Dictionnaire des rimes
Les rimes en : malhabile
Que signifie "malhabile" ?
Afficher la définitionMasquer la définitionwiktionary.org
- Qui manque d’habileté.
- C'est sur-tout depuis quelque temps que j'ai été constamment appellé auprès des femmes mutilées par des accoucheurs et des matrônes mal-habiles que le nombre de ces victimes s'accroît tous les jours ; […] — (Citoyen Tap, Observations sur les accouchemens précipités dans lesquelles on démontre les dangers auxquels les femmes sont exposées par l'ignorance des accoucheurs et des sages-femmes, etc., Paris : chez Gueffier, vendémiaire an V, page 6)
- Ses doigts malhabiles, enflés par la goutte, lui obéissaient très mal. — (Ivan Tourgueniev, L’Exécution de Troppmann, avril 1870, traduction française de Isaac Pavlovsky, publiée dans ses Souvenirs sur Tourguéneff, Savine, 1887)
- Moussa et Youssef ont fait entrer des chars dans leur dessin de bonshommes malhabiles. — (Sorj Chalandon, Bourreaux d’enfants, Le Canard Enchaîné, 21 juin 2017, page 7)
- Il y a cinq ans, j’ai passé une nuit malhabile avec un étudiant qui m’écrivait depuis un an et avait voulu me rencontrer. — (Annie Ernaux, Le jeune homme, Gallimard, 2022, page 11)
Mots qui riment avec "il"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "malhabile".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : il , ils , ille , illes , ill , ile , iles , yle , yles , ylle et ylles .
-
idylle
?- Petit poème à sujet pastoral ou amoureux.
- Oh ! les chastes églogues ! Oh ! les idylles chantées par les poètes ! Oh ! les paysanneries enrubannées et naïves qui défilent, conduites par la muse de Mme Deshoulières, au son des flageolets et des tambourins ! — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- Dans un souvenir pastoral, les vers d'une triste idylle écrite par La Fontaine flottèrent devant sa mémoire rêveuse. — (Pierre Louÿs, Les aventures du roi Pausole, 1901)
- (Sens figuré)
- Liaison romantique, aventure amoureuse qui ne reste pas toujours chaste.
- Devant ce réveil navré de Paris, elle se trouvait prise d'un attendrissement de jeune fille, d'un besoin de campagne, d'idylle, de quelque chose de doux et de blanc. - Oh ! vous ne savez pas ? dit-elle en revenant à Steiner, vous allez me mener au bois de Boulogne, et nous boirons du lait. — (Zola, Nana, 1880)
- Moi qui connais bien Hélène, je n'ai guère été étonné de la voir entamer une idylle avec un homme jeune, de vingt ans son cadet. Elle est ce qu'on appelle aujourd'hui une cougar. — (François Robin, Landerneau revivra : Une ville en campagne, L'Harmattan, 2013, p.210)
- Amour naïf et tendre vécu affectivement par deux êtres dans la fraîcheur d'un sentiment idéalisé. Relation rêvée dans un climat idéal.
- Partie de la trop aimable idylle florianesque, son histoire d'amour peu à peu s'était assombrie jusqu'à prendre les couleurs arrières du roman flaubertien, qui dit l'universelle maldonne. — (Philippe Berthier, Figures du fantasme: un parcours dix-neuviémiste, Presses Universitaires du Mirail, 1992, p.164)
-
mantille
?- Fichu de soie ou de dentelle dont les Espagnoles se couvrent la tête et les épaules.
- Je trouvai deux jeunes demoiselles de seize à dix-huit ans, commodément établies sur des chaises, et s’éventant de l’air du monde le plus dégagé. Toutes les deux étaient fort jolies, et à leurs robes de soie noire fort propres, à leurs souliers de satin et à leurs mantilles garnies de dentelles, je jugeai qu’elles devaient être les filles de quelque bourgeois aisé. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, réédition Éditions Complexe, 1989, pages 72-73)
- La mantille espagnole est donc une vérité ; j’avais pensé qu’elle n’existait plus que dans les romances de M. Crevel de Charlemagne : elle est en dentelles noires ou blanches, plus habituellement noires, et se pose à l’arrière de la tête sur le haut du peigne ; quelques fleurs placées sur les tempes complètent cette coiffure qui est la plus charmante qui se puisse imaginer. Avec une mantille, il faut qu’une femme soit laide comme les trois vertus théologales pour ne pas paraître jolie ; malheureusement, c’est la seule partie du costume espagnol que l’on ait conservée : le reste est à la française. — (Théophile Gautier, Voyage en Espagne, Charpentier, 1859)
- La femme du Maltais est toujours simple, modeste et jolie. On la reconnaît à sa tenue discrète, et surtout à une sorte de mantille particulière, noire et raide comme une capote de cabriolet. — (Eugène Blairat, Tunis : Impressions de voyages, Paris : Librairie Ch. Delagrave, 1891)
- Padre Pugnaccio, le crâne hors du capuce, montait les escaliers du dôme Saint-Pierre, entre deux dévotes enveloppées de mantilles. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Autrefois Anny emportait dans tous ses bagages une immense valise pleine de châles, de turbans, de mantilles, de masques japonais, d’images d’Épinal. — (Jean-Paul Sartre, La Nausée, 1938)
- Diverses imitations de cette pièce de toilette.
- Une mantille garnie de velours, de dentelle.
-
godille
?- Aviron placé à l’arrière d’un canot, d’une embarcation légère et qui les fait avancer par un mouvement spécial.
- Une godille fut installée, qui permettait de gouverner l’appareil. — (Jules Verne, Les Enfants du capitaine Grant, 1846)
- Un jour, en bateau, voulant manier la godille à grand renflement de biceps, il tombait dans la Loire ; une autre fois, qu’il caracolait à la portière du landau, sa bête le serrait si durement contre la roue, qu’on était obligé de le garder et cataplasmer à la chambre plusieurs jours. — (Alphonse Daudet, L’immortel, 1888)
- Il était rouge d’avoir couru et il haletait tandis que le vieux François poussait lentement son bachot à la godille. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 28)
- (Ski alpin) Technique de descente en ski, consistant à enchaîner des virages courts et serrés.
- Mouvement de base en natation synchronisée.
- Petit instrument de pêche en eau douce permettant d’animer un leurre recouvrant un hameçon.
-
titille
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe titiller.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif du verbe titiller.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif du verbe titiller.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif du verbe titiller.
- Deuxième personne du singulier du présent de l’impératif du verbe titiller.
-
affouille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe affouiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe affouiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe affouiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe affouiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe affouiller.
-
puéril
?- Qui appartient à l’enfance.
- Âge puéril.
- L’instruction puérile.
- « La Civilité puérile et honnête » est le titre d’un vieux livre fait pour apprendre la civilité aux enfants.
- Montréal n’a pas changé. Mais après Londres, la ville te semble rajeunie. Puérile, inachevée. — (Anaïs Barbeau-Lavalette, La Femme qui fuit, éditions Marchand de feuilles, Montréal, 2015, page 263)
- (Par extension) Frivole et qui conviendrait à un enfant, soit dans le raisonnement, soit dans les actions.
- Je sens les chaînes des passions se désappesantir, les vues de l’éternité devenir plus consolantes de jour en jour, et les petites tracasseries de la vie humaine me paraissent tous les jours plus puériles. — (Pierre André Sayous, Le dix-huitième siècle à l’étranger, tome second, 1861)
- Je concevrais, dit-elle un soir après avoir longtemps cravaché les chevaux de ses plaisanteries, que les princes et les gens riches prissent à cœur l’hippiatrique ; mais pour faire le bien du pays, et non pour les satisfactions puériles d’un amour-propre de joueur. — (Honoré de Balzac, Béatrix, 1838-1844, troisième partie)
-
facile
?- Qui se fait sans peine.
- Calcul facile.
- Opération facile.
- Il n’y a rien de si facile.
- C’est une chose facile.
- (Par extension) Qui est aisé à faire.
- C’est un homme qui n’est pas facile à contenter.
- Cet auteur n’est pas facile à comprendre, n’est pas facile.
- Ce passage, cette phrase est facile à traduire.
- (En particulier) Qui est aisé à aborder et à converser.
- Cet homme est de facile accès.
- (En particulier) Qualifie un travail qui coûte peu, qui se fait vite et bien.
- (Beaux-arts) Qui ne sent pas la gêne, qui paraît fait sans peine, sans effort.
- Un style naturel et facile.
- Des vers faciles.
- Une élocution facile.
- Des mouvements faciles et gracieux.
- La musique de ce compositeur est facile.
- Qui exécute sans peine.
- Un esprit facile.
- Un génie facile.
- Une plume facile.
- Un crayon, un pinceau, un ciseau facile.
- (Rare) (Péjoratif) Dont on voit qu'aucun effort ne fut fait pour le faire.
- Surtout, cette irruption de l’argent facile, avec la spéculation, et l’apparition de nouveaux riches, avait contribué à bousculer l’ordonnancement social : ainsi, était-ce la fille d'un commissaire aux vivres, une bourgeoise, une financière enrichie, la « Poisson », qui devint la favorite de Louis XV […]. — (Marc Ferro, Histoire de France, éd. Odile Jacob, 2003)
- Une basse littérature facile.
- Qui se plie sans peine aux circonstances, qui se prête aisément à ce que l’on attend de lui.
- Un caractère facile.
- Un homme facile à vivre, d’une humeur traitable et facile, d’un commerce facile.
- être d’un naturel doux et facile.
- (En particulier) (Péjoratif) Dont on peut faire tout ce qu’on veut.
- C’est un homme trop facile.
- Il s’est montré bien facile envers lui.
- Je ne l’aurais pas cru si facile.
- (En particulier) (Péjoratif) (Vieilli) Qualifiait une femme, une jeune fille, qui se laissait séduire aisément.
- C’est une femme facile et qui a déjà eu plusieurs intrigues.
- (Par extension) Peu sévère, peu contraignant, relâché, en parlant des choses.
- Avoir une conscience facile.
- Avoir des mœurs faciles.
-
ramille
?- (Au singulier) Ensemble des petites branches d’un arbre.
- La ramille d’un buisson touffu.
- Ramification du rameau, petite branche, brindille.
- Beaucoup de plantes et d’arbres inconnus dont pourtant j’aurais voulu savoir le nom. De chacun d’eux je cueille une ramille pour me les faire nommer, au déjeuner. — (André Gide, La porte étroite, 1909, Le Livre de Poche, page 154)
- Malgré les soleillées qui précisaient les dessins délicats des ramilles s’enchevêtrant, la forêt de la Côte, dominant le village, restait maussade et grise. — (Louis Pergaud, « Le Retour », dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- La poche droite contient des ramilles de ce calcaire rosâtre que ses parents nomment, Dieu sait pourquoi, lithotamnium, quand il est si simple de l’appeler corail. « Mais ce n’est pas du corail, Bel-Gazou. » Pas du corail ? Et qu’en savent-ils, ces malheureux ? — (Colette, La noisette creuse, dans La maison de Claudine, Hachette, 1922, réédition Livre de Poche, page 157)
- Je sentis sous ma paume, à travers le tapis de ramilles de pin, quelque chose de dur qui n’était pas une pierre. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 10)
-
charmille
?- Allée plantée de charmes très rapprochés les uns des autres et souvent taillés en forme de berceaux.
- Planter une charmille. Se promener dans une charmille.
- Il était minuit ; le souper était préparé dans une charmante salle, formée par des murs de charmille de douze ou quinze pieds de hauteur. Pour mettre le souper à l’abri de la rosée du soir, s’il en survenait, ces murs de verdure supportaient une tente à larges bandes rouge et blanc. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- La voiture passa devant la grande porte de la cour de la ferme, continua son chemin le long d’une épaisse charmille et s’arrêta en face d’un petit porche de bois rustique. — (Eugène Sue, Les Mystères de Paris, 1843)
- Dès sa première jeunesse Tonsard faisait des journées pour le jardinier du château, car il n’avait pas son pareil pour tailler les arbres d’allée, les charmilles, les haies, les marronniers de l’Inde. — (Honoré de Balzac, Les Paysans, 1845, première partie, chapitre troisième)
- (Par extension) Toute allée couverte constituée avec des plantes.
- Dans cet espace, on avait semé du gravier et le lierre grimpait au mur. Il y avait même une tonnelle, une table et des chaises de jardin. [...]— C’est là que je fais des pauses quand j’en ai marre de tripatouiller les moteurs... C’est ma charmille... — (Patrick Modiano, Villa triste, 1975)
- (Vieilli) (Désuet) Plant de jeune charme.
-
éolipile
?- (Physique) Appareil permettant de montrer la force motrice de la vapeur d’eau.
- Par ailleurs, à la même époque fut inventé l’éolipile par Héron d’Alexandrie : c’est un cylindre contenant de l’eau chauffée par un foyer ; l’échappement de la vapeur fait tourner le cylindre sur lui-même. — (Jacques Neirynck, La grande illusion de la technique: Manifeste pour un développement durable, 2006)
-
slavophile
?- Qui aime les Slaves, les civilisations slaves.
- Il est plus slavophile qu’anglophile.
- (Histoire, Politique) Relatif au slavophilisme ou à la slavophilie, doctrine russe née au début du XIXe siècle, qui prône une voie propre à la Russie par rapport au reste du monde.
- Ce qui justifie pour Solov’ev le rôle de la Russie, ce n’est pas uniquement la grandeur de la Russie elle-même, c’est sa mission universelle : la clé de son slavophilisme, c’est l’aptitude à une fonction universelle, et c’est parce que, croit-il, la Russie est la seule force capable aujourd’hui de jouer ce rôle qu’il a fait sien l’idéal slavophile qui prétend concilier patriotisme et universalisme. — (François Rouleau, « Solov’ev, slavophile ou occidentaliste ? »)
-
docile
?- Qui a de la disposition à se laisser conduire et diriger.
- Il y avait bien un peu de négligence, chez eux, à son égard. Ils étaient moins empressés à le servir, moins dociles, désobéissant souvent à ses ordres, …. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- Le duc d’Orléans était leur garant, leur pavillon, leur espoir. Ils le savaient futile, versatile, influençable, […], docile à toutes les flagorneries, aussi dépourvu de sens critique que de sens pratique, joueur, débauché, dépensier, […] — (Auguste Bailly, Mazarin, Fayard, 1935, p.104)
- Ils gèrent leur domaine en exploitation semi-directe, par l'intermédiaire d'un régisseur qui a la haute main sur les travaux et les ouvriers, le plus souvent des ouvriers employés au mois, "mesadiers" venus de la montagne et plus dociles que les journaliers venus du village voisin. — (Yvette Maurin, « La propriété en Bitterois, au moment de la crise de 1907 », dans Des vignobles et des vins à travers le monde: hommage à Alain Huetz de Lemps, sous la direction de Philippe Roudié, Presses Univ de Bordeaux, 1996, p. 214)
- (Par extension) Se dit aussi, des animaux et même des choses qui se prêtent, qui obéissent.
- […], les bêtes levèrent leur mufle humide et, dociles à l’invite de leur jeune gardien, gravirent le coteau pour reprendre, […], le chemin de terre bordé de haies vives aboutissant au village. — (Louis Pergaud, Un satyre, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ce cheval, ce chien sont des animaux dociles. Un bœuf docile au joug. — L’osier est docile à la main du vannier. Gaël est docile c'est un bon camarade
-
pétouille
?- (Imprimerie, Informatique, Typographie) (Argot) Tache d'encre sur une page typographiée ou sur une image ; petit défaut visible.
- — Tiens, y a une pétouille dans ton jeu, fit observer Samir. C'était une tache blanche. Le même tas de pixels que dans la chambre 777. — (Elvire, Lorris & Marie-Aude Murail, Golem, tome 1 : Magic berber, Éditions Pocket Jeunesse, 2010, chap. 9)
- Amenez-moi autre chose qu'une intuition et une pétouille sur une photo, et nous parlerons peut-être de rouvrir cette enquête. D'ici là, vous êtes tout seul. — (RaeAnne Thayne, Une enquête à hauts risques, traduit de l'américain, 1994, chap. 3 , (en livret avec 2 autres titres), Éditions Harlequin, 2013)
- Au retour des dernières épreuves avant BAT, j'ai vu qu'elle avait encore rétabli des pétouilles que j'avais pourtant annulées lors des premières navettes, mais j'ai quand même donné mon imprimatur pour ne pas passer pour un emmerdeur […]. — (Hugues Serraf, Deuxième mi-temps: Comédie sentimentale, Éditions Intervalles, 2020)
-
gentille
?- (Art) Personnage féminin d’une œuvre de fiction qui incarne le bien, par opposition à la méchante qui fait le mal.
-
boitille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe boitiller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe boitiller.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe boitiller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe boitiller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe boitiller.
-
écoutille
?- (Marine) Sorte de trappe, ouverture carrée ou rectangulaire pratiquée dans le pont d’un navire pour descendre dans l’intérieur[3].
- Les hommes descendaient, bouchaient tour à tour l’écoutille, se laissaient glisser le long de l’échelle de fer et avec eux de l’eau saumâtre dégringolait, se formait en rigole sur le plancher.Il y avait toujours aussi une voix pour crier :— L’écoutille, nom de D… ! — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 83)
- Du bout de son fouet il montra à Léda l’écoutille ouverte que deux soldats, tenant un lourd gourdin, gardaient. — (Max Gallo, Les Romains : Titus ou le martyre des Juifs, 2006)
- (Sens figuré) Oreille.
- Nantes. « Johanna Rolland doit ouvrir ses écoutilles » — (Ouest-France, titre d’article, 10 octobre 2017 → lire en ligne)
-
myrtille
?- (Botanique) Arbrisseau de la famille des airelles.
- Espèce héliophile, le Genêt à balai envahit les cultures abandonnées et — conjointement avec la Callune ou la Myrtille — les clairières des forêts ainsi que les coupes après l'abatage ; […]. — (Gustave Malcuit, Contributions à l’étude phytosociologique des Vosges méridionales saônoises : les associations végétales de la vallée de la Lanterne, thèse de doctorat, Société d’édition du Nord, 1929, p. 127)
- El Mouria, c’est toute la forêt : il en connaît tous les sentiers, à des lieues, les cantons à muguet, les champs de myrtilles, les placers de girolles, de pieds rouges, de charbonniers ; […]. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Cuisine) Fruit de cet arbrisseau qui est une petite baie globuleuse de 6 à 10 mm de diamètre, qui, d’abord verte, devient violette puis bleu noir.
- Devant une bonne choucroûte au jambon, ils oublièrent le pudding de graisse de phoque farci aux myrtilles ! — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928, édition Librairie de l'Œuvre Saint-Charles à Bruges, 1938, page 134)
- Il existe d'autres espèces également comestibles, telles l’airelle rouge, que l'on trouve beaucoup dans le Jura, et l’airelle bleue, à la chair blanche et un peu fade. Les myrtilles sont astringentes, antiseptiques, antisclérotique vasculaire et sont un bon minéralisant. — (Philippe Rivault, La Cuisine des plantes sauvages, ou comment manger à la table de Dieu, Le Courrier du Livre, 2007)
- (Botanique) Airelle à feuilles étroites, bleuet.
-
gerbille
?- (Zoologie) Petit rongeur appartenant à la sous-famille des Gerbilles, se distinguant facilement des souris et des rats par sa queue poilue.
- La gerbille est docile et facile à apprivoiser. — (Manon Tremblay, La gerbille, 2003)
-
coronille
?- (Botanique) Non usuel donné généralement à des plantes du genre Coronilla de la famille des Fabaceae (Fabacées), aux fleurs papilionacées disposées en couronne, dont plusieurs espèces sont cultivées dans les jardins d’agrément. Vers 1990 plusieurs plantes du genre Coronilla on été rangées dans d'autres genres, mais on gardé leur nom usuel de coronille suivi d’une épithète.
- Les couronnes jaune vif de la coronille répondent aux nuances veinées et embaumées du chèvrefeuille étrusque. — (Michel Bernascolle, Les rapegons de Sainte-Victoire, 2006)
- Le papillon de nuit (hétérocère) suivant se nourrit de coronilles :
-
camomille
?- (Botanique) Un certain nombre de plantes à fleurs de la famille des Astéracées à capitules jaunes du genre Chamomilla mais aussi Anthemis, Chamaemelum et Tanacetum.
- Camomille romaine.
- Deux très gros bouquets de roses et de camomilles, cordés comme des fagots, se fanent sur la cheminée, dans les vases de verre bleu, et jusqu’au jardin dilatent le parfum fort et flétri qui suit les enterrements… — (Sidonie-Gabrielle Colette, La Maison de Claudine, Hachette, 1922, coll. Livre de Poche, 1960, page 63)
- Chaque année, la saison des cuc chi (Chrysanthemum indicum), dont le nom vernaculaire est camomille de Chine ou chrysanthème d’Inde, dure deux à trois semaines en novembre et décembre — (« Féérie de camomilles à Hung Yên », lecourrier.vn, 13 décembre 2020)
- (Médecine) (Par ellipse) Infusion de camomille (la plante).
- Prendre de la camomille.
- (Agriculture) Matricaire.
- Propriétés et usages. La matricaire camomille jouit des mêmes propriétés que la camomille romaine (anthemis nobilis), quoiqu’à un plus faible degré. Elle est moins fréquemment employée, mais elle peut fort bien la remplacer. Autrefois même on la préférait généralement à cette dernière. Mais son arome est moins suave et son amertume moins intense; en sorte que les patriciens modernes prescrivent plus fréquemment la camomille romaine. — (Achille Richard, Botanique médicale, ou histoire naturelle et médicale des médicamens, des poisons et des alimens, tirés du règne végétal, volume 1, Bechet, 1823, page 385)
-
asile
?- (Histoire) Privilège d’inviolabilité accordé à certaines personnes et à certains lieux chez les anciens.
- Les athlètes se rendant aux jeux jouissaient chez les grecs du droit d’asile.
- Certains temples servaient d’asile à tous les suppliants.
- (Par extension) Refuge où l’on se met à l’abri des poursuites de la justice, d’une persécution, d’un danger, etc.
- Trouver un asile dans la maison d’un ami.
- Les églises servaient quelquefois d’asile aux criminels.
- Vous souffrez ; vous avez faim et soif ; soyez le bienvenu. Et ne me remerciez pas, ne me dites pas que je vous reçois chez moi. Personne n’est ici chez soi, excepté celui qui a besoin d’un asile. — (Victor Hugo, Les Misérables, I, 2, 3 ; 1862)
- (Sens figuré) Séjour, habitation.
- Cet endroit désolé semblait être l’asile naturel de la misère et du désespoir. — (Honoré de Balzac, Un épisode sous la Terreur, 1831)
- Asile agréable, délicieux, champêtre.
- Tout, dans cet asile, respire l’innocence et la paix.
- L’asile de la vertu, des plaisirs, de la volupté.
- (En particulier) Maison où une personne qui n’a pas de quoi subsister trouve une retraite dans sa mauvaise fortune.
- Il ne savait où donner de la tête, il a trouvé un asile chez un de ses amis.
-
agrile
?- (Entomologie) (Phytopathologie) Genre de petits coléoptères de la famille des buprestes, à reflets métalliques, dont les larves xylophages se nourrissent aux dépens de nombreux arbres et arbustes (chêne, poirier, vigne, etc.), parfois de rhizomes d’autres plantes.
- Cet Agrile, bien différent de toutes les espèces du même genre par son corselet, est étroit, entièrement d’un vert bronzé, avec une très-fine pubescence blanchâtre, principalement en dessous. — (Alcide d'Orbigny, Voyage dans l'Amérique méridionale, tome VI, P. Bertrand, Paris, 1845, page 154)
- Plusieurs insectes (bupreste, agrile et corebus) provoquent le dessèchement de branches entières dans la cime des chênes. — (Éric Sevrin, Les chênes sessile et pédonculé, 1997)
- Pour ce qui est des frênes, il faut agir avant que l’insecte ne redevienne actif. Il faut donc abattre les frênes atteints par l’agrile dès le début du mois d’octobre et avant le 15 mars, période à laquelle l’agrile du frêne est en hibernation. — (Les travaux d’arboriculture en hiver, letoiledulac.com, 28 janvier 2020)
-
famille
?- (Nom collectif) (Désuet) Ensemble formé par les parents, les enfants et les serviteurs d’une maisonnée.
- Jusqu’au XVIIe siècle d’ailleurs, la famille, comme l’indique son étymologie, puisque le mot vient du terme latin famulus, le serviteur, englobe l’ensemble des parents et serviteurs. Et c’est dans ce sens qu’en parle La Fontaine lorsqu’il écrit : « il déjeune très bien, ainsi fait sa famille, chiens, chevaux et valets, tous gens bien endentés. » — (Simone Veil, discours à la Conférence internationale de la famille à l’UNESCO, Paris, 8 janvier 1979, dans Simone Veil, Mes combats, Bayard, 2016, page 383)
- (Nom collectif) (Strictement) Ensemble formé par les parents et leurs enfants.
- La famille, monsieur, existe-t elle ? Je nie la famille dans une société qui, à la mort du père ou de la mère partage les biens et dit à chacun d’aller de son côté. La famille est une association temporaire et fortuite que dissout promptement la mort. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, Paris, 1832)
- Il avait grandi dans le giron de la famille, entouré de la tendresse de tous […] — (Louis Pergaud, Une revanche, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- En outre, l’organisation de la famille française s’est achevée sous l’influence du droit canon et du droit romain qui revêtaient hier encore un aspect d’éternité et qui nous surprennent aujourd’hui par l’imminence de leur déclin. — (Pierre Louÿs, Liberté pour l’amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- Il n’y a point d’amour durable, partant point de bonheur, en dehors de la famille. — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 233.)
- Mal éclairée d’un quinquet nu, la famille veillait autour du poêle triangulaire. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Nom collectif) (Au sens large) Ensemble des personnes ayant des liens de parenté par le sang ou par alliance.
- Un faire-part imprimé, collé sur une vitre, annonçait la mort d’un client. Aucun nom sous le sien. Nulle mention d’ami ni de famille. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- […] je vis toute la famille de mon hôte, une vingtaine de personnes, dont une dizaine d’enfants, qui dormaient, serrés les uns contre les autres, sur des nattes de pandanus. — (Alain Gerbault, À la poursuite du soleil ; tome 1 : De New-York à Tahiti, 1929)
- Dans ma famille, j’ai un oncle et deux cousins.
- (Nom collectif) (Spécialement) Suite des individus nés d’une même souche.
- Rabalan était le dernier représentant d’une famille de sorciers qui, durant plus d’un siècle, régnèrent dans Trélotte. Son arrière-grand-père, son grand-père, son père, tous ses oncles et tous ses cousins avaient été sorciers, et l’on racontait d’eux des choses terribles et merveilleuses. — (Octave Mirbeau, Contes cruels : Rabalan)
- Toutes les personnes qui vivent sous la protection d’un chef.
- Les Corleone sont une des cinq familles mafieuses de la ville de New York.
- La famille de l’ambassadeur désignait les domestiques et officiers qui sont sous ses ordres.
- Groupe, catégorie de choses ou d’êtres partageant des caractères communs.
- Nous faisons tous partie de l'unique famille humaine. — (Jean Proulx, Grandir en humanité, Fides, 2018, page 139)
- Il est classique de diviser les molécules limitant l’œdème en deux familles, les imperméants et les colloïdes. — (Christophe Legendre, La transplantation rénale, 2011)
- (Mathématiques) Collection indexée d’élément(s) d’un ensemble E. Rigoureusement, application d’un ensemble d’indices I dans E, notée formellement
- (
- x
- i
- )
- i
- ∈
- I
- {displaystyle (x_{i})_{iin I}}
- .
- On appelle base d'un espace vectoriel E, toute famille de vecteurs libre et génératrice de E : (définition)
- (En particulier) (Biologie) Taxon qui regroupe les genres qui présentent le plus de similitudes entre eux.
- La Girafe dans son pays natal, broute la sommité des arbres, préférant les plantes de la famille des mimosa qui y abondent […] — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- Les Aroïdées habitent généralement les lieux humides, marécageux, et les bois très-ombragés; elles sont presque toutes âcres, même vésicantes. On distingue dans cette famille le Gouet ou Pied-de-veau (Arum L.), le Calla et l’Acorus. — (J.-P. Lamouroux, Précis de Phytographie ou d'Histoire Naturelle des plantes, Paris, 1828, page 333)
- Dans la nuit du 27 au 28 décembre, le patron du bateau le Saint-André, de Nice, a capturé, au moyen du palangre, quatre moines ou monges, squales de la famille des requins : deux de 3m,50 de long, et deux de 2m,50. — (Revue maritime et coloniale, 1895, volume 124, page 469)
- Dans l’hypothèse de la sinistralité ontogénétique du fossile, celui-ci pourrait être théoriquement classé dans la famille des Cynoglossidae, si sa morphologie tout entière ne s’inscrivait en faux contre pareille proposition : […]. — (Paul Chabanaud, « Étude complémentaire de la morphologie du Téléostéen pleuronectoïde solèiforme Eobuglossus eocenicus », dans le Bulletin de la Société géologique de France, 1941, page 21)
- (Typographie) Ensemble homogène de polices apparentées, de style identique, ne différant que par la largeur, la graisse ou le caractère romain ou italique[1] (information à préciser ou à vérifier).
- Helvetica est une police de la famille des linéales, où l'on retrouve notamment les polices Arial, Univers et Geneva. — (Wikipédia → lire en ligne)
-
brille
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe briller.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe briller.
- Il accepta, tout en nous disant que c’était un « cadeau de Grec » (Timeo Danaos et dona ferentes) et, depuis lors, la Croix lumineuse du Mont-Royal brille intacte chaque nuit, aux yeux reconnaissants de nos concitoyens ! — (Les Cahiers des Dix, n° 22 à 23, 1957, page 32)
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe briller.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe briller.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe briller.
-
subtile
?- Féminin singulier de subtil.
- Rô, qui faisait de la chair des pauvres gens qu’elle surprenait chaque jour, de coutumières ripailles, n’était pas seulement une redoutable ennemie, mais, douée par surcroît d’une subtile intelligence et d’une perversion inexplicable, elle savait tendre aux riverains de la côte, pièges et trébuchets, afin qu’y tombassent les imprudents égarés loin du bourg, les indigentes glaneuses de coquilles revenant de la marée, le bissac rempli de palourdes, sourdons, crabes, pétoncles et autres menues proies que leur dispensait à son reflux l’éternelle nourricière des besogneux pour qui le pain est toujours amer. — (Henri Mériot, Les Belles Légendes de Saintonge, La Découvrance éditions, page 72)
- L’alliance est subtile et laisse place alors à une terrine de foie gras de canard au monbazillac, cuite à basse température, pour conclure sur d’onctueuses notes sucrées et parfumées de baies roses. — (journal Sud-Ouest Mag, 21 août 2021, page 15)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.