Dictionnaire des rimes
Les rimes en : longuette
Que signifie "longuette" ?
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- Féminin singulier de longuet.
- Ses blagues sont un peu longuettes. — (Jehan Rictus, Journal quotidien, cahier 105, 11 juillet 1920, p. 32)
- Il a la taquinerie longuette. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, p. 29)
Mots qui riment avec "ette"
Cette page a pour but de vous proposer une liste de rimes avec le mot "longuette".
Ces rimes vous permettront, je l'espère, de trouver de l'inspiration pour l'écriture de vos vers et textes poétiques.
Cette liste comprend des mots se terminant par : aite , aites , ept , ète , ètes , ette , ettes , aîte , ête et êtes .
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houppette
?- Petite houppe.
- La haine de cette femme. De sa petite vie nourrie de crèmes de beauté et de fonds de teint. De parfums, de houppettes, d’épilations « maillot », de laits autobronzants. — (Tatiana de Rosnay, Moka, 2006, partie IV)
- Lorsqu’arrivait le mois de septembre et que chaque branche de cotonnier brandissait sa houpette blanche, Zariffa et Ahmed Abdou prenaient part à la cueillette, ainsi que tous les habitants du village. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- (Par analogie) (Désuet) Obturateur utérin utilisé par les femmes pour leur contraception.
- Aussi est-il plus simple, sinon plus certain d’employer un obturateur utérin tel que la houppette, nommée aussi la rosette et l’absorbite. C’est un tampon composé de fils de soie blanche réunis en leur milieu, offrant une grande douceur au toucher, et qui ne se laisse traverser par aucun liquide. — (Jean Marestan, L’Éducation sexuelle, éditions de la « Guerre Sociale », 1910)
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corvette
?- (Marine militaire ancienne) Bâtiment de guerre intermédiaire entre la frégate et le brick.
- L’heure passait et la corvette larguait ses voiles. — (Pierre Loti, Aziyadé, 1879)
- En France, on ne connaît guère l’Islande que par la relation, vieille de près d'un demi-siècle, du voyage exécuté à bord de la corvette la Recherche par la commission scientifique du Nord, sous la direction de M. Gaimard et sous les auspices du gouvernement de Louis-Philippe. — (Jules Leclercq, La Terre de glace, Féroë, Islande, les geysers, le mont Hékla, Paris : E. Plon & Cie, 1883, page 4)
- Une solide corvette, « Le Pourvoyeur » rebaptisé « La Recherche » fut armée et placée sous le commandement du Capitaine de vaisseau Tréhouart. — (Jean-Baptiste Charcot, Dans la mer du Groenland, 1928)
- (Marine militaire) Pendant la Seconde Guerre mondiale, bâtiment de guerre chargé de l'accompagnement des convois et spécialement équipé pour la lutte contre les sous-marins.
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exégète
?- Personne qui s’occupe d’exégèse.
- Où vous ne voyez qu’une phrase concrète et brutale, l’exégète voit un sens mystique dont la hauteur échappe à votre entendement. — (Pierre Louÿs, Les Aventures du roi Pausole, 1901)
- Sieger dira qu’il énonce en exégète et non en théologien (enseigne à la faculté des arts, non de théologie), et que citer un auteur n’est pas reprendre à son compte l’énoncé. — (De l’art du passage : histoire et représentation, L’Harmattan, 2010, note de bas de page 515)
- Aux exégètes amateurs qui comblent leurs lacunes par des préjugés et à ceux de mauvaise foi pour qui le soupçon tient lieu de raisonnement, il faut opposer une analyse dépassionnée du droit. — (Jean-Jacques Urvoas, Rapport parlementaire N° 2697, 2015)
- Le lecteur contemporain se demandera, quant à lui, si le Réformateur n'est pas, sur ce point, pris en flagrant délit d’eiségèse. Plus généralement, il se demandera ce que pense de l’interprétation luthérienne de Paul un exégète professionnel. — (Unité et diversité des Réformes: Du XVIe siècle à nos jours, sous la direction de Simon Butticaz & Christian Grosse, Genève : Labor et Fides, 2018)
- « Awopbopaloobop alopbamboom » sera la première tentative de traduction de ce nouveau langage, qui ne repose pas sur des mots, mais sur une énergie fulgurante et créatrice. Little Richard parlait du « juste cri », Nik Cohn se fera l’exégète de sa glossolalie. — (Mathilde Serrell, Little Richard, le cri du futur, La Théorie, dans Les Matins de France Culture 11 mai 2020)
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clarinette
?- (Musique) Instrument à vent, à bec, à anche et à clefs de la famille des "bois".
- Jean Dousteyssier a commencé la musique par la clarinette, au conservatoire de Bordeaux. — (journal Le Télégramme, édition Morlaix, 3 août 2022, pages locales, page 6)
- Dans la partition musicale de « Pierre et le Loup », le chat est représenté par une clarinette.
- Star incontestable d’un jazz désormais « classique », la clarinette, malgré sa couleur et son expressivité exceptionnelles, apparaît au moment du bebop comme l’emblème d’une musique dépassée. Exit la clarinette. — (Laurent de Wilde, Monk, 1996, collection Folio, page 177)
- La clarinette est un tuyau qui parle du nez et que la détresse des aveugles a rendu fameux. — (Conférence sur les instruments de musique, Le Cri catalan (Perpignan) du 15 juillet 1911, p.1)
- Musicien qui joue de cet instrument : un/une clarinettiste
- (Industrie) Dispositif composé d'un tube fermé et de vannes manuelles permettant d'isoler des appareils, facilitant ainsi la condamnation pour intervention.
- L'air qui pilote la vanne de régulation pneumatique provient d'une clarinette d'air située sur le même niveau.
- (Argot) Fusil.
- Il porte un mauser en bandoulière.- J’ai une clarinette avec six chargeurs pleins de bastos, crois-tu qu’on me les laissera emporter ? — (Pierre Mac Orlan, Les Poissons morts, Payot & Cie, Paris, 1917)
- (Argot) Pénis.
- Y fait ni une ni deux, y quitte son bénard, s’couche à côté de la bonne femme, lui p’lote les miches, sort sa clarinette, et entreprend d’l’enfiler en levrette à la surprenante. — (Claude Croubois, Retour à Tours, rue Basse, Geste Éditions, 2009)
- (Plomberie) Bout de tuyau en cuivre, d'environ 12 cm de long, coudé de manière à sauter par dessus un autre tuyau et dont l'un des coté est destiné à être abouté perpendiculairement à un autre tuyau. (Note : il ne doit pas être confondu avec le chapeau de gendarme qui lui ressemble.)
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échauguette
?- (Fortification) Petit ouvrage d'un château-fort médiéval, en bois ou en maçonnerie qui couronne le décrochement d’un mur de fortification ou les coins d’une tour carrée et permettant de surveiller les abords.
- L’archer qui tout le long du jour se promenait sur la courtine, dès que le soleil brillait trop fort, rentrait dans l’échauguette, et s’endormait comme un moine. — (Gustave Flaubert, Trois Contes : La Légende de Saint Julien l’Hospitalier, 1877)
- La grosse traverse Z […], était couronnée par des mâchicoulis transversaux qui commandaient la porte H et par une échauguette crénelée qui permettait de voir ce qui se passait dans la caponnière, afin de prendre les dispositions intérieures nécessaires, ou de reconnaître les corps amis. — (Eugène Viollet-le-Duc, La Cité de Carcassonne, 1888)
- La Louve avait été respectée, comme je l’ai dit, et il n’était point jusqu’à son échauguette, restaurée, bien entendu, qui ne dressât sa silhouette étrangement vieillotte au-dessus de l’azur méditerranéen. — (Gaston Leroux, Le parfum de la dame en noir, 1908)
- (Par extension) (Architecture) Petite tourelle placée au coin d’une maison d’habitation.
- La loge du concierge figure une tour carrée, avec une plate-forme à créneaux, garnie d’échauguettes. — (Octave Mirbeau, Le gamin qui cueillait les ceps, dans La vache tachetée, 1918)
- Ces édicules, ces échauguettes, contenaient des tableaux et des objets d’art. — (Jean de La Varende, 'Versailles, édition Henri Lefebvre, 1959, page 23)
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arpette
?- (Argot) Variante de arpète.
- À connotation péjorative, un « arpette » désigne plus généralement un débutant inexpérimenté tout juste bon à manœuvrer pelle et balai.
- LA VOIX DE MAURICE, (qui les accompagne dans l’antichambre.) — Au revoir, petite arpette de mon cœur. — (Henry Bataille, L’Enfant de l’Amour, Ernest Flammarion, 1922, page 92)
- Trois ouvrières tripotaient des chemises. L’apprentie était assise, sur une chaise, les pieds sur les barreaux, les genoux relevés. Elle marmottait tout bas, l’œil perdu. À un moment, elle dit, inconsciemment, presque haut : je n’entends pas mes moutons ! Les ouvrières s’arrêtèrent de travailler et crièrent en chœur : en v’là une sale arpette ! Tu nous embêtes avec tes moutons, toi ! — (Joris-Karl Huysmans, En ménage, Eugène Fasquelle éditeur (Bibliothèque Charpentier), 1922, page 68)
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obsolète
?- (Grammaire) Qui n’est plus utilisé, en parlant d’un mot, d’une locution.
- « Écornifleur » se compose du verbe « écorner » (dévaluer l’intégrité de) et du verbe obsolète « nifler », certes moins connu que son dérivé « renifler », mais de même sens. — (Bernie de Tours, Le Mauvais Tour de Babel : Pérégrinations ludiques au royaume des mots, Scali, 2007, page 263)
- (Par extension) Ancien ou suranné ; qui n’est plus utilisé, qui n’a plus cours.
- Les entreprises, en particulier, risquent aujourd’hui de conserver une organisation obsolète si elles n’investissent pas sur la capacité de chacun à se poser comme porteur à part entière des projets qu’elles défendent. — (Denis Pansu, « Les Réseaux d’échanges réciproques de savoirs, nouveau modèle de communication en France ? », dans L’Idiot du village mondial : les citoyens de la planète face à l’explosion des outils de communication : subir ou maîtriser ?, Paris: Charles Léopold Mayer & Bruxelles : Luc Pire, 2004, page 191)
- Et elle repose, selon le père Émile Shoufani, grec catholique, sur un concept erroné ou tout au moins obsolète : les chrétiens de Terre sainte. Un mythe. — (Catherine Dupeyron, Chrétiens en Terre sainte : Disparition ou mutation, chap. 2, Albin Michel, 2007)
- Il est toujours possible, aujourd’hui, de dessiner et de produire des plans corrects avec une version 2000, c’est plus l’évolution de l’informatique (matériels et systèmes d’exploitation) qui rend le logiciel obsolète. — (Patrick Diver, Les Secrets du dessinateur AutoCAD, Paris : Pearson Education France, 2010, page 294)
- Formé sur le participe présent du latin obsolescere, le substantif obsolescence et son dérivé adjectival obsolescent sont des néologismes créés d’après l’anglais. Ils désignent tout ce qui est tombé en désuétude. Leur emprunt s’explique par le fait que l’adjectif obsolète, ayant le même sens et venu lui aussi de l’anglais d’après le latin obsoletus, a un champ d’application sémantique limité. Terme littéraire et vieilli, il se dit, non exclusivement mais surtout, de ce qui se rapporte à la langue, au vocabulaire, à la grammaire. Est obsolète ce qui est dépassé, suranné, désuet, vieillot, bref, ce qui ne fait plus partie des normes actuelles du langage. — (« obsolescence / obsolescent, ente / obsolète », Juridictionnaire, Centre de traduction et de terminologie juridiques (CTTJ), Faculté de droit, Université de Moncton & Bureau de la traduction du Gouvernement du Canada, 2015)
- (Histoire naturelle) Peu apparent ; presque effacé.
- Sur ces sillons descendent obliquement de petites côtes longitudinales obsolètes, presque effacées, et dont plusieurs individus manquent tout-à-fait. — (Gérard Paul Deshayes, Description des coquilles fossiles des environs de Paris, vol. 2 : Mollusques, Paris : Béchet jeune, Baudouin frères & Treuttel et Wurtz, 1824, p. 652)
- Dessous des inférieures d’un jaune-ochracé plus ou moins pâle, avec la bordure d’un brun pâle, précédée de deux raies maculaires plus ou moins obsolètes, de la même couleur […] — (Jean-Baptiste Alphonse Dechauffour de Boisduval, Species Général des Lépidoptères, volume 1 (volume 9 de l’Histoire naturelle des insectes), Paris : Roret, 1836, page 496)
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alouette
?- (Ornithologie) Petit oiseau passereau terrestre brunâtre et au bec mince qui vit de grain et qui fait son nid dans les plaines.
- Le soleil, vif et chaud, faisait chanter les alouettes et semblait les attirer plus près du ciel, tant elles pointaient en ligne droite et volaient haut. — (Eugène Fromentin, Dominique, L. Hachette et Cie, 1863, réédition Gründ, page 71)
- C’est l’heure charmante où l’alouette s’élève dans le ciel, salue de ses trilles et de ses roulades le matin jeune, virginal et triomphant. — (Octave Mirbeau, Le Tripot aux champs, Le Journal, 27 septembre 1896)
- En Sologne, on attrape les alouettes à l’hameçon ; autre part, on les fusille au miroir. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Pernette était comme l’alouette que fascine le miroir et, pour Gilles, l'église, en cette nuit de Noël, était le plus beau des théâtres. — (Jacqueline Mirande, Le cavalier, Nathan, 1990, Univers Poche, 1999)
- On disait qu'elle s’élevait vers les nuées sept fois par jour pour chanter les louanges du Créateur. Aussi, quelques étymologistes de fantaisie ont prétendu que alouette, du nom gaulois alauda, venait du latin a lauda, qui signifie louange. — (Gérard Oberlé, chronique du 18 mars 2004 sur France Musique, reproduite dans La vie est ainsi fête, Grasset, 2007, page 252)
- La gentille alouette avec son tire-lireTire l’ire à l'iré, et tire lirant tireVers la voûte du Ciel ; puis son vol vers ce lieuVire et désire dire : adieu Dieu, adieu Dieu. — (Guillaume de Salluste, seigneur du Bartas)
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divette
?- Chanteuse de petit théâtre, de cabaret, de café-concert.
- Notre gracieuse divette Lulu d’Artois va nous dire… Au fait, que vas-tu nous dire, petite ? — (Georges Simenon, L’Âne rouge, ch. 2, Fayard, 1933)
- Elle se laissa aller avec une grâce de divette de revue entre les bras de Gunther. — (Adam Saint-Moore, Les sabbats cessent à l’aube, chapitre IX, collection Espionnage, Éditions Fleuve noir, Paris, 1962, page 131)
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amusette
?- (Familier) Petit amusement.
- Les poupées sont des amusettes d’enfants.
- Le bonheur..., le plaisir..., le rêve...., la poésie…, dit-il. Heu...! Belles choses, c'est vrai… Jolies amusettes pour les Athéniens du temps d'Alcibiade, pour les Florentins du temps des Médicis…. Mais est-ce bien là ce qu'il y a de meilleur, de plus haut...? Est-ce bien là le but de la vie...?. — (Édouard Rod, Reflets d’Amérique (1905).)
- Dans l'Antiquité, le roman n'occupe qu'une place inférieure. C’est une amusette, ingénieuse parfois sous la plume de rhéteurs comme Lucien et Apulée, mais une amusette. — (Pierre Mille, Le roman français (1930).)
- Vous pensiez que mon amour pour Jacques de Fleurville n’était qu’une amusette, dont peut-être en vous-même vous déploriez l’inconséquence. — (Germaine Acremant, Ces dames aux chapeaux verts, Plon, 1922, collection Le Livre de Poche, pages 347-348.)
- Hé les gars, vous êtes des amusettes hein! — (Armand Bottequin, Subtilités et délicatesses de langage, 1946)
- Sorte d’arme à feu.
- Babiole, bricole, petit jouet.
- Un amendement du Gouvernement est venu compléter l’interdiction du bisphénol A dans les jouets et les amusettes à travers la fixation par un arrêté du ministère de la santé d’une limite de concentration (ou limite de migration). — (Dorothée Laperche, « Projet de loi santé : les sénateurs réintroduisent la notion d’exposome », article publié le 23 septembre 2015 sur www.actu-environnement.fr)
- (Belgique) Personne qui s’amuse continuellement, qui fait le pitre.
- AMUSETTE, n.f., Wall., Brux., Personne qui est dissipée, qui s'amuse à des bagatelles, qui se laisse retarder par un rien : Cet enfant ne réussira pas, c'est une amusette. Jean rentre toujours très tard, c'est une amusette. — (Albert Doppagne , Régionalismes lexicaux de Belgique, Éd. Conseil international de la langue française, 1979)
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épeichette
?- Autre nom du pic mineur, un oiseau aussi appelé petite épeiche (Picus minor, Linné).
- Elle est de la même taille que l’épeichette et a, comme elle, les pattes armées d’ongles très crochus. — (École nationale des eaux et forêts (France). Société des amis et anciens élèves, Revue des eaux et forêts - Volume 38, 1899)
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massette
?- (Botanique) Roseau de la famille des typhacées, des milieux humides dont l’inflorescence est en forme d’épi cylindrique, allongé et dense, situé au bout d’une longue tige.
- Le sol s’affaisse en s’asséchant. Pour l’affermir, il faut d’abord brûler les choins, massettes, roseaux, et, pour cela, tenir le marais le plus à sec possible. — (François Rozier, Cours complet d’agriculture ou Dictionnaire universel d’agriculture, t. 11, 1805, page 480)
- Les sentiers bordés de ronces, les massettes de roseaux, les lacets de souliers en pâte de réglisse, les chats –bref tout ce que j’aime encore aujourd’hui me redevint cher. — (Sidonie-Gabrielle Colette, Le Képi, Fayard, 1943 ; éd. Le Livre de Poche, 1968, page 122)
- (Héraldique) Voir roseau à massette.
- Gros marteau, (plus léger et avec un manche plus court que la masse), de tailleur de pierre, de cantonnier, de maçon.
- Les casseurs travaillent tantôt assis en utilisant une massette à manche court, tantôt debout avec une massette au manche long et flexible dont l’élasticité permet d’imprimer à la petite massette une force vive très grande. — (J. Bourde, Les Travaux publics, tome II (Routes et chemins, travaux maritimes, rivières et canaux), Librairie J.-B. Baillière et Fils, Paris, 1929)
- J’ai sur ma table de travail un précieux presse-papiers. C’est un cube allongé, en fer, percé en son centre d’un trou ovale. Sur chacune des faces extrêmes, un entonnoir assez profond est creusé dans le métal refoulé. C’est la massette du grand-père André, qui frappa pendant cinquante ans la dure tête des ciseaux d’acier. — (Marcel Pagnol, La Gloire de mon père, 1957, collection Le Livre de Poche, page 19)
- (Industrie minière) Marteau équipant les machines casse-pierres.
- (Travail du cuir) Couteau grattoir utilisé en maroquinerie pour la préparation des peaux.
- (Histoire) Massue légère et cannelée utilisée dans les tournois de chevalerie.
- (Provence) Baguette de tambourin.
- (Héraldique) Meuble représentant l’outil de frappe du même nom dans les armoiries. Similaire à la masse dont elle ne se distingue que par un rapport de proportionnalité entre le manche et le fer plus faible (le manche de la masse est plus long que celui de la massette). Mais il est difficile de choisir entre les deux tant les représentations sont proches. À rapprocher de maillet, marteau et masse.
- Coupé d’azur, à un aqueduc à huit arches d’or maçonné de sable, et de gueules, à une massette de carrier d’or emmanchée d’argent, mise en pal la tête en bas, adextrée d’un fer de moulin d’or et sénestrée d’une tête en rencontre de bélier d’argent accornée d’or, qui est de la commune de Le Syndicat des Vosges → voir illustration « armoiries avec une massette »
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balayette
?- Petit balai, souvent sans manche.
- Pour fourguer une balayette à chiotte, il faisait une tragédie shakespearienne. Il vendait en poète. C'était un artiste. — (Franz Bartelt, Le Jardin du bossu, Gallimard, 2004)
- Au moins, si je passais un coup de balayette, je garderais mes mains occupées. — (Jenna Black, Péchés Capitaux: Morgane Kingsley - Volume 5, 2010)
- Verena, qui a saisi une balayette et une pelle, ramasse le verre brisé. — (Sarai Walker, (In)visible, traduit de l’anglais américain par Alexandre Guégan, Gallimard, 2017, page 278.)
- (Soierie) Petit balai de bruyère utilisé dans le filage des cocons de soie.
- (Familier) Coup de pied sec porté au niveau de la cheville ou du tibia dans le but de faire chuter quelqu'un.
- (Vulgaire) Pénis.
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caissette
?- Caisse d’emballage de petite taille, facilement manipulable.
- Les hommes triaient le poisson, rejetaient les saletés à la mer, rangeaient soles et turbots dans des caissettes, entre des couches de glace. — (Georges Simenon, Les Demoiselles de Concarneau, Gallimard, 1936, réédition Folio, page 85)
- Zariffa et ses compagnes dépouillaient les orangers de leurs fruits vermeils, que les hommes alignaient dans des caissettes de bois. — (Out-el-Kouloub, « Zariffa », dans Trois Contes de l’Amour et de la Mort, 1940)
- C’étaient des étalages de mangues et de figues, de melons et de pastèques, de citrons, de grenades, des sacs d’amandes, de noix, de pistaches, des caissettes de raisins de Smyrne et de Corinthe, de bananes séchées, de fruits confits, de dattes sèches jaunes et translucides. — (Georges Perec, Les Choses, Julliard, 1965, réédition 1984, page 109)
- (Cuisine) Petit moule en papier sulfurisé à usage unique.
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bergeronnette
?- (Désuet) Petite bergère.
- (Ornithologie) Nom de 14 espèces de petits passereaux à la forme fine très élégante et à longue queue, qui font partie de la famille des motacillidés et constituent le genre Motacilla, sauf la bergeronnette de forêt (Dendronanthus indicus), qui constitue le genre monospécifique Dendronanthus.
- Nous reçûmes à bord trois nouveaux passagers, deux bergeronnettes et une hirondelle. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- La bergeronnette jaune y trotte sur le sable d'un air à la fois espiègle et peureux. — (George Sand, Valentine, 1832)
- Ils plaignent la famille des oiseaux, la bergeronnette qui n’a que son aile pour abriter sa couvée. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Cela n’empêche pas la susdite princesse d’être fantasque comme une bergeronnette.— (Alfred de Musset, Fantasio, Charpentier, 1888)
- Nous prîmes un moineau et une malheureuse bergeronnette, que Claudius étouffa aussitôt avec la plus parfaite insensibilité. — (Henri Bosco, L’Âne Culotte, 1937)
- Quand vint son tour, elle se mit à danser, comme une bergeronnette ; le galet la précédait, ensorcelé, et glissait devant elle jusqu’au milieu de la case suivante. — (Marcel Pagnol, Le temps des secrets, 1960, collection Le Livre de Poche, page 131)
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gobette
?- Gobelet en fer-blanc, d'un tiers de litre, au moyen duquel, autrefois, les prisonniers cantinaient leur vin.
- Ce gobelet sert aux détenus dans les prisons pour prendre une ration de vin à la cantine où ils ont droit à trois gobettes par jour, en payant bien entendu. — (Charles Virmaitre, Dictionnaire d'argot fin-de-siècle, article Gobette ; A. Charles libraire, Paris, 1894, page 136)
- (Par métonymie) (Désuet) Verre de vin ou d’un autre alcool.
- Jean-Paul s’est allongé, il se remet mal de ce qu’il a bu, il n’a pas l’habitude, il est jeunot comme moi. On n’est pas encore de vrais bons Français tous les deux, on ne tient pas suffisant à la gobette. — (Alphonse Boudard, Le corbillard de Jules, Éditions de la Table Ronde, 1979, page 234)
- Avec Pied de vigne il s'accrochait question idées, ils s'envoyaient des vannes sévères, seulement à la gobette ils se retrouvaient, ils faisaient la trêve devant la boutanche. — (Alphonse Boudard, L’Hôpital : Une hostobiographie, Éditions de la Table Ronde, 1972, page 192)
- (Populaire) Jeune fille.
- Pour me dégourdir les idées, j’organise une grande partie de « grue » avec mes camarades, et les « gobettes » de la deuxième division, qui deviennent assez grandes personnes pour que nous les admettions à jouer avec nous. — (Willy et Colette, Claudine à l’école, Le Livre de Poche, 1900, p. 68)
- Ma lettre fermée, je songe trop tard que la pauvre gobette n’y comprendra rien du tout. — (Colette, Claudine à Paris; Armand Colin, Paris, 1901)
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escopette
?- (Histoire, Militaire) Arme à feu, fusil ou carabine que l’on portait ordinairement en bandoulière.
- Cette première balle pensa tuer le pilote, qui riposta d’un coup d’escopette. — (François-René de Chateaubriand, Itinéraire de Paris à Jérusalem, 1811)
- S’il accompagnait des voyageurs son escopette sur l’épaule, pas un voleur n’eût osé les arrêter, leurs valises eussent-elles été remplies de doublons. — (Prosper Mérimée, Lettres d’Espagne, 1832, rééd. Éditions Complexe, 1989, page 60)
- Et rougeoyaient face à face la tour de Nesle, d’où le guet sortit l’escopette sur l’épaule, et la tour du Louvre, …. — (Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit, 1842)
- Elle n’a conservé de la mère patrie que ses mœurs hospitalières, son intolérance religieuse, ses moines, ses guittareros et ses mendiants armés d’escopettes. — (Gustave Aimard, Les Trappeurs de l’Arkansas, Éditions Amyot, Paris, 1858)
- Un jeune Espagnol, tenant une longue escopette avec sa fourche suspendue à son côté, et la mèche fumante dans la main droite, se promenait nonchalamment sur le rempart, et s’arrêta à considérer Cinq-Mars, qui faisait à cheval le tour des fossés et du marais. — (Alfred de Vigny, Cinq-Mars, Michel Lévy frères, 1863)
- Le fanatisme de la Ligue, loin de servir à la règle des mœurs, avait beaucoup contribué au relâchement. On s’était tout permis, parce qu’on avait manié l’escopette et porté le mousquet pour la bonne cause. — (Ernest Renan, Souvenirs d’enfance et de jeunesse, 1883, collection Folio, page 118.)
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couette
?- Sac de tissu rempli de plumes et servant (rarement) de matelas ou (le plus souvent) d’édredon.
- Il était étendu sur le dos, sage, dans sa gigoteuse, semblant dormir. Sauf qu'à proximité, sur la housse de couette, il y avait une trace de régurgitation. — (Hervé Jourdain, Psychose au 36, Éditions Les Nouveaux Auteurs, 2013, chap. 4)
- L’épaisseur duveteuse de la couette. — (Maurice Genevoix, Raboliot, 1925)
- (Histoire) Couette à court : Droit féodal qu’avait le seigneur d’exiger de tous ses tenants cotiers une contribution de lits et de couvertures dans certaines solennités féodales.
- (Art) Pièce sur laquelle pose et pivote l’arbre d’une machine, le pivot d’un gond, crapaudine.
- (Marine) Glissière.
- Couettes mortes : Celles fixées à la cale de construction d’un navire et retenant entre elles les couettes vives qui coulissent contre elles pour descendre porter le navire à l’eau.
- Couettes vives : Pièces en bois, disposées parallèlement à la quille et supportant toute la charpente du ber qui maintient le navire.
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puisette
?- Récipient qui sert à puiser de l’eau.
- (Par extension) Ustensile du Moyen-Âge, servant à contenir de l'eau destinée à se laver les mains, à la toilette ou aux usages de la cuisine.
- (Familier) (Par analogie) Nom d’un petit panier en plastique avec anse centrale placé dans certains bocaux de cornichons pour permettre d’en épuiser (extraire) le contenu complètement.
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linette
?- (Botanique) Graine de lin.
- Arbitres des prix et sans aucune surveillance sur la qualité de la graine, les négociants du Nord préjudicient beaucoup a l’intérêt des cultivateurs et au commerce de la Bretagne. Ils ont encore à redouter les fraudes et les falsifications trop ordinaires aux marchands qui débitent la linette dans cette province. — (Le Fureteur breton, bulletin documentaire, volume 12, 1923, page 16)
- (Ornithologie) (Désuet) Nom de la linotte commune.
- (Ornithologie) (Désuet) Nom de l'hirondelle de mer.
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cornette
?- (Habillement) Coiffure de certaines religieuses.
- Comme l’auvent de sa cornette maintenait la fumée devant son visage, elle amenuisa ses yeux ; avec son nez de lion et sa bouche très gourmande, elle apparut alors à travers le brouillard bleu comme la personnification d’une très vieille sagesse. — (Jean Giono, Le hussard sur le toit, 1951, réédition Folio Plus, page 198)
- Moins l’habit et la cornette, c’est une sœur de la charité qui pose des ventouses, des cataplasmes, applique des sinapismes, masse les rhumatisants, ensevelit les morts. — (Jean Rogissart, Passantes d’Octobre, Librairie Arthème Fayard, Paris, 1958)
- Tous les cœurs se rallient à sa blanche cornette […] — (Georges Brassens, La Religieuse, 1969)
- Dans une allée, je croise une femme aux cheveux cachés sous un voile noir d’où dépasse une bande blanche, analogue aux cornettes des religieuses de ma jeunesse, les bonnes sœurs qui suscitaient nos moqueries, moins par leur costume que par leur vœu de chasteté perpétuelle, lequel nous paraissait insensé – jamais un homme, comment était-ce possible ! — (Annie Ernaux, « Regarde les lumières mon amour », Seuil, 2014, page 58)
- (Habillement)(Par extension) Coiffe folklorique de femme.
- La ronde s’anime, les cornettes blanches tournoient, s’entrouvrant sur les côtés comme des ailes de papillon. — (Alphonse Daudet, La moisson au bord de la mer, dans Contes du lundi, 1873, Fasquelle, réédition Le Livre de Poche, page 217)
- (Habillement) Coiffure dont les femmes se servaient dans leur déshabillé.
- Les femmes arborent leurs plus beaux atours, « affutiaux, cornettes, calipettes », leurs châles les plus recherchés. — (Jean Revel, L'émondeur, dans les Contes normands, Paris : Éditions Fasquelle, 1901 & Éditions La Piterne, 2015)
- Outil servant à découper le cuir.
- (Vexillologie) (Marine) Sorte de long pavillon à deux pointes ou cornes, qui est la marque distinctive de l’officier qui commande une division de trois bâtiments au moins.
- La cornette se hisse à la tête d’un mât comme une flamme.
- (Vieilli) Étendard d’une compagnie de cavalerie ou de chevau-légers.
- La cornette blanche ou cornette de France était l’étendard du roi.
- (Suisse) Coquillette. (Ce terme est généralement utilisé au pluriel.)
- Les pâtes courtes comme les coudes, les bagues, les cornettes et les rigatoni sont aussi fabriquées par les filières. — (Germain Ménard , Le Blé, Éditions Presses Universitaires de Laval (Québec), 1992)
- (Construction) Protection métallique mise dans les angles en bas des murs pour éviter que les véhicules ne les dégradent.
-
décachette
?- Première personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décacheter.
- Troisième personne du singulier de l’indicatif présent du verbe décacheter.
- Il prend la lettre, la tourne, la retourne, la décachette. — (Honoré de Balzac, Physiologie du mariage (méditation XXVII))
- Première personne du singulier du subjonctif présent du verbe décacheter.
- Troisième personne du singulier du subjonctif présent du verbe décacheter.
- Deuxième personne du singulier de l’impératif du verbe décacheter.
- forfaite
-
musiquette
?- (Familier) Petite musique.
- La radio avait repris son train-train de musiquettes. — (Alain Demouzon, Section rouge de l’espoir, 1979, chapitre 9)
- Une horde d’anciens combattants, drapeaux et musiquette en avant, remontaient les Champs-Elysées pour aller donner du feu à leur malheureux pote. — (René Fallet, Le triporteur, Éditions Denoël, Paris, 1951, page 242.)
-
coquette
?- Femme qui use de coquetterie.
- Variété de laitue.
- Boîte à herborisation.
- (Zoologie) Synonyme de zeuzère du poirier (papillon).
- Substantivement, par ellipse, pour une mouche coquette, grain de beauté factice placé sur la lèvre.
- En France , la mouche passionnée se plaçait au coin de l’œil , la majestueuse au milieu du front, l’enjouée sur les plis que fait la joue en souriant, la galante au milieu de la joue, la baiseuse au coin de la bouche, l’effrontée sur le nez, la coquette auprès des lèvres : la recluse cachait quelque bouton.— (Isidore Lebrun, La Bonne ville, 1826)
- La coquette est modeste. Une jeune femme qui plaçait alors une mouche sur les lèvres avait bonne envie de se la voir enlever par tout autre ravisseur que par le vent ou par les doigts de sa femme-de-chambre. — (L’esprit des journaux, 1805)
- On ne doit point semer son visage de mouches, deux ou trois suffisent. La mouche effrontée se campe sur le nez, la coquette auprès des lèvres. La receleuse est celle qui recele quelque rougeur ou quelque tache. Il y en a plusieurs autres: la mouche du Signal, du Rendez-vous, la précieuse, la mouche de débauche, l’assassine, la fripone, la gourgandine, les inséparables.— (François Gayot de Pitaval, Bibliothèque des gens de cour, ou Mélange curieux des bons mots d'Henry IV, de Louis XIV, de plusieurs princes et seigneurs de la cour, et autres personnes illustres, avec un choix de traits naïfs, gascons et comiques, de plusieurs petites pièces de poésies et de pensées, 1725)
- Testicule.
- Chang part en arrière, pousse un gémissement atroce et roule sur le plancher, les mains crispées sur ses « coquettes ». — (F. H. Ribes, KB-09 Section « K », éditions Fleuve Noir, 1973, chapitre XXI)
- (Ornithologie) Nom normalisé donné à deux genres de très petits oiseaux nectarivores de la sous-famille des trochilinés (colibris véritables, etc.) totalisant seize espèces caractérisées par leur taille souvent minuscule, et surtout par leurs plumes ornementales souvent spectaculaires telles huppes érectiles touffues, aigrettes, hackles, raquettes, filoplumes caudales très longues, etc., souvent grégaires, et propres aux forêts tropicales de l'écozone néotropicale (genres Lophornis et Discosura).
- Il y en a sur un buisson appelé la « coquette ; » au-dessus planent les colibris, rouges eux-mêmes sur la poitrine: on dirait des flammes. Ce sont les plus jolis petits êtres qu'on puisse se figurer; gras comme des bouvreuils, ils semblent pour ainsi dire assis sur l’air. La coquette et ses courtisans ailés présentent un spectacle ravissant. — (Frédérika Bremer, La Vie de famille dans le Nouveau-Monde: lettres écrites pendant un séjour de deux années dans l'Amérique du Sud et à Cuba, Traduit du suédois par Mlle R. Du Puget, Tome III, Association pour la propagation et la publication des bons livres, Paris, 1854, page 138)
Cette liste se basant uniquement sur la terminaison des mots, elle n'est très probablement pas sans erreur mais je m'efforce de la maintenir la plus juste possible. Si vous le souhaitez, vous pouvez me signaler les mots qui ne correspondent pas et la page sur laquelle ils se trouvent.