Dictionnaire des rimes
Les rimes en : matine
Mots qui riment avec "ine"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "matine".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ine , ines , inne , innes , îne , înes , yne et ynes .
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échine
?- Partie du dos de l’homme ou de certains animaux, en forme d’épine, qui va de la nuque au coccyx.
- Il a une douleur le long de l’échine.
- Il entre, souriant, l’échine basse, frétille autour de vous, vous appelle « cher maître », et ne s’en ira pas sans emporter votre dernier livre. Rien que le dernier ! — (Alphonse Daudet, Le dernier livre, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, collection Le Livre de Poche, 1974, page 183)
- « Gardes ! Au Roi ! » cria Philippe le Bel.Sa voix fit passer le froid dans l’échine des assistants, et se répercuta, insolite, terrible, à travers le château et la nuit. — (Maurice Druon, Les Rois maudits, tome 1, « Le Roi de fer »)
- (Sens figuré) Il sentait couler dans ses veines toute la sanie des rêves impuissants, des appétences infécondes, et sur son échine s'appesantissait le fardeau de la résignation et de la timidité. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 27)
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conglutine
?- (Chimie) Protéine extraite des graines de lupin.
- La conglutine est soluble dans l'eau salée.
- La γ-conglutine aurait une rôle anti-diabétique en réduisant le glucose sanguin.
- Le gluten contient en outre une petite quantité de conglutine. — (Jules Garçon, Traité général des applications de la chimie, Volume 2, 1907)
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morphine
?- (Chimie) (Pharmacologie) (Indénombrable) Molécule végétale issu du pavot, classifiée comme alcaloïde en chimie organique, réputée cause des propriétés soporifiques et calmantes de l’opium sur divers animaux dont l’humain et consécutivement couramment employée comme analgésique, antalgique et hypnotique en médecine et classée comme stupéfiant dans une majorité de législations sur base de ses effets psychotropes.
- Ces expériences (marcher au moins six minutes par jour, instaurer des moments de sortie de routine, s’exposer une heure par jour à la lumière forte ou encore écouter certains morceaux de musique) contribuent en effet à augmenter la sécrétion d’endorphines (les morphines produites naturellement dans le cerveau) et de sérotonine (la molécule de la bonne humeur), qui diminuent la douleur ou la sensation de douleur. — (France Mutuelle Magazine, n° 175, janvier-février-mars 2023, page 24)
- Le grand palliatif de la douleur, c'est l'opium. La morphine faisait fureur à Lamalou et les piqûres du poison euphorique y étaient aussi nombreuses que celles des moustiques. Quand on avait fini de raconter ses souffrances, leur siège, leur qualité, leurs alternatives, on passait aux doses de toxique ; l'émulation s'y mettait, comme pour l’étalage de la douleur.« Madame, je suis à un gramme par jour.– Oh ! cela n'est guère. Je suis, moi, à un gramme cinquante. » — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 159)
- L’infirmière, arrivée à huit heures, lui fit aussitôt une piqûre. Quand la morphine mit des flotteurs sous le poids de son corps, il vit avec une indifférence étonnée la teinte grise qu’avait prise sa peau. — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 185)
- Quand le docteur N. est venu, elle a réclamé : « Qu’on me pique, autant qu’il faut », et elle imitait le geste de l’infirmière qui lance l’aiguille. « Ah ! ah ! vous allez devenir une vraie droguée ! » a dit N., et sur un ton badin : « Je pourrai vous fournir de la morphine à des prix très avantageux. » — (Simone de Beauvoir, Une mort très douce, Gallimard, 1964, Le Livre de Poche, page 115)
- A l'hôpital, soigné à la morphine, il en était devenu dépendant, ne pouvait plus s'en passer, l'appelait sa fée grise. « En voulez-vous ? proposa-t-il à Verlaine qui commandait une énième absinthe. Ça vous changera de la fée verte. » — (Jean Teulé, Ô Verlaine, Éditions Julliard, 2010, chapitre 59)
- En songeant que le liquide s’était éventé, bien qu’enfermé dans une boîte métallique, il fut ressaisi par le doute qui le tenaillait : quarante ans et des broquilles s’étaient écoulés depuis qu'on avait transformé l’opium de l’Empire des Indes en morphine dans les labos de Sa Gracieuse Majesté. — (Thierry Marignac, Morphine Monojet : ou Les fils perdus, Éditions du Rocher, 2016)
- On trouve le reste en pharmacie : morphine ou méthédrine, une amphétamine prisée des routards ; et en avant la fixette, à moi les cachetons avalés entre deux shiloms. — (Patrick Kurtkowiak, Sexy Sixties, mon doux chaos, Éditions Librinova, 2016, chapitre 9)
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bine
?- (Québec) (Populaire) (Anglicisme) Haricot (Phaseolus vulgaris), particulièrement fève au lard.
- Tu vas bien dormir grâce à moi, à condition de pas manger d’bines avant de t’coucher !
- Et là, je m’imagine ces bûcherons québécois festoyant dans leur petite cabane à sucre à manger des bines pleines de sirop d’érable jusqu’à plus faim et à chanter des bons chants paillards…
- Voici deux cowboys occupés à se faire réchauffer une platée de bines sur un feu de ramilles de mesquite en buvant un café à décaper un cactus, et vous ne devinerez jamais : ils se vouvoient… — (Louis Hamelin, Le Devoir, 20 septembre 2014)
- (Québec) (Populaire) Coup de poing amical, généralement donné sur l’épaule ou sur la cuisse.
- Cette bine contient tous mes encouragements !
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houssine
?- Verge ou baguette flexible de houx ou d’autre arbre dont on se sert pour aiguillonner des animaux au labour et au débardage ou pour battre des habits, des meubles, etc.
- Je te ferai faire sur le dos un carillon de houssines par les carrefours de Paris. — (Victor Hugo, Notre-Dame de Paris, 1831)
- Vicente tourna la tête d’un air d’inquiétude pour voir s’il n’était pas observé ; il hâta le pas du cheval d’un coup de houssine, et, tout en courant à côté de moi, il haussait légèrement la tête, ouvrant la bouche et levant les yeux en l’air, signe d’affirmation ordinaire à des gens qu’on serait tenté de croire silencieux, vu la difficulté que l’on éprouve pour en tirer une réponse à une question précise. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, page 110)
- Si le cheval n’a pas de l’âme, à chaque enjambée du garçon il est aiguillonné par la houssine ou le bâton qui agit adroitement, quand toutefois ce stimulant n’est pas remplacé par le claquement du fouet, […]. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
- L’officier allemand s’avançait d’un pas à la fois nonchalant et élastique. Il tenait dans sa main droite une houssine dont il décapitait, distraitement, les hampes des larges fleurs bleues dont la clairière était parsemée. — (Pierre Benoit, Monsieur de la Ferté, Albin Michel, 1934, Cercle du Bibliophile, page 321.)
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jardine
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe jardiner.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe jardiner.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe jardiner.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe jardiner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe jardiner.
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glossine
?- Mouche tsé-tsé.
- Ce hallier, comme ceux de la région dont nous venions, était caractéristique de la zone à glossines, les dangereuses mouches propagatrices de la maladie du sommeil. — (René Thévenin, Les Chasseurs d’hommes, in Sur l’autre face du monde et autres romans scientifiques de Sciences et Voyages, Robert Laffont, 1973, page 126)
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narcotine
?- (Chimie) Alcaloïde de formule brute C22H23NO7 que l’on trouve dans les papavéracées, et dont le nom officiel est noscapine.
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carabine
?- (Armement) Arme à feu du type fusil mais plus légère et généralement à canon rayé, utilisée dans la cavalerie, la gendarmerie, etc.
- En France, les armes du cavalier léger sont la Carabine, le Pistolet, le Sabre et la Lance. — (Antoine Fortuné de Brack, Avant-postes de cavalerie légère, Breda, 1834, page 33)
- Nos chasseurs à pied surtout, avec leurs carabines qui envoient un homme ad patres à des distances de tous les diables, avaient la manie de chercher leur cible quotidienne de l’autre côté du ravin. — (Georges Bell, La croix d’honneur, Achille Faure, Paris, 1867, page 30)
- Cette arme était une longue et lourde carabine qui avait sans doute appartenu à quelque contrebandier ; à l’épaisseur de la crosse et à la culasse puissante du canon, on reconnaissait un ancien fusil à pierre qu’un armurier du pays avait transformé en fusil à piston. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. I ; réédition 1879, p. 12-13)
- (Chasse) Arme à feu à canon rayé, tirant généralement des munitions à balle et non chargées de plombs.
- Voici dans ce sac des vivres pour deux jours ; je vous laisse cette carabine rayée qui dans ma main n’a jamais manqué le but […] de la poudre et des balles dans ces cornes de buffalos […] — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Je ne pus réussir à attraper un seul requin […] Et cependant, lorsque je tuais l’un d’entre eux avec ma carabine sprinfield, c’était aussitôt une bataille féroce autour du festin cannibale. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Jouet d’enfant imitant l’arme à feu du même nom.
- Âgé de six ou sept ans, en jouant avec un carabine Eurêka, j’envoyai un jour par maladresse un flèche dans l’œil de la servante de mes parents. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 79.)
- (Familier) Étudiante en médecine (pour un homme, on dit : carabin).
- La question de l’égalité des parcours en faculté de médecine : les conditions d’entrée à l’université des nouvelles carabines — (Céline Avenel, « La question de l’égalité des parcours en faculté de médecine : les conditions d’entrée à l’université des nouvelles carabines », dans Éducation et socialisation, no 31, 2012 [texte intégral])
- « Jeune carabin, jeune carabine, dans cette dernière ligne droite avant le 20 juin, déstresse ! » — (Stéphane Long, « Les ECN, à quoi ça sert ? Réponse tout en dérision d’un youtubeur », dans Le Quotidien du médecin, 14 juin 2016 [texte intégral])
- (Désuet) (Familier) Maitresse, souvent pauvre, d’un étudiant en médecine (au xixe siècle).
- … Son petit air mutinPlaît fort au quartier Latin.C’est Flora la carabine,Dont la mine si lutine,Promet à chacun son tourUn beau jour d’amour. — (Jules Choux, Le petit citateur : notes érotiques et pornographiques : recueil de mots et d’expressions anciens et modernes, sur les choses de l’amour, etc., pour servir de complément au Dictionnaire érotique du professeur de langue verte, Paphos, 1869, page 70)
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piscine
?- (Antiquité) Bassin destiné à l'élevage de poissons.
- J'ai vu la piscine, ou plutôt l'emplacement de la piscine que le divin Auguste a fait combler, et dans laquelle Pollion jetait quelquefois à ses murènes des esclaves tout vivants à dévorer. — (Charles Dezobry, Rome au siècle d'Auguste, Éd. Dezobry et Madeleine, Paris 1847)
- (Natation) En référence aux coutumes de l’époque de la Rome antique, bassin où l’on se baigne en commun et en toute saison.
- Bains de piscine.
- (Par extension) Bassin de natation dont l’accès est public ou privé et ensemble des installations qui l’entourent.
- À Saint-Georges, un hôtel possédait une magnifique piscine, où je vis plusieurs fêtes nautiques. Il y avait de bons nageurs et nageuses et deux excellentes équipes de water-polo. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Celles-là, elles friment, parce qu'elles ont toutes, au poignet, un bracelet en plastique bleu, qui leur permet d'aller se baquer dans leur piscine résidentielle. — (Sylvie Gaillaguet, Les Ganguesses: roman noir, Ultima Necat Éditions, 2017, chap. 32)
- Cabines, plongeoirs d’une piscine.
- Piscine en plein air. — Piscine couverte. — Nager en piscine.
- (Religion) Bassin pour des rites purificatoires. Bassin où se plongent les fidèles pour se purifier dans certaines religions.
- La piscine probatique qui était proche du parvis du temple de Jérusalem où Jésus guérit un paralytique (cf. Évangile selon St Jean, V) et où on lavait les animaux destinés aux sacrifices.
- Dans les sacristies, on jette l’eau, qui a servi à nettoyer les vases sacrés et les linges d’autel, dans la piscine.
- Les piscines de Lourdes où s’opèrent les guérisons miraculeuses.
- (Religion) Petite cuve destinée à recevoir l’eau des ablutions, les cendres des objets bénits…
- Piscine des fonts baptismaux, destinée à l'écoulement des eaux et piscine sacrée, dans la sacristie ou l’église même.
- (Équitation) Bassin en forme de large rigole où l’on fait passer les chevaux pour leur nettoyer les pieds, dans une écurie.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Pisciculture) Bassin où l’on fait éclore des œufs de poissons.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Ingénierie nucléaire) Bassin contenant de l’eau ou de l’eau lourde et destiné à immerger la matière fissile et servant de modérateur d'irradiation, de réfrigérant et de protection.
- Un réacteur à piscine est aussi appelé pile-piscine.
- Surnom donné au siège de la DGSE et, par assimilation, à la DGSE elle-même.
- Dès son retour à la «piscine », Sarton fut averti que le grand patron désirait le voir immédiatement dans son bureau. — (Michel Noir, L'Officine, 2014)
- (France) (Argot scolaire) Période de formation intensive reposant sur des projets devant être réalisés par les élèves.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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arsine
?- (Chimie) Trihydrure d’arsenic, de formule brute AsH3, gaz incolore et toxique, plus lourd que l’air, qui a été utilisé en association avec d'autres gaz dans les obus chimiques de la Première Guerre mondiale.
- L’arsine est un gaz toxique qui s’enflamme facilement dans l’air mais ses analogues organiques (radical aryle ou alkyle) sont beaucoup plus stables ce qui permet de les utiliser en chimie des métaux ou pour doper le silicium dans l’industrie des composants.
- Les obus toxiques habituellement utilisés sont accompagnés d’une nouvelle substance, l’arsine, et beaucoup d’hommes souffrent d’une irritation aiguë des voies respiratoires. — (Jean-Paul Briastre, Soldats du Quercitain, 2013)
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créatine
?- (Biochimie) Dérivé d’acide aminé naturel, présent principalement dans les fibres musculaires et le cerveau.
- La créatine joue un rôle dans l’apport d’énergie aux cellules musculaires et dans la contraction musculaire.
- La créatine a été découverte au 19e siècle déjà. — (Jean-Claude Berruex, La forme à votre portée, 1998)
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percaline
?- (Textile) Toile de coton légère et lustrée, qui sert principalement à faire des doublures.
- […] des instrumentistes se rendant à quelque ville d’eaux et portant sous le bras des cuivres que leur fourreau de percaline verte faisait ressembler à des boas empaillés. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 97)
- La verticale des « effilés » et la courbe des ruches avaient cédé la place à l’inflexion d’un corps qui faisait palpiter la soie comme la sirène bat l’onde et donnait à la percaline une expression humaine, maintenant qu’il s’était dégagé, comme une forme organisée et vivante, du long chaos et de l’enveloppement nébuleux des modes détrônées. — (Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1919)
- Percaline verte, rouge, noire.
- Une robe doublée de percaline.
- (Reliure industrielle) Toile de coton au fil rond et au tissu ras, fin et serré, teinte, enduite et gaufrée. Elle imite le grain du maroquin.
- Elles furent effectuées dans de lourds tomes reliés en percaline noire, formant une imposante collection de journaux de toutes les parties du monde. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Étoiles de la mort, 1933)
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décaféine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décaféiner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décaféiner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe décaféiner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe décaféiner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe décaféiner.
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argentine
?- (Botanique) Nom vulgaire de la potentille ansérine.
- « Asseyons-nous sur ce talus », dit une voix molle. Sans avoir pris la peine de répondre, nous nous trouvâmes soudain couchés dans les touffes d´argentine. — (Georges Duhamel, Civilisation, « Dans la vigne » ; Le livre de poche, Paris, 1967, p. 80)Note d’usage : On remarquera la possibilité du singulier collectif.
- Minéral, qui est une variété lamellaire au lustre argenté de calcite.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Zoologie) Genre de petits poissons osseux au corps argenté, de la famille des argentinidés.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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invertine
?- (Biochimie)(Désuet) Sucrase, invertase
- La seule action connue de l’invertine est celle qu’elle exerce sur le sucre de canne ou saccharose. — (Émile Bourquelot, Les ferments solubles (diastases-enzymes), 1896)
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palatine
?- (Noblesse) Épouse d’un palatin ou princesse de la maison palatine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Habillement) Fourrure que les femmes portent en hiver sur le cou et sur les épaules, et qui pend sur le devant.
- Cette nouvelle faillit faire tourner la tête à ses deux aînées, qui pensaient qu’à la fin elles pourraient quitter cette campagne où elles s’ennuyaient tant ; et quand elles virent leur père prêt à partir, elles le prièrent de leur apporter des robes, des palatines, des coiffures et toutes sortes de bagatelles. — (Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, La Belle et la Bête, 1756)
- La vieille Georgine Aubert […] restait tout étendue dans sa longue calèche, sous une palatine de martre comme en plein hiver. — (Gustave Flaubert, L’éducation sentimentale, 2e partie, chapitre IV, page 233, réédition Garnier-Flammarion, 1969)
- C’est là que tu seras assise, les pieds dans de grosses pantoufles, avec une bonne palatine bien chaude sur les épaules, et que tu vendras nos eaux-de-vie. » Elle riait d’avance. — (Erckmann-Chatrian, Le Blocus, page 108, 1948, Bibliothèque Verte)
- Ensemble des poils poussant sur la poitrine.
- Voilà bien sa palatine ; mais elle a grisonné, monsieur Vautrin, s’écria Mme Poiret. — (Honoré de Balzac, Splendeurs et misères des courtisanes, 1838-1847, troisième partie)
- « À ton avis », interrompit un chercheur vêtu d’une chemise rouge à carreaux largement ouverte sur la poitrine, ce qui permettait d’admirer une palatine de poils noirs très touffue dont il était aussi fier, apparemment, que de ses connaissances, « à ton avis, W.A.M. est entièrement motivé par la F.M.? C'est bien ça ta thèse ? – Absolument, tout à fait, répliqua Adeline, qui se promit in petto d’utiliser désormais le sigle W.A.M. à l’instar de son collègue, et ne s’en priva pas. W.A.M. est le type même du surdoué immature qui réclame un vouloir extérieur à son moi pour aller au fond de ses potentialités. Bon. Tant qu’il a son père, tout est okay, mais après, faut qu’il trouve un substitut du père. D’ailleurs, il a pas dépassé le stade anal : si tu lis sa correspondance, t’es fixé ; tout le temps il est question d’excréments ; très rarement de sexe. La F.M. a été pour W.A.M. le vecteur idéal pour véhiculer un message qu’il voulait évacuer dans sa globalité dynamique. » — (Jean Dutourd, Trilogie française : Le séminaire de Bordeaux, 2013)
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méandrine
?- (Zoologie) Madrépore des mers chaudes aux polypiers disposés en méandres.
- Un robot ronflant et ventru infusait vaillamment son ardeur dans un système de tuyaux dont les arborescences méandrines aboutissaient dans l'immense cuisine et dans les deux lugubres salles de bains, [...] — (Vladimir Nabokov, Ada ou l'Ardeur, 1969, traduction de G. Chahine et J.-B. Blandenier, Librairie Arthème Fayard, 1975, ch. VI)
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auréomycine
?- (Pharmacologie) Nom commercial de la chlortétracycline, antibiotique bactériostatique de la famille des tétracyclines, surtout utilisé en pommade contre les infections de la peau ou des yeux.
- Après le Doliprane, c’est la fameuse pommade jaune Auréomycine bien connue des Marocains (usage ophtalmique et dermatologique) dont près de 4 millions de tubes ont été écoulés en 2011, qui se classe deuxième. — (Médicaments : ce que consomment les Marocains ? Du Doliprane…, lavieeco.com, 30 mars 2012)
- Voici une liste des principaux médicaments utilisés par voie locale ou par voie générale concernés par la photosensibilisation (liste non exhaustive). [...] Certaines pommades antibiotiques : Auréomycine, Sterdex, Flammazine. — (Soleil et médicaments ne font pas toujours bon ménage !, clicbienetre.com, 20 juin 2013)
- Aureomycine® contient du chlorhydrate de chlortétracycline qui est un antibiotique de la famille des cyclines. Ce médicament est utilisé dans le traitement antibiotique local de certaines infections bactériennes de la peau et se présente sous la forme d’une pommade dosée à 3 % en tube de 15 grammes. — (AUREOMYCINE - Indications, posologie et effets secondaires, sante-medecine.journaldesfemmes.com)
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cousine
?- Fille de l’oncle ou de la tante d’une personne.
- En entendant cette horrible phrase, Pons se redressa comme si la décharge de quelque pile galvanique l’eût atteint, salua froidement sa cousine et alla reprendre son spencer. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
- Sa vie, ce sont ses amis, certes, mais aussi un amour foireux - elle craque en secret depuis des années pour son meilleur ami (Hakim Jemili), qui semble lui préférer sa cousine -, et surtout pas mal d’emmerdes. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 3 octobre 2022, page 12)
- (Sens figuré) — Un jour, la souris citadine vint rendre visite à sa cousine campagnarde.
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adultérine
?- Féminin singulier de adultérin.
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fine
?- (Typographie) Terme utilisé communément dans l’imprimerie et par les typographes pour désigner une espace insécable, mais d'une largeur fixe non justifiable (en cas de justification des lignes complètes de paragraphes entre les deux marges), et plus fine (entre un sixième et un quart de cadratin, selon les polices de caractères utilisées) que l’espace normale (un demi cadratin) séparant les mots ; la fine est utilisée soit en juxtaposition avec certains signes de ponctuation, soit aussi (dans les conventions typographiques françaises) comme séparateur de groupes de chiffres dans un nombre ou un numéro.
- On insèrera en français une fine avant les signes de ponctuation double comme les deux-points, le point-virgule, le point d’exclamation, le point d’interrogation, ainsi qu’à l’intérieur des guillemets français, ou parfois aussi après une puce ou un tiret demi-cadratin en tête d’un élément dans une liste ou énumération afin que les premiers termes de chaque élément apparaissent verticalement alignés en cas de justification des paragraphes. On utilisera aussi la fine comme séparateur de groupes de chiffres dans les nombres et numéros.
- Les fines typographiques juxtaposées aux signes de ponctuation dans les documents déjà mis en page sont le plus souvent codées U+2009 (un cinquième de cadratin, soit 0,2 em) dans les normes Unicode et ISO/IEC 10646. Cependant les typographes francophones recommandent traditionnellement souvent plutôt U+2005 (la fine d’un quart de cadratin, soit 0,25 em), contrairement aux typographes anglophones qui lui préfèrent traditionnellement U+2006 (la fine d’un sixième de cadratin, soit 0,166 em, presque invisible et très souvent omise). La différence de largeur entre les fines dépend de la façon dont sont conçues les polices de caractères utilisées, et notamment de l’approche incluse dans les glyphes eux-mêmes, puisque les typographes français ont souvent utilisé dans leurs polices une avance plus réduite que les typographes anglophones, afin de faire tenir plus de texte dans les lignes de paragraphes, sans trop augmenter le nombre de pages dans les ouvrages imprimés. Les polices de caractère modernes tiennent compte de la conception de leur glyphes pour ajuster la largeur de la fine typographique U+2009 qu’elles contiennent. Les autres fines à largeur constante U+2005 et U+2006 sont réservées aux typographes pour le rendu final des documents déjà totalement mis en page, avec des polices de caractères bien déterminées.
- Dans certains cas, la fine typographique U+2009 peut être partiellement justifiable (et légèrement agrandie) mais uniquement en cas d’activation de la justification des espaces d’approche intercaractère. La justification usuelle des paragraphes ne fait souvent pas appel à cet ajustement (nécessaire seulement dans la présentation de colonnes de texte très étroites afin d’éviter des espacements excessifs entre les mots lorsque les paragraphes sont justifiés), mais ne justifiera que les autres espaces. Les autres espaces fixes U+2000..U+2006, exprimées en cadratins, ne sont normalement pas affectées par la justification, et sont donc recommandées chaque fois que l’espace doit absolument conserver une largeur fixe, mais elles restent sécables.
- Toutefois, toutes ces fines ont le défaut de rester encore sécables (à cause d’une omission non corrigeable dans les propriétés Unicode du caractère U+2009), et une autre fine de largeur équivalente (mais insécable) a été ajoutée plus récemment (depuis Unicode 5.1) pour corriger ce défaut, codée U+202F. Cette dernière n’est pas encore supportée par nombre de polices, et les navigateurs internet ou moteurs de rendus, s’ils la traitent correctement comme insécable, omettent souvent de la remplacer par U+2009 quand cette dernière est disponible dans les polices utilisées. Pour ces raisons, la fine typographique devrait plutôt être représentée en SGML de façon symbolique avec « &nnbsp; », afin que les moteurs de rendus puissent déterminer plus librement le caractère Unicode équivalent à utiliser ; en HTML cependant (et aussi dans les documents graphiques SVG), cette référence symbolique (absente de leurs normes) n’est que rarement supportée par les moteurs de rendu : on lui préférera alors «   » (U+2009), un caractère bien supporté mais rendu insécable par une propriété CSS « white-space:nowrap ».
- (Vieilli) Eau-de-vie de raisin, en particulier cognac, de qualité supérieure. Apocope de fine champagne.
- — Je veux, dit Bénin, un grog au rhum.— Tiens ! moi aussi.— Je ne connais pas ça messieurs…, mais j’ai de la fine que je ne vous dis que ça.— Donnez de la fine ! — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 83)
- Sur ces mots, il a commandé trois nouvelles fines à l'eau. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 89)
- Ce traitement, on l’imagine N’est que pour la petite angine,Car s’il s’agit d’une grosse angineFaut ajouter un litre de fine. — (Jean Constantin, La petite angine, 1960)
- L’oncle Jules rapportait du Roussillon des raisins à l’eau-de-vie, des gâteaux mielleux qui collaient aux dents, un foie d’oie comme un cœur de veau, de la fine d’avant le déluge, et des R remis à neuf. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 26)
- Toute seule au barDans un coin noirUne blonde platineSirote sa fine — (Chagrin d'amour (groupe), Chacun fait (c'qui lui plaît), 1981)
- (Industrie minière) Fraction fine issue d’un concassage ou d’un broyage.
- Les opérations de broyage marquent usuellement le terme des opérations d’épuration des fines, que celles-ci soient destinées à l’agglomération ou à la carbonisation. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 362)
- Aphérèse de perle fine.
- Et voilà au cou de Bertille, médusée, deux cents fines tirées du profond des mers chaudes où le requin parfois vient croquer du plongeur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 114)
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lipoprotéine
?- (Biochimie) Grand complexe de protéines et de lipides, hydrosolubles, qui transportent massivement les lipides dans tout l’organisme.
- Ce cholestérol provient de la lipoprotéine légère dont il est extrait, et, là est la découverte, il se fixe sur un récepteur protéique membranaire localisé, spécifique de cette lipoprotéine. — (Georges Schapira, Le malade moléculaire: Un nouveau regard sur la médecine, 1994)
- Les protéines du jaune sont peu foisonnantes mais possèdent d'excellentes propriétés émulsifiantes dues aux phospholipides et aux lipoprotéines (effet stabilisant). — (Nathalie Nathier-Dufour, Les œufs et les ovoproduits, Éditions Educagri, 2005, page 39)
- "Nos travaux montrent que ces protéines toxiques […] arrivent probablement au cerveau grâce aux lipoprotéines, des particules graisseuses qui se trouvent dans le sang", poursuit le chercheur. — (Alain Labelle, Et si l’alzheimer trouvait son origine dans le foie?, ici.radio-canada.ca, 16 septembre 2021)
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dentine
?- Substance majoritaire constituant la dent et plus généralement l’organe dentaire.
- La dentine est vascularisée et innervée par les vaisseaux et les nerfs venant du desmodonte depuis l’apex radiculaire jusqu’à la chambre pulpaire coronaire
- Autour de la pulpe et des canaux, la dentine est le tissu dur où se fixe le calcium. — (Fernand Geubelle, Protégé pour mieux grandir: prévention chez le jeune enfant, 2006)
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chaumine
?- (Vieilli) (Littéraire) Chaumière.
- Un pauvre bûcheron, tout couvert de ramée,Sous le faix du fagot aussi bien que des ansGémissant et courbé, marchait à pas pesants,Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée. — (Jean de La Fontaine, Fables, La Mort et le Bûcheron, 1668)
- Ah ! si le roi nous lisait dans son Louvre, — […]— le seigneur suzerain de tant de fiefs qu’il ignore le nombre de ses châteaux, ne nous marchanderait pas une chaumine ! — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Chaque fois que quelqu’un s’approchait de la chaumine, Faro aboyait avec colère, croyant que c’étaient les petits maraudeurs. — (Charles Deulin, « Le Poirier de Misère », in Contes du roi Cambrinus, 1874)
- Il est vrai qu’un tourneur de rouet, bien enclos dans sa chaumine, qu’un rempailleur de chaises, à l’étroit dans sa cabane de roseaux, lui inspiraient la même envie : « Est il heureux, celui-là !… Voilà ce qui s’appelle un homme heureux ! » — (Alphonse de Châteaubriant, Monsieur des Lourdines, chap. 2, 1910)
- Lattes et bardeaux paraissaient avoir été enlevés par les habitants eux-mêmes, estimant à juste titre qu’en temps de pluie, pareille chaumine ne saurait leur servir d’abri et que, par beau temps, il n’y a pas lieu de craindre la pluie ; à quoi bon, d’ailleurs, s’acagnarder au logis, quand on a ses coudées franches au cabaret, sur la grande route, où bon vous semble ? — (Nicolas Gogol, Les Âmes mortes, 1842 ; traduction de Henri Mongault, 1925, page 135)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.