Dictionnaire des rimes
Les rimes en : machisme
Que signifie "machisme" ?
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- (Féminisme) Culte de la virilité comprise comme une supériorité de l’homme sur la femme. Masculinité affichée, virilité revendiquée, telle que pratiquée dans les années 1970, en Amérique latine, et dans le bassin méditerranéen.
- De plus, en tant que femme elle se trouve prise dans les contradictions du machisme, tenace même dans les mouvements révolutionnaires. — (Parti socialiste unifié (France), Critique socialiste, page 118, 1 juin 1979)
- Le machisme existe à une très forte puissance en Amérique latine, pour les raisons culturelles que j’ai dites et où la religion joue son rôle, de même que la tradition guerrière. Le machisme est virulent aussi dans tout le bassin méditerranéen, aussi bien du côté du monde arabe que du monde gréco-latin — (Association Masques, Masques : revue des homosexualités / [Association Masques] ; [dir. publ. Jean-Pierre Joecker], page 122, 1 septembre 1979)
- Dans de nombreuses cultures, le machisme est admis et même bien vu.
- La tragédie du machisme est que l’homme n’est jamais assez masculin. — (Germaine Greer) référence nécessaire (pourquoi ? résoudre le problème)
- Le machisme représente le culte de la masculinité, prescrivant un comportement agressif pour faire sentir sa supériorité dans les rapports d’homme à homme et de l’arrogance et de l’agressivité sexuelle dans les rapports d’homme à femme. — (Cahiers internationaux de sociologie, Presses universitaires de France, 1986)
- Certes on ne se bat plus en duel. Mais c’est sans doute que le machisme meurtrier a trouvé mieux. Il s’est épanoui dans l’automobile. — (Michel Tournier, Journal extime, 2002, Gallimard, collection Folio, page 190)
- Le machisme se réfère à une idéologie fondée sur l’idée que l’homme domine la femme et qu’à ce titre il a droit à des privilèges de maître. — (France Joyal, Tango, corps à corps culturel : danser en tandem pour mieux vivre, 2009)
- Alors que les médias japonais débattent de la possibilité pour une femme de devenir impératrice en l’absence d’un descendant mâle, les propos machistes d’un ministre et d’un fonctionnaire donnent à penser que la parité au plus haut niveau de l’État nippon est loin d’être acquise dans un pays qui s’enorgueillit de compter parmi les plus avancés de la planète. Le machisme de ces messieurs se double de dédain politique à l’égard de certains de leurs concitoyens : les habitants d’Okinawa, archipel à l’extrémité sud du Japon. — (Philippe Pons, « Machisme et dédain sont rois chez les démocrates nippons », Le Monde, 13 décembre 2011)
Mots qui riment avec "isme"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "machisme".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : isme et ismes .
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abolitionnisme
?- Fait d’être en faveur de l’abolition de l’esclavage.
- Enfin, l’abolitionnisme quant à lui, se présente comme un système idéologique qui prend le contre-pied des positions réglementaristes. — (Maïko-David Portes, Les enjeux éthiques de la prostitution: éléments critiques des institutions, 2005)
- Courant de pensée en faveur de l’absence de toutes réglementations en matière de prostitution.
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eugénisme
?- Volonté d’améliorer l’espèce humaine notamment à l’aide de la technologie génétique.
- La doctrine officielle réprouve l’eugénisme comme l’euthanasie, ne connaît que l’euh ! des hésitations devant le problème des mesures à prendre pour étouffer dans l’œuf la plus terrible atteinte à la dignité humaine. — (Hervé Bazin, La Tête contre murs, 1949)
- Les programmes d’eugénisme visant à éliminer les gènes récessifs défavorables des populations humaines en empêchant la reproduction des personnes atteintes, ne fonctionnent pas. — (Anthony J. F. Griffiths traduit par Chrystelle Sanlaville, Introduction à l'analyse génétique, 2002)
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alcoolisme
?- Maladie produite par la consommation régulière et excessive de boissons alcoolisées.
- Et maintenant, […], convient-il ici de rattacher l’étude de la tuberculose à la lutte contre l’alcoolisme ? Oui, assurément, car, si l’alcoolisme n’est pas l’unique facteur de la tuberculose, il est cependant l’un de ces facteurs et peut-être le plus agissant de tous. — (Ludovic Naudeau, La France se regarde : le Problème de la natalité, Librairie Hachette, Paris, 1931)
- La justice française vient de trancher : des commerciaux de la société Ricard ont le droit de se plaindre de l’alcoolisme consubstantiel à l'exercice de leur métier. — (Renaud Lecadre, Chez Ricard, la révolte des saouls fifres, dans Libération du 18 juillet 2011, p. 15)
- En 1849, le Suédois Magnus Huss a introduit la notion d’alcoolisme dans le langage médical en décrivant le tableau de la maladie. — (Addiction Suisse, L’alcool dans notre société – hier et aujourd’hui, sur www.addictionsuisse.ch, s.d.)
- On recommanda bien à cette femme, une fois de plus, de quitter son compagnon, qui en dehors de son alcoolisme et de sa brutalité, n’était de toutes façons qu’un bon à rien, incapable de garder un travail fixe bien longtemps. — (Sonia de Braco, Ces foutues bonnes femmes, lulu.com, 2008, p.46)
- Si le mot « alcoolisme » est la définition « usuelle », le terme « œnolisme » est une expression plus médicale et assez élégante, mais à la campagne, on appelle ça tout bonnement « l’ivrognerie ».Voilà un mot qui dit ce qu’il veut dire ! — (Michel Petit, Taote Fetiʻi, un médecin de famille à Tahiti, Éditions Publibook, 2012, p. 92)
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intimisme
?- (Art) École artistique prônant les sujets de vie intérieure, les scènes caractérisées par une ambiance intime, et mettant l’accent sur l’intimité.
- Il ne fait pas de doutes que l’inclination de Giacosa pour un intimisme naturaliste, qui se traduit largement dans les analyses psychologiques et en particulier dans sa sensibilité vis-à-vis des figures féminines, convient à l’univers de Puccini.
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iotacisme
?- (Linguistique) Évolution, notamment en grec postclassique, d’une voyelle ou d’une diphtongue vers le son i.
- Entre le Ve et le IIIe siècle avant l’ère chrétienne, le grec ancien a subi un iotacisme à la suite duquel les lettres η et υ et les groupes de lettres ει, ηι, οι, et υι se sont tous prononcés [i]. Depuis cette époque, la langue grecque ne comporte plus qu’un unique son [i] pouvant être écrit de sept façons différentes : η, ι, υ, ει, ηι, οι, υι.
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maximalisme
?- Doctrine ou comportement qui consiste à revendiquer le maximum.
- Leurs revendications font preuve d'un maximalisme inacceptable.
- (Politique) Courant politique au sein du Parti socialiste italien créé par Giacinto Menotti Serrati en 1919, cherche à réaliser les objectifs anticapitalistes et révolutionnaires du socialisme.
- Bolchevisme et maximalisme formaient deux courants différents, mais par la suite, ils se sont souvent confondus. — (Stéphane Courtois, Quand tombe la nuit: Origines et émergence des régimes totalitaires en Europe, 1900-1934, 2001)
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beylisme
?- Attitude des héros de Stendhal, caractérisée par une conscience de soi, une énergie, une recherche du bonheur.
- Nous savons des jeunes hommes qui, dans le beylisme, trouvent encore de quoi « ennoblir leur type ». — (François Mauriac, Petits essais de psychologie religieuse, L’Artisan du Livre, 1933, page 93)
- Culte de Stendhal, de sa vie, de son œuvre, de sa pensée.
- Gourmont pousse peut-être le beylisme un peu loin, si imiter, lui, à son âge, avec sa valeur, et imiter des amusements de Stendhal, mérite cette appréciation. — (Paul Léautaud, Journal littéraire, Folio, 2013, page 275)
- (Rare) Passion pour les études consacrées à Stendhal.
- On ne saurait guère être dit stendhalien si l’on n'est pas un peu beyliste, et si l'on n'a pas lu non seulement Stendhal, mais les classiques du beylisme. — (Albert Thibaudet, Réflexions sur la littérature, La Nouvelle Revue française, 1938, page 256)
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centralisme
?- Doctrine qui prône la prééminence du centre sur la périphérie.
- (En particulier) Forme d’organisation d’un État où les décisions sont prises au centre (capitale, assemblée, parlement) d’un pays dont les sous-ensembles (régions, départements, provinces, localités, etc.) sont dépendantes financièrement et décisionnellement du niveau national et qui sont quant à eux de simples relais ascendants de l’information (ou de votes) d’une organisation générale descendante.
- Le centralisme représente ainsi le mal absolu à tel point qu'en 1939, Gonzague de Reynold place sur le même plan nazisme et Révolution française, dont les Anschluss avaient été l'annexion de l’évêché de Bâle, de la Valteline et de Genève. — (Alain-Jacques Csouz-Tornare & Évelyne Maradan, « Les résistances suisses à l'Europe jacobine », dans L’identité culturelle, laboratoire de la conscience européenne : Actes du colloque de Besançon, 2-5 novembre 1994, textes réunis et édités par Marita Gilli, Annales littéraires de l’Université de Besançon, 1995, page 223)
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expressionnisme
?- (Art) Mouvement artistique qui promeut l’expression du ressenti de l’artiste.
- L’expressionnisme, art de l’expression, se détourne des impressions perçues par les sens pour exprimer des sentiments et des idées. — (Francis Courbade, Henri Veyrier, Cinéma expressionniste)
- L’expressionnisme allemand des années 20.
- Alors que l’impressionnisme est encore à décrire la réalité physique, l’expressionnisme lui ne s’attache plus à cette réalité et la soumet aux états d’âme de l’artiste. — (Wikipedia - Expressionnisme)
- L’expressionnisme est une révolte qui vise à libérer la masse qui souffre de la réalité du désespoir du monde dans lequel elle vit. — (Emmanuel Toniutti, Paul Tillich et l’art expressionniste, 2005)
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formalisme
?- Attachement excessif aux formes, aux formalités.
- Ce n’est pas entièrement sa faute, si son système a dégénéré en un pur formalisme. — (Jean-Jacques Ampère, La Chine et les travaux d’Abel Rémusat, Revue des Deux Mondes, 1832, tome 8)
- Le Christianisme romain tend alors à n’être qu’un formalisme rituel, pour lequel l’idéal du fidèle devient le bon paroissien qui pratique et qui croit sans discussion. — (Louis Rougier, Histoire d’une faillite philosophique : la Scolastique, 1925, éd. 1966)
- Quand nous arrivâmes en U.R.S.S., l’opinion était mal ressuyée de la grande querelle du Formalisme. Je cherchai à comprendre ce que l’on entendait par ce mot et voici ce qu’il me sembla : tombait sous l’accusation de formalisme, tout artiste coupable d’accorder moins d’intérêt au fond qu’à la forme. Ajoutons aussitôt que n’est jugé digne d’intérêt (ou plus exactement n’est toléré) le fond que lorsque incliné dans un certain sens. — (André Gide, Retour de l’U.R.S.S., 1936)
- Dans cette structure bureaucratique, voire bureaupathologique (Thompson, 1969), la domination de la rationalité légale fait primer le formalisme juridique sur le contenu des productions ou services, autrement dit, systématiquement la forme sur le fond. — (Christophe Bounamous, « La pratique de la psychodynamique du travail en institution, entre domination et résistance », dans Travailler 2019/1, n° 41, pp. 97 à 109)
- (Mathématiques, Philosophie) Présentation systématique d’un ensemble de propositions et de raisonnements, dans une langue de symboles abstraits qui vise à mettre en évidence les relations structurelles permanentes entre les éléments du système, à l’exclusion de toute référence à des contenus intuitifs ou sensibles déterminés.
- Le formalisme algorithmique (la syntaxe du langage algorithmique ou pseudo-code) reprend celui couramment utilisé dans les écoles d’informatique et dans les formations comme les BTS, DUT, premières années d’ingénierie, à qui ce livre est en partie destiné et conseillé. — (Franck Ebel, Sébastien Rohaut, Algorithmique : Techniques fondamentales de programmation – Exemples en Python, Saint Herblain, Éditions ENI, février 2018, collection « Ressources Informatiques », 2e édition, Avant-propos)
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démonisme
?- Croyance aux démons.
- Ces destins démoniques valent qu’on les contemple, mais démonisme ne signifie pas toujours génie ou sublimité humaine. — (Marguerite Yourcenar, Souvenirs pieux, 1974, collection Folio, page 104)
- En regard, l’ancien démonisme apparaît comme un creux bien plus dangereux et la nature-dragon comme le vide du champ de bataille moderne ; par bonheur le sujet procédant à l’électrification ne sait pas ou guère plus ce qu’est l’obscurité, ce que sont le tocsin dans la nuit du village, les ténèbres du mal, de Franz Moor, de Richard III (« La lumière brûle bleu, c’est l’heure sinistre de minuit »), mais en retour un autre sentiment mythique s’est d’autant plus nettement imposé à lui : l’expérience de l’image de Saïs. — (Ernst Bloch, L’Angoisse de l’ingénieur, 1985 ; traduit de l’allemand par Philippe Ivernel, 2015, pages 14-15)
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espagnolisme
?- Caractère de qui est propre à l’Espagne, hispanisme, hispanité.
- Amour de l’Espagne et de ce qui lui est attaché, propension ou posture favorable à ce pays.
- Stendhal fut pendant longtemps victime d’« espagnolisme » c’est-à-dire d’une tendance à être incroyablement passionné. (Wikipedia - Vie de Henri Brulard)
- La suite de De Falla, libre de cet espagnolisme de pacotille qu’on nous enfonce si souvent dans la gorge, conclut le programme en beauté.
- Le 4 septembre le comte de Berlaymont est emprisonné à Bruxelles, on l’accuse d’espagnolisme. (Wikipedia - Berlaimont)
- (Par extension) Nationalisme espagnol, opposition aux mouvements indépendantistes catalan, basque ou galicien.
- La Catalogne et l’espagnolisme chauvin post-franquiste. — (Mediapart, 20 octobre 2014)
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carlisme
?- Opinion politique des personnes attachées à Charles X de France.
- Pour avoir pris un peu chaudement le parti de cette tour innocente, M. Th… avait été même accusé de carlisme. — (Victor Hugo, Guerre aux démolisseurs, 1832)
- « MM. de Pontlevé et de Vassignies sont les chefs apparents du carlisme, commissionnés par Charles X ; mais un maudit intrigant, qu’on nomme le docteur Du Poirier (on l’appelle docteur parce qu’il est médecin) est, dans le fait, le chef véritable. Officiellement, il n’est que secrétaire du comité carliste. — (Stendhal, Lucien Leuwen, 1834)
- (Histoire) (Espagne) Doctrine politique des partisans de Don Carlos d’Espagne lors de la guerre de succession au trône d’Espagne.
- (Politique) Mouvement politique réactionnaire et traditionaliste d’Espagne issu de ce conflit.
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gnosticisme
?- (Religion) L’ensemble des croyances hérétiques de la gnose.
- Le gnosticisme ancien était religieux -il entendait, par la connaissance du vrai Dieu, libérer l'esprit de toute attache au monde matériel, abandonné aux forces mauvaises. Le gnosticisme moderne, quant à lui, entend par la technique, soumettre le monde à l'esprit. — (Olivier Rey, Une question de taille, Stock, 2014)
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bicaméralisme
?- (Politique) Système parlementaire qui réunit dans deux chambres des représentants du peuple.
- Le bicaméralisme est le système parlementaire le plus fréquent dans les démocraties, avec la plupart du temps une chambre haute (souvent appelée Sénat) et une chambre basse (au nom très variable : Assemblée nationale, Chambre des représentants ou des communes, Bundestag, etc.).
- (Sens figuré) Système qui joint des représentants du peuple à une instance dirigeante.
- Isabelle Ferreras a quant à elle défendu l’idée d’un véritable bicaméralisme dans les entreprises, avec obligation pour le conseil des actionnaires et le conseil des salariés de se mettre d’accord et d’adopter les mêmes textes et décisions stratégiques. — (Thomas Piketty, Thomas Piketty : « Repenser le code du capital » sur LeMonde.fr, LeMonde. Mis en ligne le 9 septembre 2017, consulté le 19 septembre 2017)
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lamarckisme
?- (Biologie) Théorie selon laquelle l'environnement dans lequel vit une espèce végétale ou animale amène cette espèce à se modifier pour s'adapter.
- Si donc le darwinisme, pas plus que le lamarckisme, ne nous éclairent sur l'origine des callosités, quelle hypothèse explicative nous reste-t-il? La mutationniste, qui rallie aujourd'hui la pluralité des savants. — (Jean Rostand, La vie des crapauds, 1933)
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athéisme
?- Absence de croyance en un ou plusieurs dieux ou divinités, la doctrine de celui qui ne croit en aucun dieu ou aucune divinité.
- Oui, je le soutiens, la superstition est plus injurieuse à Dieu que l’athéisme, […]. — (Denis Diderot, Pensées philosophiques, Texte établi par J. Assézat, Garnier, 1875-77)
- Affichant non sans panache un athéisme militant, il appelle à en finir avec une certaine tolérance envers les religions monothéistes, intrinsèquement intolérantes et pétries de haine. — (Basile de Koch, Histoire universelle de la Pensée: de Cro-Magnon à Steevy, 2005)
- Mais des difficultés surgissent dès qu’on cherche à appliquer cette définition simple aux multiples variantes de l’athéisme. Il existe un athéisme pour ainsi dire spontané. L’homme, en révolte contre les lois divines, refuse Dieu. — (Henri Arvon, L’Athéisme, page 5, 1967, PUF)
- Bon nombre de musulmans entretiennent un rapport très lâche au religieux, mais l'athéisme reste un impensé et un tabou complet. L'islam ne reconnaît toujours pas le droit à l'athéisme, ni le droit de changer de religion. — (Abdennour Bidar, Pour une réforme de l'islam, Télérama n°3393, janvier 2015)
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eudémonisme
?- (Philosophie) Doctrine qui pose comme principe que le bonheur est le but de la vie humaine.
- Mais c’est aussi celui par lequel le plaisir ne s’affiche plus comme honteux. L’eudémonisme est le pari évident de son ouvrage : il n’a de cesse de convaincre de l’excellence de la jouissance, il en fait la théorie, la logique et la poétique. — (Michel Onfray, Le Ventre des philosophes, 1989)
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atomisme
?- (Philosophie) Doctrine philosophique, forgée par Démocrite et Épicure, qui explique que l’univers est discontinu et composé de matière (atomes) et de vide.
- Théoriquement l’atomisme lucrècien pouvait se passer du clinamen. Mais le clinamen montrait à livre ouvert que la question du statut de l'esprit et de la pensée se posait dans la théorie atomiste et n'était pas aisée à résoudre. — (Michèle Porte , Mémoire de la Science, vol. 2, ENS Éditions, 1987, page 245)
- L’atomisme implique l’indéterminisme : au niveau microscopique, tous les êtres composées résultent de hasards créateurs. — (Robert Redeker, Les épicuriens, professeurs de liberté, dans Marianne du 5 au 11 février 2011, page 72)
- (Chimie) Théorie chimique concernant les atomes.
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anglicisme
?- (Linguistique) Mot ou locution emprunté à la langue anglaise et utilisé dans une autre langue.
- Il y a lieu également d’éviter les anglicismes, tel l’emploi du verbe « présumer » pour « supposer », « impacter » pour « affecter », « générer » pour « engendrer » ou encore ministre « en charge de » pour « chargé de ». — (Secrétariat général du gouvernement et Conseil d’État, Guide de légistique, 3e version, La Documentation française, 2017, ISBN 978-2-11-145578-8 → lire en ligne)
- Si certains sont réfractaires aux anglicismes, force est de constater que le verbe spoiler est dans toutes les bouches, et décrit une révélation de nature à gâcher le plaisir. Un gros divulgâchis quoi, tabarnak ! — (Mathilde Degorce, Spoiler Alert, Hachette Heroes, 2018, p. 6)
- Eux qui adoraient les anglicismes, les voilà ébranlés par deux petites syllabes de rien du tout, « me » « too ».— (Raphaëlle Bacqué, Patrick Poivre d’Arvor, Nicolas Hulot, Gérard Louvin… Retour sur l’âge d’or des intouchables de TF1, Le Monde, 19 janvier 2022)
- Idiotisme propre à la langue anglaise.
- Il parle bien le français mais ses tournures sont parfois des anglicismes.
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cubisme
?- Mouvement artistique qui utilise les formes géométriques de base (cube, prisme, cylindre, sphère, cône, etc.) comme moyen d'expression.
- Objets et corps sont pétrifiés, « cubes », formes fuselées ou ovoïdes, denses et dures. Cette définition du cubisme par l’angle droit, la sphère ou toute autre géométrie dans l’espace, que Braque et Picasso inventent en 1908 et explorent jusqu’à l’hiver 1909-1910, est celle qui est reprise et systématisée par ceux qui se réclament du cubisme à partir de 1910. — (Philippe Dagen, Exposition : le cubisme, mouvement pluriel, Le Monde. Mis en ligne le 24 octobre 2018)
- Mais le cubisme n’était pas la modernité même; il était un prélude à l’abstraction, à la non-figuration. — (Claude-Henri Rocquet, Edward Hopper, le dissident, 2012)
- Le mot « cubisme » viendrait des paroles qu’auraient prononcées Henri Matisse au sujet d’une toile de 1908 de Georges Braque. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 1er février 2023, page 10)
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néologisme
?- (Vieilli) (Péjoratif) Abus de la création de mots nouveaux ou de l’emploi de mots anciens dans de nouveaux sens[1].
- Fait d’employer ou d'inventer des mots nouveaux (nom commun, adjectif, etc.) ou des expressions nouvelles.
- Rimbaud, champion du néologisme avec son « abracadabrantesque » repris par Jacques Chirac.
- (Linguistique) Mot nouveau ou récemment forgé pour répondre à un manque ou pour son caractère expressif.
- En linguistique, le caractère neuf d’un néologisme — sa néologicité — peut perdurer plusieurs années.
- La Fontaine, qui employa tant de mots, n’en inventa guère : il est à remarquer que les bons écrivains sont généralement fort sobres de néologismes. Le fonds commun du langage leur suffit. — (Anatole France, Article sur la langue de La Fontaine, recueilli dans Le Génie latin, 1913)
- Le syntagme figé « énergivoraces » apparaît dans une phrase de type coercitif : « Nous sommes tous des « énergivoraces ». Or ce type de contrainte est neutralisé par l'effet humoristique du néologisme. — (Henri Pierre Jeudy, Publicité et son enjeu social , Presses Univ. de France, 1977, page 129)
- Branduit. Néologisme créé par Jean-Louis Swiners. Exemples de branduits : le Coca-Cola, le Stabilo, etc. — (Jean-Marc Lehu, L'Encyclopédie du marketing, Eyrolles, 2004, page 96)
- Les néologismes sont en effet des constructions momentanées, la plupart du temps non reprises, et qui rapidement disparaissent. Ceux qui, au contraire, ont la faveur des locuteurs s'instituent en langue grâce au processus de lexicalisation. — (Guy Cornillac, De la nécessité de concevoir pour l'esquimau un dictionnaire sans mots, dans les Actes : La "découverte" des langues et des écritures d'Amérique, Paris, 7-11 septembre 1993, A.E.A., 1995, page 204)
- C'est ce qu’illustre bien la confusion régnant autour du terme d'« illectronisme ». « Illectronisme » est un néologisme et mériterait de le rester. Ce sera probablement le cas, puisque les hommes politiques, qui sont les seuls à utiliser ce vocable, emploient toujours la périphrase « ce qu'on appelle l’"illectronisme" ». — (Alain Giffard, Bernard Stiegler & Christian Fauré, Pour en finir avec la mécroissance : Quelques réflexions d'Ars industrialis, éd. Flammarion, 2009)
- Nouveau sens donné à un mot existant ; néosémie.
- Le mot souris désignant un petit boîtier relié à un ordinateur est un néologisme. Comme mulot, d'ailleurs. Mais l'un a pris et l'autre non.
- (Neurologie) Mot qui n’existe pas utilisé par quelqu’un souffrant de certains troubles du langage (aphasie…).
- "Foucra bouldou ! Bistroye ! Bistroye !", ajouta-t-il avec conviction. Depuis quelque temps déjà, l’illustre écrivain avait contracté cette manie d’employer des mots bizarres, parfois désuets ou franchement impropres, quand ce n’étaient pas des néologismes enfantins à la manière du capitaine Haddock. Ses rares amis restants, comme ses éditeurs, lui passaient cette faiblesse, comme on passe à peu près tout à un vieux décadent fatigué. — (Michel Houellebecq, La carte et le territoire, 2010, J’ai lu, pages 168-169)
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logicisme
?- Attitude préférentielle envers ce qui est logique au point de l’appliquer à des domaines étrangers à la logique.
- La psychologie et la sociologie ont […] abusé du logicisme. — (Foulq.-St-Jean, 1962)
- Tentative de réduction des mathématiques à la logique.
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culturalisme
?- (Sociologie) Doctrine qui souligne l'influence prépondérante de la culture sur la personnalité des individus.
- Si bien qu’à l'endroit des relations de la psychanalyse et de la biologie, on voit la psychanalyse accusée tour à tour de biologisme, de psychogénisme, de culturalisme. — (Revue de synthèse, 1947)
- Le texte cité sera, bien sûr, à situer (affecté d’une nuance péjorative courante, on ne sait pas bien pourquoi) dans le « culturalisme », c’est-à-dire dans l’étude des variations des paramètres psychanalytiques – de tous les paramètres psychanalytiques – en fonction des différences de culture. — (Jean Laplanche, Nouveaux fondements pour la psychanalyse, PUF, 2008, page 91)
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onirisme
?- (Psychologie) État mental dans lequel on prend ses rêves pour la réalité.
- Il est atteint d’un délire aigu, accompagné de tremblements, de fièvre et d’onirisme.
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.