten, Caractérologie du criminel, 1959)
- Rasé, en sabots et rêche tenue verdâtre, avec casquette de cuir coiffant sa calvitie, il passa de l’absinthe à l’abstinence, du péquet au piquet, de l’éthylisme à l’ascétisme. — (Patrick Roegiers, « Verlaine, Paul », dans Le Mal du pays : Autobiographie de la Belgique, Éditions du Seuil, 2003)
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épicurisme
?- (Philosophie) Philosophie, morale et manière de vivre des Épicuriens ou disciples d'Épicure.
- Trois nouveaux courants, fort opposés, s'imposent : l’épicurisme, le stoïcisme et le scepticisme ; leur point commun est l'attention accordée aux questions éthiques, au point que le savoir lui-même se laisse subordonner à cette visée. — (Lambros Couloubaritsis, Aux origines de la philosophie européenne: De la pensée archaïque au néoplatonisme, De Boeck Supérieur, 2003, page 571)
- Selon l'épicurisme ou du moins selon Lucrèce, l'âme se compose partiellement de particules de feu. — (Jean Bollack et André Laks, Études sur l'épicurisme antique, 1976)
- Haï, Épicure le fut et le sera parce qu'il est un des héros de l'humanité. […]. Et si, à sa suite, l'ensemble de l’épicurisme fut maudit, et calomnié comme libertinage dévergondé, c'est parce qu'il guérit de la peur dont tout pouvoir, religieux ou politique, a besoin ! — (Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, p.72-73)
- (Par dogmatisme religieux) Propension à jouir de la vie sans entrave. — Note : Dans ce sens il est donné en mauvaise part.
- Au surplus, qu'on examine sans prévention l'effet social que produirait nécessairement l’épicurisme phalanstérien : l'homme habitué à ne marcher que sur des tapis moelleux, […], peut-il être doué du moindre courage? Le gastrolâtre n'est-il pas naturellement enclin à l'égoïsme? L'homme adonné aux voluptés érotiques n'est-il pas étranger aux élans de la piété? — (Louis Rousseau, Exposition critique des théories phalanstériennes, dans Croisade du XIXe siècle, Paris : chez Debécourt, 1841, p.472)
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humanisme
?- Mouvement intellectuel apparu au cours de la Renaissance qui puise de textes antiques des modèles de vie, d’écriture et de pensée, culture des belles-lettres, des humanités.
- Du XVIe au XVIIIe siècle, elle [Raguse] vit fleurir dans ses murs toute une école de poëtes élégants qui développèrent leur génie sous la double influence de l'humanisme et de la renaissance italienne. — (Louis Léger, Rev. historique, tome II, page 229)
- Le mot le plus honni de cette époque, je le rappelle, était le mot humanisme, et quand nous invitâmes Fernand Dumont à donner une conférence au printemps 1971, on dut presque le protéger du chahut des marxistes. — (Georges Leroux, Entretiens, propos rapportés par Christian Nadeau, Boréal, Montréal, 2017, page 151)
- (Philosophie) Doctrine centrée sur l’intérêt des hommes et de l’humanité, qui valorise l’humain avant tout.
- Débusquer les bases biologiques d’un comportement n’enlève rien à l’humanisme du geste ni au libre arbitre : nous demeurons toujours libres de choisir entre un geste altruiste ou égoïste. — (La démagogie est-elle génétique ?, dans Le Québec sceptique, n° 58, automne 2005, page 17)
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anticommunisme
?- Doctrine politique ou idéologie qui s'oppose au communisme.
- A tout seigneur tout honneur, commençons par citer Sartre. Lui du moins n'est pas soupçonnable d’anticommunisme primaire. — (Étienne Barilier, Albert Camus: philosophie et littérature, page 104, L’Âge d'Homme, 1977)
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japonisme
?- Influence japonaise.
- (Art) Mouvement artistique de l’impressionnisme et de l’Art nouveau où se ressent l’influence de l’art japonais sur les artistes, premièrement français, puis occidentaux, caractérisé par la liberté de la composition, des couleurs et des motifs, par le manque de perspective et par les lignes fortes.
- Le japonisme[…] Vers 1875, l’influence du Japon sur les arts appliqués était beaucoup plus importante que celle des chinoiseries en France sur l’art du 18ème siècle. L’estampe en couleurs eut un effet rafraîchissant et revigorant sur l’art de Manet, Degas, Monet, Van Gogh et Toulouse-Lautrec. — (Maison des sciences de l’homme, Actes de la recherche en sciences sociales, 1979, p. 65)
- En 1900, la sixième exposition fut dédiée à l’art japonais et rendit hommage au japonisme en tant que mouvement artistique né de l’influence de l’art japonais en Europe. — (Klaus Carl, Klimt, 2011, ISBN 9781781608753, p. 226)
- Bretagne-Japon 2012, ce sont 12 musées bretons qui s’unissent pour présenter des collections rares et inédites au grand public : objets japonais et œuvres empreintes de japonisme. — (Ouest magazine, no 1, Synapse éditions, 2012, p. 14)
- (Désuet) Caractéristique propre aux Japonais.
- […] aux environs du milieu du cinquième mois, il est d’usage de porter le vêtement sans doublure […] Japonisme, pour indiquer la venue de la chaleur. — (Bulletin mensuel de la Société Impériale Zoologique d’Acclimatation, volume 5, page 38, 1868)
- (Désuet) Religion présente au Japon lors de son évangélisation au XVIe siècle, soit le bouddhisme ou le shintoïsme.
- À peine Laurent les eut-il quittés, que les bonzes et les idolâtres mirent tout en œuvre pour les ébranler et les ramener au japonisme. — (Lettres des Missions du Japon, page 308 (lettre de 1534 probablement traduite), Antoine Faivre, 1830, Rusand)
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léninisme
?- (Politique) (Socialisme) Doctrine communiste telle que professée par Lénine ou ses adeptes.
- Le triumvirat déclenche contre lui de nouvelles polémiques, bientôt frénétiques, dans lesquelles l'argumentation fait place à une scolastique forgée pour les besoins de la cause et oppose sans fin le léninisme au trotskisme, comme la vérité révélée à l'hérésie, le mal au bien, le salut à la perdition. — (Victor Serge, Portrait de Staline, 1940)
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cénobitisme
?- Forme de vie monastique communautaire.
- On peut dire que le monachisme occidental signe le déclin de l’érémitisme et l’anachorèse orientaux parce qu’il a sélectionné et développé le cénobitisme pacômien qui évoluait dans un sens bien différent. — (Gaëlle Jeanmart, Généalogie de la docilité dans l’Antiquité et le Haut Moyen Âge, 2007)
- Mais le droit de vivre à part, même avec ses inconvénients et ses abus, veut être constaté et ménagé. Le cénobitisme est un problème humain. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
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morphinisme
?- (Médecine) Ensemble d’accidents que cause l’usage répété des préparations de morphine, et qui sont analogues à ceux de l’empoisonnement alcoolique.
- Le morphinisme s’observe surtout à la suite de l’abus des injections sous-cutanées de morphine.
- Le morphinisme aigu et chronique, Thèse du docteur Calvet.
- Nous récoltions chaque jour la substance de dix romans, tous plus impossibles à écrire les uns que les autres. Ainsi me vint de loin l’idée de la Lutte –, où il est question à la fois de la tuberculose et du morphinisme – et de la Mésentente, qui traite de la frigidité conjugale. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 170)
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caporalisme
?- Régime de caporal, dans lequel la vie civile est asservie aux idées et aux habitudes militaires.
- Ils [les habitants du sud de l’Allemagne] n’ignorent point la différence qu’il y a entre une armée citoyenne et une nation de soldats ; rien de plus contraire que le caporalisme à leurs habitudes et à leurs goûts. — (Victor Cherbuliez, Revue des Deux-Mondes, 1or mars 1870, page 62)
- (Par extension) Autorité tatillonne.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Par extension) Autoritarisme étroit et mesquin.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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anglicisme
?- (Linguistique) Mot ou locution emprunté à la langue anglaise et utilisé dans une autre langue.
- Il y a lieu également d’éviter les anglicismes, tel l’emploi du verbe « présumer » pour « supposer », « impacter » pour « affecter », « générer » pour « engendrer » ou encore ministre « en charge de » pour « chargé de ». — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- Si certains sont réfractaires aux anglicismes, force est de constater que le verbe spoiler est dans toutes les bouches, et décrit une révélation de nature à gâcher le plaisir. Un gros divulgâchis quoi, tabarnak ! — (Mathilde Degorce, Spoiler Alert, Hachette Heroes, 2018, p. 6)
- Eux qui adoraient les anglicismes, les voilà ébranlés par deux petites syllabes de rien du tout, « me » « too ».— (Raphaëlle Bacqué, Patrick Poivre d’Arvor, Nicolas Hulot, Gérard Louvin… Retour sur l’âge d’or des intouchables de TF1, Le Monde, 19 janvier 2022)
- Idiotisme propre à la langue anglaise.
- Il parle bien le français mais ses tournures sont parfois des anglicismes.
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jansénisme
?- (Religion) Doctrine de Jansénius sur la grâce et la prédestination.
- Ils se sentirent au contraire, fort peu d’estime pour les quarante ou cinquante systèmes qui n’étaient bons, comme le jansénisme ou le calvinisme, qu’à troubler l’obéissance et la soumission des esprits […] — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, tome 8, 1832)
- Et si vers 1728 le quenellisme, qui n’est qu’un jansénisme dégénéré cesse, en fait, d’exister, on le doit à Fleury et aux prélats de son choix, au moins autant qu’à une certaine usure des « opposants ». — (Charles Poulet, Histoire de l’Église, volume 2, Beauchesne, 1959, page 193)
- Ce fut pendant son généralat que le jansénisme commença à prendre racine dans cette congrégation, et à y occasionner quelques dissensions intérieures. — (Auguste Bernus, Richard Simon et son histoire critique du vieux testament, Georges Bridel, Lausanne, 1869, page 14)
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césarisme
?- (Histoire, Politique) Forme de gouvernement personnel et autoritaire qui s’exerce avec l’assentiment du peuple.
- Le gouvernement de Napoléon III a souvent été considéré comme un césarisme.
- En d’autres termes encore, en un autre terme, le premier Empire ne fut point ce que nous nommons un césarisme. — (Charles Péguy, Notre jeunesse, 1910)
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despotisme
?- Manière de gouverner du despote.
- Despotisme vient du mot δεσπότης, qui signifie maître. Il y a despotisme toutes les fois que les hommes ont des maîtres, c’est-à-dire sont soumis à la volonté arbitraire d’autres hommes. — (Nicolas de Condorcet, Idées sur le despotisme, à l’usage de ceux qui prononcent ce mot sans l’entendre dans la bibliothèque Wikisource , I, 1789)
- Il y avait quelque chose d’enivrant dans ces embrassades fréquentes, données et reçues, […]. C’est qu’on sortait du despotisme, et que pour quelques instans on entrait dans la liberté ! — (Alexandre Dumas, La Vendée après le 29 juillet, La Revue des Deux Mondes T.1, 1831)
- Plus tard, la royauté se relâcha de son despotisme et alors intervint le gouvernement constitutionnel ; […]. Le despotisme royal n'est pas tombé tout seul ou par la bonté des souverains ; […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.V, La grève générale politique, 1908, p.236)
- (Par extension) Toute sorte d’autorité absolue, oppressive, tyrannique, qu’on s’arroge, qu’on exerce.
- Ceci n’était pas le résultat d’un défi entre des gardiens et une prisonnière, entre le despotisme du cachot et la liberté du détenu, mais l’éternelle répétition de la première scène jouée au lever du rideau de la Création : Ève dans le paradis. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- Trop souvent une aristocratie de notabilités locales a exploité à son profit les fonctions publiques, et fait sentir aux Anglais que son despotisme peut être plus intolérable encore que celui d’une administration centrale, parce qu’elle est à la fois et moins impartiale et moins responsable. — (Anonyme, Angleterre. - Administration locale, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- […] ; elle avait la conscience qu’elle était digne d’un rang plus élevé que celui auquel le despotisme arbitraire des préjugés religieux lui permettait d’aspirer. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
- Malgré sa corpulence excessive, l'autorité de M. Hector sur ses subordonnés n'est guère contestable. Il la doit surtout […], à cette indémontrable apparence de bonhomie qui dérobe son intransigeance absolue, son despotisme maniaque, la secrète satisfaction d'être redouté. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
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galvanisme
?- (Technique) Courant électrique produit par les piles ordinaires et les piles réversibles.
- (Histoire des sciences) (Physique) Phénomène électrique qui se produit dans les substances animales, spécialement dans les muscles et dans les nerfs, soit par le contact mutuel, soit quand on met ces substances en communication avec des métaux.
- Elle prend du tabac, se tient raide comme un pieu, se pose en femme considérable, et ressemble parfaitement à une momie à laquelle le galvanisme aurait rendu la vie pour un instant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Histoire des sciences) Agent invisible produisant des phénomènes galvaniques, et que l’on croyait être l’électricité en mouvement.
- Mesurer la force du galvanisme.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.