Dictionnaire des rimes
Les rimes en : margine
Que signifie "margine" ?
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- Liquide noirâtre constitué principalement par l’eau que rejettent les olives lors de l’extraction de l’huile.
- En plus d’être un excellent désherbant, la margine est un agent de conservation des aliments, et le bois de chauffage trempé dans cette substance produit beaucoup moins de fumée. — (Philip Matyszak, Une année en Grèce antique - Plongez dans la vie quotidienne des habitants, 2022)
- Les techniques d’extraction de ces pays, qui assurent la majorité de la production d’huile mondiale, génèrent une quantité importante de margines, des effluents liquides polluants, difficilement dégradables et pourtant déversés dans la nature. — (« Huile d’olive : Des noyaux dans la bouteille », Malbouffe, le dico, Les Dossiers du Canard enchaîné no 147, avril 2018, page 41)
Mots qui riment avec "ine"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "margine".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ine , ines , inne , innes , îne , înes , yne et ynes .
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incrimine
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de incriminer.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de incriminer.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de incriminer.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de incriminer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de incriminer.
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crachine
?- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de crachiner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de crachiner.
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cabine
?- (Marine) Petite chambre à coucher, à bord d’un bateau.
- J’écris ces lignes dans la cabine du Firecrest. Le teck et le bois d’érable brillent. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Elle était demeurée longtemps debout devant ces hautes coques dont les hublots laissaient voir l’intérieur des cabines éclairées. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 52)
- Le bateau était un brick-goélette de quatre-vingts tonneaux à peu près, confortablement aménagé, avec, sur le pont, trois cabines spacieuses. — (Georges Sim (pseudonyme de Georges Simenon), L’île des maudits, éditions J. Ferenczy et Fils, 1929, réédition 1980, chapitre II)
- (Par extension) Petite chambre.
- Petite pièce isolée.
- Enfin, la pendule-réclame Guérin-Boutron, fixée près d’une cabine de téléphone, marquait une fois pour toutes la demie de minuit, en cas de contestation. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- Espace clos aménagé dans un camion, un véhicule tracteur de semi-remorque, un train, une locomotive ou autre engin de transport, où le conducteur dispose de tous les instruments nécessaires au maniement de l’engin.
- Tzvetan la regardait d’en haut depuis la cabine de son camion comme elle s’éloignait légèrement voûtée, prends soin de toi, et il démarra le moteur. — (Dumitru Tsepeneag, Le Camion bulgare, POL, 2012)
- Sorte de cage close dans laquelle sont transportés les utilisateurs d’un ascenseur ou d’un téléphérique.
- (Argot) Visage, tête. Référence nécessaire
- (Aéronautique) Espace des passagers et des bagages à main dans un avion.
- L’organisation à bord des avions de moyenne capacité fait que le chef de cabine se trouve aux avant-postes, à l’avant de l’appareil, à proximité de la porte d’embarquement et du cockpit. Pour ces vols, il est le lien privilégié entre la cabine et le commandant ; tous vos petits bobos lui seront répétés (ou presque, selon l’humeur). — (Jean-Christophe Laminette, Captain speakin, Jean-Claude Lattès, 2016)
- (Aéronautique) (Quasi-hapax) (disparu) Petite chambre à coucher à bord d’un aéronat.
- La partie habitable mesurait deux cent cinquante pieds de long, et comprenait deux rangées de cabines superposées. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 168 de l’édition de 1921)
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lécithine
?- (Chimie) Substance phosphorée et grasse qui se trouve notamment dans la fibrine animale.
- De l’acide ascorbique pour freiner l’oxydation de la pâte et lui conférer une meilleure élasticité, du levain déshydraté pour donner plus de goût, de la lécithine de soja, génétiquement modifiée ou pas, pour augmenter la durée de conservation et l’onctuosité de la mie, du monostéarate de glycérol pour diminuer le cloquage de la croûte, du propionate de calcium pour lutter contre les moisissures, de l’acide citrique pour rendre la pâte moins collante, du gluten pour faciliter la « pousse du produit », alors que dans les blés à haut rendement, sélectionnés pour faire des farines ultra-raffinées, ces protéines y sont déjà présentes en quantité. — (« Baguette : Dans le pétrin », Malbouffe, le dico, Les Dossiers du Canard enchaîné no 147, avril 2018, page 12)
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incarnadine
?- Féminin de incarnadin.
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percaline
?- (Textile) Toile de coton légère et lustrée, qui sert principalement à faire des doublures.
- […] des instrumentistes se rendant à quelque ville d’eaux et portant sous le bras des cuivres que leur fourreau de percaline verte faisait ressembler à des boas empaillés. — (Théophile Gautier, Ce qu’on peut voir en six jours, 1858, réédition Nicolas Chadun, page 97)
- La verticale des « effilés » et la courbe des ruches avaient cédé la place à l’inflexion d’un corps qui faisait palpiter la soie comme la sirène bat l’onde et donnait à la percaline une expression humaine, maintenant qu’il s’était dégagé, comme une forme organisée et vivante, du long chaos et de l’enveloppement nébuleux des modes détrônées. — (Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs, 1919)
- Percaline verte, rouge, noire.
- Une robe doublée de percaline.
- (Reliure industrielle) Toile de coton au fil rond et au tissu ras, fin et serré, teinte, enduite et gaufrée. Elle imite le grain du maroquin.
- Elles furent effectuées dans de lourds tomes reliés en percaline noire, formant une imposante collection de journaux de toutes les parties du monde. — (Jean Ray, Harry Dickson, Les Étoiles de la mort, 1933)
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enfantine
?- Féminin singulier de enfantin.
- Canalis, comme Nodier en ceci, vous ensorcèle par une naïveté, naturelle chez le prosateur et cherchée chez Canalis, par sa finesse, par son sourire, par ses fleurs effeuillées, par une philosophie enfantine. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
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étamine
?- (Botanique) Organe mâle de la fleur produisant le pollen. Les étamines se composent d’une partie allongée (le filet) et d’une partie supérieure renflée (l’anthère).
- À Bourges, j'ai vu danser sur un vitrail une Salomé vêtue de pourpre ; elle allait, sautant sur les mains, creusant les reins ; et ses jambes pendaient au-dessus de sa tête comme deux étamines issues d’un lis rouge. — (Maurice Bedel, Traité du plaisir, 1945)
- M. Dickson dit avoir vu toutes les fleurs d’un Iris pseudacorus ayant un tépale converti en étamine à sommet pétaloïde. — (Mémoires de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles lettres de Toulouse, neuvième série, tome III, 1891, page 207)
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lutine
?- (Mythologie) (Fantastique) Petit démone ou esprit follet qui vient la nuit tourmenter les vivants.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Sens figuré) (Familier) Une femme espiègle.
- — Ce serait la seule, répondit Rigou ; mais elle n’est pas capable de nous servir ; elle croit qu’elle n’a qu’à se montrer pour être admirée ; elle n’est pas assez accorte, et il faut une lutine, une finaude… C’est égal, elle viendra. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, A. Houssiaux, Paris, 1855, page 441)
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latrines
?- (Construction) Lieu où l’on satisfait les besoins naturels, toilettes.
- Il y a deux classes de moralistes et des politiques: ceux qui n’ont vu la nature humaine que du côté odieux ou ridicule, et c’est le plus grand nombre […] ceux qui ne l’ont vue que du beau côté et dans ces perfections […] Les premiers ne connaissent pas le palais dont il n’ont vu que les latrines. — (Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort, Maximes et pensées, chapitre I, Maximes générales, 1795)
- Mon père était donc professeur de septième, professeur élémentaire, comme on disait alors.J’étais dans sa classe.Jamais je n’ai senti une infection pareille. Cette classe était près des latrines, et ces latrines étaient les latrines des petits !Pendant une année j’ai avalé cet air empesté. On m’avait mis près de la porte parce que c’était la plus mauvaise place, et en ma qualité de fils de professeur, je devais être à l’avant-garde, au poste du sacrifice, au lieu du danger… — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
- Il me semble qu’il n’y a pas besoin d’être artiste pour cela et que, même sans flair particulièrement fin, on ne choisit pas d’aller villégiaturer dans des latrines pour être plus à portée de respirer des excréments. — (Marcel Proust, À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann, 1913, Éditions Gallimard, Folio n°1924, 1987, page 288)
- Aujourd'hui, 892 millions de personnes défèquent à l’air libre et 2,4 milliards manquent de toilettes et de latrines, soit un bon tiers de l’humanité. — (Loïc Chauveau, L’urine, un trésor à récupérer, Sciences & Avenir, 10 février 2020)
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cuisine
?- (Construction) Pièce où l’on prépare et fait cuire les aliments.
- Zaheira disparut vers la cuisine, revint avec des plats alléchants, disposa gentiment l’eau et le pain sur la table. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l’Amour et de la Mort", 1940)
- Gaspard vit avec joie la femme poser une soupière fumante sur la table de la cuisine. — (André Dhôtel, Le Pays où l’on n’arrive jamais, 1955)
- Après avoir calculé le temps nécessaire pour sortir de la cuisine et venir tirer le cordon placé sous la porte, il resonna encore de manière à produire un carillon très significatif. — (Honoré de Balzac, Le Curé de Tours, 1832)
- (Par métonymie) Ensemble du personnel travaillant dans cette pièce à l’élaboration des plats.
- (Par métonymie) Ensemble d’ustensiles servant à préparer les aliments et qu’on peut transporter d’un lieu dans un autre.
- La poussière de craie donnait soif et cet automne était chaud. Je me souviens d’avoir bu un jour peut-être dix quarts de bouillon brûlant pris à la cuisine roulante. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 111, Hartmann, 1937)
- (Par extension) Ordinaire d’une maison, repas qu’on y prépare habituellement.
- Cela intéressait vivement notre maître d’hôtel pourtant, car le voici ceint de son blanc tablier, la mine souriante, la bouche en cœur, le visage jambonné par la chaleur des fourneaux et venant connaître notre opinion sur sa cuisine. — (Gustave Fraipont, Les Vosges, 1923)
- Action de préparer à manger.
- Mais avec un petit poële net, propre, chauffé par l’électricité et pourvu de thermomètres, avec des températures absolument contrôlables et des écrans protecteurs, la cuisine pourrait devenir une distraction et un amusement même pour les dames âgées ou valétudinaires. — (H. G. Wells, Anticipations, 1901, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Société du Mercure de France, Paris, 1904)
- Il me quitte ; il doit acheter du jambon et du vinaigre, car les officiers l’ont naturellement chargé de leur cuisine, comme ils en chargent immanquablement tout professeur, tout prêtre, tout poète. — (Jean Giraudoux, Retour d’Alsace - Août 1914, 1916)
- (Cuisine) Art d’apprêter les mets, les aliments.
- Ils étaient parfaitement d’accord, surtout sur la nécessité d’appeler toute la pharmacie de la nature au secours de la cuisine. Piments, poudres anglaises, safraniques, substances coloniales, poussières exotiques, tout leur eût semblé bon, voire le musc et l’encens. — (Charles Baudelaire, La Fanfarlo, 1847 ; collection Folio, page 61)
- C’est chez la veuve Thorsdal que j’appris à savourer les délices de la cuisine islandaise. Le dîner se composait invariablement de poisson bouilli. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 45)
- Au début du XXe siècle, la papesse de la cuisine bourgeoise, la célèbre madame Saint-Ange, écrira avec émotion, à propos d'un plat traditionnel dans les bonnes familles : « […]. » — (Maguelonne Toussaint Samat, Histoire de la cuisine bourgeoise: du Moyen Âge à nos jours, Éditions Albin Michel, 2001, page 120)
- Fierté des maîtresses de maison formées aux traditions familiales, la blanquette est, révérence gardée, à la cuisine française ce que Molière est au théâtre. — (Sylvie Girard-Lagorce, Grandes et petites histoires de la gourmandise française: traditions et recettes, Plon, 2003, De Borée, 2005, page 95)
- La cuisine française, ça me semble vieux et prétentieux, alors que la cuisine japonaise, ça a l’air… eh bien, ni jeune ni vieux. Éternel et divin. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 112)
- (Sens figuré) (Familier) Manœuvre ; intrigue.
- La cuisine électorale, parlementaire.
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folliculine
?- (Médecine, Biologie)(Vieilli) Œstrone.
- Or, la folliculine, nous l'avons vu, répond à une double logique : d'une part elle stimule le follicule jusqu'à maturation, d'autre part elle contribue à « attirer » le mâle fécondant en mettant l'accent sur les formes féminines. — (Philippe Dransart , Les maladies - Leurs sens - Leurs remèdes, éd. Le Mercure dauphinois, 2019)
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insémine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe inséminer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe inséminer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe inséminer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe inséminer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe inséminer.
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gourgandine
?- (Habillement) Corset qui se lace sur le devant.
- (Familier) (Désuet) Coureuse, femme de mauvaise vie, dévergondée.
- Toi, dit-il à Gabrielle, misérable gourgandine à langue de vipère qui as empoisonné ma maison ! — (Honoré de Balzac, L’Enfant maudit, 1831)
- Elle est malheureuse, mais c’est une gourgandine, puisqu’elle a un enfant, et les commères ajoutent : « C’est bien fait ! Elle n’avait qu’à mieux se conduire ! » — (Pierre Louÿs, Liberté pour l’amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- Ah ! si Messelon avait pu vivre un an de plus, ou seulement six mois ! Valtier avait le temps d’oublier sa gourgandine, et tout s’arrangeait. » — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 105.)
- Il y est question d’un fils acoquiné avec une gourgandine. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 92.)
- (Malacologie) Sorte de bivalve.
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héparine
?- (Biochimie) (Pharmacologie) Molécule de la famille des glycosaminoglycanes, de formule brute C12H19NO20S3. C’est un anticoagulant naturel puissant utilisé notamment pour son action sur la thrombose.
- Les chercheurs ont en effet observé que l’administration d’héparine dans les premières 24 heures à la suite de l’admission était associée à une diminution de 27 % du risque de mortalité dans le mois suivant l’hospitalisation. — (Richard Béliveau, COVID-19: les anticoagulants qui sauvent des vies, Le Journal de Québec, 22 février 2021)
- Les effets perméabilisants qui accompagnent les réactions anaphylactiques cutanées ne sont pas modifiés par l’héparine. — (Archives Internationales de Pharmacodynamie et de Thérapie, 1957, page 36)
- L’héparine utilisée par voie topique est un anti-inflammatoire et un antiœdémateux. — (site www.sante.fr)
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capucine
?- (Religion) (Catholicisme) Religieuse de l’ordre des Clarisses capucines (pour un homme, on dit : capucin).
- Les capucines étaient non-seulement confessées et dirigées par les capucins, mais nourries par eux et du produit de leurs quêtes. — (Jules Michelet, Du prêtre, de la femme, de la famille, Hachette & Paulin, 1845, 3e édition, page 92)
- (Botanique) Plante de la famille des Tropaéolacées, ainsi nommée parce que sa fleur est terminée par un prolongement en forme de capuchon.
- La capucine peut se multiplier de boutures. À cet effet on choisit l’extrémité des branches les plus vigoureuses ; & après en avoir coupé la longueur de quelques pouces, on la plante dans du terreau bien consommé. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture, tome 2, Hôtel Serpente, Paris, 1786, page 559)
- (Par extension) (Botanique) Fleur que porte cette plante, de couleur jaune, orangée ou rouge, selon les variétés.
- Les capucines, les concombres, la perce-pierre, confits au vinaigre, servent encore à varier les salades. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture, tome 9, Hôtel Serpente, Paris, 1786, page 61)
- Devant nous, une allée bordée de capucines montait en plein soleil au château. — (Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Éditions Gallimard, 1946 (1re édition 1913), page 186)
- Enfin le long de la maison brillent des pieds d’alouettes bleus, des capucines aurore, des pois de senteur. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre premier)
- (Armement) (Désuet) Pièce des arquebuses ou des fusils, en forme d’anneau, qui assujettit le canon au bois.
- Au reste, tout ce qu’un soldat peut avoir de dignités, il l’avait : fusil d’honneur à capucines d’argent, croix d’honneur pensionnée, et surtout beaux et nobles états de service, où la colonne des actions d’éclat était pleine. — (Alfred de Vigny, Servitude et grandeur militaires, 1835)
- Ayez donc appris […] que l’armement des soldats du Caucase se complète d’un long fusil à canon de Damas, relevé de capucines en métal ciselé ! — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- (Maçonnerie) Petit entablement composé d’un talon et d’un larmier.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Marine) Courbe de bois ou de fer qui lie l’éperon d’un navire avec l’étrave.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Cuisine) (Vieilli) Écuelle de terre à queue. Caquelon.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Technique) (Désuet) Crayon à plombagine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Transport) Zone de couchage haute dans une autocaravane, au-dessus de la cabine de conduite, ce qui lui permet d’offrir un nombre de places plus important pour un même encombrement au sol.
- Le camping-car familial par excellence. La « capucine » est la partie au-dessus de la cabine de conduite qui comporte un lit 2 places. — (Capucines sur Chausson)
- (Transport) (Par métonymie) L’autocaravane elle-même, lorsqu’elle est pourvue d’une capucine.
- Avec ses 4 couchages permanents, 2 dans la cellule et 2 juste au dessus de la cabine, la capucine est sans aucun doute le camping-car familial idéal. — (La capucine : la championne du volume à vivre sur Campingcarlesite, 26 avril 2021)
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ouatine
?- Étoffe molletonnée servant à doubler certains vêtements.
- L’aube décousait le ciel dont les nuages bas étalés comme des pannes d'habits mal faufilés sur la table d'un tailleur laissaient voir l'endroit et l'envers, le drap, la doublure, la ouatine et le crin des rembourrages. — (Blaise Cendrars, La Main coupée, 1946, réédition Folio, page 92)
- Ils arrachaient la toile à grands coups secs, s'acharnaient sur la ouatine du rembourrage et la doublure en peau de lapin. — (Paul Berna, Le cheval sans tête, 1955, réédition Le Livre de Poche, 1980, page 49)
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méthémoglobine
?- (Biologie) Hétéroprotéine de couleur brune, dérivée de l’hémoglobine. L’hème qu’elle contient possède un atome de fer à l’état ferrique et est incapable de fixer de l’oxygène.
- J’ai constaté qu’une fois sur trois ou quatre, ces malades sont plongés dans une cyanose épouvantable, leur sang est absolument décomposé, il devient couleur chocolat ; l’hémoglobine s’est transformée en méthémoglobine. — (Académie nationale de médecine, Bulletin de l’Académie de médecine, Volume 18, 1836)
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épigyne
?- (Botanique) Qui naît sur l’ovaire ou au-dessus.
- Les étamines sont épigynes (insérées sur l’ovaire), périgynes (adhérentes au calice autour de l’ovaire), ou hypogynes (implantées sous l’ovaire libre). — (M. L. de Ganot, Traité élémentaire de botanique, Librairie scientifique de M. Marquis, Paris, 1870, 3e édition revue et augmentée)
- Corolle, étamines épigynes.
- Ovaire infère (inférovarie) : les pièces florales sont insérées au-dessus de l’ovaire, on dira aussi que la fleur est épigyne.
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fouine
?- (Zoologie) Espèce de mammifère carnassier, de la famille des mustélidés (cf. martre, furet, putois) au corps mince et au museau allongé.
- La fouine saigne ses proies (volailles, petits rongeurs) et elle est chassée par l’homme pour sa fourrure assez appréciée.
- La fouine a la physionomie très fine, l’œil vif, le saut léger, les membres souples, le corps flexible, tous les mouvements très prestres. — (Buffon, Histoire naturelle des animaux)
- Maigre, la gorge plate, les épaules pointues, le visage en museau de fouine, singulièrement fouillé et accentué, elle n’avait pas d’âge ; on lui eût donné quinze ans ou trente ans, bien qu’elle en eût en réalité dix-neuf, quatre de moins que son mari. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, 1871)
- (Par extension) Par rapprochement avec le comportement associé à l’animal, homme rusé, indiscret, malin, qui se mêle de ce qui ne le regarde pas et en profite.
- Les agents des compagnies fiscales corrompaient les gouverneurs, pour piller les provinces. Celui-là flairait partout, avec sa mâchoire de fouine et ses paupières clignotantes. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : Hérodias, 1897)
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pinne
?- (Par ellipse) Pinne marine, grand coquillage.
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alépine
?- (Désuet) Sorte d’étoffe de soie ou de laine.
- Sa robe d’alépine brune, beaucoup trop large, laissait deviner une taille fine, souple et ronde comme un jonc. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- La robe de chambre, en alépine noire, devenue luisante, portait la date de l’émigration polonaise. — (Honoré de Balzac, L’Envers de l’Histoire contemporaine, 1848, deuxième épisode)
- (Désuet) Noix de galle d’Alep.
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carabine
?- (Armement) Arme à feu du type fusil mais plus légère et généralement à canon rayé, utilisée dans la cavalerie, la gendarmerie, etc.
- En France, les armes du cavalier léger sont la Carabine, le Pistolet, le Sabre et la Lance. — (Antoine Fortuné de Brack, Avant-postes de cavalerie légère, Breda, 1834, page 33)
- Nos chasseurs à pied surtout, avec leurs carabines qui envoient un homme ad patres à des distances de tous les diables, avaient la manie de chercher leur cible quotidienne de l’autre côté du ravin. — (Georges Bell, La croix d’honneur, Achille Faure, Paris, 1867, page 30)
- Cette arme était une longue et lourde carabine qui avait sans doute appartenu à quelque contrebandier ; à l’épaisseur de la crosse et à la culasse puissante du canon, on reconnaissait un ancien fusil à pierre qu’un armurier du pays avait transformé en fusil à piston. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, ch. I ; réédition 1879, p. 12-13)
- (Chasse) Arme à feu à canon rayé, tirant généralement des munitions à balle et non chargées de plombs.
- Voici dans ce sac des vivres pour deux jours ; je vous laisse cette carabine rayée qui dans ma main n’a jamais manqué le but […] de la poudre et des balles dans ces cornes de buffalos […] — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Je ne pus réussir à attraper un seul requin […] Et cependant, lorsque je tuais l’un d’entre eux avec ma carabine sprinfield, c’était aussitôt une bataille féroce autour du festin cannibale. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Jouet d’enfant imitant l’arme à feu du même nom.
- Âgé de six ou sept ans, en jouant avec un carabine Eurêka, j’envoyai un jour par maladresse un flèche dans l’œil de la servante de mes parents. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 79.)
- (Familier) Étudiante en médecine (pour un homme, on dit : carabin).
- La question de l’égalité des parcours en faculté de médecine : les conditions d’entrée à l’université des nouvelles carabines — (Céline Avenel, « La question de l’égalité des parcours en faculté de médecine : les conditions d’entrée à l’université des nouvelles carabines », dans Éducation et socialisation, no 31, 2012 [texte intégral])
- « Jeune carabin, jeune carabine, dans cette dernière ligne droite avant le 20 juin, déstresse ! » — (Stéphane Long, « Les ECN, à quoi ça sert ? Réponse tout en dérision d’un youtubeur », dans Le Quotidien du médecin, 14 juin 2016 [texte intégral])
- (Désuet) (Familier) Maitresse, souvent pauvre, d’un étudiant en médecine (au xixe siècle).
- … Son petit air mutinPlaît fort au quartier Latin.C’est Flora la carabine,Dont la mine si lutine,Promet à chacun son tourUn beau jour d’amour. — (Jules Choux, Le petit citateur : notes érotiques et pornographiques : recueil de mots et d’expressions anciens et modernes, sur les choses de l’amour, etc., pour servir de complément au Dictionnaire érotique du professeur de langue verte, Paphos, 1869, page 70)
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bassine
?- Sorte de bassin en métal, large et profond dont on se sert pour y faire chauffer, bouillir, fondre, cuire, etc., diverses substances.
- 3° Cette opération, que je nomme le grossissage des chocolatines, se fait par le travail ordinaire des dragistes et dans leur bassine, ou par le moyen des machines à dragées. — (« Brevet d’invention de quinze an en date du 2 juin 1853, au sieur Perron, à Paris, pour des dragées au chocolat », n° 8429, dans Description des machines et procédés pour lesquels des brevets d'invention ont été pris sous le régime de la Loi du 5 juillet 1844, tome 27, Paris : Imprimerie impériale, 1858, page 347)
- Sirop de mûres: Prenez deux livres de mûres un peu avant leur parfaite maturité, mettez-les sur un feu doux dans une bassine avec deux livres de sucre en poudre. — (« Journal des demoiselles », 1863)
- Flanqué de piles d’assiettes, armé de fourchettes et de cuillers qu’il plongeait dans des bassines de cuivre, un cuisinier y distribuait les portions. — (Émile Zola, Au Bonheur des Dames, 1883)
- Récipient en métal ou plus communément en plastique utilisé en général pour y mettre de l’eau, y faire la vaisselle, laver quelque chose, ou tout autre usage.
- Ce que contient ce récipient.
- Une bassine d'eau.
- La malade continua de vomir, et dans le jour elle remplit cinq fois une grande bassine de matières louches, d’un jaune brunâtre, semblables à celles de la veille. — (M. Corbin, « Observations sur quelques cas d’iléus et sur le rétrécissement de l’intestin », dans Archives générales de médecine, 1830)
- Déjà, autour du cadavre, les voisins s’affairaient pour sa dernière toilette. À terre, une bassine d’eau rougie, ses vêtements maculés […] — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- (Agriculture) Retenue, réserve d’eau, sous la forme d’un réservoir creusé dans le sol et pouvant contenir plusieurs milliers de mètres cubes d’eau.
- En Poitou-Charentes, seize réserves de substitution doivent être creusées pour permettre aux agriculteurs d’irriguer leurs cultures, même en période de restrictions. Mais, pour les exploitants agricoles et les militants écologistes réunis dans le collectif Stop bassines, ces constructions entraîneront une privatisation de l’eau. — (Pauline Moullot, « Dans les Deux-Sèvres, les paysans s’affrontent dans une “guerre de l’eau” », dans Libération, 2021-09-23 → lire en ligne)
- La FNSEA a déposé plainte contre un collectif d’opposants après des dégradations et des appels à la dégradation de « bassines » et de réserves d’eau géantes dédiées à l’irrigation agricole, ont indiqué le syndicat et le parquet de La Rochelle ce jeudi 7 octobre 2021. — (« La FNSEA dépose plainte après des dégradations de « bassines » », le 7 octobre 2021, sur le site de La France agricole (www.lafranceagricole.fr))
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gouine
?- Mot normand[1] signifiant autrefois « femme » du terme scandinave kvinna (même sens). Le mot est plus tard devenu péjoratif. Le normand a aussi les termes gouënipe ou couénipe « femme de mauvaise vie ».
- Auguste Creuzé de Lesser[2] tire ce mot de la reine Goïne (à rapprocher avec le gaélique coinne, « femme », l’anglais queen, « reine ») qui trompait son mari et le fit périr pour fuir avec son amant :« Quoiqu’en amour à la bonté j’incline,Je n’en ai pas pour la reine Goïne ;Et jusqu’à nous son nom un peu changéVint justement en proverbe érigé. » — (La Table ronde, 1810)
- Auguste Scheler[3] soulignant que l’ancien français avait godine (sens identique), propose une racine god : le verbe godailler (« boire avec excès ») ayant subi lui aussi une évolution vers gouailler (« s’amuser ») d’où gouaille. Cette racine, selon ce même auteur faisant référence au philologue allemand Friedrich Christian Diez, n’est pas issue du latin gaudere (« jouir »), mais est plutôt d’origine celte et se retrouve dans le gallois god (« luxure »), l'ancien français godon (« femme de mauvaise vie ») ou, plus proche de nous, godelureau.
- De l’arabe قينة, qayna (le « ق -q » arabe étant souvent retranscrit en « g », comme dans le mot qahba donnant gaupe, et comme il est fréquemment prononcé dans certains dialectes, tel قلب qalb (« cœur » en français), prononcé « galb » en Tunisie et dans la Péninsule arabique). Une qayna était une esclave-musicienne au Moyen-Orient, d'où la réputation de femme de mauvaise vie.
- Probablement issu plus ou moins directement de la racine indo-européenne gʷḗn ("femme"). À rapprocher du sens 2.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.