Dictionnaire des rimes
Les rimes en : manuéline
Que signifie "manuéline" ?
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- Féminin singulier de manuélin.
Mots qui riment avec "ine"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "manuéline".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ine , ines , inne , innes , îne , înes , yne et ynes .
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conglutine
?- (Chimie) Protéine extraite des graines de lupin.
- La conglutine est soluble dans l'eau salée.
- La γ-conglutine aurait une rôle anti-diabétique en réduisant le glucose sanguin.
- Le gluten contient en outre une petite quantité de conglutine. — (Jules Garçon, Traité général des applications de la chimie, Volume 2, 1907)
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masculine
?- Féminin singulier de masculin.
- Une seule usine, employant une vingtaine d’ouvriers, existe à Vatan et la main-d’œuvre masculine, hormis celle du bâtiment, se voit contrainte d’aller travailler dans les villes voisines. — (Marc Michon, Petite histoire de Vatan, impr. Lecante, 1971, page 57)
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cornaline
?- (Minéralogie) Pierre précieuse rouge et un peu transparente, variété de calcédoine.
- Sa broche ovale lui servait souvent à agrafer, l’un sur l’autre, les bords d’un accroc dans sa robe de taffetas noir, et son petit doigt s’ornait d’un cœur de cornaline rosée, où flambaient les mots ie brusle, ie brusle, —une bague ancienne trouvée en plein champ. — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, coll. Livre de Poche, 1960, page 109)
- Tête gravée sur une cornaline. - Cachet de cornaline. - Il y a des cornalines de plusieurs couleurs. - Cornaline sanguine.
- Il semblerait pourtant que les femmes du fleuve préfèrent les grosses cornalines de formes les plus diverses, et les belles agates qu’elles portent enfilées en colliers brillants. — (Marie-Françoise Delarozière, Guy Ciampini, Catherine James, Les Perles de Mauritanie, 1985)
- À la cornaline, on reconnaît un grand nombre de propriétés, dont celle de fournir une protection complète contre le mauvais sort. — (Gisèle Simard, Petites Commerçantes de Mauritanie, 1996)
- (Jeux) Bille pour jouer, bille de verre contenant des veinures colorées, agate. Belle bille par opposition aux billes en terre cuite utilisées autrefois par les enfants.
- On le voit: on y retrouve les mots "agate" et "cornaline". Les billes merveilleuses de Gide enfant doivent aussi avoir été polies et brillantes, comparables aux ongles de Ludwigson. — (Harald Emeis, Présence d'André Gide dans Les Thibault de Roger Martin du Gard, tome 2, éditions Die Blaue Eule, 2006)
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adultérine
?- Féminin singulier de adultérin.
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bibine
?- Boisson (dans le sens de dépendance à l’alcool).
- Je sers d’enseigne à ta bibine ; je joue le rôle d’allumettes, mais je n’ai pas le droit de brûler pour de bon ! — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- Et pour vivre, j’ai besoin de ma bibine. — (José-Marie Piquard, Les Mille-pattes nouvelles et récits, 2007)
- Elle, les yeux en trou de bite, le cheveu filasse et gras, la face violette, a peut être la cinquantaine, mais les années de bibine comptant double on a vite fait le compte. — (Jean-Yves Cendrey, Schproum : roman avorté et récit de mon mal, Éditions Actes Sud, 2013)
- Mauvais vin, piquette, bière.
- C’est quoi cette bibine ?
- Mauvais petit cabaret.
- Apprenez encore ceci : les cabarets des chiffonniers s’appellent bibines ; les plus célèbres sont la Casserole et l’Abattoir. — (Victor Hugo, Les Misérables, 1862)
- Dans les deux autres, s’ouvraient une remise de voitures à bras et une bibine derrière les barreaux de laquelle apparaissaient des goulots capsulés de litres. — (Joris-Karl Huysmans, En route, 1895)
- Rien, pas grand-chose, chose de peu de valeur.
- Il leur ferait comprendre que s’il y avait quelqu’un de zinzin dans le régiment, c’était bien lui, et que les crises de maspéroclastie bavotante du capitaine Dumouriez, c’était de la bibine à côté de ce qu’il avait. — (Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?, Denoël, 2000, collection Folio, page 77)
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lanoline
?- (Chimie, Cosmétologie) Matière grasse issue du suint de la laine.
- Cette suintine épurée, débarrassée des acides gras, des savons et neutralisée, donne un sous-produit appelé la lanoline qui est employée en pharmacie et dans l'industrie. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- La vaseline est la base la plus courante des pommades : on la rend plus adhésive en l'additionnant de lanoline […] qui absorbe plusieurs fois son poids d'eau. — (Marcel Hégelbacher; La Parfumerie et la Savonnerie. -1924, page 134)
- Solution alternative peu usitée, les langes en laine – pléonasme étymologique – matière riche en lanoline, avaient la propriété de supporter l’urine, qui se combinait avec la lanoline pour tuer les bactéries & neutraliser l’ammoniaque. — (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, p. 458).
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morgeline
?- (Botanique) (Agriculture) Plante de la famille des Caryophyllacées à petites fleurs et à feuilles pointues. On l’appelle aussi alsine, stellaire intermédiaire et mouron des oiseaux. (Stellaria media)
- (Rare) (Botanique) (Agriculture) Plante de la famille des Primulacées, appelée aussi mouron bleu ou mouron rouge. (Anagalis arvensis & Anagalis fœmina)
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pérégrine
?- (Absolument) Femme qui pérégrine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Droit) Celle qui est dans l’état de pérégrinité.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Droit romain) Femme libre vivant à Rome sans toutefois être citoyenne romaine.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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boudine
?- (Belgique) (Ardennes) (Familier) Ventre.
- Il a mal à sa boudine.
- (Champagne) (Picardie) Nombril.
- Regarde-le, il a la boudine qui ressort !
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calcine
?- (Verrerie) Matière dont on fait l’émail, fritte.
- Quelquefois on se contente, pour accroître la fusibilité de l'émail, d'employer une calcine faite avec une moindre proportion d'étain; mais cette méthode ne peut être mise en pratique que pour les émaux qui n'exigent pas une grande opacité. — (Dictionnaire technologique ou nouveau dictionnaire universel des arts et métiers, Tome 8, page 5, 1825)
- matine
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chromatine
?- (Histologie) Substance composée de molécule d’ADN, d’ARN et de protéines, qui sert à créer les chromosomes eucaryotes.
- Par des recherches cytogénétiques, on a mis en évidence la présence de la chromatine sexuelle chez environ 82 p. 100 des cellules examinées chez tous les intersexes qui appartiennent du point de vue anatomo-clinique à cette dysgénésie. — (Recueil de médecine vétérinaire, vol. 145, part. 2, Vigot Éditions, 1969, page 1135)
- Le degré de condensation de la chromatine varie au cours du cycle cellulaire. — (Geoffrey M. Cooper, La Cellule : Une approche moléculaire, 1997)
- À l’heure actuelle, les scientifiques ne savent pas exactement ce qui provoque le ramollissement des cellules cancéreuses, mais ils pensent que cela pourrait être dû à des modifications de la chromatine, cette structure du noyau des cellules constituée d'ADN et de protéines. — (Radio-Canada, Les cellules cancéreuses ramollissent lorsqu'elles se métastasent, radio-canada.ca, 26 avril 2021)
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décontamine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décontaminer.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décontaminer.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe décontaminer.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe décontaminer.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe décontaminer.
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amarine
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe amariner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe amariner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe amariner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe amariner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe amariner.
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enracine
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de enraciner.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de enraciner.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de enraciner.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de enraciner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de enraciner.
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glycérine
?- (Chimie, Cosmétologie) Liquide incolore, transparent, facilement soluble dans l’alcool, d’une saveur sucrée et d’une consistance sirupeuse, qui est le produit de la saponification des graisses.
- […] à la fin du mois, je pouvais apporter à ma femme, une centaine de francs, qu’elle dépensait aussitôt en pommades, en glycérine, en menus objets avec lesquels elle se parait, se maquillait, se pomponnait. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- Les corps gras sont des éthers composés ou glycérides tertiaires formés par la glycérine et divers acides gras à teneur élevée en carbone. Les glycérides les plus répandus sont ceux des acides stéarique, palmitique et oléique. — (J. Fritsch, Fabrication et raffinage des huiles végétales, manuel à l'usage des fabricants, raffineurs, courtiers et négociants en huiles, Paris : chez H. Desforges, 1905, page 3)
- L’acide glycérophosphorique C3H5(OH)2PO4H2, préparé dans l’action de PO4H3 à chaud sur la glycérine, est la base des glycérophosphates de chaux, de soude, maintenant très employés. — (Cousin et Serres, Chimie, physique, mécanique et métallurgie dentaires, 1911)
- Le fil est coagulé par l’alcool, l’éther, l’acide acétique, l’ammoniaque et la glycérine. — (D. de Prat, Nouveau Manuel complet de filature ; 1re partie : Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Et elle tourna vers l’homme des yeux pleins de larmes : c’étaient de splendides larmes qui remplissaient les yeux jusqu’aux bords, sans tomber, comme de jolies larmes de glycérine, au cinéma… — (Elsa Triolet, Le premier accroc coûte deux cents francs, 1944, réédition Cercle du Bibliophile, page 80)
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apomorphine
?- (Médecine, Pharmacologie) Produit obtenu par déshydratation de la morphine et utilisé en médecine dans plusieurs domaines comme la maladie de Parkinson, le sevrage de l'alcool etc.
- L'usage de l'apomorphine en perfusion sous-cutanée continue (pompe à apomorphine) peut également être envisagé en milieu spécialisé chez les patients impossibles à équilibrer par les autres moyens thérapeutiques. — (Nicolas Danziger, Sonia Alamowitch, Neurologie, 2004)
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lactoflavine
?- (Biochimie) Synonyme de vitamine B2.
- La riboflavine (ou lactoflavine ou vitamine B2) est obtenue à partir de sources naturelles (levures, germes de blé, œufs, foies d’animaux) ou, le plus souvent, par synthèse. — (Béatrice de Reynal, Jean-Louis Multon, Additifs et auxiliaires de fabrication dans les industries agroalimentaires, 1984)
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albumine
?- (Chimie) Protéine qu’on trouve dans diverses matières végétales et animales.
- Quand on emploie l’albumine comme moyen d'émulsionner, on a recours au blanc d’œuf, et plus souvent encore au jaune d’œuf ; […]. — (Eugène Soubeiran, Nouveau traité de pharmacie théorique et pratique, 1837, page 60)
- Le corps de l’homme ne renferme aucun liquide inconnu ; on y trouve du sang, du chyle, de la lymphe, et ces trois fluides contiennent de l’albumine. — (Alexandre-Édouard Baudrimont, Recherches expérimentales et observations sur le choléra épidémique, p. 16, G. Gounouilhou, Bordeaux, 1866)
- Ces produits, appelés matières albuminoïdes ou substances protéiques, jouent un rôle essentiel dans le développement des êtres vivants : l’albumine de l'œuf, la fibrine du sang, la caséine du lait, le gluten de la farine appartiennent à ce groupe. — (Cousin & Serres, Chimie, physique, mécanique et métallurgie dentaires, 1911)
- La coagulation se fait par passage dans trois bains contenant le premier une solution de soude […], le second une solution d'albumine, et le troisième un bain de bichlorure de mercure (4,5 %) qui sert de coagulateur. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
- Nous avons tous eu, au cours d’une indisposition, notre petite crise d’albumine que notre médecin s’est empressé de rendre durable en nous la signalant. — (Marcel Proust, Le Côté de Guermantes, 1921)
- La salive contient abondamment de l’enzyme protéolytique qui attaque les albumines. — (René Guy Busnel, Études physiologiques sur le Leptinotarsa decemlineata Say, Paris : libr. E. Le François, 1939, page 91)
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fine
?- (Typographie) Terme utilisé communément dans l’imprimerie et par les typographes pour désigner une espace insécable, mais d'une largeur fixe non justifiable (en cas de justification des lignes complètes de paragraphes entre les deux marges), et plus fine (entre un sixième et un quart de cadratin, selon les polices de caractères utilisées) que l’espace normale (un demi cadratin) séparant les mots ; la fine est utilisée soit en juxtaposition avec certains signes de ponctuation, soit aussi (dans les conventions typographiques françaises) comme séparateur de groupes de chiffres dans un nombre ou un numéro.
- On insèrera en français une fine avant les signes de ponctuation double comme les deux-points, le point-virgule, le point d’exclamation, le point d’interrogation, ainsi qu’à l’intérieur des guillemets français, ou parfois aussi après une puce ou un tiret demi-cadratin en tête d’un élément dans une liste ou énumération afin que les premiers termes de chaque élément apparaissent verticalement alignés en cas de justification des paragraphes. On utilisera aussi la fine comme séparateur de groupes de chiffres dans les nombres et numéros.
- Les fines typographiques juxtaposées aux signes de ponctuation dans les documents déjà mis en page sont le plus souvent codées U+2009 (un cinquième de cadratin, soit 0,2 em) dans les normes Unicode et ISO/IEC 10646. Cependant les typographes francophones recommandent traditionnellement souvent plutôt U+2005 (la fine d’un quart de cadratin, soit 0,25 em), contrairement aux typographes anglophones qui lui préfèrent traditionnellement U+2006 (la fine d’un sixième de cadratin, soit 0,166 em, presque invisible et très souvent omise). La différence de largeur entre les fines dépend de la façon dont sont conçues les polices de caractères utilisées, et notamment de l’approche incluse dans les glyphes eux-mêmes, puisque les typographes français ont souvent utilisé dans leurs polices une avance plus réduite que les typographes anglophones, afin de faire tenir plus de texte dans les lignes de paragraphes, sans trop augmenter le nombre de pages dans les ouvrages imprimés. Les polices de caractère modernes tiennent compte de la conception de leur glyphes pour ajuster la largeur de la fine typographique U+2009 qu’elles contiennent. Les autres fines à largeur constante U+2005 et U+2006 sont réservées aux typographes pour le rendu final des documents déjà totalement mis en page, avec des polices de caractères bien déterminées.
- Dans certains cas, la fine typographique U+2009 peut être partiellement justifiable (et légèrement agrandie) mais uniquement en cas d’activation de la justification des espaces d’approche intercaractère. La justification usuelle des paragraphes ne fait souvent pas appel à cet ajustement (nécessaire seulement dans la présentation de colonnes de texte très étroites afin d’éviter des espacements excessifs entre les mots lorsque les paragraphes sont justifiés), mais ne justifiera que les autres espaces. Les autres espaces fixes U+2000..U+2006, exprimées en cadratins, ne sont normalement pas affectées par la justification, et sont donc recommandées chaque fois que l’espace doit absolument conserver une largeur fixe, mais elles restent sécables.
- Toutefois, toutes ces fines ont le défaut de rester encore sécables (à cause d’une omission non corrigeable dans les propriétés Unicode du caractère U+2009), et une autre fine de largeur équivalente (mais insécable) a été ajoutée plus récemment (depuis Unicode 5.1) pour corriger ce défaut, codée U+202F. Cette dernière n’est pas encore supportée par nombre de polices, et les navigateurs internet ou moteurs de rendus, s’ils la traitent correctement comme insécable, omettent souvent de la remplacer par U+2009 quand cette dernière est disponible dans les polices utilisées. Pour ces raisons, la fine typographique devrait plutôt être représentée en SGML de façon symbolique avec « &nnbsp; », afin que les moteurs de rendus puissent déterminer plus librement le caractère Unicode équivalent à utiliser ; en HTML cependant (et aussi dans les documents graphiques SVG), cette référence symbolique (absente de leurs normes) n’est que rarement supportée par les moteurs de rendu : on lui préférera alors «   » (U+2009), un caractère bien supporté mais rendu insécable par une propriété CSS « white-space:nowrap ».
- (Vieilli) Eau-de-vie de raisin, en particulier cognac, de qualité supérieure. Apocope de fine champagne.
- — Je veux, dit Bénin, un grog au rhum.— Tiens ! moi aussi.— Je ne connais pas ça messieurs…, mais j’ai de la fine que je ne vous dis que ça.— Donnez de la fine ! — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 83)
- Sur ces mots, il a commandé trois nouvelles fines à l'eau. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 89)
- Ce traitement, on l’imagine N’est que pour la petite angine,Car s’il s’agit d’une grosse angineFaut ajouter un litre de fine. — (Jean Constantin, La petite angine, 1960)
- L’oncle Jules rapportait du Roussillon des raisins à l’eau-de-vie, des gâteaux mielleux qui collaient aux dents, un foie d’oie comme un cœur de veau, de la fine d’avant le déluge, et des R remis à neuf. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 26)
- Toute seule au barDans un coin noirUne blonde platineSirote sa fine — (Chagrin d'amour (groupe), Chacun fait (c'qui lui plaît), 1981)
- (Industrie minière) Fraction fine issue d’un concassage ou d’un broyage.
- Les opérations de broyage marquent usuellement le terme des opérations d’épuration des fines, que celles-ci soient destinées à l’agglomération ou à la carbonisation. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 362)
- Aphérèse de perle fine.
- Et voilà au cou de Bertille, médusée, deux cents fines tirées du profond des mers chaudes où le requin parfois vient croquer du plongeur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 114)
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frangine
?- (Familier) Sœur, sœurette.
- Il poursuivit : — T’es ma frangine et si j’te parle, c’est parce qu’on est, les deux… on est… Il ne trouvait pas les mots nécessaires, alors il avoua : — J’dois d’la galette, rue de l’École. — Assez ! gémit la jeune fille. — (Francis Carco, Les Innocents, La Renaissance du livre, Paris, 1916)
- (Argot) (Par extension) Femme ou jeune fille.
- Lui aussi avait du succès auprès des frangines… Il pouvait s’envoyer toutes les pépées qu’il voulait. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XXII, Série noire, Gallimard, 1956, page 199)
- À bien y regarder, ces braqueurs, c'étaient pas des pégreleux mais des frangines ! Trois gazelles, avec plus de testostérone que le pauvre mariole que je suis, apparemment. Quand elles ont aperçu les flics, elles ont toutes plongé dans la marave, sans un fétu de pétoche. — (Hugo Martinez, « L’Éternel Instant », dans Christophe Sibieude (directeur), SHORT numéro 19, Short Éditions, Grenoble, 2017)
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pébrine
?- (Soierie) Maladie contagieuse épidémique des vers à soie due à un protozoaire Nosema bombycis et qui a été étudiée et combattue par Louis Pasteur.
- […] ; et les vers à soie en proie à la pébrine ou à la gâtine ne fournissent plus aux campagnes leur appoint précieux. — (La ramie, nouveau textile soyeux: communication présentée à la Société des sciences industrielles de Lyon, dans la séance du 14 février 1877, par M. Léger, Lyon : Imprimerie Storck, 1877, p. 4)
- Pasteur diagnostiqua le mal : c'était la maladie dite des morts flats ou flacherie, indépendante de la pébrine. Contrairement à l'opinion générale, deux maladies différentes, mais concomitantes, décimaient les magnaneries. — (Maurice Vallery-Radot, Pasteur, Librairie académique Perrin, 1994)
- Il y a eu la pébrine, une maladie très contagieuse qui doit son nom aux taches en forme de grains de poivre qu'elle occasionne sur l'épiderme des chenilles. — (Alain Pontoppidan, Le mûrier, collection Le nom de l'arbre, Actes Sud, 1 vol., 2002, p. 53.)
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limousine
?- (Vieilli) Grand manteau de poil de chèvre ou de grosse laine que portaient les rouliers et dont on se servait aussi dans les campagnes.
- Les charretiers recommencèrent leur somme sous leurs limousines.— (Émile Zola, Le Ventre de Paris, Georges Charpentier, Paris, 1873)
- Il y avait un vieux gardeur de moutons, très-brave homme, qui tous les jours, à la même heure, menait ses bêtes brouter les herbes salées de la falaise. On l’apercevait, quelque temps qu’il fît, debout comme une sentinelle à deux pieds du bord escarpé : son chapeau de feutre attaché sous les oreilles, les pieds dans ses gros sabots remplis de paille, le dos abrité sous une limousine de feutre grisâtre. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 29)
- S’ils passent la nuit dehors, il passe également la nuit dehors, roulé dans sa limousine de laine noire, usée et graissée par tous les bouères d’avant lui. — (Claude Seignolle, Le Rond des sorciers, 1993)
- (Automobile) Voiture d’usage privé, de grande dimension, fermée et garnie de glaces.
- L’auto stoppa devant le perron. Mais ce n’était pas l’habituelle limousine du Pacha, où toute sa famille se logeait à l’aise. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans "Trois contes de l'Amour et de la Mort", 1940)
- Mais un grand escogriffe en smoking et coiffé d’une casquette à carreaux sortait de la limousine et accourait vers les trois femmes qui l’accueillirent fraîchement. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
- Le beau-frère de ma petite copine de l’instant étant chauffeur de limousine pour le Palace et ma petite copine étant bougrement amoureuse de moi, celle-ci fit des pieds et des mains pour m’avoir le même job que son beau-frère. — (Bertrand Latour, Un milliard et des poussières, Hachette Littératures, 2010)
- Le lit était une touche personnelle que j’avais fait rajouter pour soulager mes maux de dos, mais il présentait aussi l’unique avantage de transformer ma limousine à 96 000 dollars en baisodrome ambulant. Allez comprendre... — (Jordan Belfort, Le Loup de Wall Street, Le Livre de Poche, 2013, chap.4)
- (Horticulture) variété d'anémone verte, rouge et blanche.
- (Populaire)(Désuet) Feuille de plomb utilisée pour couvrir les toitures
- (Argot) Faire la limousine : Voler du plomb sur les toitures.
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dentine
?- Substance majoritaire constituant la dent et plus généralement l’organe dentaire.
- La dentine est vascularisée et innervée par les vaisseaux et les nerfs venant du desmodonte depuis l’apex radiculaire jusqu’à la chambre pulpaire coronaire
- Autour de la pulpe et des canaux, la dentine est le tissu dur où se fixe le calcium. — (Fernand Geubelle, Protégé pour mieux grandir: prévention chez le jeune enfant, 2006)
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gouine
?- Mot normand[1] signifiant autrefois « femme » du terme scandinave kvinna (même sens). Le mot est plus tard devenu péjoratif. Le normand a aussi les termes gouënipe ou couénipe « femme de mauvaise vie ».
- Auguste Creuzé de Lesser[2] tire ce mot de la reine Goïne (à rapprocher avec le gaélique coinne, « femme », l’anglais queen, « reine ») qui trompait son mari et le fit périr pour fuir avec son amant :« Quoiqu’en amour à la bonté j’incline,Je n’en ai pas pour la reine Goïne ;Et jusqu’à nous son nom un peu changéVint justement en proverbe érigé. » — (La Table ronde, 1810)
- Auguste Scheler[3] soulignant que l’ancien français avait godine (sens identique), propose une racine god : le verbe godailler (« boire avec excès ») ayant subi lui aussi une évolution vers gouailler (« s’amuser ») d’où gouaille. Cette racine, selon ce même auteur faisant référence au philologue allemand Friedrich Christian Diez, n’est pas issue du latin gaudere (« jouir »), mais est plutôt d’origine celte et se retrouve dans le gallois god (« luxure »), l'ancien français godon (« femme de mauvaise vie ») ou, plus proche de nous, godelureau.
- De l’arabe قينة, qayna (le « ق -q » arabe étant souvent retranscrit en « g », comme dans le mot qahba donnant gaupe, et comme il est fréquemment prononcé dans certains dialectes, tel قلب qalb (« cœur » en français), prononcé « galb » en Tunisie et dans la Péninsule arabique). Une qayna était une esclave-musicienne au Moyen-Orient, d'où la réputation de femme de mauvaise vie.
- Probablement issu plus ou moins directement de la racine indo-européenne gʷḗn ("femme"). À rapprocher du sens 2.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.