Dictionnaire des rimes
Les rimes en : maintenu
Que signifie "maintenu" ?
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- Participe passé masculin singulier de maintenir.
- Cette illusion consiste à croire qu’un mot grec ancien encore employé en grec moderne a paisiblement traversé les siècles sans sortir de l’usage — illusion entretenue, entre autres, par un ouvrage comme le Dictionnaire étymologique de la langue grecque de Chantraine, qui, sous couvert d’«histoire des mots», indique, le plus souvent sans enquête historique véritable, que «le grec moderne a gardé …», alors que, dans de nombreux cas, le mot moderne censé s’être maintenu dans l’usage depuis l’Antiquité n’est rien d’autre qu’un «emprunt fait au grec ancien au XVIIIe ou au XIXe siècle». — (Jean Lallot, Vessies et lanternes dans l’histoire du vocabulaire grammatical grec, contribution à un ouvrage collectif dirigé par Louis Basset, Frédérique Biville, Bernard Colombat, Pierre Swiggers et Alfons Wouters, Bilinguisme et terminologie grammaticale gréco-latine, 2007)
Mots qui riment avec "u"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "maintenu".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : u , us , ut , uts , ûs , ût , ûts , ue et ues .
-
impromptu
?- Sur-le-champ ; sans avoir été prémédité ou préparé.
- Agressif ou flatteur, impromptu ou acharné, le dragueur égrène tout au long de son infructueuse quête sa concupiscente litanie. — (Djamila Saadi-Mokrane, « Petit lexique du dragueur algérois », dans La virilité en islam, sous la direction de Nadia Tazi et Fethi Benslama, Éditions de l'Aube & Intersignes, 1998, réédition de poche : Éditions de l'Aube, 2004, page 261)
- Il ne s'agit plus de mener une grande guerre terrestre en Europe, mais de conduire des opérations impromptues (contingency) dans un ensemble interarmées et interalliés, par tous les temps, en frappant simultanément dans toute la profondeur du champ de bataille, en utilisant tous les moyens pour écraser l'ennemi rapidement et avec le minimum de pertes. — (Défense nationale, n° 5-9, Paris, 1964, page 162)
-
codétenu
?- Celui qui subit avec d’autres une peine d’emprisonnement.
- S'ils veulent communiquer avec leurs codétenus, ils doivent les libérer des figures dans lesquelles ils les ont enfermés. Parce qu'ils doivent vivre et entrer personnellement en relation avec leurs codétenus, ils ont aussi besoin de croire en la possibilité d'une singularité. — (Léonore Le Caisne, « Mecs biens » et « sales types », chap. 4 de Prison: Une ethnologue en centrale, éditions Odile Jacob, 2000)
- Cet événement extrêmement grave n’a trouvé que pour seul réponse un examen sommaire par un psychiatre avant d’être placé dans une cellule avec un codétenu lui-même atteint de troubles psychiatriques très graves. — (Louis Yarroudh-Feurion, La Santé en détention au regard du droit européen: Milieu carcéral en France et exigences européennes, 2017)
- Il gueule du matin au soir et, quand il a commencé à tout casser dans sa cellule sous les regards horrifiés de ses deux codétenus qui voyaient déjà leur tour arriver, il a été placé à l’isolement. — (Jacques Expert, Sauvez-moi, Sonatine Éditions, 2018, chapitre 63)
-
incongru
?- Qui n’est convenable ni aux personnes, ni aux circonstances.
- Vous ne vous fâcherez pas si je vous demande quelque chose d'incongru ? — (Georges Simenon, Le Blanc à lunettes, chapitre III, Gallimard, 1937)
- Confier sa vie n’est pas livrer son âme, et si j’aime Manuela comme une sœur, je ne peux partager avec elle ce qui tisse le peu de sens et d’émoi que mon existence incongrue dérobe à l’univers. — (Muriel Barbery, L’élégance du hérisson, 2006, collection Folio, page 282)
- Je suis conscient qu’en ces jours de crise, toute expression d’admiration de l’esprit américain peut paraître incongrue. — (Antoine Robitaille, Du bon usage de l’Histoire, Le Journal de Québec, 14 janvier 2021)
- Réponse incongrue.
- Démarche incongrue.
- (Sens figuré) Pour une personne, manquer de bienséance, de savoir-vivre.
- J’observai une mouche incongrue qui avait échappé aux désinfections périodiques — (Philippe Curval, L’Homme à rebours, 1974)
- Afin d’amuser la gal’rie Je crache des gauloiseries Des pleines bouches de mots crus Tout à fait incongrus — (Georges Brassens, Le Pornographe)
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accrue
?- Accroissement.
- Accrue de bois, augmentation de l’étendue d’un bois, qui se fait naturellement, sans qu’on ait planté ni semé.
- Toutes accrues [terres envahies par les bois voisins] sont reputées vaines pastures.
- L’accrue n’est acquise au propriétaire du bois contigu, qu’après trente ans de silence de la part du propriétaire voisin parce qu’une aussi longue inaction est assimilée à un abandon du terrain et à une reconnaissance de la propriété d’autrui. — (Jean Baptiste Joseph Pailliet, Manuel de droit civil commercial & criminel: Volume 1, 1855)
- Augmentation que reçoit un terrain par la retraite insensible des eaux ou par atterrissement.
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cunnilinctus
?- (Sexualité) Excitation buccale des organes génitaux féminins.
- L’action, le geste lui-même, l’hommage buccal au sexe de la femme est le cunnilinctus (authentifié par Krafft-Ebing, Moll, George Legman, etc), terme correct formé d’après linctus (léchage) que l’on trouve, par exemple, dans Pline l’ancien. — (Gérard Zwang, Éloge du con, 2001)
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couru
?- Fréquenté.
- Curiosité locale (une de plus) : chaque année, le syndicat intercommunal de Valberg règle de belles ardoises au restaurant Le Chalet Suisse, et invite une ribambelle de journalistes locaux et nationaux se passionnant visiblement pour le secteur. Et qui sont les proprios de cette table très courue ? — (Christophe Nobili, « La moralisation politique trouve un cador dans le Midi », Le Canard Enchaîné, 23 août 2017, page 4)
- Ce spectacle est fort couru.
- (Par extension) Recherché.
- Un prédicateur fort couru.
- Certain.
- – Il ne peut plus y avoir de surprise ?– Non : les carottes sont cuites, comme on dit.– Après la déposition de mon gendre, c'était couru.– Couru... couru... On ne sait jamais. — (François Mauriac, Thérèse Desqueyroux, Grasset, 1927)
- L’une était plus belle que l’autre et c’était celle à qui aussitôt plaisait Bénédict. C’était couru, c’était déjà comme ça dans la petite ville où ils s’étaient ébattus, en marge de d’hôpital. — (Pierre Drieu la Rochelle, Gilles, Gallimard, Paris, 1939)
- Je devinais le coup… Manola allait descendre l’escalier dans un bel uniforme d’officier de marine… C’était couru… — (Jo Barnais [Georges Auguste Charles Guibourg, dit Georgius], Mort aux ténors, chapitre I, Série noire, Gallimard, 1956, page 12)
- L’Allemagne, réduite à elle-même. Le Rhin est traversé, c’était couru. — (Marguerite Duras, La Douleur, P.O.L., 1985, page 14)
-
dévêtue
?- Participe passé féminin singulier de dévêtir.
-
fourchue
?- Féminin singulier de fourchu.
-
concourue
?- Participe passé féminin singulier du verbe concourir.
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descendue
?- Participe passé féminin singulier de descendre.
- Qu’un inconnu se présentât, les chiens s’imaginaient tous trois que le quidam en voulait à leur nourriture, laquelle ne leur était descendue que le matin, au réveil d’Abramko. — (Honoré de Balzac, Le Cousin Pons, 1847)
-
écu
?- (Armement) Bouclier que portaient autrefois les chevaliers.
- […] le chevalier se couvrit la tête de son casque, passa son écu au bras gauche, sauta sur le rivage, tira son cheval après lui, s’élança en selle […] — (Alexandre Dumas, Othon l’archer, 1839)
- (Par extension) Armoiries, puisque celles-ci ornaient les boucliers des chevaliers.
- Son écu est parti, coupé, tranché, écartelé. L’écu de France.
- Moi, Henri II de Bourbon, prince de Condé, bien que je sois de la famille royale, bien que mon écu porte les trois fleurs de lys, je ratifie le choix qui vient d’être fait, et salue M. le duc d’Angoulême pour notre roi légitime. — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Par extension) (Numismatique) Monnaie d’or ou d’argent frappée aux armes du souverain qui l’émettait.
- D’ailleurs il ne pense pas à Modeste, cet écu de cent sous fait homme ! — (Honoré de Balzac, Modeste Mignon, 1844)
- À propos, continua le roi, n’était-ce pas dix mille écus que vous deviez toucher de M. de Guise au cas où vous tueriez l’amiral ? — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre III)
- L’argent ! ce mot retentissait à mes oreilles, toutes les minutes. Je n’entendais jamais que le tintement de ce mot qui, à la fin, avait pris comme une sonorité d’écus remués. — (Octave Mirbeau, Lettres de ma chaumière : La Tête coupée, A. Laurent, 1886)
- « Je t’envoie également cent écus romains pour le plaisir des doigts. La frappe est infiniment plus belle que celle des écus français. » — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, pages 260-261)
- (Désuet) Ancienne monnaie de compte populaire.
- À la foire, les Quarréens calculent encore par pistole (monnaie de compte de dix fr.) et par louis de vingt-quatre francs. L’écu de six francs et le demi-écu ont disparu : ils appartenaient au système duodécimal ; le louis de 24, du même système, devrait disparaître aussi. — (Abbé Guignot, Essai sur Quarré-les-Tombes ; ses sarcophages mérovingiens et sa station préhistorique, impr. Bousrez, Tours, 1895, page 41)
- (Désuet) Appellation populaire des pièces de cinq francs frappées jusqu'en 1878.
- — Vous avez raison, dit Marsillat, et je suis bien fâché de n’avoir que cinq francs à joindre à votre aumône. Halte-là, Mylord, ajouta-t-il après avoir déposé son écu dans la main de la petite paysanne, et en voyant que sir Arthur se fouillait à son tour. Vous n’avez parié que cinq sous, et vous ne devez pas mettre davantage à l’offrande. — (George Sand, Jeanne, 1844)
- Je reçois de nombreuses piécettes d’argent et quelques beaux écus de cinq francs. Je m’empresse quelques jours plus tard de les porter à la Caisse d'épargne. — (Édouard Bled, « Mes écoles », Robert Laffont, 1977, page 73)
- (Sens figuré) Marque quelconque en forme de blason.
- Une indéniable sérénité se reflétait sur ses traits. Peut-être était-ce l’apaisante influence du cigare dont la bague rouge, ornée d’un somptueux écu gaufré d’or, indiquait sans discrétion le prix. — (Francis Carco, Messieurs les vrais de vrai, Les Éditions de France, Paris, 1927)
- (Sens figuré) (Au pluriel) Richesse.
- Avoir des écus.
- Format français de papier défini par l'AFNOR avec les dimensions suivantes : 40 × 52 cm.
- (Comptes) Acronyme de l’anglais European Currency Unit (Unité de Compte Européenne ou UCE, en français) et qui servit de référence monétaire avant l’introduction de l’euro. Son symbole est ₠ (Unicode U+20A0), son code ISO 4217 ECU.
-
farfelu
?- Qui a un comportement bizarre.
- Qui est issu d’un raisonnement bizarre.
- Quant à l’origine de ces statues, elle est restée mystérieuse et a donné lieu aux interprétations les plus variées et parfois les plus farfelues. — (Les grands navigateurs, page 105, Alain Bombard, 1998)
- La « grande bouffe » n'était ni la première, ni la dernière opération farfelue ayant pour cadre le sommet du mont Blanc. Le 17 janvier 1982, le cascadeur Michel Chirouze fait déposer au sommet une voiture par un hélicoptère venu de Berne et passé par le versant italien. — (François Labande, Sauver la montagne, Editions Olizane, 2004, page 29)
- Même de notre côté de la frontière, on trouve d’ardents défenseurs des théories farfelues diffusées par le président défait. — (Marie-Ève Doyon, « La secte », Le journal de Montréal, 11 novembre 2020)
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convaincu
?- Intimement persuadé.
- Je suis convaincu par tes arguments.
- Parler d’un ton convaincu : Parler avec un ton qui marque la conviction.
- Convaincant, qui marque la conviction.
- Logeur, manager, élève d’Utrillo, M.G. cumulait ces fonctions de l’air le plus cérémonieux et le plus convaincu du monde. — (Francis Carco, Utrillo, dans Pages choisies, Albin Michel, 1935, page 106)
- Fervent.
- Homme intelligent et sympathique, d’un commerce agréable, musulman convaincu mais tolérant, c'est un des rares Marocains qui ont tiré un profit réel de leur séjour en Europe. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 96)
- Reconnu coupable.
- La loi de Lynch était fréquemment appliquée ; un homme convaincu de meurtre ou de vol pouvait se voir arrêter, juger, et… pendre, en moins d’un quart d’heure, pour peu qu’un comité de vigilance énergique s'emparât de lui. — (Paul de Rousiers, La Vie américaine. Ranches, fermes et usines, 1899, pages 224-225)
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crépue
?- Féminin singulier de crépu.
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altocumulus
?- (Météorologie) Nuage de l’étage moyen, qui apparaît à une altitude comprise entre 2 000 et 6 000 m.
- Plus haut, entre 2 000 et 6 000 mètres d’altitude, on trouve l’altocumulus ou l’altostratus. — (Jean-Pierre Chalon, Combien pèse un nuage ?, 2003)
-
aperçue
?- Participe passé féminin singulier de apercevoir.
- L’art apparaît comme une pénétration de l’objectivité qui s’applique à la donnée aperçue pour la décorporaliser. — (Revue d’esthétique, 1955, volume 8, page 65)
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cosinus
?- (Géométrie) Rapport, dans un triangle rectangle, de la longueur du côté adjacent à l’angle considéré par la longueur de l’hypoténuse.
- Si dans un triangle rectangle on abaisse une perpendiculaire du sommet de l'angle droit sur l’hypoténuse, le rapport d'un segment d’hypoténuse à la longueur de l’hypoténuse est égal au carré du cosinus de l'angle adjacent au segment. — (L'Enseignement mathématique, 1923, vol. 23-24, page 108)
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but
?- (Linguistique) Code ISO 639-3 du bungain.
-
fourbue
?- Féminin singulier de fourbu.
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humus
?- (Jardinage) Terre végétale.
- Les jours filent clairs parmi le friselis des feuilles, le froufroutement des brises, les odeurs âpres des humus, le parfum des sèves, entouré d’oiseaux et d’abeilles. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- (Pédologie) Couche supérieure du sol créée, entretenue et modifiée par la décomposition de la matière organique, principalement par l'action combinée des animaux, des bactéries et des champignons du sol.
- À la rigueur on peut voir des liens entre une plante herbacée et un arbre de la forêt. Il est possible que l’humus produit par les feuilles de Conifères conviennent à ces plantes, mais l’inverse est insoutenable. — (Henri Gaussen, Géographie des Plantes, Armand Colin, 1933, page 121)
- En 1840 enfin, von Liebig publie La chimie dans ses rapports avec l’agronomie, livre dans lequel il montre que les plantes ne se nourrissent pas d’humus, mais de solutions minérales et que l’humus est un produit transitoire entre les matières organiques végétales et les sels minéraux, seuls aliments des plantes. — (Aubert, G. & Boulaine, J. (1980). Chapitre premier. La notion de sol. Dans : Georges Aubert éd., La pédologie (pp. 5-20). Paris cedex 14: Presses Universitaires de France.)
- La podzolisation est essentiellement un processus d’altération chimique intense des éléments silicatés, se produisant sous l’action de cet humus brut et libérant des sesquioxydes. — (Philippe Duchaufour, Précis de pédologie, p. 286, Masson, 1965)
- Ces gens qui pendant des siècles ont remué la terre et collaboré avec les saisons ont disparu aussi complètement que le bétail qu’ils menaient paître et que les feuilles mortes dont ils faisaient de l’humus. — (Marguerite Yourcenar, Archives du Nord, Gallimard, 1977, page 165)
- Dans cette terre riche en humus et en azote et qui n'avait pas vu le soleil depuis six ans, c'était bien le diable si l'orge ne faisait pas merveille. — (Claude Michelet, L'appel des engoulevents: Des grives aux loups, Éditions Robert Laffont, 1990, chapitre 2)
- L’humus qui, lié aux argiles, contribue à la qualité de la structure des sols et à leur fertilité, résulte de la transformation de la matière organique. C’est un produit composite, chimiquement mal défini, et les détails de sa formation sont encore imparfaitement connus. — (Pierre Davet, Vie microbienne du sol et production végétale, Éditions Quae, 1996, page 143)
- Le parcours n’avait guère d’intérêt, hormis pour ceux qui s’intéresseraient au processus de transformation des feuilles mortes en humus – ce qui avait été mon cas par le passé, il y a maintenant plus de vingt ans, j’avais même effectué différents calculs sur la quantité d’humus produite en fonction de la densité de la couverture forestière. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 283)
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cru
?- (Cuisine) Qui n’est pas cuit.
- Dans Mythologiques , Claude Lévi-Strauss écrit que cuire un aliment, c’est couper court au processus naturel qui fait qu’à terme un aliment cru (un légume, un fruit, un morceau de viande) devient une chose pourrie. — (Françoise Vergès, « À vos mangues ! », traduction de Dominique Malaquais, dans Politique africaine, 2005/4, n° 100, page 320)
- (Par extension) (Vieilli) Très indigeste.
- Ce fruit est bien cru pour l’estomac.
- Qui ne cuit pas les légumes, qui ne dissout pas le savon, en parlant d’une eau.
- Qui n’a pas subi de transformation.
- Cuir, chanvre cru.
- Métal cru : Celui qui est tel que sorti de la mine.
- Une lumière crue tombait des néons, éclaboussait les murs de béton brut […] — (Pierre Bordage, Wang – I. Les portes d’Occident, « J’ai Lu », 1997, page 163)
- (Sens figuré) (Par extension) Désagréable et dit sans aucun ménagement, sans prendre de précaution.
- Une parole bien crue.
- Il lui a fait une réponse très crue.
- Je lui ai dit la vérité toute crue.
- (Sens figuré) (Par extension) Indécent.
- Les termes flatteurs disparaissent dès qu’on passe à la langue populaire, qui n’a pas assez de termes crus pour évoquer le sexe stricto sensu en l’appelant la « tirelire », le trou qui pisse ou, et c’est un moindre mal, la salle des fêtes ! — (Georges Lebouc, Parlez-vous le politiquement correct ?, éditions Racine, 2007, page 23)
- Dans les églises, dans les rues, sur les places publiques, évêques, prêtres et moines, nestoriens et cyrilliens se prennent à partie et s’invectivent en termes crus. La situation devient intenable. — (Frédéric Lenoir, Comment Jésus est devenu Dieu, chapitre 6, Éditions Fayard, 2010)
- (Peinture) Qui ne se marie pas, qui ne se fond pas avec le ton qui l’avoisine, en parlant d’un ton en peinture.
- Qui tranche nettement, en parlant d’une couleur, d’une lumière, d’une ombre…
- (Québec) (Suisse) (Belgique) (Nord de la France) (Savoie) En parlant du temps, froid et humide.
- Il fait cru ce matin.
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issue
?- Sortie, lieu par où l’on sort.
- Lorsqu'il [un énorme floe] s'arc-bouterait d'un côté sur le Cap Hope, de l'autre sur le Cap Tobin, toute issue serait fermée ; il nous faudrait attendre sa dislocation […]. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- Si une semaine s'écoulait sans escapade, on le voyait s'ennuyer, dépérir et fureter dans le logis pour trouver une issue. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- Ce jardin n’a point d’issue sur le chemin qui le longe. — Il boucha toutes les issues de cette maison.
- Ce château a des issues secrètes. — S’emparer de toutes les issues d’une forteresse.
- Passage, ouverture par laquelle une chose peut sortir.
- Un seul escalier à vis dessert les quatre étages et toutes les issues étaient garnies de portes fortement ferrées. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- Cette eau n’a point d’issue.
- Ménager une issue à la fumée, à la buée.
- Étroite, large issue.
- (Par extension) Les extrémités, en parlant des entrailles de quelques animaux, comme les pieds, la tête et la queue, le cœur, le foie, le poumon, la rate, etc.
- L'animal n'est pas parvenu vivant jusqu'au clos d'équarrissage ; il y sera conduit sur une charrette ou sera jeté à la voirie sans que le crin, la peau, le sang, la chair, les issues, les tendons, la graisse, les fers et les cornes, les os aient été récupérés, […]. — (Antoine Compagnon, Les Chiffonniers de Paris, Gallimard, 2017, ISBN 978-2-07-273514-1, page 122.)
- (Au pluriel) Ce qui reste des moutures après la farine, comme le son, la recoupe, etc.
- Des issues de blé.
- Marchand de grains et issues.
- (Sens figuré) Événement final, manière dont on sort d’une affaire.
- Du haut en bas de l'échelle, tous les membres d'une armée vraiment solide ont leur pensée tendue vers cette issue catastrophique des conflits internationaux. — (Georges Sorel, Réflexions sur la violence, Chap.IV, La grève prolétarienne, 1908, page 156)
- Le malheur c'est qu'il s'était engagé dans une aventure scabreuse, peut-être sans issue. — (Victor Méric, Les Compagnons de l’Escopette, Éditions de l’Épi, Paris, 1930, page 117)
- L’impuissance de l'Europe à peser sur l’issue du conflit du Proche-Orient aggrava leurs difficultés, […]. — (Panayiotis Jerasimof Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction d’Odette Guitard, 1992, page 178)
- Il faut noter qu'à l’issue de l'opération de dégourdi, la céramique est très fragile et difficile à manipuler, car formée uniquement d'un agglomérat de grains pas ou peu liés entre eux. — (Jean-Marie Haussonne, Céramiques pour l'électronique et l'électrotechnique, PPUR presses polytechniques, 2002, page 92)
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accru
?- (Horticulture) Rejeton produit par la racine.
- Le ravin de l’oued, pas celui titubant sous le lupanar où lui l’accru, rejeton informe des racines, il n’écrira pas l’histoire à coups de migrations successives, de pousse initiatique. — (Abdelkader Djemaï, Saison de pierres, 1986)
- II est des arbres qui se multiplient beaucoup plus facilement par des accrus que d’autres : ainsi le peuplier grisard, l’orme, le prunier en fournissent beaucoup plus que le chêne, que le frêne, que le poirier. — (Tessier, Thouin & Bosc, Encyclopédie méthodique, Tome 7, 1821)
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perçu
?- Participe passé masculin singulier du verbe percevoir.
- Penser, en bref, ce sera désexclure : c’est seulement quand on a perçu (si l’on a perçu) que les opposés ne peuvent aller l’un sans l’autre, ou que l’autre n’est compris que pris avec son opposé, que la vie peut se libérer. — (François Jullien, Si près, tout autre, 2018)
- Une somme perçue en trop.
- Sensation perçue.
- Objet perçu.
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vue
?- Faculté de voir. Celui des cinq sens par lequel on perçoit la lumière, les couleurs et l’apparence extérieure des objets.
- Le sens de la vue.
- Avoir la vue perçante, subtile, la vue faible, courte, basse, trouble.
- Avoir bonne vue, mauvaise vue.
- Cela blesse, éblouit, réjouit la vue.
- Il perd la vue.
- Il est privé de la vue.
- Il a recouvré la vue.
- Jusqu’où les yeux peuvent apercevoir.
- La Girafe, excitée à fuir, se presse, s’emporte, et est bientôt hors de vue ; mais elle ne soutient point longtemps cet effort, qu’elle ressent comme une fatigue : […]. — (Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, Quelques Considérations sur la Girafe, 1827)
- […], il se remit en route et parvint à un autre escalier qui grimpait contre un rocher surplombant, d’où la vue s’étendait en enfilade sur l’immense majesté verte de la Chute du Fer à cheval. — (H. G. Wells, La Guerre dans les airs, 1908, traduction d’Henry-D. Davray et B. Kozakiewicz, Mercure de France, Paris, 1910, page 339 de l’édition de 1921)
- Quand on remonte de Toul vers le Nord-Ouest, le paysage n'est pas sans grandeur. Ce sont de larges creux boisés ; et la vue découvre à vingt ou trente kilomètres quelque crête plus sévère. — (Alain, Souvenirs de guerre, page 9, Hartmann, 1937)
- Organe des yeux et du regard.
- En général, la vue se heurte à des rochers serrés, à des amoncellements de prisons. — (Carl Einstein, Gravures d’Hercules Seghers (1585-1645), Revue Documents n°4, septembre 1929).
- Détourner la vue.
- Action de voir, perception de ce qui est à la portée du regard.
- Je suis incapable de rassembler deux idées ; votre vue m’a ébloui. Je ne pense plus, j’admire. — (Alexandre Dumas, La Reine Margot, 1845, volume I, chapitre IV)
- Jimmy n'y avait pas pris garde au départ, mais la vue de ces galeries exerçaient sur lui une espèce de fascination. — (Francis Carco, L’Homme de minuit, Éditions Albin Michel, Paris, 1938)
- (Commerce) Moment de la présentation d’un document.
- Une lettre de change payable à vue : Au moment de sa présentation.
- Une lettre de change payable à tant de jours de vue : Tant de jours après sa présentation.
- (Par extension) Toute l’étendue de ce qu’on peut voir d’un certain lieu.
- La vue de ce château est très variée.
- Cette terrasse n’a qu’une vue bornée.
- Grande étendue de vue.
- Son appartement a vue sur la rue, sur les jardins.
- Une vue plongeante, rasante.
- Une vue de côté.
- (Architecture) Fenêtre, ouverture d’une maison par laquelle on voit sur les lieux voisins.
- Faire boucher, faire condamner des vues.
- Pourquoi avez-vous ouvert une vue sur mon jardin ?
- Servitude de vue.
- Ensemble d'ouvertures dans un casque par lesquelles le guerrier peut voir.
- L’armet est le casque le plus perfectionné; il est composé du timbre surmonté de la crête, de la vue, du nasal et du ventail, dont l'ensemble se nommait mézail, et du gorgerin. — (Auguste Demmin, Guide des amateurs d'armes et armures anciennes, Paris : Veuve Jules Renouard, 1869, page 297)
- (Peinture) Tableau, dessin, estampe, etc., qui représente un site, une ville, un monument.
- Vue de Rome.
- Il a acheté un recueil de vues de Grèce, d’Italie, de Suisse.
- La vue d’un pont, d’une ruine.
- Prendre, dessiner une vue.
- Vue cavalière, vue à vol d’oiseau : Vue conventionnelle qui représente un monument, une ville, un site tels qu’on pourrait les voir si on les considérait d’un point beaucoup plus élevé.
- (Sens figuré) Action par laquelle l’esprit connaît, découvre; manière d’envisager les choses.
- Rien n’est caché à la vue de Dieu.
- Il porte sa vue bien loin dans l’avenir.
- Les vues de l’esprit.
- Vues générales.
- Vues fines, ingénieuses.
- Vue confuse, bornée.
- Vues saines.
- Vues profondes.
- Dessein qu’on a ; le but ou la fin que l’on se propose dans une affaire.
- Cette supposition n’a rien d’improbable, car les vues ambitieuses des rois franks n’allaient guère au-delà de la perspective d’un gain immédiat et personnel ; […]. — (Augustin Thierry, Récits des temps mérovingiens, 1er récit : Les quatre fils de Chlother Ier — Leur caractère — Leurs mariages — Histoire de Galeswinthe (561-568), 1833–1837)
- S'il est un domaine où les pays occidentaux doivent aussi se serrer les coudes, c'est celui de la lutte contre le terrorisme. Forme de guerre moderne, ce dernier joue de la peur pour imposer ses vues. — (Alain Redslob, La traversée de la Seine : De Matignon à l’Élysée ?, Éditions France-Empire, 1987, chap. 4 , §. 3)
- Dans quelle vue a-t-il fait cela ?
- Faire toutes choses dans la vue de Dieu, dans la vue de son salut.
- Entrer dans les vues de quelqu’un.
- Avoir une chose en vue : Se la proposer pour objet.
- Il n’a que son intérêt en vue.
- Borner ses vues à telle chose : N’avoir pour objet que telle chose.
- (Au pluriel) Desseins.
- Refuser de discuter était impolitique : […]. Le mieux était de paraître entrer dans les vues de l’adversaire, d’avoir l’air d’hésiter entre les deux solutions proposées, […]. — (Louis Pergaud, Joséphine est enceinte, dans Les Rustiques, nouvelles villageoises, 1921)
- Ainsi, nous serons débarrassés du petit Cinq-Mars, qui gêne nos vues sur Mlle Marion... — (Michel Zévaco, Le Capitan, 1906, Arthème Fayard, collection « Le Livre populaire » no 31, 1907)
- (Bases de données) Synthèse d'une requête d'interrogation de la base.
- (Canada) (Populaire) (Désuet) Film.
- Aller aux vues. — Aller au cinéma.
- C'est arrangé avec le gars des vues.
- (Informatique), Catégorie de fonctions du patron MVC (modèle-vue-contrôleur). Elle regroupe toutes les fonctions utiles à l'affichage client, elle est généralement retourné par le contrôleur.
- (Internet) Pour une vidéo, visionnage, visionnement de celle-ci, souvent dans une optique statistique.
- Les sites de partage de vidéos calculent le nombre de vues de chacune d’entre elles.
- (Chasse) Moment de la chasse où l’on voit la bête chassée.
- Ce qu'on entend par vue est voir passer la bête que l'on chasse, et, pour marquer aux chiens et aux chasseurs qu'on la vient de voir, on sonne le ton qui suit et qu'on appelle vue; mais il faut être bien sûr, avant de le sonner, que c'est elle même et qu'il n'y a point de change.— (Jean-Baptiste-Jacques Le Verrier de La Conterie, L'école de la chasse aux chiens courants; ou; Vénerie normande, 1763.)
- (Chasse, Musique) Ton de chasse que l’on sonne pour indiquer qu’on a vu l’animal chassé.
- Celui d’entre eux qui le verra passer et qui sera sûr de lui sonnera une vue pour tranquilliser le piqueux qui est aux chiens, et lui indiquer la route que prend son cerf : les autres, entendant cette vue ou crier taïaut, rompront ceux des chiens qui seraient dans le désordre du change, et les feront rallier à ceux qui chassent le droit.— (Jean-Baptiste-Jacques Le Verrier de La Conterie, L’école de la chasse aux chiens courants; ou; Vénerie normande, 1763.)
- Chaque fois qu’un chasseur voit la bête de meute, il doit sonner la vue; mais il faut être certain que c'est bien la bête de meute; s’il s’avisait de sonner la vue sur le change il embrouillerait singulièrement la question.— (Elzéar Blaze, La musique de chasse, La France musicale, 1842.)
- Lorsque l’on voit le cerf par corps, on crie: tayau, hau, tayau et l'on sonne la vue; mais si l'on ne revoyoit que du pied, on crie: vaulcelets, vauleci-fuyant, il-dit-vrai, vaulcelets et l’on sonne la vue du vaulcelets.— (Charles J. Goury de Champgrand, Traité de vénerie, et de chasses, 1769.)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.