Que signifie "mantelé" ?

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  • (Zoologie) Se dit d’un animal dont le dos a une couleur différente de celle du reste du corps.
  • (Zoologie) Se dit d’un animal revêtu d’un plumage qui imite un manteau.
  • corneille mantelée
  • (Héraldique) Se dit d’un écu chapé quand la pointe du mantel ne dépasse pas le centre de l’écu.
  • D’or mantelé de sinople, à trois trèfles de l’un en l’autre, qui est de La Trinité-du-Mont → voir illustration « écu mantelé de sinople »
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Mots qui riment avec "é"

Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "mantelé".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.

Cette liste comprend des mots se terminant par : ai , ais , ait , aits , aie , aies , aix , é , és , ée , ées , er , ers , ez , ied , et et ets .

  • compter
    • Déterminer (une quantité, un nombre), plus particulièrement par un dénombrement, sinon par un calcul.
    • Des joueurs de belote, assis au fond d'une buvette, comptaient leurs points parmi les rires, les plaisanteries, les grosses bourrades, […]. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
    • Onze heures sonnaient à Saint-Germain-l’Auxerrois. Maurevel compta l’un après l’autre chaque battement de marteau qui retentissait vibrant et lugubre dans la nuit, […]. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VII)
    • Mon bide a fait un gros bruit creux, j'avais une super dalle. En comptant vite fait, je me suis rendu compte que ça faisait bien deux ou trois jours que j'avais rien bouffé. — (Mélisa Godet, Les Augustins, J.-C. Lattès, 2014)
    • Une tradition proverbiale dit qu’un nommé Martin, huché sur un de ses ânes, n’en retrouvait pas le nombre, parce qu’il oubliait de se compter, c’est-à-dire l’âne sur lequel il était monté. — (Pierre-Marie Quitard, Dictionnaire étymologique, historique et anecdotique des proverbes et des locutions proverbiales de la langue française, Paris : chez P. Bertrand, 1842, page 528)
    • (Absolument) Calculer.
    • Il sait lire, écrire et compter.
    • Voyons ce que vous avez reçu, ce que vous avez dépensé, il faut compter.
    • Ce n’est pas le tout que de compter, il faut payer.
    • Il ne veut ni compter ni payer.
    • Compter vite, avec une règle à calcul.
    • (Absolument) (Spécialement) Énoncer successivement les nombres entiers naturels.
    • Compter jusqu’à vingt, jusqu’à cent.
    • Compter sur ses doigts.
    • (Par extension) Lésiner.
    • Ils comptent les salaires qu'il nous donnent.
    • (Par extension) Trouver trop grande une quantité.
    • Lorsque j'ai fait paroître mes voyages, je comptois vingt-sept olympiades ; c'est à dire que le soleil avoit décrit, depuis ma naissance, cent-huit fois son cercle annuel. — (E.-F. Lantier, Voyages d'Anténor en Grèce et en Asie, Paris : chez Belin et chez Bernard, 2e édition revue, an VI, tome 1er, page XI (préface d'Anténor))
    • Compter les jours, les heures, les moments, etc.
    • Je compte les moments passés loin de toi.
    • Compter les kilomètres à pied.
    • Payer une somme à quelqu’un.
    • De Termes ne pouvant lui faire compter cette somme , lui envoya son neveu en otage , et il partit pour le Levant le 22 septembre , au moment où sa coopération eût été le plus nécessaire. — (François-Guillaume Robiquet, Recherches historiques et statistiques sur la Corse, texte, Paris : chez le frère de l'auteur & Rennes : chez Duchesne, 1835, page 177)
    • L'homme qui, au bout d'un certain temps, renvoie chez elle la jeune fille qu'il a enlevée, sous prétexte qu'elle ne lui convient pas, est obligé de compter aux parents la dot qu'il leur eût versée s'il l'eût gardée. — (Antoine de Tounens, Orllie-Antoine Ier : roi d'Araucanie et de Patagonie, son avénement au trône, et sa captivité au Chili, Paris : Librairie Thevelin, 1863, page 10)
    • On lui compta cent cinquante euros.
    • Plusieurs sommes lui ont été comptées.
    • Tenir compte d’une chose à quelqu’un.
    • Nous lui compterons sa trahison.
    • (Sens figuré) (Soutenu) Marquer, signaler. — Note : Et alors, il est toujours suivi de la préposition par.
    • Compter ses jours par des bienfaits.
    • Toutes les années de son règne furent comptées par des triomphes.
    • Ranger une personne, une chose parmi d’autres.
    • Comprendre dans un compte, dans une énumération.
    • L’admirable Calvignac, en équilibre au bord de sa falaise, n’a plus que 386 habitants après en avoir compté, en 1789, 900. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • La paroisse compte une trentaine de feux, assez peu de fidèles. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Elle, les yeux en trou de bite, le cheveu filasse et gras, la face violette, a peut être la cinquantaine, mais les années de bibine comptant double on a vite fait le compte. — (Jean-Yves Cendrey, Schproum: roman avorté et récit de mon mal, Éditions Actes Sud, 2013)
    • Sans compter que vous serez nourri et logé.
    • Voyez combien nous sommes, et n’oubliez pas de vous compter.
    • On comptait parmi les coupables tels et tels.
    • Cet exploit doit être compté parmi les plus glorieux.
    • Mais la plus forte tête du salon jaune était à coup sûr le commandant Sicardot, le beau-père d’Aristide. Taillé en Hercule, le visage rouge brique, couturé et planté de bouquets de poil gris, il comptait parmi les plus glorieuses ganaches de la grande armée. — (Émile Zola, La Fortune des Rougon, G. Charpentier, Paris, 1871, chapitre III ; réédition 1879, page 93)
    • Comprendre.
    • Il comptait parmi ses provinces tel ou tel pays.
    • Cette ville compte dix mille habitants.
    • « Sans doute parce que je n’ai pas d’enfants, je suis toujours de leur côté. Comptez-moi dans le camp de Patricia. » — (Joseph Kessel, Le Lion, Gallimard, 1958)
    • Être compté.
    • Cela ne compte pas, ne peut pas compter, ne doit pas compter.
    • Il a cessé de compter parmi les vivants.
    • Régler, solder le compte qu’on a avec quelqu’un.
    • J’ai compté avec un tel, je ne lui dois rien.
    • (Sens figuré) Tenir compte à quelqu’un ou quelque chose, de ce qu’il veut, de ce qu’il peut, de ce qu’on lui doit.
    • Compter avec quelqu’un.
    • Ce personnage a désormais de l’autorité, il faut compter avec lui.
    • (Par extension) Il faut compter avec l’opinion publique, avec les circonstances.
    • (Par extension) Tenez compte davantage du trafic. (Si vous traversez une rue à pied.)
    • Se proposer ; croire ; projeter.
    • Après un long et intéressant trajet à travers les provinces de la Russie méridionale, j’avais franchi le Caucase et je comptais bien me reposer dans la capitale de la Transcaucasie… — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre I, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • Nous sommes donc revenus à Kimberley fiers comme Artaban, avec un magnifique échantillonnage de diamants que nous comptions faire expertiser. — (Agatha Christie, L'Homme au complet marron, 1924, Librairie des Champs Élysée, 1930, nouvelle traduction révisée de Sylvie Durastanti, Éditions Le Masque, 2013)
    • (Intransitif) Avoir de l'importance.
    • Vois-tu, dans le monde entier, question rigolade et satisfaction, il n’y a que Paris qui compte, et dans Paris, Montmartre. — (Francis Carco, Images cachées, Éditions Albin Michel, Paris, 1928)
    • Voilà des mois et des annéesQue j’essaye d'augmenterLa portée de ma bombeEt je n’me suis pas rendu compteQue la seule chos’ qui compteC'est l'endroit où s’qu’elle tombe. — (Boris Vian, La Java des bombes atomiques, 1955)
    • Pourquoi ne puis-je jamais être quelqu’un qui compte ? — (Calamity Jane, Lettres à sa fille (1877-1902), traduction de l'anglais américain par Marie Sully, Éditions du Seuil, Paris, 1979, page 46)
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  • préciser
    • Fixer, déterminer davantage, voire exactement.
    • Malgré les soleillées qui précisaient les dessins délicats des ramilles s’enchevêtrant, la forêt de la Côte, dominant le village, restait maussade et grise. — (Louis Pergaud, Le retour, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
    • Vous verrez voir qu’il va revenir ! précisa d’un ton narquois la débitante. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Marchand avait coutume de ne jamais donner d’instructions détaillées à ses collaborateurs, se bornant à leur préciser l’orientation qu'il souhaitait les voir adopter. — (Sandford F. Borins, Le français dans les airs: le conflit du bilinguisme dans le contrôler de la circulation aérienne au Canada, Institut d’administration publique du Canada, 1983, page 47)
    • Dans la pratique il est difficile de préciser les points de coagulation d’un mélange aussi complexe que la crème anglaise, par exemple. — (Henri Dupin, Alimentation et nutrition humaines, ESF Éditeur, 1992, page 185)
    • (Pronominal) Devenir plus clair, plus net, plus sûr.
    • La vision du noyau atomique se précise quand le neutron, pressenti dès 1920 par Rutherford, est découvert en 1932 par James Chadwick. — (Constitution de la matière dans la bibliothèque Wikilivres )
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  • résister
    • Ne pas céder, ou céder difficilement au choc, à la pression, à l’action d’un autre corps, à une force, à un effort quelconque.
    • Ces pierres factices ont beaucoup mieux résisté aux agents atmosphériques que les pierres de grès ; elles sont composées d’un mortier parfaitement dur, mêlé de cailloux concassés de la grosseur d’un œuf, et ont dû être façonnées dans des caisses de bois. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Nous avons vu disparaître par ce procédé des chéloïdes prépectorales qui avaient résisté pendant des années à tous les autres traitements. — (Louis Anne Jean Brocq , Traité élémentaire de dermatologie pratique comprenant les syphilides cutanées, O. Doin, 1907, vol.2, page 762)
    • Le marbre résiste plus au ciseau que la pierre commune.
    • Une viande qui résiste au couteau.
    • Ce vieux château a jusqu’ici résisté à l’injure, aux injures du temps.
    • Vous chargez trop ce plancher, il ne pourra pas résister à un aussi grand poids.
    • La toiture a résisté à la violence du vent.
    • (Familier) Ne pas céder à la tentation.
    • On ne pouvait rien voir de plus gracieux que cette svelte blondine, jeune, gaie, folâtre ; pas un homme qui eût résisté à ses agaceries. — (Goethe, Campagne de France, 1822 ; traduction française de Jacques Porchat, Paris : Hachette, 1889, page 2)
    • Sans rien dire, je découvris ma boîte de biscuit, et je constatai la disparition de plusieurs galettes... Mon factotum n'avait pu résister à la tentation et m'en avait volé cinq ou six. — (Camille Habert de Ginestet, Au Soudan: Excursion dans l'ouest africain, Paris : chez Delagrave, 1798, page 168)
    • Se défendre ; opposer la force à la force.
    • Résister aux agents de la force publique.
    • Une armée à laquelle l’ennemi est hors d’état de résister.
    • Les assiégés ont résisté longtemps, ont résisté courageusement.
    • La place a résisté plus de trois mois.
    • Ce cheval résiste au cavalier.
    • (Sens figuré) S’opposer aux desseins, aux volontés de quelqu’un, tenir ferme contre quelque chose de fort, de puissant.
    • Mais ces deux gros industriels […] ont un titre de gloire peu commun : voici quelques années, ils ont résisté victorieusement aux assauts répétés de Robert Hersant qui, comme il l'a fait un peu partout en France, a tenté de les mettre à genoux pour racheter leurs journaux. — (Maurice Séveno, Les premiers jours de Mitterrand : l'état de grâce, Éditions Stock, 1981)
    • Si ce que vous proposez est dans l’intérêt public, je ne résiste plus.
    • Je lui ai résisté en face.
    • Résister à la grâce.
    • Résister à ses passions.
    • Bien supporter l’effort, la souffrance, la maladie, le travail, en parlant des hommes et des animaux, voire des végétaux.
    • Dernièrement, j'avais eu la maladresse de m’enrhumer en pleine chaleur. Voilà pourtant ce que c'est que de devenir vieux : on ne peut résister à rien. — (Émile Thirion, La Politique au village, p. 125, Fischbacher, 1896)
    • J'essayais, en contractant le gosier, d'absorber le moins possible d'eau et de résister à l'asphyxie en retenant le plus longtemps que je pouvais l'air dans mes poumons. Mais je ne pus tenir plus de quelques instants. — (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • Ces espèces adventices, dont les graines sont apportées avec les semences introduites, ont pu résister à des conditions climatiques défavorables […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 34)
    • Vous travaillez trop, votre santé n’y pourra résister.
    • (En particulier) Supporter un désagrément moral.
    • La conversation avec cet homme est d’un ennui mortel, on n’y peut plus résister.
    • Persister, bien supporter l'usure du temps.
    • Les calomnies mordent difficilement sur l'amitié; mais quelle amitié résisterait à une suite de rêves qui y serait contraire ? — (Alain, Propos, 1921, page 332)
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  • alerter
    • Avertir d’un danger en donnant l’alerte.
    • Mettre en éveil.
    • Le bruit, les allées et venues des gens m'alertèrent. J'accourus avec un funèbre pressentiment, sans toutefois penser à un malheur aussi terrible. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
    • Cette crise porte indubitablement la marque de l’activité humaine et se traduit concrètement par la multiplication de catastrophes naturelles et d’événements climatiques exceptionnels qui ont alerté les opinions dans nos pays et ont fortement accru la mobilisation citoyenne à l’égard des questions environnementales. — (Charte Urbaine Européenne II, Manifeste pour une nouvelle urbanité)
    • (Internet) Signaler un commentaire hors charte au modérateur.
    • Alerter : sur les sites internet ayant une tribune d'expression libre pour les internautes, action qui consiste à signaler un commentaire hors charte au modérateur. L'amalgame fréquent des internautes consiste en un abus de clic sur cette option, à savoir qu'ils alertent un post conforme à la charte mais non conforme à leur façon de penser, faisant ainsi fi de la liberté d'expression et de pensée. — (nilslof, sur www.20minutes.fr/article/332219/commentaires/1)
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  • enterrer
    • Enfouir, mettre dans la terre.
    • Ce soubassement est intact, […], les parties inférieures du monument sont restées enterrées pendant des siècles et ont été ainsi préservées des mutilations. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
    • Le déchaumage est donc une façon culturale légère, destinée, en remuant la couche superficielle du sol, à enterrer les mauvaises graines, pour qu'elles germent au plus vite. — (Les mauvaises herbes et leur destruction, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, page 86, éditions La Terre nationale)
    • Enterrer de l’argent dans une cave.
    • (Funéraire) Inhumer, mettre un corps en terre.
    • Je suis d’une famille où l’on se fait enterrer les pieds tournés du côté de la France, afin de protester, même après la mort, contre la conquête de notre pays par Louis XIV, et contre l’anéantissement de nos libertés nationales. — (Julie de Querangal, Philippe de Morvelle, Revue des Deux Mondes, t. 2, 4, 1833)
    • Les farouches Vendéens, excités par la voix de leurs prêtres, par les discours des ministres du Dieu de miséricorde, égorgeaient, brûlaient vifs, enterraient vivants les républicains qui tombaient entre leurs mains. — (Alfred Barbou, Les Trois Républiques françaises, A. Duquesne, 1879)
    • On comprend bien des choses si l'on sait que chacun de ces hommes devait être enterré selon les rites de sa bande, avec tout ce qu'il peut y avoir de prières : catholiques, juives, puritaines, presbytériennes, méthodistes, parsies, jaines, musulmanes. — (Paul Nizan, Aden Arabie, chap. VIII., Rieder, 1932 ; Maspéro, 1960)
    • Claude expirait, privée des secours de la religion, et on refusa de l’enterrer en terre chrétienne. — (Aragon, Les Beaux quartiers, 1936)
    • Dans une petite commune telle que Drain, l’épidémie de peste de 1563 fit 153 morts qui furent enterrés ensemble à l'endroit où se dresse la croix commémorative du Moulin-Moreau, sur la route de Saint-Laurent-des-Autels. — (Pierre-Louis Augereau, Les Mauges mystérieuses, Éditions Cheminements, 1994, page 103)
    • Tuer en mettant en terre.
    • [Elles] portent en elles jusqu'à leur dernier jour la peur d’être enterrées vivantes. — (Joë Bousquet, Traduit du silence, 1935-36)
    • (Sens figuré) (Par extension) (Familier) Survivre à quelqu’un.
    • C’est un homme plein de vigueur, et qui nous enterrera tous.
    • Vous nous enterrerez tous ! — (Marcel Proust, Le Côté de Guermantes, 1921)
    • (Sens figuré) Cacher.
    • Enterrer son secret.
    • Enterrer ses talents.
    • L’avare enterre ses trésors au lieu d’en jouir.
    • (Sens figuré) Dépenser beaucoup d’argent en remuements de terre.
    • Son jardin lui a coûté trop d’argent, il y a enterré une fortune.
    • (Sens figuré) (Politique, Administration) S’arranger de manière qu’une proposition, un projet n’aboutissent pas.
    • [Titre] L’A45 définitivement enterrée par le gouvernement — (L’A45 définitivement enterrée par le gouvernement sur LyonMag.com, La News. Mis en ligne le 17 octobre 2018)
    • Tout juste le gouvernement reconnaissait-il que « les effets de la taxation ne faisaient pas consensus ». Nulle part, il ne disait aux citoyens vouloir enterrer la mesure. — (Gaspard d’Allens, En coulisses, le gouvernement a dézingué des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, Reporterre, 17 décembre 2020 → lire en ligne)
    • (Sens figuré) (Familier) Faire les dernières réjouissances de quelque chose qui se termine.
    • Enterrer la vie de garçon.
    • (Pronominal) (Manège) Porter la tête très basse, en parlant d’un cheval.
    • Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
    • (Pronominal) (Sens figuré) Quitter le monde pour vivre dans un endroit reculé.
    • S’enterrer dans la province, dans son château.
    • Mes collègues de France sont moins bêtes que moi, grogna-t-il. On m'y reprendra, à venir m'enterrer parmi ces magots. — (Pierre Benoit, Le Soleil de minuit, Albin Michel, 1930, réédition Le Livre de Poche, page 230)
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  • censé
    • Supposé, réputé, considéré (comme).
    • En 1945 commencèrent au Chili, des pourparlers au termes desquels les États-Unis étaient censés établir des missions spéciales pour régulariser les relations militaires entre les deux pays. — (Armando Uribe, Le livre noir de l’intervention américaine au Chili, traduction de Karine Berriot & Françoise Campo, Seuil, 1974)
    • Une loi est censée être abolie par le non-usage.
    • Seuls les langagiers, un corps de métier spécialisé, sont censés connaître pratiquement toutes les règles et savoir comment les appliquer. — (Anne-Marie Beaudouin-Bégin, La langue affranchie, se raccommoder avec l’évolution linguistique, Québec, Éditions Somme toute, 2017, page 103.)
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  • récupérer
    • Recouvrer.
    • Je n’ai jamais pu récupérer mes débours dans cette affaire.
    • Jusqu’à présent, j’ai mis quatre cent mille francs dans la plantation, mais j’arriverai peut-être à les récupérer.. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre III, Gallimard, 1937)
    • Retrouver des forces après un effort physique ou une maladie.
    • Attends un peu! Le temps de récupérer… — (Franquin, Gaston — Gala de gaffes à gogo, éditions J.Dupuis Fils, 1973, page 28)
    • Je suis épuisé, il faut que je récupère.
    • Rétablir un usage pour un objet hors service, redonner une nouvelle fraicheur pour une chose vieillie.
    • Les acides ayant servi à la nitration peuvent aussi être récupérés à l’aide de dénitrants. Ces appareils sont à notre avis les plus économiques à employer pour la récupération des acides ayant servi à la fabrication des nitro-celluloses. — (D. de Prat, Nouveau manuel complet de filature; 1re partie: Fibres animales & minérales, Encyclopédie Roret, 1914)
    • Les cinquante titres récupèrent et déroutent, avec un zeste d’ironie et, parfois, avec un léger effet captieux, le lexique sur la pandémie de COVID-19, le vocabulaire et les syntagmes titrés dans les journaux.— (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, page 8)
    • (Par extension) Collecter.
    • Placée au congélateur, la propolis devient friable et peut être récupérée. — (L’Abeille de France et l’apiculteur, n° 900 à 920, 2004, page 5)
    • Ses voiles délavées par le soleil et la pluie mais qui paraissaient blanches sur le gris du ciel, essayaient de récupérer les rares frissons de brise pour améliorer la lente progression du bateau. — (Jean Petot, Histoire contemporaine de l'or de Guyane (de 1947 à nos jours), Éditions de l'Harmattan, 1994)
    • Alors, c'était du neuf, à part un lot d’outils de jardin et quelques meubles en plastique que j’avais récupérés dans une vente de garage. — (Luc Baranger & André Marois, « Servez-vous, c'est gratis », dans Tab’arnaques : nouvelles, Québec Amérique, 2011)
    • Récupérant une pierre plate, je m'en sers comme corps mort en l'enfonçant dans la neige, trois mètres au-dessus du gouffre. — (Anselme Baud, Neiges éternelles : chroniques d'un héritage, Éditions Nevicata, 2014)
    • (Pronominal) Se remettre en possession de ce qu’on a perdu.
    • Se récupérer de ses pertes.
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  • lisais
    • Première personne du singulier de l’imparfait de lire.
    • Je lisais de vieux Wodehouse. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 228)
    • Deuxième personne du singulier de l’imparfait de lire.
    • À Maisons-Alfort, tu me lisais des vers de Leopardi et je m’endormais parce que je n’y comprenais rien ! — (Françoise Bourdin,Gran Paradiso, 2018, chapitre 8)
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  • parler
    • User de la faculté du langage ; proférer, prononcer, articuler des mots.
    • Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, à cause qu’on est encore au printemps de la journée. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
    • Les deux travailleurs essuyèrent leurs visages trempés, […], puis se parlèrent et se comportèrent comme des hommes qui se congratulent d’une matinée bien employée. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 357 de l’édition de 1921)
    • Le café quasi désert ne comptait que son Guy de propriétaire plus un vieux pousse-mégot qui parlait à voix basse au fond de la pièce adjacente, […]. — (Pierre Saha, Le porteur de mauvaises nouvelles: Liancourt, avril 1972, une tragédie ordinaire, Éditions Ravet-Anceau, 2017)
    • Parler du nez, de la gorge. Parler à l’oreille de quelqu’un. Parler avec peine. Il parle toujours entre ses dents.
    • (Par analogie) Imiter le langage de l’homme, en parlant de certains oiseaux comme les perroquets, les sansonnets, les geais, les pies, etc.
    • Apprendre à parler à un perroquet.
    • Exprimer sa pensée en articulant les mots d’une langue.
    • La population de Saint-David m’intéressait fort par ses mœurs simples et naïves et parlait un curieux patois anglais plein d’expressions maritimes. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Le philosophe doit éviter les ambiguïtés ou les plurivocités, et décider du langage qu'il entend au juste parler. Dans le cas contraire, les portes sont grandes ouvertes aux malentendus. — (Robert Zimmer, Petites distractions philosophiques: Comment apprendre à penser sans jamais s'ennuyer, Librairie Vuibert, 2017, chapitre 1)
    • S’exprimer sur certains sujets.
    • Comme tous ceux qui écrivent beaucoup, Balzac parlait peu... Mais, dès qu’il parlait, le charme opérait. Il y avait, dans sa parole, une telle autorité, une telle séduction, qu’on oubliait très vite ses disgrâces physiques. — (Octave Mirbeau La Mort de Balzac, 1907)
    • Je n’ai jamais entendu parler de cette affaire. Toute la ville en parle.
    • Après le dîner, pendant lequel on n’avoit parlé que de politique, il fit la lecture de ses extraits. — (Madame de Genlis, Nouveau contes moraux et nouvelles historiques, Imprimerie de Crapelet, 1802, pages 1-47)
    • Adresser la parole, avoir un entretien, converser.
    • Parler avec quelqu’un. Parler à quelqu’un. Moi qui vous parle. C’est à vous que je parle.
    • S’entretenir de.
    • De quoi parlez-vous tous les deux ? Nous parlons de vos affaires. Nous en parlerons tantôt ensemble.
    • Je vous parlerai de quelque chose qui vous regarde. Parlez de moi au ministre. Je les ai laissés qui parlaient d’affaires.
    • (Absolument) Révéler, dévoiler quelque chose.
    • […] il me touchait presque et hurlait: « Tu vas parler ! Tout le monde doit parler ici ! On a fait la guerre en Indochine, ça nous a servi pour vous connaître. Ici, c’est la Gestapo ! Tu connais la Gestapo ? » — (Henri Alleg, La Question, 1957)
    • Expliquer ses sentiments, sa pensée, déclarer son intention, sa volonté.
    • Une peste de psychologue, que mes parents m’avaient emmené voir sur le conseil d’une prof complètement tarée, avait parlé de « nonchaloir oriental » pour expliquer ces accès de paresse. — (Bernard Du Boucheron, Long-courrier, Éditions Gallimard, 2013)
    • C’est un homme qui ne veut pas parler nettement. On a fait ce qu’on a pu pour le faire parler, mais il n’y a pas eu moyen d’en venir à bout.
    • Je saurai bien le faire parler. Expliquez-vous mieux, ce n’est pas là parler. Parler au nom de quelqu’un.
    • Intervenir, prendre la parole pour ou contre quelqu’un ou quelque chose.
    • Ce député a parlé contre le projet de loi.
    • Prononcer un discours, prendre la parole en public.
    • L’art de parler. Parler à son tour. Quand ce fut à lui de parler…. Parler sans préparation, sans être préparé.
    • (Par extension) Expliquer sa pensée par écrit.
    • Cette terrible histoire des Vaudois, dois-je en parler ou m’en taire ? En parler ? Elle est trop cruelle ; personne ne la racontera sans que la plume n’hésite, et que l’encre, en écrivant, ne blanchisse de larmes. — (Jules Michelet, Le prêtre, la femme, la famille, Paris : Chamerot, 1862 (8e édition), page 23)
    • La loi est formelle là-dessus et parle très clairement. Le contrat ne parle point de cette clause.
    • (Sens figuré) Manifester ses sentiments, ses pensées par un autre moyen que celui de la parole.
    • Les muets parlent par signes. Il me parlait des yeux et du geste. Chaque mouvement de cet habile pantomime parlait aux yeux des spectateurs.
    • (Sens figuré) Provoquer des émotions, des sentiments en parlant des choses qui ont ou qui semblent avoir une sorte de langage.
    • Ensuite c’est à chacun de voir en quoi cela l’intéresse, le concerne, lui parle. Il n’y a strictement aucune prétention comminatoire du genre : si vous ne passez pas par là, vous êtes fichu. — (Jacqueline Legaut, La psychanalyse, l’air de rien, éditions Eres, 2012)
    • La peinture parle aux yeux. Ses yeux parlent. Son visage parle.
    • La nature, le sang a parlé, quand il a revu son fils malheureux. En votre absence, tout ici nous parlait de vous.
    • (Sens figuré) (Par analogie) Démontrer ou confirmer ses qualités.
    • Pas de surprise lors du dernier tiercé : le favori l’a emporté de dix longueurs, sa classe a parlé.
    • Lors du championnat du monde des mi-lourds à mi-combat le champion en titre mène largement aux points, c’est le métier qui parle.
    • (Transitif) Se servir d’un langage.
    • Parler une langue. Parler français, italien, allemand, etc. La langue française se parle, est parlée dans tous les pays du monde.
    • Il parle plusieurs langues. Le langage que parlaient nos pères.
    • Ce poète dramatique, ce romancier fait parler à chacun son langage.
    • (Transitif) S’entretenir de quelque chose, en raisonner, en discourir. Note : dans ce cas on ne met jamais l’article devant le nom.
    • Parler géométrie, musique, peinture, politique, etc. Parler affaires.
    • (Transitif) (Péjoratif) Être sceptique sur le sujet. Note : forme transitive de tu parles.
    • « En vingt minutes à peine, ils nous ont dit : “Merci vous pouvez rentrer chez vous” », lance dans un calme paradoxal, Frédéric, vingt-deux ans d’ancienneté sur le site de La Roche-sur-Yon. « Vous parlez d’un modèle social ! » — (Pierre-Yves Bulteau, A La Roche-sur-Yon, les « Michelins » sonnés par l’annonce de fermeture de leur usine, Le Monde. Mis en ligne le 10 octobre 2019)
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  • effet
    • Ce qui est produit par quelque cause.
    • La fonction du philosophe consiste exclusivement dans la profanation des idées. Aucune violence n’égale par ses effets la violence théorique. Plus tard, l’action vient… — (Paul Nizan, La Conspiration, 1938, page 44)
    • Les Abenomics, ces solutions proposées par Shinzo Abe pour sortir le pays de l’atonie (croissance autour de 0 % depuis 1992), n’ont pas l’effet attendu. — (Hugo Billard, Mon Atlas de prépa. 80 thèmes pour réussir les concours (Siences Po, Écoles de commerce, ENS), 2018)
    • Parmi les fléaux qui s’abattent sur la vigne, le plus terrible, dans ses effets, est évidemment la grêle. Le vignoble est beau, et plein de promesses, et cinq minutes plus tard il n’en reste rien […] — (Sachez soigner vos vignes grêlées, dans Almanach de l’Agriculteur français - 1932, Éditions La Terre nationale, page 59)
    • À titre d’exemple, la réaction simplifiée (3) résume la transformation de phosphate tricalcique insoluble en phosphate monocalcique nettement plus soluble sous l’effet d’un acide carboxylique […] — (INRA, coordonné par Pierre Stengel et ‎S. Gelin, Sol : interface fragile, Éditions Quae, 1998, page 85)
    • (Billard, Sport) Sorte de rotation imprimée à l’objet que l’on lance (boule de pétanque, boule de quilles, …) ou que l’on frappe (ballon de football, balle de tennis, bille de billard, …) afin de modifier son mouvement ultérieur.
    • Faire des effets.
    • Penché sur le billard, il est en train de combiner un magnifique effet de recul ; c’est son fort, à lui, les effets de recul !… — (Alphonse Daudet, La partie de billard, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, 1974, page 18)
    • Joli coup de deux… Par un effet sur la rouge, il touche la blanche et gagne la partie. — (Maurice Dekobra, La Madone des sleepings, 1925, réédition Le Livre de Poche, page 214)
    • (Mécanique) Effort transmis par un mécanisme.
    • (Art) (Littéraire) Ce qui frappe, de ce qui attire ou captive les regards ou l’attention.
    • Ces arbrisseaux font aussi un très bel effet dans les bosquets et les boulingrins à cause de l’aspect de leurs fruits. — (Th. W. Forsyth, Traité de la culture des arbres fruitiers, 1803, page 197)
    • Il y a de beaux effets de lumière, de clair-obscur dans ce tableau.
    • Les cinquante titres récupèrent et déroutent, avec un zeste d’ironie et, parfois, avec un léger effet captieux, le lexique sur la pandémie de COVID-19, le vocabulaire et les syntagmes titrés dans les journaux. — (Cornéliu Tocan, Aux confins de l'invisible. Haïkus d'intérieur illustrés, Créatique, Québec, 2020, page 8)
    • Ce qui est destiné ou ce qui vise à produire de l’effet.
    • Le malheureux petit Chose, arraché à son rêve, tombé du ciel, promenait autour de lui de grands yeux étonnés où se peignait un effarement si naturel, si comique, que toute la salle partait d’un gros éclat de rire. En argot de théâtre, c’est ce qu’on appelle un effet. Sans le vouloir, il avait trouvé un effet. — (Alphonse Daudet, Le petit Chose, 1868, réédition Le Livre de Poche, page 233)
    • Eh ! malheureux ! il y a là, à côté de toi, un pauvre diable qui en passant ses trois sous avec les tiens, au conducteur, vient de laisser tomber des bouts de notes sur lesquels il avait inscrit les deux premières phrases qu’il va prononcer contre ton favori ; plus, quatre ou cinq effets, criards comme des images d’Épinal et qui doivent colorier sa harangue.Tu es peut-être assis dessus — tu as le derrière sur mon éloquence ! — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
    • J’aime les phrases courtes, dépassionnées. Je déteste les « effets » si chers aux avocats et, il faut croire, si efficaces. — (François Cavanna, Lune de miel, Gallimard, 2011, collection Folio, page 239)
    • « Johnny se donne à Bercy » pendant trois semaines, à guichets fermés. Dans ce lieu gigantesque où l'on s'attend à une débauche de lumières et d’effets, le spectacle surprend par sa sobriété, […]. — (Frédéric Quinonero, Johnny live : 50 ans de scènes, éd. L'Archipel, 2012)
    • Exécution d’une chose.
    • En venir à l’effet.
    • Des paroles ils en vinrent aux effets.
    • Voilà de belles propositions, mais il faut les mettre à effet.
    • Il faut que l’effet s’ensuive.
    • Il faut en voir l’effet.
    • La chose a eu son effet, son plein et entier effet, est demeurée sans effet.
    • (Commerce) Billet à ordre, lettre de change, papier de crédit.
    • Un effet de commerce.
    • Il a beaucoup d’effets en portefeuille.
    • Souscrire un effet.
    • Effet payable au porteur, ou, simplement, Effet au porteur.
    • (Au pluriel) (Spécialement) Les biens, les objets meubles, ou censés tels d’après la loi.
    • Les effets d’une succession.
    • Mais, Monsieur, je suis chargé de la garde de cette maison […] et je ne connais pas les objets qui sont à vous. Je ne veux pas risquer de voir enlever des effets dont je suis responsable et qui appartiennent à ces gens-là. — (Comtesse de Ségur, L’Auberge de l’Ange Gardien, 1888)
    • (Au pluriel) (Spécialement) Objets meubles qui sont à l’usage d’une personne, il s’agit presque exclusivement aujourd’hui du linge et des vêtements.
    • Mon cheval, sellé et bridé, ronge son frein et piaffe à ma porte; mes effets encombrent le patio, ficelés et prêts à être chargés. — (FrédéricWeisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 26)
    • Les chemises de mon mari avaient besoin de boutons et le raccommodage de ses effets m’incombait, naturellement ! — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
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  • retrouver
    • Revenir en contact avec quelqu'un ou quelque chose dont on avait été séparé, qu'on avait perdu ou qu'on avait oublié.
    • Souvent, il prenait l’envie au chef cuisinier du restaurant de prendre sa trial et de sauter les bosses et les fossés pour aller retrouver Gladys. — (Robert Béné, Scandale au salon du livre de Ré la Blanche, 2017)
    • Mon père dit toujours que mon sens de l’orientation en forêt est troublant – tout comme mon aptitude à retrouver mon chemin jusqu'au point de départ – mais je ne m'y fiais pas à cet instant. Je m'arrêtai sous un arbre gigantesque. — (Kelley Armstrong, Pouvoirs Obscurs, tome 5 : Soupçons, traduit de l'anglais par Audray Sorio, éditions Castelmore, 2015, chapitre 6)
    • Ils se cherchèrent longtemps les uns les autres, mais ils ne purent se retrouver.
    • Elle n'était pas rassurée. « On n'a pas de liens ensemble, comment tu m'as retrouvée? »J'allais pleurer, lui sauter dans les bras et l'embrasser, lui chuchoter que tout était correct, qu'il n'y avait plus rien de grave. C'était ma mère. Elle le reconnaissait enfin : je l'avais retrouvée. La puissance du verbe. Mes années de lecture me le confirmaient. Une seule phrase, un seul mot peut tout changer. Le cœur gros du mot retrouvée, j'ai balbutié, une boule dans la gorge : « On a encore du du du temps, on va va apprendre à se connaître. Tu as raison, on on s'est retrouvés. C'est l'essentiel. — (David Goudreault, La bête à sa mère, Stanké, 2015, page 177)
    • D'autres seront déportés pour fait de résistance : Benoît Jean, Bombardier Gabriel, Vouaux Jean. Souvent, dans un état de délabrement physique à leur retour, ils retrouveront leur village meurtri, par l’occupation et les luttes qui y eurent lieu. — (Jean Laurain, Brû, l'histoire de mon village, Remiremont : chez G. Louis, 1997)
    • Revenir en contact avec quelque chose qui avait été perdu, voire oublié, par quelqu'un d'autre.
    • […] ; enfin Thorwaldsen comptait parmi ses ancêtres un certain Snorre Thorfinnson, qui naquit en Amérique en 1008 , plusieurs siècles avant que Christophe Colomb eût retrouvé ce continent, depuis longtemps connu des Islandais. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 47)
    • Récupérer, rentrer en possession de quelque chose qu'on avait perdu ou oublié.
    • Les cuisiniers avaient retrouvé intacts leurs appareils de chauffage sans feu et ils avaient préparé du cacao pour les officiers et de la soupe pour les hommes. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 261 de l’édition de 1921)
    • Rejoindre.
    • Plus d’un jeune instituteur stagiaire a retrouvé dans le siècle celle pour qui s’échafaudaient ses odes et ses sonnets. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • Jeudi 5 juin, on va chez toi ou chez moi ? Calmez-vous il ne s'agit que du nom du bar où tous les Parisiens qui cherchent une coloc’ pourront se retrouver autour d'une binche pour faire connaissance. — (« Le jeudi de la colocation », le 04/06/2014, sur le site Le Bonbon (www.lebonbon.fr).)
    • (Sens figuré) Reconnaître.
    • J’ai retrouvé ici la coutume américaine de ne boire aux repas que de l'eau ou du lait. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 46)
    • Je ne le retrouve pas dans cette occasion.
    • On ne retrouve presque plus ce poète dans les ouvrages de sa vieillesse.
    • On le retrouve toutes les fois qu’il s’agit d’honneur, d’humanité.
    • Il se cherche lui-même et ne se retrouve plus.
    • (Pronominal) Reconnaître son chemin, s’orienter, se repérer.
    • Je connais mal le chemin et je ne suis pas sûr de me retrouver.
    • (Pronominal) Prendre ou reprendre une position ou une situation.
    • Si vous vous retrouvez pris dans la baïne, ne tentez pas de rejoindre la terre ferme en nageant à contre-courant. — (journal Sud-Ouest, édition Charente-Maritime / Charente, 20 août 2022, page 6)
    • Enfin elle se retrouva en position assise, un peu avachie, adossée à la tête de lit, les bras écartés en l'air, les reins calés contre l’oreiller trempé de sueur dans sa taie de coton froissée. — (Stephen King, Jessie, Albin Michel, 1993)
    • Le capitaine Zondi préparait mentalement sa riposte. Il ne voulait surtout pas se retrouver avec cette casse-burnes dans les pattes. — (Louis-Ferdinand Despreez, La mémoire courte, Phébus, 2006, page 40)
    • Un invité, pensant pouvoir parler dorénavant librement, s'est retrouvé à Oukacha, la prison voisine. — (Rida Lamrini, Le temps des impunis, Marsam Éditions, 2004, page 174)
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  • immensité
    • Espace sans bornes ; état de ce qui est immense.
    • Au milieu de l’insondable obscurité, dont s’enveloppe le Kara-Koum, j’éprouve l’impression que donne l’immensité nocturne de la mer autour d’un navire. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VII, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
    • (Religion) Grandeur infinie, sans bornes, en parlant de Dieu.
    • L’immensité est un attribut de Dieu.
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  • échangée
    • Participe passé féminin singulier de échanger.
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  • surveiller
    • Observer avec attention ; examiner ; contrôler.
    • Un travail conduit démocratiquement serait réglementé par des arrêtés, surveillé par une police et soumis à la sanction de tribunaux distribuant des amendes ou de la prison. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. VII, La morale des producteurs, 1908, p. 347)
    • Près de Maidstone, ils tombèrent sur une rangée de onze canons automobiles de construction spéciale, autour desquels des artilleurs affairés surveillaient avec des jumelles une sorte de retranchement qu’on établissait sur la crête de la colline. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 54 de l’édition de 1921)
    • Le Mohtasib, en effet, surveillait ces métiers pour les poids et mesures, punissant le fraudeur du châtiment du tatouif. — (Revue du Monde musulman, vol. 58, Paris : R.R. Kneider, 1924, p. 223)
    • Tu sais, dit Tacherot, qu’elle toussotte un peu… Oh ! rien de grave !… Mais le docteur prétend qu’il faut surveiller ses bronches. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930)
    • Elle descendit sous prétexte de surveiller quelques préparatifs à la cuisine. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
    • Il avait de la misère à traverser la rue : chaque fois, je le surveillais par la fenêtre. J'avais peur qu'il se fasse frapper. — (Sylvain Laquerre, Antonio le Grand : biographie, Amérik Média, 2006, p. 48)
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  • installai
    • Première personne du singulier du passé simple de installer.
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  • exister
    • Être actuellement, ne pas être imaginé mais avoir une réalité.
    • Il y a donc eu certainement une époque où ce que nous voyons maintenant autour de nous n’existait pas. Qui l'a donc fait ? Qui ? si ce n'est l’Être Suprême. — (Chanoine Kir, Le problème religieux à la portée de tout le monde, Paris : imp. des Orphelins d'Auteuil, 1923, réédition 1950, page 47)
    • Tous les objets avaient la force et la volonté de s’affirmer qu’on remarque dans le trompe-l’œil de certaines chromos. Ils disaient à la mer : Nous existons. Je ne suis qu’une carafe de série, semblable à tant d’autres, mais, même au milieu de la mer, au-dessus du gouffre de Romanche, j’existe, j’existe, j’existe. — (Jules Supervielle, Le voleur d’enfants, Gallimard, 1926, réédition Folio, page 149)
    • […] : l’Atlantide. Que cette contrée ait existé, cela est hors de doute. Mais il paraît certain qu'elle avait déjà disparu, bien avant l'apparition de l’homme sur la terre, […]. — (René Thévenin & Paul Coze, Mœurs et Histoire des Indiens Peaux-Rouges, Payot, 1929, 2e éd., page 15)
    • Sartre a raison : exister, c’est d’abord être de trop, absolument pas nécessaire, gratuit et absurde… — (Antoine Blondin, Monsieur Jadis ou l'École du soir, 1970, réédition Folio, 1972, page 98)
    • Être, se trouver ou avoir lieu actuellement.
    • Des communications fréquentes, sinon continues, existaient à l’Éocène entre les contrées du Sud de l’Europe et le continent africain. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 55)
    • Pour accuser avec une telle assurance, il fallait qu’existât la preuve indéniable de la félonie de François. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954)
    • Dans les vallées de la Meuse et de la Chiers, il existe également de belles prairies qui sont souvent d'une étendue immense. — (Edmond Nivoit, Notions élémentaires sur l’industrie dans le département des Ardennes, E. Jolly, Charleville, 1869, page 100)
    • Il existe en France huit stations de radiosondage, dont la plus importante est celle de l'Observatoire Teisserenc de Bort, à Trappes, à 30 kilomètres de Paris. — (Pierre Rousseau, La Terre, ma Patrie, collection "Savoir', librairie Arthème Fayard, 1947, page 341)
    • Vivre.
    • Vous n’existiez pas encore à cette époque.
    • Quand j’aurai cessé d’exister.
    • (Sens figuré) (Avec la négation : ne pas exister, au sens figuré) Ne pas avoir l’importance qu’on pense.
    • Sans les peaux des agneaux tués chaque été, les ganteries de Millau n’existeraient pas. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • (Philosophie) Être au monde sous une forme neutre et matérielle.
    • Exister, qu’est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire être dehors, sistere ex. Ce qui est l’extérieur existe. Ce qui est à l’intérieur n’existe pas. […] C’est comme une force centrifuge qui pousserait vers le dehors tout ce qui remue en moi, images, rêveries, projets, fantasmes, désirs, obsessions. Ce qui n’ex-siste pas in-siste. Insiste pour exister. — (Michel Tournier, Vendredi ou les limbes du Pacifique, 1967)
    • Elle [la douleur] n'existe pas, puisqu'elle n'a rien de trop : c'est tout le reste qui est de trop par rapport à elle. Elle est. — (Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
    • Exister, c'est devenir dans l'espace et dans le temps. — (Etienne Klein, D'où vient l'efficacité des mathématiques en physique?, 2016 → lire en ligne)
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  • perturber
    • Troubler, changer les habitudes, la condition physique ou psychique d'un individu.
    • Il faut éviter de le perturber avant son examen.
    • Déranger le déroulement d'un évènement, l'ordre d'un groupe, dérégler le fonctionnement d'une organisation.
    • * Les manifestants ont perturbé la circulation en ville pendant plus de deux heures.
    • Dérégler le comportement normal d'un mécanisme, d'un système.
    • Un accident entre un camion et un utilitaire a fortement perturbé la circulation, hier, sur la RN 36. Le choc s'est produit, vers 17 h 50, à hauteur de la commune de Saint-Germain-Laxis. Trois blessés ont été dénombrés. — (EN BREF Croissy-Beaubourg Saint-Germain-Laxis, Le Parisien (www.leparisien.fr), le 4 décembre 2001)
    • Ce caillot perturbe la bonne circulation du sang dans l'artère.
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  • paraitrait
    • Troisième personne du singulier du conditionnel du verbe paraitre.
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  • glacée
    • Féminin singulier de glacé.
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  • enfer
    • (Antiquité) (Au pluriel) Séjour des morts, avant le christianisme.
    •  Teutatès, Tut-tat, père des hommes. […] César a cru reconnaître en lui, Dis, dieu des enfers ou Pluton ; mais César ne savait pas que les Gaulois n’avaient point d’enfer, et, par conséquent, pas de dieux infernaux. — (François-Xavier Masson, Annales ardennaises, ou Histoire des lieux qui forment le département des Ardennes et des contrées voisines, Mézières : imprimerie Lelaurin, page 61)
    • Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus-Christ, […], est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts, […]. — (Prière catholique dite « Je crois en Dieu »)
    • (En particulier) (Au pluriel) Lieux souterrains où les Grecs et les Romains croyaient que les âmes allaient après la mort.
    • Orphée alla chercher Eurydice aux Enfers.
    • Héraclès descendit aux Enfers.
    • Je l’aime, non point tel que l’ont vu les Enfers, volage adorateur de mille objets divers — (Jean Racine, Phèdre, 1661)
    • (Religion) Lieu destiné au supplice des damnés.
    • Les prêtres, ses confrères, déposèrent ce juge indulgent ; l’un d’eux lui dit : « Mon ami, je ne crois pas plus l’enfer éternel que vous ; mais il est bon que votre servante, votre tailleur, et même votre procureur, le croient. » — ( Voltaire, Dictionnaire philosophique, 1764)
    • Que je le plains, pécheur, en ton heure dernière!Les maux les plus affreux sont amassés sur toi ;Le noir enfer, séjour rempli d’effroi,T’attend au bout de la carrière. — (Félix Dupanloup, Manuel des petits séminaires et des maisons d’éducation chrétienne : Mort du pécheur, 1844, 2e édition, page 106)
    • L’église chrétienne va transformer les fantômes et les revenants en âmes en peine en même temps qu’elle met en place le Purgatoire entre l’Enfer et le Paradis. Les morts ont besoin des vivants et les moines de Cluny mettent en place la fête des morts. — (Claude Nachin, Les fantômes de l’âme : à propos des héritages psychiques, 1993, page 21)
    • [Selon le recueil de superstitions Yü-Li], les méchants sont tués par le tonnerre, ou tourmentés de diverses façons dans l’enfer : plongés dans un trou à fumier ; jetés sur des sabres et des couteaux ; condamnés à la faim et à la soif, à suer leur sang, à revêtir des habits de fer rougi au feu, à être jetés dans la chaux, à être hachés et mis en pièces, à être gelés… — (Émile Bard, Les Chinois chez eux, A. Colin et Cie, Paris, 1899)
    • (Sens figuré) (Familier) Lieu où l’on souffre, où l’on est au supplice, où l’on est extrêmement gêné, tourmenté, où il y a beaucoup de confusion et de désordre.
    • Rien n’a pu effacer le souvenir de la sauvagerie de la pointe du Raz et de la Baie des Trépassés, et l’horreur fascinante de la mer mugissant dans l’enfer de Plogoff. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, De New-York à Tahiti, tome 1, 1929)
    • C'était l’enfer quand je devais débarquer tout seul des frigos américains, et il y en avait beaucoup. Ils faisaient au moins dans les 40 kilos. C’était très dur aussi quand il fallait se mettre à deux pour superposer tout un stock de lave-linge très lourds aussi. — (Anonyme, Moi, Anthony, ouvrier d’aujourd’hui, Raconter la Vie, « 3 », Éditions du Seuil, 2014)
    • Avoir l’enfer dans le cœur se dit d’une personne tourmentée de remords, ou agitée par la haine.
    • Je suis une pauvre rateMa vie est un enfer.Mon frère est un banditMa mère une sorcière. — (Les Enquêtes de Chlorophylle, 1992–1995)
    • (Par métonymie) Démons ; puissances de l’enfer.
    • L’enfer en gémit.
    • L’enfer se déchaîne contre lui.
    • (Sens figuré) Partie réservée d’une bibliothèque où sont conservés les ouvrages dont la communication est jugée dangereuse, considérés comme licencieux ou « contraires aux bonnes mœurs ». Créé au début du XIXe siècle, il s’agissait au départ d’une simple pièce dans laquelle on enfermait ou cadenassait toutes les œuvres (livres, médailles, etc.) ou objets le plus souvent à caractère érotique et qui étaient interdits au grand public, mais accessible uniquement sur recommandation.
    • Citerne où se recueillent les eaux mêlées au marc d’olive dans les huileries. On en tire une huile de basse qualité dite « huile d’enfer ».
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  • humanité
    • Nature ou condition humaine.
    • Les esclaves africains l’avaient bien compris. Ils avaient compris que l’esclavage leur ôterait leur humanité, qu’il ferait d’eux non plus des êtres, mais des choses. Qu’ils aient pris les Blancs pour des cannibales n’a rien de surprenant. — (Françoise Vergès, À vos mangues !, traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, page 320)
    • Cela est au-dessus de l’humanité, cela passe la portée des forces ordinaires de l’homme.
    • (Sens figuré) Payer le tribut de l’humanité, mourir, se laisser aller à quelque faiblesse humaine.
    • Genre humain, les hommes en général.
    • Nous trouvons ici de plus sombres pressentiments ; l’auteur se demande même si notre humanité atteindra sa véritable fin : […]. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.VII, La morale des producteurs, 1908, page 326)
    • Lentement, irrésistiblement, avec ampleur, Bert se rendit compte de l’immense tragédie qui ébranlait l’humanité, et au milieu de laquelle s’écoulait sa petite existence ; […] — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 392 de l’édition de 1921)
    • Ce nouvel enseignement me semble d’autant plus grave qu’il s’adresse à une humanité qui, de son propre chef, se pose aujourd’hui dans le temporel avec une décision inconnue jusqu’à ce jour. — (Julien Benda, La trahison des clercs : Avant-propos de la première édition, 1927, éd. 1946)
    • Haï, Épicure le fut et le sera parce qu’il est un des héros de l’humanité. […]. Et si, à sa suite, l’ensemble de l’épicurisme fut maudit, et calomnié comme libertinage dévergondé, c’est parce qu’il guérit de la peur dont tout pouvoir, religieux ou politique, a besoin ! — (Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, pages 72-73)
    • (Par extension) Une partie seulement du genre humain.
    • Mais Beaumanoir, qui regardait comme un acte de vertu de réprimer tout sentiment d’humanité qui eût pu s’interposer entre lui et son devoir imaginaire, répéta ses ordres. — (Walter Scott, Ivanhoé, traduit de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)
    • Des garnis sans rideaux, des gargotes, des débits grouillants de vermine occupent — entre les loges des filles — la longueur des façades et une humanité malpropre, hébétée, loqueteuse s’y agite machinalement. — (Francis Carco, L’Amour vénal, chapitre I, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page  8)
    • Bonté, sensibilité ou compassion pour les malheurs d’autrui.
    • Or, si je n'avais tardé, par humanité, à prendre les mesures disciplinaires qui s'imposaient, le drame n'aurait sans doute pas éclaté. — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre IX, Gallimard, 1937)
    • J'admets même que votre art cauchemardeux et tératologique, faussement ingénu et savamment puéril, possède une valeur de signe, qu'il soit la transcription symboliquement exacte d'une civilisation qui a perdu sa table de valeurs et d'une humanité qui a peur d'elle-même. — (Pierre-Henri Simon, Les Raisins verts, 1950)
    • Gravement blessés, tombés au pouvoir de l'adversaire, ils craignent pour leur vie mais sont soignés par des mains qui se révèlent fraternelles. Les trois hommes font l'expérience de l’humanité de ceux qu'ils désignaient jusque là par le terme convenu d'ennemi. — (Ennemis fraternels, 1914-1915: Hans Rodewald, Antoine Bieisse, Fernand Tailhades : carnets de guerre et de captivité, édité par Eckart Birnstiel & Rémy Cazals, Presses universitaires du Mirail, 2002, quatrième de couverture.)
    • Le respect des procédures est certes essentiel. C’est ainsi qu’une société arrive à de grandes réalisations. Mais toute directive doit passer par le filtre de l’humanité. — (Nathalie Elgrably-Lévy, Exercer son humanité pour contrer les dérapages, Le Journal de Québec, 19 février 2021)
    • (Au pluriel) (Belgique) Enseignement secondaire en Belgique.
    • On souhaite toujours - ou presque ! - qu’il termine au moins ses humanités et obtienne le CESS. Ça nous rassure. — (Le Ligueur des parents,« On voulait qu’il termine ses humanités, il veut devenir plombier », 29 mai 2013 → lire en ligne)
    • (Au pluriel) Les études que l’on faisait dans les lycées ou les collèges où l’on enseignait les langues et littératures grecques et latines.
    • Dans les années 1980-1990, le lycée a favorisé les sciences au détriment des humanités classiques, ce qui explique pourquoi tout ce qui touche les matières littéraires a chuté. — (Marie Duru-Bellat, Le bac, un standard bicentenaire, Propos recueillis par Géraldine Véron, Le journal du CNRS, juin 2008)
    • (Par extension) (Désuet) Les classes où se donne cet enseignement (rhétorique ou première) inclusivement.
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  • deviner
    • Prédire ce qui doit arriver, découvrir, par des sortilèges, ce qui est caché.
    • Il prétendait deviner où était caché le trésor.
    • L’art de deviner est une chimère.
    • Parvenir à connaître, à découvrir par voie de conjecture.
    • Au fracas grinçant des roues, se devinait le cheminement des camions. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 41)
    • Une expression matoise parcourut le visage de l’homme aux lunettes noires sans qu’il me fût possible d’en deviner la cause. — (Francis Carco, Les Hommes en cage, Éditions Albin Michel, Paris, 1936, page 79)
    • Depuis leur retour à Paris, Jim devinait et flairait dans l'air une espèce de coalition redoutable, dirigée de toute évidence contre eux. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Il ne devinait pas encore combien l'âme de la jeune fille, déjà, lui appartenait. Il habitait chaque seconde de ses heures, chaque rêve de ses nuits. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l'Amour et de la Mort, 1940)
    • On ne sait pas qui elle est ; nul ne peut se douter qu’elle a des diplômes, ni qu’elle est issue d’une famille bourgeoise. Et voilà son bien le plus cher : elle ne sera devinée par personne. — (Léon Frapié, La conquête de Rose, dans Les contes de la maternelle, éditions Self, 1945, page 8)
    • Tandis que Louis Fronsac se faisait secouer comme un bouchon dans un torrent sur les chemins de France, Gaston de Tilly tentait de deviner comment des voleurs avaient pu pénétrer dans la nonciature. — (Jean d'Aillon, La conjecture de Fermat, éd. J.-C. Lattès, 2006, chapitre 14)
    • (Par extension) Trouver le mot, la solution, en parlant d'une énigme, d'un logogriphe, d'une charade
    • Il n’y a là rien à deviner, c’est une chose claire par elle-même.
    • Je vous le donne à deviner en dix, en cent, se dit en parlant d’une chose dont on suppose que celui à qui l’on parle ne se douterait jamais.
    • Vous devinez le reste.
    • Comprendre la personnalité, les pensées, les intentions ou les desseins de quelqu'un
    • Fouché, dans ses Mémoires, avoue que ses plans ne réussirent pas; Talleyrand fut plus heureux, il contribua grandement à la restauration des Bourbons ; mais tous deux jouèrent gros jeu en conspirant contre un homme tel que Napoléon , qui les devina, et qui fut tenté plus d'une fois de les faire tout simplement fusiller. — (François-Cécile Drujon de Beaulieu, Napoléon jugé par l'histoire, ou précis historique et critique de la vie de cet empereur, Paris : chez Maison, 1844, page 133)
    • Il se rappela la fille Desroches et son cousin, qui avaient convenu, lorsqu’ils ne seraient pas seuls et s’embrasseraient en pensée, de porter leur main droite à leur front ; mais une amie les avait devinés et toutes les apprenties se poussaient du coude, quand Berthe saluait l’amour de son salut militaire. — (Jean Giraudoux, Provinciales, Grasset, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 99)
    • Distinguer, voir, confusément par la vue.
    • Dans la pénombre des couchettes où dorment les matelots, on devine une photo de famille et une niche remplie de bondieuseries. — (Jacky Durand, La nuit où le hareng sort, dans Libération (journal) du 29 novembre 2010, pages 30-31)
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  • oser
    • Avoir la hardiesse, l’audace de dire, de faire quelque chose.
    • Osera-t-elle confier à ce bon petit diable, à ce démon sans manières ni éducation le soin de faire d’elle cette merveille d’imperfection, cette mendiante richissime, cette dérangeuse comblante qu’est une femme amoureuse ? — (Yves Prigent, L’expérience dépressive, 2015)
    • Mademoiselle, oserai-je vous demander si vous avez donné un pendant à ce charmant paysage que vous présentâtes l’autre jour au maréchal ? — (Delphine de Girardin, Lady Tartuffe, 1853, acte I, scène 13)
    • Oui, le timide n’a jamais osé danser, du coup, il a eu le temps d’affûter son sens de la répartie pendant que ses petits camarades galochaient des nanas au look douteux et au maquillage ringard. — (Pandora Reggiani, L’histoire d’amour dont vous êtes le héros , Michalon Éditeur, 2014, page 18)
    • Entreprendre avec courage, avec assurance.
    • C’est un homme à tout oser.
    • Il peut tout oser.
    • Il n’y a rien qu’il ne puisse oser.
    • Vous n’osez rien, ce n’est pas le moyen de réussir.
    • (Avec la négation) Ne pas vouloir, par prudence, par ménagement, faire ou dire certaines choses.
    • J’ai si souvent fait buisson creux, dans mes tentatives précédentes, que je n’ose plus me présenter au guichet de la gare. A quoi bon ? — (Charles Le Goffic, Bourguignottes et pompons rouges, 1916, page 52)
    • Des repaires dangereux existaient où la police n’osait s’aventurer. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 210 de l’édition de 1921)
    • (Suisse et arc jurassien) Avoir l’autorisation de.
    • Est-ce que j’ose entrer ?
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  • quitter
    • Laisser quelqu’un quelque part ; se séparer de lui.
    • […], et, songeant qu’il faudrait bientôt nous quitter, nous nous assîmes tristement près de l’âtre où dansait la flamme rouge. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
    • Après deux jours d'absence, nous revenions à Rockall ramenant une nuée de mouettes qui avaient quitté leur îlot pour nous accompagner ; […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • — Eh bien, tu vois, moi aussi, tout de suite après t’avoir quitté hier, j'ai fait une faute de carre, en pleine vitesse, je ne sais pas comment c'est arrivé, je me suis un peu foulé le poignet. — (Isabelle Tonarelli, Jeunes femmes, Éditions B. Valiquette, 1943, page 106)
    • Lorsque celui-ci avertissait la Banque d'Algérie que les otages avaient quitté l'Iran sains et saufs, la Banque d'Algérie donnait à la Banque d'Angleterre les instructions prévues aux différents accords, soit la remise de l'or et des titres à la à la Banque Markazi […]. — (« Règlement des différends entre les États-Unis et l'Iran : Les accords d'Alger du 19 janvier 1981 », dans le Journal du droit international, volume 108, Libraire générale de droit et de jurisprudence, 1981, page 748)
    • Il vient un âge où nos facultés nous quittent l’une après l’autre.
    • Son portrait ne me quitte pas, Je le porte toujours sur moi.
    • Se retirer de quelque part.
    • Mais les Prussiens, qui, au nombre de 1.200, occupaient Sainte-Sabine, l’avaient déjà quittée et avaient rejoint le gros de leurs forces à Vandenesse. — (A.-C. de Saint-Auvent, Histoire de la guerre franco-prussienne (1870-1871), Paris : chez A. Tramblay, 1875, page 243)
    • C'est les Jésuites qui ont fait assassiner Henri IV ; c'est encore eux qui ont fait révoquer l’Édit de Nantes, à la suite de quoi tous les protestants ont été obligés de quitter la France; […]. — (Émile Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 120)
    • Swann refusa, ayant prévenu M. de Charlus qu’en quittant de chez Mme de Saint-Euverte, il rentrerait directement chez lui […] — (Marcel Proust, Un amour de Swann, 1913, réédition Le Livre de Poche, page 200)
    • La nuit est chaude. Vous remontez en flânant la Canebière et vous la quittez au boulevard Dugommier. Vous arriver vite au bel escalier monumental, tout battant neuf, qui monte à la gare. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Il ne leur donna qu'un délai d'un mois pour quitter le pays. Les retardataires étaient menacés d'être mis à mort. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
    • L'homme au carnet avait quitté sa place et lestement escaladé les marches du praticable qui reliait le plateau à la salle. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Quitter la chambre, sortir.
    • Ce malade n’est pas encore assez bien pour quitter la chambre.
    • Quitter le lit, se lever.
    • Depuis un mois, il n’a pas quitté le lit.
    • Quitter le grand chemin, s’écarter, se détourner du grand chemin.
    • Abandonner une chose, y renoncer, cesser de s’y appliquer, de s’y adonner. (Sens figuré) Se désister de quelque chose, y renoncer.
    • La veuve de Henri II était vêtue de ce deuil qu’elle n’avait point quitté depuis la mort de son mari. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre VI)
    • Il y a déjà quelque temps que cet officier a quitté le service.
    • Il a quitté la religion de ses pères.
    • Quitter une charge, un emploi, une profession, un métier.
    • Quitter la partie, convenir que celui contre qui l’on joue a gagné.
    • Quitter ses mauvaises habitudes, y renoncer, s’en défaire.
    • Quitter le commerce du monde, se priver du commerce du monde.
    • Quitter le barreau, renoncer à la profession d’avocat.
    • Quitter le monde, embrasser la vie religieuse ; aller vivre dans la retraite.
    • Vous ne voulez pas entendre raison, je quitte la partie.
    • Sortir ; s'éloigner.
    • Peu avant de parvenir au village de Champion, la grande route de Namur à Louvain gravit, en quittant la ferme dite de Ponty ou des Pauvres, une éminence dont le sommet se trouve à quelques pas de la borne kilométrique n° 4. — (Eugène de Marmol, « Découvertes d'antiquités dans les tumulus de Champion et dans les localités voisines », dans les Annales de la Société archéologique de Namur, vol. 2, Namur : typographie de A. Wesmael-Legros, 1851, page 57)
    • Ôter quelque chose de dessus soi, s’en dépouiller, s’en débarrasser.
    • Quitter ses vêtements.
    • Quitter les étriers, ôter ses pieds des étriers, volontairement ou involontairement.
    • Quitter le deuil, cesser de porter des vêtements de deuil.
    • Quitter la robe, quitter l’épée, quitter la soutane, quitter le froc, Renoncer à la profession de la robe, de l’épée, à l’état ecclésiastique, à la vie religieuse.
    • (Vieilli) Céder, délaisser.
    • Quitter tous ses droits.
    • Il lui vend, quitte et délaisse tous ses droits à ce domaine.
    • Quitter sa place à quelqu’un.
    • Je vous quitte la place, je vous laisse, je me retire.
    • (Vieilli) Exempter, affranchir, décharger, tenir quitte, dispenser.
    • Je vous quitte de tout ce que vous me devez.
    • Je vous quitte des intérêts et du principal.
    • Je vous quitte du reste.
    • Je vous quitte de vos compliments, de vos remerciements, etc., Je ne veux point de vos compliments, je n’ai que faire de vos remerciements, je vous en dispense.
    • (Intransitif) S’en aller, se retirer de quelque travail, de quelque engagement.
    • Tout le monde quittait.
    • Tous les employés de l’établissement quittèrent à la fois.
    • Ne quittez pas : on va vous parler.
    • (Ivoirisme) (Intransitif) S'éloigner, cesser, abandonner une position, partir, venir de, être originaire de
    • Encore un embouteillage parce qu'un taxi ne veut pas quitter sur la route pour laisser passer.
    • Tous ces politiciens-là qui veulent nous blaguer, nous-mêmes on n'a qu'à quitter dans ça.
    • Toi le chat ! Quitte couché devant ma porte, je dois passer !
    • On a quitté Abidjan à 7 h ce matin et on est arrivés à Gagnoa à 11 h.
    • Donc c'est à l'heure-là vous arrivez ? Mais vous avez quitté où et puis vous êtes en retard comme cela ?
    • Moi je suis ivoirien mais ma maman a quitté au Bénin.
    • (Sens figuré) (Par euphémisme) Mourir, partir
    • Il nous a quittés hier matin.
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  • gagner
    • Acquérir par son travail, par son initiative ou par l’effet des circonstances, du hasard.
    • Des négociants viennent acheter à Méru les dentelles qu'ils ont commandées à S.-Crépin, à Valdampierre, à Lormaison, à Corbeil-Cerf, au Déluge, à Montherlant, à la Villeneuve-le-Roi. Les femmes gagnent par jour 10 à 12 sous; quelques unes sont payées 15 sous. — (Description du département de l'Oise, par le citoyen Cambry, tome 1er, Paris ,: chez Didot l'ainé, an XI, page 163)
    • […], je me demande un peu s’ils sont contents de nourrir le père et la mère, quand ils ne gagnent seulement pas assez pour ribotter tout leur content. — (Émile-Ambroise Thirion, La Politique au village, Fischbacher, 1896, page 139)
    • (Absolument) — Le bois ! Un simple chantier pour eux, où gagner mieux qu’en usine […]. Ceints de soleil, d’air vif, on tâche à sa guise, à son allure, sans surveillants. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
    • (Par analogie) — Gagner sa vie, gagner de quoi vivre.
    • (Par analogie) — Il gagne largement sa vie.
    • Obtenir un profit financier.
    • Le maquignon de bas étage […] tripote, drogue, maquille, défigure un cheval sur lequel il veut gagner quelques pistoles. — (Gabriel Maury, Des ruses employées dans le commerce des solipèdes, Jules Pailhès, 1877)
    • Percevoir, en parlant des gains que l’on fait au jeu, aux loteries ou dans un tirage financier.
    • Landiras jouait gros et, surtout, gagnait gros. On avait pu penser un instant qu'un joueur plumé avait voulu se venger de lui : l'homme se serait rendu chez Landiras pour régler ses comptes […]. — (Alain Moury, Cale sèche, Paris : chez Robert Laffont (collection "Agent secret"), 1965)
    • — Ah, oui ! Tu continues d'espérer. La chasse aux yoyettes, c'est de la pure loterie. Dénicher l’oiseau rare équivaut à gagner le jackpot au loto ou au tiercé. — (Soh Magne, Le bourreau de Marie, Yaoundé : SOPECAM, 2003, page 79)
    • (Vieilli) Être le vainqueur d’un autre joueur.
    • Comme j'aime les jeux d'exercice, j'y jouois deux heures le matin et autant l’après-dînée. Mon mail s'acheva, à quoi je jouai avec madame de Frontenac, qui me disputoit sans cesse, quoiqu'elle me gagnât toujours : car, quoique je jouasse avec plus d'adresse, sa force l’emportoit par-dessus. — (Mémoires de Mlle de Montpensier, petite-fille de Henri IV, collationnés sur le manuscrit autographe, par A. Chéruel, tome 2, Paris : chez Charpentier, 1858, page 250)
    • Une vieille marquise, fort mauvaise joueuse, disait à un seigneur qui la gagnait au jeu : “Pardi, Monsieur, il faut convenir que vous êtes bien heureux ...” — (s. n. d'auteur, Le bouffon français ou Recueil d'Anecdotes ; Blankenstein libraire, Paris, 1812, page 194)
    • Obtenir, remporter quelque chose que l’on désire.
    • Il a gagné le prix. — Vous ne gagnerez rien à lui tenir ce langage.
    • Je n’ai pu le décider : voyez si vous y pourrez gagner quelque chose.
    • Vous vous tourmentez inutilement pour cette affaire, vous n’y gagnerez rien.
    • (Ironique) Subir un désagrément, un désavantage.
    • Je me souviendrai de ce voyage, j’y ai gagné un bon rhume. — Il n’y a que des coups à gagner.
    • Remporter un avantage dans une lutte ou un débat quelconque. — Note d’usage : Alors le complément direct indique l’espèce de lutte ou de débat.
    • Je jouai même aussi une exhibition de tennis contre le champion de Panama, que je gagnai malgré mon peu d’entraînement […] — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil, tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
    • Gagner une bataille, la bataille.
    • Gagner sa cause.
    • Gagner une gageure, un pari.
    • Gagner la partie.
    • (En particulier) (Droit) Avoir gain de cause, même quand il ne s’agit pas d’une affaire portée devant les juges.
    • Gagner son procès.
    • Acquérir, en parlant des avantages, des qualités, qu’une personne ou qu’une chose acquiert.
    • Nous avons constaté l’essor d’Alès, et Nîmes même a gagné quelques milliers d’âmes de 1912 à 1926. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
    • Le langage perdit en naïveté ce qu’il gagnait en élégance et en finesse.
    • L’art ne gagne rien à ces innovations bizarres.
    • (Sens figuré) Se concilier, se rendre favorable.
    • « Et une telle femme me fait presque la cour ! pensait Lucien, tout en donnant à madame Grandet le plaisir de le gagner. Il faut que je sois un être bien singulier pour n’être pas heureux. » — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
    • Gagner le cœur de quelqu’un.
    • Sa bonté lui gagne tous les cœurs.
    • Ce ton de franchise me gagna.
    • Gagner l’amitié, l’affection, la bienveillance, la confiance.
    • Gagner les bonnes grâces de quelqu’un.
    • Gagner les suffrages, les voix.
    • Il faut gagner cet homme-là, à quelque prix que ce soit, et l’avoir pour nous.
    • Gagner le geôlier.
    • Gagner les témoins.
    • Gagner quelqu’un à force d’argent.
    • Se diriger vers un endroit, et y arriver, y parvenir.
    • Il gagna la grande salle de réception aux fauteuils surmontés de dorures. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
    • Ayant franchi quelques glaces serrées, nous gagnâmes un chenal d’eau libre le long de terre où nous draguâmes, sondâmes et recueillîmes des températures et échantillons d’eau de mer. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
    • A quoi servait ce passage clouté, cependant indispensable pour gagner le monument fameux, à défaut d'un passage souterrain encore en construction, s'il était, en fait, mortellement dangereux de s'y aventurer ? — (Raymond Lindon, « La voiture d'enfant », dans Quand la justice s'en mêle, Robert Laffont, 1965)
    • En 1145, un légat pontifical prêcha contre eux. Eudes et sa troupe d’« éonites » gagnèrent alors la Gascogne, puis la Champagne, […]. — (Michel Roquebert, L’Épopée cathare, Privat, 1970, volume 1, page 55)
    • S’étendre, se propager, en parlant de choses qui progressent.
    • Après la Coupe du monde de 2022, l’humanité entière fut gagnée par la fièvre du ballon rond et ce sport s’imposa comme la meilleure façon de régler les problèmes internationaux. — (Bernard Werber, « Du pain et des jeux », dans L'Arbre des possibles et autres histoires, Éditions Albin Michel, 2002)
    • Le feu gagnait déjà la maison voisine. — Le feu a gagné jusqu’au toit.
    • L’eau a gagné le second étage, jusqu’au second étage.
    • La gangrène a gagné rapidement. — La contagion gagna plusieurs quartiers de la ville.
    • Ces idées gagnèrent la jeunesse, gagnèrent parmi le peuple.
    • Rejoindre ; rattraper.
    • - Il nous gagne, s’écria le Français.- C’est un corsaire colombien, lui dit à l’oreille le capitaine. Nous sommes encore à six lieues de terre, et le vent faiblit. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
    • Bellonte a suffisamment à faire, derrière moi, pour déterminer notre dérive et choisir les meilleurs caps, pour que nous puissions gagner au plus vite possible New-York […] — (Dieudonné Costes et Maurice Bellonte, Paris-New-York, 1930)
    • (Religion) — Gagner le ciel, gagner le paradis.
    • (Religion) — Gagner le jubilé, les indulgences.
    • (Familier) (Sens figuré) Se diriger vers.
    • La rue de la République, à Nouméa, partait d’une jetée de bois sur la mer et gagnait, après le palais blanc du gouverneur, une autre rue, que des maisons, […], flanquaient à droite. — (Francis Carco, Maman Petitdoigt, La Revue de Paris, 1920)
    • […] et les deux acrobates, gagnant à pied le métro le plus proche, s’éloignèrent rapidement. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
    • Mais à Château-Landon il était possible de gagner directement La Chapelle-la-Reine sans traverser Nemours, vraisemblablement en passant par Verteau et Maison-Rouge. — (Bulletin philologique et historique (jusqu’à 1715), Comité des travaux historiques et scientifiques, Imprimerie nationale, 1961, page 137)
    • (Intransitif) (Par extension) Procurer un gain à son détenteur, en parlant des gains que l’on fait au jeu, aux loteries ou dans un tirage financier.
    • Telle carte gagne.
    • Tel billet, tel numéro gagne.
    • (Intransitif) Acquérir, en parlant des avantages, des qualités, qu’une personne ou qu’une chose acquiert.
    • (Absolument) — Ce jeune homme a gagné depuis que je ne l’ai vu.
    • (Absolument) — Cette statue gagne à être vue de ce côté.
    • (Absolument) — Cette pièce de théâtre gagne beaucoup à la lecture.
    • (Intransitif) (Familier) (Sens figuré) Mériter.
    • Il gagne à être connu.
    • Il ne gagne pas à être connu.
    • (Transitif) Atteindre en parlant des besoins, des maux qui se font sentir par degrés, et, par extension en parlant de sentiments pesants.
    • La faim me gagne.
    • Le sommeil commençait à me gagner.
    • Le froid m’avait déjà gagné.
    • — Tout d’abord, ce qu’il faut, c’est que vous soyez attentive à veiller sur la santé de mon frère et à prendre toutes les précautions possibles pour qu’il ne gagne pas un coup de froid qui peut être mortel, en lui donnant une de ces congestions pulmonaires, auxquelles il est sujet, ou qui aggrave sa bronchite. — (Hector Malot, En famille, 1893)
    • (Par extension) — Sa tristesse me gagne.
    • (Par extension) — L’ennui nous gagne.
    • (Pronominal) (Médecine) Se communiquer, se propager, en parlant de maladies.
    • La rougeole se gagne facilement.
    • La scarlatine se gagne.
    • Catherine. – Ma pauvre mère, vos larmes se gagnent. — (Alfred de Musset, Lorenzaccio, acte I, scène 6, 1834)
    • Allez rire et ne restez pas ici. C’est malsain : la vieillesse se gagne. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy ; réédition Le Livre de Poche, 1967, page 192)
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Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.