Dictionnaire des rimes
Les rimes en : manichéisme
Que signifie "manichéisme" ?
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- (Religion) Doctrine religieuse conçue par Mani, fondée sur la coexistence et l'antagonisme de deux principes cosmiques égaux et éternels : le bien et le mal ; conception qui admet le dualisme antagoniste d'un principe du bien et d'un principe du mal.
- Le manichéisme […] n’est pas seulement une secte ou une hérésie chrétienne […], mais une apparition religieuse entée, comme le christianisme, l’islamisme et le budhisme, sur une religion antérieure — (Renan, Avenir sc., 1890, page 282)
- (Par extension) Propension à considérer que l’on représente le bien, face au mal.
- On condamne volontiers ici et là le manichéisme, même si des deux côtés de l’Atlantique on ne s’abstient pas de s’enferrer dans son concept deux fois asservissants — Des bons et des méchants aux keufs et joueurs de grinche, en passant par les cow-boys et les indiens ou les rupins et les miskines, le sage a appris à ne dépendre pas moins du bien que du mal comme d’une paire de menottes. — (Jean-Laurent Pawlowski, Fils de chien!, Toulouse : La Vie en rose, 1998, page 22)
- Le manichéisme quasi infantile d’Éric Zemmour obère sa capacité future à unir les Français, décrédibilisant résolument sa candidature à la magistrature suprême. — (Manuel Valls, Zemmour, l’antirépublicain, Éditions de l’Observatoire, Paris, 2022, ISBN 979-10-329-2527-0, p. 35)
- La guerre froide avait beaucoup fait oublier les transcendantes de la fin de la guerre. Derrière des rideaux de fer ou d'argent, se caparaçonnaient des mondes perclus de manichéisme et d'idéologies. — (Le Courrier Afrique-Caraïbes-Pacifique-Union Européenne No151-mai-juin 1995 par Hegel Goutier page 56)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "manichéisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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gasconnisme
?- Variante de gasconisme.
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collectivisme
?- Théorie sociale qui consiste à supprimer la propriété individuelle des moyens de production, et à remettre à la collectivité des travailleurs tous les produits du travail.
- […] il leur faut des électeurs ouvriers assez naïfs pour se laisser duper par des phrases ronflantes sur le collectivisme futur […] — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap. IV, La Grève prolétarienne, 1908, p. 157)
- Une jolie clameur dans la presse et au Parlement ! Un socialiste au gouvernement et quel socialiste ? Un socialiste identifiant en un discours prononcé quelques années plus tôt à Saint-Mandé socialisme et collectivisme ! — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Il est paradoxal de voir à quel point les grands bourgeois, partisans de l’individualisme théorique, adoptent pour eux-mêmes un collectivisme pratique. — (Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot « III. Les espaces de la bourgeoisie », Michel Pinçon éd., Sociologie de la bourgeoisie. La Découverte, 2016, pp. 46-76.)
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janotisme
?- Construction fautive d’une phrase, maladroite et équivoque, via une dissociation interne des éléments significatifs. Grotesque, parfois surréaliste, ce type de construction est le plus souvent utilisé par plaisanterie. Des hyperbates et des ellipses, utilisées à outrance ou de manière inappropriée, peuvent notamment conduire à des janotismes.
- La phrase « Je viens chercher du bouillon pour ma mère qui est malade dans un petit pot. » peut être considérée comme un janotisme.
- Romain Gary a semé quelques janotismes dans son roman La Vie devant soi, dont: « des danseuses blanches sur le dos de chevaux en tutu » et « j’ai tué [...] une heure [...] en regardant des mecs jouer au foot à l’intérieur d’un bistrot ».
- On notera au passage un léger janotisme dans la formulation, qui laisse penser que l’auteure a la syntaxe aussi dure que la dent. — (Benoît Hopkin, « Un avis sur tout », Le Monde, 3 novembre 2015, p. 20)
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laïcisme
?- (Religion) Position qui tend à donner aux institutions un caractère non religieux.
- Ce que l’école primaire de la troisième République et le laïcisme intégral ont pu créer de valable se trouve en toute sa force représenté dans l’Yonne mieux qu’en aucune autre région. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- C’était plus qu’il n’en fallait pour inquiéter les partisans des régimes d’autorité […] Pour enrayer les progrès du laïcisme et des mouvements revendicatifs, ceux-ci mirent tout en action, essayant jusqu’à des coups d’État. — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Malheureusement, il n’existait aucun attachement philosophique au laïcisme et à ses valeurs de scepticisme, d’expérimentation et de tolérance, si essentielles au pluralisme politique. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992)
- (Péjoratif) (Politique) Défense excessive de la laïcité, notamment par prise de position anti-religieuse.
- Il convient de répéter ici qu'il ne s'agit pas de ce que certains appellent un « laïcisme » ou pire une « laïcardise ». La religion et les institutions religieuses, les postures religieuses, les pensées religieuses, font partie de notre histoire et elles participent au débat démocratique et à la société civile, […]. — (Jean-Michel Quillardet, « La laïcité à la française a-t-elle vécu ? », le 7 avril 2007, sur le site Le Figaro / FigaroVox (www.lefigaro.fr))
- (Religion) (XVIe siècle) Doctrine tendant à réserver aux laïcs une certaine part dans le gouvernement de l’église.
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primitivisme
?- Doctrine selon laquelle la vie chez les peuples primitifs ou dans l'enfance était meilleure et que la civilisation ne peut que la détériorer.
- Le primitivisme est un acte de foi dans le passé de l'humanité.
- (Art) Mouvement artistique, principalement pictural, qui prône le retour aux formes primitives, simples, naïves.
- Le primitivisme haïtien.
- (Péjoratif) État d'esprit semblable à celui des peuplades primitives, à qui il manque un certain parcours intellectuel.
- Il considère toute croyance en des phénomènes surnaturels comme une démonstration d'immaturité, d'infantilisme ou de primitivisme. — (Jean Désy, L'irrationalité nécessaire, éditions XYZ, page 150)
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mahométisme
?- (Vieilli) La religion de Mahomet.
- La population rurale ou bédouine est un mélange intime d'éléments berbères et arabes, […]; sa religion est l’Islâm interprété selon le rite mâlikite, mais se distinguant du mahométisme pur par le culte exagéré voué aux chérifs et autres marabouts. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 233)
- Je ne me rappelle plus comment on l’appelle, mais je sais de source certaine qu’en compagnie d’une sage-femme il veut répandre partout le mahométisme. — (Nicolas Gogol, Le Journal d’un fou, 1834 ; traduit du russe par Boris de Schlœzer, 1968 ; page 28)
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fondamentalisme
?- (Religion) Doctrine suivie par certains théologiens protestants prônant le retour aux fondements de la foi religieuse en s'inspirant du sens littéral des Écritures.
- Le fondamentalisme est né aux États-Unis, dans le contexte du protestantisme. En 1919, des pasteurs presbytériens, baptistes et méthodistes fondent la World's Christian Fundamentals Association, pour défendre les points de la foi qui leur paraissent fondamentaux. Ils soutiennent en particulier une interprétation littérale de la Bible. Prenant à la lettre le récit de la création du monde en six jours dans la Genèse, ils rejettent les théories de Darwin sur les origines de l'homme et sur l'évolution. — (Xavier Ternisien, Intégrisme, fondamentalisme et fanatisme: la guerre des mots, sur le site Le Monde (www.lemonde.fr/international/), 8 octobre 2001)
- (Par extension) Interprétation littérale de tous textes, par exemple juridiques ou religieux.
- Le fondamentalisme juridique.
- … le fondamentalisme est opposé à la séparation des ordres religieux et politiques et il entend subordonner le politique au religieux. C'est un principe ancien qui est particulièrement virulent dans l'islam aujourd'hui, mais qui a prévalu aussi dans d'autres religions dans le passé . — (Yves-Charles Zarka (philosophe),- Ses vrais adversaires et ses faux amis- Journal La Croix, page 12, 17 avril 2015)
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déisme
?- (Philosophie) Système de ceux qui croient à l’existence d’un être suprême en dehors de toute révélation et de tout culte.
- [...] les impies prennent lieu de blasphémer la religion chrétienne; parce qu'ils la connaissent mal. Ils s'imaginent qu'elle consiste simplement en l'adoration d'un Dieu considéré comme grand, puissant et éternel : ce qui est proprement le déisme; presque aussi éloigné de la religion chrétienne que l'athéisme, qui y est tout à fait contraire. — (Blaise Pascal, Pensées)
- Le jugement négatif des tenants du déisme envers les Églises chrétiennes comportait aussi une vive critique de la Bible et du judaïsme, tendance plutôt inhabituelle dans la culture religieuse britannique, et qui lui valut d’être cataloguée comme antisémite par des historiens israéliens laïcs. — (Shlomo Sand, Comment la terre d’Israël fut inventée: De la Terre sainte à la mère patrie, 2012)
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antiracisme
?- Opposition philosophique au racisme et à ses diverses manifestations.
- Je mentirais si je dissimulais cette perpétuelle défensive, le sentiment de percevoir, avant même qu’il ne soit né, l’hostilité ou la condescendance de ceux avec qui vous êtes apparemment au mieux ou qui vont clamer par exemple leur antiracisme pur et dur. — (Claude Olievenstein, L’Homme parano, page 34, 1992, Odile Jacob)
- Prenez certains militants de l’antiracisme. Leur attitude a aussi, très souvent, tous les traits d’une foi. — (Joseph Facal, Tous les costumes de la religion, Le Journal de Montréal, 15 octobre 2020)
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anticléricalisme
?- Opposition à toute immixtion du clergé dans la politique.
- L’époque de l’anticléricalisme actif remonte dans l’Yonne à au moins trente années et nous n’en voyons plus que les suites, marquées par des églises écroulées ou à demi abandonnées. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- […] il était enclin à faire siennes les formules d’ordre […] chères aux conservateurs […] Il n’en était séparé que par son anticléricalisme, de bon aloi sans doute mais qu’il prenait soin d’affirmer le plus rarement possible. — (Joseph Caillaux, Mes Mémoires, I, Ma jeunesse orgueilleuse, 1942)
- Les Écoles normales primaires étaient à cette époque de véritables séminaires, mais l'étude de la théologie y était remplacée par des cours d'anticléricalisme. On laissait entendre à ces jeunes gens que l'Église n'avait jamais été rien d'autre qu'un instrument d'oppression, et que le but et la tâche des prêtres, c'était de nouer sur les yeux du peuple le noir bandeau de l'ignorance, tout en lui chantant des fables, infernales ou paradisiaques. — (Marcel Pagnol, La gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 21)
- J’ai montré un biais contre mon arrière-grand-tante. En 1929, je ne savais rien d’elle, mais l'absence d’esprit critique dont témoignait son ouvrage et sa platitude édifiante m’atterrèrent. Rien n’y manquait, pas même, si je ne me trompe, l’impie Voltaire dévorant ses excréments ; il faut avoir feuilleté ce genre d’ouvrages pour s’expliquer l’anticléricalisme virulent des radicaux de notre enfance, et même ce piteux Musée de l'Athéisme à Léningrad, qui en prend la suite. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 213)
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épicurisme
?- (Philosophie) Philosophie, morale et manière de vivre des Épicuriens ou disciples d'Épicure.
- Trois nouveaux courants, fort opposés, s'imposent : l’épicurisme, le stoïcisme et le scepticisme ; leur point commun est l'attention accordée aux questions éthiques, au point que le savoir lui-même se laisse subordonner à cette visée. — (Lambros Couloubaritsis, Aux origines de la philosophie européenne: De la pensée archaïque au néoplatonisme, De Boeck Supérieur, 2003, page 571)
- Selon l'épicurisme ou du moins selon Lucrèce, l'âme se compose partiellement de particules de feu. — (Jean Bollack et André Laks, Études sur l'épicurisme antique, 1976)
- Haï, Épicure le fut et le sera parce qu'il est un des héros de l'humanité. […]. Et si, à sa suite, l'ensemble de l’épicurisme fut maudit, et calomnié comme libertinage dévergondé, c'est parce qu'il guérit de la peur dont tout pouvoir, religieux ou politique, a besoin ! — (Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, p.72-73)
- (Par dogmatisme religieux) Propension à jouir de la vie sans entrave. — Note : Dans ce sens il est donné en mauvaise part.
- Au surplus, qu'on examine sans prévention l'effet social que produirait nécessairement l’épicurisme phalanstérien : l'homme habitué à ne marcher que sur des tapis moelleux, […], peut-il être doué du moindre courage? Le gastrolâtre n'est-il pas naturellement enclin à l'égoïsme? L'homme adonné aux voluptés érotiques n'est-il pas étranger aux élans de la piété? — (Louis Rousseau, Exposition critique des théories phalanstériennes, dans Croisade du XIXe siècle, Paris : chez Debécourt, 1841, p.472)
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morphinisme
?- (Médecine) Ensemble d’accidents que cause l’usage répété des préparations de morphine, et qui sont analogues à ceux de l’empoisonnement alcoolique.
- Le morphinisme s’observe surtout à la suite de l’abus des injections sous-cutanées de morphine.
- Le morphinisme aigu et chronique, Thèse du docteur Calvet.
- Nous récoltions chaque jour la substance de dix romans, tous plus impossibles à écrire les uns que les autres. Ainsi me vint de loin l’idée de la Lutte –, où il est question à la fois de la tuberculose et du morphinisme – et de la Mésentente, qui traite de la frigidité conjugale. — (Léon Daudet, Souvenirs littéraires – Devant la douleur, Grasset, 1915, réédition Le Livre de Poche, page 170)
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parachutisme
?- Sport consistant à se larguer d’un aéronef (avion, hélicoptère, montgolfière, …) avec un parachute et parfois d’autres accessoires d’une hauteur qui peut être de 1 000 à 4 000 mètres du sol.
- Le parachutisme naît le 22 octobre 1797, lors du saut de Garnerin au-dessus du parc Monceau à Paris d’une montgolfière.
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métamorphisme
?- (Géologie) Ensemble des transformations minéralogiques et structurales qui affectent une roche soumise à des conditions de température et de pression différentes de celles de sa formation.
- La formation du pétrole par le métamorphisme du sapropel est due à la chaleur et à la pression, et, peut-être, à la pression seule : mais ce phénomène géologique doit encore être étudié. — (Annales des travaux publics de Belgique, éd. Goemaere, 1907, page 168)
- Dans notre dition, les grès werféniens reposent directement et sans métamorphisme soit sur les roches éruptives et métamorphiques du Culm (Ecromagny), soit, de Lantenot au Rocheret, sur les terrains permiens […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 10)
- L'apport de minéraux de métamorphisme ne peut provenir des auréoles crétacées du Nord-Est car, ainsi que nous allons le voir, les sables albiens de Liart et cénomaniens de La Hardoye sont très pauvres en minéraux paramétamorphiques […]. — (Charles Pomerol, Les sables de l'Éocène supérieur (Lédien et Bartonien) des bassins de Paris et de Bruxelles, Paris : Imprimerie Nationale, 1965, page 138)
- Toutefois, l’étude des carottes de sondage de Dachine a révélé la présence de grenats péridotitiques et éclogitiques qui ont résisté au métamorphisme alors que tous les autres indicateurs, comme les olivines et les pyroxènes, ont été détruits. — (Ramon Capdevila, Les diamants de guyane, Pour la Science, 1er avril 2002)
- En tout, plus de 90 pour cent des météorites astéroïdales observées au cours de leur chute sur Terre, avant leur récupération au sol, portent des traces de fusion (par exemple, les ferreuses, les ferro-pierreuses et les eucrites) ou d’un métamorphisme notable (les chondrites de types 4, 5 et 6). — (Alan Rubin, Les astéroïdes ont eu chaud, Pour la Science, 1er juin 2005)
- (Programmation) Qualité des virus qui changent leur algorithme, sans changer leur sémantique, à chaque cycle de reproduction.
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barbarisme
?- (Linguistique) Mot ou forme incorrecte, ou dont le sens est altéré, dévié. → voir impropriété et solécisme
- Un barbarisme heureux reste dans une langue sans la défigurer ; des solécismes ne s’y établissent jamais sans la détruire. — (Chateaubriand, Mémoires d’Outre-Tombe, 1848)
- Par un barbarisme de la basse latinité, on a dit essere au lieu de esse, pour se conformer à la terminaison ordinaire des infinitifs latins; essere ensuite a été contracté en ser; et le futur est composé de cet infinitif et du présent du verbe auxiliaire: ser-ai, ser-as, ser-a. — (August Wilhelm von Schlegel, Observations sur la langue et la littérature provençales, Paris : Librairie grecque-latine-allemande, 1818, page 92 (dans les notes))
- Il y a (dit Voltaire sur un vers du Cid) un dictionnaire d’orthographe où il est dit qu’« invaincu » est un barbarisme. Non ; c’est un terme hasardé et nécessaire. Il y a deux sortes de barbarisme, celui des mots et celui des phrases. Égaliser les fortunes pour égaler ; éduquer, pour donner de l’éducation, voilà des barbarismes de mots. — (François Génin, « De l’Étymologie », chap. 1 de Récréations philologiques, ou Recueil de notes pour servir à l'histoire des mots de la langue française, 2e éd., Paris : chez Chamerot, 1858, p. 28)
- — Jusque midi, je corrige les devoirs de mes élèves. Ce n’est pas amusant…— Ah ?— De lire quinze copies qui, s’il y avait un barbarisme à faire, le contiennent quinze fois. Au crayon rouge, j’inscris mes notes dans le coin : mal, très mal, inepte… — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 97-98.)
- Quant au terme « érotisme », il n'est pas plus dans le Littré qu’humanisme, ces barbarismes étant nés au même moment engendrés par un même père ; la fascisation. — (Thérèse Plantier, Le discours du mâle : logos spermaticos, Paris : Éditions Anthropos, 1980)
- (Par extension) Faute contre la règle ou le bon goût.
- (Par confusion avec barbarie) Acte qui relève de la barbarie.
- La première sélection des écrits de Maurras présentés en traduction au public britannique est donc condamnable à l'avance, parce que contaminée dès le point de départ par sa présupposée affinité avec le barbarisme nazi. — (Charles Maurras et la vie française sous la Troisième République, actes 1er Colloque Maurras, Aix-en-Provence les 6, 7 et 8 décembre 1968, Université d'Aix-Marseille : Institut d'études politiques, Centre Charles Maurras, 1972, p. 108)
- Dès le printemps 1940, il invite ses disciples à refuser de se « plier au barbarisme hitlérien » et publie au début de l'été 1940 un appel pour exhorter les chrétiens « à résister, du moins spirituellement, à la folie allemande qui horrifie les hommes ». — (Philippe Souleau, « Bordeaux, enjeu stratégique de la Seconde Guerre mondiale », dans Les villes en guerre (1914-1945), sous la direction de Philippe Chassaigne & Jean-Marc Largeaud, Armand Colin, 2004, page 52)
- Je ne supporte plus ce que l'Homme me force à faire. Sa haine, sa violence, son barbarisme, je n'en suis pas responsable. — (Razik Alex Menidjel, Les Premiers pas, Éditions Publibook, 2005, page 144)
- Je ne supporte plus cette violence, dit-elle. Où que j'aille à Londres, je ne vois que barbarisme et cruauté. — (Peter Ackroyd, William et Cie, traduit de l'anglais pat Bernard Turle, Éditions Philippe Rey, 2006, chap. 11)
- Puis-je demander au lecteur, […], de se vider l'esprit des images de ce monde, ravagé par les quelques millénaires post-néolithique de barbarisme ; cet antimonde qui se mirait sans cesse dans ses miroirs déformants... — (Pierre Meyer, Un siècle et demi après la fin du Monde, Éditions Publibook, 2011, page 9)
- […] si cette action était démontrée à l'encontre de Morelli, elle constituerait un crime de droit commun, l'achèvement d'un blessé étant un acte de barbarisme odieux, contraire aux lois de l'honneur et de la guerre, depuis longtemps indiscutées par les nations civilisées, et ce fait étant prévu par les dispositions de l'article 233 du Code pénal français. — (Jurisprudence française, 1807 à 1952. Période 1807-1926, page 730, André Bruzin, Jean Nectoux, 1954 - NOTE : Le Journal du droit international, vol. 57, 1930, page 109, pour la même phrase use du mot "barbarie".)
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corporatisme
?- Doctrine qui donne à des corporations, formées par les patrons et les salariés d’une même profession, un rôle déterminant dans le domaine social, économique et politique.
- Organisation professionnelle basée sur les corporations.
- Leur sympathie pour le corporatisme, tel qu'avait tenté de l'établir le gouvernement Pétain sur le modèle de l’Italie fasciste et du Reich hitlérien, et qui, soumettant le travailleur au règne unique des traditions et des coutumes, c'est à dire de l’habitude, tend à ruiner en lui tout exercice de la liberté et de la raison. — (Julien Benda, La trahison des clercs, 1927, édition revue & augmentée, Grasset, 1946, p.30)
- Attitude qui consiste à défendre exclusivement les intérêts des membres d’une profession au détriment de l’intérêt général.
- L'aberration du résultat ne s'est pas fait attendre: les féodalités, les corporatismes, les communautarismes, les réseaux sont souvent les plus forts. — (Nicolas Dupont-Aignan, Français, reprenez le pouvoir !, L'Archipel, 2006)
- Et pour que les usagers de base puissent aider les décideurs à dissoudre les poches de résistance des corporatismes intermédiaires de tous poils ? — (Alexandre Jardin, 1+1+1... = une révolution, Éditions Grasset & Fasquelle, 2002, page 121)
- On souhaiterait que les rapports entre un gouvernement élu et ses médecins se passent autrement qu’à coup de lois contraignantes. Malheureusement, le corporatisme médical est fort, les gouvernements sont désorganisés et les systèmes de santé du Canada favorisent la bureaucratie plutôt que les services. — (Mario Dumont, Les médecins doivent offrir une solution gagnante, Le Journal de Québec, 12 novembre 2021)
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brahmanisme
?- (Hindouisme) Doctrine des brahmanes.
- Le bouddhisme lui prépare le terrain et le féconde, tandis que le brahmanisme ou l’islamisme le sèche et le brûle. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
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immoralisme
?- (Philosophie) Morale différente ou inverse de la morale courante, et particulièrement de la morale chrétienne.
- Nietzsche et l’immoralisme.
- L’immoralisme, le matérialisme scientifique et l'athéisme remplaçant définitivement l'antithéisme des anciens révoltés, ont fait corps, sous l'influence paradoxale de Hegel, avec un mouvement révolutionnaire qui, jusqu'à lui, ne s'était jamais séparé réellement de ses origines morales, évangéliques et idéalistes. — (Camus, Homme révolté, 1951, page 179)
- L’œuvre la plus célèbre de Barbey d’Aureville est son recueil de nouvelles Les Diaboliques, paru en 1874, dans lesquelles l’insolite et la transgression, plongeant le lecteur dans un univers ambigu, ont valu à leur auteur d’être accusé d’immoralisme.
- (Par extension) Remise en cause, mépris de la morale établie.
- L’immoralisme de Gide.
- La vie amoureuse de Brentano exprime toute la complexité de cette âme faite de hardiesse et de crainte, d’immoralisme et de scrupule, de faiblesse et de brusque décision. — (Béguin, Âme romant., 1939, page 271)
- Et toutes les théories de la liberté, de Gide à Sartre, ne sont que des immoralismes conçus par des célibataires irresponsables. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, page 174)
- Scepticisme quant à l’influence de la morale sur le comportement des individus.
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finalisme
?- Doctrine privilégiant l'action et l'intervention de causes finales pour expliquer soit l'ensemble des phénomènes naturels, soit plus spécifiquement les processus vitaux.
- Ce que j’appellerai – poliment – la « Loi d’empoisonnement dans la Nature » est un fait. Les doctes facultés l’eussent expliquée jadis par les humeurs peccantes, et Bernardin de Saint-Pierre, l’Ingénu du finalisme, en aurait justifié l’existence par une sorte de nécessité universelle d’exercer les hommes à la patience, cette grand-mère de la vertu. — (Samivel, L’amateur d’abîmes, 1940, réédition Le Livre de Poche, page 146)
- L'origine de ces seringues est assez mystérieuse. Avec une petite touche de finalisme à la Pangloss, professeur de métaphysico-théologo-cosmolonigologie et précepteur du Candide de Voltaire, nous serions tentés de dire qu' « elles ont été inventées par la Nature ou par toutes autres forces supérieures voire mystiques, pour répondre à la nécessité d'injecter une substance. » — (Christine Coustau & Olivier Hertel, La Malédiction du cloporte et autres histoires de parasites, Tallandier, 2014)
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euphuisme
?- (Littérature) Style précieux qui était à la mode en Angleterre à la cour d’Élisabeth Ire.
- Le faux esprit régnait alors presque partout, – en Angleterre en Italie, en Espagne, en France, – sous différents noms. En Italie, c’étaient les concetti, ou le Marinisme ; en Espagne, les conceptos, ou agudezas (les pointes), ou le Gongorisme, ou le cultisme ; en Angleterre, l’euphuïsme ; en France, l’esprit précieux. — (Émile Deschanel, Boileau, Charles Perrault, Calmann Lévy, 1888, p. 140)
- (Par extension) (Littéraire) Style affecté.
- Plût à Dieu ! madame, nous ne serions pas obligés, quelques beaux esprits de mes amis et moi, de réveiller dans cette pauvre France, engourdie aux bas-fonds de la vulgarité roturière, la politesse des siècles monarchiques et chrétiens, la prudhomie du goût, les grâces de l’euphuisme et les allures fringantes du style gentilhomme. — (Hippolyte Rigault, Conversations littéraires et morales, Charpentier, 1859, p. 260)
- Ces mots s’appellent les uns les autres, éveillés par la consonance, et, sur ces sonorités, ils rebondissent en se multipliant. Ce sont les arabesques de style, les préciosités, les mignardises, l’euphuisme des époques entêtées de recherches. — (Gustave Larroumet, Petits Portraits et Notes d’Art, 1re série, Hachette, 1897, p. 285)
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monosyllabisme
?- État des langues qui n'ont que des monosyllabes pour racines.
- Le monosyllabisme de la langue chinoise.
- Manie de ceux qui ne parlent que par monosyllabes.
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idiotisme
?- (Grammaire, Linguistique) Construction, locution propre à une langue et particulière à son génie.
- Cette maison n’est plus un amas de pierres superposées architectoniquement ; non, ce mot est, dans la langue des flaneurs, un idiotisme intraduisible. — (Honoré de Balzac, Madame Firmiani, dans Revue de Paris, volume 35, 1832, page 145)
- Beaucoup de ces tournures, et particulièrement les idiotismes de figures, constituent des bizarreries dans la langue même qui les a enfantées ; […]. — (Auguste Kerckhoffs, Cours complet de Volapük, contenant thèmes et versions, avec corrigés et un vocabulaire de 2500 mots, Paris : librairie H. Le Soudier, 6e édition, 1886, page 58)
- Les idiotismes réguliers n’ont besoin d’aucune autre attention, que d’être expliqués littéralement, pour être ramenés ensuite autour de la langue naturelle que l’on parle. — (Denis Diderot, Encyclopédie, 1780)
- (Par extension) (Informatique) Construction propre à un langage de programmation.
- Le fichier à formater est précédé du fichier standard init.me qui contient tous mes idiotismes généraux et du fichier FT.me ou IDS.me où se trouvent tous les paramètres dépendants de l'imprimante cible (taille du papier notamment). — (Christian Queinnec, ABC d'Unix, chap. 2.7 : Programmation de commandes, Paris ; Eyrolles, 1985, Paris, 1999, rev. 2000)
- (Médecine) (Rare) Idiotie ; absence d’intelligence ; bêtise ; stupidité.
- J’allai m’accouder sur la balustrade qui dominait les fossés de ceinture, et j’y restai je ne sais combien de temps dans des distractions de pur idiotisme. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 226)
- Dans le monde intellectuel: l'illumination des esprits obscurs, qui, de l'impuissance, de l'ignorance et de l’idiotisme, passent subitement à la puissance de l'éloquence et de la plus haute sagesse. — (Conférences du Couvent de Saint-Thomas-D’Aquin de Paris, par le R.P. Jacques-Marie-Louis Monsabré, tome 1, Paris : chez Veuve Poussielgue & fils, 1866, page 64)
- Le jeune docteur prometteur, opposé aux méthodes de son maître, se lance dans un défi irréfléchi : faire parler un patient atteint d’idiotisme, selon le diagnostic…— (Sonia Attias, Un bel hommage à l’histoire de la psychiatrie, Journal La Croix, 6-7 septembre 2014, page 19)
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mutisme
?- (Médecine, Psychologie) État de celui qui est muet.
- Le mutisme est ordinairement une suite de la surdité de naissance.
- Je ne parle pas ici du mutisme causé par la destruction des nerfs récurrents ou par une attaque d’apoplexie : il n’est alors qu’un symptôme. Je passerai également sous silence le mutisme causé par les divers empoisonnements, parce que j’aurai à m’en occuper plus tard. Lorsque le mutisme est essentiellement nerveux, il constitue le seul symptôme de l’affection. — (Isidore Valleix, Guide du médecin praticien, volume 2, 1860)
- Lise était muette, mais non muette de naissance ; c’est-à-dire que le mutisme n’était point chez elle la conséquence de la surdité. Pendant deux ans elle avait parlé, puis tout à coup, un peu avant d’atteindre sa quatrième année, elle avait perdu l’usage de la parole. Cet accident, survenu à la suite de convulsions, n’avait heureusement pas atteint son intelligence, qui s’était au contraire développée avec une précocité extraordinaire ; non-seulement elle comprenait tout, mais encore elle disait, elle exprimait tout. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- (Par extension) Fait de ne pas parler, souvent pour exprimer un retrait, un rejet, un entêtement, etc.
- Jamais personne ne l’avait entendue chanter, et ce mutisme donnait lieu à de bizarres interprétations. — (Honoré de Balzac, La Peau de chagrin, 1831)
- Ses amis et ses compagnons de promenades lointaines, les spahis du Bureau arabe, s’étaient de nouveau retranchés dans un mutisme lourd, dans la soumission froide des premiers jours. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- Mais cette nouvelle surprise me coupait la parole : je ne répondis rien. Je donnai même à ce mutisme un air d’imbécillité pour laisser Mauricette expliquer elle-même son mystère. — (Pierre Louÿs, Trois filles de leur mère, René Bonnel, Paris, 1926, chapitre I)
- Le matin, chez Tante Madeleine, le grand-père, en proie au plus noir chagrin, avait accablé les siens de son mutisme. — (Pierre-Henri Simon, Les Valentin, 1931)
- Le mutisme, c’est l’absence de parole. Le silence n’est pas lié à la parole ou à l’absence de parole. — (Les crocodiles ne pensent pas! – Reflets du tantrisme cachemirien – Entretiens avec Éric Baret, Éditions de Mortagne, Boucherville (Québec), 1994, page 33)
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hippisme
?- (Sport) (Équitation) Sport qui regroupe les courses de chevaux.
- Dans le site boisé de Wiesbaden sont encastrés aussi des terrains de sport pour le golf, le tennis, le hockey, le hippisme, le tir sportif, ainsi que des piscines à ciel ouvert dont celle d’Opel établie sur la pente du Neroberg. — (Motor, Volume 49, Royal Motor Union, Liège, 1970, page 25)
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galvanisme
?- (Technique) Courant électrique produit par les piles ordinaires et les piles réversibles.
- (Histoire des sciences) (Physique) Phénomène électrique qui se produit dans les substances animales, spécialement dans les muscles et dans les nerfs, soit par le contact mutuel, soit quand on met ces substances en communication avec des métaux.
- Elle prend du tabac, se tient raide comme un pieu, se pose en femme considérable, et ressemble parfaitement à une momie à laquelle le galvanisme aurait rendu la vie pour un instant. — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- (Histoire des sciences) Agent invisible produisant des phénomènes galvaniques, et que l’on croyait être l’électricité en mouvement.
- Mesurer la force du galvanisme.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.