Dictionnaire des rimes
Les rimes en : malhonnête
Que signifie "malhonnête" ?
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- Qui manque d’honnêteté, qui est contraire à l’honneur, à la probité.
- Cette action est d’un malhonnête homme.
- Il a eu avec moi un procédé malhonnête.
- Qui est contraire à la civilité.
- Voilà un enfant bien malhonnête.
- Il a un ton malhonnête, des manières malhonnêtes. Dans ce sens, il suit généralement les noms de personnes auxquels on le joint ; dans le premier sens, au contraire, il les précède ordinairement.
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "malhonnête".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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opérette
?- (Musique) Composition dramatique dont l’action est gaie ou comique et la musique légère.
- Et, au moment où je sors, j’entends un refrain d’opérette s’échapper de la bouche en cœur de M. Caterna. — (Jules Verne, Claudius Bombarnac, chapitre VI, J. Hetzel et Cie, Paris, 1892)
- C’était la quatrième opérette de Jean-Jacques Brinès. Un spécialiste du succès et de la musique hispano-américaine. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre I, Série noire, Gallimard, 1956, page 10)
- J’ai vu aussi Luis Mariano […] Beaucoup d’opérettes aussi, car maman était, est toujours, une « fana » d’opérettes et comme elle venait quelquefois avec nous…Le soir nous rentrions heureux, nous étions fatigués mais heureux. — (Jean-Louis Giard, Les Pionniers du cinématographe en Hautes & Basses-Alpes, Éditions de Haute Provence, 1994, page 74)
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anachorète
?- (Religion) Religieux qui se retire dans la solitude pour mener une vie de contemplation et de pénitence.
- Ces pauvres gens, anachorètes au sein de Paris, ont toutes les jouissances des anachorètes, et peuvent parfois succomber à leurs tentations ; mais plus souvent trompés, trahis, mésentendus, il leur est rarement permis de recueillir les doux fruits de cet amour qui, pour eux, est toujours comme une fleur tombée du ciel. — (Honoré de Balzac, Ferragus, 1833)
- Si Dieu m’accordait le calme céleste, aérien, la prière — comme les anciens saints. — les saints ! des forts ! les anachorètes, des artistes comme il n’en faut plus ! — (Rimbaud, Une saison en enfer, 1873, Mauvais sang)
- C’est une montagne très vénérée […]. Elle est habitée, paraît-il, par de saints anachorètes, qui y vivent dans des cavernes, à peine vêtus, priant, se mortifiant et laissant aux pieux pèlerins le soin de pourvoir à leurs besoins matériels. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 155)
- Une petite cellule d'anachorète, meublée d'un lit de fer, d'une table en rotin et d'une armoire bon marché, servait de chambre et de bureau au professeur Mivvins. — (Jean Ray, Harry Dickson, La Pieuvre noire, 1933)
- S’il pleut, il lui raconte des histoires. Une seule m’est parvenue, celle de l’anachorète mérovingienne, sainte Rolende, gloire du folklore local. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 282)
- (Sens figuré) Personne qui mène, loin du monde et de son agitation, une vie austère et vertueuse.
- Ce savant est un anachorète.
- Quarante anachorètes triés sur le volet ! Et voilà ce qu’ils deviennent dès qu’on leur confie une femme ? Ah ! Que la chair est faible ! Que la chair est donc faible ! — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
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musette
?- (Musique) Instrument de musique à vent dont le soufflet est actionné par le mouvement du bras, genre de cornemuse champêtre ; cabrette ; piva
- Jouer de la musette, danser au son de la musette.
- Tu vois, Tiennet, que toutes ces affaires-là sont bien innocentes ; mais c’est à présent qu’il faut nous expliquer tous les trois, mes amis ; car voilà Joset qui se met dans la volonté d’employer son premier gage (ayant jusqu’à cette heure tout donné en garde à sa mère) à faire achat d’une musette, et comme il dit qu’il est mince ouvrier, et que son cœur voudrait retirer la Mariton de ses fatigues, il prétendrait se faire cornemuseux de son état, parce que, de vrai, on y gagne gros. — (George Sand, Les Maîtres sonneurs, George Bell and sons, 1908, page 46)
- (Musique) (Par métonymie) Air fait pour cet instrument, ou dont le caractère lui convient.
- Jouer, chanter, composer, danser une musette.
- (Danse) Danse française des XVIIe et XVIIIe siècles, fréquente dans les suites de danses de Couperin, Rameau, Bach, etc.
- (Musique) Musique d’accompagnement de ces types de danses.
- (Par ellipse) Bal musette.
- Le milieu dans lequel j’ai vécu à Montmartre, avant la guerre, m’a inspiré Jésus-la-Caille. On ne disait déjà plus des « tatas », des « gâcheuses ». Ces jeunes gens s’appelaient entre eux « mon Jésus ! » et bien qu’ils fussent assez discrets, les patrons de musette accrochaient dans leurs bals des pancartes mentionnant en grosses lettres : « Les messieurs sont priés de ne pas danser ensemble. » — (Francis Carco, Jésus-la-Caille : Le vrai visage de Jésus-la-Caille, Le Mercure de France, Paris, 1914)
- Je ne sais pourquoi j'allais danser à Saint-Jean, aux musettes, mais il m'a suffit d'un seul baiser pour que mon cœur soit prisonnier… — (Léon Agel, « Mon amant de Saint-Jean », 1942)
- (Musique) Hautbois piccolo.
- (Par analogie) L’un des jeux d’anche de l’orgue et de l’harmonium.
- Sac, généralement porté en bandoulière, dans lequel les soldats, les touristes, les écoliers, etc., enferment des provisions ou des objets divers.
- La tente dressée, je m’occupai de panser mes pieds écorchés, avec de la chandelle que je gardais en réserve dans ma musette. — (Octave Mirbeau, Le Calvaire , 1886)
- Avec ton fusil, ton sac, ta boîte à masque, tes deux musettes, tu devais être un si petit soldat sur le quai de la gare ! — (Jean Anouilh, Le Voyageur sans bagage, 1937)
- Deux musettes croisaient leurs bretelles sur sa poitrine, et il portait sur son épaule le cou d’un sac qui pendait dans son dos. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 80)
- Maurice louvoie, feinte, court, on dirait un footballeur poussant un invisible ballon dans une forêt de joueurs immobiles. Je le suis en serrant ma musette sur mon flanc pour qu'elle ne me batte pas les jambes. — (Joseph Joffo, Un sac de billes, 1973)
- C'est dans la musette ! : c'est gagné, c'est dans la poche !
- Le mec aux musettes, il s’était crevé comme une grenade lui, c’est le cas de le dire, du cou jusqu’au milieu du pantalon. — (Louis-Ferdinand Céline, Guerre, Gallimard, 2022)
- (Équitation) Sac qu'on attache au cou des chevaux et dans lequel ils mangent l'avoine.
- (Zoologie) Variante de musaraigne musette (mammifère insectivore).
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simplette
?- Féminin singulier de simplet.
- Une chanson simplette.
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toilette
?- (Désuet) À l'origine, petite nappe en toile qui une fois étendue sur une table servait à y poser ce que l'on utilisait pour la parure.
- Une toilette en dentelle.
- (Par extension) Flacons, boites, ustensiles, etc, servant à se parer, se maquiller.
- C'est en ce sens que Visconti a pris le mot niello, dans sa description de la toilette en argent, d'une dame romaine, appelée Projetta. — (Duchesne, Essaisur les nielles, in Revue encyclopédique, 1826, volume 32, page 98)
- (Par extension) Meuble garni de ce qui sert pour se laver, se coiffer, se parer.
- Leur chambre […] n’était meublée que de vieilles choses ternes, avec […] dans un coin, un paravent qui cachait la toilette et le bidet. — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitre 5)
- Le miroir d’une toilette.
- Action de se laver.
- Après avoir fait une toilette soignée, c’est-à-dire une toilette de propreté, la seule que nous pussions nous permettre puisque nous n’avions pas d’autres vêtements que ceux que nous portions sur notre dos, nous prîmes nos instruments, Mattia son violon, moi ma harpe, et nous nous mîmes en route pour nous rendre chez M. Espinassous. — (Hector Malot, Sans famille, 1878)
- Tout en procédant à sa toilette, elle parle toute seule, bavarde, gaie, animée, à cause qu’on est encore au printemps de la journée. — (Henri Barbusse, L’Enfer, Éditions Albin Michel, Paris, 1908)
- Pour fabriquer le savon proprement dit utilisé dans la toilette et en blanchisserie, on traite une huile ou une graisse par la soude ou la potasse. — (Marcel Hégelbacher, La Parfumerie et la Savonnerie, 1924, page 157)
- Après une toilette sommaire et difficultueuse, je monte sur le pont. — (Frédéric Weisgerber, Au seuil du Maroc Moderne, Institut des Hautes Études Marocaines, Rabat : Les éditions de la porte, 1947, page 12)
- Déjà, autour du cadavre, les voisins s’affairaient pour sa dernière toilette. À terre, une bassine d’eau rougie, ses vêtements maculés. — (Jean Rogissart, Hurtebise aux griottes, L’Amitié par le livre, Blainville-sur-Mer, 1954, p. 19)
- Ensemble des vêtements et accessoires d’une femme.
- Si je n’ai jamais vu de femme plus hideuse, jamais, jamais je ne vis de plus coquette personne. Une toilette, un bijou aperçu à travers des vitrines éblouissantes, la faisaient tomber en pâmoison. — (Octave Mirbeau, La Tête coupée)
- Quelque matinale que fût cette heure, plusieurs femmes, qui toutes avaient voulu se montrer en toilette, revenaient du château. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Sous une toilette criarde, ton corps mouvant laisse derrière lui flotter un sillage embaumé. — (Francis Carco, L’Amour vénal, Éditions Albin Michel, Paris, 1927, page 16)
- L’adoption des toilettes portées dans les villes, c’est déjà le prodrome de cette tentation qui finit par aboutir à la désertion des campagnes. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- Zaheira, à la dérobée, la regardait. Elle la trouvait belle et savante dans sa toilette et ses gestes calculés dans leur spontanéité même. — (Out-el-Kouloub, Zaheira, dans Trois contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Belgique) (Canada) (Suisse) Appareil sanitaire servant à recueillir et à évacuer les besoins naturels.
- Sur place, Mme Stevens a senti le besoin de soulager et s’est rendue à la toilette extérieure, à une cinquantaine de mètres de la yourte. — (Radio-Canada, Un ours attaque une femme par le trou d’une toilette extérieure, site radio-canada.ca, 21 février 2021)
- (Belgique) (Canada) (Suisse) (Construction) (souvent pluriel) Pièce où se trouvent des installations sanitaires pour faire ses besoins naturels.
- Il entra dans un bistrot, commanda un café, descendit à la toilette. — (Georges Simenon, La Fuite de Monsieur Monde, La Jeune Parque, 1945, chapitre 2)
- En moi-même, j’étais tourmenté par deux besoins pressants : visiter derechef une “toilette” suisse et lire longuement un journal local. — (Henri Calet, Rêver en suisse, Éditions de Flore, Paris, 1948)
- Morceau de toile dont les marchands d’étoffes, les tailleurs, les libraires, etc., enveloppent les marchandises pour les livrer.
- Il portait sous son bras une toilette verte qu’il posa sur une chaise ; puis, défaisant les quatre oreilles de la toilette, il découvrit un tas de petits livres jaunes. — (Anatole France, Le crime de Sylvestre Bonnard, Calmann-Lévy, 1881 ; réédition Le Livre de Poche, page 9)
- Dans son sac d’orateur, il a de la fantaisie et du solide, de même qu’il porte, dans sa « toilette » de serge, des mules de marquise et des socques de maçon. — (Jules Vallès, L’Insurgé, G. Charpentier, 1908)
- Son plaisir à elle, quand le travail ne pressait pas, c’était, sur le pas de la porte, d’entendre une voisine lui raconter, le panier ou la « toilette » au bras, de belles misères, et de pleurer de compagnie. — (Jean Guéhenno, Journal d’un homme de 40 ans, Grasset, 1934, réédition Le Livre de Poche, page 63)
- Le Planteur de Caïffa, coiffé d’une magnifique casquette marron, passait à jour fixe. Sa voiturette ressemblait à un grand coffre monté sur trois roues. Elle renfermait une foule d’articles d’alimentation et de ménage. Son café était excellent. À la manière des colporteurs, il emplissait une toilette de quelques-uns de ses produits et montait les proposer dans les étages. Ma mère était une cliente fidèle. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, pages 22-23)
- (Par analogie) (Cuisine) Crépine ; péritoine de porc dont on entoure les pâtés, pieds de porc, etc., avant de les cuire au four.
- Préparer également une pâte faite de farine et d’eau pour le lutage des couvercles et découper les surfaces carrées de 20 cm sur 20 cm dans la toilette de porc. — (Albin Marty, Fourmiguetto : Souvenirs, contes et recettes du Languedoc, 2003, page 44)
- Toilette marseillaise : Sorte de vanity case en osier, destiné à transporter les produits.
- Beaux habits, habits du dimanche.
- Ma mère me contemple avec plus de pitié que de colère.« Tu n’es pas fait pour porter la toilette, mon pauvre garçon ! »Elle en parle comme d’une infirmité et elle a l’air d’un médecin qui abandonne un malade. — (Jules Vallès, L’Enfant, G. Charpentier, 1889)
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entourloupette
?- (Familier) Synonyme de entourloupe.
- [...] j’ai l’impression que tout ce que je peux faire de mieux c’est de rester là et d’attendre qu’il se passe du neuf, malgré que s’insinue en moi l’intime conviction que ce qu’il va se passer de neuf c’est que quelqu’un va me faire une vache entourloupette… — (Peter Cheyney, La Môme vert-de-gris, traduction de Marcel Duhamel, Gallimard, 1945)
- « Il y a cinq ans votre entourloupette aurait fait long feu, jeune homme ! » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 78)
- Je crois la façon qu’ont les gens de vous regarder plus forte que tous les bouquins, et je la hais, l’injure masculine « tu fais du roman, tu as trop d’imagination ma pauvre fille », prétexte à cacher toutes les entourloupettes, les rendez-vous manqués, « non je t’assure que tu as vraiment trop d’imagination ». — (Annie Ernaux, La femme gelée, 1981, réédition Quarto Gallimard, page 336)
- Ça, c’est ce qu’on appelle une entourloupette: éviter le débat de fond, éviter de se prononcer et continuer de patauger dans l’incohérence et l’illogisme. — (Journal des débats, volume 31, numéros 118 à 128, 1991)
- Il n’y a pas d’entourloupette, pas de délit d’initiés, pas de magouille, juste des gens qui placent intelligemment leur argent, pour le faire fructifier en toute légalité. — (Andrea H. Japp, Le sacrifice du papillon. Éditions du Masque, 1997, repris dans Le cycle des Gloria, éditions du Masque, collection « Intégrales du Masque », 2001, page 397)
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broquette
?- Sorte de petit clou de fer à tête.
- Clouer une estampe avec une broquette.
- Certaine quantité de ces petits clous.
- Acheter de la broquette.
- Clouer une tapisserie avec de la broquette.
- (Argot) Pénis de jeune garçon.
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chenillette
?- Plante fourragère de la famille des Fabacées (ou Légumineuses), ainsi nommée parce qu’elle produit une gousse roulée sur elle-même et de la figure d’une chenille. Genre Scorpiurus L.
- Chenillette (Scorpiurus), Queue de scorpion, Vermiculaire, Chenille muriquée, Scorpionne. Petites plantes annuelles, herbacées, voisines des Luzernes (Medicago), que l’on sème sur place terreautée, et que l’on cultive pour la bizarrerie de leurs fruits, qui sont hérissés, écailleux, sillonnés, et imitent parfaitement une chenille, quelquefois un limaçon ou un ver. On les met dans la salade pour surprendre les personnes qui ne connaissent pas ces singulières plantes. Les graines sont très difficiles à extraire des gousses ; il faut déchirer celles-ci pour parvenir à extraire celles-là. — (Victor Paquet, Traité complet de la culture ordinaire et forcée des plantes potagères dans les 86 départements de la France, Garnier Frères, Libraires, Paris, 1846)
- (Mécanique) (Familier) Segment de base d'une chenille de véhicule.
- (Transport) (Militaire) Genre de véhicule de combat chenillé légèrement armé et blindé ressemblant à un petit char, aux dimensions avoisinant celles d'une voiture.
- (Sports d’hiver) Dameuse.
- Un homme de Saguenay qui a passé la dernière décennie à mettre au point une chenillette électrique pourra finalement commencer à récolter bientôt les fruits de son labeur. — (Jean Houle, Une usine pour produire des chenillettes électriques à Saguenay, Le Journal de Québec, 18 mai 2021)
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déclavette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déclaveter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe déclaveter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe déclaveter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe déclaveter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe déclaveter.
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coquette
?- Femme qui use de coquetterie.
- Variété de laitue.
- Boîte à herborisation.
- (Zoologie) Synonyme de zeuzère du poirier (papillon).
- Substantivement, par ellipse, pour une mouche coquette, grain de beauté factice placé sur la lèvre.
- En France , la mouche passionnée se plaçait au coin de l’œil , la majestueuse au milieu du front, l’enjouée sur les plis que fait la joue en souriant, la galante au milieu de la joue, la baiseuse au coin de la bouche, l’effrontée sur le nez, la coquette auprès des lèvres : la recluse cachait quelque bouton.— (Isidore Lebrun, La Bonne ville, 1826)
- La coquette est modeste. Une jeune femme qui plaçait alors une mouche sur les lèvres avait bonne envie de se la voir enlever par tout autre ravisseur que par le vent ou par les doigts de sa femme-de-chambre. — (L’esprit des journaux, 1805)
- On ne doit point semer son visage de mouches, deux ou trois suffisent. La mouche effrontée se campe sur le nez, la coquette auprès des lèvres. La receleuse est celle qui recele quelque rougeur ou quelque tache. Il y en a plusieurs autres: la mouche du Signal, du Rendez-vous, la précieuse, la mouche de débauche, l’assassine, la fripone, la gourgandine, les inséparables.— (François Gayot de Pitaval, Bibliothèque des gens de cour, ou Mélange curieux des bons mots d'Henry IV, de Louis XIV, de plusieurs princes et seigneurs de la cour, et autres personnes illustres, avec un choix de traits naïfs, gascons et comiques, de plusieurs petites pièces de poésies et de pensées, 1725)
- Testicule.
- Chang part en arrière, pousse un gémissement atroce et roule sur le plancher, les mains crispées sur ses « coquettes ». — (F. H. Ribes, KB-09 Section « K », éditions Fleuve Noir, 1973, chapitre XXI)
- (Ornithologie) Nom normalisé donné à deux genres de très petits oiseaux nectarivores de la sous-famille des trochilinés (colibris véritables, etc.) totalisant seize espèces caractérisées par leur taille souvent minuscule, et surtout par leurs plumes ornementales souvent spectaculaires telles huppes érectiles touffues, aigrettes, hackles, raquettes, filoplumes caudales très longues, etc., souvent grégaires, et propres aux forêts tropicales de l'écozone néotropicale (genres Lophornis et Discosura).
- Il y en a sur un buisson appelé la « coquette ; » au-dessus planent les colibris, rouges eux-mêmes sur la poitrine: on dirait des flammes. Ce sont les plus jolis petits êtres qu'on puisse se figurer; gras comme des bouvreuils, ils semblent pour ainsi dire assis sur l’air. La coquette et ses courtisans ailés présentent un spectacle ravissant. — (Frédérika Bremer, La Vie de famille dans le Nouveau-Monde: lettres écrites pendant un séjour de deux années dans l'Amérique du Sud et à Cuba, Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Tome III, Association pour la propagation et la publication des bons livres, Paris, 1854, page 138)
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jeunette
?- Jeune femme.
- Robert le Supermégastressé […] avait réussi à sauter sa jeunette avec le concours du Viagra. — (Zoé Valdés, Soleil en solde, nouvelles, 1999, traduit de l’espagnol par Carmen Val Julián, page 45.)
- Au bled, le père s'était remarié en scred, discrètement, avec une jeunette, sans dire qu'il avait un fils de cinq ans. — (Rachid Djaïdani, Viscéral, Éditions du Seuil, 2007, p. 29)
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bichette
?- (Chasse) Jeune biche.
- D'après nos attestations, vers un an, le faon femelle, en Belgique seulement, prend le nom de bichette, s.f., qui correspond à daguet+ pour le mâle ([…]). D’emploi commode, bichette a été relevé chez Verlinden ([…]), chez Lamy ([…]), et souvent chez Crombrugghe ([…]). — (Michèle Lenoble-Pinson, Le langage de la chasse, gibiers et prédateurs: étude du vocabulaire français de la chasse au XXe siècle, Bruxelles : Facultés universitaires Saint-Louis, 1977, page 62)
- La grande majorité des biches sont gravides chaque année. En outre, la gravidité des bichettes semblent en forte augmentation. Les causes de ce phénomène sont liées aux ressources alimentaires du milieu de vie : […]. — (Roger Fichant, Le Cerf : biologie, comportement, gestion, Éditions Le Gerfaut, 2003, page 42)
- (Pêche) Épuisette ou filet à long manche utilisé pour la pêche aux crevettes.
- Quadrillez la zone dans un sens, puis dans l’autre, en relevant la bichette tous les 50 ou 100 pas, selon que le fond soit propre ou garni d’algues. Il est nécessaire de nettoyer soigneusement le filet avant de le replonger dans l’eau. — (Pêche à pied en bord de mer, ouvrage collectif dirigé par Hervé Chaumeton & Jean Arbeille, Éditions Losange, 2005, puis Éditions Artemis, 2007, page 102)
- Autre nom du lance-pierre.
- (Ironique) Surnom donné à une personne mettant en avant une fragilité inexistante dans le seul but d'être pris en considération.
- Surnom affectueux donné à une fille que l’on aime beaucoup.
- Gargaret.– (À Lucie.) Adieu, ma bichette. (Il l’embrasse.) Ah ! j’ai bien confiance en toi, va !… Adieu, ma bichette. (Il l’embrasse de nouveau ; à part en sortant.) C’est infernal ! — (Eugène Labiche, Doit-on le dire ?, 1872)
- — « Si tu étais bien gentille nous resterions tous les deux. » Elle fit « non » de la tête sans ouvrir la bouche. Il insista : — « T’en prie ! ma bichette. » — (Guy de Maupassant, La femme de Paul, dans La maison Tellier, 1891, réédition Le Livre de Poche, page 237)
- « Que je te trouve un jour seule au bois, ma bichette, et tu seras peut-être moins faraude que non pas sur la grand-route ! » — ( Roger Martin du Gard, Vieille France, Gallimard, 1933, réédition Le Livre de Poche, page 76)
- On va mettre le couvert et on déjeune, ma bichette ! — (Claude Auber, Dieu et moi, 2007)
- — Bonjour ma bichette, tu vas bien ?— Oui, je me caille les couilles en fumant, mais ça roule. — Oh, Crystal, ne parle pas comme ça... — Oui, je sais Maman, c’est pas féminin, blablabla. — (Laura Trompette, Ladies' Taste, éditions Hugo Roman, 2015)
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psallette
?- (Religion) (Vieilli) Maîtrise, école de musique, attachée à une église, où l’on forme les enfants de chœur (garçons chantant dans le chœur).
- Le Dictionnaire de Trévoux (éd. 1743-1752) définit la psallette comme une maison où le maître de musique loge et « enseigne les enfants du chœur », qui servent « à porter les chandeliers et à chanter dans le chœur de musique les dessus [premier et second] et les versets, qu’il faut chanter sur un ton élevé et aigu ».
- Créé par l’Église, élevé par elle, dans les psallettes du Moyen Age, le plain-chant est la paraphrase aérienne et mouvante de l’immobile structure des cathédrales. — (Joris-Karl Huysmans, En route, 1895)
- (Religion) (Vieilli) L’ensemble des chantres (ou choristes) adultes professionnels et des enfants, qui constituent le chœur d’une église (en France jusqu’à la décision de dispersion de tous les chapitres canoniaux par le comité ecclésiastique révolutionnaire en 1790, et avant les timides essais de reprise à partir du Concordat de 1801).
- (Religion) maîtrise ; ou quelquefois manécanterie (ce dernier mot, à partir du 19e siècle seulement). Chœur attaché à une église, qui comprend des voix enfants (filles et garçons pour les parties aiguës) et des voix adultes (parties graves).
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magnétocassette
?- (Électronique) (Vieilli) Appareil pour enregistrer les sons à l’aide d’une bande magnétique.
- Comment vous y retrouver ? Ainsi, lorsque vous voulez compléter votre chaîne Haute-Fidélité par un recorder, vous pouvez être amené à penser que la qualité d'un magnétocassette dépend uniquement de son prix. — (Connaissance des arts, éd. Société Française de Promotion Artistique., 1975 n°275-278, page 110)
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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porphyrogénète
?- (Antiquité) Né pendant le règne de leur père, en parlant des empereurs byzantins
- Un appartement du palais de Byzance était revêtu de porphyre ; les impératrices l’occupaient lorsqu’elles devenaient enceintes, et afin de désigner l’extraction royale de leurs enfans, on les appelait Porphyrogenètes, ou nés dans la pourpre.— (Edward Gibbon, Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain, tome 09 (1819), Lefèvre, 1819, pages 140-260)
- (Littéraire) (Par analogie) Qui a été élevé dans le luxe impérial.
- Et des chœurs porphyrogénètesS’agenouillaient ingénument :C’était des saints et des poètes — (Guillaume Apollinaire, Poème (incipit :« Le chemin qui mène aux étoiles », La Phalange, n°21, 15 mars 1908)
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castagnettes
?- Pluriel de castagnette.
- J’avais acheté une vieille 4L dont les cardans exténués rendaient d’inquiétants sons de castagnettes et je roulais des journées entières sur des routes où la mort guettait à chaque virage. — (Bernard Fauconnier, Kaïros, Grasset, 1997, chapitre 3)
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encliquette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe encliqueter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe encliqueter.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe encliqueter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe encliqueter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe encliqueter.
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mofette
?- (Vieilli) (Rare) Exhalaison pernicieuse qui s’élève dans les lieux souterrains et principalement dans les mines.
- Humbolt observe que l’on doit distinguer les effets de la lumière de ceux d'un air irrespirable. Les mineurs qui ont des os rhachitiques[sic], travaillent dans les moffettes. — (Journal de physique, de chimie, d’histoire naturelle et des arts, messidor an VI, tome quatrième, A. J. Dugour, Paris, 1798, page 194)
- Aussi rien n’égale l’antipathie des hommes dont je vous parle pour ce culte et pour ses ministres. De tristes confidences m’ont appris qu’il en est pour qui l’air d’une église est une espèce de mofette qui les oppresse au pied de la lettre, et les oblige de sortir; tandis que les âmes saines s’y sentent pénétrées de je ne sais quelque rosée spirituelle […] — (Comte Joseph de Maistre, Les Soirées de Saint-Pétersbourg, tome premier, Rusand, Paris, 1822, page 280)
- (Zoologie) (Vieilli) Variante de moufette et mouffette.
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minicassette
?- Variante orthographique de mini-cassette.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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femmelette
?- (Familier) (Par dénigrement) Femme d’une grande faiblesse physique et morale.
- Madame Grandet fit bien de ne pas continuer à faire des phrases ; M. Leuwen, qui était bien plus un homme de plaisir et d’humeur qu’un homme d’affaires et surtout qu’un ambitieux, trouvait déjà ridicule de faire dépendre ses plans des caprices d’une femmelette, et cherchait dans sa tête quelque autre arrangement pour mettre Lucien en évidence. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- Me trouver mal, moi ! Me prenez-vous pour une femmelette ? Quand on m’insulte, je ne me trouve pas mal, je me venge ! entendez-vous ! — (Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, édition de 1849, page 294)
- (Sens figuré) Homme faible, sans énergie.
- Cet homme-là n’est qu’une femmelette.
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houppette
?- Petite houppe.
- La haine de cette femme. De sa petite vie nourrie de crèmes de beauté et de fonds de teint. De parfums, de houppettes, d’épilations « maillot », de laits autobronzants. — (Tatiana de Rosnay, Moka, 2006, partie IV)
- Lorsqu’arrivait le mois de septembre et que chaque branche de cotonnier brandissait sa houpette blanche, Zariffa et Ahmed Abdou prenaient part à la cueillette, ainsi que tous les habitants du village. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Par analogie) (Désuet) Obturateur utérin utilisé par les femmes pour leur contraception.
- Aussi est-il plus simple, sinon plus certain d’employer un obturateur utérin tel que la houppette, nommée aussi la rosette et l’absorbite. C’est un tampon composé de fils de soie blanche réunis en leur milieu, offrant une grande douceur au toucher, et qui ne se laisse traverser par aucun liquide. — (Jean Marestan, L’Éducation sexuelle, éditions de la « Guerre Sociale », 1910)
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épuisette
?- Filet de pêche monté sur un cerceau adapté à un manche.
- Debout au bord du marécage, les jambes enfouies jusqu’aux jarrets, ils avaient fini par interrompre leur besogne, par reposer leurs bras sur leurs épuisettes inutiles. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925, première partie, chapitre 1, page 22 de l’édition du Livre de Poche)
- Sur le fond, et autour de l’aquarium, des présentoirs exhibaient les attirails, des plus simples aux plus compliqués : gaules en bambou, cannes en fibre de verre, grandes cannes télescopiques pour moulinet à tambour tournant, boîtes de mouches et de cuillères, d’hameçons et de plombs, devons, moulinets de tous calibres, montures pour poissons morts, dégorgeoirs, bourriches, épuisettes, appâts réputés fantastiques ! fabuleux ! ou, plus prosaïquement, épatants ! — (Alain Demouzon, La Pêche au vif, 1977, chapitre 6)
- Une épuisette était plantée dans le porte-parapluies. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 166)
- Filet pour attraper les oiseaux dans une volière.
- Vite, un homme met une énorme épuisette sur le trajet de l’oiseau. — (Maurice Mimoun, L’Impossible Limite: Carnets d’un chirurgien, 1996)
- (Familier) (Marine) Synonyme de écope.
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cuvette
?- Récipient large et peu profond dont on se sert pour se laver, ou destiné à des usages domestiques.
- Il poussait ma porte, et je le voyais tout gris, tout chauve, en manches de chemise, le cou nu, qui se lavait la figure dans la cuvette. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Elle remontait de jour en jour jusqu’à l’origine du mal, par besoin d’en connaître l’auteur. Il faut quarante jours, lui avait-on dit. Alors elle remontait d’homme en homme, suivant les circonstances, et de cuvette en cuvette. Tout le défilé d’amour avec ses mots et ses gestes parcourait les chambres d’hôtels […]. — (Charles-Louis Philippe, Bubu de Montparnasse, 1901, réédition Garnier-Flammarion, pages 94-95)
- Récipient ou sorte d’entonnoir de plomb disposé pour recevoir les eaux d’un tuyau de descente ou les eaux d’une source, d’un aqueduc.
- La cuvette d’un baromètre, L’espèce de petit vase qui est à la partie inférieure du tube d’un baromètre.
- (Horlogerie) Plaque de métal qui couvre en arrière le mouvement de certaines montres.
- Parmi les montres qui pendaient à la devanture de M. Goulden, il s’en trouvait une toute petite, quelque chose de tout à fait joli, la cuvette en argent, rayée de petits cercles qui la faisaient reluire comme une étoile. — (Erckmann-Chatrian, Histoire d’un conscrit de 1813, J. Hetzel, 1864)
- Forme concave, creusée ou déprimée.
- Pour faire une cressonnière, il faut donc organiser l’irrigation régulière d'une cuvette où le cresson, constamment baigné d’eau renouvelée, pourra pousser : les praticiens appellent cette cuvette une fosse, […]. — (Cultivez le cresson de fontaine : la santé du corps, dans Almanach de l'Agriculteur français - 1932, page 28, éditions La Terre nationale)
- (Par analogie) (Géographie) Configuration de terrain en forme d’entonnoir.
- […] la multitude de tourbières et d’étangs, qui parsèment ce plateau à hydrographie indécise, représente autant de cuvettes d’origine glaciaire donnant à cette région l’aspect triste et désolé d’un paysage finlandais. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 17)
- Le conflit en Indochine s’était éteint pratiquement le 8 mai de la même année, dans le grand silence de la cuvette de Dien Bien Phu […]. — (Bachaga Boualam, Les Harkis au service de la France, France-Empire, 1963, page 21)
- (Chimie) Petit tube de section carrée utilisé pour l'analyse d’échantillons par spectroscopie.
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ablette
?- (Ichtyologie) Espèce de petit poisson osseux d'eau douce, de la famille des cyprinidés, souvent argenté et comestible pour l’homme.
- Les poissons qu'on trouve dans la Charente sont la tanche, la truite, l’anguille, la plie, le barbeau, le chabot, l’âton, le dard, la brème, le goujon, l’ablette et l’écrevisse. Ceux qui remontent de la mer sont la lamproie, le meuil, qui s'arrêtent le plus ordinairement à Jarnac; la gathe, et rarement l’alose. — (J.-P. Quénot, Statistique du département de la Charente, Paris : chez Deterville & Angoulème : chez Trémeau & Cie & chez J. Broquisse, 1818, page 6)
- Nous eûmes bientôt dépassé Cacin, où nous traversâmes à gué un joli torrent de quelques pouces de profondeur, dont les eaux claires papillotaient sur le sable comme des ventres d’ablettes, et se précipitaient comme une avalanche de paillettes d’argent sur le penchant rapide de la montagne. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- L’imitation de la perle se fabrique avec les écailles de l’ablette, pilées et réduites en une sorte de bouillie qu’un ouvrier tourne et retourne sans trêve. — (Joris-Karl Huysmans, Marthe, histoire d’une fille, 1877)
- Les poissons commençaient à sortir. Ils arrivaient dans « la poêle », un petit réservoir peu profond et barré à son extrémité par un grillage assez fin. Les premiers qui vinrent furent les ablettes ; elles arrivaient vivement par bandes nombreuses et puis, une fois dans cette eau déjà trouble de la poêle, elles semblaient reconnaître qu’elles avaient pris un faux chemin et s’efforçaient de remonter par le bondon. Mais le courant, trop fort, les ramenait et elles se mettaient à circuler éperdument. Après elles, vinrent les gardons, puis les brèmes. — (Ernest Pérochon, Nêne, 1920)
- L’essence d’orient qui servait à fabriquer de la fausse nacre et des fausses perles, était extraite des écailles des Ablettes. Il en fallait environ 40 kg pour extraire un quart de litre d’essence ! — (Site du Strasbourg Université Plongée)
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moyette
?- (Agriculture) (Régionalisme) (Normandie) Petite meule de blé ou de seigle.
- Dans les étés excessivement pluvieux de 1828 et 1829, je me suis très bien trouvé de l’adoption d’une méthode usitée dans quelques cantons de la Normandie, et qui consiste à mettre le blé, après le faucillage, en meulons ou moyettes, qui se font de la manière suivante : on place sur un endroit sec et élevé des champs une javelle, que l’on replie sur elle-même vers le milieu de la longueur de la paille, en sorte que les épis ne posent pas à terre, mais viennent s'appuyer sur l’extrémité opposée de la javelle. (Calendrier du bon cultivateur,ou Manuel de l’agriculteur praticien -1830)
- Pour établir une moyette, on pose d'abord à terre une javelle, dans un lieu élevé du billon ; on replie cette javelle sur elle-même, en soulevant les épis d’une main que l’on passe par dessous, pendant que l’on appuie l’autre bras sur le milieu de la javelle, et l’on ramène ainsi les épis sur l’extrémité opposée de la javelle ; [...]. — (Christophe Mathieu de Dombasle, Moisson dans les saisons pluvieuses, in Le Cultivateur, journal des progrès agricoles, juillet 1830, page 8)
- Ah ! la moyette, c’est encore elle, dans cette saison assurément, qui a sauvé notre récolte ! Sans la moyette, qu’aurions-nous fait par ces temps exceptionnellement humides ? Tout aurait germé, ou à peu près ! — (E. Cassé, Sur l’ensilage, in Journal de l’agriculture, année 1882, tome IV : octobre à décembre, page 138)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.