Dictionnaire des rimes
Les rimes en : méthémoglobine
Que signifie "méthémoglobine" ?
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- (Biologie) Hétéroprotéine de couleur brune, dérivée de l’hémoglobine. L’hème qu’elle contient possède un atome de fer à l’état ferrique et est incapable de fixer de l’oxygène.
- J’ai constaté qu’une fois sur trois ou quatre, ces malades sont plongés dans une cyanose épouvantable, leur sang est absolument décomposé, il devient couleur chocolat ; l’hémoglobine s’est transformée en méthémoglobine. — (Académie nationale de médecine, Bulletin de l’Académie de médecine, Volume 18, 1836)
Mots qui riment avec "ine"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "méthémoglobine".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : ine , ines , inne , innes , îne , înes , yne et ynes .
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consanguine
?- (Droit) Sœur, née du même père, mais non de la même mère.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
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menine
?- Féminin singulier de menin.
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créatine
?- (Biochimie) Dérivé d’acide aminé naturel, présent principalement dans les fibres musculaires et le cerveau.
- La créatine joue un rôle dans l’apport d’énergie aux cellules musculaires et dans la contraction musculaire.
- La créatine a été découverte au 19e siècle déjà. — (Jean-Claude Berruex, La forme à votre portée, 1998)
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misogyne
?- Personne qui méprise ou qui hait les femmes.
- Plus j'ai réfléchi à une singularité si frappante dans l'histoire de l'espèce humaine, & plus je me suis convaincu que les misogynes & les misanthropes de l'Attique étoient réellement atteints d'une maladie qui avoit beaucoup de rapport avec celle qu'on nommoit la Nympholepsie. — (Corneille de Pauw, Recherches philosophiques sur Les Grecs, tome 1, Berlin : chez Georges Jacques Decker & Fils, 1787, page 131)
- Il y avait de quoi désespérer ou attaquer ces misogynes qui niaient aux femmes le droit d'écrire et de défendre leurs talents selon leur propre tempérament. — (Michel Peyramaure, L'ange de la paix: Le roman d'Olympe de Gouges, éd. Robert Laffont, 2008)
- C'est ainsi que pour Sheila Delany (1987), La Cité des Dames serait l'œuvre d’une misogyne, d’une réactionnaire pudibonde pro censura et d'une exploitante éhontée de la classe laborieuse. Nous voyons ainsi Christinophobes et Christinophiles renouveler l'ancienne querelle des femmes. — (Thérèse Moreau, « Promenade en Féminie : Christine de Pizan, un imaginaire au féminin », dans Nouvelles Questions féministes, no 2, 2003, vol. 22, page 16 [texte intégral])
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clémentine
?- (Botanique) Fruit comestible du clémentinier, semblable à une petite orange sans pépins et qui appartient à la famille des agrumes. Son aussi parfois vendu sous cette appellation des tangors de petite taille, divers hybrides de mandariniers comme les clémenvillas ainsi que des satsumas (citrus unshiu) et des hybrides de satsuma.
- La clémentine tend à remplacer la mandarine sur les marchés, et les variétés sont de plus en plus nombreuses. — (Jean-Marie Polese, La culture des agrumes, 2008)
- Bébé dépiautait une clémentine. — (Éric Neuhoff, La Petite Française, Albin Michel, 1997, page 103)
- Pendant ce temps, épluchez et hachez les clémentines. — (journal 20 minutes, édition Paris-IDF, 14 décembre 2022, page 14)
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esculine
?- Hétéroside toxique et anticoagulante issue de l'écorce du marronnier d’Inde, (Aesculus hippocastanum.L). Son aglycone est l'esculétine un dérivé de la coumarine et son glucide le glucose.
- De l’écorce des jeunes rameaux (de marronnier) de moins de 5 ans, on extrait aussi l’esculine, pour ses vertus médicinales. Au XVIIIe siècle, à une époque où l’acide salicylique n’avait pas encore été isolé, l’écorce des marronniers était recherchée pour ses effets fébrifuges quand le quinquina venait à manquer. Depuis la fin du XIXe siècle, l’écorce du marronnier d’Inde est aussi administrée contre les troubles de la circulation veineuse : varices et hémorroïdes. — (Tordjman, N., "Le marronnier", 95 p., pages 77-78, 1999, A. Sud, Le nom de l'arbre)
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autodiscipline
?- Discipline personnelle, créant de nouvelles habitudes ou actions en vue de s’améliorer et d’atteindre les buts que l’on s’est fixés.
- L’autodiscipline est le principe par lequel nous créons volontairement notre modèle de pensée pour le faire correspondre à nos objectifs et à notre volonté. — (Claudie Woehrlé, Comment rencontrer le Bonheur: Une fois pour toutes, 2013)
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décline
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent de décliner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent de décliner.
- Il se réinvente, se transpose, se décline, se twiste à l’infini. — (France Mutuelle Magazine, n° 174, octobre-novembre-décembre 2022, page 53)
- Première personne du singulier du subjonctif présent de décliner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent de décliner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de décliner.
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nicotine
?- (Chimie) Alcaloïde organique très toxique, qu’on extrait du tabac.
- Demande à un fumeur que la nicotine empoisonne s’il peut renoncer à son habitude délicieuse et mortelle. — (Maupassant,les Sœurs Rondoli, « Un sage »)
- […], les dents sont souvent jaunes, voire brunes, jamais brossées, et comme ravagées de nicotine. Les Chinois fument comme des cheminées. — (Pierre Macaire, Encre de Chine: journal de voyage d’un globe-trotter (Transsibérien, Mongolie, Chine, Tibet), Éditions Le Plein des Sens, 1998, page 65)
- Voici un homme qui fumait comme un pompier depuis vingt ans, qui ne fume pratiquement plus grâce à son e-cigarette, et qui se soucie maintenant de se désintoxiquer de la nicotine… — (Philippe Presles, La cigarette électronique - Enfin la méthode pour arrêter de fumer facilement, Versilio, 2013, conclusion)
- Les accros à la nicotine ont du mal à croire à l'existence de cette étrange créature : la fumeuse occasionnelle. Si vous appartenez à cette catégorie, vous n'en êtes pourtant guère satisfaite. Sinon, vous ne seriez pas en train de lire ce livre. — (Allen Carr, La méthode simple pour les femmes qui veulent arrêter de fumer sans prendre de poids, traduit de l'anglais par Claire Désinde, éd. Pocket (Univers Poche), 2012, chap. 14)
- Certains mâchent du chewing-gum pour compenser le manque de nicotine, moi je lèche des sucettes pour compenser le manque de sérotonine. — (Nicolas Korsakov, Le Syndrome du cactus, Éditions Publibook, 2012, p. 17)
- La nicotine est une drogue parfaite, une drogue simple et dure, qui n’apporte aucune joie, qui se définit entièrement par le manque, et par la cessation du manque. — (Michel Houellebecq, Sérotonine, Flammarion, 2019, page 9.)
- (Par ellipse) (Agriculture) Sulfate de nicotine utilisé comme aphicide.
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pèlerine
?- (Religion) Celle qui, par piété, fait un voyage à un lieu de dévotion, un pèlerinage.
- […] la pèlerine qui s’avance pieds nus dans les montagnes de Jérusalem porte ainsi les présents sacrés qu’elle doit offrir au saint tombeau. — (François-René de Chateaubriand, Les Natchez, Degorge-Cadot, Paris, 1872 (1re édition 1826), page 131)
- C’était une de ces pèlerines d’amour, comme on en trouve dans les anciennes histoires, qui avait suivi une étoile pour venir rendre la santé et la force à un vieux roi très puissant, couvert de gloire. — (Émile Zola, Le Docteur Pascal, G. Charpentier, 1893, chapitre VII)
- (Habillement) (Désuet) Large collet rajouté sur le manteau de pèlerin.
- Exemple d’utilisation manquant. (Ajouter)
- (Habillement) (Plus courant) Grand collet rabattu, qui couvre la poitrine et les épaules.
- Il a le plumet au shako, le vaste manteau à pèlerine des nuits de pluie et de grands froids. — (Georges Courteline, Lidoire, 1891)
- Très à son aise, il fit compliment à madame Martin des pèlerines de son carrick carmélite. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 107)
- Elle le vit en long manteau gris à pèlerine, correct et calme, devant les omnibus des hôtels. — (Anatole France, Le Lys rouge, 1894, réédition Le Livre de Poche, page 241)
- La glace de l’armoire lui renvoya sa silhouette mince et noire, sa robe à petite pèlerine, le cercle de dentelle du col, ses mains croisées frileusement, blanches, sur l’étroite poitrine sombre. — (Pierre Benoit, Mademoiselle de la Ferté, Albin Michel, 1923, réédition Cercle du Bibliophile, page 23)
- Elle était vêtue d’un manteau à pèlerine qui l’enveloppait, et coiffée d’une toque d’où pendait un voile à grosses fleurs brodées. — (Maurice Leblanc, La Comtesse de Cagliostro, 1924)
- Aussitôt l’intrus recula, baissa les yeux et, relevant les pans de sa pèlerine, affecta de se chauffer. — (Francis Carco, Brumes, Éditions Albin Michel, Paris, 1935, page 87)
- Elle me montra sa tapisserie qui se décollait, les lames de son plancher qui se soulevaient. La pèlerine de laine à pendeloques qui emmaillotait ses épaules. — (Paul Guth, Le mariage du Naïf, 1957, réédition Le Livre de Poche, page 159)
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pipeline
?- (Ornithologie) Oiseau de mer, voisin des mauves[1], huitrier.
- L’ostralègue européenne est dite vulgairement huîtrier, pie de mer, et pipeline. — (Littré, article « ostralègue »)
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narcéine
?- (Chimie) Alcaloïde extrait de l’opium, et ayant pour formule C23H27NO8, son action physiologique est proche de celle de la morphine.
- La narcéine a été découverte en 1832, par M. Pelletier, à l'occasion de son intéressant travail sur l'analyse de l'opium. — (Jean-Baptiste Dumas, Traité de chimie appliquée aux arts, Éd. Béchet, Paris 1835)
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encline
?- Féminin singulier de enclin.
- Peu encline à l’immobilisme et à la réclusion, elle sillonnait la ville et nous nous retrouvions à la terrasse du Cala au-dessus des galets gris et du vacarme des vagues, ou dans le quartier de Rímac au pied du Cerro San Cristóbal de l’autre côté du pont gardé par un blindé sur roues, ancien bourg colonial espagnol devenu cour des miracles, estropiés et chiens des rues, vendeurs de cocaïne au regard désazimuté, minuscule église où le bedeau interrompt l’étude d'un magazine pornographique pour encaisser nos piécettes d’un nuevo sol pour les cierges. — (Patrick Deville, Taba-Taba, 2017)
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gourgandine
?- (Habillement) Corset qui se lace sur le devant.
- (Familier) (Désuet) Coureuse, femme de mauvaise vie, dévergondée.
- Toi, dit-il à Gabrielle, misérable gourgandine à langue de vipère qui as empoisonné ma maison ! — (Honoré de Balzac, L’Enfant maudit, 1831)
- Elle est malheureuse, mais c’est une gourgandine, puisqu’elle a un enfant, et les commères ajoutent : « C’est bien fait ! Elle n’avait qu’à mieux se conduire ! » — (Pierre Louÿs, Liberté pour l’amour et pour le mariage, 1900, dans Archipel, 1932)
- Ah ! si Messelon avait pu vivre un an de plus, ou seulement six mois ! Valtier avait le temps d’oublier sa gourgandine, et tout s’arrangeait. » — (Marcel Aymé, La jument verte, Gallimard, 1933, collection Le Livre de Poche, page 105.)
- Il y est question d’un fils acoquiné avec une gourgandine. — (Michel Leiris, L’âge d’homme, 1939, collection Folio, page 92.)
- (Malacologie) Sorte de bivalve.
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benjamine
?- Plus jeune fille d’une fratrie.
- On va marier sa benjamine : on ratifie ainsi, on scelle sa propre immariabilité. — (Diane Meur, Les Vivants et les Ombres, Sabine Wespieser éditeur, 2007, chapitre II-13)
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dodeline
?- Première personne du singulier du présent de l’indicatif de dodeliner.
- Troisième personne du singulier du présent de l’indicatif de dodeliner.
- Première personne du singulier du présent du subjonctif de dodeliner.
- Troisième personne du singulier du présent du subjonctif de dodeliner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif de dodeliner.
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méthémoglobine
?- (Biologie) Hétéroprotéine de couleur brune, dérivée de l’hémoglobine. L’hème qu’elle contient possède un atome de fer à l’état ferrique et est incapable de fixer de l’oxygène.
- J’ai constaté qu’une fois sur trois ou quatre, ces malades sont plongés dans une cyanose épouvantable, leur sang est absolument décomposé, il devient couleur chocolat ; l’hémoglobine s’est transformée en méthémoglobine. — (Académie nationale de médecine, Bulletin de l’Académie de médecine, Volume 18, 1836)
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atropine
?- (Chimie) Alcaloïde à noyau tropane, très toxique, tiré, entre autre, de la belladone. C'est un antagoniste cholinergique muscarinique qui provoque la dilatation des pupilles.
- Un cobaye de 300 grammes ou une souris de 20 grammes supportent plus d’un centigramme d’atropine injecté sous la peau. — (René Hazard, Actualités pharmacologiques, volume 1, 1949)
- La physostigmine, agoniste muscarinique (qui stimule l’action de l’acétylcholine), déclenche des bâillements, alors que l’atropine, antagoniste de l’acétylcholine, les inhibe. — (Olivier Walusinski, Le bâillement : un comportement universel, Pour la Science, 1er octobre 2003)
- On retrouve de l’atropine en unidose dans les collyres pour les yeux ou dans des injections pour stimuler le cœur. — (Mathilde Frénois, Perpétuité pour Olivier Cappelaere, l’empoisonneur au collyre pour chien, Libération, 27 mai 2022)
- Difficile donc de tricher… Sauf à s’injecter de l’atropine, comme le faisaient les femmes italiennes au XVIIe siècle pour s’embellir, ou à se dessiner de larges pupilles comme Bambi ou d’autres personnages des studios Disney, dont les dessinateurs ont compris depuis bien longtemps à quel point les pupilles dilatées étaient appréciées ! — (Sylvie Chokron, « Les pupilles, véritable fenêtre sur notre activité cérébrale » , Le Monde. Mis en ligne le 10 juin 2020)
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passerine
?- (Botanique) Nom usuel de Thymelaea passerina plante de la famille des Thyméléacées que l'on rencontre dans les zones sèches et rocailleuses du sud de l'Europe et Moyen-Orient
- La passerine dioïque, qui se trouve dans les Pyrénées.
- La passerine thymélée, DC, dite vulgairement herbe de Mont-Serrat, et qui était le daphné thymélée de Linné.
- (Ornithologie) Genre de passereaux de l’ordre des granivores.
- La passerine bleue, dont le mâle a été décrit sous le nom de bruant Canada ; c’est l’embérize bleue de Latham, dite aussi ministre.
- La passerine oryzivore, appelée vulgairement ortolan de riz et bruant de la Caroline ; c’est l’embérize oryzivore de Latham ; d’autres ont employé les mots « mangeurs de riz » pour traduire le nom spécifique.
- La passerine des pâturages ; elle est devenue l’embérize des troupeaux.
- La passerine musicienne (États-Unis) de Vieillot, confondue à tort avec le petit chanteur de Cuba dont elle diffère beaucoup ; ce dernier est la passerine lépide (Cuba, Haïti) de Vieillot.
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doctrine
?- (Philosophie, Religion) Maximes, opinions, notions, postulées vraies, qui permettent d’orienter l’action humaine et d’interpréter les faits. Dogme auquel on adhère, auquel on croit ou que l’on enseigne.
- Ces doctrines seront sans doute repoussées par certaines personnes qui ne voient pas que telle qualité qui honore un homme privé serait un vice chez un homme public, …. — (Anonyme, Des intérêts en politique. - M. Canning et M. de Metternich, Revue des Deux Mondes, 1829, tome 1)
- Si, par une analyse psychologique plus complète, Descartes avait reconnu l’importance de la notion de cause, s’il avait vu que la liberté est le fond même de la conception du moi, cela seul eût nécessairement modifié tout l’ensemble de sa doctrine ; […] — (Jules Simon, Introduction de : « Œuvres de Descartes », édition Charpentier à Paris, 1845)
- Pensez ce que vous voudrez, docteur, mais je vous en prie, ne mettez pas en pratique ici de pareilles doctrines. Je ne puis le tolérer, d'ailleurs. — (Isabelle Eberhardt, Le Major, 1903)
- Le rapport qui existe entre la doctrine chrétienne et la rectitude des mœurs, Taine le lui avait montré : chaque fois que l’homme se fait païen, il se retrouve voluptueux et dur. — (abbé Paul Buysse, Vers la Foi catholique : L’Église de Jésus, 1926, page 189)
- Brenz, au contraire, avait développé jusqu’à son maximum la doctrine de l’ubiquité, dont le but était d’expliquer la présence du corps du Christ dans le pain de la Cène — ce qu’on nomme la consubstantiation — d’une manière qui tend à rapprocher la cène luthérienne de l’eucharistie catholique, laquelle se définit par la transsubstantiation. — (Alain Dufour, Théodore de Bèze : poète et théologien, 2006, page 111)
- C’est par vostre moyen que l’on presche partout la doctrine Apostolique. — (Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont, « Sainte Pulquerie », dans Mémoires pour servir à l’histoire ecclésiastique des six premiers siècles, vol. 15)
- (Par extension) (Politique) Idéologie, principes de base sur lesquels s’appuient une stratégie et des plans d’actions.
- Drumont comptait sans doute sur la victoire du boulangisme pour faire triompher sa doctrine et imposer aux juifs une législation moyenâgeuse ? — (Léon Berman, Histoire des Juifs de France des origines à nos jours, 1937)
- Le populationnisme et spécialement le « natalisme » de toutes les institutions françaises étonne toujours les autres pays. Pour quelle raison mystérieuse la France a-t-elle choisi une doctrine exactement opposée au comportement des Français ? — (Hervé Le Bras, Les trois France, Éditions Odile Jacob, 1986, p. 243)
- (Jurisprudence) Travaux juridiques destinés à interpréter le droit.
- Dans ce procès, la décision a été prise conformément à la doctrine.
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dégazoline
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dégazoliner.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe dégazoliner.
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe dégazoliner.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe dégazoliner.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe dégazoliner.
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courtine
?- (Mobilier) Rideau servant à dissimuler ou à décorer un lit.
- Et tout ce qu’il vit, c’est que les courtines de son lit étaient closes, et que, pour sûr, elle était dedans. — (George Sand, François Le Champi, 1847)
- Il ferait beau voir qu'un grand coquin comme moi se prélassât sous les courtines, tandis qu'une fillette comme vous dormirait sur la dure. Ce serait le monde renversé ! — (Maurice Sand, Raoul de la Chastre: aventures de guerre et d'amour, Paris : chez Michel Lévy frères, 1865, page 277)
- Il y avait du même côté un second lit un peu plus petit, lui aussi demi-clos de courtines. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925)
- J’avais capturé de mon séant, dans l’ombre de mes courtines, ce furtif papillon […] — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Parce que j’avais trop chaud l’été sous les courtines de reps du grand lit. — (Marcel Proust, Du côté de chez Swann, 1913 ?)
- (Vieilli) (Religion) Tenture disposée derrière un autel.
- (Fortification) Mur ordinairement rectiligne, reliant deux bastions.
- Ici, on eût dit les ruines blanchies d’une ville, avec ses monuments, ses colonnes, ses courtines abattues […] — (Jules Verne, Le Pays des fourrures, J. Hetzel et Cie, Paris, 1873)
- L’archer qui tout le long du jour se promenait sur la courtine, dès que le soleil brillait trop fort, rentrait dans l’échauguette, et s’endormait comme un moine. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1877)
- Les tours, espacées entre elles de 25 à 30 mètres environ, sont cylindriques à l’extérieur, terminées carrément du côté de la ville et réunies entre elles par de hautes courtines […] — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- (Argot) (Sports hippiques) (Au pluriel) Courses hippiques.
- Pendant des années, j’ai fréquenté les courtines. Je ne suis pas un flambeur invétéré, mais tout de même, il ne me déplaît pas d’exercer ma sagacité à la recherche d’un outsider [sic]. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre XXI, Série noire, Gallimard, 1956, page 190)
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bécassine
?- (Ornithologie) Espèce d’oiseau petit échassier limicole, oiseau de passage plus petit qu’une bécasse, qui a aussi le bec fort long.
- Les espèces les plus communes sont la bécassine ordinaire, la double bécassine et la bécassine sourde. — (Louis Figuier, Les poissons, les reptiles et les oiseaux, 1868)
- […], après une autre étape de quatre heures, atteignons Souk El-Arbâ (le marché du mercredi), dans un cirque rocheux où les pluies ont formé de nombreux étangs regorgeant d’oiseaux aquatiques : canards, poules d’eau, bécassines, hérons, etc. — (Frédéric Weisgerber, Trois mois de campagne au Maroc : étude géographique de la région parcourue, Paris : Ernest Leroux, 1904, page 152)
- Qui n’a pas tenu dans sa main le corps tiède et velouté d’une bécassine à peine blessée, ne connaît rien de cet oiseau singulier qui montre alors une extraordinaire confiance. — (Michel Déon, Un taxi mauve, 1973)
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fine
?- (Typographie) Terme utilisé communément dans l’imprimerie et par les typographes pour désigner une espace insécable, mais d'une largeur fixe non justifiable (en cas de justification des lignes complètes de paragraphes entre les deux marges), et plus fine (entre un sixième et un quart de cadratin, selon les polices de caractères utilisées) que l’espace normale (un demi cadratin) séparant les mots ; la fine est utilisée soit en juxtaposition avec certains signes de ponctuation, soit aussi (dans les conventions typographiques françaises) comme séparateur de groupes de chiffres dans un nombre ou un numéro.
- On insèrera en français une fine avant les signes de ponctuation double comme les deux-points, le point-virgule, le point d’exclamation, le point d’interrogation, ainsi qu’à l’intérieur des guillemets français, ou parfois aussi après une puce ou un tiret demi-cadratin en tête d’un élément dans une liste ou énumération afin que les premiers termes de chaque élément apparaissent verticalement alignés en cas de justification des paragraphes. On utilisera aussi la fine comme séparateur de groupes de chiffres dans les nombres et numéros.
- Les fines typographiques juxtaposées aux signes de ponctuation dans les documents déjà mis en page sont le plus souvent codées U+2009 (un cinquième de cadratin, soit 0,2 em) dans les normes Unicode et ISO/IEC 10646. Cependant les typographes francophones recommandent traditionnellement souvent plutôt U+2005 (la fine d’un quart de cadratin, soit 0,25 em), contrairement aux typographes anglophones qui lui préfèrent traditionnellement U+2006 (la fine d’un sixième de cadratin, soit 0,166 em, presque invisible et très souvent omise). La différence de largeur entre les fines dépend de la façon dont sont conçues les polices de caractères utilisées, et notamment de l’approche incluse dans les glyphes eux-mêmes, puisque les typographes français ont souvent utilisé dans leurs polices une avance plus réduite que les typographes anglophones, afin de faire tenir plus de texte dans les lignes de paragraphes, sans trop augmenter le nombre de pages dans les ouvrages imprimés. Les polices de caractère modernes tiennent compte de la conception de leur glyphes pour ajuster la largeur de la fine typographique U+2009 qu’elles contiennent. Les autres fines à largeur constante U+2005 et U+2006 sont réservées aux typographes pour le rendu final des documents déjà totalement mis en page, avec des polices de caractères bien déterminées.
- Dans certains cas, la fine typographique U+2009 peut être partiellement justifiable (et légèrement agrandie) mais uniquement en cas d’activation de la justification des espaces d’approche intercaractère. La justification usuelle des paragraphes ne fait souvent pas appel à cet ajustement (nécessaire seulement dans la présentation de colonnes de texte très étroites afin d’éviter des espacements excessifs entre les mots lorsque les paragraphes sont justifiés), mais ne justifiera que les autres espaces. Les autres espaces fixes U+2000..U+2006, exprimées en cadratins, ne sont normalement pas affectées par la justification, et sont donc recommandées chaque fois que l’espace doit absolument conserver une largeur fixe, mais elles restent sécables.
- Toutefois, toutes ces fines ont le défaut de rester encore sécables (à cause d’une omission non corrigeable dans les propriétés Unicode du caractère U+2009), et une autre fine de largeur équivalente (mais insécable) a été ajoutée plus récemment (depuis Unicode 5.1) pour corriger ce défaut, codée U+202F. Cette dernière n’est pas encore supportée par nombre de polices, et les navigateurs internet ou moteurs de rendus, s’ils la traitent correctement comme insécable, omettent souvent de la remplacer par U+2009 quand cette dernière est disponible dans les polices utilisées. Pour ces raisons, la fine typographique devrait plutôt être représentée en SGML de façon symbolique avec « &nnbsp; », afin que les moteurs de rendus puissent déterminer plus librement le caractère Unicode équivalent à utiliser ; en HTML cependant (et aussi dans les documents graphiques SVG), cette référence symbolique (absente de leurs normes) n’est que rarement supportée par les moteurs de rendu : on lui préférera alors «   » (U+2009), un caractère bien supporté mais rendu insécable par une propriété CSS « white-space:nowrap ».
- (Vieilli) Eau-de-vie de raisin, en particulier cognac, de qualité supérieure. Apocope de fine champagne.
- — Je veux, dit Bénin, un grog au rhum.— Tiens ! moi aussi.— Je ne connais pas ça messieurs…, mais j’ai de la fine que je ne vous dis que ça.— Donnez de la fine ! — (Jules Romains, Les Copains, 1922, réédition Le Livre de Poche, page 83)
- Sur ces mots, il a commandé trois nouvelles fines à l'eau. — (Jo Barnais, Mort aux ténors, chapitre IX, Série noire, Gallimard, 1956, page 89)
- Ce traitement, on l’imagine N’est que pour la petite angine,Car s’il s’agit d’une grosse angineFaut ajouter un litre de fine. — (Jean Constantin, La petite angine, 1960)
- L’oncle Jules rapportait du Roussillon des raisins à l’eau-de-vie, des gâteaux mielleux qui collaient aux dents, un foie d’oie comme un cœur de veau, de la fine d’avant le déluge, et des R remis à neuf. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 26)
- Toute seule au barDans un coin noirUne blonde platineSirote sa fine — (Chagrin d'amour (groupe), Chacun fait (c'qui lui plaît), 1981)
- (Industrie minière) Fraction fine issue d’un concassage ou d’un broyage.
- Les opérations de broyage marquent usuellement le terme des opérations d’épuration des fines, que celles-ci soient destinées à l’agglomération ou à la carbonisation. — (Ch. Berthelot, Épuration, séchage, agglomération et broyage du charbon, Paris : chez Dunod, 1938, page 362)
- Aphérèse de perle fine.
- Et voilà au cou de Bertille, médusée, deux cents fines tirées du profond des mers chaudes où le requin parfois vient croquer du plongeur. — (Hervé Bazin, Cri de la chouette, Grasset, 1972, réédition Le Livre de Poche, page 114)
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pelletiérine
?- (Chimie) Alcaloïde toxique, tiré de l'écorce du grenadier, de formule chimique brute C8H15NO, parfois utilisé comme vermifuge. Il s'agit d'un liquide incolore dont le point d’ébullition se situe à 195°C.
- L’écorce et les racines contiennent des alcaloïdes, dont la pelletiérine, vermifuge efficace contre le ténia. Elle est inscrite au Codex de la Pharmacopée française depuis 1937. — (Jean-Paul Curtay, La grenade dans les traditions médicinales, medicatrix.be)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.